Vous parcourez actuellement les archives de la catégorie Société.
| L | Ma | Me | J | V | S | D |
|---|---|---|---|---|---|---|
| « juil | ||||||
| 1 | 2 | 3 | 4 | 5 | 6 | |
| 7 | 8 | 9 | 10 | 11 | 12 | 13 |
| 14 | 15 | 16 | 17 | 18 | 19 | 20 |
| 21 | 22 | 23 | 24 | 25 | 26 | 27 |
| 28 | 29 | 30 | 31 | |||
- Admin (47)
- Agadir (28)
- Agriculture (3)
- Arnaque (47)
- Art (21)
- Associatif (11)
- Charte (2)
- Commerce (107)
- Communication (49)
- Construction (70)
- Culture (67)
- Découverte (45)
- Développement (166)
- Droit (48)
- Ecologie (23)
- Economie (142)
- Education (29)
- Entreprise (74)
- ERM et MRE (81)
- Europe (38)
- Evènement (20)
- Expatriation (24)
- Finances (79)
- Fisc (28)
- Foncier (10)
- Formation (13)
- France (45)
- Histoire (4)
- Humour. Quoique… (15)
- Immigration Emigration (41)
- Immobilier (121)
- Industrie (35)
- Investissement (88)
- Livres (10)
- Nature (10)
- Partenaires Internet (8)
- Pollution (13)
- Presse Médias (11)
- Religion (11)
- Retraite (43)
- Santé (22)
- Senior (41)
- Social (11)
- Société (223)
- Sortie (36)
- Sport (5)
- Tourisme (76)
- Transport (47)
- Travail (45)
- 11.7.2011: C'est les vacances... reprise des articles fin Août...
- 1.7.2011: Les arts dans la rue avec l'IFA, en juillet à Agadir
- 30.6.2011: Logement économique du Maroc sur terrain vague…
- 29.6.2011: IDE au Maroc et idées pour le Maroc…
- 28.6.2011: Résidence Senior en France ou au Maroc ? Des questions à se poser avant…
- 27.6.2011: La plus grande arnaque concerne chacun au Maroc
- 24.6.2011: Le Souk Al Had ou la Place Jemaa El Fna qui manquait à Agadir
- 23.6.2011: Festival Timitar 2011 Agadir, demandez le programme
- 22.6.2011: Les clients du logement social iront-ils aux salons immobiliers en Europe ?
- 21.6.2011: MRE : Un poids lourd dans la balance électorale prochaine
Blogroll
Facebook
Le Groupement
Nos Partenaires Internet
- juillet : 2011
- juin : 2011
- mai : 2011
- avril : 2011
- mars : 2011
- février : 2011
- janvier : 2011
- décembre : 2010
- novembre : 2010
- octobre : 2010
- septembre : 2010
- août : 2010
- juillet : 2010
- juin : 2010
- mai : 2010
- avril : 2010
- mars : 2010
- février : 2010
- janvier : 2010
- décembre : 2009
- novembre : 2009
- octobre : 2009
Archive de la catégorie Société
Le souk face aux souks ou histoires de souks anarchiques
20.5.2011 par admin.

Le terme souk est péjorativement représenté en occident comme une situation désorganisée, alors que cela reflète en orient le marché qui se doit d’avoir son organisation. Voilà les deux sens réunis en un seul maintenant au Maroc par le manque d’organisation où l’implicite commerce s’installe partout.
Au coin des rues d’Agadir et d’autres villes, vous voyez depuis un moment des petits marchés qui s’implantent de manière régulière, des marchandises qui sortent des voitures et qui s’exposent à même les trottoirs et les allées de circulation, ce qui perturbe fortement une circulation déjà très pénible. Vous y trouverez souvent aussi des MRE ou leur famille, qui déversent des marchandises diverses que l’on reconnaît rapidement comme de l’importation européenne, souvent issue des magasins bas de gamme que l’on connaît en France. Le made in France intéresse davantage les acheteurs que le made in China. Entre le petit matériel électrique électroportatif et des pièces comme les robinets, les serrures, les interrupteurs, les compteurs d’eau récupérés sur des chantiers en Europe, l’outillage de construction, un certain marché de fournisseurs douteux est sans conteste sous-jacent pour l’œil averti d’un professionnel.
Toute une économie souterraine qui, ajoutée à un secteur grandement implicite déjà existant, commence à énerver ceux qui font l’effort de se conformer au système officiel et à ses obligations. Sans parler des résidents qui, dans certains quartiers, se plaignent des inconvénients, comme le bruit et l’état des lieux, dénaturés en fin de journée par de multiples emballages et cartons abandonnés sur place.
Un souk qui perturbe les souks, qui perturbent eux-mêmes les commerces ayant pignon sur rue. Voilà donc une troisième génération ou un nouveau niveau de commerce. Du vide-grenier au commerce effectif, l’on s’y perdrait parfois dans les trois approches.
Philippe DELESALLE. legroupement-agadir.com
—————————————————–
Blog: http://legroupement.com
Site: http://legroupement-agadir.com
Service Investissement Seniors/Privés/Professionnels:
http://legroupement-agadir.com/le-groupement-conseil/
—————————————————–http://www.map.ma/fr/sections/social/agadir__les_commerca
Agadir: Les commerçants appellent à une solution au phénomène des souks anarchiques
Agadir, 22/04/11-
Les associations des commerçants d’Agadir appellent à une solution au “phénomène des souks anarchiques qui prolifèrent ces derniers temps dans différents quartiers” de la ville et sa région, indique un communiqué de la Chambre de commerce, d’industrie et des services, dont copie est parvenue vendredi à la MAP. Les représentants des associations des commerçants, réunis mercredi, “plaident pour une intervention rapide des autorités concernées pour faire face à cette situation qui porte atteinte non seulement au commerce organisé mais aussi à l’esthétique des villes et au nécessaire respect de la loi”.
Ils dénoncent à cet égard “l’occupation anarchique et illégale de l’espace public et de propriétés privées”, citant l’exemple des villes d’Agadir et Inezgane. Un appel a été lancé pour la tenue d’une réunion “urgente” avec les autorités locales et les conseils élus pour trouver des solutions adéquates et préserver les droits des commerçants organisés, lesquels font face, selon la même source, à ” des problèmes à la fois structurels et conjoncturels”.
©MAP
Posté dans Agadir, Arnaque, Société, Commerce | Aucun commentaire »
Un prix Transparency Maroc accouché dans une nébuleuse pénombre
13.5.2011 par admin.

Par définition, la transparence reste transparente, mais quand la pénombre tente de faire disparaître cette transparence, elle ne semble pas par logique naturelle y arriver. Le temps donne raison à ce qui ne se voit pas, donc révèle ce qui se voit de plus en plus désormais comme une pénombre sur un développement, que chacun annonce et attend de plus en plus, tout en le craignant par ses propres intérêts parfois, à tous les niveaux. Corruption dénoncée pour les autres, mais rarement à son propre niveau.
Transparency Maroc. Deux mots qui ensemble présentent encore une dichotomie, un paradoxe, pour ne pas dire un pléonasme dans l’esprit de beaucoup de gens, au point qu’il est encore difficile de passer de l’idée aux actes pour remettre un premier prix de l’intégrité. Certes qu’un premier prix d’excellence en ce sens ne peut que soulever l’immense travail qui reste à faire par toutes les bonnes volontés à qui manque apparemment le lien indispensable entre la pensée, le verbe et les actes attendus.
Philippe DELESALLE. legroupement-agadir.com
——————————————————
Blog: http://legroupement.com
Site: http://legroupement-agadir.com
Service Investissement Seniors/Privés/Professionnels:
http://legroupement-agadir.com/le-groupement-conseil/
—————————————————— http://www.yabiladi.com/articles/details/5417/maroc-chakib-khyari-recevra-enfin.html
Maroc : Chakib Khyari recevra enfin le Prix de l’intégrité de Transparency Maroc 03.05.2011
Transparency Maroc va enfin décerner le prix de l’intégrité 2010 ce mardi, à Casablanca. Cette manifestation a été refusée à quatre reprises par les autorités pour divers motifs. Chakib Khyari, militant des droits de l’homme en sera le recipidiendaire.
A vaincre sans péril on triomphe sans gloire. Ce n’est pas Transparency Maroc qui soutiendra le contraire. L’ONG qui lutte contre la corruption va finalement organiser la cérémonie de remise du prix de l’intégralité 2010. Cet évènement a été interdit à quatre reprises « avant que le tribunal de Rabat ne décide le 7 avril dernier que le droit d’honorer les personnes qui luttent contre la corruption est un droit fondamental », annonce TM dans un communiqué.
La manifestation aura lieu ce mardi à partir de 18h30, à la Fabrique culturelle des anciens abattoirs de Casablanca. Ce prix sera décerné à Chakib Khyari, militant des droits de l’homme. Khyari fait partie des 190 prisonniers qui ont bénéficié, le 14 avril 2011, de la grâce royale. Cela « constitue pour tous ceux qui l’ont soutenu durant son épreuve une victoire et un motif de joie », se réjouit l’Association. En outre, l’avocat Abderrahim Berrada recevra le prix spécial « en reconnaissance de sa probité, de son courage et de son engagement pour le respect du droit ».
Transparency compte aussi impliquer les artistes dans son combat. Ces intellectuels vont apporter leurs touches à travers des œuvres d’art ou des textes s’inspirant d’une liste de proverbes qui « évoquent la corruption en langues parlées arabe et amazigh », selon Hakima Lebbar, membre du conseil national de Transparency Maroc, concepteur de ce projet. D’ailleurs ces œuvres seront exposées ce soir avant le début de la cérémonie de remise du prix. Selon le quotidien économique les Echos (mardi 3 mai), 30% des recettes générées par les œuvres d’artistes plasticiens vont servir aux programmes de lutte contre la corruption.
Elimane Sembene. Yabiladi.com
Posté dans Travail, Associatif, Droit, Développement, Société | 1 commentaire »
Disparition des plages du Maroc… prends ta pelle et laisse ton “sot”
12.5.2011 par admin.

Ne vous étonnez pas si, en vous rendant un jour sur une plage avec vos enfants, vous ne trouviez plus que de l’eau. Vous pourriez bientôt abandonner la pelle et le seau du petit lors de ce déplacement.
Les “sots” travaillent désormais à la pelleteuse mécanique, pas vraiment pour battre le record de château de sable, mais plutôt le record des logements sociaux, plus en arrière des plages. Le sable marocain est volé aux Marocains sur les plages, afin de le leur revendre sous diverses formes bétonnées.
Autre sottise aussi que vous remarquerez plus tard, au moment où vos murs relâcheront le sel, plus ou moins présent dans le mélange de ciment, le lavage du sable n’étant pas à ce niveau inclus dans la prestation illégale.
50% du sable utilisé dans la construction serait concerné au Maroc. Interrogez vos murs, s’ils blanchissent devant vous, vous le saurez vite…
Philippe DELESALLE. legroupement-agadir.com
—————————————————–
Blog: http://legroupement.com
Site: http://legroupement-agadir.com
Service Investissement Seniors/Privés/Professionnels:
http://legroupement-agadir.com/le-groupement-conseil/
—————————————————–
Pillage et vol de sables de mer et des dunes du littoral
Le Conseil de gouvernement adopte un projet de loi incriminant
Le projet de loi 10-11 a été adopté, hier, mardi, par le Conseil de gouvernement pour modifier et compléter l’article 517 du Code de procédure pénale, afin de pallier les dysfonctionnements et le vide législatif dans le pillage et de vol de sables de mer et des dunes du littoral. Le texte envisage d’aggraver également les sanctions pécuniaires.

Annuellement 3,5 millions m3 du sable et 1,5 million de m3 viennent des oueds et des falaises du Maroc./DR
20 millions de mètres cubes de sable sont consommés annuellement au Maroc, selon l’évaluation du phénomène du pillage et du vol du sable de mer et des dunes du littoral. Pourtant, toujours selon l’évaluation faite par la tutelle du secteur des sables, la quantité déclarée n’est que de quelque 8,5 millions de m3, dont 3,5 millions m3 de sable extrait des carrières autorisées, 3,5 millions m3 du sable des oueds et 1,5 million de m3 du sable des falaises. Conséquence: plus de la moitié de la quantité de sable consommée annuellement au Maroc est extraite de manière illégale.
Afin de résorber ce phénomène et de combler le vide juridique sur ce type de pillage et de vol, le Conseil du gouvernement a adopté, hier, mardi, le projet de loi 10-11 modifiant et complétant l’article 517 du Code de procédure pénale, dans le cadre de l’accompagnement de la politique de l’Etat dans le domaine de la préservation de l’environnement. Lors d’un point de presse à l’issue de la réunion du Conseil de gouvernement, le ministre de la Communication, porte-parole du gouvernement, Khalid Naciri a indiqué que l’adoption de ce projet de loi intervient suite aux dysfonctionnements relevés lors de contrôles, notamment le mode d’exploitation des carrières, la multiplication du nombre des carrières anarchiques et la recrudescence du phénomène de pillage du sable de mer et des dunes du littoral. Ces dysfonctionnements sont dus notamment à l’insuffisance du contrôle et de l’absence de textes de criminalisation et de dissuasion.
Démarche répressive…
L’adoption de ce projet de loi, présenté par le ministre de la Justice, s’inscrit dans le cadre d’une démarche répressive, à travers la criminalisation et l’élargissement de son champ d’application à toute personne ayant participé ou tenté de voler du sable.
5 ans
Ce projet de loi ambitionne également de renforcer l’effet dissuasif des peines à travers l’application de peines privatives de liberté stipulées dans l’article 517 du Code de procédure pénale relatif au vol du sable de mer et des dunes du littoral, dont la peine maximale est de 5 ans d’emprisonnement.
Le texte prévoit de même l’aggravation des sanctions pécuniaires (500 Dh par m3 de sable volé) et la possibilité de saisie par le tribunal, au profit de l’Etat, du matériel et de l’outillage utilisés pour commettre ces crimes dans le but de renforcer l’effet dissuasif.
aufait/MAP
Posté dans Ecologie, Construction, Industrie, Pollution, Immobilier, Arnaque, Société | Aucun commentaire »
Les MRE, un poids constitutionnel et démocratique
11.5.2011 par admin.

5 millions de voix peuvent peser lourd dans une balance et plus encore dans des urnes. C’est bien cela que les MRE réclament prioritairement depuis des années aux instances marocaines qui ne les voyaient que comme une manne financière pour le développement du pays, et comme une source d’entrée de devises. Le changement, et le réveil du pays poussé par une fièvre qui vient de plus loin depuis janvier 2011, donnera-t-il une meilleure écoute aux MRE par ceux qui oeuvrent actuellement au changement de la constitution marocaine ? Une occasion certes pour les MRE de se faire entendre plus fortement dans leurs attentes envers un Maroc politique, puisque le domaine économique est déjà bien desservi par leurs apports réguliers.
Une donne à analyser aussi avec plus de précision dans une carte politique locale qui parfois manquait de fond démocratique selon les locaux, au point qu’ils ne s’y intéressent pas en nombre lors des appels aux urnes. La vision démocratique n’est certainement pas la même pour ces MRE qui sont habitués au quotidien à une régulation réelle entre droits et devoirs, du moins administrativement, dans les divers pays où ils se sont posés depuis des années. Un décalage qui, s’il pouvait enfin s’exprimer prochainement au Maroc démocratiquement, devrait effectivement donner un coup de pied dans une démocratie qui n’est qu’au niveau du verbe souvent ou comme une vague notion encore pour beaucoup de leurs semblables plus sédentaires. C’est certainement cet afflux de votes nouveaux, plus analytiques, et plus responsables que doivent craindre les politiquement corrects. C’est que 5 millions de démocrates qui s’exprimeraient sur 30 millions feraient un parti puissant au Maroc.
Philippe DELESALLE. legroupement-agadir.com
—————————————————–
Blog: http://legroupement.com
Site: http://legroupement-agadir.com
Service Investissement Seniors/Privés/Professionnels:
http://legroupement-agadir.com/le-groupement-conseil/
—————————————————– http://www.lematin.ma/actualite/Journal/Article.asp?idr=110&id=150611
Réforme constitutionnelle Les MRE s’impliquent activement

La communauté marocaine installée à l’étranger cherche à avoir sa place dans la prochaine constitution Dans le cadre de la dynamique actuelle des réformes constitutionnelles et institutionnelles, toutes les composantes de la société marocaine y prennent part.
C’est le cas aussi des Marocains composant la Communauté marocaine à l’étranger. Certes, différentes formations politiques ont appelé à accorder une place de choix aux Marocains résidents à l’étranger, notamment pour assurer leur participation politique. Cependant, les MRE à travers leurs différentes ONG et formations ont jugé bon d’élaborer, eux-mêmes, des propositions à soumettre à la « Commission consultative pour la révision constitutionnelle » (CCRC).De son côté, le Conseil de la communauté marocaine à l’étranger (CCME) a décidé d’entamer « un vaste programme de consultations auprès des Marocains du monde afin d’impliquer la communauté marocaine de l’étranger dans le grand débat national à propos des réformes constitutionnelles et politiques que vit le Maroc ».Pour cela, il a dressé aux MRE un questionnaire, qu’il a en même temps mis sur son site Internet à l’attention des membres de la communauté marocaine de l’étranger voulant émettre des propositions dans ce sens. Quatre principales questions ont été mises en avant par le CCME : Quelles sont, à votre avis, les principales modifications qui devraient être portées aux différents articles de la constitution actuelle ? Avez-vous des propositions à insérer dans la future constitution et qui servent au mieux les intérêts de la communauté marocaine à l’étranger ? Quelles sont à votre avis les meilleures modalités d’implication civique des Marocains de l’étranger en termes de participation politique, d’institutions nationales, … pour amplifier leur contribution citoyenne au développement ? Parallèlement à la réforme de la constitution, quelles sont, à votre avis, les principales préoccupations de la communauté marocaine à l’étranger dont les pouvoirs publics devraient s’occuper en priorité ?
Or, il faut le préciser, bien avant cette initiative du CCME, les citoyens marocains de l’étranger, à travers leurs organisations, se sont penchés sur l’élaboration de leurs propositions. D’ailleurs, certaines avaient même pour objectif d’appeler à la suppression du CCME. C’est le cas, par exemple du « Mouvement des Marocains démocrates installés à l’étranger », présidé par Jamal Riyane ou du « Mouvement nouvel Élan MONÉ », installé en Allemagne et présidé par Said Charchira.
Le « Mouvement Nouvel Élan MONÉ » a présenté à la CCRC un document qui reprend ses propositions. Ainsi, concernant les MRE, ce mouvement appelle à la participation politique des citoyens marocains de l’étranger, estimant que c’est un enjeu majeur non seulement pour eux, mais aussi pour le Maroc. « Il s’agit en fait de permettre aux élites de la communauté d’afficher leur dynamisme dans l’échiquier politico-économique et social du Maroc, comme ils l’ont démontré dans leurs pays de résidence. Leur seule ambition est de contribuer efficacement non seulement à l’élaboration des politiques homogènes et équilibrées à destination des millions de Marocains qui vivent et évoluent en dehors des frontières nationales, mais aussi de contribuer à donner un nouveau souffle à la vie publique et contribuer à lui rendre sa crédibilité. Car les citoyens marocains de l’étranger ont acquis une forte expérience de la démocratie dans leur pays de résidence et en maîtrisent les rouages », lit-on dans ce document.
Ce mouvement appelle, en outre, à ce que la prochaine constitution « réserve un article spécifique pour énoncer la participation des MRE dans les deux chambres, en leur permettant de voter et se porter candidats au niveau des circonscriptions à l’extérieur du Royaume ».
De son côté, le « Forum civil des Marocain d’Europe », structure qui regroupe les représentants des MRE dans différents pays d’accueil, a émis certaines propositions. Il appelle à « la constitution d’une instance élue et démocratique représentant les MRE avec une portée constitutionnelle sur la base d’une large concertation avec les MRE en vue de l’élaboration du dahir de son institution ». De même, ce Forum appelle à donner une portée constitutionnelle aux droits politiques des MRE et à la participation de leurs représentants à l’élaboration des règles relatives à « l’organisation de leur participation aux désignations politiques ».
Par ailleurs, les mécanismes de concertations avec les MRE se poursuivent dans le cadre du CCME.
Concertation
Le Conseil de la communauté marocaine à l’étranger (CCME) qui a démarré une campagne de consultation à laquelle il associe les MRE, entend la clôturer le 20 mai. Il prévoit ainsi organiser, avant la fin de ce mois, un colloque international au Maroc autour du thème « la migration marocaine et les réformes constitutionnelles et politiques». Il envisage d’y associer les acteurs associatifs de l’émigration, des experts, des acteurs politiques, syndicaux et associatifs du Maroc.
C’est de cette manière que le CCME entend offrir une plateforme susceptible de faire participer les Marocains du monde et d’encourager leur contribution au débat, au même titre que l’ensemble des Marocains.
Repères Découpage électoral
En plus de leurs propositions relatives à la réforme constitutionnelle, les MRE annoncent qu’ils ne manqueront pas de faire des propositions concrètes, lors des débats en rapport avec la loi sur le découpage des circonscriptions électorales.
Consulats
Dans ses propositions, le Forum civil des Marocain d’Europe appelle à « mettre un terme à la corruption que connaissent les consulats du Royaume dans la plupart des pays européens et à la création en leur sein de conseils dans lesquels siègeront des représentants des MRE en vue de veiller à leur bon fonctionnement ».
Par Brahim Mokhliss | LE MATIN
Posté dans Social, Immigration Emigration, Droit, Société, ERM et MRE | 1 commentaire »
Tchernobyl, Fukushima… Safi ? Oui, “safi”…
4.5.2011 par admin.

A l’heure où le Japon ne maîtrise plus le monstre, à l’heure où la communauté internationale s’inquiète pour répondre en cette période de crise au financement d’un second sarcophage pour recouvrir les restes du réacteur de Tchernobyl pour mieux l’oublier ensuite, voilà que certains pays, pas encore impliqués dans le nucléaire civil, prendraient un train en marche arrière.

Le Maroc, qui depuis quelques années se présente comme un précurseur dans le choix de nouvelles technologies énergétiques, notamment sur le solaire par ses capacités naturelles, enviées et recherchées par le nord, est en passe de franchir le pas que beaucoup dénoncent, avec arguments de plus en plus solides.
Des Marocains se réveillent, eux aussi, ou plutôt seraient éveillés naturellement face à un système qui se laisserait couler dans le copié-collé des pays qui se doivent aujourd’hui de combattre l’invisible danger. A même sujet abordé, semblables éléments entendus pour justifier les besoins avant toute logique, toujours la même : investir aujourd’hui pour les enfants de demain, tout en leur laissant un héritage empoisonné pendant des générations qui ne se calculerait pas encore d’avance…
Pourquoi faut-il suivre les erreurs des occidentaux systématiquement en orient ? Et si le Maroc donnait une leçon de sagesse, enfin, au monde sur les erreurs déjà évidentes ?
Philippe DELESALLE. legroupement-agadir.com
—————————————————–
Blog: http://legroupement.com
Site: http://legroupement-agadir.com
Service Investissement Seniors/Privés/Professionnels:
http://legroupement-agadir.com/le-groupement-conseil/
—————————————————–
“Maroc solaire, Maroc sans nucléaire” Un collectif contre tout projet nucléaire au Maroc
A une semaine de la commémoration des 25 ans de la catastrophe nucléaire de Tchernobyl (mardi prochain, ndlr) et dans le sillage de la catastrophe de Fukushima au Japon, un collectif contre le nucléaire au Maroc est né. “Maroc solaire, Maroc sans nucléaire”, tel est le nom de ce groupe né sur Facebook et qui entend organiser un débat en mai prochain pour notamment sensibiliser les populations à une opposition à tout projet nucléaire au Maroc.

Un collectif contre tout projet nucléaire au Maroc. /caricature
“Bloquer par tous les moyens, tout projet nucléaire au Maroc”, tel est l’objectif phare du collectif “Maroc solaire, Maroc sans nucléaire”, selon sa créatrice, le docteur Ghizlane Ghallab. Né il y a un mois sur Facebook, le collectif compte à ce jour 130 membres. Il collabore avec l’association Planète Citoyenne dans l’optique d’organiser un débat le 25 mai prochain afin de sensibiliser les populations à une opposition ferme à tout projet nucléaire au Maroc.
En effet, le gouvernement compte construire une centrale nucléaire entre Safi et Essaouira qui serait livrée à l’horizon 2022, avec comme objectif de porter la part du nucléaire dans la production énergétique nationale à 7 voire 8% en 2025. Les appels d’offres seraient lancés entre 2011 et 2014 mais la réalisation de ce projet avait suscité l’appel à un débat national sur le nucléaire par Saïd Mouline, directeur général de l’Agence nationale pour le développement des énergies renouvelables et l’efficacité énergétique (ADEREE). “Des pourparlers ont été menés avec différents grands acteurs mondiaux mais sans jamais penser à un débat national sur le sujet (le nucléaire, ndlr)”, avait regretté M. Mouline dans nos colonnes.
Coup de gueule contre les pro-nucléaires
Quelques jours après l’appel lancé par Saïd Mouline, nous avions ouvert la tribune aux acteurs du secteur. A cette occasion, le professeur Chakir El Mahjoub de la faculté des sciences à l’Université de Kénitra et également membre de la Moroccan Association for Nuclear avait déclaré à aufait que “se doter d’une technologie nucléaire à des fins pacifiques ne peut qu’être bénéfique pour le Maroc”.
Même son de cloche chez Tarek Bardouni de l’Université Abdelmalik Saadi de Tétouan, membre de la Moroccan Association for Nuclear, pour qui le nucléaire est “la source d’énergie la plus propre et personnellement, je suis pour le développement du nucléaire au Maroc”.
Réagissant à ces propos, dans un coup de gueule intitulé “Soyons sérieux”, le docteur Ghizlane Ghallab faisait savoir: “ils arguent que le nucléaire est une énergie propre car elle ne produit pas de CO2, et les déchets, que produisent-ils? Où vont-ils les mettre? Rappelez-vous, vous n’êtes que locataires de ce pays merveilleux”.
Quelques jours plus tard, le collectif “Maroc solaire, Maroc sans nucléaire” était né, sous la houlette du Dr Ghallab, avec en premier acte, une lettre ouverte à la ministre de l’Energie, des mines, de l’eau et de l’environnement, Amina Benkhadra.
“Nous tenons également, par le biais de cette lettre et par tout autre moyen, à exprimer notre opposition ferme au projet de lancement de la première centrale nucléaire au Maroc, prévue entre Safi et Essaouira, pour laquelle les appels d’offres seraient lancés entre 2011 et 2014 pour le lancement entre 2022 et 2024.”
Extrait de la lettre ouverte du collectif “Maroc solaire, Maroc sans nucléaire”.
Un débat en perspective
Contactée par nos soins, hier sur le plan d’action du collectif, le Dr Ghallab affirme qu’actuellement son collectif n’a pas encore reçu de réponse de la part de la ministre de l’Energie et qu’il est en train de “voir où en est le ministère quant au projet de centrale nucléaire, d’essayer d’alerter les médias et d’organiser un débat en partenariat avec l’association Planète Citoyenne”. L’objectif à travers un tel débat est de sensibiliser les populations “pour bloquer par tous les moyens le projet de centrale nucléaire au Maroc”. “Mettre en place une véritable opposition au nucléaire au Maroc”, a ajouté Leila Bennani, un autre membre du collectif.
Pour ce faire, “Maroc solaire, Maroc sans nucléaire” entend convier à son débat des experts en nucléaire, des experts en énergie solaire, le ministère de l’Energie, l’Office national de l’électricité, le MASEN (agence marocaine pour l’énergie solaire) et les journalistes. En attendant, le collectif, à l’instar de son nom “Maroc solaire, Maroc sans nucléaire”, prône le développement de l’énergie solaire, un chantier dans lequel le gouvernement s’est déjà lancé avec comme objectif de produire 2.000 MW d’énergie solaire à l’horizon 2020. De quoi bâtir déjà un Maroc solaire dans l’espoir d’un Maroc sans nucléaire!
www.facebook.com/pages/Maroc-Solaire-Maroc-sans-Nucl%C3%A9aire/114563991957393
Le cauchemar de Tchernobyl hante le monde 25 ans après
Le monde commémore mardi prochain les 25 ans de Tchernobyl, la plus grave catastrophe de l’histoire du nucléaire civil survenue en Ukraine soviétique, avec une peur ravivée par les accidents à la centrale japonaise de Fukushima. Le 26 avril 1986 à 1H23, le réacteur numéro 4 de la centrale de Tchernobyl explose au cours d’un test de sécurité à la suite d’erreurs de manipulation. Le combustible nucléaire brûle pendant plus de dix jours. Bilan, 4.000 morts d’après un rapport de l’ONU, mais pour Greenpeace, au moins 100.000 personnes sont mortes avant 2005 en Ukraine, au Bélarus et en Russie des suites de la contamination radioactive. A l’occasion de la commémoration des 25 ans de la catastrophe de Tchernobyl, un sommet international sur l’usage sûr et innovateur de l’énergie nucléaire est prévu à Kiev. Prendront part à cette rencontre, des chefs d’Etats et de gouvernements et de hauts responsables de plusieurs pays européens, asiatiques et des Amériques, ainsi que le secrétaire général des Nations Unies, Ban Ki-moon, le président de la Commission Européenne, Jose Manuel Durao Barroso et le directeur général de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA), Yukiya Amano. Kisito Ndour
Posté dans Ecologie, Associatif, Industrie, Pollution, Santé, Droit, Société | Aucun commentaire »
30 millions de consommateurs. Une loi.
3.5.2011 par admin.
Une loi qui devrait améliorer l’approche des consommateurs et les protéger face à tout un système marketing libre sur le plan commercial.
Un accouchement dans la douleur, semble-t-il, car elle n’est pas nouvelle, cette loi. Le bébé serait resté en couveuse et abandonné depuis quelques années. Sans doute son âge devenu mûr ne pouvait plus passer inaperçu, il fallait le sortir et le rendre officiel.
Un beau et gros bébé qui devra néanmoins s’imposer avec caractère pour se faire remarquer de tous…
Philippe DELESALLE. legroupement-agadir.com
——————————————————
Blog: http://legroupement.com
Site: http://legroupement-agadir.com
Service Investissement Seniors/Privés/Professionnels:
http://legroupement-agadir.com/le-groupement-conseil/
—————————————————— http://www.bigbrother.ma/2011/04/enfin-une-loi-pour-proteger-le.html?utm_source=feedburner&utm_medium=email&utm_campaign=Feed%3A+blogspot%2FuNYO+%28BigBrother.ma%29
lundi 18 avril 2011
ENFIN ! Une loi pour protéger le Consommateur au Maroc.
ENFIN ! C’est avec des youyous que l’on devrait accueillir la publication de la loi de la protection du consommateur au Maroc sur le bulletin officiel (la fameuse loi 31-08 que vous pouvez télécharger en cliquant sur ce lien).
Le Maroc n’était pas seulement en retard par rapport à toute l’Afrique en ce qui concerne cette loi, mais il était arriéré !
Le Maroc était -et espérons qu’il ne le sera plus- une proie facile aux mains des différentes entreprises qui en faisaient un cobaye à tout gober. En effet, plusieurs lobbys essayaient de retarder ou de modifier cette loi à leur profit mais la volonté divine et surtout la volonté des partenaires économiques étrangers de notre pays ont poussé vers cette loi.
Une loi qui circulait dans les tiroirs des différents gouvernements depuis les années 70 a été promulguée à l’époque du ministre socialiste, Ahmed Reda Chami ! D’ailleurs, je propose que cette loi porte son nom : la Loi Chami
Serait-ce le début de la fin de la loi qui gère tous nos business ? A savoir, l’Arbitraire ? Car que l’on ne crie pas victoire pour autant, le document ne porte aucune indication aux risques sanitaires par exemple mais avouons-le, c’est mieux que rien.
Posté dans Entreprise, Droit, Société, Commerce | Aucun commentaire »
Transport Alsa Agadir. Trop utile pour plaisanter dans les affaires…
2.5.2011 par admin.

Le transport en commun à Agadir semble être sous un mauvais œil pour les Gadiris. Après moult rebondissements en justice entre les sociétés soumissionnaires qui voulaient soit garder, soit arriver à Agadir pour gérer ce secteur, ô combien attendu sérieusement par tous, voilà que le gâteau Alsa, auquel les utilisateurs se sont enfin habitués en quelques mois, serait remis en cause.
La société Alsa, déjà présente sur Marrakech depuis des années, se verrait poursuivie par de nouvelles décisions de justice à Agadir, alors qu’elle vient d’arriver depuis peu avec des solutions qualitatives indéniables, au regard des moyens qui existaient avant, qualifiés de verrues polluantes, de débris roulants qui défiguraient la ville, voire considérant les utilisateurs comme du bétail.
Est-ce plutôt les sociétés commerciales qui seraient en jeu dans ce combat juridique, ou les manières de faire préalables des appels d’offres, qui semble être la question soulevée ? Ce type de dossier à ce niveau et devant l’intérêt public évident serait davantage du domaine de la pieuvre que des verrues…
La suite ne nous dit pas encore si les carcasses dignes d’un Mad Max, mises au rebut il y a quelques mois, reprendront demain du service dans la première ville balnéaire du Maroc, que dis-je, d’Afrique…
Philippe DELESALLE. legroupement-agadir.com
——————————————————
Blog: http://legroupement.com
Site: http://legroupement-agadir.com
Service Investissement Seniors/Privés/Professionnels:
http://legroupement-agadir.com/le-groupement-conseil/
——————————————————
http://www.bladi.net/transport-alsa-agadir.html
Transports publics : l’espagnol Alsa perd Agadir
19 avril 2011
L’Espagnol Alsa s’est vu défaire son contrat avec la ville d’Agadir pour la gestion du transport public, mardi 12 avril sur décision du tribunal administratif de la ville.
C’est la deuxième fois que le contrat qui lie le groupe espagnol à Agadir est annulé en justice depuis sa signature en septembre dernier. Une plainte avait été déposée par le transporteur GAB, qui estime avoir été écarté lors de l’appel d’offre. A son arrivée, Alsa avait mis en service 80 bus neufs sur quinze lignes à Agadir, pour un investissement de 202 millions dirhams. Le groupe s’était engagé à investir au total 532 millions de dirhams d’ici à 2025, date de fin de son contrat.
Alsa, qui gère également le transport en commun de Marrakech, tablait sur le transport de 48 millions de passagers à Agadir d’ici à 2012.
Posté dans Agadir, Transport, Société | Aucun commentaire »
Bidonvilles ou vases communicants au Maroc ?
28.4.2011 par admin.

Habitat social. Les bonnes résolutions sociales du Maroc de répondre aux besoins d’un toit pour tous se perdraient-elles aussi dans la jungle d’un système entre Rabat en haut et le peuple en bas ? Tels des champignons, les bidonvilles que l’on cherche à éliminer par des réponses plus responsables et dignes de l’être humain repousseraient en certaines villes. De fait, en ne retirant pas les germes de terre, le jardin redonne ses mauvaises herbes, surtout quand ces dernières peuvent encore mettre du beurre dans les pissenlits de quelques-uns.
Le logement social en cours de développement s’est attaché administrativement ceux qui peuvent en profiter, afin qu’ils résident effectivement dans ces nouvelles habitations. Mais généralement, combien achètent un logement pour le détourner de sa fonction première et le réduire à une question de rentabilité ? Combien ayant profité depuis des années d’une parcelle de terrain à bon prix, ou parfois gratuite, les ont mises en vente aussitôt ? Il suffit de voir les petites annonces…
Autre question à soulever, l’appel de la ville : le système fonctionne à un moment comme une pompe aspirante pour les gens de la campagne, qui ainsi se retrouvent aux portes des villes, jusqu’au moment où l’on se pose la question de remettre les villes à la campagne….
Philippe DELESALLE. legroupement-agadir.com
—————————————————–
Blog: http://legroupement.com
Site: http://legroupement-agadir.com
Service Investissement Seniors/Privés/Professionnels:
http://legroupement-agadir.com/le-groupement-conseil/
—————————————————–
http://www.lopinion.ma/def.asp?codelangue=23&id_info=19930&date_ar=2011-4-21%2015:1:00
Mohamed IDRISSI KAÏTOUNI
Un travail de sape
Le problème des bidonvilles a toujours préoccupé les gouvernements successifs, mais sans parvenir à les éradiquer.
Depuis 2007, un effort considérable a été déployé pour lutter contre ce fléau. C’est dans ce cadre qu’une stratégie à court et à moyen terme a été adoptée pour faire disparaître les bidonvilles et pour lutter contre l’habitat insalubre.
C’est ainsi que les populations des bidonvilles dans différentes régions du Maroc ont bénéficié d’un logement décent, dans le cadre de la politique menée pour encourager le logement social.
Un vaste programme de construction d’immeubles a été mis en œuvre et des lots de terrain ont été attribués aux bidonvillois qui vivaient dans des conditions inhumaines, ne disposant ni d’eau, ni d’électricité, ni de voies praticables, ni d’infrastructures d’assainissement.
Cet effort considérable de l’Etat et des promoteurs immobiliers privés a permis de parvenir à proclamer plusieurs villes sans bidonvilles.
Cet effort se poursuit toujours, mais certains milieux agissent pour contrecarrer l’action entreprise avec succès concernant l’éradication des bidonvilles.
C’est ainsi qu’on a constaté qu’en l’espace de cinq années, 75.000 ménages ont de nouveau habité des bidonvilles. C’est un véritable acte de sabotage des efforts déployés par les pouvoirs publics.
Il est donc légitime de se demander : qui est responsable de cette action de sape ?
Le Maroc est parvenu, en mobilisant d’importantes ressources financières et le patrimoine foncier, à éradiquer actuellement 68 % des bidonvilles. Ce taux devait normalement atteindre 86 % s’il n’y avait pas cette recrudescence du nombre des bidonvilles nouvellement créés et l’augmentation des populations qui habitent ceux déjà existants.
La responsabilité des collectivités locales est, de toute évidence, mise en cause. Certes, il y a une convention qui a été signée entre les pouvoirs publics et les assemblées communales pour éviter que de nouveaux bidonvilles viennent remplacer ceux éradiqués, mais il semble que cette convention n’a pas toujours été respectée.
En effet, pour des considérations électoralistes ou autres, des conseillers communaux laissent faire les citoyens qui choisissent de vivre dans des bidonvilles.
Toutefois, on ne peut dire que les communes sont seules responsables de ce travail de gâchis. Les autorités locales ont leur part de responsabilité puisqu’elles laissent faire en adoptant une attitude négative, si ce n’est parfois de la complicité pure et simple.
Il importe donc de délimiter les responsabilités et de mettre fin à ces agissements qui empêchent notre pays, malgré les efforts soutenus, de parvenir à éradiquer l’habitat insalubre et les bidonvilles qui portent préjudice au droit des citoyens à un logement décent et à disposer de leur droit naturel à bénéficier d’un cadre de vie qui répond aux normes d’hygiène, de salubrité publique et préserve leur dignité humaine. 21/4/2011
Posté dans Social, Construction, Développement, Immobilier, Société | Aucun commentaire »
Maroc et impôts…! La loi de la relativité appliquée au fisc
27.4.2011 par admin.

Si l’on peut faire dire, sous la torture, tout ce que l’on désire aux chiffres sur le plan des études et des statistiques, des chiffres lancés dans l’application réelle ne signifient pas pour autant une situation constatée. La fiscalité au Maroc ressemble plus à E=mc², car si l’ensemble des gens payaient effectivement ce taux record, il y a bien longtemps que ces mêmes taux seraient descendus et reconnus abusifs par tous et en premier par ceux qui désirent les appliquer.
Le relatif commence déjà au niveau de la personne et de sa situation dans un système tissé selon la catégorie sociale qui en fait enlève de manière officielle ou implicite des pourcentages que personne n’arriverait à justifier.
Que signifie payer le taux d’impôts le plus élevé sans voir objectivement les situations effectives économiques, administratives et sociales au Maroc. Sans oublier les éventuelles fuites entre les services et les citoyens sous forme d’impôts plus qu’indirects car transparents au sens premier du terme…
Si les investisseurs arrivent en ce pays malgré ces taux, nous constatons par cela que la relativité dépend donc de chaque identité individuelle qui se charge bien, sans l’administration, de faire ses propres comptes. Un retraité européen ou français qui arrive au Maroc est très heureux de payer souvent plus d’impôts qu’un Marocain moyen, sachant que la somme effective est encore bien éloignée des obligations fiscales qu’il aurait eues en France. Une entreprise étrangère qui s’implante ne vise pas que l’impôt, mais bien d’autres critères qui en fin de compte soulagent ses résultats finaux annuels.
La situation reste donc problématique pour les Marocains entre eux, qui ne sont pas tous logés aux mêmes étagères fiscalement et socialement parlant surtout. La grande problématique restera la notion évidente entre implicite et officiel au niveau des activités et des situations personnelles. Certains vous diront aussi que le Maroc est “un pays de pauvres où il y a beaucoup de riches”. Le salaire officiel d’un fonctionnaire ou d’un ouvrier et sa situation réelle globale familiale, voire de propriétaire, sont deux approches qui, réunies, donnent une face de mendiant et un dos de banquier, sans généraliser une fois de plus, la situation sociale restant bien le fond de ce sujet. Comme dirait Einstein, tout est relatif, d’autant plus quand on ne connaît que la moitié des éléments d’une analyse.
Philippe DELESALLE. legroupement-agadir.com
—————————————————–
Blog: http://legroupement.com
Site: http://legroupement-agadir.com
Service Investissement Seniors/Privés/Professionnels:
http://legroupement-agadir.com/le-groupement-conseil/
—————————————————–
http://www.yabiladi.com/articles/details/5310/maroc-prelevements-d-impots-plus-eleves.html
Maroc: N°2 des prélèvements d’impôts les plus élevés au monde
Le Maroc est le deuxième pays au monde à pratiquer le taux d’impôt effectif le plus élevé : 33,9% entre 2006 et 2009. Cette situation peut paraître contradictoire avec l’ambition du pays de drainer davantage d’investisseurs étrangers. Le Royaume reste loin devant ses partenaires européens.
Le Royaume du Maroc reçoit la médaille d’argent du prélèvement d’impôt dans le monde. Selon l’étude « Global Effective Tax Rates », réalisée par le cabinet américain PricewaterhouseCoopers (PwC), le Maroc a prélevé un taux d’impôt moyen effectif de 33,9%, entre 2006 et 2009. Le Japon occupe la tête du classement avec 38,8%.
Le Maroc se situe très loin devant les pays non membres de l’Organisation de Coopération et de Développement Economiques (OCDE). Ils ont pratiqué, sur la même période, un taux d’imposition effectif d’une moyenne de 16,5%. Dans la zone Moyen-Orient et Afrique du Nord, le pays est seul à pratiquer un taux aussi élevé. Il partage la catégorie des taux à deux chiffres avec Oman. Tous les autres pays de la région pratiquent des taux à un chiffre. Il s’agit d’ailleurs de la région du monde où les taux sont généralement les plus bas.
Décourageant pour les investisseurs étrangers? Le taux d’imposition élevé pourrait être un blocus à l’attrait d’investisseurs internationaux vue la concurrence qui règne actuellement dans la région MENA. Certains observateurs, rapporte Les Échos Quotidien, trouvent qu’ « il est préoccupant qu’un pays comme le Maroc, soucieux d’attirer les entreprises internationales, continue de pratiquer des taux d’imposition aussi élevés », puisque la logique voudrait qu’un pays pratique des taux attrayants pour les investisseurs. Certains observateurs préconisent une réforme fiscale afin d’apaiser les tensions actuelles et répondre aux revendications de la jeunesse. Une révision à la baisse des prélèvements d’impôts encouragerait l’implantation d’entreprises étrangères et permettrait le développement de l’emploi.
Comme l’indique l’économiste marocaine Jamila Ayegou, il s’agit bien là de la logique économique. Cependant, concernant la question de l’investissement étranger au Maroc, l’on ne saurait trancher sur le seul critère du taux d’imposition. De plus, les économies développées comme le Japon ou l’Allemagne (5e) et les États-Unis (6e) prouvent qu’une imposition élevée ne rime pas forcément avec découragement des investissements internationaux. Comparé à ses partenaires européens membres de l’OCDE, le Maroc parait encore plus vorace en matière de prélèvement de l’impôt. La France n’a prélevé que 23,1% occupant ainsi la vingt-deuxième place. La Belgique est encore plus souple avec 19,5% et vient à la trente-sixième position, tandis que le voisin espagnol est vingt-sixième pour 21,8%.
Le Maroc ne dissuade cependant pas les investisseurs venus de ces pays, car si l’imposition est plus forte dans le Royaume, les charges sociales le sont moins. Ce décalage explique, notamment, l’affluence récente des entrepreneurs étrangers.
Ristel Edimo. Yabiladi.com
Posté dans Economie, Fisc, Finances, Développement, Société | Aucun commentaire »
Corruption. Un sujet important abordé un 1er avril…
25.4.2011 par admin.

Le Maroc avance, le Maroc bouge ; toutefois la corruption reste un challenge non pas à relever mais à anéantir. C’est bien la base de l’ensemble des réclamations que chacun fait et qui est à l’origine de l’annonce de SM Mohammed VI du 9 mars dernier. Réclamation unanime de l’ensemble des usagers du pays, bien au-delà d’ambitions politiques personnelles ou de groupe. Les Marocains ne s’y trompent pas depuis des semaines, c’est bien ce mal qu’ils désignent comme coupable de la majorité de leurs maux.
La moralisation est certes un terme d’actualité désormais, la prévention aussi est un des outils pour y arriver ; mais afin d’assurer la meilleure application et des résultats, n’est-ce pas des choses concrètes que les gens attendent ? Le quotidien administratif change-t-il en ce moment et changera-t-il dans les prochains mois ? Car la moralisation, quand le virus se trouve implanté dans toutes les strates d’un système, et faut-il le dire dans l’esprit général par force, devient plus qu’un challenge, et parfois une mission impossible dans des délais qui apaiseraient chacun. La sanction est un autre outil, mais n’est pas pour autant la meilleure démarche pour accélérer les choses ; là aussi la véritable question est celle des moyens à mettre en oeuvre sur le terrain pour empêcher le mal.
S’en prendre aux conséquences n’a jamais tué un virus, la cause. Pour que la corruption à très court terme périsse, il ne faut plus lui donner la possibilité de s’accrocher aux tissus humains. Les moyens existent désormais par les possibilités techniques, le 0 et le 1 informatiques, tels le oui ou le non sont appliqués dans divers services administratifs afin de garantir une transparence des dossiers ; les entreprises privées ne se posent plus la question de savoir qui dans leurs murs se sert illégalement, depuis un bon moment. Le Maroc peut être un exemple, comme annoncé par beaucoup ; maintenant ne pas oublier que la notion de temps n’est pas un outil mais le vecteur de réussite.
Philippe DELESALLE. legroupement-agadir.com
—————————————————–
Blog: http://legroupement.com
Site: http://legroupement-agadir.com
Service Investissement Seniors/Privés/Professionnels:
http://legroupement-agadir.com/le-groupement-conseil/
—————————————————–
http://www.lopinion.ma/def.asp?codelangue=23&id_info=19691
Lutte contre la corruption
Le Maroc fortement engagé
Du nouveau en matière de lutte contre la corruption au Maroc. Le Conseil des ministres, réuni vendredi, 1er avril, sous la présidence de SM le Roi, a adopté, entre autres, un projet de loi modifiant la procédure pénale concernant la protection des victimes, des témoins, des experts et des dénonciateurs des crimes de corruption, de détournement de deniers publics et de trafic d’influence.
Le projet a pour principal but la consolidation de la moralisation de la vie publique et de la bonne gouvernance. Il répond aux instructions Royales, contenues dans le discours historique du 9 mars 2011 qui a appelé à « la consolidation des mécanismes de moralisation de la vie publique et la nécessité de lier l’exercice de l’autorité et de toute responsabilité ou mandat publics aux impératifs de contrôle et de reddition des comptes ».
Il s’inscrit aussi dans le cadre du discours Royal du 20 août 2009 dans lequel le Souverain a appelé à la nécessité de la mise à niveau des structures judiciaires et administratives et la soumission des services centraux du ministère de la Justice et des tribunaux à la bonne gouvernance.
En matière de lutte contre le fléau de la corruption, faut-il le souligner, le Maroc a signé la Convention des Nations Unies contre la Corruption le 9 décembre 2003 et l’a ratifiée le 9 mai 2007.
Son article 6 met à la charge des Etats Parties l’obligation de mettre en place un ou plusieurs organes chargés de prévenir la corruption. C’est en application des dispositions de cet article que fut créée l’Instance Centrale de Prévention de la Corruption par le décret n° 2-05-1228 du 13 mars 2007. Cette Instance a pour mission de coordonner, superviser et assurer le suivi de la mise en œuvre des politiques de prévention de la corruption, de recueillir et de diffuser les informations dans ce domaine.
Seulement, sur le terrain, cette Instance accomplit-elle vraiment toutes ses prérogatives ?
La réponse d’Abdeslam Aboudrar, président de l’ICPC, est non.
Dans un entretien accordé récemment à un hebdomadaire casablancais, M. Aboudrar a réclamé plus de prérogatives pour assumer ses missions, en particulier une « autorité suffisante » pour bien faire son travail.
Il a estimé que l’ICPC a, certes, « le droit de réclamer des informations », mais sans « aucune garantie que ces informations » lui soient fournies.
Il a considéré aussi que « la prévention sans la sanction ne fait que verser de l’eau dans le moulin de l’inapplication des lois ».
M. Aboudrar a rappelé, dans ce sens, qu’il y a « des dossiers comme ceux du CIH, de la CNSS, de la BNDE et d’autres, ouverts depuis une décennie ou plus, qui n’aboutissent pas encore à des conclusions, par des sanctions contre les contrevenants et/ou des acquittements ». Il faut, a-t-il dit, « mettre fin à l’impunité (qui) est un passage obligé vers plus de transparence et de lutte contre la corruption ».
Pour accorder ainsi plus d’efficacité à cette Instance, SM le Roi a donné récemment Ses Hautes instructions au gouvernement pour qu’il procède à la révision du cadre légal régissant cette instance, dans le sens de l’élargissement de ses prérogatives et du renforcement de ses modes de fonctionnement, notamment en lui conférant les compétences d’auto-saisine pour les cas de corruption et toutes les formes de prévarication.
Cette révision devrait également lui permettre de se doter des ressources humaines et matérielles nécessaires, ainsi que des mécanismes juridiques, à même de lui permettre d’accomplir ses missions avec l’objectivité et l’efficacité requises, tout en veillant à la cohérence institutionnelle destinée à la consolidation de la citoyenneté responsable et des valeurs de moralisation de la vie publique.
Le dernier classement de l’ONG Transparency international (TI) fait ressortir que le Maroc arrive en 85ème position sur une liste de 180 pays. C’est ce qui justifie, d’ailleurs, les efforts fournis actuellement au Maroc pour faire face au fléau.
Cette expérience en matière de lutte contre la corruption peut servir de « modèle » pour les autres pays de la région, où les appels à la moralisation de la vie publique se font actuellement de plus en plus pressants, a affirmé, en février 2011, Stuart Gilman, expert et principal conseiller de l’Initiative pour la Primauté de la Loi de l’Association du Barreau Américain (ABA-ROLI).
« Le Maroc constitue un partenaire important dans la lutte contre la corruption en raison de sa capacité d’être un modèle pour les autres pays de la région », a-t-il souligné dans un entretien accordé à la MAP.
Il a noté que le Maroc « a franchi des pas importants dans la lutte contre la corruption » en raison notamment de l’existence d’une « véritable volonté politique » d’éradiquer ce fléau, tout en soulignant le « travail remarquable » réalisé par le Royaume en la matière.
M. Gilman a cité, à cet égard, la création de l’ICPC, dont l’action constitue un « modèle » en la matière, se félicitant dans ce sens de sa composition représentative de la société marocaine et de son large mandat pour la lutte contre la corruption dans l’ensemble des secteurs.
En dépit des efforts, il reste à espérer que les citoyens adhèrent, massivement, à la lutte contre la corruption.
6/4/2011
—————————————————
http://www.telquel-online.com/213/maroc3_213.shtml
Samedi 16 Avril 2011
Société. Comment briser le cercle vicieux de la corruption
Aux oubliettes le numéro vert, la déclaration des biens, les îlots de transparence et toutes ces belles mesures qui ont entretenu le rêve autour de la lutte contre la corruption ! Le Maroc va mal. La corruption s’est généralisée. Que choisir ? Une réforme des institutions de l’Etat, des sanctions publiques ou une agence gendarme ?
La lutte contre la corruption est une belle dame que tout le monde convoite mais que personne n’approche. On l’admire de loin, on se permet de lui jouer des sérénades sous le balcon, mais on hésite à taper à sa porte. Peur de tomber sur un mirage ? Peur de devoir affronter une mauvaise surprise sur le palier ?
Depuis le premier gouvernement d’alternance de Abderrahman Youssoufi, la lutte anti-corruption, appelée en langage soft “moralisation de la vie publique”, est devenue un de ces sujets galvaudés qui animent les discussions de salon et les meetings internationaux. Après un break de quatre ans, voilà que le gouvernement revient à la charge avec une idée ingénieuse: la création d’une instance de prévention de la corruption. Le texte, soumis en première lecture au conseil de gouvernement, est critiqué par Transparency Maroc qui y voit “un outil de plus à la solde de l’administration”.
L’indépendance, une chimère
“Telle qu’elle a été configurée, l’instance ne sera qu’un jouet dans la main de l’exécutif, soutient Azzedine Akesbi, secrétaire général de Transparency Maroc. Placée sous la tutelle du Premier ministre et présidée par un magistrat, la structure devra rendre compte à l’exécutif et au judiciaire. De quoi irriter un monde associatif qui ne jure que par son indépendance vis-à-vis du pouvoir. “Il n’existe aucune instance indépendante dans le monde”, se défend un membre du gouvernement, associé à l’élaboration du projet. “Oui pour l’autonomie, oui pour l’intégrité des membres de l’instance, mais arrêtons de rêver ! Dans tous les pays qui nous ont dépassés en matière de démocratisation, les instances de prévention sont liées à l’Etat”, soutient fermement notre source gouvernementale qui donne l’exemple de la France, où le Service central de prévention de la corruption est placé sous la tutelle de la Justice. Là aussi, arrêtons de rêver! Car la Justice dans ces pays démocratiques a connu de grandes avancées en matière d’indépendance. A la base et comme le montre l’exemple de Hong Kong (voir encadré), les organismes de tutelle dont dépendent ces instances de lutte, jouissent de prérogatives précises et claires qui atténuent les risques d’interférences et “les amabilités” entre les appareils de l’Etat.
En réalité, le fond du débat entre le gouvernement et le monde associatif ne se résume pas à l’identité des pouvoirs qui chapeauteront cette instance, mais à l’indépendance même de ces derniers. Résumons : on craint que l’agence ne soit une coquille vide de plus parce que l’exécutif et le judiciaire ne sont pas indépendants.
Si c’est vraiment le fond du problème, pourquoi alors faire de cette agence le remède de la corruption au Maroc ? D’autant plus que cette instance n’aura pas un véritable pouvoir d’investigation et de décision. Ses rapports seront validés par ses tuteurs. Elle risque même de devenir un de “ces appareils de bonne gouvernance” qu’on a entouré de sacralité pour les éloigner du citoyen (Diwan Al Madhalim, Cour des comptes…). Alors, autant s’attaquer à la réforme institutionnelle ! Erreur. A part la brèche ouverte par les discussions sur l’agence, Transparency a très peu de chances de dialoguer avec le gouvernement sur les autres revendications de son plan d’action 2005, plus particulièrement la réforme de la justice et la fin de l’impunité, revendications hautement politiques et d’actualité qui ne sont pas du goût du pouvoir.
Une agence elle-même corrompue !
Kamal Mesbahi, de Transparency Maroc, a élaboré une note intéressante sur ce qui fera réussir ou capoter l’expérience de l’agence. Entre autres, il dit que “sans indépendance réelle, aucune agence ne pourra tenir face aux interventions politiques au cas où elle enquêterait sur des personnalités publiques”. Peur des conséquences de son action, faible volonté politique, dépendance excessive vis-à-vis des lois, le risque est que l’agence devienne elle-même “corrompue”. Comble de l’histoire, l’arroseur serait ainsi arrosé. Dans un système de pouvoir absolu, à quoi sert l’autonomie? Citons l’exemple de la Cour des comptes. Voilà un établissement de moralisation publique, autonome, souverain mais qui agit dans l’ombre. Il ne rend compte qu’au roi à travers un rapport d’activité dont la publication n’est pas automatique.
Entre la vision associative prônant l’indépendance et celle de l’Etat, plus fermée, plus centralisatrice, la conciliation est loin d’être facile. Pour ne pas compromettre l’avenir, le gouvernement et l’association continuent leurs consultations. Cela dit, les points de vue restent radicalement opposés. Un accord est-il possible? Bachir Rachdi de Transparency acquiesce en souriant : “Nous avons bien précisé au gouvernement que notre association ne compte pas apporter un simple amendement mais une nouvelle vision”. Voilà qui pourrait faire revivre bien des mauvais souvenirs. Transparency n’a t-elle pas claqué la porte de la commission de moralisation de la vie publique de l’ex-ministre Ahmed Lahlimi pour “divergences de points de vue”, entraînant ainsi l’arrêt de tout le projet “anti-corruption” ? Et le gouvernement ? N’oublions pas que son but initial et principal est de se conformer à la Convention des Nations unies qui impose la constitution d’une structure spéciale de lutte contre la corruption. A la base, l’agence reste donc, pour lui, une action procédurale. Que cette dernière soit forte, indépendante et autonome comme le demandent ses interlocuteurs associatifs, c’est une autre paire de manches.
Casser la résistance de l’Etat
Au sein du gouvernement en effet, on s’accroche à l’idée que la création d’une telle agence doit répondre au contexte national. Décodage : un contexte monarchique, où la concentration des pouvoirs empêche le développement de mécanismes d’une gouvernance autonome, claire et équilibrée. “Tant que l’Etat reste ballotté entre ses aspirations modernistes et son besoin d’exploiter des méthodes archaïques pour garantir la stabilité des dominants, aucune solution ne pourra être trouvée à la généralisation de la corruption”, estime pertinemment Fouad Abdelmoumni, membre de l’AMDH.
À la base, ce qui rend le sujet de la corruption très institutionnel, théorique, voire même barbant pour le commun des Marocains, c’est “la résistance de l’Etat”. “Ce dernier se complaît dans une stabilité relative alors que les contraintes politiques et économiques mondiales imposent des solutions radicales. Avec l’islamisme, le prix du pétrole, les Chinois et le chômage, continuer à miser sur un taux de croissance de 3% est un pousse-au-crime”, se révolte Abdelmoumni. Le World Economic Forum (WEF) estime que les compétences du Maroc sont décevantes au niveau de la compétitivité par rapport aux autres pays arabes. Il est classé 8ème derrière la Tunisie (6ème place). “La croissance est molle et les objectifs de transparence, bien que clairement affichés, ne sont pas encore atteints”, selon le WEF. La corruption est ainsi citée comme le 4ème facteur de blocage à l’entreprenariat.
Dans ce contexte, ce qui est symptomatique, ce n’est pas uniquement l’argent de la corruption mais aussi le manque à gagner des recettes publiques. Quand on esquive une amende de 400 DH pour excès de vitesse en glissant 50 ou 100 DH dans la poche d’un agent de circulation, ça fait 400 DH qui ne rentrent pas dans les caisses de l’Etat. Multipliés par le nombre de fois où ça se produit…
“Il existe des foyers de gaspillage tout aussi nocifs que la corruption”, indiquent les spécialistes. Par exemple, la fonction publique est toujours inutilement pléthorique. Le plan gouvernemental des départs volontaires a vu la fuite des compétences, mais n’a pas encore ramené d’économies budgétaires significatives. Pour sa part, le dossier du Sahara pompe encore beaucoup d’argent et n’apporte pour l’instant aucune solution. Les situations de rente dans les transports, les mines, la pêche… le monopole de certains secteurs vitaux comme le sucre et la fraude fiscale privent le Maroc d’une partie substantielle de ses recettes.
Des procès publics
Comment comprendre que le Maroc régresse au niveau de l’indice de perception de la corruption alors que des réformes sont en cours. De la position 45 en 1999, il est en effet tombé au 78ème rang sur un ensemble de 158 pays. On est en droit de s’interroger devant ces chiffres. Sont-ce les autres pays qui progressent plus vite que le Maroc en matière de lutte anti-corruption ou nous qui reculons dans cette période? La particularité de la corruption au Maroc, d’après Transparency, est qu’elle s’est généralisée, touchant tous les domaines et toutes les couches sociales. “Nous ne sommes pas dans une démarche de rupture. Nous sommes en train de faire un ravalement de façade”, critique t-on.
La rupture, chacun la voit à sa façon. Pour certains, le cercle de la corruption ne pourra être rompu qu’à travers des méthodes musclées qui “parlent davantage aux gens” : des sanctions contre les corrompus. “Il faut arrêter de penser qu’en envoyant des gendarmes au tribunal, on va décrédibiliser tout le système. C’est un passage obligé”, soutient Abdelmoumni. Souvenez-vous des affres subies par le capitaine Adib qui a osé dénoncer la corruption dans l’armée!
Citoyens responsables
Face aux adeptes des solutions “coups de poing”, il y a ceux qui prônent un changement en douceur, basé sur le courage et la volonté des citoyens eux-mêmes. C’est le cas d’Ahmed Lahlimi, “M. anti-corruption” du premier gouvernement d’alternance. “Je ne crois pas aux sanctions spectaculaires ou à la création de structures de lutte. La seule grande agence est le citoyen. C’est en refusant la corruption qu’on impose la lutte”, soutient-il. Comment croire en cette vision réductrice quand 43% de la population est analphabète et que 13% vit en deçà du seuil de pauvreté (un dollar par jour), sans compter le chômage des jeunes et leur désengagement politique ? “Allez prêcher la bonne parole à un citoyen qui recherche un document administratif dans la journée, il vous rira au nez !”, s’emporte Abdelmoumni.Malgré le pouvoir qu’il a eu au sein du gouvernement Youssoufi, Lahlimi n’est pas arrivé à mettre en application sa conception. “La campagne gouvernementale a été arrêtée car on a estimé qu’elle ne valait pas le coup”, explique-t-il brièvement et sur un ton sec. En réalité, le commissaire au plan est rongé par une colère sourde. Derrière son air faussement détaché, on perçoit un homme brimé, écrasé dans son élan par des enjeux politiques qui ont condamné toutes ses actions. Le cocotier était trop grand pour être secoué d’un seul coup. Si grand qu’un membre du gouvernement tempêta, il y a cinq ans, que cette campagne de moralisation allait “gâcher l’image du Maroc à l’international”. Tout a été arrêté d’un seul coup. L’argent qui devait servir à financer une étude sur le parcours du citoyen a été transféré vers une manifestation de prestige à Marrakech.
Moralité : Peut-on vraiment évaluer la volonté politique du Maroc dans la lutte contre la corruption? A la merci d’enjeux de pouvoirs, celle-ci fluctue en fonction des personnes qui l’incarnent. Pour le citoyen, tout cela reste une bagarre d’intellos. La moralisation de la vie publique, ce sont toutes ces petites choses qui se font au niveau de l’accès à l’information dans les administrations, les hôpitaux et le monde économique. C’est cela qui pourrait rompre le cercle vicieux de la corruption. ça prendra du temps.
Finalement, la lutte contre la corruption est bien transparente au Maroc.. mais pas comme on le souhaiterait…
Ailleurs. À Hong Kong, ça a marché
L’exemple français ne devrait pas déplaire aux officiels marocains, gardiens de l’Etat central. Créé en 1993, le Service central de prévention de la corruption (SCPC) est placé sous l’autorité du Ministère de la Justice. “Il est composé de magistrats et de fonctionnaires d’origines diverses”, lit-on dans la note de Kamal Mesbahi. En somme, le gouvernement marocain propose la même architecture pour sa future agence en associant en plus des acteurs associatifs et des hommes d’affaires. Cependant, ce qui a réussi chez les autres, ne réussira pas forcément chez nous. En France, il existe un Conseil de la concurrence, très actif, une Cour des comptes qui publie annuellement ses rapports et des inspections financières et ministérielles régulières. Ces outils de bonne gouvernance fonctionnent en synergie, ce qui atténue les risques de corruption d’un pouvoir centralisé. Au Maroc, le conseil de la concurrence est mort-né!
L’exemple de Hong Kong est plus marquant par les résultats obtenus et par l’indépendance de son agence anti-corruption. Celle-ci est plus efficace, plus préventive et touche à toutes les affaires de la corruption. Dotée de moyens juridiques, financiers et humains importants, elle a un rôle d’investigation. Le risque d’une agence forte est qu’elle devienne un instrument de répression et de règlements de compte. C’est pourquoi, elle est soumise à une surveillance parlementaire et judiciaire. L’exemple de Hong Kong représente ce que devrait être une véritable agence de proximité. Celle-ci répond directement et rapidement aux dénonciations publiques en s’appuyant sur des pouvoirs de contrôle, de saisie et d’arrestation. Elle ne clôt son enquête que par une poursuite ou après avis d’une commission extérieure. Son personnel, engagé sur contrat est soumis à la déclaration du patrimoine et à des limitations d’activités extérieures. Pas mal. Et si on commençait par faire la même chose au Maroc ?
“Moralisation”. La corruption, c’est pas bien !
“Non à la corruption”. Qui ne se rappelle pas de ces fameux spots publicitaires diffusés en 2001 où on nous exhortait à combattre ce fléau ? Cela nous a bien fait rigoler parce qu’il n’y avait rien de dissuasif dans ce genre de discours. Les spots en question faisaient partie de la campagne de moralisation diligentée par Ahmed Lahlimi, ex-ministre des Affaires générales du gouvernement. “N’oubliez pas qu’à l’époque, la corruption était un tabou. Le fait d’en parler publiquement était une preuve de courage”, se défend-il. Peut-être. Mais la corruption est passée du tabou à la banalité. De la même manière, on utilise TPS au Maroc sans jamais évoquer ni oublier que l’abonnement est nécessairement piraté. Cependant, l’achat des démodulateurs et leur installation sont proposés même dans les grandes surfaces. Piratage et corruption sont deux fléaux identiques. Ils sont tellement banalisés qu’ils deviennent difficiles à endiguer.
Posté dans Découverte, Pollution, Travail, Entreprise, Economie, Finances, Education, Culture, Développement, Droit, Société | 1 commentaire »