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Archive de la catégorie Travail

Le Maroc a-t-il du mal à trouver son point G ? G comme Gestion…

 

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Que ce soit dans le privé ou dans l’administration, la notion de projet ou de développement semble souvent bloquer, non pas sur les idées ni les bonnes volontés mais sur ce fameux point G que ne semblent trouver beaucoup de responsables pourtant désignés “gestionnaires”. La balance ne trompe pas devant les chiffres, mais que met-on dans les deux plateaux pour ne pas ajuster ou au minimum équilibrer les finances ?

Au regard des études prévisionnelles que certains effectuent dans le cadre de leurs projets en arrivant au Maroc, et au regard des obligations administratives plus “Light”, et tout en respectant ces dernières à la lettre, beaucoup d’entreprises européennes et leurs actionnaires sableraient même le champagne avant le premier bilan. Cela ne trompe d’ailleurs pas les plus grands groupes étrangers qui délocalisent leurs activités au Maroc, ce ne sont pas des amateurs ni des joueurs de casino pour autant qui recherchent les risques.

Mais tout projet selon certains secteurs abordés peut aussi se retrouver confronté au pire ennemi invisible qu’est le non officiel, l’implicite, le second marché, bref une concurrence noire qui pourrait par son invisibilité être quasiment considérée comme une forme de terrorisme économique pour ceux qui jouent le jeu de la correction et de l’Etat, donc du bien de tous, un secteur noir bien implanté car présent bien avant par le principe du vide.

Le pays y perd autant que certaines entreprises privées, sans parler du cas du secteur public où les usagers restent les prisonniers, les otages. Faut-il aussi en développant savoir mettre des bornes pour canaliser les abus de pouvoir, plus culturels que bienfaiteurs pour l’ensemble des clients.

Mais les choses changent de plus en plus. L’officialisation devient la règle, notamment en matière fiscale, et élimine de plus en plus les amateurs dans tous les secteurs. Les indélicats et incompétents tombent seuls désormais ne sachant plus suivre une règle plus collective qu’égoïste qui s’applique, que les plus hautes instances d’Etat insufflent.

Gestion sans ordres = anarchie comme le montre le sujet ci-dessous… Des biens qui, après quelques années, deviennent des halls à courants d’air mal entretenus et dégradés, mais aussi des millions pour rien que financent en fin de compte les meilleurs gestionnaires privés, mais jusqu’à quand…

Le Maroc jouira de plus en plus de ses bons gestionnaires désormais, un gage de moindre dépendance économique étrangère et de bon développement.

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http://www.leconomiste.com/article.html?a=102402

Agadir: Gare routière recherche gestionnaire

· L’entreprise en charge de l’exploitation de l’établissement a jeté l’éponge
· La structure boudée par les transporteurs
· Ils sont très nombreux à utiliser celle d’Inezgane

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«Mrrakch Mrrakch, Dar Beïda Dar Beïda, Rbatt Rbatt…».

Les rabatteurs de la gare routière d’Agadir tentent à longueur de journée (et de nuit) d’alpaguer le client. Mais, comme d’habitude, il n’y a pas grande affluence sur les lieux. Depuis son entrée en service en 2006, l’établissement peine à décoller. Et pour cause, nombreux sont les transporteurs qui continuent à bouder cette structure. Ils persistent à utiliser la gare routière d’Inezgane. Pourtant, un arrêté du ministère des Transports rend obligatoire, pour tous les transporteurs publics, le transfert des activités dans la gare routière d’Agadir.

La mesure est très claire: «les transporteurs publics de voyageurs autorisés à desservir les lignes dont le point de départ, d’arrivée ou de transit, se situe à Agadir sont tenus d’utiliser les installations de la gare routière de voyageurs de cette ville… et ce, en vue d’embarquer et de débarquer les voyageurs, de charger ou de décharger les bagages, les marchandises ou les messageries».

L’arrêté précise, par ailleurs, «qu’il est interdit aux transporteurs publics d’embarquer ou de débarquer les voyageurs, de charger ou de décharger les bagages, les marchandises ou les messageries dans tout autre lieu que la gare routière d’Agadir».

A ceci s’ajoute l’interdiction de la délivrance des billets dans tout autre lieu que les guichets de la gare. Mais, visiblement, les transporteurs passent outre ces dispositions. Ainsi rien n’a changé depuis quatre ans. Devant cette situation, la société délégataire Erreda Immobilier en charge de la gestion déléguée de la gare routière d’Agadir s’est désistée récemment de sa mission. Et ce en raison du manque de rentabilité de l’établissement.

L’entreprise avait pris en charge la gestion de la gare depuis 2006 et le montant de la redevance annuelle à sa charge était de plus de 1,3 million de DH. Il y a quatre ans, les estimations de départs d’autocars étaient de 110. Or, aujourd’hui, seulement une trentaine d’autocars prennent le départ de ces lieux, alors qu’à partir d’Inezgane où l’activité ne connaît pas de répit ce sont plus de 200 cars qui quotidiennement embarquent et débarquent les voyageurs.

De fait, ce sont surtout les grandes compagnies telles Supratours, Pullman, CTM (sans être exhaustif), qui respectent les dispositions en vigueur mises en place par le ministère des Transports en termes, notamment de départs et d’arrivées dans la gare routière d’Agadir.

«L’établissement est mal situé. Il n’y a pas de stations de taxis à proximité. Et pour le voyageur cela revient moins cher de se rendre à Inezgane. Cinq ou six dirhams la place dans un grand taxi que de venir jusqu’ici à 20 DH en petit taxi», explique un rabatteur. Selon lui, certains autocars, quand ils sont complets partent directement d’Inezgane. «Cela coûte 150 DH supplémentaires en carburant pour un autocar qui fait escale à Agadir. Donc, quand il n’y a pas au moins cinq voyageurs, les chauffeurs d’autocars ne prennent pas la peine de venir jusqu’ici. Et le voyageur qui attend à Agadir est obligé de prendre son mal en patience en attendant qu’un chauffeur daigne passer par la gare routière».

 

Gestion
Depuis juillet dernier, c’est la commune urbaine d’Agadir qui a repris en main la gestion de la gare routière en mettant en place notamment un service d’entretien et de sécurité des lieux. Les choses devraient être maintenues ainsi jusqu’à la désignation d’un nouveau gestionnaire délégué après un appel d’offres. A noter que cette infrastructure a nécessité près de 35 millions de DH et des années de travaux.


Difficile aujourd’hui de trouver un nouveau gestionnaire sans mettre de l’ordre dans l’activité des transports par autocars à Agadir. Sinon l’anarchie persistera dans la gare d’Inezgane et celle d’Agadir continuera à être désespérément vide ou presque.

De notre correspondante,
Malika ALAMI

Agences immobilières au Maroc ou des wagons trop attachés aux promoteurs…

Crise, oui encore elle. Elle est et restera encore un moment le dénominateur commun à la base de nombreux changements qui se confirment, pas seulement sur le plan de la mondialisation mais jusqu’en bas vers chacun et dans les diverses strates commerciales.

Si l’agence immobilière est un des éléments intermédiaires entre le produit et le client, la situation parfois déborderait, pas toujours par manque de clients mais aussi par un excès d’agences.

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Quand vous dites à un Marocain que vous êtes résident au Maroc, souvent sa première question est : “Vous avez un Riad ?” ! Prochainement ce sera : “Vous avez une agence immobilière” ?

En la matière le Maroc offre déjà une multitude d’agences plus ou moins officielles. Vous avez le “Samsar”, c’est un indépendant que l’on trouve dans tous les quartiers des villes. Il suffit de se renseigner dans une rue pour en trouver un ou via les serveurs des cafés qui les alimentent souvent par les demandes des clients. Une bonne approche pour celui qui désire seul trouver son bien ou sa location en un endroit précis, les agences cherchant plus souvent à placer leurs produits au lieu de chercher selon la demande du client. Ils ont parfois même un petit bureau de quelques m² dans les quartiers, et savent mieux que les agences officielles et au jour le jour les disponibilités de leur territoire.

Les agences officielles marocaines existent aussi mais n’apportent pas toujours le service attendu, du moins pour les étrangers et sans généraliser ; mais vous dérangeriez parfois la partie de carte virtuelle qui anime la journée des secrétaires et du directeur, une certaine ambiance de cyber-café…

Autre direction : les agences tenues par des Européens et autres étrangers qui, après avoir hésité entre l’orientation “Riad”, se sont lancés dans les “affaires”, ce qui signifie l’immobilier au Maroc. Une mode depuis quelques années chez les arrivants qui désirent travailler de manière indépendante au Maroc, pensant que le pays attendrait ces derniers. Nous ne comptons plus les agences au Maroc, bien qu’entre eux ils se scrutent désormais d’un mauvais oeil devant un gâteau qui lui ne grossit plus. Beaucoup qui ne se suffisent plus de leur part et se lancent même dans les travaux de rénovation, après avoir reçu à leur anniversaire une belle boîte à outils…

Vous avez aussi les agences diverses qui n’ont pas pignon sur rue et celles virtuelles qui regorgent de petites annonces gratuites. Dorénavant les clients désirent passer outre les intermédiaires qui ne s’activent pas dans le sens de leur demande. Dans une période de prix attractifs recherchés, le virtuel permet d’évincer les intermédiaires coûteux.

Cerise sur le gâteau qui rétrécit à vue d’oeil, comme on le dit au Maroc, il existe quelques “32 millions de samsars”, puisque chacun connaît des terrains et des biens à vendre ou à louer, chacun recherchant à un moment une commission au passage. Une des raisons pour lesquelles vous ne trouvez que très rarement des panneaux “A VENDRE” sur les façades des biens, ce qui complique encore la tâche des chercheurs indépendants, tout comme celle des services fiscaux…

Voilà, si vous voulez venir vous installer au Maroc vous aussi dans ce secteur, comme hier d’autres qui se sont découvert subitement des qualités professionnelles de “Riadier” sur le tard.

Sinon le Maroc attend de nombreux autres apports en matière de services, à découvrir, sous réserve de ne pas suivre une mode démodée, et des secteurs qui seraient plus bénéfiques pour un meilleur développement de tous. Faut-il se poser et découvrir un pays avec le temps, meilleur ami et conseilleur.

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Forte baisse des ventes immobilières et concurrence

Immobilier au Maroc - Marrakech, et la crise…


Ce que certains qualifient de tsunami financier continue à avoir des répercussions dans tous les secteurs d’activité au Maroc notamment à Marrakech.

A Marrakech l’immobilier surtout le segment du haut de gamme a connu des moments de léthargie dans les ventes. Mais qu’en est-il des métiers qui tournent autour du secteur de l’immobilier. L’essor de l’immobilier a créé des milliers d’emplois au Maroc dont l’avenir est conditionné à celui du secteur.

C’est le cas des agences immobilières au Maroc qui se sont multipliées dans la ville rouge ces dernières années. En effet la bonne marche du métier d’agent immobilier à Marrakech est liée à celui du secteur. Et en parlant de crise on pense le plus souvent aux promoteurs et pourtant il y a d’autres professions complémentaires qui gravitent autour du secteur de l’immobilier. Les professions de courtiers, de notaires mais aussi d’agents immobiliers qui entrent dans ce qu’on pourrait appeler la chaîne de commercialisation immobilière. Car le produit fini est le fruit d’un long processus, tel un travail à la chaîne qui nécessite l’intervention de beaucoup de corps de métiers.

Toutefois les agences immobilières constituent des relais entre l’acheteur et le promoteur.Mais comment font-ils avec la crise ?

Certes l’agent immobilier joue un rôle important dans le processus de vente. Ils interviennent en amont et en aval du processus de vente. Avant les transactions ils donnent à l’acquéreur des conseils juridiques, financiers et fiscaux. Et après la transaction il peut s’occuper de la gestion locative du bien pour le rentabiliser.

Toutefois la baisse des transactions immobilières à Marrakech s’est répercutée sur le chiffre d’affaires des agences immobilières et la concurrence est devenue accrue dans le milieu. Car beaucoup d’agences immobilières à Marrakech avaient pour clientèle le haut standing. C’est plus avantageux pour elles puisque leurs commissions dépendent du prix de vente. Et la crise immobilière à Marrakech se fait surtout sentir dans le haut de gamme qui a connu une nette baisse des ventes et une réduction des prix allant 15 à 20 % en fin décembre. Alors pour sortir de cette crise certaines agences ont adopté une stratégie d’élargissement de leur clientèle.

Au lieu de se focaliser sur le neuf où les ventes sont en léthargie, certaines agences préfèrent élargir leur l’offre en y incluant les produits du segment du moyen et économique. Car même si les commissions sont moins importantes, la fréquence d’achat permet de rattraper le manque à gagner. De ce fait les agences commencent à s’intéresser aux produits de seconde main et au locatif. Cependant la crise a eu un effet positif pour les agences immobilières.

La crise pousse les clients vers les professionnels du métier. Car malgré les apparences l’intervention de l’agent immobilier dans les transactions immobilières est très faible au Maroc. Car seulement 5 % des transactions passent par les agences immobilières au Maroc contre 55 % en France et 80 % aux Etats-Unis. Mais cette situation de crise rend les clients plus vigilants et ils font plus recours à un agent immobilier pour être sûr de faire un bon investissement affirme un agent immobilier à Marrakech.

Selon des professionnels du milieu l’effet positif de la crise immobilière à Marrakech c’est qu’elle a entraîné la professionnalisation du marché. Et l’intérêt des clients a grandi pour les agences immobilières. Il y a eu certes une baisse des transactions mais les agences ont noté une hausse des demandes d’achats.

Le MRE, une valeur professionnelle sûre pour l’entreprise Maroc.

Un stage de formation en France est un point apprécié sur un CV pour beaucoup de jeunes Marocains après quelques années d’études préalables. Pour le MRE qui a connu le milieu professionnel à l’étranger ou en Europe pendant quelques années, c’est une forme de garantie pour sa carrière lorsqu’il se présente dans un recrutement en son pays d’origine. 

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L’exigence des entreprises n’est plus à démontrer en Europe : celui qui ne sait travailler ne reste pas longtemps dans le milieu professionnel, ne dépassant guère la semaine en période d’essai. Si les MRE par manque de postes en Europe reviennent au pays d’origine, ils reviendront donc certainement bien chargés en bagages par cette haute valeur ajoutée et fortement reconnue professionnellement au Maroc. Le made in France est un label en ce domaine. De là à passer le cap de la création d’entreprise à titre personnel par leurs capacités reconnues aussi bien en Europe qu’ici au Maroc, cela devrait améliorer la qualité de quelques secteurs économiques importants qui pêchaient par manque de formation des ouvriers ou des employés. 

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Une main d’œuvre qualifiée nouvelle qui pourra répondre à l’amélioration recherchée par de nombreuses entreprises au Maroc. Les secteurs de la construction, de la technicité, de l’industrie devraient sortir gagnants de cela, si ces MRE sont bien encadrés en arrivant. Une possibilité qui peut faire gagner quelques années au Maroc dans ses objectifs de développement comme en matière de qualité réclamée par de nombreux clients en divers secteurs. Une carte à jouer gagnante…

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Création d’entreprise. Dans la peau d’un MRE

L’environnement des affaires au Maroc est en constante amélioration. Depuis la mobilisation du partenariat public/privé pour stimuler la création d’entreprises, plusieurs facilités administratives, incitations fiscales et facilités d’octroi de crédit ont été instaurées. L’entrepreneuriat devient une aventure de plus en plus stimulante.

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Le ministre délégué chargé de la communauté marocaine résidant à l’étranger, Mohamed Ameur. /DR

Nombre de marocains ont toujours évité de créer leurs entreprises. Les causes sont connues et relèvent entre autres d’une absence d’information et de conseil dans son processus de création, des manques de culture du risque et de transparence structurelle et conjoncturelle, conjugués à la complexité et la lenteur administrative, aux désavantages fiscaux et aux problèmes de financement.

La conséquence directe a longtemps été une prédominance importante de l’économie informelle, provoquant d’énormes fuites et évasion fiscales, à hauteur de 35 milliards Dh en 2008 selon le Haut Commissariat au Plan (HCP). Mais c’est à partir de l’ouverture des barrières douanières par démantèlement tarifaire que le Maroc a pris conscience d’une perte de vitesse en termes de compétitivité nationale.

Des mesures d’urgence

Dès lors, plusieurs mesures portant sur l’amélioration du climat des affaires ont été prises par le gouvernement, notamment en termes de facilité de création d’entreprises.Un panel de partenaires accompagnateurs existe désormais sur la place. Par exemple, la Fondation Banque populaire pour la création d’entreprise accompagne en moyenne 900 porteurs de projets chaque année. Au total, plus de 6.500 promoteurs ont été conseillés, assistés, formés et accompagnés durant leur démarrage. Pour sa part, le Centre des Jeunes Dirigeants (CJD), association créée il y a plus de 5 ans, milite pour la multiplication des jeunes pousses. Cette année, elle vient de lancer un programme d’accompagnement des créateurs d’entreprise.

D’autres réseaux comme Maroc Entreprendre, l’Agence nationale pour la promotion de la PME (ANPME), les Centres régionaux d’investissement (CRI), la Fédération des PME/PMI, les chambres de commerce et d’industrie peuvent aussi être efficaces.

Procédures administratives simplifiées

Par ailleurs, les procédures administratives de création d’entreprise ont été largement simplifiées.“Le CRI met à la disposition du demandeur un formulaire unique contenant l’inscription à la patente, la déclaration d’immatriculation au registre de commerce et une demande d’affiliation à la Caisse Nationale de Sécurité Sociale”M. Ben Elafdil, directeur du CRI de Casablanca.

De leur côté, les conditions fiscales sont de moins en moins contraignantes, avec des baisses successives de l’Impôt sur le Revenu.De plus, les entreprises exportatrices de produits et services bénéficient d’une exonération totale d’impôt pendant 5 ans et d’une réduction de 50% les années suivantes. Plusieurs autres exonérations sont prévues en fonction du territoire et de l’activité.Les résultats sont tels que à fin mai 2010, Casablanca compte 2.965 entreprises nouvellement créées, en progression de 17%, comparé au cinq premiers mois de 2009. Selon le Centre Régional d’Investissement de la capitale économique, pour le mois de mai uniquement, 591 structures ont été établies.
L’aventure entrepreneuriale devient stimulante!

1.000 PME pour MRE en 2013

“Le programme de création de 1.000 PME au Maroc par les ressortissants marocains en France, qui a été initié il y a quelques semaines par les deux pays, est aujourd’hui activé”, déclarait Mohamed Ameur, ministre délégué auprès du Premier ministre, chargé de la communauté marocaine résidant à l’étranger.

Cette annonce a été faite lors d’une conférence tenue à l’occasion du lancement du programme national d’accompagnement des MRE pendant la période estivale, durant laquelle le ministre a exposé les principaux axes de ce programme ainsi que les différentes manifestations et activités qui seront mises en œuvre au profit de la communauté marocaine résidant à l’étranger.Le programme de création de 1.000 PME, rappelons-le, vise notamment à appuyer la définition et la mise en place d’une stratégie nationale d’accueil des investissements de la diaspora et à garantir un accompagnement de qualité en France et au Maroc aux promoteurs MRE.Ceci afin d’accompagner la création de ce nombre d’entreprises à l’horizon 2013.

Hayin Fadi

Français exilés au Maroc, ou le nouvel exode de “l’homo-economicus-europeanus”

Les MRE qui rentrent au pays amèneront-ils dans leur sillage les Français qui sont dans la même vision économique qu’eux ? 

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L’histoire de la valise en carton d’une petite chanteuse du Portugal qui réussit à Paris se chantera prochainement mais en sens inverse, entre la vieille Europe et les pays dits en développement. “La France va mal” pour beaucoup de gens, pas seulement depuis le septembre noir de 2008, mais par un courant ressenti bien avant à l’aube du millénaire qui commençait avec l’Euro. 

La morosité domine sur le plan comptable, non vraiment celui des banques qui elles se relèvent par les aides de l’Etat, donc du peuple qui paiera la facture demain, mais bien pour la population à la base, qui alors se doit de rechercher des solutions seule et parfois ailleurs, comme au Maroc. Le Français moyen représente la plus grande partie de la France qui ne s’y retrouve plus et qui en plus ne voit pas d’un œil optimiste les prochaines années ni les prochaines décennies, beaucoup associant la notion de retraite à celle de misère. Le Français est un “homo-securitus” qui pense à ses lendemains : déjà au début de sa vie il est éduqué en ce sens, pour se sécuriser, pour sa protection sociale, et même pour l’assurance sur la vie. Alors quand le présent lui exprime brutalement “no future“, il réagit très rapidement pour changer de direction.  

Direction Maroc ou Maghreb bien souvent, ne désirant pas complètement couper les divers cordons culturels, notamment par besoin de se sentir moins éloigné par les quelques liens familiaux existant encore. Il lorgne même vers l’Asie qui offre maintenant des opportunités pour se poser à très bon prix entre deux cocotiers. Exil, entend-on, immigration ou émigration, le terme de fuite utilisé aussi chez certains, des expressions plus précises que l’on entendait il y a quelques années de la part des gens qui quittaient leur sud par force, non seulement pour des raisons économiques mais aussi politiques ou idéologiques. 

“L’homo-economicus-europeanus” sera-t-il le nouveau nomade, le nouvel immigré pour les prochaines générations ? Un témoignage ci-dessous qui n’est pas isolé et que l’on entend de plus en plus souvent…

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http://www.rtl.fr/fiche/5947727420/ces-francais-qui-s-expatrient-au-maroc-pour-leur-retraite.html

RTL info 11 août 2010

Ces Français qui s’expatrient au Maroc pour leur retraite

Alors que la réforme des retraites sera soumise au parlement à la rentrée, une enquête Ipsos pour le magazine Pleine Vie souligne que près de 2 retraités sur 10 quittent la France pour faire face à la baisse de leur pouvoir d’achat. Après les Dom Tom, c’est le Maroc que les Français préfèrent pour leurs vieux jours. RTL vous emmène à El Jadida, une petite ville au sud de Casablanca, qui attire de plus en plus de ces retraités français.

Dossier audio sur RTL:


Le Dossier de RTL : près de 2 retraités sur 10 quittent la France pour faire face à la baisse de leur pouvoir d’achat

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http://www.senego.com/actualites/la-vie-est-elle-devenue-trop-chere-en-france/2010/04/27/9540

La vie est-elle devenue

trop chère en France?

Moi qui vis l’étranger toute l’année et qui ne rentre qu’une fois l’an en France pour les congés, je me pose sincèrement la question: combien de temps pourra-t-on encore vivre en France, ou plutôt survivre?

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Il y a plus de 10 ans, avant l’Euro, je me considérais comme un privilégié. J’avais un travail, mon épouse également et chaque année nous rentrions en France pour les vacances avec suffisamment d’économies pour passer d’excellents congés et parfois faire un petit voyage hors Europe.

Avec l’arrivée de l’Euro, notre budget a fondu de 30% et cela dans l’année 2002, soit un an après la mise en place de la monnaie unique. Depuis, chaque année le coût de la vie augmente de façon inversement proportionnelle à nos capacités financières.

Comment accepter qu’un simple café au comptoir coûte entre 1,75 € et 2,00 €, comment accepter qu’une population ne puisse plus se payer de fruits ou légumes, comment accepter qu’un loyer dans une grande ville coûte l’équivalent d’un salaire ? Comment accepter qu’un litre de carburant coûte 1,40 euros (plus de 9 Frs) ou qu’une simple baguette de pain frôle les 1 euro ? Pour tous ceux qui vivent à l’année dans l’hexagone, il est difficile de s’apercevoir à quel point la vie est devenue intenable. On fait vivre sous perfusion les plus précaires pour s’assurer la paix sociale, mais cette politique tiendra-t-elle encore longtemps? En a-t-on seulement les moyens?

La crise grecque nous démontre, s’il en est encore besoin, que la situation au sein de la zone euro est catastrophique. Pire, d’autres pays sont sur la corde raide: Espagne, Portugal, Irlande et…la France. Notre Premier ministre l’avait indiqué il y a deux ans, il a hérité d’un pays en état de faillite. A une époque, on nous parlait régulièrement de la dette française. Bizarrement, depuis des mois, celle-ci a disparu des infos économiques.

Quand je rentre en France, les pauvres me semblent plus nombreux, les SDF sont légion dans le métro parisien et ceux qui ont encore un petit boulot n’arrivent plus à en vivre. Dans ma propre famille, certains, alors même qu’ils ont un salaire apparemment convenable, ne peuvent plus s’offrir un restaurant en famille. Il faut payer les charges de la maison, les dettes, l’abonnement téléphone/Internet, le carburant, la nourriture etc..

Que l’on ne me dise pas c’est la faute de tel ou tel gouvernement. Quel que soit le parti politique, ils sont tous aux affaires à un moment donné et aucun n’a fait mieux que l’autre. Quel est désormais notre avenir ? On sait déjà que d’ici quelques années nous n’aurons plus de retraites ou qu’elles seront si faibles qu’elles ne permettront pas de vivre. Pour ma part, afin de ne pas trop sentir la baisse de mon pouvoir d’achat, je passe une bonne partie de mes vacances au Maroc. Je suis obligé de m’exiler de mon propre pays afin de pouvoir offrir des congés à ma famille. Je suis conscient d’être encore un peu privilégié, mais pour combien de temps et surtout, quel avenir aurons-nous à offrir à nos enfants?

E.FSource: LePost.fr

Maroc. PC + Internet = Sphère privée et/ou une solution possible pour le professionnel ? A méditer…

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Le Maroc est le pays d’Afrique qui est le plus branché sur Internet et sur Facebook.  Si cela concerne le privé principalement, beaucoup ne semblent pas encore avoir pris conscience que le PC allié à Internet était bien plus que cela, voire une entreprise personnelle contenue dans un rectangle bourré d’électronique de quelques décimètres carrés. Passer du privé au professionnel n’est qu’un pas, non pas à franchir mais bien à méditer. Beaucoup ont attendu en Europe pour comprendre cela, il en serait de même au Maroc où, reconnaissons-le, les sites même professionnels et commerciaux ressemblent rapidement à des vitrines poussiéreuses par manque de mouvement. 

Si le télétravail peut être une solution, souvent envisagée d’ailleurs par les entreprises pour leur personnel, y voyant des intérêts d’entreprise, de là à penser soi-même que cet outil vous reliant au monde peut être votre meilleur allié pour franchir le cap de l’indépendance ne saute pas à l’esprit de beaucoup.

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Les professionnels occidentaux ont très vite compris l’outil Internet comme un allié professionnel en interne, économique, rentable, réactif. Il suffit de voir les sites professionnels et commerciaux, dont tous ne sont pas que des vitrines ni des cartes de visite améliorées. Un site est un service complet, utile, à faire vivre en synergie avec le reste du monde désormais. Et ce qui est valable pour une entreprise face à cet outil l’est tout autant pour l’individu seul face à ce même outil. Outil unique qui permet de monter sa petite entreprise, ou du moins par lui d’avoir en fin de compte toute sa partie publicitaire, commerciale, qui fait que le demandeur arrive lui-même jusqu’à votre bureau. C’est le nerf d’une stratégie d’entreprise à peu de frais, le reste n’étant que la réponse professionnelle à apporter, que chacun maîtrise selon ses capacités et son secteur propre. 

Les entreprises de demain ne seront pas les plus grandes ni les plus grosses en nombre de salariés, ni par leurs structures coûteuses, mais celles qui sauront utiliser au mieux les moyens modernes de la communication mondiale. Il reste parfois juste à réfléchir, derrière sa table, dans son canapé ou dans son lit, au concept que vous pourriez présenter, quelques jours de travail pour créer votre équipe commerciale virtuelle mais réelle, sans même devoir faire appel désormais à des webmasters qui vous oublieraient très vite après paiement. 

Votre PC est-il juste un moyen plus facile de passer des petites annonces pour trouver du travail comme hier ou d’occuper vos soirées sur des sites sociaux pour refaire le monde jusqu’au lendemain matin, ou enfin le moyen de créer votre propre travail, votre propre monde ? A méditer…   

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La Vie éco Carrières

Le télétravail encore peu prisé au Maroc, malgré ses avantages
 

Nouvelles technologies, marketing, médias, communication et commercial sont les activités qui se prêtent le plus au télétravail.
La présence au bureau est encore jugée indispensable dans beaucoup d’entreprises.
Le télétravail requiert un management par objectif et une confiance mutuelle entre l’employeur et l’employé.
 

Porté par l’essor des technologies de l’information et de la communication (TIC), le télétravail est une forme d’organisation qui pourrait s’imposer dans les prochaines années un peu partout dans le monde. Et ce, pour des raisons objectives que sont les difficultés de plus en plus élevées à se déplacer dans les grandes villes, l’augmentation des coûts du transport et, en toile de fond, la recherche de gains de productivité. D’autant plus que (et c’est tout aussi déterminant dans cette évolution) les gens sont en quête d’une vie meilleure qui s’acquiert, notamment, par un équilibre entre le travail et les activités privées. Ici comme ailleurs, cette évolution a commencé par les consultants et autres commerciaux dont une présence permanente au bureau reflète plutôt le manque d’efficacité. Puis ce fut au tour de ceux qui exercent, entre autres, dans les solutions informatiques, les médias, le marketing et la communication.


Le phénomène ne se propage cependant pas au même rythme dans tous les pays parce qu’il est fortement influencé par le facteur culturel. Par exemple, une enquête réalisée en Europe montre qu’en France le nombre de télétravailleurs est de 6% contre 25,4% aux Pays-Bas, 22,8% en Allemagne. Au Danemark, 42% des cadres se sont mis au télétravail. Ils sont plus de 15% en Italie et au Royaume-Uni. Au Maroc, aucune enquête sur cette forme d’organisation n’a encore été menée. Cependant, en se fiant aux DRH et cadres dirigeants d’entreprises, on peut en déduire qu’elle est résiduelle,  même si les sites de recrutement en ligne diffusent de plus en plus d’offres d’emploi dans ce domaine. C’est parce que le «présentéisme» est ancré dans les entreprises au Maroc. Pour beaucoup de dirigeants, le travail ne se conçoit que dans un cadre déterminé qu’est le local destiné à cet effet : le bureau, l’usine ou le chantier. L’explication est que le contrôle du temps de travail est un élément central de leur pouvoir hiérarchique. Cet état d’esprit est d’ailleurs confirmé par Khalid Benghanem, DRH d’Altadis Maroc.

Que faire par exemple quand un employé travaillant à domicile est victime d’un accident durant la période impartie à ses activités professionnelles ? Quelles preuves peut-on utiliser ? Dans quelles conditions les assurances accepteront-elles de rembourser facilement ce genre de sinistres ? Quel est le statut réel du télétravailleur ? Doit-on le considérer comme un employé à plein temps ou comme un indépendant ? Beaucoup de questions restent encore sans réponse. Même en France, notre éternelle référence dans beaucoup de domaines, ce volet législatif n’est pas encore tout à fait réglé. Une loi a certes été adoptée par l’Assemblée nationale en juin 2009, mais n’est toujours pas passée devant le Sénat.


Pour le moment, on sait que le texte définit le télétravail comme «toute forme d’organisation du travail dans laquelle un travail, qui aurait également pu être exécuté dans les locaux de l’employeur, est effectué par un salarié hors de ces locaux de façon régulière et volontaire en utilisant les technologies de l’information dans le cadre d’un contrat de travail ou d’un avenant à celui-ci». Pour ce qui est du statut, le législateur précise que le télétravailleur a «les mêmes droits que tous les autres salariés de l’entreprise. Il est soumis aux mêmes conventions collectives, aux mêmes accords d’entreprise. Il a les mêmes  droits de vote, les mêmes avantages sociaux». En France, le secrétariat d’Etat chargé de la prospective et du développement de l’économie numérique, a même émis l’idée de développer des télé centres (locaux équipés en outils informatiques et dotés de systèmes de télécommunications) dans les zones excentrées pour susciter l’intérêt pour ce mode d’organisation.

Un seul principe : être dans une logique de performance Cependant, les fonctions ne se prêtent pas toutes au télétravail. On imagine mal un préposé au guichet d’une banque ou un chef de production se permettre une telle souplesse. Et pour cause, il y a un client à satisfaire durant des heures précises et une ligne de production qui doit tourner.
Pour une entreprise, la mise en place du télétravail «nécessite un management par objectif et une relation de confiance», fait remarquer Karim El Ibrahimi, DG du cabinet RMS Conseil. Et de poursuivre : «Le principe est d’être dans une logique de performance et d’obligation de résultat. Il n’y a plus le travail à la maison et le travail au bureau, mais seulement le travail. Personne n’a jamais à donner une excuse ou à se justifier du moment qu’il atteint ses objectifs. Cela demande aussi de tout formaliser, en fixant par exemple des réunions régulières pour éviter un excès de flottement».

En effet, comme le souligne, à juste titre, Abdelillah Jennane, directeur de l’Institut des ressources humaines (IRH), «la présence est toujours nécessaire ne serait-ce que pour entretenir des relations avec son entourage professionnel et partager les expériences. La distance peut, au fil du temps, entraîner un faible degré de compréhension, de partage, de motivation collective, de cohérence et de performance d’une équipe». Il reste que l’employeur ne doit pas profiter du travail à distance pour surcharger le collaborateur. Il peut en effet arriver que celui qui est doté de tous les outils numériques nécessaires, et joignable à tout temps, soit sollicité plus qu’il ne faut. Ce qui est contraire au but recherché à savoir faire coexister la performance et une bonne qualité de vie.

LECTURE : Comment mieux comprendre le télétravail
De nombreuses personnes souhaitent gagner leur vie tout en restant chez elles. Leurs motivations sont multiples : conserver une activité tout en ayant plus de temps à consacrer aux enfants et à la famille, échapper à la routine du «métro (ou auto), boulot, dodo» et profiter d’un mode de vie plus agréable, dépasser un handicap physique, se créer un emploi là où le tissu des entreprises est pauvre… Aujourd’hui, le télétravail rend ces désirs et projets réalistes. Avec un équipement informatique et Internet, un télétravailleur est à même d’offrir ses services et de répondre aux demandes de missions et travaux ponctuels des entreprises. Le but de cet ouvrage est donc de préciser à tous ceux qui souhaitent gagner leur vie par le télétravail :
- les questions à se poser avant de démarrer (secteurs d’activité compatibles, équipement nécessaire, statuts juridiques possibles, plein temps ou temps partiel…) ;- les procédures à suivre pour lancer son activité, la développer, la vendre (qualités de rigueur et d’organisation, gestion comptable, fidélisation du client…) ;

- les avantages et inconvénients de cette «rencontre professionnelle», tant pour le télétravailleur que pour l’entreprise qui fait appel à lui.
Un guide indispensable prouvant que le travail à distance est une autre piste pour gagner sa vie, puisque la demande des entreprises peut rencontrer en temps réel via Internet l’offre des travailleurs

«Le télétravail ou gagner sa vie en restant chez soi», (Broché), de Matthieu Billette de Villemeur Editions Vuibert ( mars 2003).

Brahim Habriche
19-07-2010

Maroc. La vision “Low Cost” internationale qui arrive est une réponse présente pour l’économie marocaine

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Le malheur des uns fait le bonheur des autres, une certitude en matière comptable sur un plan économique.

Crise, baisse des pouvoirs d’achat en occident, restriction annoncée pour les dix prochaines années au nord, voire plus certainement. Tout converge, afin que la machine productive et économique ne s’arrête pas, vers la recherche d’une suite mais avec quelques zéros en moins ou en déplaçant la virgule sur les bilans. Mais comme c’est général plus ou moins, chacun devrait s’y retrouver encore. Relocalisation, certains craignent cela au sud ou plus à l’orient ; de là à voir toutes les usines européennes rejoindre le pays d’origine, l’idée laisserait rêveurs de nombreux syndicats français et autres ou les divers ministres du travail en Europe. 

La baisse est donc un plus pour les pays qui sont financièrement dans le moins, ou dans le jeu économique. L’époque où l’ouvrier français se verrait attribuer la grille de salaires des pays en développement depuis quelques années n’est pas encore arrivée. Par contre cela fera les beaux jours des entreprises de ces pays qui voient et verront arriver encore plus des commandes et des investisseurs professionnels chez eux. 

Le Maroc voisin est la porte de l’Europe, déjà quasi labellisée par cette dernière de par ces accords avancés, juste à pousser, mais elle sait rester bien ouverte…

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Le Maroc: le nouvel eldorado de la délocalisation?

Après avoir été longtemps délaissé par les industriels, le Maroc est en passe de devenir la destination favorite des entreprises à la recherche de coûts de fabrication attractifs.

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Au palmarès des pays préférés des industriels à la recherche de coûts de fabrication attractifs, il y avait déjà, notamment, la Chine, l’Inde, les pays d’Europe de l’Est et la Tunisie. Il faut désormais également compter avec le Maroc.

 Depuis quelques semaines, de pleines pages de publicité vantant le « Maroc industriel » fleurissent dans les magazines économiques. Elles sont le fruit d’une politique industrielle affirmée mise en œuvre dans ce pays depuis quelques années. Il faut dire que les élites marocaines enrageaient de voir les notations de leur pays sur le plan des investissements industriels : 128ème rang au classement Doing Business de la Banque Mondiale, et 73ème rang de l’étude de compétitivité du World Economic Forum. Pas de quoi pavoiser ! Pourtant le nombre d’industriels adeptes du « Made in Morocco » est sans cesse croissant. Depuis 1999, ce sont les projets dans les infrastructures qui ont tout d’abord déferlé sur le pays : autoroutes, tramways, ports et bientôt TGV (vendu par Alstom !). Et depuis 3 ou 4 ans, les projets industriels ont pris le relais : automobile, aéronautique, énergie ou offshoring (délocalisation de services informatiques), en provenance d’Europe, du Japon ou des États-Unis.

Si les investissements déjà réalisés sont encore plutôt de petite taille, et sur des opérations à faible valeur ajoutée, la tendance est très nettement à la hausse, aussi bien en nombre qu’en taille des projets. A ce titre, la future usine de Renault, en construction sur la zone du port Tanger-Med, vise par exemple une production de 400 000 véhicules/an, et sera la plus productive de toutes les usines du groupe. A elle seule, elle devrait compter 6 000 salariés, plus 30 000 chez les fournisseurs. Et il est même prévu la construction d’une ville nouvelle de 50 000 habitants à proximité !Afin d’atteindre son objectif, l’État marocain ne s’est pas contenté d’afficher sa volonté politique de développement industriel. Il l’a accompagnée de mesures et de programmes particulièrement incitatifs. Tout le corpus réglementaire et fiscal a été adapté, des aides pour les PME ont été initiées, des zones franches créées, et une politique de parcs d’activité lancée. Seize plates-formes industrielles sont ainsi au programme, avec mobilisation du foncier, viabilisation et services associés. Certaines existent déjà, comme la zone franche TFZ, qui en dix ans, a permis d’accueillir 522 entreprises pour 50 900 emplois. Des entreprises exportatrices particulièrement soignées sur ces zones franches : franchise d’impôt pendant 5 ans (8,75 % ensuite), pas de TVA, ni de droits de douane, ni de contrôle des changes. 

Le Maroc joue donc à fond ses atouts : un coût du travail bas (le Smic à 1 euro de l’heure), une fiscalité très attractive pour les exportateurs, la proximité avec l’Europe, et des infrastructures modernisées. Seuls bémols ? Le marché de l’emploi qualifié est plutôt réduit, et des tensions apparaissent sur les salaires. Auxquels il convient d’ajouter une bureaucratie encore assez pesante. 

Mais tout est là pour que le Maroc puisse « piquer » des clients à l’Europe de l’Est devenue trop chère, et à l’Asie trop lointaine et risquée (contrefaçon, délais trop longs, qualité parfois insuffisante…). Voire à la Tunisie, jusqu’à présent le pays du Maghreb le plus développé industriellement parlant. 

 Et si l’on en croit la Fédération française de la mécanique, qui fait le plein à chacune de ses missions de prospection au Maroc, les délocalisations ont, malheureusement, encore de beaux jours devant elles !

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