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- 7.3.2010: "Au risque de tout ! Un Royaliste Français au Maroc dénonce la corruption à El Jadida !"
- 4.3.2010: Agadir fait son cinéma, l'IFA vous invite...
- 3.3.2010: RABAT : Nomination de Walis et de Gouverneurs avant la régionalisation. Une sagesse bien exprimée pour certaines régions et leur avenir par SM Le Roi Mohammed VI.
- 2.3.2010: Le logement social nouveau est arrivé… Le cru 2010 rassurera-t-il les amateurs bien plus que les experts ?
- 1.3.2010: Il y a 50 ans c'était un 29 février… Où est le 29 février en 2010, pas même présent sur le calendrier…
- 28.2.2010: Vivre à l'hôtel serait-il la solution pour les Européens ? Mais au Maghreb, pour précision…
- 27.2.2010: Crise des investisseurs étrangers ou crise des fournisseurs marocains ?
- 26.2.2010: CRISE ! Une chute ou une baisse qui amènerait de l'air neuf ensuite au Maroc ou un grand coup de balai attendu pour optimiser ?
- 25.2.2010: Dans le port d'Agadir, y'a des marins qui pleurent, sur des services infidèles…
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Archive de la catégorie Société
“Au risque de tout ! Un Royaliste Français au Maroc dénonce la corruption à El Jadida !”
7.3.2010 par admin.
Quand la transparence est jouée, la justice est rendue au Maroc face à un Français résident.
Un pays qui grandit est un pays qui se structure et joue la transparence. Le Maroc, si certains lancent encore qu’effectivement tout n’y serait pas encore translucide, ne veut pas dire que l’on doit entretenir cet état de fait d’une autre époque, celle d’avant le mouvement désiré par Rabat et le Roi Mohammed VI.
Se plaindre d’un côté de certains abus ou bakchichs tout en les entretenant selon les jours ou ses intérêts n’est pas une situation qui perdurera, notamment pour des étrangers qui, en jouant cela hier, se retrouvent ensuite dans des situations inextricables en justice, ce ne sont pas les dossiers en ce sens qui manquent devant les avocats et face aux juges, en ayant choisi hier le duo formel et informel.
Etre “blanc” juridiquement parlant, face aux autres, réclame des pensées, un verbe et des actes en ce sens au même diapason. La loi se respecte dans un pays et c’est le meilleur allié en finalité, pour celui qui en rien ne se laisse impressionné et qui porte en lui le courage de ses pensées dans ses actes. C’est ce que réclame dans ses projets ce Français, Mr Laurent Guinard, que certains connaissent bien sur la région d’El Jadida, qui se bat entre volonté de développement dans la transparence face à des pratiques, non pas d’un autre siècle, mais malheureusement encore présentes localement, au détriment donc de la volonté réclamée par le Roi Mohammed VI comme de Rabat par ses institutions.
La vérité dérange, mais quand la volonté est celle du développement, la justice ne peut semble-t-il que jouer aussi le jeu de la réglementation et du droit. La réforme semble bien engagée dans ce domaine pour le bien de tous demain. Un exemple pour beaucoup qui désirent venir au Maroc s’y implanter, y vivre, ou monter des projets, c’est en ce sens qu’un étranger sera en mesure d’aider par la même occasion le pays d’accueil.
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“Au risque de tout ! Un Royaliste Français au Maroc dénonce la corruption à El Jadida !”
http://www.youtube.com/watch?v=b6cCHmJKlks
Laurent GUINARD représentant ses compatriotes européens dans le cadre de ses fonctions d’agent daffaires à El Jadida, est confronté en permanence avec les responsables locaux d’El Jadida, à des frictions pour défendre l’intérêt de ses clients, voire pour lui-même dans ses dossiers. Il dénonce la corruption et un lobby puissant sur El Jadida. Laurent GUINARD par son témoignage ou appel au secours souhaite un soutien du gouvernement de Rabat ou du palais Royal.
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http://www.lopinion.ma/def.asp?codelangue=23&id_info=16845&date_ar=2010-3-4%2015:0:00
El Jadida. L’agent immobilier et opérateur français réhabilité par le tribunal administratif
Le tribunal administratif de Casablanca a suspendu, à l’issue de son audience de mardi 2 mars 2010 (Dossier N°72/1/2010), la décision du «refus le 15 février 2010 par la DGSN et les services du contrôle des résidents étrangers à El Jadida, du renouvellement de la carte de séjour de l’agent immobilier et opérateur français Laurent Guinard». Suite à quoi d’ailleurs, le ressortissant français a été contraint samedi de quitter le territoire national vers l’Espagne, pour y revenir en tant que touristele lundi 1er mars 2010.
La défense de Laurent Guinard représentée par Me. Mustapha Said Briou des barreaux de Casablanca et de Paris et de Me Sami Salmane de l’ordre d’El Jadida, avait fondé sa plaidoirie mardi devant la cour, sur les rapports des deux huissiers de justice dépêchés au cours de la semaine dernière par le tribunal auprès des services de la Sûreté Provinciale d’El Jadida et de la DGSN à Rabat, selon lesquels il s’est avéré que la «décision du refus à Laurent Guinard le droit du renouvellement de sa carte de séjour n’était pas fondée…».
Rappelons aussi qu’un Comité de Soutien composé de dizaines de personnes et investisseurs à El Jadida s’est dernièrement constitué pour contribuer à la défense de Laurent Guinard. «Après avoir gagné plusieurs procès en justice dénonçant les injustices de l’administration, souligne un communiqué dudit comité, il ne restait plus que se débarrasser du «gêneur». Et d’ajouter, «on peut vraisemblablement imaginer que le non renouvellement de la carte de séjour de Laurent Guinard n’a d’autre objectif que de l’éloigner». Cette décision, poursuit le communiqué, n’ayant pas été administrativement motivée, «constitue une violation à la loi». «Nous interpellons encore une fois la justice pour réhabiliter Laurent dans son droit au renouvellement de son séjour dans son deuxième pays le Maroc…. et c’est la raison d’être de ce Comité de Soutien…»
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RABAT : Nomination de Walis et de Gouverneurs avant la régionalisation. Une sagesse bien exprimée pour certaines régions et leur avenir par SM Le Roi Mohammed VI.
3.3.2010 par admin.
La régionalisation avance avant le mois de juin 2010, date attendue pour l’étude de ce grand projet pour le Maroc. Rabat et SM le Roi Mohammed VI oeuvrent en ce sens pour certaines régions du pays, notamment pour la région d’Agadir et le Souss Massa Draa. Souhaitons bon travail pour le bien de tous sur le terrain aux nouveaux nommés, par du sang neuf, et au-delà de certains clivages politiques ou personnels qui parfois perturbaient le développement tant réclamé nationalement comme sur le terrain localement.

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http://www.lavieeco.com/actualites/3786-sm-le-roi-mohammed-vi-nomme-plusieurs-walis-et-gouverneurs.html
Maroc - Nominations de Walis
SM le Roi Mohammed VI nomme plusieurs walis et gouverneurs
La liste officielle vient de tomber
SM le Roi Mohammed VI a reçu, lundi au Palais Royal à Rabat, plusieurs personnalités que le Souverain a nommées walis et gouverneurs à l’administration centrale et territoriale du ministère de l’Intérieur. Il s’agit de MM:
- Nouredine Boutayeb: wali, secrétaire général du ministère de l’Intérieur.
- Brahim Boufous, wali, directeur général des Affaires intérieures.
- Allal Sekrouhi, wali, directeur général des collectivités locales.
- Larbi Mourid, wali inspecteur général de l’administration territoriale.
- Mohamed Salah Tamek, wali, chef du cabinet du ministre de l’Intérieur.
- Mohamed Ali Al Admi, wali, directeur de la promotion nationale.
- Rachid Filali Amine, wali, attaché à l’administration centrale.
- Abdechakour Rais, wali, attaché à l’administration centrale.
- Mohamed Tricha, wali attaché à l’administration centrale.
- Mohamed Fassi Fihri, wali attaché à l’administration centrale.
- Mohammed Khabbachi, gouverneur chargé de la communication.
- Mohamed Boussaid, wali de la région de Souss-Massa-Draa,gouverneur de la préfecture d’Agadir Idda Outanane.
- Mohamed Mhidia, wali de la région de Marrakech Tensift El Haouz, gouverneur de la préfecture de Marrakech.
- Mohamed El Hafi, wali de la région Taza-Al Hoceima-Taounate, gouverneur de la province d’Al Hoceima.
- Mohamed EL Yazid Zellou, wali de la région Chaouia-Ouardigha, gouverneur de la province de Settat.
- Driss Ait Mbarek, gouverneur de la province de Figuig.
- Mohamed Fanid, gouverneur de la province de Berrechid.
- Abderrahmane Addi, gouverneur de la province de Youssoufia.
- Mamai Bahia, gouverneur de la province de Sidi Ifni.
- Mohamed Ali Habouha, gouverneur de la province de Tarfaya.
- Mohamed Tallabi, gouverneur de la province de Ouezzane.
- Jamal Khallouk, gouverneur de la province de Driouch.
- Jalal Eddine Mirimi, gouverneur de la province de Sidi Bennour.
- Noureddine Ouabbou, gouverneur de la province de Fkih Ben Saleh.
- Mohamed Nakhcha, gouverneur de la province de Tinghir.
- Houcine Amzal, gouverneur de la province de Sidi Slimane.
- Al Akel Benthami, gouverneur de province de Nador.
- Ali khalil, gouverneur de la province de Midelt.
- Othmane Souali, gouverneur de la province de Guercif.
- Farid Chourak, gouverneur de la province de Rhamna.
- Mohamed El Aouzai, gouverneur directeur de l’agence urbaine de Casablanca.A l’issue de cette cérémonie, les nouveaux walis et gouverneurs ont prêté serment devant SM le Roi. Cette audience s’est déroulée en présence du ministre de l’Intérieur, M. Taib Cherkaoui et du chambellan de SM le Roi, M. Brahim Frej.
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Les biographies des walis et gouverneurs nommés sont visibles sur :http://www.midipress.com/2010/03/02/biographies-des-walis-et-gouverneurs-nommes-par-sm-le-roi/
Agadir / Souss Massa Draa M. Mohamed Boussaid, Wali de la région de Souss-Massa-Draa
M. Mohamed Boussaid, que SM le Roi Mohammed VI a nommé, lundi, Wali de la région de Souss-Massa-Draa, gouverneur de la préfecture d’Agadir Idda Outanane, est né le 26 septembre 1961 à Fès.Il est titulaire d’un diplôme d’ingénieur de l’Ecole Nationale des Ponts et Chaussées -ENPC- Paris (option Génie Industrielle) en 1986 et d’un « Master of Business Administration de l’International School of Business de l’ENPC » en 2000. De 1986 à 1992, M. Mohamed Boussaid a exercé en tant qu’ingénieur conseil à la Banque Commerciale du Maroc. Il a, par la suite, assuré les fonctions de directeur général adjoint d’une société de production et de négoce des produits chimiques (1992/1994).De 1994 à 1995, il est chargé de portefeuille à la direction des grandes entreprises à la Banque Marocaine du Commerce et de l’Industrie (BMCI). M. Boussaid a en outre occupé, de 1995 à 1998, le poste de chef du cabinet du ministre des Travaux Publics, puis chef de cabinet du ministre de l’Agriculture, de l’Equipement et l’Environnement. De 1998 à 2001, il était directeur des programmes et des études au ministère de l’Equipement. De 2001 à 2004, il a occupé le poste de directeur des établissements publics et des participations, puis directeur des entreprises publiques et de la Privatisation au ministère des Finances et de la Privatisation.En 2004, il a été nommé ministre chargé de la modernisation des secteurs publics et en octobre 2007, ministre du Tourisme et de l’artisanat.M. Boussaid est membre du comité exécutif du Rassemblement national des indépendants.
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Triste bilan de la route au Maroc en 2009. Permis de conscience ou permis de tuer ?
6.2.2010 par admin.
Les années se suivent et se ressemblent au Maroc quand il est question de la sécurité routière. Les chiffres de 2009 ne font que souligner la nécessaire réforme du code de la route qui vient de naître en haut lieu et qui devrait commencer dès octobre 2010 à apporter des solutions.
Les routes s’améliorent depuis des années, les points noirs accidentels répertoriés sont suivis. Comment expliquer 6,45% de décès en plus et plus de 18% d’accidents, en cette année passée, chiffre provisoire précise-t-on ?
Les infrastructures ne peuvent être mises en cause seulement. C’est bien un problème général concernant le code de la route, mais surtout le manque d’apprentissage sérieux pour d’une part déjà aborder cette théorie, tout en relevant le plus gros des défis, celui du comportement de chacun au Maroc, la civilité.
Passer réellement le permis de conduire et prendre conscience que sans cela l’on est de fait un danger public derrière un volant ou sur un deux-roues ne semble pas être une évidence pour la très grande majorité des chauffards. La facture finale de l’inconscience collective où chacun est concerné ne ferait qu’augmenter dans les années qui arrivent, la répression seule et les radars qui visent les gens à chaque virage désormais ne semblent pas être la réponse aux consciences mais bien aux caisses de l’état pour des infrastructures mais pas pour les solutions de fond.
Pourquoi parler de “nouveau” code de la route, pourquoi investir sur des routes des millions de Dhs chaque année qui ne changeraient rien ? Ne faudrait-il pas faire repasser le permis de conduire à tous, ou simplement le faire passer une fois enfin pour la plupart, et arrêter de distribuer, même plus officiellement qu’il y a quelques années, des permis de tuer ?
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http://www.yabiladi.com/article-societe-3643.html
Une année s’en va, une autre arrive, mais certaines mauvaises habitudes restent. C’est en tout cas la tendance confirmée par les statistiques des accidents des victimes de la circulation en 2009, présenté ce mercredi à Rabat.

Karim Ghellab, ministre de l’Equipement et des Transports, a déclaré : “le bilan statistique provisoire des accidents et victimes de l’année 2009, en comparaison avec la moyenne des cinq dernières années (2004-2008), fait ressortir une augmentation inquiétante”. Inquiétante en effet, car avec près de 4000 personnes décédées cette année, le nombre a augmenté de 6,45% par rapport aux années précédentes, rapporte la MAP. De même, les accidents de la circulation ont, d’un point de vue global, augmenté de 18,67%.Il s’avère également que l’impact de ces accidents ne se limite plus aux vies humaines. Ces accidents coûteraient plus de 11 milliards de dirhams par an (2,5 % du PIB) selon les médecins et urgentistes réunis en mai dernier à Taza.
Un bilan de plus en plus lourd qui ne peut qu’étonner, lorsqu’on sait par exemple, que chaque année, le ministère de l’Equipement réalise des travaux dans 40 points en moyenne connus pour le nombre élevé d’accidents. L’hebdomadaire “La Vie Eco” révélait en juillet dernier qu’en 2007 et 2008, ces travaux avaient nécessité un investissement de 236 millions dirhams. La même source rappelait que “le traitement de ces points noirs à lui seul n’est pas suffisant en l’absence d’un Code de la route adapté”.
Espérons donc que le nouveau Code de la route censé entrer en vigueur en octobre prochain, portera rapidement ses fruits. De nouvelles mesures comme le permis à points, et le recours aux alcotests ou aux radars automatiques, devraient contribuer à une rapide résorption des accidents de la route, ceci en plus des campagnes de prévention qui se multiplient.
Yann Ngomo
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La situation il y a juste 6 ans…
http://www.telquel-online.com/111/societe_111.shtml
Nous rapportions, il y a quelques mois, la gravité de la situation des routes au Maroc. Une des principales mesures de lutte contre ce fléau aboutira ce 9 février 2004 avec l’entrée en vigueur de la nouvelle législation sur l’obtention du permis de conduire. Une loi introduit une procédure, dite informatisée, pour tester les connaissances théoriques des candidats. Malgré le délai de rigueur, l’entrée en vigueur de la loi n’est pas chose acquise. Deux problèmes de taille continuent de se poser. Ainsi, si plus de 60 centres d’examens dépendants de l’État ont été équipés avec du matériel informatique “hard” et “soft”, les auto-écoles, elles, n’ont pas suivi. Plus mystérieuse est la stratégie définie pour permettre aux analphabètes - qui le sont encore plus sur le plan technologique - de passer l’examen. À ce jour, les candidats apprenaient le code de la route et le restituaient par coeur. La nouvelle procédure veut donc en finir.
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Finance, Bourse et Immobilier du Maroc : les intellectuels neutres de la finance accouchent d’une bulle localisée…
3.2.2010 par admin.
Un juge partisan n’est pas la meilleure source d’information pour aborder l’immobilier quand toute forme d’intérêt personnel est en jeu, encore plus dans le cadre des finances, où les chiffres priment sur les lettres. Il suffit d’en parler à ceux autour de vous qui ont investi ou qui vivent plus ou moins par ce grand jeu spéculatif pour vite comprendre qu’ils vous parlent par parti pris, ou alors inconsciemment dans une vision positive afin de ne pas s’auto-inquiéter. “Par ce que vous possédez, vous pensez” pourrait-on dire pour faire court, psychologiquement parlant. Certains vous annoncent que le marché immobilier va encore gravir d’autres records demain, dépassant les prix élevés de ces dernières années. A supposer que l’apogée des prix n’ait pas encore été atteinte, dans une bulle qui, en fin de compte, n’annoncerait que de l’air en plus, qu’ils nous expliquent alors la raison du manque d’acquéreurs, pourtant bien présents, devant leurs propres attentes.
La crise de septembre 2008 qui fit s’écrouler le monde entier dans le secteur de l’immobilier semble avoir regonflé d’autres pays, mais pour combien de temps ? Ne pas vouloir perdre dure un moment, celui de sauver ses meubles, mais au final c’est tout le Maroc, tous les Marocains qui paieront la facture finale.
Nous lisons la presse, mais quelles personnes nos journalistes interrogent-ils le plus souvent, si ce ne sont celles qui ont le plus intérêt de ne pas voir trop rapidement les choses changer ? Quand rien ne bouge trop vite dans des changements attendus, vous pouvez vous dire qu’en fin de compte une majorité de décideurs et de profiteurs à tous les niveaux n’ont pas le désir de perdre quelque chose de personnel. Que ce soit politiquement, économiquement, ou personnellement selon la position de chacun dans une pyramide.
A chacun sa bulle ou son niveau de conscience dans ce qui se passe…
Ainsi la langue de bois ou le politiquement correct prime par la forme plus que par le fond dans les articles et les déclarations des premiers intéressés.
Il serait bien que la presse s’intéresse, même ici le terme intérêt s’impose, un peu plus aux autres parties qui forment ”la société” face à certains secteurs comme ici l’immobilier, une fois de plus au menu du jour au Maroc. Un tagine qu’aiment beaucoup de gens et pas seulement à l’heure du déjeuner. Qu’entendons-nous dans la rue ou dans les salons privés après le vrai tagine partagé entre amis, et que lire avec plus de recherche de l’information quand la neutralité des analyses répond plus justement à un courant général qui flotte dans les airs, comme une épée de Damoclès qui attendrait son heure ?
Marrakech plus chère que les grandes villes d’Europe ? Quelques promoteurs forment la base du jeu du Monopoly ? Les banques se jouent du marché ? Que cela est au détriment du Maroc, donc du peuple ? Les plus gros profiteurs ne sont pas les quelques étrangers qui achètent mais les institutionnels marocains ? Ce n’est pas d’aujourd’hui que des gens neutres et objectifs le disent … Les journalistes se réveilleraient soudainement devant un vent contraire qui arriverait devant des conséquences que je vous laisse découvrir par ce rapport, sans intérêt comptable direct, mais très intéressant “en vérité” …
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http://www.yabiladi.com/article-economie-2276.html
Le Professeur Christian Clairviel, né au Maroc, Docteur en droit fiscal, enseignant à Paris (Arts et métiers) ainsi qu’à l’INSEE et à l’université Cherbrooke au Canada, vient de terminer une étude sur les secteurs financiers, boursiers et immobiliers au Maroc. Selon les (premiers) résultats ces trois secteurs connaîtraient une crise latente, assimilable à celle des subprimes aux USA, mais de stricte envergure marocaine.

L’étude a mobilisé pendant 18 mois une vingtaine d’étudiants d’école de commerce qui ont croisé des centaines de sources d’informations. FMI, petites annonces immobilières, publications légales des promoteurs immobiliers, projets d’urbanisme en cours, articles de presse… Ces données ont été croisées avec d’autres de dimension internationale.Au-delà du «constat» fait sur la dichotomie entre l’attente de logements dits sociaux (entre 140 000 Dh et 250 000 Dh) face à l’offre réduite, l’étude met en perspective qu’une ville comme Marrakech est désormais aussi chère que de nombreuses villes des pays riches.Entre les marchés des rumeurs, d’évaluations…généreuses de réserves foncières pour certains promoteurs, de spéculations, l’étude fait rejaillir que 10 promoteurs font le marché immobilier dit de référence au Maroc. «Mais en pratiquant la construction de chateaux de cartes !», indique notre source.
L’étude tend également à démonter que les institutions bancaires, s’inspirant du syndrome américain «Too big to fail», font porter finalement la responsabilité à la banque du Maroc (elle se chiffrerait à 150 milliards de Dh), prêteur en dernier ressort alors que celle-ci ne peut adosser ce risque en Crédit Default Swap (CDS) - assurance par laquelle l’établissement financier se protège du risque du défaut de paiement d’un crédit en payant une prime – sauf à compromettre la notation internationale du Royaume et de sa monnaie.
En outre, l’étude indique qu’à part certains individus pour qui l’argent n’a pas d’importance et certains spéculateurs anglais pratiquant la technique «achat-revente simultané» (Input-Output Overloap) ou quelques retraités européens, ce sont essentiellement des personnes physiques résidant au Maroc, et non des MRE, des professionnels de l’immobilier et (surtout) des acteurs institutionnels marocains qui entretiennent la (dangereuse) bulle.
Qu’en sera-t-il dans un avenir à court et moyen terme ? Trois scénarios sont envisagés par l’étude.
Primo : crise majeure à l’horizon 2015 susceptible d’anéantir pour une décennie la Bourse de Casablanca et des entreprises du BTP, renationalisation des banques, relance de l’informel, longue récession.
Secundo : crise sévère à l’horizon 2013 venant du tourisme, de l’immobilier haut de gamme et du commerce international si l’économie mondiale tarde à retrouver le chemin de la croissance.
Tertio : atterrissage en douceur qui supposerait que le Maroc adopte des mesures drastiques en 2010 au niveau de la réglementation avec une application sans…concessions.
Rachid Hallaouy
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Le Maroc TELQUEL ou l’Absurdistan ? Ou “Miroir, mon beau miroir, dis-moi que je suis le plus beau pays du monde…”
29.1.2010 par admin.
Le plus beau pays du monde vu par ses intellectuels.
“…Une analyse crue, sans concession, salutaire – à lire d’urgence…”
C’est ce que dit cet article sociologique mais brut de terrain disons, laissant ensuite la place à Karim SMAIL, autre personnage qui aime avec objectivité lui aussi son pays. Donc plutôt qu’une nouvelle analyse sociologique sur cela, je ferai court ce jour si ce n’est de dire “NO COMMENT…”
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http://www.telquel-online.com/407/index_407.shtml
Maroc. Bienvenue en Absurdistan
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Une fois n’est pas coutume : le dossier que TelQuel vous propose cette semaine n’est ni une enquête journalistique, ni un reportage de terrain. Il s’agit plutôt d’un cri – celui d’un intellectuel marocain brillant mais méconnu, qui assume pleinement sa subjectivité.Avec sa raison mais surtout avec ses tripes, Lahcen Berkou dénonce “les turpitudes et les contradictions d’une société marocaine à la dérive”, devenue “une jungle livrée à la loi du plus fort, où l’individualisme s’est incrusté avec cette violence qui caractérise la prédation”. Aux nantis obsédés par “la frime”, les couches populaires “opposent sans complexe une anarchie désarmante, écho de la Siba de naguère”. Quant aux “contraintes liées à l’exercice du droit et des libertés”, chacun, riche ou pauvre, s’évertue à s’en exonérer, ajoutant à “la raison du plus fort” celle… du plus malin.
Une analyse crue, sans concession, salutaire – à lire d’urgence.
La société marocaine a la certitude de s’être définitivement installée dans la modernité. Une “modernité” visible, évidente, nous répète-t-on. La pensée commune s’entête et l’affirme comme allant de soi. Certes, on voit bien que la classe moyenne accède de plus en plus à la consommation des biens d’équipement moderne. Mais il est faux d’établir, de fait, une adéquation entre l’appropriation de ces “signes” et la revendication de la modernité. Le pas serait abusif.
La modernité, cette illusion
En réalité, la modernité ne se dévoile pas sur les murs et les enseignes. Elle ne se rencontre pas dans les parcs, les supermarchés et les réseaux autoroutiers. Pas plus qu’elle ne se laisse réduire aux artefacts de la consommation, aussi moderne soit-elle. Non. La modernité se donne à lire dans l’aptitude à une bonne et authentique gouvernance, au niveau politique. Elle s’appréhende dans les capacités d’une société à se construire un espace de citoyenneté qui met en scène l’individu souverain dans ses actes et dans ses engagements, quand ils sont gouvernés par la raison et affranchis de toute transcendance. La raison confère à l’individu sa pleine liberté de citoyen qu’il exerce en convoquant, dans l’exercice de la liberté, l’expérience des limites qu’elle lui impose.
On ne conçoit pas une liberté qui nie celle des autres ou qui la contrarie. C’est un lieu commun. La liberté est un continuum où les contiguïtés de ses représentations et de sa pratique édifient un espace civique où s’assument les droits et les devoirs inhérents au principe de responsabilité citoyenne. Penser son individualité et faire valoir sa liberté, c’est assurément une façon de se tourner vers la modernité.
Les sociétés traditionnelles revendiquent, certes, les mêmes caractères “d’individualité” et de “liberté”. Mais en les “diluant” dans et pour la pérennité du groupe. Par ailleurs, ces sociétés règlent leur présent sur l’invocation de leur passé. Leur présent n’est alors qu’une contextualisation figée de leur passé, à travers les rites, les coutumes et les traditions intériorisées.
C’est que la modernité n’est pas donnée une fois pour toute. Elle ne connaît pas l’immuable. Elle admet ; elle appelle les ruptures. On n’est pas installé dans la modernité quand le poids, les lourdeurs du passé gèrent le présent et l’avenir. La modernité est un projet d’émancipation sociale, sans cesse renouvelé. Un projet inachevé, qui a le mérite d’inciter à une constante remise en question de soi, des normes et des valeurs sociales. Entrer dans la modernité, c’est tout simplement vivre avec son temps.
L’espace public, ce bien commun
De tout temps, les sociétés humaines ont œuvré, chacune dans sa singularité, à l’édification d’un espace public, enjeu de leur cohésion sociale. Des grottes du néolithique aux steppes de l’Asie centrale, des savanes africaines à la place de mai en Argentine, en passant par l’Agora des Grecs, les sociétés humaines, selon leur génie, ont construit leur espace public, en y privilégiant une aire de pratiques et de représentations visant à une régulation des mœurs et des conduites des groupes sociaux.
Les Grecs, bien évidemment, ont marqué l’histoire universelle. On a davantage retenu l’Agora que le baobab ou l’arbre à palabres des sociétés africaines traditionnelles. Le modèle grec a inspiré l’espace social de l’Europe, comme il lui a fourni les fondements de ses démocraties, politiquement parlant.
La structuration de l’espace public en tant que champ de l’agir individuel et collectif est consubstantielle des enjeux de société qu’il porte et incarne. Un espace régi par des velléités coercitives inhibe les réseaux d’interactions des hommes, leur volonté, leur liberté. Il force à une crispation des mentalités. Un tel espace de “forclusion” génère de la violence, intériorisée ou flagrante, parce que les hommes ne s’y reconnaissent pas, ne le reconnaissent pas comme “un bien commun”, selon l’expression d’Aristote.
L’espace marocain, quant à lui, ne souffre plus de ces coercitions d’antan. Mais il continue de porter les stigmates d’un régime défunt. Il peine à se libérer de lui-même. Enchaîné aux réflexes de survie, il manifeste encore les turpitudes et les contradictions d’une société à la dérive. Il est loin d’avoir atteint un semblant de citoyenneté. C’est bien un espace public, comme une jungle est une jungle. L’individualisme s’y est incrusté avec cette violence qui caractérise la prédation. Le fort y est fort, le faible y est faible. Les deux y sont liés par ce fatal attrait du prédateur pour sa proie. Livré à la raison du plus fort, notre espace public prédispose à une mentalité agressive du “bec et de la griffe”, selon la formule de Jean-Marie Pelt (La raison du plus faible, Ed. Fayard, 2009). Le principe qui régit les relations individuelles se résumerait dans ce mot d’ordre, résonance d’un écho primitif, forgé par le même Pelt : “Mangez-vous les uns les autres”. On serait en peine de déceler, à l’intérieur de cet espace, la figure du citoyen responsable, respectueux de lui-même, des autres et du bien commun.
Le paradoxe de l’espace public marocain, c’est qu’il se réclame d’un changement longtemps espéré, enfin advenu, en même temps qu’il mobilise et convoque, pour son fonctionnement, des attributs de stéréotypies de comportements et de conduites archaïques ou anachroniques. Le changement n’est que représentation de façade, les mentalités demeurent les mêmes, au point qu’il n’est pas abusif de penser que l’espace public est gangrené par cette contradiction : changer pour rester le même ou rester le même dans le changement. Une quadrature du cercle. L’espace public marocain a sa propre grammaire. Il s’y pratique une conjugaison rigide de l’un sans les autres, sans le tout.
Classe moyenne, parlons-en
La classe moyenne, aux contours encore indéfinis au Maroc, aime bien afficher son statut et ses privilèges, légitimes et prétendus comme tels, toujours de manière ostentatoire et souvent vulgaire. Elle ne semble pas avoir fait sien l’adage de prudence : “Pour vivre heureux, vivons cachés”. Attitude de classe et de parvenus en mal de reconnaissance, qui aspire à un double effet de distanciation et de proximité. Au premier est dévolu le rôle de maintenir et d’accentuer les écarts symboliques de classe en déployant des attributs matériels réputés hors d’atteinte des couches sociales à revenus faibles. Au second est affectée l’ambition d’affirmer la maîtrise des codes sociaux des classes dirigeantes détentrices des modèles dominants du marché symbolique du pouvoir.
Obnubilée par son désir d’assimilation, la classe moyenne pèche par excès de zèle, adopte puis adapte, dans leur forme caricaturale, les traits distinctifs convoités. La voiture en est un exemple emblématique parce qu’elle permet, grâce à son rayon d’action, à sa visibilité, une meilleure diffusion des manières et des manies qui font sa marque de fabrique, son “appellation d’origine contrôlée”. La classe moyenne n’a pas l’âme écologique. Les pays industrialisés portent leurs efforts sur la réduction de l’effet de serre qui hypothèque l’avenir de la planète. En matière automobile, les constructeurs ont opté pour des véhicules à faible consommation d’énergie, sous la pression de l’opinion publique avertie et des courants du développement durable. La classe moyenne marocaine, elle, affectionne et collectionne les marques cotées, en particulier les “quat’quat”, gourmands et polluants. Qu’à cela ne tienne, la parade n’a pas de prix. Il s’agit de montrer les accessoires fétiches d’une proximité au pouvoir central. Et, comme deux précautions valent mieux qu’une, un soin particulier est apporté au choix de la couleur des véhicules. Qui a dit que le noir n’est pas une couleur ? Si, si ! Celle des cortèges royaux, des officiels, des habitués des méchouars, ou des cabinets occultes. En un mot, du Pouvoir. C’est bien de cela qu’il s’agit. La classe moyenne entend bien faire savoir qu’elle a du pouvoir. Le pouvoir d’achat n’est qu’anecdotique pour elle, même si elle tire le diable par la queue, comme tout le monde, dans le secret des découverts bancaires ou des crédits à répétition.
Donner le change est le mode opératoire de cette élite. Tout est dans une représentation théâtrale, tragi-comique. Cet habitus est poussé dans son expression la plus caricaturale, grossière, chez certains qui jettent leur dévolu sur une marque précise. Ils commandent, quand ils n’exigent pas de leur vendeur ou de leur concessionnaire, que leur BMW ou leur Mercedes satisfasse à ces impératifs : teinte noire métallisée, vitres teintées et plaque minéralogique de RABAT. Ces détails ne sont pas anodins, tant ils signifient socialement une démarche puérile et agressive. Puérile parce qu’elle procède d’une mystification propre à faire croire, en en exhibant quelques oripeaux, quelques artifices, à une appartenance au sérail du Palais royal. Agressive car elle marque une stratégie d’intimidation et de violence symbolique, déployée comme mode de neutralisation des identités des classes déshéritées ou de leurs prétentions à la modernité.
Caste, frime et Siba
La classe moyenne négocie tout le temps sa contiguïté avec le pouvoir central. Elle tire de ses tentatives et de ses réussites en la matière (si tant est que l’on puisse parler de réussite) des avantages certains qu’elle expose avec la vanité et l’orgueil morbides qui siéent aux arrivistes, affairistes, carriéristes, opportunistes et suppôts de tout poil. Le credo de cette nouvelle “caste” est des plus simples : montrer ce qu’elle a et se montrer telle qu’elle n’est pas. Digne héritière du machiavélisme, elle se nourrit du cynisme de cette doctrine, en irrigue la pensée commune et affecte les comportements sociaux dans leur globalité. Toute fin justifie tous les moyens : tel est le levier de la machinerie, voire de la machination, mis en œuvre.
En se prévalant, à la fois de ce qu’elle ne peut être (réellement au cœur du pouvoir) et de ce qu’elle représente objectivement, la classe moyenne s’enferme sur elle-même, joue des coudes, inlassablement, pour s’assurer une respectabilité de façade, se tailler une portion gourmande de privilèges usurpés, par le biais du clientélisme, des passe-droits. Le tout pour parachever, en un mot, l’impunité, l’intouchabilité derrière lesquelles elle court et s’affaire. Ce modus operandi n’a d’autre raison que de se soustraire aux lois et règlements bafoués avec la plus grande négligence, la plus condamnable des légèretés. L’idée, aussi saugrenue soit-elle mais très largement partagée, c’est que les lois et les règlements ne sont faits que pour les va-nu-pieds, les enturbannés, les voilées ou les crânes rasés. La classe moyenne ne s’applique qu’une seule règle : se jouer de toutes les règles avec, en prime, une tendance à en jouer, à frimer de tous les feux.
A ce jeu-là, elle aura réussi à enflammer le pays. Le feu couve partout. Et personne n’est disposé à jouer les pompiers. Pas même les supposés “va-nu-pieds”, ébouriffés de misère intellectuelle et morale. Dans leur frénésie à imiter tout et n’importe quoi, ils en font trop et exagèrent, dans leurs pratiques sociales, dans leurs représentations, dans leurs désirs, le cycle de reproduction des modèles des nantis. C’est ce que les sociolinguistes appellent un phénomène d’hypercorrection. Eux aussi friment, de rien, pour rien. Ils “se la jouent”, comme on dit vulgairement. Ils jouent si bien qu’ils rendent leur pièce aux nantis de tout bord, et leur dament même parfois le pion. Et pas qu’aux nantis, Eux aussi ont mis le pays sous coupe réglée. Ils ne négocient pas leur impunité dans les salons privés ou sous les lambris des grands ministères. Le moqaddem, le chaouch, le khalifa ou même le Si An-Naïb (le député du coin) sont leurs alliés, leurs acolytes. C’est qu’ils ont le bras long, eux aussi. Il ne faut pas croire. Selon eux aussi, les lois sont faites pour les autres, mais surtout pas pour eux. Ils sont au-dessus et ils payent pour ça. Demandez au gendarme ou au policier qui se pointent, comme des métronomes, le 5 du mois, ou le 15, au rond-point ou au virage le plus vicieux, pour arrondir leurs fins de mois. Il faut bien qu’ils vivent, eux aussi. Ce ne sont pas des chiens, même s’ils mènent une vie de chien et que tout les enrage. Eux aussi !
Il faut comprendre tout ce monde, même si tout le monde ne comprend rien à tout cela.
Le temps de la télé-modernité
La “modernité”, tous y tiennent, vent debout. Nos concitoyens se sont affranchis des couscoussiers qui pullulaient sur leurs terrasses il y a une vingtaine d’années, aujourd’hui remplacés par les paraboles. Et les images de la télévision ont radicalement transformé leur univers social, violemment perturbé leurs représentations du monde. Leur monde n’est plus au coin de chaque rue. Il est médiatisé au travers des spots publicitaires venus d’ailleurs, qui vantent l’ailleurs, ses temples de consommation et leur démesure. La modernité sur laquelle fantasment les déshérités est une coquille évidée qui n’a aucun sens dans un espace social alourdi par des archaïsmes tenaces, rebelles aux changements structurels. Leur modernité est factice, corrompue et dévoyée. Elle est “attrapée” comme des benêts attraperaient des mouches avec du vinaigre, de loin. Leur modernité, saisie par la lucarne des téléviseurs, n’est qu’une “télé-modernité”.
Les déshérités livrent bataille aux cols blancs, aux mains sales, aux nantis, sur les marges de l’espace social. Mais les uns comme les autres participent à la décomposition de ce qui ronge le pays : les mentalités, en tout point rétrogrades et violentes. Personne ne s’enhardit à trancher net avec ses réflexes, ses habitudes qui oblitèrent et condamnent les voies vers une authentique modernité. A la frime, les couches populaires opposent, sans concession, sans complexe, une anarchie désarmante (naguère dénommée, en dialectal, Siba). Le mot d’ordre est simple : se sortir de toute situation, en y mettant le prix le plus insignifiant et par des détours qui ne s’embarrassent pas de scrupules. Tout est interprété puis transformé, c’est-à-dire dénaturé, pourvu que soient satisfaits les petites affaires du sordide quotidien, les petits intérêts mesquins. Le feu rouge n’est rouge que si l’on veut qu’il soit rouge ; quant au vert, il est totalement inutile, redondant, en l’occurrence, dans cette logique. Les “deux roues” ont bien un casque, mais il trône sur le guidon, quand il ne sert tout bonnement pas de panier à légumes. Les jeunes s’amusent à narguer les voitures et la mort, en décrivant, au beau milieu de la chaussée, des ronds de vélo ou des huit hasardeux, sans aucun souci. Inutile de les rabrouer, ils recommenceront quelques mètres plus loin, en vous gratifiant de quelques insanités du cru.
Notre espace public échappe donc à la raison. En tout cas, à une raison reconnaissable. Chacun s’évertue à s’exonérer des contraintes liées à l’exercice du droit et des libertés. L’Etat et ses instances garantissent, en théorie, ce que le sociologue Jean-Daniel Raynaud appelle le contrôle formel, à travers lequel il applique des “sanctions institutionnalisées”. En pratique, force est de constater que l’Etat est bien en peine d’exercer son contrôle social, handicapé par son corps gangrené (la dépravation constatée chez les auxiliaires de police et de justice, les agents de la fonction publique). Le phénomène est d’ampleur. Au point que l’Etat, comme la société, débordé, tétanisé dans son impuissance à l’enrayer, s’accommode de toutes les formes de déviance. L’absence de l’Etat ou sa démission n’est pas sans conséquence. Elle favorise l’intrusion, dans le champ du contrôle social informel (les interactions de la vie quotidienne), de voix nouvelles qui s’autorisent de nouveaux discours, revendiquent et imposent un autre paradigme de légitimité : le paradigme religieux comme alternative au désordre social. Ses injonctions d’un autre temps ruinent la crédibilité largement entamée de l’Etat et de ses efforts pour inscrire la société marocaine dans son projet d’émancipation et d’éligibilité à la modernité.
Faire du neuf avec du vieux Aidé par les slogans vides qui lui tiennent lieu de vecteur, le discours religieux, ou faussement religieux, compromet toute velléité de consensus dans le processus de légitimation de la modernité. La mobilisation autour du “dissensus” auquel ce discours appelle trouve écho dans les couches les plus perméables à un certain islamisme rampant, parfois radical.
L’islamisation de l’espace public avance à marche forcée et l’on ne compte plus les véhicules qui arborent, sur leur pare-brise arrière, des versets du Coran invitant à “ne pas oublier d’invoquer Allah”. Le salut résiderait dans cette ultime et suprême invocation qui prémunirait de tout et de tous. Mais si, d’aventure, elle venait à ne pas suffire, des calligraphes anonymes ne manqueraient pas, pour vous conseiller, pour votre salut, en toutes circonstances et en dernier ressort, de vous en remettre à “Dieu, clément et miséricordieux”. Le credo ne date pas d’aujourd’hui.
La faillite du politique et les nouveaux dérèglements sociaux ont laissé le champ libre aux spéculations les plus douteuses sur la puissance du religieux, seul à même de rétablir la paix sociale, en moralisant les mœurs et en retournant aux fondamentaux de l’islam. Une entreprise anachronique et passéiste qui trouve entrepreneurs nouveaux et relais efficaces.
Faire du neuf avec du vieux, pourquoi pas, si nous ne savons pas y faire avec le neuf ou s’il n’est pas taillé pour nous. Seulement voilà, les “entrepreneurs de morale”, selon l’expression du sociologue Howard Becker, tentent d’imposer de nouvelles normes de conduite dans lesquelles s’inscrivent, comme en négatif, tous les travers, toutes les déviances. Les versets du Coran couvrent les pare-brise des véhicules et appellent à la moralisation forcée des comportements et des mœurs. Mais ceux qui participent à ce mode de diffusion ne sont pas les moins portés sur les incivilités et les dérogations aux règles de sécurité et de courtoisie de la route. Les voitures s’improvisent en minbars et en tribunes pour la prédication et le prosélytisme. Elles servent de relais à une violente croisade qui fait fi des libertés publiques ou des règlementations de la voie publique.
S’en remettre à Dieu à chaque transgression, c’est se retirer du monde en se mettant en marge des institutions des hommes, en négligeant de contribuer à consolider les prémices d’une modernité fragile qui peine à affirmer sa rationalité. Il n’est pas sûr que les nouveaux entrepreneurs aient pris toute la mesure de ces enjeux. Et il est permis de douter de leur volonté d’y souscrire. Le sort des hommes ne les intéresse pas. Ce qui les motive est de l’ordre du divin, transcendant tout. L’au-delà est leur seul enjeu. La société, ses hommes, ses règles et ses lois sont relégués au second plan de leurs préoccupations.
Sisyphe, version marocaine
Ces postures de repli ne portent pas à la grandeur tant elles cultivent les paradoxes et réduisent les atouts de la modernité. Les mosquées, lieu de leur prédilection, ne désemplissent jamais. Elles débordent jusque sur la voie publique et dérèglent la circulation. Bousculer l’ordre profane pour que s’épanouisse le sacré, là réside le sens de cet activisme moralisateur. Là se lisent tous les désordres. Il n’y aurait rien à redire si tout cela donnait à observer dans le tissu social quelque effet de rectitude morale ou de redressement des comportements déviants. Il n’en est rien. Toutes proportions gardées, l’afflux vers les mosquées n’est que l’occasion d’une cérémonie pénitentielle au cours de laquelle chacun vient trouver absolution à ses péchés. Les mosquées semblent coupées des réalités sociales dont, naguère, elles ont fait leur pain quotidien. Leur emprise, en tout cas, sur l’hypocrisie générale est amoindrie. Tous les enturbannés, les barbus ou les imberbes qui se déversent sur les trottoirs, après les prières, oublient allègrement sermons, versets et hadiths pour se remettre à cracher à vos pieds, multiplier les jurons, etc. Ils sont prêts à refaire le plein des incivilités, des entorses à la loi, des manquements aux devoirs, en attendant le prochain office du vendredi saint qui les lavera, de nouveau, bien blancs. Le mythe de Sisyphe version moderne, et marocaine, en quelque sorte. Absurde.
Les Marocains cultivent le paradoxe. Les désordres qu’ils produisent dans leur espace ne sont jamais perçus comme la conséquence des dérives et des manquements de chacun. La responsabilité est rejetée sur les “autres”, entité diffuse et anonyme. “L’enfer, c’est les autres”, comme l’écrivait Jean-Paul Sartre.
Les incertitudes de la transition
Que les Marocains s’accablent de violentes invectives, est le signe que la société ne s’est pas libérée des brutalités et des exactions d’hier. L’enfer, assurément, est partout. Il provient de loin. De l’histoire récente du pays, de ses années dites de “plomb” qui ont creusé le lit de tous ces dérèglements dont les mentalités portent toujours les stigmates.
Peut-être faudra-t-il accepter l’idée que ces bouleversements soient naturellement inhérents à toute transition. Et peut-être nous est-il permis de nourrir quelque espoir de ne pas voir le pays sombrer dans le déclin…
Tendance. “Vive le roi, Vive le Je !”
Nul doute que l’avènement de Mohammed VI aura débridé les esprits longtemps aliénés, réhabilité la parole injustement confisquée, fait éclater nombre de tabous. L’évènement est d’importance. Mais, comme la boîte de Pandore, il n’aura pas répandu que des bienfaits. Il aura provoqué, dans son sillage, ce que les stratèges, d’un euphémisme douteux, ont nommé “des dégâts collatéraux”. Recouvrant leur liberté, les Marocains, encore maladroits dans le délicat exercice des libertés auquel ils ne se sont pas préparés, ont versé dans tous les excès. Désormais, la liberté est perçue comme un sauf-conduit pour toute forme de débordement. Le Marocain, hier séquestré dans le noir obscur, revendique, tapageur et forcené, un individualisme tenace et démesuré, violemment aveuglé par le nouvel éclat. Rien ne doit plus pouvoir contrarier ce que le Marocain découvre avec délectation : sa liberté, cette faculté non monnayable qui l’autorise à braver tout et tout le monde. Le bon sens a abdiqué devant une telle conquête. Et, tandis que certains caciques de l’ancien régime rasent les murs, le Marocain, exultant, crie sur les abords du cortège royal « Vive le Roi », pensant secrètement, bravache : « Vive le JE ». L’espoir d’une conscience collective de ce que devrait être “le bien commun” s’en est trouvé davantage fragilisé, le cédant à un ego surdimensionné, source des convulsions qui secouent l’espace marocain. “C’est mon droit”, “J’ai le droit”, “Je fais ce que je veux, où je veux, comme je veux, quand je veux” est le nouveau paradigme, la nouvelle ossature qui charpente cette forme de pensée unique, anarchique, et structure les comportements déviants qui lui sont sous-jacents. La morale s’emballe dans les remous de cette frénésie de l’affirmation du Moi qui évacue de ses impératifs les contraintes (devoirs et obligations) inhérentes au principe supérieur de responsabilité.
Système D. La loi du plus débrouillard
On peut dire qu’une frange non négligeable de Marocains a acquis le réflexe de “se débrouiller” avec ce qui la gêne. Elle ne s’en débarrasse pas. Elle s’en accommode moyennant quelques arrangements complices et corrompus. La débrouillardise est érigée en valeur cardinale qui gouverne ses intentions comme ses projets, ses actes comme la mentalité qui les anime. Tout nous gêne. Les lois, les règlements, les devoirs, les engagements, le respect des autres et de l’espace social, le présent et l’avenir. La modernité, sans lendemains, est jetée en pâture aux appétits les plus immédiats. La corruption est logée dans l’œil du policier qui vous toise, raide et faussement débonnaire. Elle est lovée, comme une verrue, dans la main moite et avide de l’infirmier, du moqaddem, du caïd, etc. La moralité est saignée de partout. Le mal enfièvre le pays tout entier.
Alors on redouble d’adresse pour se mettre à l’abri de ce que dit le droit. Les uns comme les autres se constituent carnets d’adresses et réseaux d’intermédiaires occultes. Les uns et les autres valent ce que valent leurs protecteurs. La loi ne vaut rien, elle. Les passe-droits, le clientélisme, ont raison d’elle.
Réflexe. La peur du flic, mode d’emploi
Ailleurs, dans les démocraties, la peur du flic ou du gendarme traduit la peur des citoyens de contrevenir au droit et donc de se voir infliger de justes sanctions. Elle exprime aussi l’intransigeance des représentants de la loi qui ont mission de l’appliquer équitablement et avec rigueur. Leur honnêteté, leur civisme engagent ceux des autres citoyens.
Le Marocain, lui aussi, a peur du policier. Mais son civisme et sa citoyenneté sont enfouis au fond de sa poche où il tente de dégoter quelques pièces pour le policier qui l’attend, au même endroit. Il ne se soucie guère de vérifier s’il emporte avec lui les papiers de son véhicule. Dieu l’accompagnera de toute façon dès l’instant où il mettra les pieds dehors. Et la modernité, dans tout cela ? Casse-tête, trop compliqué, un truc venu d’ailleurs, de l’Occident, quelque chose de dangereux, attentatoire à l’authenticité.
Pour leur part, le policier et le gendarme font une lecture sémiologique tronquée de leurs instruments de travail. Le radar portatif est leur filet, une machine à sous dont chaque prise équivaut à une jubilation. Dommage parce que le radar, c’est tellement plus, autre chose. Porté par un agent assermenté, il garantit l’autorité de l’Etat en rappelant toute sa rigueur objective à tout contrevenant. Et assure, surtout, la sécurité des usagers de la route. Les contrôles auxquels ceux-ci sont soumis doivent logiquement les inciter au respect de toutes les dispositions légales. C’est ainsi que s’appréhende, dans sa simplicité, le sens “dénotatif” lié au terme radar. Son contenu “connotatif” est plus étoffé : respect des lois, de la liberté d’autrui, sens des responsabilités, civisme, courtoisie, autant de traits auxquels renvoient les fonctions attachées au radar et qui balisent, par leur observance stricte, le chemin de la citoyenneté. Chez nous, en “Absurdistan”, nous sommes bien entendu loin de tout cela.
Automobilistes, piétons… Société à irresponsabilité illimitée
L’espace public a ses règles. Celles du vivre ensemble, celles d’une bienséance, d’un savoir-vivre. C’est ce socle qui fonde la garantie d’un espace civique, stable, gage d’une société apaisée digne avec ses hommes, à leur tour dignes de cet espace. Au Maroc, cette réciprocité s’avère un leurre, à l’examen des occurrences suivantes :
1 Inutile de rouler en voiture en respectant la limitation de vitesse. Vous essuieriez les foudres de tous les usagers de la route.
2 Ne vous croyez pas en sécurité si vous gardez votre droite. On viendra vous doubler à votre extrême droite, pour se rabattre devant vous. Un bras d’honneur sera votre lot, si vous protestez derrière votre vitre.
3 Ne vous avisez pas d’essayer de traverser la chaussée, si vous êtes piéton. On ne vous laissera pas passer et vous vous entendrez traiter de tous les noms d’oiseaux.
4 Ne croyez pas que la ligne continue vous garantit la vie. Vous êtes doublé par des véhicules qui chevauchent allègrement la ligne continue. Et dans les deux sens : derrière vous et en face de vous.
5 Ne vous placez pas derrière un véhicule arrêté à un Stop. Vous perdriez votre temps. Le gars, confortablement installé dans son 4X4, a arrêté le moteur de son véhicule. Lunettes noires, costume trois pièces, manifestement bronzé aux UV, il téléphone. Il vous foudroie du regard le plus méprisant et continue son manège, sans état d’âme.
6 Ne levez jamais les yeux au ciel quand vous déambulez en ville. L’asphalte, aussi bien que les trottoirs, sont souillés de crachats et de glaires peu ragoûtants.
7 Ne cherchez pas le sens de la queue dans une banque, une administration ou chez un commerçant. Il n’y en a pas. La file n’existe pas. Elle n’est pas en profondeur. Elle s’étale sur toute la largeur du comptoir. On pousse des coudes ; on passe au-dessus de vous des documents, des chèques, pour vous voler votre tour.
8 Ne vous étonnez pas de voir un flic chaleureusement entouré du contrevenant, de son copain et de ses cousins. Les flics adorent le contact humain. Les contrevenants aiment se frotter, de très près, aux flics. Les flics, c’est connu, ce sont des gentils, même flanqués de leurs radars, postés au bout d’interminables avenues où ils semblent attendre d’autres cousins, d’autres meilleures grivoiseries.
9 Si vous ne démarrez pas au quart de tour, au feu vert, les autres vous aboient dessus, en lâchant sur vous leurs klaxons rugissants. C’est que le Marocain est pressé. Il n’a pas de temps à perdre. Il participe au développement du pays.
10 Ne croyez pas qu’un sens unique (panneau d’interdiction) vous garantit la libre circulation. Le gars que vous rencontrerez, remontant le sens interdit, ne vous laissera pas le passage. Il est pressé et n’a pas le temps de faire le pâté de maison. Alors, il économise son temps, en coupant au plus court. Il est prêt à tout. Gare au gourdin que beaucoup de Marocains planquent dans leurs voitures.La liste de ces dysfonctionnements et de ces manquements est longue, malheureusement. Ce corpus suffit pour illustrer l’étendue du désastre. La vague d’incivilités ne semble épargner personne. S’il se trouve quelques-uns à s’émouvoir de ce fléau, rares sont ceux qui joignent les actes à la parole. L’indignation n’est pas un sentiment partagé. Comment pourrait-il en être autrement du moment que l’outrecuidance, la déviance, le système D, l’obséquiosité, la corruption, sont des traits largement diffusés dans les esprits, profondément intériorisés ? Un tel espace public est de toute évidence malade de lui-même. L’impuissance à juguler cette hémorragie des normes et des valeurs morales atteste bien que le mal est profond.
Comment expliquer ce désordre, ce chaos ?
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http://www.emarrakech.info/Maroc-la-verite-qui-derange_a15361.html
Maroc : la vérité qui dérange

Sommes-nous sublimés par nous-mêmes ? Ou nous voyons-nous sur un miroir qui nous ment ?
Vous ne m’en voulez pas si mes propos sont directs et frontaux. Je veux que vous sachiez bien que si je parle ainsi de mon pays, c’est parce que je l’aime et cet amour est indescriptible et indéfinissable car je n’ai pas l’âme d’un poète qui sait mieux que moi extérioriser ses émotions.J’ai choisi ce titre, ce n’est pas pour ennuyer ou déranger quiconque bien au contraire, je voudrais juste rapporter une vérité sur qui sommes-nous en réalité ? Certains qui ont vu le film d’Al Gore La Vérité qui dérange ont pu remarquer sûrement à la fin du film que la vérité du réchauffement de la planète est un fait avéré. La question qui se pose est est-ce que le poids de ce titre traduit effectivement la préoccupation de la population de la planète ? Ma réponse est non parce qu’en ce moment la majeure partie de la population de la planète, environ 80 %, est plutôt préoccupée par le réchauffement du prix du pétrole et son impact sur le réchauffement des prix des produits de première nécessité dont ils ont besoin au quotidien. Ceci n’enlève pas le caractère sérieux de la problématique du réchauffement de la planète, mais l’enrichissement des spéculateurs au détriment de la population de la Terre me paraît beaucoup plus sérieux que le réchauffement climatique.Certaines ou certains Marocains sont sublimés par eux-mêmes
J’ai envie d’utiliser une autre métaphore qui illustre bien qui nous sommes en réalité, mais je n’ai trouvé que celle-là : nous ressemblons terriblement à quelqu’un qui croit dur comme le fer qu’il est beau, mais en réalité il ne l’est pas. Sûrement que ce quelqu’un, il faut lui recommander de changer son miroir ou l’enlever carrément de chez lui parce que lui raconte n’importe quoi. Probablement cette vérité, ça va choquer quelques-uns, mais hélas il n’y en a pas d’autres. La seule et l’unique que j’estime à même de coller à notre vérité, c’est celle-là. Cette vérité qui dérange, mais c’est la seule à mes yeux palpable et quantifiable. La question de croire ou de ne pas croire à cette métaphore, ça n’a pas beaucoup d’importance. Par contre la question jusqu’à quand on va continuer à faire confiance au fameux miroir qui voile la vraie réalité de notre face et en consolide en conséquence l’idée que nous sommes sublimés par nous-mêmes :).
• Tu rigoles.
• Oui, mais tu veux que je fasse quoi m’a-t-il répondu le sublimé par lui-même.
• T’as raison, continue à rigoler et on verra qui va rigoler le dernier.
Maintenant, je vais décliner les chiffres qui font tourner la tête. Ce sont des chiffres que j’ai pioché dans ce rapport et on va voir qui rira le dernier :
1. Les perspectives de développement humain : Nous sommes au 126e rang juste devant le Soudan. Tous les pays arabes sont devant nous à des années-lumière. Quant au niveau de l’enseignement, on est pratiquement le dernier de la classe. A tire indicatif, la Namibie nous devance largement au niveau du développement humain, ça ressemble à une grosse blague, mais ce que je suis en train de rapporter, hélas, c’est la vérité. Le rapport révèle que ce classement nous permet de nous rapprocher des pays « à faible développement humain ». Quelle honte !!
2. Les perspectives de développement social A ce niveau, aucun organe marocain ou aucun plan de développement social n’a convaincu les experts de PNUD des « progrès effectifs ». Par contre, nous n’avons pas honte de ne faire valoir que les plans. Les experts internationaux n’ont rien à faire des signaux. Ils ne croient qu’aux faits et les résultats calamiteux. Visiblement, on est atteint du syndrome de la Coupe du monde. On veut tout organiser et tout édifier sur la base des maquettes. Apparemment, on est plus champion du monde dans le jeu des maquettes qu’autre chose.
3. Les perspectives de l’éducation et de l’enseignement Puisque les indices de développement humain ont atteint le sommet de la médiocrité, je vous laisse deviner le niveau de l’éducation et de l’enseignement. Faute de paraître cynique aux yeux de certains, je vous laisse méditer ces chiffres. En fait, jusque-là, je ne fais que rapporter des faits quantifiables et les qualifier à leur juste valeur. Ce qui fait le plus défaut dans notre tissu social, ce sont les indicateurs de l’éducation et l’enseignement. A la fin de l’année 2005, le Maroc affiche un taux d’alphabétisation des adultes :
• 52 % d’alphabétisation des adultes ;
• 58 % un niveau de scolarisation combiné (primaire, secondaire, universitaire).
Notre pays fait moins bien que l’Ouganda, le Kenya ou même Madagascar. Encore quelle honte… !
4. Autres perspectives La liste est longue si je décline tous les chiffres et indicateurs qui attestent que la gestion des pouvoirs publics est en plein délire. Si nous n’avions pas atteint une espérance de vie de 70,4 ans et un PIB par habitant de 4,555 $, notre classement aurait été bien pire. Toujours est-il que ces deux résultats restent bien loin de ceux de l’Algérie, la Tunisie ou même le Gabon. Des pays comme l’Egypte ou la Syrie se rapprochent des niveaux de PIB/hab du Maroc, mais le devancent de loin dans le classement global, grâce à de bons indicateurs d’enseignement.
Où l’engrenage fait défaut ?
A la lumière des indicateurs précités, il y a matière de se poser des questions sur la fiabilité des stratégies de développement social au Maroc si elles existent bel et bien.
Tous les projets initiés depuis 2005 dans le cadre de l’INDH « l’Initiative nationale pour le développement humain » partout au Maroc n’ont permis de relever qu’il y a une amélioration tangible de la population nécessiteuse. Il faut attendre le rapport DH de l’année prochaine pour évaluer les mesures de cette initiative. Les premières enquêtes font état de dysfonctionnement qui paralyse gravement l’atteinte des objectifs.Quant à l’enseignement, les indicateurs ne risquent pas de s’améliorer. Les opérateurs font état d’une aggravation sérieuse du secteur surtout au niveau de son infrastructure et de ses ressources humaines ainsi qu’une dégradation des conditions d’enseignement, notamment dans le monde rural. L’insuffisance dans ce secteur qui a été annoncé par des instances suprêmes et compte tenu de ces éléments, le score du Maroc ne risque pas de s’améliorer dans les prochaines années.
Constat fait, le Maroc est mauvais élève en termes de développement humain et social. Les experts du PNUD sont unanimes sur ce point et ont sûrement dû remarquer les inégalités incontestables entre les riches et les pauvres. Les signes de pauvreté et de précarité sont toujours aussi saillants et visibles que ce soit dans le milieu rural ou dans les espaces urbains comme les grandes agglomérations. Pourtant les organismes internationaux ne cessent de ressasser cette remarque qui n’a pas besoin d’expertise pour être signalée.Des centaines de solutions ont été avancées pour garantir le minimum vital en termes de qualité de vie pour les plus démunis. Mais il semble que les responsables régionaux n’ont pas encore la volonté de passer à l’action. Résultat des courses : un résultat humiliant qui ne peut être que nuisible sur l’attractivité du Maroc pour les investissements étrangers.Pendant que le Maroc recule, ses concurrents directs progressent à grands pas. Le Gabon, qui était classé juste devant nous il y a deux ans, grimpe désormais à la 119e place. Au niveau du monde arabe, il n’y a que la Mauritanie, le Yémen et le Soudan que nous arrivons à devancer. Toujours pas de quoi pavoiser.
A tire de rappel, je donne quelques chiffres concernant le classement des pays européens par le PNUD.
On voit d’après ce classement que les pays scandinaves confirment leurs réputations en matière de qualité de vie. Les pays fortement industrialisés sont loin de donner le bon exemple en développement humain, mais on trouve des raisons valables du pourquoi de cette négligence dans ce domaine.
Climat des affaires
Le rapport de WWF, « World Economic Forum », souligne que l’accès au financement, la bureaucratie gouvernementale mal organisée et la corruption sont les facteurs les plus problématiques pour faire des affaires dans les pays africains en général et les pays de l’Afrique du Nord en particulier. Sur ce registre, l’Algérie détient le score de la négligence. Le document cite aussi la fiscalité, les taxes de régulation, une main-d’œuvre non qualifiée, une réglementation de travail restrictive, l’instabilité politique entrave la bonne marche du train de développement. Le rapport fait état de ce classement.
Conclusion
En fin un classement au milieu de peloton, ce n’est pas réjouissant, mais c’est déjà ça de gagné. Pour consolider cette bonne note, je tire la conclusion suivante : ce ne sont pas les ressources qui font défaut au Maroc, c’est plutôt le mode de gouvernance qui piétine. Il est à noter qu’il y a eu des grandes réformes au Maroc, chose qu’il faut bien saluer, mais, au niveau des mécanismes des répartitions des richesses et la bonne délégation des responsabilités, les organes compétents doivent revoir leurs copies.
A suivre…
Karim Smail
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Maroc ou “histoire d’eau” par un savant de Marseille…
23.1.2010 par admin.
35% de l’eau potable se perd en route, faut-il planter des tomates sur nos trottoirs ?
Que d’eau, que d’eau ces dernières semaines au Maroc. Non, je ne vous aborderai pas ce jour avec un bulletin météo, bien que nous ayons reçu notre quota annuel sur le dos à Agadir dernièrement. Bienfait pour les tomates certes, mais manque parfois au robinet quand les tuyaux ou les réseaux se mettent en grève et que les barrages disent stop.
L’eau manquerait demain, manque déjà en certains endroits au Maroc. Si beaucoup de gens commencent à se rendre compte depuis quelques années que le divin liquide de vie naturel s’exprime en dirhams via les factures régulières, si l’on fait appel aux slogans préventifs pour nos enfants, il est bien de comprendre notre réseau et surtout de découvrir nos propres fuites ou nos petits déluges invisibles par les chiffres. Une histoire écrite par des “savants” de Marseille, une bonne manière de reprendre le tuyau.
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http://www.econostrum.info/Les-fuites-d-eau-sont-le-principal-probleme-des-reseaux-d-eaux-potables-au-Maroc_a2154.html
“Les fuites sont le principal problème des réseaux d’eau potable au Maroc”
Alors que se tiennent du 20 au 21 janvier 2010 à Rabat (Maroc) les 3 èmes rencontres des services publics de l’eau des pays arabes de l’association ACWUA (Arab Countries Water Utilities Association), François Coulange, directeur de la filiale Eaux de Marseille Maroc (EMM) et intervenant , fait le point sur la problématique du rendement des réseaux d’eaux potables dans ce pays.

François Coulange, directeur des Eaux de Marseille Maroc,
intervient lors du colloque de l’ACWUA (photo EMM) econostrum : Depuis combien de temps les Eaux de Marseille travaillent au Maroc ?
François Coulange : Filiale du groupe Eaux de Marseille, Les Eaux de Marseille Maroc sont présentes depuis vingt ans dans ce pays avec une activité d’ingénierie liée à l’eau potable et à l’assainissement. Nous proposons des services tels que des audits, la rédaction de schémas directeurs, des études d’amélioration de rendement, de l’assistance technique, des campagnes de mesures, et des modélisations.Nous proposons également des formations liées aux métiers de l’eau et de l’assainissement au Maroc, chez nos clients ou à Marseille, dans le cadre de l’École des métiers du Groupe des Eaux de Marseille.Nous réalisons également des prestations pour divers clients distributeurs d’eau comme la recherche de fuites d’eau ou les diagnostics de réseaux. Nous travaillons dans les principales villes du Maroc.
Les Eaux de Marseille Maroc emploient cinquante salariés et réalisent un chiffre d’affaires de 2 M€ par an. Un rendement des réseaux d’eau potable de seulement 65% en moyenne

Une des quinze équipes de recherche de fuites des Eaux de Marseille Maroc (photo EMM)
econostrum : Quels sont les principaux problèmes rencontrés dans la gestion des réseaux d’eau potable au Maroc ?François Coulange : C’est tout d’abord le rendement. Le rendement d’un réseau se calcule par le résultat d’un rapport entre le volume d’eau facturé et l’eau produite. La différence s’explique par des fraudes, une mauvaise comptabilité mais aussi par des fuites d’eau. C’est d’ailleurs l’un des principaux problèmes dans beaucoup de pays.
A Marseille, ce rendement est de 85% ce qui un excellent chiffre dans la profession. Au Maroc, il est en moyenne de 65%.Certaines villes comme Rabat ou Agadir font mieux et atteignent les 80% car, depuis très longtemps elles mènent une politique de renouvellement des réseaux et des compteurs. La plupart des autres villes ont des rendements médiocres.Une prise de conscience générale est en cours. L’eau est rare, chère et précieuse. Il faut donc diminuer les pertes.
econostrum : Quelle solution proposez-vous ?François Coulange : Pour diminuer les pertes, les Eaux de Marseille Maroc proposent aux gestionnaires de la distribution d’eau potable un service de recherche de fuite depuis 2000. Nous avons débuté avec une puis deux équipes de cinq personnes et aujourd’hui nous en comptons quinze dans tout le Royaume.
Nous intervenons également sur les réseaux internes des palais royaux. Même des villes comme Rabat continuent à faire appel à nous pour maintenir leur bon niveau de rendement en évitant les fuites d’eau potable.
C’est cette expérience que nous allons présenter lors du congrès ACWUA. Mercredi 20 Janvier 2010 Frédéric Dubessy
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De quel luxe parle-t-on au Maroc ? Orientalisme ou décor de façade, deux époques…
18.1.2010 par admin.
Luxe ou design, histoire passée ou décor, réalité ou marketing pour étranger ?
Depuis des années le luxe a été mis en avant telle une locomotive dans la volonté d’attirer au Maroc des investisseurs étrangers à fort ou très fort pouvoir d’achat. Le Maroc n’avait pas attendu le 21 ème siècle pour faire rêver les gens, l’orientalisme bien avant nous avait renvoyé déjà les beautés réelles de ce pays, beautés elles aussi issues d’une catégorie sociale de privilégiés, celle des princes et des familles de riches commerçants.

L’argument de luxe existe par une niche, mais est-il celui que les gens attendent majoritairement en venant en ce pays désormais ? Quelques années de tourisme basées sur ce critère ne donneraient certainement pas la même vision à l’aube des objectifs de 2010 et de ceux des touristes ou des nouveaux investisseurs.

La tromperie sur la marchandise d’appel aurait aussi remis en place certaines notions de classification à l’étranger, comme par exemple celle dans l’immobilier, où le “standing”, “le grand standing”, et le “très haut standing” ne cachaient que du logement social sur du foncier plus élevé, en ajoutant 2 cm de marbre dans l’entrée et quelques m² de zelliges dans la salle de bain pour justifier des marges élevées…
Une belle entrée d’un hôtel qui scintille pour se retrouver ensuite dans des chambres communes que l’on retrouve dans tous les pays de ce monde, la vision de quelques couturiers nouveaux, de quelques designers, quelques grands hôtels qui ne s’adressent qu’à quelques personnes qui ne comptent plus depuis longtemps, ne suffisent à répondre aux 10 millions de touristes attendus par les objectifs.
Faut-il attirer les touristes ou les écouter pour demain ?
La crise nous redistribue une nouvelle donne désormais, un virage vers une orientation plus populaire voire une vision de tourisme de masse pour demain. Mais n’était-ce pas déjà en grande partie cela depuis quelques années alors que les plus grands hôtels de “luxe” s’adressent aux tours opérateurs afin d’assurer de plus en plus le “remplissage” pour assurer les frais de fonctionnement ?
La vraie beauté du Maroc est plutôt dans ces anciens palais que l’on découvre en cheminant sur les routes de ce pays, mais surtout en découvrant les beautés naturelles et l’arrière-pays, en sortant des décors fabriqués.
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http://www.sanscartedepresse.com/2009/12/reportage-photo-le-luxe-marocain.html
Reportage photo: le luxe marocain
Dans le cadre d’une recherche pour la TV Luxe&Dream pour laquelle j’espère faire quelques choses d’ici quelque temps, je vais vous faire un peu rêver avec quelques symboles du luxe, du chic et glamour à la marocaine.Le tourisme dans ce pays a explosé ces dernières années, et la construction d’hôtels s’est multipliée. Dans ce tourisme et ces constructions de masses sont sortis de terre de véritables bijoux architecturaux où se mélangent douceur orientale et chic occidental. On peut prendre comme exemple certains endroits tels : « La Villa des orangers » « Les jardins de la Koutoubia » « La Mamounia »Le charme et le luxe marocain ne s’arrêtent évidemment pas à l’hôtellerie. Le monde de la mode et de la haute couture n’est pas en reste et de nombreux couturiers proposent des défilés aux tonalités et inspirations variées.
Les marques étrangères, françaises notamment telles Louis Vuitton ou Dior s’exportent également très bien. Preuve en est, cette nouvelle galerie commerciale à Casablanca : « O Gallery » qui regorge de grandes marques pour la clientèle aisée de la capitale du Royaume.
Continuons notre aventure dans le chic marocain en retournant à Marrakech et en visitant la galerie d’art « RempArt ». Cette galerie d’exposition en appartement fortement inspiré des plus beaux lieux new-yorkais du genre a ouvert ses portes en 2008. On y trouve suivant les expositions en cours des peintures, sculptures ou autres créations d’artistes en devenir ou reconnus.
Enfin, il est intéressant de vous parler de Younes Duret, professionnel et spécialiste du design intérieur marocain. Il rédige un site sur ce sujet et réalise de grandes créations reconnues dans la plupart des magazines abordant ce sujet.
La théière suivante, du meme créateur, a déjà été exposée aux galeries Lafayette et à Abu Dhabi nottament pour l’exposition « Art design moment » :
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Publié par Vincent Pouyol
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Alcool & Maroc. Un verre ça va, deux verres bonjour les interprétations…
15.1.2010 par admin.
Un sujet qui revient un peu comme les saisons, et non seulement au Maroc. L’alcool est un sujet qui ressort souvent sur le continent africain et dans les pays musulmans. Interdit en totalité comme en Mauritanie, ce qui encourage le trafic quand cela est permis pour les étrangers, sous réserve de consommer chez eux en se fournissant via les ambassades, qui pour certaines représentations africaines sans grands moyens se financent ainsi budgétairement, pendant que le petit peuple des quartiers pauvres se distille lui-même des poisons qui les transforment en épaves.
L’interdit sans raisonnement est-il mieux que la raison par la méditation ?

Que n’entend-on pas si ce n’est des discours à chaque fois politiques pour les uns, faussement religieux bien souvent, ou les deux en totale confusion devant un marché que certains ne voudraient certainement pas perdre. Alors, interdit ou non l’alcool ?
Peut-on jouer aussi longtemps sur le sujet sans vraiment en trouver la sortie ? Depuis la colonisation selon les uns, faute aux Français par cela. Depuis le Dahir de 1967 plus commercial que tranchant sur le sujet, bref, le dernier mot serait-il à Rabat ou dans le Coran que beaucoup devraient un peu plus méditer par ses paradoxes (dixit le Coran) avant d’autoriser ou d’interdire selon ses propres intérêts hypocrites du moment.
Et si ce n’était que “sur le nectar qui devrait couler à flot en arrivant au paradis”… Une invitation plus sage pour tous…
Le Dahir de 1967 : http://www.mcinet.gov.ma/mciweb/baseslegales/14.pdf
———————————————————http://www.google.com/hostednews/afp/article/ALeqM5gQL74CWmz7I8xXIjqWrGHA-aNiYQ

Khadija Rouissi, présidente de l’association
non-religieuse marocaine Bayt Al-Hikma,
le 13 janvier 2010 à Rabat. Maroc: polémique sur l’interdiction de l’alcool aux musulmans
RABAT — La polémique enfle au Maroc à propos de la question, hautement sensible, de la vente d’alcool aux Marocains musulmans, interdite par la loi mais quotidiennement violée.“La loi interdisant la consommation et l’achat d’alcool par les Marocains doit être abrogée parce que cela relève de la liberté individuelle”, a déclaré mardi à l’AFP Khadija Rouissi, présidente de l’association Bayt Al-Hikma (Maison de la sagesse), une association non-religieuse qui s’occupe de questions sociales.La controverse est née de la publication par Bayt Al-Hikma, le 8 décembre, d’un communiqué appelant à la levée de l’interdiction de la consommation et l’achat d’alcool par les Marocains.“La loi selon laquelle l’alcool ne peut être vendu qu’aux étrangers est contraire à la Constitution, qui reconnaît les libertés individuelles fondamentales”, soulignait le communiqué.Mais en mai 2009, une partie de la population de Salé (la ville-jumelle de Rabat), encadrée par des militants du Parti justice et développement (PJD/opposition islamiste représentée au parlement), avait tenu un sit-in devant un centre commercial fraîchement construit pour protester contre la vente d’alcool.Et en décembre 2009, Ahmed Raissouni, un théologien proche du même parti, a publié une fatwa appelant les Marocains à boycotter tous les supermarchés qui commercialisent l’alcool.Un autre adversaire du changement, Sâad Eddine Othmani, ancien secrétaire général et membre dirigeant du PJD, souligne: “il y a une loi qui interdit la consommation de l’alcool par les Marocains et elle est claire. Elle doit être respectée”.“Cette loi a été faite par les Français du temps du Protectorat, par respect pour les Marocains. Il ne faut donc pas s’attendre à ce qu’on appelle à son abrogation”, a-t-il déclaré à l’AFP.En réalité, l’interdiction de la vente d’alcool aux Marocains remonte au dahir (texte juridique émanant du roi) de juillet 1967, qui précise dans son article 28 qu’il “est interdit à tout exploitant (…) de vendre ou d’offrir gratuitement des boissons alcooliques à des Marocains musulmans”.Dans les faits, aucune condition n’est exigée par les supermarchés pour la vente d’alcool aux musulmans et les bars qui existent dans plusieurs grandes villes du Maroc sont à peine discrets.Soeur d’un militant de gauche disparu dans les années 60, Khadija Rouissi appartient au Parti authenticité et modernité (PAM/opposition parlementaire), dont l’un des fondateurs est Fouad Ali El Himma, un proche du roi Mohammed VI.Pour le politologue Mohammed Darif, le communiqué de Bayt Al-Hikma est “incohérent parce que le parti auquel appartient Khadija Rouissi défend le projet du roi, Commandeur des croyants”.“En octobre 2003, lorsque le roi a présenté devant le parlement la réforme du statut de la femme, il avait déclaré qu’il ne peut +autoriser ce que la religion (islamique) interdit+”, a souligné M. Darif.Autre paradoxe marocain, entre 300.000 et 400.000 hectolitres de vin, dont plus de 50% de qualité supérieure, sont aujourd’hui produits dans le royaume. Et l’écrasante majorité de cette production (environ 85%) est bue localement. On peut sans risque affirmer que tout n’est pas consommé par des expatriés…
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Il fait bon vivre dans les trois régions du Sahara marocain.
8.1.2010 par admin.
Si le Maroc est en plein développement depuis 10 ans, certaines régions seraient un exemple de réussite pour de nombreux autres pays dans le monde entier. Le Sahara, souvent abordé sur un plan plus politique en ce moment, serait à présenter plutôt sur son bilan présent, qui remplirait de joie de nombreuses régions du monde et même de nombreux programmes d’ONG. Au point qu’une partie des Marocains du nord du pays sont allés rejoindre depuis des années ces contrées plus chaudes, économiquement parlant, par ses divers avantages. La zone hors taxes serait-elle la seule raison de ce pic de développement, voyant passer une population du niveau du nomadisme à celui d’Internet en moins de 35 ans ?
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http://www.lavieeco.com/economie/15465-sahara-le-rapport-qui-n-a-jamais-ete-publie.html
Maroc - Sahara :
le rapport qui n’a jamais été publié
- L’indice de développement humain des trois régions du sud est de 0,729 contre 0,672 au niveau national.
- Scolarisation, santé, éducation, accès aux infrastructures…, elles font largement mieux que la moyenne nationale.
- Le taux de pauvreté le plus bas du Maroc et un niveau de vie réel supérieur à celui des pays arabes.
C’est l’histoire d’un rapport qui n’a jamais été publié. Le fait n’est pas inhabituel certes, mais s’agissant des provinces du sud, il prend toute son importance. Mené par un expert indépendant et aboutissant, de surcroît, à des conclusions très positives, son cas intrigue: Pourquoi le Maroc n’en a-t-il pas profité, notamment pour améliorer son image à l’international dans le dossier du Sahara ? Car, si l’on devait retenir une seule conclusion, c’est que 35 ans après leur récupération, les territoires compris dans les provinces du sud se sont totalement transformés. En 1975, ces régions affichaient les taux de développement les plus bas. Aujourd’hui, ils sont dans le haut du panier.
Basé sur les chiffres officiels fournis par les administrations, sur les travaux du Haut commissariat au Plan (recensement, enquêtes sur l’emploi, sur le niveau de vie, sur la consommation) ainsi que des enquêtes de terrain, le rapport a été élaboré, à la demande de l’Etat, par un économiste, ex-expert auprès du Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD). Titré «Rapport sur le développement humain dans les provinces du sud du Royaume : Acquis et perspectives», il a été finalisé en août 2008, mais n’a jamais fait l’objet d’une communication publique.
En 1975, près de 50% de la population du Sahara vivait en dessous du seuil de pauvreté et l’analphabétisme était quasi généralisé. De même, l’indice de développement humain dans cette zone était déjà largement inférieur à celui affiché à l’époque par le reste du pays. Après un long processus de développement initié par les pouvoirs publics, la situation aujourd’hui s’est complètement inversée.
Ainsi, les conditions de vie dans les trois régions de Oued Ed Dahab-Lagouira, Laâyoune-Boujdour-Sakia El Hamra et Guelmim-Smara sont meilleures que celles de toutes les régions du pays, à l’exception des deux régions centrées autour de Rabat et de Casablanca.
Entre 1984 et 2004, le niveau de vie a pratiquement doublé dans les provinces du sud. Le PIB par habitant a connu une croissance telle qu’il dépasse aujourd’hui la moyenne nationale dans les deux régions de Oued Ed Dahab et de Laâyoune. Les salaires versés par l’administration publique y sont pour beaucoup puisque celle-ci accorde 84% de la rémunération de l’ensemble des salariés des trois régions, soit l’équivalent de 8 milliards de DH.
Le taux de croissance du bien-être économique (PIB par habitant exprimé en partie de pouvoir d’achat) ou encore du niveau de vie réel lui aussi y a atteint des taux records : 3,3% par an contre 1,7% pour l’ensemble du Maroc. Le taux de pauvreté y est passé de 29,4% en 1975, qui était le taux le plus élevé au Maroc à l’époque, à 9,6% en 2004, le plus bas du pays. En vingt ans, la pauvreté a diminué de 66%, soit deux fois plus rapidement qu’à l’échelle nationale.
On vit trois ans de plus à Oued Dahab qu’au niveau national
Le niveau d’instruction et d’alphabétisation n’a pas été en reste. Il a nettement progressé. Le taux de scolarisation au sein de la population en âge d’aller à l’école (entre 6 et 22 ans) a atteint 77,5%, en 2006, dans les trois régions du sud. Un résultat largement au-dessus de ce qui est réalisé dans les autres régions, à l’exception de celles du Grand Casablanca (84%) et de Rabat-Salé-Zemmour-Zaër (78,9%).
A l’instar de l’enseignement, la santé s’est nettement améliorée. En atteste l’évolution positive de l’espérance de vie à la naissance qui, en 2006 déjà, était de 74,8 ans à Oued Ed Dahab-Lagouira, 73,4 ans à Laayoune-Boujdour-Sakia El Hamra et 72,3 ans à Guelmim-Smara ; alors que la moyenne nationale plafonnait à 71,8 ans. Les vastes programmes prioritaires mis en place par les pouvoirs publics ont permis de renforcer tous les indicateurs de santé publique de manière à réduire l’écart entre les régions du sud et celles du Grand Casablanca et de Rabat-Salé-Zemmour-Zaër qui détiennent les meilleures performances à ce niveau. Alors que le taux de mortalité des enfants de moins d’un an est de 37 pour mille à l’échelle nationale, la région de Oued Ed Dahab-Lagouira enregistre 22,9 pour mille, 32,9 pour mille à Guelmim-Smara et 33,8 pour mille à Laayoune-Boujdour-Sakia El Hamra. Mais les régions du Grand Casablanca et de Rabat-Salé-Zemmour-Zaër continuent à détenir les meilleurs taux avec respectivement 15,2 pour mille et 21,5 pour mille.
La même évolution a été enregistrée au niveau de la qualité des équipements sociaux. En 2004 déjà, le taux d’accès des ménages au réseau d’eau potable était supérieur à la moyenne nationale. Même chose pour l’accès à l’électricité dont le taux de couverture atteint 93,2% à Laâyoune et 75,9% à Aousserd alors que la moyenne nationale est de 71,6%. Seule la province de Tata affiche encore un taux d’électrification inférieur à la moyenne nationale, mais légèrement, puisqu’il est de 70,1%.
Les trois régions sont en outre mieux équipées en matière de télécommunications. Elles sont mieux couvertes que la plupart des autres régions du pays. Alors que la moyenne nationale de personnes disposant d’un téléphone portable était de 60,6% en 2004, les trois régions du sud faisaient mieux avec 72,8% pour Laâyoune-Boujdour-Sakia El Hamra, 66,2% pour Oued Ed Dahab-Lagouira et 62% pour Guelmim-Smara.
Résultat de ces évolutions, un indicateur de développement humain en hausse très notable. En 1975, l’Indicateur du développement humain (IDH) de ces trois régions marocaines du sud était de 0,408. A l’époque, il était inférieur de 6,2% à celui du Maroc et de 51% à celui de l’Espagne. Dix ans plus tard, ces trois régions allaient rattraper le retard qu’elles avaient par rapport au reste du pays et, en 2006, elles le surclassent, l’IDH y a été calculé à 0,729. C’est nettement mieux que l’IDH national estimé lui à 0,672. Le Maroc serait classé, en fonction de cet indice, au 120e rang dans le classement dans les échelles du PNUD. Prises isolément, les trois régions du sud «monteraient théoriquement jusqu’au 107e rang», soit le niveau de développement «des pays qui tendent à concourir en tête du groupe de pays à développement humain moyen», précise-t-on.
Selon le rapport, «la poursuite de la croissance de l’IDH des provinces du sud au rythme actuel très élevé de 2,3% par an entre 2004 et 2006 leur permettrait potentiellement de franchir d’ici cinq ans le seuil de 0,800, considéré par le PNUD comme celui d’un développement humain élevé».
Le rapport en conclut alors que «les acquis accumulés dans les provinces du sud depuis leur réintégration au Royaume devraient, à terme, leur permettre de franchir le seuil de l’irréversibilité en termes de développement humain».
Avec 2,7% des habitants, elles produisent 4% de la richesse nationale
Cette évolution spectaculaire reste pourtant mitigée sur le plan économique. La part de ces régions dans la création de richesses s’est élevée en 2004 à seulement 4% de la production nationale et, depuis, elle n’a pas progressé grandement en part relative. Mais c’est une contribution jugée quand même importante eu égard au poids démographique de la région (2,7% de la population du pays). Il n’en demeure pas moins que les provinces du sud recèlent un important gisement de croissance. D’après le rapport, «l’activité de pêche maritime peut devenir un relais de croissance décisif». En 2006, déjà, les débarquements de produits de la pêche côtière à partir des régions du sud représentaient 67% en quantité et 40% en valeur du total des débarquements provenant de la côte atlantique du Royaume. Cette performance est due, principalement, aux efforts déployés ces dernières années par les pouvoirs publics pour le renforcement des investissements en matière d’installations portuaires et d’infrastructures industrielles, commerciales et de formation professionnelle.
Aussi, toutes les villes du sud de l’Atlantique marocain (Dakhla, Laâyoune, Tan Tan, Tarfaya et Boujdour) disposent-elles de ports de pêche. S’y ajoutent 10 villages de pêche avec les points de débarquements qui renforcent la pêche artisanale. L’artisanat est aussi une activité prometteuse. Pour favoriser son essor, les pouvoirs publics ont construit des ensembles artisanaux au profit de 300 artisans à Laâyoune, Oued Ed Dahab, Guelmim, Assa-Zag, Tan Tan et Smara. De même, 11 centres dispensent une formation à 2 900 lauréats dans les filières de l’artisanat.
Autre secteur porteur : le tourisme. La région dispose d’un potentiel touristique important pour une offre touristique de qualité en direction à la fois du marché intérieur et de la clientèle internationale. D’importants investissements ont été réalisés dont 10 unités hôtelières classées dans la région de Guelmim-Smara et 12 dans Laâyoune-Boujdour-Sakia El Hamra.
Destination attractive pour les habitants des autres régions
Naturellement, relève le rapport, les trois régions du sud du Maroc s’avèrent être un espace d’accueil de populations désireuses de profiter des opportunités d’emploi et d’activité ainsi que des équipements, infrastructures et services sociaux.
Entre 1999 et 2004, la région de Oued Ed Dahab-Lagouira a accueilli l’équivalent de 20,5% de sa population ; Laâyoune-Boujdour-Sakia El Hamra 14,9% et Guelmim-Smara 9,1%. Les régions à faible taux de pauvreté ont attiré les plus grands flux migratoires, fait-on remarquer.
La croissance de cette population n’est donc pas due à une augmentation exceptionnelle du taux de natalité même si le nombre moyen d’enfants par femme y est élevé, comparé à la moyenne nationale. (En 2004, il a été de 3,5 à Oued Ed Dahab, de 3,1 à Smara et Boujdour, de 2,9 à Assa-Zag et à Tata et de 2,6 à Laâyoune contre 2,5 à l’échelle nationale).
Ce phénomène a accentué ainsi le processus d’urbanisation dont le taux est passé de 68,4% en 1994 à 71,5% en 2004 contre 55,1% à l’échelle nationale. Ce taux s’élève à 92,3% à Laâyoune-Boujdour-Sakia El Hamra, contre 62,2% pour Oued Ed Dahab-Lagouira et 60% pour la région Guelmim-Smara.Le rapport préconise ainsi de «préparer la suite du processus de développement, d’équipement, d’infrastructures et de prestations de services sociaux dans les provinces du sud dans une perspective où, à l’instar d’Agadir au centre du Royaume, des villes comme Laâyoune, Dakhla, Boujdour, Guelmim et Tan Tan pourraient devenir des pôles d’attraction humaine et des espaces de croissance économique». Il recommande également d’anticiper la pression que ces développements auront sur le secteur de l’habitat, les services sociaux et sur les infrastructures et équipements locaux. Sinon, mettent-ils en garde, «ce sont les acquis de trente années de croissance de l’IDH qui seraient (compromis) si la planification stratégique ignorait l’évolution de la démographie des provinces du sud».
Historique : Du ministère des affaires sahariennes à l’Agence du sud
Le remarquable essor réalisé dans cette région dénote d’un «volontarisme particulier engagé par les pouvoirs publics dans cette partie du pays», souligne l’ancien représentant du PNUD au Maroc. Selon M. De Casterlé, le développement des provinces du sud a été «une priorité gouvernementale dès la réintégration de ce territoire au Royaume». C’est pour cela qu’un département chargé des affaires sahariennes a été mis en place au sein du gouvernement dès 1977 pour coordonner les actions sectorielles de l’Etat dans les provinces du sud.
En 1992, ce département ministériel a disparu. La coordination des différentes actions sectorielles de l’Etat dans les provinces du sud a été confiée à une administration dépendant du premier ministre.
Pour plus d’efficacité, les pouvoirs publics ont mis en place, dix ans plus tard, une nouvelle structure avec plus d’autonomie : l’Agence pour le développement économique et social des provinces du sud du Royaume.
Fonctionnant avec une nouvelle approche : la réalisation de projets de développement sur la base de partenariats qui impliquent les acteurs locaux et les habitants dans la définition des actions et des priorités.
Langues : Le hassanya mais aussi le français
La langue arabe reste la langue la plus dominante dans la région. Mais contrairement à ce que l’on pourrait croire, la langue française est de plus en plus présente dans nos provinces sahariennes. Le rapport souligne que le français est maîtrisé par 40,1% de la population de Laâyoune. De même que 38,1% des habitants de Oued Ed Dahab parlent cette langue et 35,4% à Smara alors que la moyenne nationale des personnes maîtrisant la langue française est de 30,4%.
Le dialecte saharien, le hassanya, est également très présent dans les provinces du sud. Elles sont quelque 195 000 personnes qui l’utilisent dont 87 000 personnes à Laâyoune, 68 600 à Guelmim-Smara et 13 500 à Oued Ed Dahab Lagouira. Le tachelhit est également courant dans les provinces du sud. On le trouve surtout dans la région de Guelmim où près de 50% de la population parlent ce dialecte. Hakim Challot
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Maroc. La régionalisation est en marche
5.1.2010 par admin.
Le Roi du Maroc Mohammed VI a lancé officiellement lundi 3 Janvier 2010 la régionalisation. Une notion qui devait s’inscrire dans une quasi-normalité. Entre le Roi, le gouvernement et le peuple, ou les régions et ses peuples par certains particularismes sur divers plans, il manquait une marche importante pour une meilleure cohésion générale. Une annonce stratégique de développement positive au premier abord à saluer. Une stratégie positive qui peut être interprétée sur un plan politique, sur une reprise en main sur un plan administratif, sur une manière de gérer les divers particularismes des régions, mais aussi une possibilité d’aborder le sujet du Sahara et les régions du sud du Maroc d’une manière nouvelle par cet apport. La commission est en place, la pensée est lancée, attendons juin 2010 par le verbe sur le sujet, avant de voir concrètement les bonnes volontés attendues par tous par les actes du terrain. Une partie importante pour la suite du développement du Maroc pour les prochaines décennies.
Discours du Roi Mohammed VI sur la régionalisation

3 janvier 2010 -
Voici le texte intégral du discours du Roi Mohammed VI sur la régionalisation
http://www.bladi.net/discours-roi-mohammed-vi-regionalisation.html
————————————————————————————- http://www.lavieeco.com/actualites/3249-le-roi-preside-la-ceremonie-d-installation-de-la-commission-consultative-de-la-regionalisation.html
Le Roi préside la cérémonie d’installation de la Commission consultative de la régionalisation
Les provinces du sud seront parmi les premiers bénéficiaires de la régionalisation
Le Roi Mohammed VI a présidé, dimanche au Palais Royal à Marrakech, la cérémonie d’installation de la Commission consultative de la régionalisation.
Cette commission, dont la présidence a été confiée à Omar Azziman, est composée de 21 membres.
Elle a pour mission de proposer une conception générale de la régionalisation avancée en gardant à l’esprit toutes les dimensions y afférentes, ainsi que le rôle qui revient aux institutions constitutionnelles compétentes dans sa mise en œuvre.
Par ailleurs, le Souverain a affirmé que les provinces du sud seront parmi les premiers bénéficiaires de la régionalisation avancée qui traduit une option résolue pour la rénovation et la modernisation des structures de l’Etat et pour la consolidation du développement intégré.
“Nous entendons, entre autres objectifs majeurs, placer les provinces du sud récupérées parmi les premiers bénéficiaires de la régionalisation avancée. Le Maroc, en effet, ne peut se cantonner dans l’immobilisme, alors que les adversaires de notre intégrité territoriale s’évertuent à entraver le processus onusien visant à trouver une solution politique réaliste et mutuellement acceptable au conflit artificiel suscité autour de ces provinces, solution fondée sur Notre initiative d’autonomie, réservée au Sahara marocain”, a dit le Souverain dans un discours adressé dimanche soir à la Nation.
“Cette initiative, forte de la crédibilité onusienne, reste toujours de mise pour toute négociation sérieuse et responsable devant conduire au règlement réaliste et définitif souhaité”, a réaffirmé le Roi, en soulignant que parallèlement, “Nous sommes résolu à aller de l’avant dans la concrétisation de Notre détermination à permettre aux loyaux fils et habitants de notre Sahara marocain de disposer d’une large latitude dans la gestion de leurs propres affaires locales et ce, dans le cadre d’une régionalisation avancée que nous veillerons à mettre en œuvre avec une volonté nationale souveraine”.
“Nous attendons de chacun qu’il fasse preuve d’une forte mobilisation et qu’il prenne la pleine mesure des enjeux stratégiques de ce chantier déterminant qu’est la régionalisation élargie, à l’aune duquel on appréciera le succès des grandes réformes structurantes que nous conduisons “.
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