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Archive de la catégorie Senior
Les seniors au boulot, les juniors au pôle emploi…
24.12.2010 par admin.
La crise n’aura pas eu que des désavantages. Après analyse il ressort que, sur le plan individuel à divers niveaux, cela force les gens à voir autrement leurs activités, leurs horizons, voire à étendre leur lieu de vie jusqu’à partir à l’étranger pour l’avenir plus ou moins proche.

Malheureusement cela ne soulève pas les possibilités des plus jeunes dans une vision de vie à commencer socialement, mais les plus anciens ou ceux déjà en place à se maintenir dans nos systèmes, voire plus une optique de survie, ou afin de ne pas avoir moins prochainement.

Voilà que la sécurisation tant attendue dans les années 70 en Europe et en France, qui faisait que chacun “rêvait” d’entrer soit dans l’administration pour arborer fièrement la cocarde “Fonctionnaire” ou un peu moins en se trouvant une place plus ou moins assurée dans une grande entreprise privée, ne suffit plus à atteindre la retraite, et maintenant à devoir la dépasser.
La crise force ou oblige désormais en occident à faire appel de plus en plus au système D, ou I comme Indépendance, car même en abordant la fin d’une carrière, cela ne suffit plus à certains à remplir l’assiette quotidienne. Devoir travailler autrement ou commencer à découvrir l’entreprenariat après 50 ans et plus, ou à l’âge où les cheveux blancs réclament plus repos et plaisir de la chaise longue, le pas ne sera facile pour tous. “L’Independance Day” professionnellement parlant, est plus un état d’esprit que l’on se découvre par caractère dans ses jeunes années que forcé et subi par des obligations extérieures.
Si 17% des seniors envisagent une sortie professionnelle nouvelle, 18% des seniors envisagent, eux, la solution économique et mathématique, qui consiste à recalculer leur fin de vie dans les pays émergents qui leur ouvrent les portes en très grand, comme le Maroc. La multiplication des chiffres est plus simple que la recherche de chiffres nouveaux qui se font rares. De là à ce que tous les retraités en découvrant le Maghreb commencent à avoir des idées d’entreprendre sous le soleil, par les facilités qu’ils n’avaient pu avoir chez eux à la sortie des classes et des universités, il n’y aurait qu’un nouveau pas à franchir, les idées en matière de création ne manquent pas.
Une tranche d’âge arrive déjà depuis quelques années dans les pays du Maghreb, par des professionnels de 40 à 50 ans qui quittent leurs emplois en France, même des chefs d’entreprise PME, trop excédés par le nombre des obligations, des marchés trop concurrentiels, sans oublier le carcan fiscal qui les empêche de créer en toute quiétude. Et cela ne fera qu’empirer en Europe dans les prochaines années. C’est maintenant aux juniors en France de dire désormais “Il n’y a plus de vieillesse”, en restant assis sur les bancs du pôle emploi.
Philippe DELESALLE
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Emploi senior
Création d’entreprise : 17% des seniors actifs envisagent de créer leur propre entreprise en fin de carrière

Le sondage CSA commandé par l’Agence pour la création d’entreprises (APCE), révèle que pour un Français sur deux, créer son entreprise est une option sérieuse pour une fin de carrière ou lors de la retraite. Parmi les seniors actifs, 17% sont prêts à s’engager dans cette voie. Cependant, estime l’APC dans son communiqué, « bon moyen pour compléter ses revenus, devenir son propre patron et pour développer un projet selon les Français, l’esprit entrepreneurial doit être dynamisé par de nouvelles dispositions ».
Les Français enthousiastes pour la création d’entreprise
La création d’entreprise est perçue comme un moyen d’augmenter ses revenus par trois Français sur quatre et 64% des seniors. La démarche entrepreneuriale correspondrait également à un épanouissement personnel (pour 74% des Français et 62% des seniors actifs), à une évolution positive de carrière (68% et 51%), à la constitution d’un patrimoine (65% et 53%) ou à la possibilité de choisir le moment de son départ à la retraite (64% et 59%).Des seniors mieux armés pour devenir chef d’entreprise
Un Français sur deux (49%) encouragerait un senior de sa famille à créer son entreprise. Une majorité des Français estime en effet que les seniors bénéficient d’atouts de poids pour lancer leur entreprise : leurs réseaux professionnels (pour 81% des Français et 76% des seniors) et leur expérience (78% et 77%).Créer son entreprise en étant senior est considéré comme une bonne chose pour valoriser ses compétences en faveur d’un nouveau projet (pour 83% des Français et 78% des seniors actifs), pour concrétiser un projet qui avait été repoussé tout au long d’une carrière (80% et 74%) ou pour maîtriser sa fin de carrière (79% et 73%). Parallèlement, devenir chef d’entreprise quant on est senior, reste considéré comme une occasion de rebondir après un licenciement (36% des Français et 41% des seniors actifs) ou de créer son propre emploi face à la faiblesse de l’emploi des plus de 50 ans (76% et 78%).
Les obstacles à la création par les seniors
Si les seniors semblent disposer d’avantages non négligeable pour la création d’entreprise, certains freins sont cependant évoqués : l’absence d’un capital de départ à investir dans la nouvelle entreprise (pour 43% des Français et 51% des principaux intéressés) ; la complexité des démarches visant à créer une entreprise (36% et 35%). Une aide du gouvernement pour sécuriser les premiers mois d’activité de la nouvelle entreprise pourrait palier ces difficultés pour 32% des Français et 30% des seniors actifs. Les préconisations de l’APCE à destination des seniors créateurs d’entreprise
- Augmentation de la quotité de garantie d’Oséo à destination du public senior
- Faire jouer systématiquement les conventions Aeras pour les seniors en difficulté dans leur obtention d’assurance complémentaire de leur prêt professionnel.
- Permettre aux créateurs retraités de bénéficier d’une exonération de cotisations sociales d’une durée d’un an.
- Renforcer l’information sur le cumul retraite/création
Source : APCE
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Maison de retraite ou refuge de vieux, pour le Maroc de demain ? Des maux et des mots
28.10.2010 par admin.

Si feu le Roi Hassan II avait fondamentalement raison, la problématique serait-elle celle de la maison de retraite au Maroc ? La question soulevée reste dépendante de la nouvelle orientation de développement économique qui, en conséquence, se doit de changer les visions, et de trouver des solutions que les gens ne prennent plus, ou qu’ils ne peuvent plus prendre.
La maison de retraite sera-t-elle la réponse socio-économique de beaucoup bientôt ?
Les étrangers recherchent déjà depuis longtemps cette solution, le monde occidental ne pouvant faire des affaires et en même temps s’occuper de ses vieux la journée. D’ailleurs beaucoup de personnes âgées en occident ne désirent pas s’implanter non plus chez leurs enfants, au point que beaucoup visent d’autres pays comme le Maroc pour leurs vieux jours.
Si beaucoup, dans les pays en Afrique comme au Maghreb, dénoncent sans approche analytique le fait que les occidentaux “délaisseraient” leurs vieux, rappelons que leurs enfants assument chèrement leurs parents chaque mois pour qu’ils soient entourés des meilleurs soins dans ces maisons spécialisées et uniquement en cas de nécessité.
Maison de retraite ou non, le fait est que la question se pose de plus en plus au Maroc pour les Marocains. Les générations précédentes, qui n’ont pas connu le développement économique présent du Maroc pendant leur carrière, le manque d’obligations sociales et financières de solidarité collective comme la CNSS, se retrouvent désormais les premières à être délaissées dans la nouvelle donne présente. D’ailleurs la question ne se pose pas seulement pour ces plus anciens parmi eux, elle sera encore plus douloureuse pour les récents retraités qui arrivent en nombre au Maroc, le sujet est soulevé régulièrement dans la presse actuellement. Le dossier des vieux ne désire pas être ouvert au pays, soulevant trop de vérités ou de manque de solidarité éventuelle, bien que la réponse figure dans un autre livre plus connu depuis des siècles.
La question devient cruciale en occident devant la baisse des revenus des retraités actuels et des prochains qui défilent bruyamment en ce moment dans les rues de France. Le nombre des retraités marocains qui augmentent face à des réponses inadéquates ou inexistantes rendra le problème identique bientôt.
En attendant, maison de bienfaisance ou maison de vieux, ou maison de retraite - ne jouons pas sur les termes - cela reste bien une conséquence de nos sociétés désormais communes et mondialisées.
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Société
5,8 millions de vieux d’ici 20 ans ! Que fait-on pour le troisième âge ?
Publié le : 18/10/2010

2,5 millions de personnes âgées en 2004, soit 8% de la population. En 2030, leur proportion sera de 15,4%.
Hormis la solidarité intergénérationnelle qui s’effiloche, le Maroc n’a pas de maison de vieux, dignes de ce nom. Il y a un blocage culturel.
Pas non plus de services de gériatrie dans les hôpitaux marocains.
La stratégie nationale de protection des personnes âgées peine à voir le jour.
Elle s’appelle Fatima Ouli. Fatima devrait être célèbre. Elle a 115 ans et sous d’autres cieux une telle longévité est un gage de notoriété. Pas au Maroc. Fatima est une femme abandonnée à son sort. Une femme dont personne ne veut s’occuper, même les gens de son douar, dans les environs de Khénifra où elle habite, et qui l’entretenaient par pure solidarité tribale, ne veulent plus d’elle. Son péché ? Etre, à 115 ans, de plus en plus malade et sénile. L’alerte est donnée. Une unité du centre social de Tit-Mellil, aux environs de Casablanca, se déplace sur les lieux pour la récupérer et s’occuper d’elle. Ce centre est loin d’être une maison de retraite digne de nos personnes âgées, mais plutôt un dépotoir humain où l’on regroupe marginaux, SDF et autres mendiants ramassés dans les rues lors des rafles organisées par les services compétents. Mais là, Fatima a au moins un gîte, et des personnes qui s’occupent d’elle. Elle y vit encore, à l’heure qu’il est. 30% de la population de ce centre, soit 750 pensionnaires, sont des personnes âgées.
Dans ce Maroc où l’on a toujours brandi la solidarité familiale aux yeux d’un monde occidental impersonnel, le cas de Fatima n’est pas isolé, bien au contraire. «De plus en plus de familles se lassent de leurs vieux et les abandonnent à leur sort, c’est-à-dire dans la rue. Ou on les confie à des maisons de bienfaisance sans plus jamais leur rendre visite. Ils meurent dans l’oubli total des leurs. La religion dit une chose, or la réalité est tout autre», déplore Abdelkrim Sebbar, le directeur de ce centre. En janvier 2005 déjà, un rapport de l’Entraide nationale relevait que de plus en plus de personnes âgées au Maroc, souvent pauvres, ou abandonnés par les leurs, trouvent refuge dans les maisons de bienfaisance.
De fait on n’ose pas soulever le débat : les personnes âgées commencent à poser un vrai problème de société -les pauvres plus que les riches il est vrai. La solidarité familiale qui leur assurait d’une façon spontanée, et au-delà de toute intervention étatique, gîte, protection et amour va en se disloquant. Et ni les pouvoirs publics ni la société ne semblent prêts à prendre le relais.
Or, ce problème va s’accentuer. Des chiffres pour illustrer l’augmentation exponentielle en quelques années du nombre des personnes âgées au Maroc. Il s’agit d’une véritable révolution démographique : l’espérance de vie est passée de 62 ans à 73,4 entre les années 1960 et nos jours, et, sur la même période, le nombre moyen d’enfants par femme n’est plus que de 2,4 au lieu de 7,2. Résultat: en l’espace de quatre décennies le nombre de personnes âgées de 60 ans et plus est passé, d’après le recensement de 2004, de moins de 900 000 à 2,5 millions (soit une augmentation de 2,3% par an). Et cette progression ne s’arrêtera pas là. Les projections démographiques du Haut commissariat au plan (HCP) parlent d’un accroissement de cette population de 3,2% par an d’ici l’année 2030, pour atteindre 5,8 millions, soit 15,4% de la population contre 8,1 actuellement.
Plus que le vieillissement de la population, c’est l’état de vulnérabilité socioéconomique de cette catégorie qui pose problème au Maroc. L’enquête réalisée en 2006 par le HCP, et dont les résultats ont été présentés en 2008, révèle que nos vieux sont pour la plupart analphabètes, pauvres et sans couverture sociale ni médicale (voir encadré).
63,2% de ces personnes souffrent de solitude
Plus grave encore, 63,2% de ces personnes avaient déclaré souffrir de solitude, et seulement 16,1% parmi elles disposent d’une retraite. Plusieurs questions se posent, au regard de ces conditions de vie, et la première est de savoir comment entretenir cette population, dans une société où les liens familiaux se disloquent, et où la grande famille qui protégeait les vieilles personnes cède le pas à la famille nucléaire.
Que fait l’Etat pour assurer aux personnes âgées une vieillesse digne des êtres humains ? Faut-il que l’Etat crée lui même des maisons de retraite pour leur assurer une fin de vie digne ? Ou devrait-il encourager l’ouverture de structures d’accueil payantes, des établissements privés pour héberger les personnes âgées ? Une chose est sûre, l’idée de maisons de retraite répugne encore beaucoup de Marocains. Certains sont révulsés à l’idée de voir leurs parents finir leurs jours dans une maison pour personnes âgées convaincus que ça n’est pas dans la culture marocaine. Ils se disent prêts, quoi qu’il arrive, à leur prodiguer tous les soins jusqu’à leur dernier souffle. D’autres rétorquent qu’ils ne peuvent pas héberger leurs parents en raison de leurs conditions de travail (homme et femme salariés n’ayant pas le temps) et préféreraient qu’ils soient indépendants, s’il le faut dans des structures d’accueil, avec un minimum d’activité et de loisir, où ils pourront se dépenser, rencontrer et communiquer avec d’autres gens.
Certes, les personnes âgées ne sont pas tous infirmes et continuent de travailler longtemps après leur retraite. «Je n’ai jamais eu des journées aussi pleines de travail qu’après avoir pris ma retraite», confesse Jilali Hassoune, un sexagénaire très impliqué dans le travail associatif. «Les vieux ne sont pas un rebus que la société peut jeter dans un coin. Il s’agit d’une catégorie de population capable de donner encore. C’est une banque d’expériences et une mémoire qu’il faut sauvegarder», renchérit Mohamed M’jid, un homme plein de vitalité et qui continue de travailler et de produire à l’âge de 90 ans (voir témoignage). C’est ce que notait l’Organisation mondiale de la santé (OMS) dans l’un de ses rapports en 1999 : «Le vieillissement n’est pas une infirmité mais l’opportunité de faire usage des ressources acquises au cours de la vie, et que les personnes âgées peuvent être un précieux atout pour les familles et la communauté». Rester en bonne santé et indépendant, travailler et produire, tout en étant vieux, oui, mais jusqu’à quand ? Ceux qui ont entre 60 et 75 ans, les «petits vieillards» , comme disent les gériatres (médecins spécialistes des personnes âgées), restent actifs et plus ou moins dynamiques tant sur le plan physique que sur celui de leur indépendance financière. Mais au-delà, ils sont souvent rongés par la maladie (diabète, maladies cardiovasculaires, cancer, Alzheimer, arthrose, problèmes visuels et auditifs…) et, à mesure qu’ils vieillissent, ils sont rattrapés par la sénilité. «Ils ont même besoin d’une prise en charge complète», s’alarme Dr Mustapha Oudrhiri, l’un des premiers et rares gériatres marocains.
Petits ou grands vieillards, riches ou pauvres, nos «vieillards» ont besoin de protection, de soins, de lieux de rencontres et de divertissement, voire d’une prise en charge complète quand ils se retrouvent seuls face à leur solitude et leur angoisse. Que fait l’Etat pour assurer cette protection ? Deux ministères sont interpellés directement , celui de la santé et celui du développement social, de la famille et de la solidarité.
Des services de gériatrie indépendants ne sont pas prévus par le plan d’action du ministère de la santé
Le premier est concerné pour assurer une protection sanitaire à nos vieux, au moins dans un premier temps, par la création de services de gériatrie dans les différents hôpitaux du Royaume. Or, le ministère de Yasmina Baddou ne semble pas assez sensibilisé sur la question. Dans son plan d’action 2008-2012, il n’en fait aucune référence, et même le service de gériatrie dont il était question à l’hôpital Mohamed Sekkat (où exerce le Dr Oudrhiri) dans la foulée de l’INDH, ne verra pas le jour, du moins de sitôt. De même, des services spécialement dédiés aux personnes âgées dans les différents CHU et hôpitaux au Maroc «ne sont pas encore considérés comme une priorité par le ministère de la santé», juge le Dr Oudrhiri. Et à supposer même que ces services soient créés, quels sont les médecins qui vont les prendre en charge ? Le Maroc ne dispose que de 12 gériatres (pour 2,5 millions de personnes âgées). Plus encore, le programme de formation de ces spécialistes dans les hôpitaux français, en vertu d’une convention signée en 2003 entre les ministères de la santé marocain et français (pour former 3 à 5 gériatres par an) a été suspendu en 2008.
Ce peu d’intérêt des médecins pour la médecine au service des vieux s’explique, mais ne convainc pas. «Les médecins marocains préfèrent se spécialiser en pédiatrie et l’Etat marocain lui-même les encourageait dans ce sens car, démographiquement, le Maroc était considéré comme un pays de jeunes», explique Dr Oudrhiri. Sauf que la tendance commence à basculer, le taux de natalité baisse et le nombre des personnes âgées progresse.
A la place de services de gériatrie indépendants, le ministère de la santé a donc préféré dans son plan d’action lancer des unités dédiées aux personnes âgées noyées dans des services polyvalents, ce qui est «loin d’arranger les choses pour cette catégorie de la population», regrette le Dr Oudrhiri.
La plus grande part de responsabilité concernant le cas des personnes âgées revient toutefois au ministère du développement social, de la famille et de la solidarité.
Là encore, malgré quelques efforts pour améliorer la situation, la cause des personnes âgées est loin d’être entendue. La consolidation de la solidarité familiale est un acquis qui doit «continuer à jouer son rôle d’entité naturelle pour la personne âgée conformément à nos valeurs depuis toujours», déclare Nouzha Skalli, ministre du développement social, de la famille et de la solidarité. Des maisons de retraite dignes de nos vieux, ceux du moins dont le support familial vacille, ne figurent pas sur l’agenda du ministère de Mme Skalli. Dans la foulée de l’INDH, plusieurs centres pour personnes âgées indigentes ont été créés certes, placés sous la tutelle de l’Entraide nationale ou de la Fondation Mohammed V de solidarité, mais il faut imaginez dans quel état ils sont. La première, sous l’égide du ministère de la famille, assure, à l’heure actuelle, la supervision de 44 foyers dont bénéficient 3 222 personnes.
Mais le grand projet du ministère, encore en gestation, que tout le monde attend, reste la stratégie nationale de protection des personnes âgées, où sont impliqués universitaires, plusieurs départements ministériels et société civile. Laquelle stratégie bute, selon la ministre, sur des difficultés, vu que le projet «interpelle plusieurs départements ministériels sachant que des dossiers sont en cours de traitement comme celui de la réforme de la retraite et de la couverture sociale».
La grande majorité des retraités au Maroc perçoit en effet une pension de misère (entre 400 et 1 000 DH par mois) et sur les 1,6 million de salariés affiliés à la Caisse de sécurité sociale (chiffres 2007), seuls 15% bénéficient de la retraite complémentaire (CIMR). La pension de retraite allouée par la CNSS est plafonnée à 4 200 DH.
Un problème de structures d’accueil, de ressources financière et de structures de santé spécifiques. C’est en résumé la problématique posée par le vieillissement de la population marocaine. La solidarité intergénérationnelle continue de fonctionner certes, mais elle sera de plus en plus bridée par les contraintes logistiques et matérielles des descendants. L’avenir de nos vieux se prépare aujourd’hui. Il y a urgence.
Enquête : Comment vivent nos personnes âgées ?
Des éléments de réponse à cette question ont été donnés par une enquête réalisée en 2006 par le Haut commissariat au plan (HCP) et dont les résultats ont été publiés en 2008. Parmi les points forts de cette enquête retenons :
- 52,4% des personnes âgées vivent en milieu urbain;
- Statut matrimonial, 90% des hommes et 31% des femmes sont mariés alors que 65,1% des femmes et 8,1% des hommes sont veufs ;
- 83% des personnes âgées sont analphabètes (92% de ruraux et 94,5% de femmes);
- 16,1% seulement des personnes âgées ont une retraite;
- 31,1% des personnes âgées participent à la vie active;
- 58,3% des personnes âgées vivent dans des familles complexes où peuvent coexister plusieurs générations alors que 92,2% entretiennent des rapports constants avec leurs enfants.
- L’isolement résidentiel touche 6,8% des personnes âgées alors que 63,2% déclarent souffrir de la solitude. 23,1% des personnes âgées se sentent en insécurité à l’extérieur du ménage et 4,8% à l’intérieur du foyer. Cela dit, partout dans le monde, le vieillissement de la population est perceptible.
Le nombre de personnes âgées de 60 ans et plus est estimé de nos jours à 605 millions.
Ce chiffre doublera vers 2025 et atteindra deux milliards vers 2050. Et cela entraînera, selon l’OMS, de profondes répercussions, sur tous les plans (vie familiale, relations entre générations, état de l’économie, conditions de vie…). A telle enseigne qu’il s’agit selon cette organisation mondiale d’une «révolution sociale tranquille, presque imperceptible, qui prend de l’ampleur et qui va s’accélérer» (rapport 1998).
Questions à Nouzha Skalli, Ministre du développement social, de la famille et de la solidarité : Nous travaillons pour la mise en place de centres sociaux référentiels de proximité
La Vie éco : Que fait votre ministère pour une meilleure insertion des personnes âgées dans la société et la famille ?
Nouzha Skalli : Les résultats de l’enquête nationale sur les personnes agées, publiés par le Haut commissariat au plan en 2008, dévoilent une situation sociale peu reluisante, c’est vrai, mais une donnée mérite d’être retenue : la grande majorité des personnes âgées vivent toujours en compagnie d’une ou plusieurs personnes de leur famille, sauf une minorité de 6%. Cet acquis doit être consolidé par le renforcement de la cellule familiale et ainsi permettre à cette dernière de continuer à jouer son rôle d’entité naturelle pour la personne âgée conformément à nos valeurs civilisationnelles. Ces réponses doivent être conçues à la lumière des exigences de l’Etat de droit et du projet de société moderne et démocratique. Et justement, nous sommes en train d’élaborer une stratégie nationale pour l’amélioration de la situation des personnes âgées. Celle-ci a connu l’implication de tous les acteurs institutionnels, de la société civile, universitaires…
Où en est justement cette stratégie ?
La stratégie comprend quatre axes reflétant les priorités nationales identifiées sur la base des besoins des personnes âgées. A savoir: le revenu, la retraite et la santé ; le logement et les conditions de vie ; le rôle et la place des personnes âgées dans la société.
Ce projet a été présenté au conseil de gouvernement le 1er octobre 2009.
Une commission ministérielle des personnes âgées, chargée d’affiner et d’enrichir ce projet de stratégie, a été mise en place. Nous travaillons parallèlement sur la mise en place de centres sociaux référentiels de proximité et nous appuyons la mise en place des espaces des personnes âgées. Ces espaces sont pour la plupart des centres de jour qui offrent des prestations de sensibilisation, de loisirs, d’accompagnement social de la personne âgée à travers des activités individuelles et collectives adaptées.
Aujourd’hui, deux centres pilotes sont fonctionnels à Casablanca et Meknès au sein du complexe social Ibtissama. Le ministère planifie la généralisation de cette expérience pour l’ensemble des régions du pays.
Le Maroc n’a-t-il pas besoin de maisons de vieux plus «humaines» ?
Au Maroc, les pouvoirs publics appuient la mise en place des structures de prise en charge des personnes âgées sans soutien familial. De nombreux centres pour les personnes âgées indigentes ont été créés dans le cadre du programme de lutte contre la précarité de l’Initiative nationale de développement humain (INDH). Ces institutions qui existent dans les différentes régions du Royaume relèvent soit de l’Entraide nationale, soit de la Fondation Mohammed V pour la solidarité ou sont gérés par des associations. La loi 14-05 relative aux conditions d’ouverture et de gestion des établissements de protection sociale a permis une mise à niveau de la plupart des centres et par conséquent une amélioration de l’offre de service.
Témoignages : Comment ils voient le traitement de la problématique
Mohamed M’jid, Acteur associatif : «Il faut que l’Etat crée des centres d’accueil dignes». Ce n’est pas dans les habitudes des Marocains de confier leurs vieux à des maisons de vieillesse, de même qu’il n’est pas concevable à l’heure actuelle pour les jeunes couples qui habitent dans des appartements exigus de garder leurs parents chez eux. Solution ? Il faut que l’Etat crée des structures d’accueil dignes avec un minimum d’activités attractives et de loisirs. Les personnes âgées ne sont pas un rebus que la société peut jeter dans un coin. Il s’agit d’une catégorie de population capable de donner encore. C’est une banque d’expériences et une mémoire qu’il faut sauvegarder. Les vieux d’aujourd’hui profitent de tous les avantages de la médecine moderne, ils gardent l’esprit vif et leur moteur fonctionne malgré la vétusté de la carcasse. L’associatif ? Il man-que de moyens, c’est un problème de l’Etat et de la société.
Jilali Hassoune, Acteur associatif : «Le couple moderne ne peut plus s’occuper des parents». Il faut que les mentalités changent. Le couple moderne ne peut plus s’occuper des parents comme ce fut le cas auparavant. Il a ses propres problèmes, outre que les deux conjoints sont absents toute la journée pour cause de travail. Des structures d’accueil publiques, oui, avec une contribution pour ceux qui touchent des pensions de retraite. On peut imaginer aussi un système d’aide pour les familles qui acceptent de loger et de s’occuper de leurs parents âgés. Pourquoi l’Etat, qui doit en principe les prendre en charge, n’accorde-t-il pas à ces familles une décote au niveau fiscal ? Nos vieux n’ont pas uniquement besoin d’une bâtisse pour vivre, mais d’une attention particulière de la part de leurs proches. Beaucoup, quand ils partent à la retraite, périclitent à vue d’œil. Ils voient leur fin s’approcher. Mon beau-père, une fois l’âge de retraite ayant sonné, a pris un sacré coup de vieux. J’ai pris la décision de le sortir, lui faire de la marche au bord de la mer ou dans la forêt. Ça l’a requinqué, l’homme a commencé à reprendre des couleurs.
Ahmed Addioui, Acteur associatif : «Toute la société doit se mobiliser pour les vieux».
Notre association ESPAM (Espace protection des personnes âgées) créée en 2008 veut contribuer à faire sortir nos vieux de leur isolement et leur donner goût à la vie. En mai dernier, par exemple, nous avons organisé un pique-nique dans la forêt Maâmora pour 60 personnes âgées qui sont hébergées au centre d’accueil Attaqaddoum.
Leurs familles ont aussi pris part à cette sortie, et vous ne pouvez pas imaginer la joie qu’ils ont ressentie. Récemment, le 1er octobre, à l’occasion de la Journée mondiale des personnes âgées, nous avons signé une convention avec le ministère du développement social en vertu de laquelle nous avons bénéficié de 49 000 DH pour financer nos projets. 2 MDH ont été accordés à 19 associations ce jour-là.
Toute la société doit se mobiliser pour ces vieux qui ont besoin de beaucoup d’attention.
JAOUAD MDIDECH
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Une maison de retraite au Maroc ?
6.10.2010 par admin.
Maison de retraite ou maison médicalisée, seniors actifs ou seniors dépendants : deux approches différentes.

La maladie a un coût, encore plus dans un pays qui n’est pas couvert par un régime collectif de sécurité sociale optimum. Certes il en existe un au Maroc, mais encore trop insuffisant pour répondre aux attentes des gens et les rassurer comme en Europe.
L’autre inquiétude réside aussi dans un système technique médical de terrain. Pour un Marocain, le passage dans un hôpital public le stresse plus sûrement qu’il ne le calme ; en cas d’urgence mieux vaut avoir sa famille proche au plus près et ce porte-monnaie collectif constitué, réunis au pied de son lit pour penser s’en sortir.
Le soin ou la ruine, ou l’endettement des familles, est surtout la question posée en cas de problèmes médicaux sérieux, la seule sécurité sociale pouvant s’estimer au nombre des siens qui cotiseront directement alors pour le malade au moment présent.
Les cliniques privées sont moins directes, mais la facture lourde tombe à la sortie ou dès l’entrée, quand l’accueil s’assure à son tour que vous pourrez bien assumer le paiement global avant tout acte. Une journée d’hôpital ferait bien plus peur aux gens que le bistouri ; un mal réduit en quelques jours en crée un autre dans le temps pour beaucoup de familles, qui perdront parfois bien plus financièrement qu’une cotisation régulière à la CNSS qui, si elle était assumée par tous, relèverait éventuellement le défi médical.
En attendant, des solutions privées arriveraient. Si de nombreux malades, notamment âgés, sont pris en charge dans les familles, le développement rapide de la société fait que désormais les enfants ne sont plus tous disponibles pour assumer ce point. Même si la culture, autre aspect social collectif important existe au Maroc, la problématique des personnes âgées ou gravement malades se doit de rechercher des solutions extérieures désormais.
Pour l’Européen étranger le problème est autre ; la fourmi ayant travaillé tout l’été se trouve moins prise au dépourvu que la cigale, quand la maladie fut venue… Il assume avec plus de sérénité la problématique au Maroc. Il peut le cas échéant se retrouver dans les structures de son pays d’origine entouré des meilleurs spécialistes.
Concernant les personnes âgées dépendantes qui réclament une médicalisation suivie ou du moins un encadrement continu, les structures comme les maisons de retraite n’existent pas vraiment au Maroc pour l’instant. Les seniors ne sont vus que comme des “actifs” et des investisseurs dans de nombreux projets en leur direction, mais la situation changera rapidement. Les étrangers arrivent en nombre et la question se pose déjà pour beaucoup, sachant aussi que la réponse européenne et ses tarifs stresseraient dorénavant autant les concernés que leurs familles…
Etrangers et Marocains se posent donc les mêmes questions, qui verront arriver prochainement des solutions. La maison de retraite assurant la médicalisation ou un encadrement suivi devient de plus en plus présente dans les attentes et les demandes.
Un exemple : un étranger résidant au Maroc depuis de nombreuses années, se devant d’assumer son parent, une mère âgée dépendante, n’a d’autres solutions que de faire venir la personne chez lui, et éventuellement de faire appel à une aide à domicile ou une infirmière privée. Le niveau des salaires permet encore cela plus facilement qu’en France.
Des projets de maisons médicalisées ont survolé la communication un moment ces dernières années, mais ne semblent pas encore sortir du sol pour l’instant. Des volontés existent mais réclament certainement une approche délicate, entre hébergements et normes, la médicalisation et l’encadrement des retraités n’étant pas une approche culturelle évidente au Maroc.
Un secteur professionnel à aborder sérieusement entre les investisseurs étrangers, premiers concernés pour l’instant, et les instances du pays.
Un secteur qui bougera et à suivre désormais.
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Hospitalisation à domicile Le concept s’implante au Maroc
· Matériel médicalisé et soins postopératoires sur demande
· Hospidom a le quitus de certains praticiens

Le concept est encore peu connu au Maroc. Pourtant, l’hospitalisation à domicile fait déjà figure de bonne vieille recette en Europe et en Amérique du Nord. Au Maroc, il est même encore méconnu de certains professionnels de santé. C’est dans ce flou artistique que Fayçal El Harouchi a choisi de s’engouffrer, en créant Hospidom, la première au Maroc à offrir le service complet de «confort médical à domicile» sur base de location.
L’hospitalisation à domicile est une prise en charge à part entière, qui se fait chez le patient, une fois le gros du traitement est assuré par un praticien dans un établissement médical. Une sorte de «permanence des soins et de suivi 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7», s’adressant aux personnes atteintes de pathologies lourdes, nécessitant des soins souvent complexes et fréquents. L’offre de Hospidom permet ainsi de prendre en charge, à leur domicile, les patients souffrant de pathologies lourdes, aiguës ou chroniques, en phase évolutive ou terminale. En règle générale, elle s’adresse à tout patient en convalescence et à mobilité réduite. Bien plus, selon El Harouchi, «le but est de positionner Hospidom comme une entreprise à caractère familial, proche du patient et du praticien». A ce titre, la genèse de son entreprise a consisté (et consiste encore) à recevoir la bénédiction du médecin traitant. Une sorte de quitus d’aptitude palliative à l’hospitalisation prolongée, souvent pas nécessaire et coûteuse, dans les établissements de santé. Quel est l’intérêt de ce concept? Selon le directeur général de Hospidom, «l’hospitalisation à domicile permet aux patients de rester dans leur environnement, près des leurs, avec des intervenants habituels, si besoin, à savoir médecin traitant, pharmacien, kinésithérapeute, infirmiers».
De même, c’est «une réponse concrète au problème de financement du système de santé, lié au vieillissement de la population, et peut-être une réponse à la désertification médicale en zone rurale». On n’en est pas encore là. Car l’offre de Hospidom, créée il y a quelques mois, ne dispose pour le moment que de quelques packs, répartis en deux offres locatives. Un pack de base loué à 800 DH HT les 8 jours, qui se compose d’un lit médicalisé électrique complet et d’une table de chevet inclinable. Sur demande du patient, d’autres éléments peuvent y être adjoints. Ce qui induit un surcoût. B. T.
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Un tsunami nommé Senior arrive au Maroc !
7.9.2010 par admin.

24% des retraités français ont en projet de quitter le pays à la retraite.
21% de seniors affiliés à la CFE (Caisse des Français de l’étranger) en plus ces 5 dernières années.
Maroc 1ère destination envisagée des retraités français avant la Tunisie, l’Asie et les DOM TOM.
Indéniablement le segment des seniors est celui qui marquera les prochaines années en Europe par les effets de la crise et des mesures gouvernementales restrictives. C’est aussi un secteur en plein essor auquel il faudra répondre très prochainement au Maroc.
La catégorie de senior étant aussi dans une mouvance qui attend d’autres produits pour se poser et surtout du service. Le phénomène ne touchera plus les quelques privilégiés qui s’inscrivaient dans la recherche du standing et du haut standing, du moins plus dans les produits proposés qui ne marchent plus en ce moment.
Il faut s’attendre à l’arrivée de diverses couches sociales désormais, un sujet que nous retrouverons de plus en plus dans nos médias.
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RTL info11 août 2010
Ces Français qui s’expatrient au Maroc pour leur retraite
Alors que la réforme des retraites sera soumise au parlement à la rentrée, une enquête Ipsos pour le magazine Pleine Vie souligne que près de 2 retraités sur 10 quittent la France pour faire face à la baisse de leur pouvoir d’achat. Après les Dom Tom, c’est le Maroc que les Français préfèrent pour leurs vieux jours. RTL vous emmène à El Jadida, une petite ville au sud de Casablanca, qui attire de plus en plus de ces retraités français.
Le Dossier de RTL : près de 2 retraités sur 10 quittent la France pour faire face à la baisse de leur pouvoir d’achat
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France ou Maroc : les clients désirent-ils vraiment payer plus cher leur bien immobilier ?
19.8.2010 par admin.
C’est la faute des étrangers et maintenant celle des seniors…!!!
Stop, arrêtez ! La récurrence du sujet déborde à un moment des esprits qui bougent encore…

Cet article du Point repris sur de nombreux sites d’information en ligne n’a pas échappé aux sites marocains. Car ce qui s’entend en France n’est que le reflet sonore de ce qui se dit au Maroc face aux étrangers divers, jeunes comme seniors.
Certes, si l’offre et la demande sont censées réguler les prix, chacun sait bien qu’il n’en est rien, ceci reste sans compter sur le point fondamental qui demeure l’homme et ses intérêts propres, bien avant l’intérêt collectif et même national qui reste secondaire, même familial avec une analyse plus pertinente.
Les paysans de France ont depuis bien longtemps préféré vendre à des prix parfois exorbitants localement leurs vieilles granges ou leurs vieux corps de ferme délabrés à des étrangers européens, avant même de penser aux intérêts de leurs propres enfants, obligés de s’expatrier hors des villages ensuite par impossibilité de payer, pour venir s’entasser dans des banlieues avec HLM, bien loin de la qualité de vie de leurs anciens, et pour finir renommer ensuite les petits enfants en délinquants… “Les hommes c’est comme les pommes, plus on les entasse, plus ils pourissent”…
Il en est de même au Maroc où vous entendrez la majorité des gens exprimer que tout augmente, mais par la faute de qui encore ? Des étrangers, des autres…
Pensez-vous, gens d’ici ou d’ailleurs, que le client en toute conscience apprécie de payer plus cher le bien acheté, si ce n’était que la problématique reste bien du côté des vendeurs ? Ce n’est pas dans un pays où la négociation est la pratique quotidienne entre les gens que cette profondeur d’analyse aurait échappé à quelqu’un.
Sont-ce les étrangers qui ont fait monter les prix du standing et du haut standing au Maroc ou la gourmandise des promoteurs qui avaient pour sport commercial de viser les pigeons qui se posaient en confiance sur leurs balcons pour leur vendre du simple parpaing au m² aussi cher que dans les provinces de France ? Pourquoi 60% des Marocains préfèrent-ils recourir à l’auto-construction en réalisant leur maison à moins de 3000 dh le m² ? Pourquoi les promoteurs suite à la crise pensent-ils subitement au logement social ou économique attendu par 1.000.000 de Marocains qui patientent encore ?
L’étranger qui ne connaît pas un pays, notamment un Occidental par sa culture du droit, entre par habitude dans une notion de confiance et de régulation des choses, par force de droits et de devoirs appliqués chez lui depuis des générations. Une faiblesse en d’autres contrées…
Pourquoi deux tarifs, un pour les locaux et un autre pour les étrangers ? La balance de la justice ne serait-elle pas la même selon la couleur de la peau ou la culture en France, pays des droits et des devoirs, comme de même la balance au Maroc, pays des principes les plus respectueux sur le plan spirituel ? Le terme usure, voire parfois vol sur le plan international, n’aurait-il de sens que dans des principes lus en fin de semaine chez chacun dans son propre temple, mais point dans les pratiques quotidiennes le reste de la semaine ?
Pourquoi le prix d’un terrain est-il multiplié par 8 quand un vendeur regarde la face d’un autre homme venant de plus loin ? Pourquoi se plaindre ici ou ailleurs que les jeunes doivent quitter les anciens afin de pouvoir vivre dignement ? Les parents ne mangent-ils pas l’assiette du lendemain de leurs propres enfants ? Ne les condamnent-ils pas à aller voir ailleurs, afin de survivre, parfois au-delà des mers, chez ceux-là mêmes dont ils ont abusé ?
Qui veut trop perd tout à un moment, sous la tour Eiffel comme sous l’Atlas, bloquant l’énergie même de son propre développement. Combien d’investisseurs transparents viennent et repartent désormais, ayant appris par la communication très rapide car virtuelle les histoires des pigeons déplumés qui ont repris conscience, mais trop tard ?
Faudra-t-il que les gens aillent revivre en plein désert ou entre les monts de l’Atlas, étrangers comme Marocains, ou MRE qui arrivent, afin d’échapper à la folie des hommes qui ne voient que les chiffres en oubliant les lettres plus sages pour les consciences ?
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Publié le 31/07/2010 Le Point.fr
ÉTUDE
IMMOBILIER - Les seniors et les étrangers font grimper les prix …
AFP

Depuis le début de l’année, les prix des logements anciens sont repartis à la hausse, comme ici à Paris où ils se sont envolés de 5,1 % © Cyriel Martin
Les Européens de l’Ouest, attirés par la douceur de vivre des campagnes françaises, et de nombreux seniors, qui partent de plus en plus tôt à la retraite, sont, avec la pénurie de logements, les principaux responsables de la reprise de la hausse des prix de l’immobilier dans l’ancien.
Après une envolée des prix sur une dizaine d’années, l’année 2009 avait connu une baisse, conséquence de la crise financière de 2008. Mais depuis le début de l’année, les prix des logements anciens sont repartis à la hausse, aussi bien en province qu’en Ile-de-France, selon les notaires et les agents immobiliers. Sur un an (mars à mai 2010 par rapport à la même période de 2009), la hausse des prix est de 5,1 % en Ile-de-France alors que pour l’ensemble de la France métropolitaine elle est, au premier trimestre, de 1,4 % pour les appartements et de 1,2 % pour les maisons, selon les Notaires de France.
“Nous constatons un afflux de Britanniques, de Belges, de Néerlandais, d’Allemands, de Scandinaves et même d’Italiens, au point que désormais, en province, cinq pour cent des ventes dans l’ancien sont le fait d’étrangers qui tirent les prix à la hausse”, souligne pour l’AFP Me Pierre Bazaille, président de l’Institut notarial de l’immobilier. Ce qui explique que des départements comme l’Aveyron, la Corse du Sud et même la Meuse, pourtant peu dynamiques sur le plan économique, voient le prix des maisons progresser depuis le début de l’année.
7 à 8 % des acheteurs à Paris sont des étrangers
Pour Me Bazaille, “les taux d’intérêt des emprunts immobiliers qui continuent d’être bas, contrairement à ce qui était prévu, permettent également de devenir propriétaire avec une mensualité de remboursement équivalente au niveau d’un loyer”. Le nombre de transactions dans l’ancien devrait ainsi remonter en 2010 à un peu moins de 700.000, pronostique Me Bazaille, même si ce total restera en dessous des années fastueuses, de 2000 à 2007, où il a toujours évolué au dessus de 800.000. “La faiblesse de l’euro conduit également les étrangers à investir de nouveau dans la capitale”, indique Richard Tzipine, directeur général des agences Barnes, spécialisées dans l’immobilier de luxe.
“Dans le coeur de Paris, on voit de nouveau des Américains alors que les Italiens et les Russes sont toujours très présents, ce qui explique que 7 à 8 % des acheteurs dans la Ville Lumière sont des étrangers”, indique Me Christian Lefebvre, président de la Chambre des notaires d’Ile-de-France. Autre phénomène : les seniors de plus de 60 ans “vendent leurs biens immobiliers, souvent les économies de toute une vie, dans les grandes métropoles pour vivre mieux dans des petites villes ou à la campagne”, explique Laurent Vimont, président de Century 21, réseau d’agences immobilières.
Pour M. Vimont “cette population dispose d’un apport personnel important, qui lui permet de mieux de se loger, ce qui contribue mécaniquement à la hausse des prix car ils sont peu enclins à négocier”. La ville de Nice, sur la Riviera française, est un bon exemple de cette mutation sociologique. Le pourcentage des acquéreurs d’une résidence principale, qui était seulement de 52 % du total en 1998, a grimpé à 72 % au détriment de ceux qui achetaient une résidence secondaire. Effet de balancier, la population des propriétaires à Paris rajeunit avec, depuis deux ans, une baisse de 20 % des acheteurs ayant dépassé 70 ans, constate M. Vimont.
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Retraités de France : oui, vous pouvez vivre au Maroc avec votre petite retraite.
18.8.2010 par admin.

Voilà ce que nous répondons aux messages que nous recevons parfois, ou par ce que nous lisons sur divers forums qui s’adressent aux expatriés, aux retraités et seniors.
Beaucoup ne savent aborder le fait que l’on peut vivre avec moins de 1000 euros par mois même au Maroc soit moins de 11.000 Dhs ! Et pourtant… Certes, si en changeant de pays l’on ne désire pas changer entièrement ses habitudes, il faut savoir s’adapter aussi et prendre connaissance des repères financiers d’un pays, avant d’y poser les pieds définitivement. Lire les grilles des salaires d’un pays ou voir ce que touche un retraité au Maroc peut parfois remettre les choses en place et relativiser ses propres difficultés, au-delà du simple prix d’un tajine ou du kilo de tomates de référence pour beaucoup de touristes de passage.
Ce serait plutôt aux jeunes Européens de s’inquiéter de leur retraite d’ici 20 ou 30 ans, qui risque de se retrouver plus proche certainement des retraites du Maroc actuelles, sous réserve que le concept de solidarité existe encore demain pour eux…
Pour les jeunes couples qui s’inquiètent de savoir si avec un travail au Maroc et moins de 3000 euros mensuels ils peuvent venir vivre au Maroc, ou comme lu cette semaine sur un forum, avec un contrat d’expatrié de 5000 euros net (55.000 dhs ou presque 30x le Smig)… CNSS et impôts payés, avec voiture de fonction et appartement payé par l’entreprise, qu’ils consultent la grille des salaires…
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Économie
Retraites : 1 115 DH en moyenne chez la CNSS, 1 694 chez le RCAR et 4 730 chez la CMR… une misère !
30% seulement de la population active occupée dispose d’une couverture de retraite.
En moyenne, ceux qui ont la CIMR perçoivent un complément de 2 200 DH en plus.
Peut-on vivre de sa pension de retraite au Maroc ? La question mérite d’être posée, d’autant que le dossier de la réforme des régimes de retraite est ouvert et que la conclusion principale qui ressort des études actuarielles est que les prestations sont trop «généreuses», menaçant de ce fait même la pérennité des caisses existantes.
Toute la question est de savoir pour qui ces prestations sont-elles généreuses. Les chiffres obtenus auprès des principales caisses, la Caisse nationale de sécurité sociale (CNSS) et la Caisse marocaine des retraites (CMR) en disent long sur le fossé qui sépare les retraités du secteur privé et ceux du public. Certes, sur cet aspect du problème, la raison est bien connue : à la CNSS, les cotisations se font sur une base plafonnée à 6 000 DH, par conséquent, au-delà d’une durée de cotisation déterminée et quel que soit le niveau du salaire que l’on perçoit, la pension de retraite ne peut dépasser, au mieux, 4 200 DH.
2 millions de salariés du privé n’ont pas de retraite complémentaire
Mais qu’est-ce qui empêche que les cotisations se fassent en fonction du salaire ? Pourquoi limiter à 6 000 DH ? Certes, les salariés du privé ont la possibilité de souscrire à une retraite complémentaire, mais combien ont-ils les moyens de le faire ? Alors que le nombre de salariés déclarés à la CNSS a atteint 2,2 millions à fin décembre 2009, celui des actifs cotisants à la CIMR est aux alentours de 250 000 ! Il y aurait donc, en gros, quelque 2 millions de salariés du privé officiellement déclarés qui ne bénéficient pas de la retraite complémentaire. Plus globalement, sur les 10,3 millions d’actifs occupés, seulement 30% environ bénéficient de la couverture retraite. Autrement dit, plus de 7 millions d’actifs occupés ne sont pas, à ce jour, affiliés à un régime de retraite. Un potentiel d’épargne très important ! La réforme projetée réussira-t-elle à y remédier ? Cela fait partie des objectifs qui lui sont assignés. Mais en attendant, combien perçoivent les retraités actuels ?
Les pensionnés de la CNSS, ceux qui ne sont couverts que par ce régime, pour la raison déjà évoquée, sont les plus mal lotis. La retraite moyenne y est de 1115 DH par mois, selon les données fournies par la CNSS elle-même. Une misère, puisque ce montant n’atteint même pas le SMIG (qui est de 2 030 DH) ! Et ce que cache cette moyenne est encore plus parlant quant à l’extrême faiblesse des pensions servies.
Sur les 365 107 pensionnés de ce régime, ils sont 111 851, soit 30,6%, à toucher une pension variant de 600 DH à 1 000 DH par mois, et 101 468, soit près de 28%, à percevoir une retraite comprise entre 1000 DH et 2 000 DH. Autrement dit, 58,4% des pensionnés de la CNSS, soit 213 319 personnes, ont une retraite qui va de 600 DH à 2 000 DH (voir le nombre de retraités par tranches de pensions).
Il faut cependant distinguer plusieurs catégories de pensions. Il y a d’abord la pension vieillesse, de loin la plus importante en nombre de retraités qu’elle concerne : 63,18%, soit 230 670 pensionnés. Pour cette catégorie, la pension moyenne est de 1620,43 DH. Il y a ensuite la pension de survivants qui représente 33,50% (122 302 personnes) avec une pension mensuelle moyenne de 763,87 DH. Viennent enfin la pension servie aux divorcés (6 024 cas) avec une moyenne de 728,98 DH par mois, la pension d’invalidité (5 504 personnes) avec une moyenne de 1 902 DH par mois et, de façon marginale, celle servie aux orphelins (607 personnes) avec une moyenne de 559,46 DH par mois. Comme on le voit, à la CNSS, plus de 35% des pensions servies sont des pensions de réversion.
A la CMR, la pension maximale peut atteindre 50 000 DH par mois
Les retraités civils de la Caisse marocaine de retraites (CMR), au nombre de 231 978, sont, eux, relativement plus choyés. En particulier les retraités principaux, qui représentent 68,4% de l’effectif total. La pension moyenne chez cette catégorie de retraités s’élève à 4 730,33 DH par mois. La plus élevée atteint les 50 000 DH par mois. Mais le gros de l’effectif (45,73%) perçoit une pension qui se situe dans une tranche, certes très large, allant de 2 500 à 10 000 DH (voir tableau).
Ce sont en tout cas plus de 9 milliards de DH que la caisse débourse chaque année pour ces 158 756 pensionnés principaux. Pour les «réversataires», en revanche, la pension moyenne dépasse à peine 1 000 DH (1 116,25 DH plus exactement). Concernant le Régime collectif d’allocation de retraite (RCAR), qui compte 96 784 pensionnés à fin 2008, la retraite moyenne était à cette date de 1 694 DH. Elle était déjà supérieure à celle de la CNSS. Le RCAR gère pourtant les retraites des personnels des collectivités locales, des administrations publiques (les non-titulaires) et des établissements publics, soit des entités où les salaires ne sont pas réputés pour être les plus élevés. Cela n’a pas empêché que le salaire plafond servant de base à la cotisation évolue chaque année depuis 1982 pour atteindre à la fin de 2009 un montant mensuel de 13 350 DH, soit plus que le double de celui en vigueur à la CNSS. Il est vrai cependant qu’avec la récupération de la caisse interne de l’OCP, de JLEC (Jorf Lasfer energy company), en attendant celle de l’ONE, le RCAR a hérité de droits acquis et aussi de cotisations substantielles. Enfin, la CIMR (Caisse interprofessionnelle marocaine de retraite CIMR), régime facultatif mais ô combien nécessaire pour relever la maigrichonne pension de la CNSS, sert une retraite moyenne de 2 185,70 DH par mois, selon son PDG, Khalid Chedadi. Là encore, il y a lieu de distinguer la pension principale, un peu plus élevée, et la pension de réversion inférieure à 1 000 DH. Le nombre de retraités de la CIMR s’élève en 2009 à 123 688. Au total, le gros de la population des retraités perçoit des pensions s’approchant à peine du SMIG. Une misère !
Salah Agueniou
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La culture sauvera-t-elle Saïdia au Maroc ou suite d’une fin annoncée ?
10.8.2010 par admin.
Ce qu’Homme veut est-il stratégique plus que réflexion dans le temps ? Si l’on ne fait rien, certes que rien n’avance sur le plan personnel comme pour un peuple et ses décideurs. Mais laisser faire des intermédiaires plus affairistes qu’autre chose dans des projets gigantesques, en imposant à certains secteurs naissants ou en période d’adolescence la quasi-industrialisation du tourisme, ne peut laisser, quand le vent tourne, que des conséquences du même ordre de grandeur.
La société marocaine dans son ensemble se doit alors de relever un second défi, non pas celui d’inaugurer en fête le navire, mais bien de créer des festivités afin de voir dans le temps le bateau quitter enfin le port.
La crise, diront certains. Mais non, le Maroc s’en sort mieux que d’autres pays et reste un terrain très attractif pour les investisseurs et les demandeurs sur le plan du tourisme.
Mais faut-il penser investissement seulement, faut-il penser pour soi ou pour les attentes des touristes, ou des retraités qui achèteront ensuite dans les projets que l’on envisage ? Saïdia en est un exemple et non des moindres. Car en se promenant dans tous les lieux touristiques de la Méditerranée à l’Atlantique, combien de vitrines restent-elles sans commerçants, combien d’anneaux de port restent-ils sans navires, combien de fenêtres d’appartements restent-elles sans vie, combien de chambres et d’hôtels hébergent-ils de fantômes ? Il suffit de longer les côtes pour se poser des questions plus judicieuses après coup, après projets, une situation qui interpelle, pour rappel, de nombreux petits investisseurs à la recherche d’un lieu de vie, d’un lieu vivant donc, et qui ne désirent pas s’enterrer dans des espaces isolés, vides, parfois morts la plus grande partie de l’année… Combien ont-ils déjà essuyé les plâtres en suivant en toute confiance des commerciaux aux promesses radieuses, leur vendant le rêve mais jamais le cauchemar qui s’ensuivait ? Combien d’étrangers se sont-ils vu livrer avec retard ces projets parfois bruts de décoffrage et combien se sont-ils regroupés en association de défense ? Enfin, combien rêvent-ils désespérément de trouver un passant parfois plus naïf qu’eux, ou plus pigeon, en se transformant en mauvais commercial afin de revendre leur cauchemar ?
Toutes les raisons pour justifier après coup le bilan ne change pas la donne pour l’instant, il s’agirait plus de revoir des copies que de persister dans le pharaonique qui déjà, comme le Goliath, se fatigue, s’écroule et emporte des foules dans son mouvement…
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Saïdia : la culture à la rescousse de l’industrie touristique
Juin 2011, la région de l’Oriental du royaume Chérifien accueillera la première édition du festival « Maghreb Culture » qui célébrera annuellement les arts maghrébins : cinéma, musique, théâtre, art culinaire, arts plastic, mode, etc. Une rencontre que les initiateurs veulent trans-maghrébine. Un évènement qui arrive à point pour soutenir la promotion du tourisme balnéaire en difficulté dans cette partie moins exposée du Maroc. Reportage.

En annonçant la création de ce festival lors d’une cérémonie qui s’est déroulée le 19 juin dans la nouvelle ville balnéaire de Saïdia (à environ 60 km d’Oujda, nord-est), le président du Conseil Régional de l’Oriental M. Ali Belhadj souligne ceci : Maghreb Culture ne sera pas un succédané de l’Union du Maghreb Arabe, désespérément en panne. Ce festival est dénué « d’arrière-pensées politiques » et « n’est pas un prélude au règlement du problème des frontières avec l’Algérie », précise-t-il dans le quart d’heure d’entrevue qui précèdera l’annonce officielle.
Un rapide tour dans la nouvelle ville de Saïdia aura déjà suffi à convaincre de cela. Recouverte de forêts et de marécages voilà trois ans encore, la région ambitionne aujourd’hui de devenir un pôle touristique avec ses hôtels flambants neufs d’une capacité dépassant les 2 000 lits, ses résidences d’été, sa médina, sa marina (l’une des trois plus grande de méditerranée), son centre commercial et son terrain de golfe. Tout cela résultant de l’Initiative Royale pour le développement de la région de l’Oriental lancée par le roi Mohamed VI dans un discours fondateur en mars 2003.
La métamorphose
Depuis, la ville de Saïdia a vu sa physionomie radicalement changée. De campagne, elle est passée au statut de cite balnéaire-pilote pour la construction de laquelle les institutions du royaume se sont associées à de grands groupes espagnols. Aux premiers revenait de créer et de développer les infrastructures de base ; aux seconds d’apporter le savoir faire dans le domaine du tourisme. L’Etat marocain a eu ainsi à mettre en place les réseaux de communication : dédoublement de la voie de contournement de Saïdia et construction de toutes les voies d’accès à la ville, aménagement de son réseau de collecte des eaux usées et pluviales, de ses digues de protection, de ses stations d’épuration et de pompage et de sa corniche longeant ses 15 km de plage. Le tout pour un montant globale de 369 millions de DH (1 DH= 10 euros) selon les termes d’une convention pour la mise à niveau urbaine de la ville. Les enseignes hôtelières Iberostar et Barcelo pourront en outre compter sur l’aide de l’Etat et de la région pour le lancement de leurs établissements et leur remplissage.
De la sorte, la région de l’Oriental escompte séduire et attirer chaque année quelques milliers de touristes espagnols, bien sûr, mais aussi britanniques, chinois, nippons, indiens, ceux des pays du Golfe et des pays de l’Est. A la clé, 50 000 emplois nouveaux et des gains de l’ordre de 5 milliards de DH, indique le journal maghrébin l’Economiste.
Le forcing
Sauf que pour l’instant, les hôtels sont loin de refuser les clients alors que les résidences d’été qui jalonnent les routes de Saïdia demeurent vides. Aux marques de peinture sur les vitres, on voit que la plus part d’entre elles n’a pas trouvé preneur.
Le parc immobilier vacant, la marina silencieuse et l’activité commerciale timide de Saïdia menaceraient non seulement l’avenir du tourisme dans l’Oriental mais aussi le succès de l’ensemble du projet. A terme, il s’agit de l’intégration de la région à l’espace euro méditerranéen. Le souci immédiat est donc de provoquer l’affluence vers ce nouveau pôle touristique, comme les autorités se sont engagées à le faire. Les deux hôtels ibériques 5 étoiles n’avaient fonctionné la saison dernière que pendant deux mois, toujours selon l’Economiste. En ce début de saison, le Barcelo reçoit essentiellement des clients venus de la péninsule ibérique.
D’où l’idée du festival Maghreb Culture. L’évènement est imaginé pour drainer les foules sur ce site et le faire vivre, comme l’explique de manière si prosaïque M. Ali Belhadj : « c’est une démarche de promotion du développement économique ».
Quant à l’estampille « maghrébin », elle est censée rappeler les attaches qui lient Oujda à son environnement. M. Belhadj soutient que l’« on se sent profondément maghrébins dans cette région frontalière». Elle est idéale pour rassembler les artistes et les scientifiques maghrébins. Ceci pour dire que les organisateurs de Maghreb Culture 2011 évacuent d’un revers de la main toutes les inquiétudes que l’on pourrait concevoir quant à sa crédibilité. On considère que les obstacles politiques ne résistent pas devant l’identité maghrébine fortement ancrée dans la région. Qui d’ailleurs abrite déjà plusieurs festivals au cachet incontestablement maghrébin : le festival des oasis, le festival du raï, le festival de la musique gharnati, ou encore celui de la musique alaoui.
L’identité et la culture maghrébine font d’ailleurs, pour le moment, office de programme de ce festival. Il s’agit davantage de mettre en œuvre une volonté politique de développement économique et l’événement n’est pas encore réellement réfléchi. Avant sa présentation samedi passé devant la presse et quelques invités tels le consul adjoint de l’Algérie à Oujda, personne parmi les membres de la presse locale n’en avait entendu parler. Avant de quitter la salle, le représentant de l’Algérie, M. Bachir Belatrache a indiqué qu’il resterait à l’écoute.
Katia Semi
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Retraite. Maroc. Camping-car. Un trio gagnant pour beaucoup de Français et d’Européens.
2.8.2010 par admin.

La saison de l’été au Maroc est celle des tour-opérateurs, celle de l’hiver aussi selon les villes, mais une grande part du tourisme au Maroc s’opère hors des sentiers organisés pour nombre de découvreurs du pays. Beaucoup de jeunes arrivent en totale indépendance à bord d’une simple voiture au regard de leur budget serré, d’autres à bord de rutilants 4×4 équipés, souvent bourrés d’électronique et guidés par leur GPS, mais avec le temps et l’âge les retraités ou seniors, tels qu’ils sont nommés désormais, apprécient l’alliance entre la route et le confort.
Le choix du camping-car est donc leur solution depuis quelques années et l’est de plus en plus pour de nombreux Français qui trouvent ainsi l’hiver plus agréable en traversant Gibraltar.
Si certains visent le grand sud, au sud d’Agadir jusque Dakhla, vous en verrez beaucoup plus sur l’ensemble des routes du Maroc du nord jusqu’à la région du Souss Massa Draa autour d’Agadir. Le nord du Maroc l’hiver ressemble parfois à la France et si le Maroc est un pays chaud beaucoup oublient que c’est aussi un pays tempéré, même si le soleil se montre plus souvent qu’ailleurs. Les escargots rencontrés sur les routes agacent certains qui perçoivent ces visiteurs mobiles comme des nomades modernes, qui parfois se regroupent dès la fin de l’après-midi en meute pour se sécuriser, tels les chariots autour d’un feu jadis, vus dans les westerns de notre enfance.
Les endroits n’étaient pas délimités pendant des années pour ces voyageurs, chacun se posait hier où l’heure du couchant les menait, remplissant ses réserves d’eau par le système D, vidant aussi ses fosses de toilettes parfois sans respect de la nature. Désormais la réglementation ne leur offre plus autant de liberté, notamment à l’approche des grandes villes. Les aires organisées arrivent, plus possible de se poser dans les rues le soir ou sur les parkings municipaux, restent néanmoins des attroupements réguliers sur les aires de stationnement des grandes surfaces commerciales qui, elles, y gagnent en jouant les fournisseurs. Mais que les petits commerçants et l’économie du Maroc ne s’en plaignent, après quelques années en ayant parcouru toutes les nationales et départementales du Maroc pour le plaisir des yeux, beaucoup se poseront alors définitivement de manière sédentaire.
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Nouvelles retraites sur la route
Chaque année, des dizaines de milliers de retraités venus en camping-car de toute l’Europe enjambent le détroit de Gibraltar pour passer l’hiver au Maroc.

Au chaud. Ces nouveaux nomades aux cheveux blancs mettent le cap vers le grand Sud.
Leur destination préférée : la presqu’île de Dakhla, une mince bande de terre entre mer et désert sous le tropique du Cancer. Un spot connu de tous les amateurs de surf et de pêche.Débarquement de papy-boomers C’est donc là que ces papy-boomers débarquent. La plupart du temps en couple, avec tout leur attirail chargé dans la remorque : cannes à pêche, quads, antennes satellite pour rester connectés et coffres pleins pour tenir l’hiver.
Ils plantent leur maison roulante au bord de l’eau, près des falaises, certains regroupés, d’autres totalement isolés, certains pour près de six mois, d’autres pour une étape dans un baroud dans tout le royaume chérifien, voire au-delà. « On a toujours aimé atteler et s’en aller. Après une semaine à la maison, on fout le camp ! », assure Guy, autrefois à la tête d’une PME spécialisée dans le transport sanitaire en région parisienne, qui compte vendre son pied-à-terre d’Oléron. Roland, ex-chauffeur routier, est quant à lui passé à l’acte : il a tout largué et vit en camping-car à l’année. « Il y a quatre ans, il m’a dit “je t’emmène au Maroc”. Et depuis on est sur la route », résume Dominique, sa nouvelle compagne. « On est un peu comme les gens du voyage. On n’arrête pas de rencontrer des amis. » Comme ce vendredi, où ils fêtent l’anniversaire d’Alain, 61 ans, ex-restaurateur du bordelais. « Allah soupe ! », lâche ce dernier à la tablée conviviale, une vingtaine de têtes blanches ou grisonnantes, dont ses parents qui ont passé les 85 ans ! Au menu : une méga paella de poissons et du rosé bien frais.
Pêche toute fraîche
« Vous avez vu les pauvres retraités », ironise Marie-France en montrant la pêche toute fraîche qu’elle et son mari s’apprêtent à déguster avec des amis. Ce couple d’anciens viticulteurs de Cognac se la coulent douce pendant un petit semestre. « On est venu directement. Trois jours de route. » Tout comme ces cinq femmes, qui causent de tout et de rien en tricotant pour les petits-enfants à l’ombre de leur camping-car, alors que leurs maris sont partis pêcher. Ils étaient cheminot, artisan, décorateur, pharmacien, gendarme… Annick et Marie-Claude travaillaient dans la banque. Ces deux soeurs font désormais la route avec leurs époux. Juste pour le plaisir des paysages et de retrouver l’accueil charmant des Marocains. « On retraite heureux, non ? ».
Jacques Denis
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Retraite au Maroc ou en France. L’immobilier est-il l’unique bon plan pour les seniors ?
29.7.2010 par admin.

Comme on fait son lit, on se couche. A chacun de faire ses comptes en fonction de ses projets et de ses attentes.
Mais en matière d’immobilier, et encore plus à l’âge de la retraite, il est parfois utile de se poser les questions autrement, dans une vision plus restreinte, naturelle, différente qu’en abordant cela à 30 ans. La période est changeante en ce monde désormais, ce ne sont pas les retraités français ni européens qui nous diront le contraire. L’avenir sera plus restreint côté rentrées financières pour beaucoup d’entre eux, obligés de faire appel de plus en plus à leurs petites économies, qui parfois ne sont pas disponibles immédiatement car transformées en matériaux autour d’eux.
Si le bien immobilier était un coffre hier et sécuritaire dans le temps, demain les briques ne se transformeront pas sur demande en argent sonnant et trébuchant rapidement, comme ce fut le cas pendant longtemps sur un marché plus vivant ou plus motivant et plus rassurant. Nous entrons en hibernation sur ce plan pour les dix années qui arrivent, et quand les dirigeants annoncent 10, prévoyez au moins le double, voire une génération… Les seniors doivent repenser l’approche immobilière en France, même les plus nantis qui recherchent à investir. La majeure partie des seniors n’ont que leur retraite mensuelle comme revenus, peu d’économies en liquidités, au mieux leur maison ou leur appartement, qui leur coûtent au quotidien par des charges et des taxes, car plus adaptés réellement à leurs besoins actuels. Si certains conservent des murs en pensant héritage pour leurs enfants, la question se pose désormais d’assurer ses proches lendemains dès la retraite arrivée, et certains y pensent même quelques années avant.
D’où la porte de sortie vers d’autres pays, comme le Maroc pour certains, de plus en plus demain. Beaucoup quittaient la partie nord de la France depuis des années recherchant le soleil au sud du même pays pour leur retraite, alors descendre jusqu’au Maroc désormais n’est pas une problématique de par les nombreux autres avantages qu’ils y retrouvent. Si l’immobilier au Maroc est certes une solution pour eux, moins onéreuse, la question du choix d’investir dans la pierre dans un autre pays, de par l’âge, les héritiers ensuite, et le niveau de vie qu’ils rechercheront, réclame une réflexion au niveau des finances, du droit, du fisc, bref tout un questionnement que ne manquent pas d’aborder les gestionnaires habitués des plus gros patrimoines.
Bien en héritage, ou maintien d’une qualité de vie par ses acquis dans le temps, vue de l’étranger la donne est autre dans son approche pour la suite. Les générations issues du baby-boom sont aujourd’hui celles du papy-boom ou de la mamy-boom et celles aussi de l’après 1968, donc dans une vision de vie tout à fait différente de celle de nos plus anciens précédemment. Des générations qui ont découvert le voyage, réduit les distances, mais aussi visant le plaisir du bien-être, du sport, de l’activité artistique et culturelle et intellectuelle en général, bref des gens que nous qualifions désormais de seniors actifs, loin de l’image du retraité derrière sa fenêtre qui voyait défiler lentement les heures sur l’horloge du salon, qui disait oui, qui disait non…
Des générations qui sont déjà présentes et qui arrivent, mais qui seront certainement plus dans une logique de qualité de vie et de retraite au moment présent, d’où une nécessaire réflexion sur les approches et les services qu’il faudra aussi leur apporter sur place. Immobilier rime avec retraités au Maroc, mais ceci reste une vision des promoteurs, qui savent allier la vente bien emballée dans l’appellation du “senior”, de manière purement commerciale plus que par le service qu’attendront de plus en plus ces nouveaux demandeurs.
Alors, maison de retraite au Maroc ? La demande se manifeste de plus en plus, mais certes pas dans la vision de celles de l’Europe, solutions souvent prises de force par une médicalisation et un suivi importants. A envisager alors de manière plus adaptée aux attentes.
Des projets qui s’inscriront dans le faisceau des possibilités dans les temps qui arrivent, tous les seniors ne désirant pas s’engager, selon leurs raisons, dans un projet immobilier, encore plus prenant de l’étranger et dans le temps.
Le Groupement ouvrira de nouvelles pages Retraités ou “Seniors” très bientôt, afin d’orienter ces derniers dans leurs attentes sur le Maroc. http://legroupement-agadir.com
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Acheter un bien immobilier pour préparer sa retraite ?
La réforme des retraites est au cœur de l’actualité. On entend souvent dire que l’immobilier est une valeur sûre pour sa retraite ou qu’il est possible de doper sa retraite en achetant un logement. Qu’en est-il réellement ? Acheter un appartement ou une maison permet-il vraiment d’avoir plus de revenus au moment de prendre sa retraite ? Quels sont les pièges à éviter dans ce type de raisonnement ?
Réagir face à des retraites en baisse et incertaines
Pour faire face à des retraites de plus en plus petites et qui deviennent incertaines, il est indispensable de s’interroger sur les différentes manières d’investir soi-même pour se garantir des revenus complémentaires.
Il existe de nombreuses solutions pour bien préparer sa retraite et se garantir un niveau de revenus suffisant, une fois que son salaire ne sera plus versé tous les mois. En s’y prenant suffisamment tôt et en anticipant ses besoins futurs, il est possible d’aborder plus sereinement sa retraite sans craindre pour ses finances personnelles.
Préparer sa retraite en achetant de l’immobilier
Acheter un logement pour se loger durant sa retraite ou investir dans l’immobilier pour générer des revenus complémentaires ? C’est la première question que vous devez vous poser quand vous vous intéressez à l’immobilier comme placement pour votre retraite.
En effet, il y a différentes manières d’optimiser ses besoins financiers. Quand on veut mieux gérer son budget, il y a deux solutions qui peuvent être complémentaires : diminuer ses dépenses ou augmenter ses revenus.
Être propriétaire de sa résidence principale au moment de prendre sa retraite
Le coût du logement occupe une place importante dans le budget d’un ménage. Être pleinement propriétaire, c’est-à-dire avoir fini de rembourser son crédit immobilier, au moment de prendre sa retraite, permet de ne plus avoir à payer de loyer ni à rembourser un prêt immobilier. C’est l’une des meilleures façons de diminuer ses dépenses. Il n’y aura plus qu’à payer les entretiens de votre appartement ou de votre maison ainsi que les différentes taxes et impôts (taxe foncière, etc.).
Seulement l’achat de votre résidence principale ne vous permet pas d’adapter votre logement à vos besoins changeants. Si vous achetez une maison pour y voir grandir vos enfants, cette maison sera-t-elle toujours adaptée quand ils auront quitté le cocon familial ? Les caractéristiques de votre logement seront-elles adaptées à vos capacités (escaliers, ménage, entretiens…) ?
De plus quand vous serez en retraite, vous n’aurez plus besoin d’habiter à côté de votre travail. Vous pourriez avoir l’envie de déménager dans une région plus ensoleillée par exemple. Il y a toujours la possibilité de revendre pour acheter une autre résidence principale mais sachez que cela vous coûtera des frais et qu’une fois à la retraite, les possibilités de financement seront réduites.
Être propriétaire bailleur pour obtenir un complément de revenus
Pour préparer votre retraite avec l’immobilier, il existe une autre solution : investir dans de l’immobilier locatif pour générer des revenus complémentaires à votre retraite. Bien entendu, cette solution n’est pas opposée à la première : la meilleure option est même de cumuler les deux pour à la fois réduire vos dépenses pour vous loger et augmenter vos revenus avec de l’immobilier locatif.
Néanmoins, pour que la mise en location d’un bien immobilier vous apporte un véritable complément de revenus, il vous faudra avoir remboursé la majeure partie, voire la totalité, de votre emprunt immobilier, qui aura servi au financement de cet investissement.
En effet, aujourd’hui les rendements en immobilier sont très faibles. Il est de plus en plus difficile de trouver des logements qui garantissent des loyers supérieurs à la mensualité de paiement de votre crédit. Pour que les loyers perçus vous apportent un réel revenu supplémentaire pour votre retraite, vous devez avoir des mensualités de remboursement plus petites ou dans l’idéal avoir fini de payer cet appartement ou cette maison.
Ne pas négliger les risques liés à votre baisse de revenus
Lorsque l’on arrive à la retraite, il faut faire face à une diminution de ses revenus. Quand on a investi dans l’immobilier avec pour objectif de préparer sa retraite, il faut être capable de finir de payer ses investissements. Que ce soit pour l’achat de votre résidence principale ou pour l’achat d’un appartement à louer, si vous avez encore des dettes auprès d’un organisme de crédit, il faudra être capable de les rembourser malgré vos baisses de revenus.
Cela signifie que vous devez anticiper, dès le financement de votre achat, vos capacités futures de remboursement :
- Prévoyez une durée de paiement du prêt qui se termine avant votre passage à la retraite.
- Négociez le non paiement de pénalités de remboursement anticipé. Cela vous permettra de solder votre prêt sans frais ou de réduire votre dette et ainsi faire baisser vos dernières mensualités.
En outre, si vous faites de l’investissement locatif, assurez-vous contre les risques de non paiements des loyers. En cas de problèmes avec vos locataires, cela vous permettra de faire face à une chute de vos rentrées d’argent.
Si l’immobilier constitue en effet un bon moyen de préparer sa retraite, cela n’est pas sans risque. De plus, les prix de l’immobilier, actuellement très élevés, rendent l’opération moins intéressante. Il convient donc de bien étudier son projet de préparation à la retraite avant d’investir ou de placer toutes ses économies dans la pierre.
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Retraite des Français au Maroc… Le prix de l’âge ou la solution à trouver ailleurs pour la retraite des Européens ?
21.6.2010 par admin.
Un sujet qui revient souvent dans nos médias d’Europe, évoqué avant 2008 par beaucoup de seniors qui abordaient les côtes marocaines, et qui ne passe plus inaperçu maintenant dans leurs échanges, quand la crise fut venue. Le dossier des retraites les concernant, notamment en France, de plus en plus de retraités sont attirés vers d’autres horizons.

Le niveau moyen des salaires en France est de 2012 euros par mois, ce qui laisse deviner la moyenne possible des pensions de retraites des Français. Il y a de nombreuses années que la plupart des Européens ne désirent plus passer leurs vieux jours chez les enfants, au même titre que l’indépendance était depuis les années 60 le désir des jeunes générations, qui le sont moins désormais, ceci expliquant cela.
Le temps passe, mais la solidarité des cotisations sociales ne pourra plus répondre mathématiquement à tous demain, voire au présent déjà pour nombre de ces retraités, qui ne peuvent plus trouver une maison de retraite digne de leurs revenus actuels. Le fait n’est pas nouveau d’ailleurs, les maisons de retraites en France et en Europe selon les pays, sont dignes des hôtels étoilés, en prix, mais moins dans l’allure générale. Depuis des années certaines catégories de Français âgés traversaient la frontière vers la Belgique afin de se faire héberger à des prix plus abordables. Pour la majorité, se retrouver en ces maisons est la conséquence de privations financières, celles de leurs enfants aussi. De 1500 à 3000 euros le mois, beaucoup commencent à rechercher d’autres solutions, ailleurs…
Au regard de ces prix, par personne ou single…, sous réserve de ne pas avoir de contraintes importantes médicalement parlant, et selon la formule consacrée des tours-operators, un séjour en hôtel “all inclusive” en pays étranger se présenterait comme solution de sortie possible. Ce que proposent déjà de nombreux hôtels l’hiver à cette clientèle, afin d’assurer leurs recettes en périodes creuses. Mieux vaut moins en continu que beaucoup sans remplissage ou occasionnellement, ce qui soulève de nouvelles orientations pour répondre à ces exilés économiques qui arrivent.
L’heure n’est certes pas encore aux maisons de retraites très médicalisées au Maroc, bien qu’une demande existe aussi à ce niveau désormais même pour des Marocains, la demande principale reste pour l’instant dans une alliance entre tourisme et senior dans un cadre de sécurisation environnemental recherché, l’avion abolissant les distances avec les pays d’origine en cas d’urgence. Mais l’avenir nous dira bien vite si les seniors européens arriveront en masse, la crise des retraites en Europe n’est pas un dossier qui se refermera avec des cadeaux pour eux.
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Vieillir en maison de retraite.

Par Yolaine C’est loin d’être un choix, c’est plus souvent une résignation en raison d’une situation de dépendance qui ne permet plus à la personne de rester dans son environnement. Quelle douleur, quel déchirement est vécu la plupart du temps par ceux qui prennent le chemin de la maison de retraite et surtout à quel prix ! Le temps est révolu depuis bien longtemps, où les enfants gardaient leurs parents vieillissants auprès d’eux et se faisaient un honneur de les chouchouter dans le cocon familial jusqu’à leur dernier souffle. Dans notre société, la vie de famille n’est plus la même, le noyau familial est très souvent déstructuré au fil des années et chacun mène sa vie et son destin comme il l’entend. Souvent à l’âge de la vieillesse, les problèmes de santé arrivent et cette vie passée dans l’action se termine malheureusement dans la solitude et la dépendance. Les enfants toujours aussi attentifs et vigilants vis à vis de leurs parents ne peuvent pas toujours s’en occuper en raison de leur activité professionnelle et de leurs choix de vie. Ils pensent malgré tout bien faire en plaçant leurs parents dans une maison de retraite. En dehors de la souffrance morale vécue par chacun, le problème majeur qui se pose est celui du coût de l’hébergement. Il est souvent très élevé pour une prestation de qualité et dans ce domaine c’est un peu la valse des euros. Le choix est clair, ou vous avez les moyens et vous vous payez une maison de retraite de luxe ou bien alors bien qu’ayant travaillé toute votre vie, votre pension de retraite est modeste et vous terminez votre vie dans des conditions parfois difficiles à supporter voire dans un mouroir. En raison d’une espérance de vie toujours plus grande, il y a dans le domaine des maisons de retraite des progrès à faire, que ce soit en matière de places, de prix et de qualité des prestations. Cela devient scandaleux de faire un tel commerce sur le dos des anciennes générations ; quand on voit que les coûts mensuels d’hébergement varient de 1 500 à plus de 3000 euros. Qui peut vraiment se payer cela, avec un niveau moyen des pensions de retraite de 1 100 euros ? A part d’avoir des biens personnels qui servent de réserve d’argent ou de faire payer les enfants qui souvent se retrouvent dans des situations financières difficiles, il n’y a guère d’alternative. On parle actuellement de la réforme des retraites, il faudra aussi un jour ou l’autre se pencher sur le coût exorbitant des maisons de retraite, si l’on veut qu’il y ait aussi dans ce domaine pour tous nos aînés, une plus grande équité.
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