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Archive de la catégorie Santé
Maison de retraite ou refuge de vieux, pour le Maroc de demain ? Des maux et des mots
28.10.2010 par admin.

Si feu le Roi Hassan II avait fondamentalement raison, la problématique serait-elle celle de la maison de retraite au Maroc ? La question soulevée reste dépendante de la nouvelle orientation de développement économique qui, en conséquence, se doit de changer les visions, et de trouver des solutions que les gens ne prennent plus, ou qu’ils ne peuvent plus prendre.
La maison de retraite sera-t-elle la réponse socio-économique de beaucoup bientôt ?
Les étrangers recherchent déjà depuis longtemps cette solution, le monde occidental ne pouvant faire des affaires et en même temps s’occuper de ses vieux la journée. D’ailleurs beaucoup de personnes âgées en occident ne désirent pas s’implanter non plus chez leurs enfants, au point que beaucoup visent d’autres pays comme le Maroc pour leurs vieux jours.
Si beaucoup, dans les pays en Afrique comme au Maghreb, dénoncent sans approche analytique le fait que les occidentaux “délaisseraient” leurs vieux, rappelons que leurs enfants assument chèrement leurs parents chaque mois pour qu’ils soient entourés des meilleurs soins dans ces maisons spécialisées et uniquement en cas de nécessité.
Maison de retraite ou non, le fait est que la question se pose de plus en plus au Maroc pour les Marocains. Les générations précédentes, qui n’ont pas connu le développement économique présent du Maroc pendant leur carrière, le manque d’obligations sociales et financières de solidarité collective comme la CNSS, se retrouvent désormais les premières à être délaissées dans la nouvelle donne présente. D’ailleurs la question ne se pose pas seulement pour ces plus anciens parmi eux, elle sera encore plus douloureuse pour les récents retraités qui arrivent en nombre au Maroc, le sujet est soulevé régulièrement dans la presse actuellement. Le dossier des vieux ne désire pas être ouvert au pays, soulevant trop de vérités ou de manque de solidarité éventuelle, bien que la réponse figure dans un autre livre plus connu depuis des siècles.
La question devient cruciale en occident devant la baisse des revenus des retraités actuels et des prochains qui défilent bruyamment en ce moment dans les rues de France. Le nombre des retraités marocains qui augmentent face à des réponses inadéquates ou inexistantes rendra le problème identique bientôt.
En attendant, maison de bienfaisance ou maison de vieux, ou maison de retraite - ne jouons pas sur les termes - cela reste bien une conséquence de nos sociétés désormais communes et mondialisées.
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Société
5,8 millions de vieux d’ici 20 ans ! Que fait-on pour le troisième âge ?
Publié le : 18/10/2010

2,5 millions de personnes âgées en 2004, soit 8% de la population. En 2030, leur proportion sera de 15,4%.
Hormis la solidarité intergénérationnelle qui s’effiloche, le Maroc n’a pas de maison de vieux, dignes de ce nom. Il y a un blocage culturel.
Pas non plus de services de gériatrie dans les hôpitaux marocains.
La stratégie nationale de protection des personnes âgées peine à voir le jour.
Elle s’appelle Fatima Ouli. Fatima devrait être célèbre. Elle a 115 ans et sous d’autres cieux une telle longévité est un gage de notoriété. Pas au Maroc. Fatima est une femme abandonnée à son sort. Une femme dont personne ne veut s’occuper, même les gens de son douar, dans les environs de Khénifra où elle habite, et qui l’entretenaient par pure solidarité tribale, ne veulent plus d’elle. Son péché ? Etre, à 115 ans, de plus en plus malade et sénile. L’alerte est donnée. Une unité du centre social de Tit-Mellil, aux environs de Casablanca, se déplace sur les lieux pour la récupérer et s’occuper d’elle. Ce centre est loin d’être une maison de retraite digne de nos personnes âgées, mais plutôt un dépotoir humain où l’on regroupe marginaux, SDF et autres mendiants ramassés dans les rues lors des rafles organisées par les services compétents. Mais là, Fatima a au moins un gîte, et des personnes qui s’occupent d’elle. Elle y vit encore, à l’heure qu’il est. 30% de la population de ce centre, soit 750 pensionnaires, sont des personnes âgées.
Dans ce Maroc où l’on a toujours brandi la solidarité familiale aux yeux d’un monde occidental impersonnel, le cas de Fatima n’est pas isolé, bien au contraire. «De plus en plus de familles se lassent de leurs vieux et les abandonnent à leur sort, c’est-à-dire dans la rue. Ou on les confie à des maisons de bienfaisance sans plus jamais leur rendre visite. Ils meurent dans l’oubli total des leurs. La religion dit une chose, or la réalité est tout autre», déplore Abdelkrim Sebbar, le directeur de ce centre. En janvier 2005 déjà, un rapport de l’Entraide nationale relevait que de plus en plus de personnes âgées au Maroc, souvent pauvres, ou abandonnés par les leurs, trouvent refuge dans les maisons de bienfaisance.
De fait on n’ose pas soulever le débat : les personnes âgées commencent à poser un vrai problème de société -les pauvres plus que les riches il est vrai. La solidarité familiale qui leur assurait d’une façon spontanée, et au-delà de toute intervention étatique, gîte, protection et amour va en se disloquant. Et ni les pouvoirs publics ni la société ne semblent prêts à prendre le relais.
Or, ce problème va s’accentuer. Des chiffres pour illustrer l’augmentation exponentielle en quelques années du nombre des personnes âgées au Maroc. Il s’agit d’une véritable révolution démographique : l’espérance de vie est passée de 62 ans à 73,4 entre les années 1960 et nos jours, et, sur la même période, le nombre moyen d’enfants par femme n’est plus que de 2,4 au lieu de 7,2. Résultat: en l’espace de quatre décennies le nombre de personnes âgées de 60 ans et plus est passé, d’après le recensement de 2004, de moins de 900 000 à 2,5 millions (soit une augmentation de 2,3% par an). Et cette progression ne s’arrêtera pas là. Les projections démographiques du Haut commissariat au plan (HCP) parlent d’un accroissement de cette population de 3,2% par an d’ici l’année 2030, pour atteindre 5,8 millions, soit 15,4% de la population contre 8,1 actuellement.
Plus que le vieillissement de la population, c’est l’état de vulnérabilité socioéconomique de cette catégorie qui pose problème au Maroc. L’enquête réalisée en 2006 par le HCP, et dont les résultats ont été présentés en 2008, révèle que nos vieux sont pour la plupart analphabètes, pauvres et sans couverture sociale ni médicale (voir encadré).
63,2% de ces personnes souffrent de solitude
Plus grave encore, 63,2% de ces personnes avaient déclaré souffrir de solitude, et seulement 16,1% parmi elles disposent d’une retraite. Plusieurs questions se posent, au regard de ces conditions de vie, et la première est de savoir comment entretenir cette population, dans une société où les liens familiaux se disloquent, et où la grande famille qui protégeait les vieilles personnes cède le pas à la famille nucléaire.
Que fait l’Etat pour assurer aux personnes âgées une vieillesse digne des êtres humains ? Faut-il que l’Etat crée lui même des maisons de retraite pour leur assurer une fin de vie digne ? Ou devrait-il encourager l’ouverture de structures d’accueil payantes, des établissements privés pour héberger les personnes âgées ? Une chose est sûre, l’idée de maisons de retraite répugne encore beaucoup de Marocains. Certains sont révulsés à l’idée de voir leurs parents finir leurs jours dans une maison pour personnes âgées convaincus que ça n’est pas dans la culture marocaine. Ils se disent prêts, quoi qu’il arrive, à leur prodiguer tous les soins jusqu’à leur dernier souffle. D’autres rétorquent qu’ils ne peuvent pas héberger leurs parents en raison de leurs conditions de travail (homme et femme salariés n’ayant pas le temps) et préféreraient qu’ils soient indépendants, s’il le faut dans des structures d’accueil, avec un minimum d’activité et de loisir, où ils pourront se dépenser, rencontrer et communiquer avec d’autres gens.
Certes, les personnes âgées ne sont pas tous infirmes et continuent de travailler longtemps après leur retraite. «Je n’ai jamais eu des journées aussi pleines de travail qu’après avoir pris ma retraite», confesse Jilali Hassoune, un sexagénaire très impliqué dans le travail associatif. «Les vieux ne sont pas un rebus que la société peut jeter dans un coin. Il s’agit d’une catégorie de population capable de donner encore. C’est une banque d’expériences et une mémoire qu’il faut sauvegarder», renchérit Mohamed M’jid, un homme plein de vitalité et qui continue de travailler et de produire à l’âge de 90 ans (voir témoignage). C’est ce que notait l’Organisation mondiale de la santé (OMS) dans l’un de ses rapports en 1999 : «Le vieillissement n’est pas une infirmité mais l’opportunité de faire usage des ressources acquises au cours de la vie, et que les personnes âgées peuvent être un précieux atout pour les familles et la communauté». Rester en bonne santé et indépendant, travailler et produire, tout en étant vieux, oui, mais jusqu’à quand ? Ceux qui ont entre 60 et 75 ans, les «petits vieillards» , comme disent les gériatres (médecins spécialistes des personnes âgées), restent actifs et plus ou moins dynamiques tant sur le plan physique que sur celui de leur indépendance financière. Mais au-delà, ils sont souvent rongés par la maladie (diabète, maladies cardiovasculaires, cancer, Alzheimer, arthrose, problèmes visuels et auditifs…) et, à mesure qu’ils vieillissent, ils sont rattrapés par la sénilité. «Ils ont même besoin d’une prise en charge complète», s’alarme Dr Mustapha Oudrhiri, l’un des premiers et rares gériatres marocains.
Petits ou grands vieillards, riches ou pauvres, nos «vieillards» ont besoin de protection, de soins, de lieux de rencontres et de divertissement, voire d’une prise en charge complète quand ils se retrouvent seuls face à leur solitude et leur angoisse. Que fait l’Etat pour assurer cette protection ? Deux ministères sont interpellés directement , celui de la santé et celui du développement social, de la famille et de la solidarité.
Des services de gériatrie indépendants ne sont pas prévus par le plan d’action du ministère de la santé
Le premier est concerné pour assurer une protection sanitaire à nos vieux, au moins dans un premier temps, par la création de services de gériatrie dans les différents hôpitaux du Royaume. Or, le ministère de Yasmina Baddou ne semble pas assez sensibilisé sur la question. Dans son plan d’action 2008-2012, il n’en fait aucune référence, et même le service de gériatrie dont il était question à l’hôpital Mohamed Sekkat (où exerce le Dr Oudrhiri) dans la foulée de l’INDH, ne verra pas le jour, du moins de sitôt. De même, des services spécialement dédiés aux personnes âgées dans les différents CHU et hôpitaux au Maroc «ne sont pas encore considérés comme une priorité par le ministère de la santé», juge le Dr Oudrhiri. Et à supposer même que ces services soient créés, quels sont les médecins qui vont les prendre en charge ? Le Maroc ne dispose que de 12 gériatres (pour 2,5 millions de personnes âgées). Plus encore, le programme de formation de ces spécialistes dans les hôpitaux français, en vertu d’une convention signée en 2003 entre les ministères de la santé marocain et français (pour former 3 à 5 gériatres par an) a été suspendu en 2008.
Ce peu d’intérêt des médecins pour la médecine au service des vieux s’explique, mais ne convainc pas. «Les médecins marocains préfèrent se spécialiser en pédiatrie et l’Etat marocain lui-même les encourageait dans ce sens car, démographiquement, le Maroc était considéré comme un pays de jeunes», explique Dr Oudrhiri. Sauf que la tendance commence à basculer, le taux de natalité baisse et le nombre des personnes âgées progresse.
A la place de services de gériatrie indépendants, le ministère de la santé a donc préféré dans son plan d’action lancer des unités dédiées aux personnes âgées noyées dans des services polyvalents, ce qui est «loin d’arranger les choses pour cette catégorie de la population», regrette le Dr Oudrhiri.
La plus grande part de responsabilité concernant le cas des personnes âgées revient toutefois au ministère du développement social, de la famille et de la solidarité.
Là encore, malgré quelques efforts pour améliorer la situation, la cause des personnes âgées est loin d’être entendue. La consolidation de la solidarité familiale est un acquis qui doit «continuer à jouer son rôle d’entité naturelle pour la personne âgée conformément à nos valeurs depuis toujours», déclare Nouzha Skalli, ministre du développement social, de la famille et de la solidarité. Des maisons de retraite dignes de nos vieux, ceux du moins dont le support familial vacille, ne figurent pas sur l’agenda du ministère de Mme Skalli. Dans la foulée de l’INDH, plusieurs centres pour personnes âgées indigentes ont été créés certes, placés sous la tutelle de l’Entraide nationale ou de la Fondation Mohammed V de solidarité, mais il faut imaginez dans quel état ils sont. La première, sous l’égide du ministère de la famille, assure, à l’heure actuelle, la supervision de 44 foyers dont bénéficient 3 222 personnes.
Mais le grand projet du ministère, encore en gestation, que tout le monde attend, reste la stratégie nationale de protection des personnes âgées, où sont impliqués universitaires, plusieurs départements ministériels et société civile. Laquelle stratégie bute, selon la ministre, sur des difficultés, vu que le projet «interpelle plusieurs départements ministériels sachant que des dossiers sont en cours de traitement comme celui de la réforme de la retraite et de la couverture sociale».
La grande majorité des retraités au Maroc perçoit en effet une pension de misère (entre 400 et 1 000 DH par mois) et sur les 1,6 million de salariés affiliés à la Caisse de sécurité sociale (chiffres 2007), seuls 15% bénéficient de la retraite complémentaire (CIMR). La pension de retraite allouée par la CNSS est plafonnée à 4 200 DH.
Un problème de structures d’accueil, de ressources financière et de structures de santé spécifiques. C’est en résumé la problématique posée par le vieillissement de la population marocaine. La solidarité intergénérationnelle continue de fonctionner certes, mais elle sera de plus en plus bridée par les contraintes logistiques et matérielles des descendants. L’avenir de nos vieux se prépare aujourd’hui. Il y a urgence.
Enquête : Comment vivent nos personnes âgées ?
Des éléments de réponse à cette question ont été donnés par une enquête réalisée en 2006 par le Haut commissariat au plan (HCP) et dont les résultats ont été publiés en 2008. Parmi les points forts de cette enquête retenons :
- 52,4% des personnes âgées vivent en milieu urbain;
- Statut matrimonial, 90% des hommes et 31% des femmes sont mariés alors que 65,1% des femmes et 8,1% des hommes sont veufs ;
- 83% des personnes âgées sont analphabètes (92% de ruraux et 94,5% de femmes);
- 16,1% seulement des personnes âgées ont une retraite;
- 31,1% des personnes âgées participent à la vie active;
- 58,3% des personnes âgées vivent dans des familles complexes où peuvent coexister plusieurs générations alors que 92,2% entretiennent des rapports constants avec leurs enfants.
- L’isolement résidentiel touche 6,8% des personnes âgées alors que 63,2% déclarent souffrir de la solitude. 23,1% des personnes âgées se sentent en insécurité à l’extérieur du ménage et 4,8% à l’intérieur du foyer. Cela dit, partout dans le monde, le vieillissement de la population est perceptible.
Le nombre de personnes âgées de 60 ans et plus est estimé de nos jours à 605 millions.
Ce chiffre doublera vers 2025 et atteindra deux milliards vers 2050. Et cela entraînera, selon l’OMS, de profondes répercussions, sur tous les plans (vie familiale, relations entre générations, état de l’économie, conditions de vie…). A telle enseigne qu’il s’agit selon cette organisation mondiale d’une «révolution sociale tranquille, presque imperceptible, qui prend de l’ampleur et qui va s’accélérer» (rapport 1998).
Questions à Nouzha Skalli, Ministre du développement social, de la famille et de la solidarité : Nous travaillons pour la mise en place de centres sociaux référentiels de proximité
La Vie éco : Que fait votre ministère pour une meilleure insertion des personnes âgées dans la société et la famille ?
Nouzha Skalli : Les résultats de l’enquête nationale sur les personnes agées, publiés par le Haut commissariat au plan en 2008, dévoilent une situation sociale peu reluisante, c’est vrai, mais une donnée mérite d’être retenue : la grande majorité des personnes âgées vivent toujours en compagnie d’une ou plusieurs personnes de leur famille, sauf une minorité de 6%. Cet acquis doit être consolidé par le renforcement de la cellule familiale et ainsi permettre à cette dernière de continuer à jouer son rôle d’entité naturelle pour la personne âgée conformément à nos valeurs civilisationnelles. Ces réponses doivent être conçues à la lumière des exigences de l’Etat de droit et du projet de société moderne et démocratique. Et justement, nous sommes en train d’élaborer une stratégie nationale pour l’amélioration de la situation des personnes âgées. Celle-ci a connu l’implication de tous les acteurs institutionnels, de la société civile, universitaires…
Où en est justement cette stratégie ?
La stratégie comprend quatre axes reflétant les priorités nationales identifiées sur la base des besoins des personnes âgées. A savoir: le revenu, la retraite et la santé ; le logement et les conditions de vie ; le rôle et la place des personnes âgées dans la société.
Ce projet a été présenté au conseil de gouvernement le 1er octobre 2009.
Une commission ministérielle des personnes âgées, chargée d’affiner et d’enrichir ce projet de stratégie, a été mise en place. Nous travaillons parallèlement sur la mise en place de centres sociaux référentiels de proximité et nous appuyons la mise en place des espaces des personnes âgées. Ces espaces sont pour la plupart des centres de jour qui offrent des prestations de sensibilisation, de loisirs, d’accompagnement social de la personne âgée à travers des activités individuelles et collectives adaptées.
Aujourd’hui, deux centres pilotes sont fonctionnels à Casablanca et Meknès au sein du complexe social Ibtissama. Le ministère planifie la généralisation de cette expérience pour l’ensemble des régions du pays.
Le Maroc n’a-t-il pas besoin de maisons de vieux plus «humaines» ?
Au Maroc, les pouvoirs publics appuient la mise en place des structures de prise en charge des personnes âgées sans soutien familial. De nombreux centres pour les personnes âgées indigentes ont été créés dans le cadre du programme de lutte contre la précarité de l’Initiative nationale de développement humain (INDH). Ces institutions qui existent dans les différentes régions du Royaume relèvent soit de l’Entraide nationale, soit de la Fondation Mohammed V pour la solidarité ou sont gérés par des associations. La loi 14-05 relative aux conditions d’ouverture et de gestion des établissements de protection sociale a permis une mise à niveau de la plupart des centres et par conséquent une amélioration de l’offre de service.
Témoignages : Comment ils voient le traitement de la problématique
Mohamed M’jid, Acteur associatif : «Il faut que l’Etat crée des centres d’accueil dignes». Ce n’est pas dans les habitudes des Marocains de confier leurs vieux à des maisons de vieillesse, de même qu’il n’est pas concevable à l’heure actuelle pour les jeunes couples qui habitent dans des appartements exigus de garder leurs parents chez eux. Solution ? Il faut que l’Etat crée des structures d’accueil dignes avec un minimum d’activités attractives et de loisirs. Les personnes âgées ne sont pas un rebus que la société peut jeter dans un coin. Il s’agit d’une catégorie de population capable de donner encore. C’est une banque d’expériences et une mémoire qu’il faut sauvegarder. Les vieux d’aujourd’hui profitent de tous les avantages de la médecine moderne, ils gardent l’esprit vif et leur moteur fonctionne malgré la vétusté de la carcasse. L’associatif ? Il man-que de moyens, c’est un problème de l’Etat et de la société.
Jilali Hassoune, Acteur associatif : «Le couple moderne ne peut plus s’occuper des parents». Il faut que les mentalités changent. Le couple moderne ne peut plus s’occuper des parents comme ce fut le cas auparavant. Il a ses propres problèmes, outre que les deux conjoints sont absents toute la journée pour cause de travail. Des structures d’accueil publiques, oui, avec une contribution pour ceux qui touchent des pensions de retraite. On peut imaginer aussi un système d’aide pour les familles qui acceptent de loger et de s’occuper de leurs parents âgés. Pourquoi l’Etat, qui doit en principe les prendre en charge, n’accorde-t-il pas à ces familles une décote au niveau fiscal ? Nos vieux n’ont pas uniquement besoin d’une bâtisse pour vivre, mais d’une attention particulière de la part de leurs proches. Beaucoup, quand ils partent à la retraite, périclitent à vue d’œil. Ils voient leur fin s’approcher. Mon beau-père, une fois l’âge de retraite ayant sonné, a pris un sacré coup de vieux. J’ai pris la décision de le sortir, lui faire de la marche au bord de la mer ou dans la forêt. Ça l’a requinqué, l’homme a commencé à reprendre des couleurs.
Ahmed Addioui, Acteur associatif : «Toute la société doit se mobiliser pour les vieux».
Notre association ESPAM (Espace protection des personnes âgées) créée en 2008 veut contribuer à faire sortir nos vieux de leur isolement et leur donner goût à la vie. En mai dernier, par exemple, nous avons organisé un pique-nique dans la forêt Maâmora pour 60 personnes âgées qui sont hébergées au centre d’accueil Attaqaddoum.
Leurs familles ont aussi pris part à cette sortie, et vous ne pouvez pas imaginer la joie qu’ils ont ressentie. Récemment, le 1er octobre, à l’occasion de la Journée mondiale des personnes âgées, nous avons signé une convention avec le ministère du développement social en vertu de laquelle nous avons bénéficié de 49 000 DH pour financer nos projets. 2 MDH ont été accordés à 19 associations ce jour-là.
Toute la société doit se mobiliser pour ces vieux qui ont besoin de beaucoup d’attention.
JAOUAD MDIDECH
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Une maison de retraite au Maroc ?
6.10.2010 par admin.
Maison de retraite ou maison médicalisée, seniors actifs ou seniors dépendants : deux approches différentes.

La maladie a un coût, encore plus dans un pays qui n’est pas couvert par un régime collectif de sécurité sociale optimum. Certes il en existe un au Maroc, mais encore trop insuffisant pour répondre aux attentes des gens et les rassurer comme en Europe.
L’autre inquiétude réside aussi dans un système technique médical de terrain. Pour un Marocain, le passage dans un hôpital public le stresse plus sûrement qu’il ne le calme ; en cas d’urgence mieux vaut avoir sa famille proche au plus près et ce porte-monnaie collectif constitué, réunis au pied de son lit pour penser s’en sortir.
Le soin ou la ruine, ou l’endettement des familles, est surtout la question posée en cas de problèmes médicaux sérieux, la seule sécurité sociale pouvant s’estimer au nombre des siens qui cotiseront directement alors pour le malade au moment présent.
Les cliniques privées sont moins directes, mais la facture lourde tombe à la sortie ou dès l’entrée, quand l’accueil s’assure à son tour que vous pourrez bien assumer le paiement global avant tout acte. Une journée d’hôpital ferait bien plus peur aux gens que le bistouri ; un mal réduit en quelques jours en crée un autre dans le temps pour beaucoup de familles, qui perdront parfois bien plus financièrement qu’une cotisation régulière à la CNSS qui, si elle était assumée par tous, relèverait éventuellement le défi médical.
En attendant, des solutions privées arriveraient. Si de nombreux malades, notamment âgés, sont pris en charge dans les familles, le développement rapide de la société fait que désormais les enfants ne sont plus tous disponibles pour assumer ce point. Même si la culture, autre aspect social collectif important existe au Maroc, la problématique des personnes âgées ou gravement malades se doit de rechercher des solutions extérieures désormais.
Pour l’Européen étranger le problème est autre ; la fourmi ayant travaillé tout l’été se trouve moins prise au dépourvu que la cigale, quand la maladie fut venue… Il assume avec plus de sérénité la problématique au Maroc. Il peut le cas échéant se retrouver dans les structures de son pays d’origine entouré des meilleurs spécialistes.
Concernant les personnes âgées dépendantes qui réclament une médicalisation suivie ou du moins un encadrement continu, les structures comme les maisons de retraite n’existent pas vraiment au Maroc pour l’instant. Les seniors ne sont vus que comme des “actifs” et des investisseurs dans de nombreux projets en leur direction, mais la situation changera rapidement. Les étrangers arrivent en nombre et la question se pose déjà pour beaucoup, sachant aussi que la réponse européenne et ses tarifs stresseraient dorénavant autant les concernés que leurs familles…
Etrangers et Marocains se posent donc les mêmes questions, qui verront arriver prochainement des solutions. La maison de retraite assurant la médicalisation ou un encadrement suivi devient de plus en plus présente dans les attentes et les demandes.
Un exemple : un étranger résidant au Maroc depuis de nombreuses années, se devant d’assumer son parent, une mère âgée dépendante, n’a d’autres solutions que de faire venir la personne chez lui, et éventuellement de faire appel à une aide à domicile ou une infirmière privée. Le niveau des salaires permet encore cela plus facilement qu’en France.
Des projets de maisons médicalisées ont survolé la communication un moment ces dernières années, mais ne semblent pas encore sortir du sol pour l’instant. Des volontés existent mais réclament certainement une approche délicate, entre hébergements et normes, la médicalisation et l’encadrement des retraités n’étant pas une approche culturelle évidente au Maroc.
Un secteur professionnel à aborder sérieusement entre les investisseurs étrangers, premiers concernés pour l’instant, et les instances du pays.
Un secteur qui bougera et à suivre désormais.
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Hospitalisation à domicile Le concept s’implante au Maroc
· Matériel médicalisé et soins postopératoires sur demande
· Hospidom a le quitus de certains praticiens

Le concept est encore peu connu au Maroc. Pourtant, l’hospitalisation à domicile fait déjà figure de bonne vieille recette en Europe et en Amérique du Nord. Au Maroc, il est même encore méconnu de certains professionnels de santé. C’est dans ce flou artistique que Fayçal El Harouchi a choisi de s’engouffrer, en créant Hospidom, la première au Maroc à offrir le service complet de «confort médical à domicile» sur base de location.
L’hospitalisation à domicile est une prise en charge à part entière, qui se fait chez le patient, une fois le gros du traitement est assuré par un praticien dans un établissement médical. Une sorte de «permanence des soins et de suivi 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7», s’adressant aux personnes atteintes de pathologies lourdes, nécessitant des soins souvent complexes et fréquents. L’offre de Hospidom permet ainsi de prendre en charge, à leur domicile, les patients souffrant de pathologies lourdes, aiguës ou chroniques, en phase évolutive ou terminale. En règle générale, elle s’adresse à tout patient en convalescence et à mobilité réduite. Bien plus, selon El Harouchi, «le but est de positionner Hospidom comme une entreprise à caractère familial, proche du patient et du praticien». A ce titre, la genèse de son entreprise a consisté (et consiste encore) à recevoir la bénédiction du médecin traitant. Une sorte de quitus d’aptitude palliative à l’hospitalisation prolongée, souvent pas nécessaire et coûteuse, dans les établissements de santé. Quel est l’intérêt de ce concept? Selon le directeur général de Hospidom, «l’hospitalisation à domicile permet aux patients de rester dans leur environnement, près des leurs, avec des intervenants habituels, si besoin, à savoir médecin traitant, pharmacien, kinésithérapeute, infirmiers».
De même, c’est «une réponse concrète au problème de financement du système de santé, lié au vieillissement de la population, et peut-être une réponse à la désertification médicale en zone rurale». On n’en est pas encore là. Car l’offre de Hospidom, créée il y a quelques mois, ne dispose pour le moment que de quelques packs, répartis en deux offres locatives. Un pack de base loué à 800 DH HT les 8 jours, qui se compose d’un lit médicalisé électrique complet et d’une table de chevet inclinable. Sur demande du patient, d’autres éléments peuvent y être adjoints. Ce qui induit un surcoût. B. T.
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Retraite au Maroc ou en France. L’immobilier est-il l’unique bon plan pour les seniors ?
29.7.2010 par admin.

Comme on fait son lit, on se couche. A chacun de faire ses comptes en fonction de ses projets et de ses attentes.
Mais en matière d’immobilier, et encore plus à l’âge de la retraite, il est parfois utile de se poser les questions autrement, dans une vision plus restreinte, naturelle, différente qu’en abordant cela à 30 ans. La période est changeante en ce monde désormais, ce ne sont pas les retraités français ni européens qui nous diront le contraire. L’avenir sera plus restreint côté rentrées financières pour beaucoup d’entre eux, obligés de faire appel de plus en plus à leurs petites économies, qui parfois ne sont pas disponibles immédiatement car transformées en matériaux autour d’eux.
Si le bien immobilier était un coffre hier et sécuritaire dans le temps, demain les briques ne se transformeront pas sur demande en argent sonnant et trébuchant rapidement, comme ce fut le cas pendant longtemps sur un marché plus vivant ou plus motivant et plus rassurant. Nous entrons en hibernation sur ce plan pour les dix années qui arrivent, et quand les dirigeants annoncent 10, prévoyez au moins le double, voire une génération… Les seniors doivent repenser l’approche immobilière en France, même les plus nantis qui recherchent à investir. La majeure partie des seniors n’ont que leur retraite mensuelle comme revenus, peu d’économies en liquidités, au mieux leur maison ou leur appartement, qui leur coûtent au quotidien par des charges et des taxes, car plus adaptés réellement à leurs besoins actuels. Si certains conservent des murs en pensant héritage pour leurs enfants, la question se pose désormais d’assurer ses proches lendemains dès la retraite arrivée, et certains y pensent même quelques années avant.
D’où la porte de sortie vers d’autres pays, comme le Maroc pour certains, de plus en plus demain. Beaucoup quittaient la partie nord de la France depuis des années recherchant le soleil au sud du même pays pour leur retraite, alors descendre jusqu’au Maroc désormais n’est pas une problématique de par les nombreux autres avantages qu’ils y retrouvent. Si l’immobilier au Maroc est certes une solution pour eux, moins onéreuse, la question du choix d’investir dans la pierre dans un autre pays, de par l’âge, les héritiers ensuite, et le niveau de vie qu’ils rechercheront, réclame une réflexion au niveau des finances, du droit, du fisc, bref tout un questionnement que ne manquent pas d’aborder les gestionnaires habitués des plus gros patrimoines.
Bien en héritage, ou maintien d’une qualité de vie par ses acquis dans le temps, vue de l’étranger la donne est autre dans son approche pour la suite. Les générations issues du baby-boom sont aujourd’hui celles du papy-boom ou de la mamy-boom et celles aussi de l’après 1968, donc dans une vision de vie tout à fait différente de celle de nos plus anciens précédemment. Des générations qui ont découvert le voyage, réduit les distances, mais aussi visant le plaisir du bien-être, du sport, de l’activité artistique et culturelle et intellectuelle en général, bref des gens que nous qualifions désormais de seniors actifs, loin de l’image du retraité derrière sa fenêtre qui voyait défiler lentement les heures sur l’horloge du salon, qui disait oui, qui disait non…
Des générations qui sont déjà présentes et qui arrivent, mais qui seront certainement plus dans une logique de qualité de vie et de retraite au moment présent, d’où une nécessaire réflexion sur les approches et les services qu’il faudra aussi leur apporter sur place. Immobilier rime avec retraités au Maroc, mais ceci reste une vision des promoteurs, qui savent allier la vente bien emballée dans l’appellation du “senior”, de manière purement commerciale plus que par le service qu’attendront de plus en plus ces nouveaux demandeurs.
Alors, maison de retraite au Maroc ? La demande se manifeste de plus en plus, mais certes pas dans la vision de celles de l’Europe, solutions souvent prises de force par une médicalisation et un suivi importants. A envisager alors de manière plus adaptée aux attentes.
Des projets qui s’inscriront dans le faisceau des possibilités dans les temps qui arrivent, tous les seniors ne désirant pas s’engager, selon leurs raisons, dans un projet immobilier, encore plus prenant de l’étranger et dans le temps.
Le Groupement ouvrira de nouvelles pages Retraités ou “Seniors” très bientôt, afin d’orienter ces derniers dans leurs attentes sur le Maroc. http://legroupement-agadir.com
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Acheter un bien immobilier pour préparer sa retraite ?
La réforme des retraites est au cœur de l’actualité. On entend souvent dire que l’immobilier est une valeur sûre pour sa retraite ou qu’il est possible de doper sa retraite en achetant un logement. Qu’en est-il réellement ? Acheter un appartement ou une maison permet-il vraiment d’avoir plus de revenus au moment de prendre sa retraite ? Quels sont les pièges à éviter dans ce type de raisonnement ?
Réagir face à des retraites en baisse et incertaines
Pour faire face à des retraites de plus en plus petites et qui deviennent incertaines, il est indispensable de s’interroger sur les différentes manières d’investir soi-même pour se garantir des revenus complémentaires.
Il existe de nombreuses solutions pour bien préparer sa retraite et se garantir un niveau de revenus suffisant, une fois que son salaire ne sera plus versé tous les mois. En s’y prenant suffisamment tôt et en anticipant ses besoins futurs, il est possible d’aborder plus sereinement sa retraite sans craindre pour ses finances personnelles.
Préparer sa retraite en achetant de l’immobilier
Acheter un logement pour se loger durant sa retraite ou investir dans l’immobilier pour générer des revenus complémentaires ? C’est la première question que vous devez vous poser quand vous vous intéressez à l’immobilier comme placement pour votre retraite.
En effet, il y a différentes manières d’optimiser ses besoins financiers. Quand on veut mieux gérer son budget, il y a deux solutions qui peuvent être complémentaires : diminuer ses dépenses ou augmenter ses revenus.
Être propriétaire de sa résidence principale au moment de prendre sa retraite
Le coût du logement occupe une place importante dans le budget d’un ménage. Être pleinement propriétaire, c’est-à-dire avoir fini de rembourser son crédit immobilier, au moment de prendre sa retraite, permet de ne plus avoir à payer de loyer ni à rembourser un prêt immobilier. C’est l’une des meilleures façons de diminuer ses dépenses. Il n’y aura plus qu’à payer les entretiens de votre appartement ou de votre maison ainsi que les différentes taxes et impôts (taxe foncière, etc.).
Seulement l’achat de votre résidence principale ne vous permet pas d’adapter votre logement à vos besoins changeants. Si vous achetez une maison pour y voir grandir vos enfants, cette maison sera-t-elle toujours adaptée quand ils auront quitté le cocon familial ? Les caractéristiques de votre logement seront-elles adaptées à vos capacités (escaliers, ménage, entretiens…) ?
De plus quand vous serez en retraite, vous n’aurez plus besoin d’habiter à côté de votre travail. Vous pourriez avoir l’envie de déménager dans une région plus ensoleillée par exemple. Il y a toujours la possibilité de revendre pour acheter une autre résidence principale mais sachez que cela vous coûtera des frais et qu’une fois à la retraite, les possibilités de financement seront réduites.
Être propriétaire bailleur pour obtenir un complément de revenus
Pour préparer votre retraite avec l’immobilier, il existe une autre solution : investir dans de l’immobilier locatif pour générer des revenus complémentaires à votre retraite. Bien entendu, cette solution n’est pas opposée à la première : la meilleure option est même de cumuler les deux pour à la fois réduire vos dépenses pour vous loger et augmenter vos revenus avec de l’immobilier locatif.
Néanmoins, pour que la mise en location d’un bien immobilier vous apporte un véritable complément de revenus, il vous faudra avoir remboursé la majeure partie, voire la totalité, de votre emprunt immobilier, qui aura servi au financement de cet investissement.
En effet, aujourd’hui les rendements en immobilier sont très faibles. Il est de plus en plus difficile de trouver des logements qui garantissent des loyers supérieurs à la mensualité de paiement de votre crédit. Pour que les loyers perçus vous apportent un réel revenu supplémentaire pour votre retraite, vous devez avoir des mensualités de remboursement plus petites ou dans l’idéal avoir fini de payer cet appartement ou cette maison.
Ne pas négliger les risques liés à votre baisse de revenus
Lorsque l’on arrive à la retraite, il faut faire face à une diminution de ses revenus. Quand on a investi dans l’immobilier avec pour objectif de préparer sa retraite, il faut être capable de finir de payer ses investissements. Que ce soit pour l’achat de votre résidence principale ou pour l’achat d’un appartement à louer, si vous avez encore des dettes auprès d’un organisme de crédit, il faudra être capable de les rembourser malgré vos baisses de revenus.
Cela signifie que vous devez anticiper, dès le financement de votre achat, vos capacités futures de remboursement :
- Prévoyez une durée de paiement du prêt qui se termine avant votre passage à la retraite.
- Négociez le non paiement de pénalités de remboursement anticipé. Cela vous permettra de solder votre prêt sans frais ou de réduire votre dette et ainsi faire baisser vos dernières mensualités.
En outre, si vous faites de l’investissement locatif, assurez-vous contre les risques de non paiements des loyers. En cas de problèmes avec vos locataires, cela vous permettra de faire face à une chute de vos rentrées d’argent.
Si l’immobilier constitue en effet un bon moyen de préparer sa retraite, cela n’est pas sans risque. De plus, les prix de l’immobilier, actuellement très élevés, rendent l’opération moins intéressante. Il convient donc de bien étudier son projet de préparation à la retraite avant d’investir ou de placer toutes ses économies dans la pierre.
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Ciel bleu pour Paris en échange de l’électricité verte du Maroc, mais avec option nucléaire en contrepartie !
12.7.2010 par admin.

Maroc. Un pays qui demain sera un exemple sur le plan de l’énergie solaire et éolienne fait exprimer un paradoxe aux amis français, du moins à Paris intra-muros. A une époque où chacun parle dans l’hexagone français comme en Europe de non-pollution, d’écologie, de vert par ci pour ne plus voir le noir que nous connaissions, à l’heure où la technologie avance vers la nouveauté, voilà que Paris échangerait de l’énergie verte du Maroc contre l’option… du nucléaire !
Le paradoxe était trop tendu pour ne pas le saisir… sans parler de la quasi-condition, “tu me prends ma centrale, ensuite nous discuterons du reste…”

Tenir ses exigences internationalement en utilisant de l’énergie verte produite au Maroc tout en continuant chez les autres de placer son nucléaire noir clé en main, voilà un échange lourd de conséquences diverses dans le temps pour les héritiers…
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Paris renforce son aide à Rabat pour y garder sa première place
La rencontre de haut niveau entre la France et le Maroc s’est soldée par la conclusion de dix accords et conventions.
MARIE-CHRISTINE CORBIER, LES ECHOS
Entre la France et le Maroc, «le ciel est bleu», affirmait la ministre française de l’Economie, Christine Lagarde, vendredi, au Medef, au côté du Premier ministre marocain, Abbas el-Fassi. Dix accords et conventions ont été signés, vendredi, à Paris, dans le cadre de la dixième rencontre franco-marocaine.
Comme prévu (Les Echos du 2 juillet), plusieurs accords ont été conclus dans le secteur de l’énergie. Un accord-cadre doit, selon le Premier ministre, François Fillon, permettre «d’accompagner le Maroc sur le chemin de l’énergie nucléaire […]». Plus tard, la France «fera naturellement des propositions commerciales», a-t-il assuré. La France soutient aussi la stratégie du Maroc dans les énergies renouvelables : un accord de coopération institutionnelle a été conclu. Pour atteindre ses objectifs européens, la France pourra compter sur l’électricité verte produite au Maroc. Les deux pays coopéreront aussi dans le solaire, l’Agence française de développement (AFD) contribuant notamment au financement du projet de centrale de Ouarzazate. D’autres conventions ont été signées pour soutenir la stratégie d’accès aux soins primaires du ministère de la Santé, la pêche, la réhabilitation du réseau d’eau de la régie d’Oujda ou encore le financement d’un projet de dessalement et d’irrigation dans la région d’Agadir.
La France a assuré le Maroc de son soutien à sa politique de grands chantiers. Les financements concessionnels de l’Agence française de développement (AFD) pour la période 2010-2012 seront ainsi portés à 600 millions d’euros au lieu de 460 millions d’euros pour la période 2007-2009. «Le renforcement de la cadence de réalisation des grands chantiers jette les bases d’une nouvelle ère de développement», a déclaré le Premier ministre marocain, Abbas el-Fassi.
Le Maroc «reste» le premier partenaire de coopération de la France, explique-t-on à Matignon. Mais «il est temps de passer à une nouvelle étape» et de «mettre les bouchées doubles» pour garder ce premier rang, a prévenu, vendredi, la patronne du Medef, Laurence Parisot.
Sur la période 2008-2010, le Maroc a bénéficié d’un soutien de la France de plus de 1,5 milliard d’euros au total, affirme t-on à Matignon ; à travers des financements concessionnels destinés notamment au financement de la réalisation par les entreprises françaises du projet de ligne à grande vitesse, des tramways de Rabat et de Casablanca.
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Retraite des Français au Maroc… Le prix de l’âge ou la solution à trouver ailleurs pour la retraite des Européens ?
21.6.2010 par admin.
Un sujet qui revient souvent dans nos médias d’Europe, évoqué avant 2008 par beaucoup de seniors qui abordaient les côtes marocaines, et qui ne passe plus inaperçu maintenant dans leurs échanges, quand la crise fut venue. Le dossier des retraites les concernant, notamment en France, de plus en plus de retraités sont attirés vers d’autres horizons.

Le niveau moyen des salaires en France est de 2012 euros par mois, ce qui laisse deviner la moyenne possible des pensions de retraites des Français. Il y a de nombreuses années que la plupart des Européens ne désirent plus passer leurs vieux jours chez les enfants, au même titre que l’indépendance était depuis les années 60 le désir des jeunes générations, qui le sont moins désormais, ceci expliquant cela.
Le temps passe, mais la solidarité des cotisations sociales ne pourra plus répondre mathématiquement à tous demain, voire au présent déjà pour nombre de ces retraités, qui ne peuvent plus trouver une maison de retraite digne de leurs revenus actuels. Le fait n’est pas nouveau d’ailleurs, les maisons de retraites en France et en Europe selon les pays, sont dignes des hôtels étoilés, en prix, mais moins dans l’allure générale. Depuis des années certaines catégories de Français âgés traversaient la frontière vers la Belgique afin de se faire héberger à des prix plus abordables. Pour la majorité, se retrouver en ces maisons est la conséquence de privations financières, celles de leurs enfants aussi. De 1500 à 3000 euros le mois, beaucoup commencent à rechercher d’autres solutions, ailleurs…
Au regard de ces prix, par personne ou single…, sous réserve de ne pas avoir de contraintes importantes médicalement parlant, et selon la formule consacrée des tours-operators, un séjour en hôtel “all inclusive” en pays étranger se présenterait comme solution de sortie possible. Ce que proposent déjà de nombreux hôtels l’hiver à cette clientèle, afin d’assurer leurs recettes en périodes creuses. Mieux vaut moins en continu que beaucoup sans remplissage ou occasionnellement, ce qui soulève de nouvelles orientations pour répondre à ces exilés économiques qui arrivent.
L’heure n’est certes pas encore aux maisons de retraites très médicalisées au Maroc, bien qu’une demande existe aussi à ce niveau désormais même pour des Marocains, la demande principale reste pour l’instant dans une alliance entre tourisme et senior dans un cadre de sécurisation environnemental recherché, l’avion abolissant les distances avec les pays d’origine en cas d’urgence. Mais l’avenir nous dira bien vite si les seniors européens arriveront en masse, la crise des retraites en Europe n’est pas un dossier qui se refermera avec des cadeaux pour eux.
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Vieillir en maison de retraite.

Par Yolaine C’est loin d’être un choix, c’est plus souvent une résignation en raison d’une situation de dépendance qui ne permet plus à la personne de rester dans son environnement. Quelle douleur, quel déchirement est vécu la plupart du temps par ceux qui prennent le chemin de la maison de retraite et surtout à quel prix ! Le temps est révolu depuis bien longtemps, où les enfants gardaient leurs parents vieillissants auprès d’eux et se faisaient un honneur de les chouchouter dans le cocon familial jusqu’à leur dernier souffle. Dans notre société, la vie de famille n’est plus la même, le noyau familial est très souvent déstructuré au fil des années et chacun mène sa vie et son destin comme il l’entend. Souvent à l’âge de la vieillesse, les problèmes de santé arrivent et cette vie passée dans l’action se termine malheureusement dans la solitude et la dépendance. Les enfants toujours aussi attentifs et vigilants vis à vis de leurs parents ne peuvent pas toujours s’en occuper en raison de leur activité professionnelle et de leurs choix de vie. Ils pensent malgré tout bien faire en plaçant leurs parents dans une maison de retraite. En dehors de la souffrance morale vécue par chacun, le problème majeur qui se pose est celui du coût de l’hébergement. Il est souvent très élevé pour une prestation de qualité et dans ce domaine c’est un peu la valse des euros. Le choix est clair, ou vous avez les moyens et vous vous payez une maison de retraite de luxe ou bien alors bien qu’ayant travaillé toute votre vie, votre pension de retraite est modeste et vous terminez votre vie dans des conditions parfois difficiles à supporter voire dans un mouroir. En raison d’une espérance de vie toujours plus grande, il y a dans le domaine des maisons de retraite des progrès à faire, que ce soit en matière de places, de prix et de qualité des prestations. Cela devient scandaleux de faire un tel commerce sur le dos des anciennes générations ; quand on voit que les coûts mensuels d’hébergement varient de 1 500 à plus de 3000 euros. Qui peut vraiment se payer cela, avec un niveau moyen des pensions de retraite de 1 100 euros ? A part d’avoir des biens personnels qui servent de réserve d’argent ou de faire payer les enfants qui souvent se retrouvent dans des situations financières difficiles, il n’y a guère d’alternative. On parle actuellement de la réforme des retraites, il faudra aussi un jour ou l’autre se pencher sur le coût exorbitant des maisons de retraite, si l’on veut qu’il y ait aussi dans ce domaine pour tous nos aînés, une plus grande équité.
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Maroc. L’huile d’Argane aura son point GPS désormais, ou son IGP.
28.5.2010 par admin.
Si la production de cette huile est limitée géographiquement au Maroc, bien qu’il existerait de l’autre côté de l’Atlantique, juste en face, les mêmes arbres, nous la trouvons en produit fini un peu partout dans le monde. Sa commercialisation serait devenue si importante au regard de sa production que des questions de sécurisation s’imposent de plus en plus.

Le Maroc se penche depuis un bon moment sur ce problème lié à l’engouement de trop de personnes envers ce produit qui atteint des prix spéculatifs, sans oublier les fausses huiles, les huiles coupées, quand ce n’est pas seulement de l’huile de cuisine reconditionnée. Les grands perdants de ce marché sauvage restent encore les femmes berbères qui, si elles étaient présentes à la base de ce produit localisé, en sont de moins en moins les premières bénéficiaires, au point de ne plus pouvoir même s’offrir un litre au vu des prix.
Il existe des coopératives sérieuses locales, des projets divers qui prennent en compte l’aspect autant humain que commercial mais, devant la majorité des profiteurs et spéculateurs sur ce produit, la jungle demeure pour les acheteurs. Un produit ayant un rapport de 1 à 10 comme prix de vente entre le bord de la route et certaines boutiques dans les souks ou les médinas à touristes, encore multiplié ensuite en visitant les divers sites Internet à l’étranger, jusqu’aux présentations de luxe sachant argumenter la jeunesse attendue afin de pousser le litre plus proche des 300 euros…!!!
A ces prix nous devrions voir les femmes berbères en profiter plus et les voir toutes arriver dans les coopérative en Dacia neuve le matin, avant de rentrer dans leur maison dans lesquelles elles investiraient le fruit de leur pénible et patient travail… La cuillère d’huile à 5 euros pour assaisonner la salade devient du luxe dans certains restaurants français qui se font prendre par l’image très bien vendue de cet orientalisme économiquement présenté…
Et tout ceci sans aucune certification pour beaucoup malgré les prix, chacun fabriquant ses propres étiquettes ou gérant sa mise en flacon du fond de sa cuisine. Il était temps que les réactions arrivent, mais cela suffira-t-il ? Le sigle IGP s’imprimera aussi facilement sur des étiquettes que le certificat ECOCERT déjà copié par beaucoup, la sécurisation se trouve ailleurs. A quand une AOC et d’autres réglementations plus strictes avec des contrôles “effectifs”, afin de ne pas laisser fuir cette valeur aurifère par ses qualités reconnues, une des richesses naturelles du Maroc ? Pourquoi quelques professionnels qui travaillent sérieusement entre le Maroc et la France arrivent-ils à vendre cette huile alimentaire à moins de 35 euros le litre en Europe ?
Pourquoi ces professionnels certifiés vendent-ils l’huile alimentaire comme la cosmétique quasiment au même prix ? La cosmétique réclame moins de travail, c’est l’huile initialement extraite des amandons, l’alimentaire réclame de griller ces derniers, ce qui lui confère son goût de noisette, sinon cette huile est sans aucune saveur culinaire, un simple corps gras que recherchaient les populations de la région des arganiers, par besoin vital et protecteur. Même l’image de ces femmes berbères est récupérée pour vendre ce produit à prix d’or, afin de mieux sensibiliser les acheteurs européens, ces derniers pensant qu’à travers l’acte d’achat ils aideraient un marché enfin plus humain…
Et si le marché marocain était gagnant en ne faisant pas reconnaître certains de ses produits demain ? Quand demain l’huile d’olive, indispensable à tous au Maroc, sera reconnue par les normes européennes par l’amélioration de son industrialisation, à combien sera le prix du litre et celui du tagine quotidien localement ?
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L’huile d’argan est désormais protégée par une IGP

Le Conseil régional du Souss-Massa-Drâa et AMIGHA (Association marocaine de l’indication géographique de l’huile d’Argane) qui est l’association interprofessionnelle de la filière argane, ont présenté les produits des premières coopératives certifiées IGP aux représentants de la presse à Agadir. Cette présentation est l’aboutissement d’un long travail entamé depuis plusieurs années et qui annonce des évolutions importantes pour l’ensemble des partenaires de la filière argane à tous les niveaux.
Les transactions et le marché de ce produit emblématique et à forte notoriété internationale, seront profondément marqués par la mise en œuvre de l’indiation géographique protégée (IGP) dont le principe est d’assurer aux consommateurs l’origine, la traçabilité du produit et sa qualité, et aux producteurs, la protection de l’appellation du produit contre les usurpations et contrefaçons et une répartition plus équitable des fruits de leur labeur.
AMIGHA a été créée en janvier 2008. C’est la structure représentative des principaux acteurs de la filière argane. Elle s’appuie sur un secteur coopératif structuré et des entreprises industrielles dynamiques. Sa forme interprofessionnelle lui a permis de porter l’IGP depuis son élaboration jusqu’à à sa mise en œuvre (2003-2010). Au Maroc, le cadre juridique est défini par la loi 25/06 portant sur les signes distinctifs d’origine et de qualité adoptés en juin 2008.
Des négociations sont en cours entre le Maroc et l’Union européenne pour une reconnaissance et une protection internationales mutuelles. Publiée au B.O.(Bulletin Officiel) du 18 janvier 2010 et inscrite au registre de l’OMPIC (Office marocain de la propriété industrielle et commerciale) le 25 janvier 2010, l’IGP argane est désormais opérationnelle.
Cette appellation est donc protégée et ne peut plus être utilisée pour qualifier l’huile produite sans respect du cahier des charges IGP argane, ni enregistrée en tant que marque commerciale.
Pour l’exploiter, les opérateurs, notamment les laboratoires de cosmétiques, devront fournir la preuve qu’ils utilisent exclusivement de l’huile d’argane certifiée IGP.
Sur le plan technique, AMIGHA accompagne les producteurs dans leur démarche de préparation à la certification assurée par Normacert, organisme certificateur agréé par le ministère de l’Agriculture et des Pêches maritimes.A cet effet, elle a élaboré une bande dessinée bilingue (amazigh et français) pour la vulgarisation du cahier des charges intitulée : Argane, la tradition au service de la qualité, et un guide système qualité.
Sur le plan économique, AMIGHA élabore un plan de communication et de promotion collective pour mieux faire connaître les valeurs et les avantages de l’IGP argane.Elle met en avant les caractéristiques de cette jeune filière basée sur un développement durable intégrant des femmes, un produit, un territoire, et porteur de valeurs économiques, sociales et environnementales et de vertus dans les domaines de la nutrition, de la cosmétique et de la santé.
AMIGHA compte développer une image permettant de valoriser l’authenticité de ce produit unique et fortement lié à la culture amazighe, au bénéfice de la filière de production, des productrices et du territoire de l’arganeraie.
A noter enfin que le programme de travail d’AMIGHA pour la mise en œuvre de l’IGP argane bénéficie du soutien de la Région Souss-Massa-Drâa, la Région Aquitaine en France et de l’Union européenne.
http://www.libe.ma/L-huile-d-argan-est-desormais-protegee-par-une-IGP_a11148.html
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Chirurgie esthétique au Maroc ? La beauté est dans l’œil de celui qui regarde et parfois dans les mains des apprentis sorciers.
7.5.2010 par admin.
La mode des cliniques esthétiques n’épargnera pas apparemment le Maroc après la Tunisie qui assume l’alliance entre médical et tourisme low cost. En Tunisie, si des médecins européens se sont associés avec des médecins tunisiens, ce ne semble pas encore le cas au Maroc. Donc attention vers qui vous remettrez votre personne, il y a des risques qui peuvent avoir des répercussions plus graves qu’avec un apprenti plombier face à votre lavabo. Le “ma chi mouchkil” ou le “Inch’ Allah” ne passera plus à ce niveau, c’est bien l’homme et ses compétences qui sont en cause ici.
Un bon rappel que vous offrent les professionnels sérieux du secteur au Maroc, devant des choses qui commenceraient à arriver en ce pays par de nouvelles modes qui n’épargnent aucun pays.
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http://www.communique-de-presse-gratuit.com/sante-medecine-et-bien-etre/chirurgie-esthetique-il-faut-etre-vigilant/
Clinique esthétique Maroc
Chirurgie esthétique au Maroc
Esthetique Maroc : être vigilant, c’est ce que conseillent les médecins Marocains.C’est le mot d’ordre de la Société Marocaine de Chirurgie Plastique, Réparatrice et Esthétique (smcpre).
Chirurgie esthétique Maroc : “Il faut être vigilant”
La SMCPRE ne regroupe que des médecins spécialistes dans cette discipline de l’art médical.La chirurgie plastique réparatrice et esthétique est une spécialité à part entière. Elle est la chirurgie de la peau et des tissus mous, non viscéraux (graisse, muscles, tendons, aponévroses, vaisseaux et nerfs périphériques).La chirurgie plastique comporte la chirurgie réparatrice et la chirurgie esthétique
La chirurgie esthétique, plastique et réparatrice au Maroc
-Les malformations: qu’elles soient apparues à la naissance ou à l’âge adulte. -Les tumeurs: qu’elles soient bénignes ou cancéreuses, qu’elles aient pour point de départ la peau ou les parties molles plus profondes, qu’elles soient de petites taille ou de grande taille, et qu’elles siègent de la tête au pied. -Les traumatismes: traumatismes de la route et traumatismes chirurgicaux (par exemple pour reconstruire un sein amputé pour cancer). La plupart des autres traumatismes ne concernent la chirurgie plastique qu’au stade de leurs séquelles.-Les brûlures et leurs séquelles-Les infections de la peau et des tissus mous-Les cutanées nécroses-La chirurgie de la main
Esthétique Maroc
La chirurgie esthétique
Lifting du visage et du cou – rhinoplastie (nez) - blépharoplastie (paupières) - labioplastie (lèvres) – génioplastie (menton) - oreilles décollées (oreilles) - mammoplastie (réduction ou prothèses des seins) - abdominoplastie (abdomen) - lipoaspiration ou liposuccion (aspiration de la graisse) - liposculpture - lipofilling (injection de la graisse) - greffes et microgerffes des cheveux - correction de cicatrices et autres.Autres procédés: dermabrasion – laser -peeling - injections de la toxine botulique -d’acide hyaluronique… etc. La chirurgie esthétique contribue de façon significative à la qualité de la vie en améliorant l’apparence pour le bien-être de l’individu. L’O.M.S définit la santé comme un état complet de bien-être physique, mental et social ne consistant pas seulement en une absence de maladie ou d’infirmité.Lois relatives a l’exercice de la médecine au MarocSelon les lois relatives à l’exercice de la médecine au MAROC promulguées par le dahir n° 1-01-133 du 29 rabii I 1422 (22 juin 2001), publié au B.O n° 4914 du 6 juillet 2001, page219., le médecin spécialiste ne peut exercer que les actes médicaux relevant de la spécialité qui lui est reconnue (article 42). Le MAROC a le privilège d’être l’un des premiers pays au monde à instaurer une telle loi.Dans le souci de préserver l’identité de chaque spécialité, de défendre l’intérêt de nos patients marocains et étrangers qui font confiance aux compétences des médecins marocains et de conserver cette bonne image du Maroc qui ne cesse de s’améliorer sous le règne de notre souverain SA MAJESTE LE ROI MOHAMED VI que DIEU L’assiste, il est temps de respecter les lois relatives à l’exercice de la médecine au Maroc et d’arrêter toute pratique de la chirurgie plastique réparatrice et esthétique ou de toute autre spécialité par un non qualifié, à l’image de ce qui se fait dans d’autres pays.
Chirurgie esthétique Maroc
Pour l’intérêt de nous tous aussi bien patients et médecins, nous avons l’obligation d’œuvrer pour le respect de cette loi. En mon nom, en tant que président et aux noms de tous les membres de la Société Marocaine de Chirurgie Plastique Réparatrice et Esthétique (SMCPRE) nous sollicitant le Secrétariat Général du Gouvernement, le Ministère de la Santé, l’Ordre National des Médecins et l’opinion publique pour faire cesser la pratique de la chirurgie plastique réparatrice et esthétique par les non qualifiés. Ces médecins qui usent de tous les moyens pour passer aux yeux des patients pour des spécialistes en chirurgie plastique réparatrice et esthétique afin de leur faire subir des opérations qui ne relèvent pas de leur compétence avec toutes les conséquences et tous les préjudices possibles.Se taire devant ces pratiques anti-éthiques et anti-déontologiques c’est aussi cautionner et encourager ces médecins qui n’ont aucun respect ni pour les patients, ni pour les autorités de tutelles ni pour les lois relatives à l’exercice de la médecine au MAROC.Des patientes et des patients sont malheureusement, induits en erreur par certains médecins qui utilisent tous les moyens (pancartes, cartes de visite, médias, Internet et j’en passe) pour arriver à leur besoin en passant pour des chirurgiens esthéticiens alors qu’ils ne sont pas spécialiste en chirurgie plastique réparatrice et esthétique.
Esthétique au Maroc
La pratique illicite de la chirurgie plastique par des non plasticiens qui dépassent leur compétence, porte atteinte à la plupart de nos patientes et de nos patients, à la chirurgie plastique en particulier et à la médecine en générale.Le patient doit être vigilant face à ces brebis galeuses et aux publicités mensongères. Il est aussi de son devoir de se renseigner sur la qualification et les compétences du praticien car seuls les spécialistes en chirurgie plastique réparatrice et esthétique peuvent pratiquer ces interventions. Pour toute intervention de chirurgie esthétique, choisir un chirurgien spécialiste en chirurgie plastique réparatrice et esthétique est un gage de sécurité.Enfin, il faut éviter de suivre les conseils des rabatteurs! En fait, souvent certains patients choisissent leur chirurgien en réfléchissant moins que quand ils achètent une paire de lunettes ! Alors qu’il faut être vigilant.Pour avoir les noms des chirurgiens plasticiens le patient peut s’adresser au Conseil de l’Ordre des Médecins (Tél.: 0537670284) ou à la SMCPRE (site web: www.smcpre.com).
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Seniors ou retraités, un marché pour le développement prochain au Maroc. Mais des challenges à relever…
13.2.2010 par admin.
15 à 20 % des Français envisageraient de passer la retraite hors de l’hexagone.
Nous sommes loin des quelques privilégiés qui, hier, venaient s’offrir l’orientalisme lors de leurs longs week-ends ou pendant leurs vacances sous le nom enchanteur de la ville rose qui faisait envier tous les amis restés à Paris.

Outre-mer et l’image des palmiers sur les plages de sable blanc ou noir à l’ombre des volcans passent encore devant le Maroc, mais certainement parce que ces régions restent des destinations françaises, ce qui peut “faussement” rassurer les métropolitains. Les îles montrent vite leurs limites diverses et encore plus au niveau financier où le coût de la vie est encore plus cher qu’à Paris… Le Maroc a ses charmes et surtout ses avantages comptables qui n’échappent plus à personne en cette ère nouvelle où le soleil s’associe plus facilement avec pourvoir d’achat.
Les programmes divers pour les accueillir au Maroc et la presse parlent plus aussi désormais des “Seniors”, et tout commence pour les recevoir de plus en plus dans les visions du développement marocain.
Le service sera un challenge envers ces nouveaux visiteurs qui attendront d’autres exigences…
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http://voyages.liberation.fr/actualite/retraite-les-francais-revent-d-039-outre-mer
Retraite: les Français rêvent d’outre-mer

Les destinations ensoleillées et maritimes sont plébiscitées par les seniors. En tête arrivent les DOM (24%), suivis du Maroc ex-aequo avec l’île Maurice (21%). Si les Français pouvaient partir vivre leur retraite au soleil, 24% choisiraient la France d’outre-mer, selon un sondage Ipsos pour Pleine Vie, Domitys et Dyar Shemsi, publié le 12 février. Pour une même proportion, se prélasser au soleil durant sa retraite est synonyme d’évasion par rapport à la France. Près d’une personne sur deux hésiterait toutefois à franchir le pas à cause de la famille.Selon ce sondage mené auprès des 50 ans et plus, les destinations ensoleillées et maritimes sont plébiscitées pour passer sa retraite. En tête arrivent les DOM (24%), suivis du Maroc ex-aequo avec l’île Maurice (21%). Un choix tout réfléchi à en croire le magazine Pleine Vie. Selon lui, “ces régions et pays sont francophones et financièrement accessibles. Ils disposent d’infrastructures de qualité (santé et télécommunications) et sont culturellement proches”.Pour les Français interrogés, partir au soleil à l’étranger s’explique dans un premier temps par une volonté “d’évasion par rapport à la France” (24%). “Faire face à la baisse du pouvoir d’achat” (17%) et “recommencer sa vie” (14%) sont ensuite le plus fréquemment cités.Aller s’installer à l’étranger ne se ferait toutefois pas sans sacrifices. Ces derniers pourraient faire changer d’avis le retraité. Près d’une personne sur deux (49%) aurait peur de perdre son réseau familial. Très loin derrière, “le manque de qualité de l’environnement sanitaire” (14%) serait la deuxième crainte susceptible de retenir le retraité, devant la peur de perdre son réseau social d’amis (12%).Du côté des motivations, avoir du beau temps tout le temps (40%), une meilleure qualité de vie qu’en France (16%) et gagner en pouvoir d’achat (12%) pourraient le plus inciter les retraités à s’expatrier.
Si l’envie d’évasion des futurs retraités semble forte, au vu de ce sondage, 76% ne souhaiteraient s’expatrier que temporairement dans l’année. Seuls 7% pourraient partir tout au long de l’année.
Ce sondage Ipsos pour Pleine Vie, Domitys et Dyar Shemsi a été réalisé du 18 au 21 décembre 2009, auprès de 813 personnes de 50 ans et plus, issues d’un échantillon de 2.000 personnes, représentatif de la population française, par téléphone et selon la méthode des quotas.
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Maison de retraite au Maroc. Prix low cost mais pour quel service sécuritaire ?
12.1.2010 par admin.
La retraite au Maroc. Tout le monde en parle, beaucoup y pensent de plus en plus. Jusqu’à ce jour ceux qui franchissaient le pas dès la libération professionnelle tant attendue au nord étaient parfois vus comme des aventuriers en Europe. Ils visaient simplement un changement d’endroit plus radieux et agréable, sans vraiment avoir en tête la notion de vieillesse ou de grand âge.

Le Maroc parle plutôt de “seniors” depuis des années mais les choses changent. Si les retraités arrivant étaient certes dans une tranche socioculturelle particulière, voire privilégiée parfois, la notion de maison de retraite telle qu’on la connaît en Europe n’était pas le chant des sirènes utilisé pour attirer des investisseurs d’un certain âge, mais plutôt les notions plus touristiques. Le domaine de l’offre change depuis quelques temps, les objectifs seront autres maintenant dans cet appel, afin de répondre à une clientèle plus large socialement, la crise expliquant cela pour beaucoup qui descendent au sud maintenant suite à leur bilan comptable personnel. Mais quelles réponses existent-elles vraiment actuellement ? Le Maroc est dans une phase de promotion immobilière particulière depuis plus de 10 ans par ses objectifs premiers. Après l’investisseur retraité, puis le touriste retraité, voici le temps des maisons pour retraités alliant une notion de médicalisation, et certains projets commencent à sortir des cartons.
Mais que proposent pour l’instant les projets qui s’adressent vraiment à ce secteur ? Des projets privés de promotion immobilière excentrés des villes, qui ressemblent plus à des lotissements de vacances où l’aspect médical est abordé de manière souvent “light”, cachant surtout des propositions de services, afin de faire payer de nombreux suppléments pour des activités ou proposant même après achat de son logement, sur plans aussi, des services de gestion de location afin de rentabiliser l’achat, bref une manière de gagner sur tous les terrains au nom du service. Le service au Maroc est un point important qui soulève de très nombreux problèmes pour un étranger, peut-on faire cela via la promotion immobilière directe alors que nous entrons ici dans le professionnalisme indispensable médical donc vital humainement ? Proposer un médecin ou une pharmacie ou le N° de l’hôpital le plus proche, répertoriés dans un annuaire local, est souvent le type de propositions faites pour l’instant aux retraités, plus inquiets eux de cet aspect santé et encadrement sécuritaire. Retrouver ce qu’ils ont en Europe sur ce plan serait plus un miracle qu’un challenge à l’heure actuelle. En cas d’urgence beaucoup ne désirent déjà pas se voir transporter dans les hôpitaux et cliniques, préférant en quelques heures remonter par avion en Europe pour se faire soigner.
Des projets plus sérieux semblent se dessiner en cherchant un peu sur Internet, alliant l’image d’un hôtel avec du personnel et des services médicaux organisés sur place, mais cela doit se faire par une alliance sérieusement réfléchie entre des concepteurs de l’immobilier indépendants d’un côté et surtout de l’autre des gestionnaires et des professionnels reconnus du secteur médical. Un engouement nouveau actuel que chacun attendra encore un an ou deux avant d’en savoir vraiment plus…
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Enfin, la première Maison de retraite médicalisée va se concrétiser au Maroc !

Une retraite 5 Etoiles…. pour 1600 Euro par mois ! C’est au nord du Maroc, dans la région d’Al-Hoceima, dans une baie magnifique, sur la bordure méditerranéenne, que va se construire la première Maison de Retraite Médicalisée…
VOIR le lien: http://www.darrweb.com/doc/index.asp?doc=108
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http://www.3evie.com/actualite_485_Maison-de-retraite-maroc-vieillesse-doree-.html
Maison de retraite au Maroc : Vieillesse dorée
« Groupe de gestion de maisons de retraite médicalisées en France cherche investisseur pour se développer au Maroc ». « Quoi de mieux pour les vieux jours que de vivre au soleil, avec une équipe et un suivi médical ? ». Il suffit de taper sur un moteur de recherche « maison de retraite Maroc » pour tomber sur plusieurs offres et demandes de ce genre.
Encore une autre : « Possédons terrain propice pour création de maison de retraite médicalisée au Maroc pour personnes âgées françaises ou européennes. Cherchons capitaux et partenaires dans le domaine ».
Voilà bien dix ans que des Européens, et en particulier des Français, affluent au Maroc pour s’y installer. Il y a la mode des riads et des maisons dans la Palmeraie de Marrakech, réservée aux personnes aisées.
Il y a également les retraités européens « très classe moyenne » qui posent par centaines leur camping-car près d’Agadir pour un hiver au soleil. Mais aussi ceux qui achètent une résidence au Maroc pour passer leur retraite. Outre le soleil, le faible coût de la vie par rapport à l’Europe ou les employés de maison peu chers, les avantages fiscaux sont considérables. Mais une nouvelle étape est franchie avec les maisons de retraite. Plusieurs promoteurs ont commencé à faire des démarches pour en ouvrir depuis deux ans environ à Marrakech, a indiqué une source locale qui a requis l’anonymat. Deux ou trois projets français seraient en cours d’étude.
Quelques personnes auraient également frappé à la porte de consulats à Marrakech pour savoir si des maisons de retraite européennes étaient déjà installées dans la région, afin de s’y inscrire ou d’y placer un proche. Si, pour le moment, aucun projet n’a abouti, cela ne devrait pas tarder. D’autant que la wilaya et la mairie encouragent les investisseurs. Il y aurait des facilités pour investir dans ce genre de projets. Et cela se comprend aisément. L’installation de maisons de retraite devrait être créatrice de richesses. Il faudra des femmes de ménage, des infirmières mais aussi des personnes qualifiées pour tenir l’administration de la maison de retraite. Il faudra encore du personnel dans les cuisines pour faire à manger aux pensionnaires. Cela devrait dynamiser l’économie locale… Et puis, quand les proches viendront, ils en profiteront pour faire du tourisme, quelques emplettes ici et là. De leur côté, les retraités européens auraient largement à y gagner. En France, une maison de retraite coûte environ 2.000 euros par mois. Une charge élevée pour la classe moyenne.
Au Maroc, ce sera très certainement beaucoup moins cher, ne serait-ce qu’à cause du faible coût salarial. Et puis, il y aura le soleil, si bon pour le moral, tout en restant à proximité de l’Europe. Les Français n’auront pas à faire d’effort pour apprendre une nouvelle langue. Le paradis pour la retraite à moindre coût !
Difficile adaptation ?
Françoise Piétri, responsable de l’unique maison de retraite pour Français au Maroc, reste méfiante. La maison dont elle est responsable est installée depuis 1930 dans la capitale. Elle accueille des Français qui ont passé une grande partie de leur vie au Maroc. Beaucoup sont arrivés dans les années 50 ; certains y sont même nés. Ils sont souvent plus attachés au Maroc qu’à la France. Beaucoup parlent arabe. Ils achèvent leur vie paisiblement, dans une grande maison entourée d’un joli parc, qui peut accueillir jusqu’à 42 pensionnaires. Ils payent entre 5.600 dirhams et 8.000 dirhams par mois. Cette maison de retraite n’a pas grand-chose à voir avec celles qui devraient ouvrir. Mme Piétri s’interroge d’ailleurs sur les nouveaux projets. « Les services ne sont pas structurés de la même manière entre la France et le Maroc », affirme-t-elle. Les soins sont différents. « Les cultures sont différentes, contrairement à ce que les Français peuvent penser dans un premier temps », souligne-t-elle. « Ce ne sera pas facile pour des Français qui débarquent de France à l’âge de la retraite de s’adapter au Maroc »”, dit-elle. En poste depuis six mois, Mme Piétri a déjà vu défiler quatre consultants qui envisagent d’ouvrir des villages de retraités. Ils voulaient savoir s’il était facile d’ouvrir une maison de retraite au Maroc. Facile, peut-être, puisque les autorités locales les soutiendront. Mais beaucoup de Marocains restent farouchement remontés contre les maisons de retraite, perçues comme des mouroirs.
« Au Maroc, la priorité, c’est d’abord Allah puis après les parents. Pas question de les enfermer dans ce genre de maison », écrit une internaute sur un forum. Plusieurs autres approuvent. « Hassan II avait raison », écrit un autre, en référence au fameux discours de la fin des années 80 sur l’éclatement de la cellule familiale. « Le jour où l’on va ouvrir la première maison de retraite au Maroc, notre société sera en voie de disparition », avait déclaré le roi. Mais les choses semblent être en train de changer, au moins dans les familles aisées. « Des Marocains sont déjà venus me voir pour me demander s’ils pouvaient placer un parent dans la maison de retraite », assure Mme Piétri. Des Marocains qui vivent à l’étranger « aimeraient vraiment que leurs parents soient encadrés dans des maisons spécialisées ».
De même, des responsables de la Santé « commencent à se poser des questions sur les conditions de vie au sein de la famille ». Certains pensent que des maisons de retraite pour Marocains ouvriront d’ici une quinzaine d’années. Après les pays européens, c’est au Maroc de gérer le vieillissement de sa population. En 2014, 9% de la population marocaine aura plus de 60 ans alors que ce taux était de 5% en 1989. Dans de telles conditions, les maisons de retraite européennes pourraient inspirer des Marocains.
« Le jour où l’on va ouvrir la première maison de retraite au Maroc, notre société sera en voie de disparition ».
Source : Caroline Taix - Le Journal hebdo
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Zakat ou CNSS ? Solidarité individuelle ou collective ?
25.11.2009 par admin.
Plus de trente millions d’habitants pour 2 millions de déclarations à la CNSS pour autant d’évasion sociale. Comment se positionner au Maroc dans un secteur professionnel où chacun a ses propres règles ? Toute société se doit d’avoir des règles communautaires, l’homme n’ayant pas encore en lui sa maîtrise individuelle plus sage dans un groupe, même les démocraties les plus développées ne peuvent avancer à long terme si la population n’est pas partie prenante au sein du groupe. Trop en demander aux gens d’un côté crée un déséquilibre, ne pas leur imposer de règles sociales n’est-il pas une forme d’anarchie sociale qui ne fera pas bon ménage prochainement avec les objectifs envisagés ? Les lois peuvent-elles être appliquées de manière plus ferme auprès des entreprises ? Il le faudra bien si le partenariat entre le Maroc et l’Europe désire poursuivre des accords économiques et continuer à voir des investisseurs étrangers venir s’implanter vers l’Atlas. Les premiers en faisant les frais se devant de respecter scrupuleusement les réglementations, les étrangers n’échappant pas aux applications et aux contrôles.
Le retard entre l’officiel et l’implicite trouve ses raisons, encore plus quand une société change de cap. Certes l’application des lois et des règles de vie sociales reste à rattraper au Maroc pour officialiser demain une entrée la tête haute face aux marchés mondiaux, et non plus rester dépendant d’eux. Mais le défi semble aussi important que le gouffre qui sépare ceux qui réclament des avantages à la base sans vouloir donner de manière solidaire en échange. Combien se plaignent de ne pas être pris en considération en entrant dans les hôpitaux au Maroc,et en sortant avec à la main l’ordonnance à assumer seul, mais esquivent vite le sujet de l’officiel quand, en contrepartie, ils ne veulent jouer la solidarité collective. S’ils justifient le manque des hôpitaux parfois, il faudra bien à un moment que les deux extrêmes se rejoignent. Seule sortie…
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http://www.leconomiste.com/print_article.html?a=96816
Sécurité sociale
2 millions de personnes dans la nature
Contre 2,071 millions de salariés déclarés à la CNSS

Le secteur agricole, le moins représentatif. L’ampleur de l’évasion sociale et du travail non déclaré fait frémir. Le gap entre la population potentiellement assujettie au régime de sécurité sociale et celle effectivement déclarée dans les registres de la Caisse nationale de sécurité sociale (CNSS) est évaluée à un peu plus de 2 millions de personnes (plus exactement 2.017.373), soit à peu après autant que le nombre de salariés déclarés. Que font donc les inspecteurs du travail, chargés de faire respecter la législation sociale? En attendant que la réforme du contrôle à la CNSS donne ses fruits (il faudra attendre quelques années), des centaines d’entreprises continuent donc d’opérer dans un environnement de non-droit, biaisant ainsi les conditions de la concurrence.
Curieusement, les syndicats mettent très peu en avant la lutte contre le travail au noir dans le processus de dialogue social. C’est toujours la question des augmentations des salaires qui est au centre de leur agenda au point d’oublier que l’un de leur rôle consiste aussi à défendre les droits de leurs adhérents.«Parmi les 2 millions d’assurés déclarés à la CNSS (voir encadré), 52% le sont moins de 6 mois par an», précise El Miloudi El Mokharek, secrétaire national de l’UMT. Le poids des intermittents dans les fichiers de la sécurité sociale tient certes pour une large part, à l’effet de saisonnalité de certaines activités, mais il traduit aussi l’importance des sous-déclarations et de la fraude sociale. Ce qui exacerbe la concurrence déloyale aux dépens des entreprises qui sont en règle avec la loi. A la technique habituelle de dissimulation des effectifs, s’ajoute celle de la minoration de l’assiette des cotisations. Dans les activités à forte intensité de main-d’œuvre, ne pas déclarer tous ses effectifs est même devenu un argument concurrentiel. Et bien souvent, des «tricheurs» arrivent à décrocher les appels d’offres en pratiquant des prix de revient imbattables. Les entreprises de travail temporaire et d’intérim connaissent ce phénomène.
«C’est un manque à gagner pour la CNSS. Tous les efforts doivent converger pour élargir la couverture et faire entrer le reste dans le champ d’application du système », insiste le responsable de l’UMT. Sans dire lesquelles, El Mokharek préconise en effet des mesures plus dissuasives envers les fraudeurs.
Saïd Ahmidouch, DG de la CNSS, préconise quant à lui une grande proximité avec les affiliés et assurés. Pour élargir la protection sociale, la CNSS se fixe l’objectif de 2,385 millions d’assurés contre 2 millions à fin 2008, répartis comme suit: 117.895 salariés dans le secteur agricole, 100.304 dans le BTP, 58.537 dans l’industrie et le reste pour les autres services.
L’équipe managériale ne peut cependant pas faire face aux fraudes sociales sans l’appui des différentes parties concernées: les syndicats en s’attaquant plus sérieusement au sujet des droits sociaux au lieu de ne mettre l’accent que sur les négociations d’augmentations de salaire, le patronat en traquant le travail au noir et l’Etat. La CNSS a engagé un long processus de réforme des services d’inspection et du contrôle. Il s’agit de gagner en confiance et en transparence. L’identification des entreprises à contrôler se fait par une équipe, le contrôle est accompli par une autre, pour limiter les risques de copinage.
La CNSS a cependant amélioré ses principaux agrégats sur les 10 dernières années. L’évolution moyenne du nombre d’entreprises déclarantes est de 4,7% de 1994 à 2008 (59.199 à 112.428) tandis que le nombre d’assurés déclarés a évolué de 5,9% sur la même période (933.000 à près de 2 millions de personnes). La masse salariale a quant à elle évolué de 7,1% de 1994 à 2008. Le montant des prestations servies ont augmenté en moyenne de 7,8%.
Les secteurs les plus représentatifs sont le commerce et réparation automobile et les articles domestiques avec 28% des entreprises déclarantes, suivis des BTP et l’immobilier/location et services aux entreprises ex aequo avec 14% des entreprises et les industries manufacturières avec 12% des entreprises. Les moins représentatifs sont le secteur agricole avec 2% seulement des affiliés déclarants, les transports/communications et la santé.
Les secteurs qui déclarent le plus de salariés sont les industries manufacturières avec 27% des salariés, suivies des BTP (17%) et le commerce et réparation automobile et articles domestiques (15%). Les secteurs les moins représentatifs sont la santé, les services collectifs, sociaux et personnels, les transports/communication, l’hôtellerie/restauration et l’agriculture. Par région, c’est le Grand Casablanca qui détient la part du lion avec 45% des assurés déclarés suivi par Rabat-Kénitra et Agadir.
Les chiffres de la CNSS au 31 décembre 2008
- Salariés déclarés: 2.071.000
- Masse salariale déclarée: 67,8 milliards de dirhams
- Produits d’exploitation: 13,4 milliards de dirhams
- Taux de couverture sociale: 56%
- Rapport démographique: 7,7
- Population ouvrant droit à l’AMO (assurés et leurs ayants droit): 2.241.970
J. K.
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