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Archive de la catégorie Retraite

Vivre à l’hôtel serait-il la solution pour les Européens ? Mais au Maghreb, pour précision…

Non, non… nous ne disons pas sur les Champs Elysées, ni au Georges V à Paris, mais bien au Maghreb. En Tunisie, mais aussi au Maroc…

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Certains auraient trouvé la solution qui répondrait à la crise, aux prix excessifs en passant par le tour-opérateur en Europe, en alliant service complet, restaurants, piscine, hammam et massages en s’adressant directement aux hôtels pour éviter ainsi tous les intermédiaires.

Après tout n’est ce pas ces intermédiaires qui perturbent parfois un peu trop nos systèmes de fonctionnement ? Loin de là de fustiger tous ces derniers s’ils apportent un plus évident économique au final dans les prestations. Mais maintenant qu’Internet permet de jouer ce rôle en mettant fournisseurs et clients face à face, le résultat est gagnant pour les deux.  Passer l’hiver au soleil pour un coût global nourri, logé, blanchi, chauffé, avec en plus service de loisirs, piscine, soins personnels, pour 20 euros la journée ou 600 euros par mois, à peine de quoi se trouver un studio convenable en France, la photo ne s’impose pas pour départager le sujet… Une solution déjà choisie par certains hôteliers dans les villes balnéaires du Maroc comme à Agadir, afin d’assurer le remplissage minimum et leur fonctionnement financier, en y gagnant plus au final qu’avec les tours-opérateurs classiques. Si hier des gens très riches préféraient vivre à l’année à l’hôtel de luxe au lieu d’entretenir un château et tous ses services, à autre époque et environnement économique, par la distance qui n’est plus un problème, la solution mérite réflexion. 

Touriste ou résident et même locaux éventuellement, faites vos comptes…

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Tourisme et loisirs seniors

Tunisie : vivre à l’hôtel pour 20 euros par jour en pension complète

Depuis le début des années 2000, il est courant de rencontrer des retraités qui partagent leur vie entre la France et l’étranger, et notamment le Maghreb. L’hiver au soleil de l’Afrique du nord et l’été dans l’Hexagone. Un style de vie de plus en plus habituel qui permet à ces seniors de profiter des hivers doux et du niveau de vie de ces pays, sans pour autant totalement quitter la France. Exemple en Tunisie dans les hôtels « Hôtel Plus » de Nabeul et d’Hammamet.

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Jusqu’à maintenant ce phénomène était plutôt répandu au Maroc. Mais depuis quatre ou cinq ans, il se développe également en Tunisie.En effet, de nombreux hôteliers locaux ont bien compris l’intérêt qu’il y avait à faire tourner leurs établissements durant la saison creuse (automne/hiver) en pratiquant des tarifs particulièrement intéressants pour les séjours de « longue durée » (supérieur à un mois).Prenons le cas de Hafedh Jerbi. Depuis 2005, cet hôtelier tunisien, directeur de deux établissements (l’un à Nabeul et l’autre à Hammamet), tous les deux situés à une heure au sud de Tunis, propose aux retraités français de venir s‘installer pendant quelques semaines dans l‘une de ses deux structures.  

Hotel Plus de Nabeul en Tunisie En ce début d’année 2010, relativement calme à cause de la grippe H1N1 qui a fait peur aux seniors, on peut tout de même croiser dans l’Hôtel Prince de Nabeul (un trois étoiles) de nombreux aînés venus vivre un, deux, trois ou six mois en Tunisie.« Naturellement, ceux qui le souhaitent, précise Hafedh Jerbi, peuvent partager leur séjour en deux. La moitié du temps à Nabeul et l’autre moitié à Hammamet. Ils peuvent également rester la majeure partie du temps à Nabeul et passer un week-end à Hammamet. Tout cela, sans aucun supplément. Nous nous occupons de tous les transferts. Sans surcout ».  

Hotel Plus de Nabeul en Tunisie Pour environ 600 euros par mois, les retraités qui choisissent de s’installer de l’un de ces établissements sont nourris, logés, n’ont pas à s’inquiéter du ménage, de la cuisine, peuvent se laisser dorloter par un personnel et des animateurs aimables et chaleureux qui ont le temps de s’occuper d’eux.En plus de sa grande piscine extérieure, l’hôtel de Nabeul dispose d’un spa, d’une piscine intérieure (eau à 30 degrés toute l’année avec des cours d’aquagym), de deux restaurants, de courts de tennis, de terrains de pétanque, d’une salle de danse, etc. Il offre une capacité de 290 chambres de 20 à 30 mètres carrés. Certaines sont bien évidemment accessibles (comme l’ensemble de cette structure) aux personnes à mobilité réduite.Pour les personnes âgées qui craignent l’éloignement de chez elles, notamment en matière de soins, il faut savoir que l’Hôtel Plus « Le Prince » se situe à 10 mn d’une clinique ultramoderne et qu’un gériatre peut intervenir dans les plus brefs délais en cas de souci de santé. Idem pour les médicaments, l’hôtel est en contact permanent avec un pharmacien (diplôme français) qui peut fournir l’ensemble des traitements les plus courants dans les meilleurs délais.  

Jean Fiori, 70 ans, « vit » avec sa femme et leur caniche à l’Hôtel Prince depuis trois ans. De fait, il partage sa vie entre la Corse et la Tunisie. Lorsqu’il réside à Nabeul, il dispose d’une suite de 30 mètres carrés qui donne sur la mer. Il part à la pêche régulièrement grâce à un petit bateau mis à sa disposition et profite de la douceur de vivre de la Tunisie en hiver. Sa femme et lui, n’ont à se préoccuper de rien : le ménage est fait tous les jours ; leur linge est pris en charge.En pension complète, ils n‘ont pas à se soucier non plus de faire la cuisine. S’ils ont besoin de produits usuels, un Monoprix se trouve à un quart d’heure à pied de l’hôtel. Ils ont leur voiture, un téléphone portable local et internet dans le lobby de l’hôtel.« En tant que bon client, si un jour j’ai envie d’une omelette ou d’une grillade, je demande au chef et il la prépare sans problème. Quand je vais à la pêche, je donne le poisson que je prends. A vingt euros par jour, on ne peut rien dire. On s’y retrouve ! En plus, on a droit d‘utiliser gratuitement le spa et d’avoir des soins ou des massages trois fois par semaine » confie ce sympathique septuagénaire.

Naturellement, ces deux hôtels ne sont pas des palaces de la Côte d’Azur ! Ici pas de lustres en cristal, de sols en marbre, de concierge en livrée, de canapés de velours ou de chambres « grand luxe ». L’équipement et la décoration sont standards et similaires à ceux que l’on retrouve dans la plupart des établissements de cette catégorie en Tunisie. A noter toutefois que des travaux d’embellissements -parfois nécessaires- sont prévus dans les semaines à venir (dans les chambres et pour certaines infrastructures comme la piscine par exemple ; à cette occasion, l’hôtel devrait également passer à quatre étoiles).  

Ces deux complexes hôteliers proposent cependant des prestations tout à fait honorables pour vingt euros par jour. En plus de la pension complète, des activités de loisirs ou sportives, des sorties culturelles (payantes en supplément) sont régulièrement organisées par la direction. D’autre part, les résidents ont le droit d’utiliser le spa et de bénéficier de gommages ou de massages trois fois par semaine. Le linge est lavé et repassé, etc. Pendant ces quelques semaines, ces seniors n’ont donc qu’une seule chose à faire : profiter de la vie.Ces séjours « longue-durée » sont un concept intéressant pour les retraités (surtout pour ceux qui sont propriétaires de leur logement) qui souhaitent « changer d’air » quelques semaines par an. La Tunisie n’est qu’à deux heures de vol de Paris, les Tunisiens parlent français, le climat est doux en hiver, le niveau de vie moins élevé qu’en France, etc. Bref, cette formule a de quoi séduire. Cependant, avant de vous lancer pour trois mois d’expatriation, testez votre « envie d’ailleurs » en partant déjà une dizaine de jours. C’est encore le meilleur moyen de vous faire une idée ; de vérifier que vous n’avez pas le mal du pays, que vos proches ne vous manquent pas trop et qui sait… de repartir plus tard pour un trimestre voire six mois. Inch’Allah.

Retraite en France ou au Maroc ? “Agir vite pour éviter le pire” au nord ou comment couler des jours heureux plus au sud ?

France-Soir ratisse large le dossier sensible de l’avenir de nos “seniors” français, puisque c’est ainsi qu’un peu plus au sud de la Méditerranée ils sont désormais appelés. Vocable issu du marketing, disons. Entre ceux qui se demandent comment ils tiendront dans les prochaines années au nord et ceux qui pourront multiplier par trois leur assiette quotidienne ou fiscale plus au sud dans le même numéro, les extrêmes se présentent bien dans la presse désormais ou selon le pays de ses plus vieux jours à choisir désormais. Une invitation directe pour les retraités français de viser une autre sortie, vers le Maroc, une publicité que les promoteurs et représentants officiels du Maroc n’auraient pas pu envisager…

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Il faut dire qu’entre ce que l’on prend de plus en plus en France aux retraités et les cadeaux qu’on leur donne de plus en plus au sud, la vague d’émigration économique ne ferait que commencer. Qui aurait pensé, dans les années où l’immigration voyait venir en masse les gens du Maghreb en France, qu’un peu plus de 40 ans après ce serait l’inverse, mais non plus pour gagner plus mais pour perdre moins ? 

La question du choix devient plus d’actualité maintenant que celle du simple plaisir de profiter du soleil. Les premiers cheveux blancs arrivaient hier pour des raisons secondaires comme le nom que portait leur résidence, depuis un moment l’alternance de résidence entre Europe et Maroc devenait plus égalitaire en venant passer seulement l’hiver ou les 180 jours réglementaires fiscalement selon le choix comptable préalable, de plus en plus désormais arrivent pour se fixer à l’année, et nous voyons de plus en plus de projets maintenant de résidences pour seniors et prochainement des maisons médicalisées avec services complets, mi-maison de retraite mi-hôtel touristique, avec des prix qui désormais seront attractifs pour ceux qui ne s’inscrivent pas dans les mêmes budgets ou pensions que les premiers arrivants d’hier.

Le Maroc s’adapte à toutes les catégories sociales étrangères désormais, au même titre que le restaurant ou l’hébergement touristique qui répond à toutes les bourses, le pays proposera sa carte “retraite” à tous les prix. 

Un exemple par cet article, d’une retraite plus que moyenne, sachant qu’il existe au Maroc des Français qui y vivent avec seulement quelques centaines d’euros par mois, correctement et dignement par le change positif, chose qu’ils ne pourraient pas ou plus faire désormais dans leur pays d’origine, celui des droits de l’homme… 

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http://www.francesoir.fr/societe/2010/02/15/retraites-s-expatrier-au-maroc-marrakech.html#comments

Retraites - Comment couler des jours paisibles au Maroc…

De notre envoyée spéciale à Marrakech, Stéphanie Villeroy, le lundi 15 février 2010

Gilbert et sa femme ont tout plaqué en France et goûtent au haut standing à l’étranger. Reportage

 

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Près de la luxueuse palmeraie de Laahjar, sur la route de Fès, à 13 kilomètres de Marrakech, au pied de l’Atlas, un garde marocain ouvre à France-Soir le portail de la résidence privée Azrak.Ce domaine de 17 hectares planté de palmiers, figuiers, mimosas, a prévu des patios individuels de 24 m2 dans chaque villa : un lieu clairement destiné aux investisseurs français, en particulier les seniors du genre aisé qui ne nagent pas pour autant dans l’hyper luxe. Pile le profil de Gilbert, 73 ans, ancien maire de Gignac-la-Nerthe, dans les Bouches-du-Rhône, et de son épouse Mireille, 66 ans. Avec leurs 3.000 euros par mois de pension pour deux, ils ont tout plaqué pour « cette affaire en or » au n° 2 Riad des Figuiers, où ils habitent depuis mai 2008. Ayant déjà avancé 80 % du montant final de leur 163 m2, soit 261.000 euros, ils goûtent ici à un haut standing inaccessible en France où la location de leur villa, près d’Istres, leur rapporte un supplément de 1.000 euros par mois.

Dépenses divisées par trois

Tandis que la résidence Azrak termine l’aménagement de trois piscines et l’engazonnement du mini-golf, les dépenses du couple sont, dans ce petit paradis, divisées par trois : par exemple 100 dirhams (un peu moins de 10 E) les services d’une femme de ménage à la journée, 1 dirham (soit 0,0874 E) pour une minute de télécommunication depuis un portable et l’eau quasiment gratuite dans un oued à sec, près de Marrakech où un touriste en consommerait déjà cinq fois plus qu’un local. Ce domaine n’a donc rien à envier aux hôtels **** de la ville de Marrakech et leurs majestueuses piscines, alors que la région de la “ville rouge” connait depuis plus de quinze ans de fortes baisses pluviométriques et une exode rurale qui sature ses bidonvilles.  Mais pour nos compatriotes retraités, les avantages fiscaux sont considérables. Exonéré de 80 % d’impôts en France, le couple ne paye que 5 % de l’impôt marocain. « Le Français est bien vu », conclut Gilbert.Autre avantage, selon un voisin dans la même situation : « L’administration marocaine nous facilite la vie sur le plan juridique et de la santé. Je dois juste renouveler mon titre de séjour chaque année. En contrepartie, je n’ai pas le droit de travailler au Maroc », explique-t-il. Au sujet du système des retraites à la française, Gilbert concède : « Je crains que les jeunes, plus tard, ne vivent pas ce que je vis… »

Seniors ou retraités, un marché pour le développement prochain au Maroc. Mais des challenges à relever…

15 à 20 % des Français envisageraient de passer la retraite hors de l’hexagone.

Nous sommes loin des quelques privilégiés qui, hier, venaient s’offrir l’orientalisme lors de leurs longs week-ends ou pendant leurs vacances sous le nom enchanteur de la ville rose qui faisait envier tous les amis restés à Paris.

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Outre-mer et l’image des palmiers sur les plages de sable blanc ou noir à l’ombre des volcans passe encore devant le Maroc, mais certainement parce que ces régions restent des destinations françaises, ce qui peut “faussement” rassurer les métropolitains. Les îles montrent vite leurs limites diverses et encore plus au niveau financier où le coût de la vie est encore plus cher qu’à Paris… Le Maroc a ses charmes et surtout ses avantages comptables qui n’échappent plus à personne en cette ère nouvelle où le soleil s’associe plus facilement avec pourvoir d’achat. 

Les programmes divers pour les accueillir au Maroc et la presse parlent plus aussi désormais des “Seniors”, et tout commence pour les recevoir de plus en plus dans les visions du développement marocain.

Le service sera un challenge envers ces nouveaux visiteurs qui attendront d’autres exigences…

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http://voyages.liberation.fr/actualite/retraite-les-francais-revent-d-039-outre-mer 

Retraite: les Français rêvent d’outre-mer

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Les destinations ensoleillées et maritimes sont plébiscitées par les seniors. En tête arrivent les DOM (24%), suivis du Maroc ex-aequo avec l’île Maurice (21%). Si les Français pouvaient partir vivre leur retraite au soleil, 24% choisiraient la France d’outre-mer, selon un sondage Ipsos pour Pleine Vie, Domitys et Dyar Shemsi, publié le 12 février. Pour une même proportion, se prélasser au soleil durant sa retraite est synonyme d’évasion par rapport à la France. Près d’une personne sur deux hésiterait toutefois à franchir le pas à cause de la famille.Selon ce sondage mené auprès des 50 ans et plus, les destinations ensoleillées et maritimes sont plébiscitées pour passer sa retraite. En tête arrivent les DOM (24%), suivis du Maroc ex-aequo avec l’île Maurice (21%). Un choix tout réfléchi à en croire le magazine Pleine Vie. Selon lui, “ces régions et pays sont francophones et financièrement accessibles. Ils disposent d’infrastructures de qualité (santé et télécommunications) et sont culturellement proches”.Pour les Français interrogés, partir au soleil à l’étranger s’explique dans un premier temps par une volonté “d’évasion par rapport à la France” (24%). “Faire face à la baisse du pouvoir d’achat” (17%) et “recommencer sa vie” (14%) sont ensuite le plus fréquemment cités.

Aller s’installer à l’étranger ne se ferait toutefois pas sans sacrifices. Ces derniers pourraient faire changer d’avis le retraité. Près d’une personne sur deux (49%) aurait peur de perdre son réseau familial. Très loin derrière, “le manque de qualité de l’environnement sanitaire” (14%) serait la deuxième crainte susceptible de retenir le retraité, devant la peur de perdre son réseau social d’amis (12%).

Du côté des motivations, avoir du beau temps tout le temps (40%), une meilleure qualité de vie qu’en France (16%) et gagner en pouvoir d’achat (12%) pourraient le plus inciter les retraités à s’expatrier.

Si l’envie d’évasion des futurs retraités semble forte, au vu de ce sondage, 76% ne souhaiteraient s’expatrier que temporairement dans l’année. Seuls 7% pourraient partir tout au long de l’année.

Ce sondage Ipsos pour Pleine Vie, Domitys et Dyar Shemsi a été réalisé du 18 au 21 décembre 2009, auprès de 813 personnes de 50 ans et plus, issues d’un échantillon de 2.000 personnes, représentatif de la population française, par téléphone et selon la méthode des quotas.

Longue vie au Maroc, mais l’administration veille sur ses retraités expatriés français qui ne meurent plus…

La durée de vie est de plus en plus longue pour les Français, mais certains arriveraient encore à prolonger celle des morts par le jeu de la distance dans une partie désormais perdue avec les administrations.

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Après les assurances chômage payées pendant des années à quelques filous Français et Marocains qui se partageaient entre les deux pays, la triche demeure un jeu international et n’aurait pas d’arrêt par la retraite officielle.

Mais les caisses de retraite françaises contrôlent depuis un moment plus sérieusement. L’accroissement du nombre de retraités qui s’expatrient dès leur libération de l’usine ou du bureau commence à interpeller les autorités qui recherchent toutes solutions pour ne pas perdre, plutôt que pour gagner plus ou retenir au pays.

Vraisemblablement, c’est le nombre des émigrants français, quittant le pays des droits de l’homme pour des motifs économiques, qui interpellera de plus en plus nos administrations françaises et donc l’état. A voir le nombre grandissant de Français recherchant le soleil avec un bonus nommé “pouvoir d’achat”, mot magique promis sous le gouvernement de Mr Sarkosy et qui aurait pris le chemin inverse attendu par tous quand la crise fut venue, les comptables de Bercy se rendent bien compte que cela aura un impact sérieux dans l’enveloppe budgétaire annuelle des prochaines années.

 Nos “très chers” retraités qui peuvent encore se réjouir d’avoir une retraite digne, qui quittent le pays pour dépenser leur argent ou pour investir ailleurs, représentent une enveloppe désormais importante pour le bilan comptable de la France, au bénéfice direct du Maroc, qui propose quasiment des conditions fiscales dignes de certains paradis fiscaux pour cette catégorie de Français. Car en fin de compte, vivre dans deux pays ou s’expatrier est désormais une solution de gestion individuelle nouvelle.

Le retraité Français sera-t-il un jour coté à la bourse de Casa et de Paris ?

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Vers un renforcement des contrôles pour les retraités Français vivant à l’étranger

Un article publié le 13 janvier 2010 dans le quotidien Le Parisien-Aujourd’hui, indique que le gouvernement de François Fillon travaille au «renforcement des mesures «antifraudes» en matière de retraite des Français résidant à l’étranger».


Selon cet article, afin de traquer les « fraudeurs », ceux qui « oublient » de déclarer la mort d’un parent afin de continuer à percevoir sa pension après sa disparition, le gouvernement envisage de renforcer les contrôles…Un million de retraités vivent actuellement à l’étranger. Soit en Europe, soit dans le reste du monde. Ce qui représente tout de même trois milliards d’euros de retraite à payer par an. Afin de s’assurer que cet argent est bien versé à des retraités effectivement toujours en vie, le gouvernement travaille à renforcer les mesures de vérification.Actuellement, les retraités doivent déjà fournir à leur caisse de retraite –au moins une fois par an- un « certificat de vie » tamponné par les autorités locales. En l’absence de ce justificatif, le versement de la pension est tout simplement suspendu. Mais à terme, le quotidien explique que « les consulats pourraient (…) demander aux caisses de retraite locales du pays de résidence d’enquêter sur la situation des expatriés français ».   http://www.senioractu.com/Vers-un-renforcement-des-controles-pour-les-retraites-Francais-vivant-a-l-etranger_a11923.html?preaction=nl&id=700854&idnl=61698&14 Janvier 2010

Maroc et retraités Français, 6 mois et 1 jour en France ou au Maroc ? Une question de fiscalité à mettre au point.

Vous entendrez tout et donc rien sur la question fiscale si vous êtes retraité, notamment qu’au Maroc vous paierez 80% d’impôts de moins. Oui mais, attention…!

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Ne pas confondre impôt sur les revenus ou votre retraite mensuelle avec le reste d’un éventuel patrimoine. Ce qui fait qu’une catégorie de retraités Français et Européens préfèrent passer plus de six mois et 1 jour de l’année au Maroc, voire l’année complète, et d’autres choisir l’inverse en France, afin de calculer au mieux, plutôt au “moins” leur imposition globale. La catégorie des plus nantis qui débarquaient au Maroc ces dernières années n’est plus la même maintenant, elle cherche davantage le pouvoir d’achat que la résidence secondaire éloignée. Les promoteurs dans l’immobilier s’orientent désormais vers l’étranger retraité social que l’étranger tout court. La catégorie des retraités qui assument leur quotidien ordinaire sur la seule base du versement de leur retraite était souvent hier, et de plus en plus désormais, des résidents à long terme ou annuels au Maroc, certains ayant revendu leur logement en France ou rendu leur location afin de rester locataire ou de nouveau propriétaire fixe au Maroc. Avoir un portefeuille immobilier en Europe ou des valeurs mobilières, tout en vivant à l’étranger, réclame donc plus de calculs et des choix autres, voire du conseil patrimonial. Une activité de plus en plus présente d’ailleurs, nécessaire avant tout choix. Ne vous lancez pas sur ce que vous entendrez ou lirez sur de nombreux forums d’échanges sur la toile Internet, chaque cas est particulier, surtout par le fait que les conseilleurs ne sont jamais les payeurs et que chacun se garde bien de dévoiler en ce domaine ouvertement le contenu exact de sa caissette…

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http://www.moneyweek.fr/patrimoine/02654/retraite-maroc-fiscalite.html

Retraite au Maroc : miracle ou mirage ?

Par Anne Michel, 22 janvier 2010

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Vous rêvez d’une retraite digne de ce nom ? Légitime. Et si, en plus du soleil, vous pouviez réduire votre facture fiscale les pieds dans l’eau, vous ne diriez pas non. Alors, pourquoi ne pas émigrer au Maroc ? A trois heures de vol de Paris, ce pays est accessible autant en terme de langue que de culture.

La vie y est moins chère que sur la Côte d’Azur (on trouve de belles villas marocaines, les ryads, dès 200 000 euros). Surtout, le gouvernement marocain – avide de devises étrangères – drague les retraités étrangers, via une fiscalité très privilégiée. Si l’offre est tentante, puisqu’elle permet de réduire près de la moitié sa facture fiscale, quelques pièges subsistent…

Moins 50% sur sa facture fiscale
Premier point positif, l’impôt sur le revenu bénéficie de deux avantages cumulatifs : un abattement de 40% sur la pension retraite et une réduction de 80% sur l’impôt restant dû. “Ainsi, un célibataire gagnant 36 000 euros annuel payera 1 399 euros d’impôts sur le revenu, contre 5 098 euros s’il était resté en France. Son taux moyen d’imposition s’abaisse alors de 14,2 à 3,89% de ses revenus”, calcule Fabrice Coletto-Labatte, consultant juridique en fiscalité patrimoniale1.

Attention, ce dispositif ne s’applique qu’aux pensions de retraite perçues depuis la France. Si vous gardez un appartement à Lyon et que vous le louez à l’année, ces revenus fonciers sont soumis à l’imposition française. Cela, même si vous les rapatriez sur un compte marocain. Qui plus est, la France dispose du droit de globaliser le montant de vos revenus français, mais aussi de ceux rapatriés au Maroc, afin d’en déduire le taux d’imposition.

Pas d’ISF, mais des droits de succession
Vous serez également gagnant sur l’ISF (impôt sur la fortune) puisque la convention fiscale internationale franco-marocaine n’intègre pas cet impôt dans son champ d’application et que le Maroc ne le connaît pas. Les biens situés sur ce sol ou les sommes placées sur un compte local n’entrent pas dans le calcul de l’assiette ISF.

Qui plus est, en raison de l’article 885 L du Code des impôts français, l’ISF ne frappe pas les placements financiers sur les comptes des non-résidents ouverts en France. Une aubaine. En revanche, vous restez redevable de cet impôt sur tous les biens immobiliers situés dans l’Hexagone.

Enfin, le résident marocain qui hérite d’une personne étrangère au Royaume n’est pas soumis aux droits de succession. Intéressant, même si dans le cas des retraités, cette disposition ne sera pas d’une grande utilité. Plus fréquent, en effet, est le cas du retraité qui transmet à ses enfants.

Or, dans ce sens, l’exonération est loin d’être automatique : “Si l’héritier est résident fiscal français au jour de la transmission et qu’il en a été de même pendant au moins six ans (de façon continue ou discontinue) durant les dix années précédant celle où il reçoit les biens, les droits de mutation à titre gratuit sont dus en France sur l’ensemble des biens transmis, que ces biens soient situés en France ou au Maroc”, précise Wilfried Le Bihan, avocat spécialisé au bureau CMS Francis Lefebvre Maroc.

Donc, à moins que vos enfants soient délocalisés au Maroc durant au moins six ans sur les dix dernières, ils restent redevables des droits de succession français.

Des infrastructures médicales sommaires
Quant aux prélèvements sociaux appliqués sur option aux “délocalisés”, ils sont moindres que ceux dus par le contribuable domicilié en France. “Dans l’exemple précédent (revenus annuels de 36 000 euros), en ajoutant IR et prélèvements sociaux, le taux de prélèvement obligatoire sera de 7,97% des pensions, contre 21,92% pour le contribuable resté en France”, calcule Fabrice Coletto-Labatte.

Evidemment, abandonner totalement la couverture assurance maladie n’est pas très prudent ; notre interlocuteur conseille de cotiser à l’assurance maladie française sur option. Le surcoût serait alors de 3,2 à 4,2% du montant de la retraite, amenant le niveau global des prélèvements sociaux à un taux trois fois moindre qu’en France.

Attention, même bien remboursé, vous ne bénéficierez pas, au Maroc, du niveau d’infra structures médicales français : selon les statistiques de l’Organisation mondiale de la santé, le Maroc compte sept fois moins de médecins par habitant que la France. Ce qui peut s’avérer problématique.

Un rapatriement des capitaux laborieux
Les avantages d’une délocalisation au Maroc ont donc leurs limites. Surtout, de vraies difficultés apparaissent lorsqu’il faut rebrousser chemin, direction la France. Vous ne pourrez pas récupérer immédiatement l’intégralité de l’épargne issue de vos retraites. Ne peut être rapatrié le jour du départ que l’équivalent de 30 000 DMA (2 649 euros) par année entière de résidence au Maroc.

Le solde est obligatoirement immobilisé sur un compte à terme marocain et vous ne le récupérerez que par tranche d’un quart sur les quatre années suivantes. “Une donnée très insécurisante alors qu’en cas de faillite bancaire, la loi marocaine ne prévoit qu’une indemnisation de 50 000 DMA maximum par déposant”, souligne Fabrice Coletto-Labatte. C’est-àdire pas plus de 4 421 euros contre 70 000 euros en France ! Un peu maigre, en effet.

1. Auteur de Retraite et délocalisation fiscale au Maroc, vendu sur Internet (www.taxetube.fr)

Première parution le 7 janvier dans MoneyWeek numéro 64

Maison de retraite au Maroc. Prix low cost mais pour quel service sécuritaire ?

La retraite au Maroc. Tout le monde en parle, beaucoup y pensent de plus en plus. Jusqu’à ce jour ceux qui franchissaient le pas dès la libération professionnelle tant attendue au nord étaient parfois vus comme des aventuriers en Europe. Ils visaient simplement un changement d’endroit plus radieux et agréable, sans vraiment avoir en tête la notion de vieillesse ou de grand âge.

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Le Maroc parle plutôt de “seniors” depuis des années mais les choses changent. Si les retraités arrivant étaient certes dans une tranche socioculturelle particulière, voire privilégiée parfois, la notion de maison de retraite telle qu’on la connaît en Europe n’était pas le chant des sirènes utilisé pour attirer des investisseurs d’un certain âge, mais plutôt les notions plus touristiques. Le domaine de l’offre change depuis quelques temps, les objectifs seront autres maintenant dans cet appel, afin de répondre à une clientèle plus large socialement, la crise expliquant cela pour beaucoup qui descendent au sud maintenant suite à leur bilan comptable personnel. Mais quelles réponses existent-elles vraiment actuellement ? Le Maroc est dans une phase de promotion immobilière particulière depuis plus de 10 ans par ses objectifs premiers. Après l’investisseur retraité, puis le touriste retraité, voici le temps des maisons pour retraités alliant une notion de médicalisation, et certains projets commencent à sortir des cartons. 

Mais que proposent pour l’instant les projets qui s’adressent vraiment à ce secteur ?  Des projets privés de promotion immobilière excentrés des villes, qui ressemblent plus à des lotissements de vacances où l’aspect médical est abordé de manière souvent “light”, cachant surtout des propositions de services, afin de faire payer de nombreux suppléments pour des activités ou proposant même après achat de son logement, sur plans aussi, des services de gestion de location afin de rentabiliser l’achat, bref une manière de gagner sur tous les terrains au nom du service. Le service au Maroc est un point important qui soulève de très nombreux problèmes pour un étranger, peut-on faire cela via la promotion immobilière directe alors que nous entrons ici dans le professionnalisme indispensable médical donc vital humainement ? Proposer un médecin ou une pharmacie ou le N° de l’hôpital le plus proche, répertoriés dans un annuaire local, est souvent le type de propositions faites pour l’instant aux retraités, plus inquiets eux de cet aspect santé et encadrement sécuritaire. Retrouver ce qu’ils ont en Europe sur ce plan serait plus un miracle qu’un challenge à l’heure actuelle. En cas d’urgence beaucoup ne désirent déjà pas se voir transporter dans les hôpitaux et cliniques, préférant en quelques heures remonter par avion en Europe pour se faire soigner. 

Des projets plus sérieux semblent se dessiner en cherchant un peu sur Internet, alliant l’image d’un hôtel avec du personnel et des services médicaux organisés sur place, mais cela doit se faire par une alliance sérieusement réfléchie entre des concepteurs de l’immobilier indépendants d’un côté et surtout de l’autre des gestionnaires et des professionnels reconnus du secteur médical. Un engouement nouveau actuel que chacun attendra encore un an ou deux avant d’en savoir vraiment plus…

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Enfin, la première Maison de retraite médicalisée va se concrétiser au Maroc ! 

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Une  retraite 5 Etoiles…. pour 1600 Euro par mois  ! C’est au nord du Maroc, dans la région d’Al-Hoceima, dans une baie magnifique, sur la bordure méditerranéenne, que va se construire la première Maison de Retraite Médicalisée…

VOIR le lien:  http://www.darrweb.com/doc/index.asp?doc=108

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http://www.3evie.com/actualite_485_Maison-de-retraite-maroc-vieillesse-doree-.html 

Maison de retraite au Maroc : Vieillesse dorée

« Groupe de gestion de maisons de retraite médicalisées en France cherche investisseur pour se développer au Maroc ». « Quoi de mieux pour les vieux jours que de vivre au soleil, avec une équipe et un suivi médical ? ». Il suffit de taper sur un moteur de recherche « maison de retraite Maroc » pour tomber sur plusieurs offres et demandes de ce genre.

Encore une autre : « Possédons terrain propice pour création de maison de retraite médicalisée au Maroc pour personnes âgées françaises ou européennes. Cherchons capitaux et partenaires dans le domaine ».

Voilà bien dix ans que des Européens, et en particulier des Français, affluent au Maroc pour s’y installer. Il y a la mode des riads et des maisons dans la Palmeraie de Marrakech, réservée aux personnes aisées.

Il y a également les retraités européens « très classe moyenne » qui posent par centaines leur camping-car près d’Agadir pour un hiver au soleil. Mais aussi ceux qui achètent une résidence au Maroc pour passer leur retraite. Outre le soleil, le faible coût de la vie par rapport à l’Europe ou les employés de maison peu chers, les avantages fiscaux sont considérables. Mais une nouvelle étape est franchie avec les maisons de retraite. Plusieurs promoteurs ont commencé à faire des démarches pour en ouvrir depuis deux ans environ à Marrakech, a indiqué une source locale qui a requis l’anonymat. Deux ou trois projets français seraient en cours d’étude.

Quelques personnes auraient également frappé à la porte de consulats à Marrakech pour savoir si des maisons de retraite européennes étaient déjà installées dans la région, afin de s’y inscrire ou d’y placer un proche. Si, pour le moment, aucun projet n’a abouti, cela ne devrait pas tarder. D’autant que la wilaya et la mairie encouragent les investisseurs. Il y aurait des facilités pour investir dans ce genre de projets. Et cela se comprend aisément. L’installation de maisons de retraite devrait être créatrice de richesses. Il faudra des femmes de ménage, des infirmières mais aussi des personnes qualifiées pour tenir l’administration de la maison de retraite. Il faudra encore du personnel dans les cuisines pour faire à manger aux pensionnaires. Cela devrait dynamiser l’économie locale… Et puis, quand les proches viendront, ils en profiteront pour faire du tourisme, quelques emplettes ici et là. De leur côté, les retraités européens auraient largement à y gagner. En France, une maison de retraite coûte environ 2.000 euros par mois. Une charge élevée pour la classe moyenne.

Au Maroc, ce sera très certainement beaucoup moins cher, ne serait-ce qu’à cause du faible coût salarial. Et puis, il y aura le soleil, si bon pour le moral, tout en restant à proximité de l’Europe. Les Français n’auront pas à faire d’effort pour apprendre une nouvelle langue. Le paradis pour la retraite à moindre coût !

Difficile adaptation ?

Françoise Piétri, responsable de l’unique maison de retraite pour Français au Maroc, reste méfiante. La maison dont elle est responsable est installée depuis 1930 dans la capitale. Elle accueille des Français qui ont passé une grande partie de leur vie au Maroc. Beaucoup sont arrivés dans les années 50 ; certains y sont même nés. Ils sont souvent plus attachés au Maroc qu’à la France. Beaucoup parlent arabe. Ils achèvent leur vie paisiblement, dans une grande maison entourée d’un joli parc, qui peut accueillir jusqu’à 42 pensionnaires. Ils payent entre 5.600 dirhams et 8.000 dirhams par mois. Cette maison de retraite n’a pas grand-chose à voir avec celles qui devraient ouvrir. Mme Piétri s’interroge d’ailleurs sur les nouveaux projets. « Les services ne sont pas structurés de la même manière entre la France et le Maroc », affirme-t-elle. Les soins sont différents. « Les cultures sont différentes, contrairement à ce que les Français peuvent penser dans un premier temps », souligne-t-elle. « Ce ne sera pas facile pour des Français qui débarquent de France à l’âge de la retraite de s’adapter au Maroc »”, dit-elle. En poste depuis six mois, Mme Piétri a déjà vu défiler quatre consultants qui envisagent d’ouvrir des villages de retraités. Ils voulaient savoir s’il était facile d’ouvrir une maison de retraite au Maroc. Facile, peut-être, puisque les autorités locales les soutiendront. Mais beaucoup de Marocains restent farouchement remontés contre les maisons de retraite, perçues comme des mouroirs.

« Au Maroc, la priorité, c’est d’abord Allah puis après les parents. Pas question de les enfermer dans ce genre de maison », écrit une internaute sur un forum. Plusieurs autres approuvent. « Hassan II avait raison », écrit un autre, en référence au fameux discours de la fin des années 80 sur l’éclatement de la cellule familiale. « Le jour où l’on va ouvrir la première maison de retraite au Maroc, notre société sera en voie de disparition », avait déclaré le roi. Mais les choses semblent être en train de changer, au moins dans les familles aisées. « Des Marocains sont déjà venus me voir pour me demander s’ils pouvaient placer un parent dans la maison de retraite », assure Mme Piétri. Des Marocains qui vivent à l’étranger « aimeraient vraiment que leurs parents soient encadrés dans des maisons spécialisées ».

De même, des responsables de la Santé « commencent à se poser des questions sur les conditions de vie au sein de la famille ». Certains pensent que des maisons de retraite pour Marocains ouvriront d’ici une quinzaine d’années. Après les pays européens, c’est au Maroc de gérer le vieillissement de sa population. En 2014, 9% de la population marocaine aura plus de 60 ans alors que ce taux était de 5% en 1989. Dans de telles conditions, les maisons de retraite européennes pourraient inspirer des Marocains.

« Le jour où l’on va ouvrir la première maison de retraite au Maroc, notre société sera en voie de disparition ».

Source : Caroline Taix - Le Journal hebdo

Retraite au Maroc. Un “Eldorado” pour l’étranger, mais qu’en est-il pour les Marocains ?

Si Retraite + Maroc font un bon cocktail dans la presse et pour attirer les Européens depuis des années à venir terminer une partie des jours sous le soleil, ce dernier est bien moins radieux pour les retraités du pays. Beaucoup hier sous la Méditerranée ne comprenaient pas pourquoi en occident des maisons de retraite existaient, voyant cela comme une quasi-honte humaine de laisser les personnes âgées hors de leur famille. Certes que la notion de développement aura fait changer la vision des choses depuis ces dix dernières années, la promotion immobilière marocaine se lance même sur ce créneau pour les étrangers, visant des lotissements avec services et bientôt des résidences avec assistance médicale, mais toujours pour ces étrangers…  

Qu’en est-il des “Vieux”, terme très respectueux au sud et moins au nord, envers ces personnes âgées ? 

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La société marocaine est en plein développement depuis 10 ans, cela n’aura échappé à personne, sous réserve aussi de ne pas voir le terme de développement que par l’aspect matérialiste et consumériste uniquement. Les valeurs changent par ces nouveaux apports culturels et par force la question est à aborder désormais. La population marocaine vieillit, mais comme pour le logement social, l’abri de ces personnes est bien la dernière roue du carrosse dans une société de plus en plus financière. Mais n’en était-il pas ainsi en Europe dès le développement industriel ? Si les retraités  européens ne sont plus au niveau de la rue depuis quelques générations au nord, c’est que la collectivité sociale finançait cette tranche d’âge par des charges sociales solidaires réelles et les structures d’accueil prirent forme progressivement avec le développement. Les possibilités existent aussi afin de maintenir les personnes âgées chez elle jusqu’à leurs derniers instants. 

Cela soulève donc désormais pour le Maroc un dossier qui risque de grossir dans les prochaines années, le décalage entre social et développement matérialiste se creusant à vive allure, sans oublier l’aspect plus familial et collectif, donnant certainement raison à feu Hassan II. Développement, mais lequel et pour qui ?

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 http://www.telquel-online.com/216/maroc3_216.shtml 

Maisons de retraite. Pas de quartier(s) pour les vieux

Dès janvier 2005, un rapport de l’Entraide nationale sur les associations de bienfaisance tirait la sonnette d’alarme sur la situation des personnes âgées au Maroc. Aujourd’hui, de plus en plus de vieillards se retrouvent à la rue.
 

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Marrakech. Adossée à la piscine municipale, Dar Al Ajaza (La maison des vieux) est le repaire des retraités de la ville. Tous les jours, vers le milieu de l’après-midi, ils se réunissent autour des tables dans la cour du bâtiment. Ils jouent aux cartes, aux échecs, aux mots fléchés. Ils tuent le temps “en attendant notre dernier jour sur terre”, murmure L’haj Driss, un sourire serein sur les lèvres. Le soir venu, il rentre chez lui, dîne seul et se couche. Depuis cinq ans, ses jours se ressemblent. Sa femme morte et ses enfants mariés, il n’a plus que ses compagnons de jeu. Bien sûr, une fois par semaine, il déjeune avec ses enfants et ses petits-enfants, mais il refuse de vivre avec eux : “Je ne veux être un poids pour personne”, affirme-t-il. Dans la petite cour de Dar Al Ajaza, ils sont plusieurs à tenir le même discours. Les temps ont changé. La vie est plus chère, les appartements sont plus petits, les enfants occupés par le quotidien. Alors, tous se tiennent compagnie… en attendant. Et puis, eux au moins, “n’ont pas besoin de tendre la main”. Les moins nantis, on les retrouve à quelques rues de là, à la maison de bienfaisance. Ceux-là n’ont plus personne ou leurs familles ne veulent plus d’eux. Ils sont trop vieux ou trop malades pour travailler. Ils n’ont plus d’argent et plus de maison. Pire encore, ils ne se souviennent plus qui ils sont et personne n’a cherché à les retrouver. Près de 250 vieillards se réfugient dans cette maison de bienfaisance, vivant aux côtés des orphelins, des SDF et des malades psychiatriques. Tous les ans, des dizaines d’autres transitent par cette institution. “On essaie de s’arranger comme on peut, avec les moyens du bord. On ne peut pas les jeter à la rue. Il n’y a pas de maison de retraite au Maroc”, explique simplement le directeur de l’institution, Mohamed Azgouze. A Casablanca, à la maison de bienfaisance de Tit Mellil, le constat n’est pas plus gai. 75 vieillards se partagent les locaux avec les autres “indésirables” de la société. Même son de cloche à Fès, à Tanger, voire même à Guelmim. Il n’y a plus une seule maison de bienfaisance au Maroc qui ne compte sa communauté de personnes âgées.

Des vieux à la rue

A l’origine de cette prise de conscience, un rapport de l’entraide nationale publié en janvier 2005 avec ses chiffres qui ne laissent plus aucune place au doute. La vieillesse est en passe de devenir un “drame national”. Les personnes âgées constituent 5% des 46 000 pensionnaires des associations de bienfaisance et 9% dans les centres urbains. Ces chiffres ne reflètent cependant que la partie visible de l’iceberg. On ignore combien d’entre eux vivent dans la rue. Seule certitude, la tendance s’est inscrite à la hausse depuis la fin des années 90. Eclatement de la cellule familiale, changement des habitudes sociales, hausse du coût de la vie, défaillance des systèmes de prévoyance sociale, accentuation des mouvements d’exode… Il y autant de paramètres pour expliquer le phénomène qu’il y a de vieillards dans la rue. “Dans le milieu rural, la solidarité familiale est encore une valeur forte. On n’osera jamais mettre un proche à la rue. Mais dans les centres urbains, la situation est plutôt inquiétante”, affirme Abderrahman Sabir, délégué de l’Entraide nationale à Casablanca. Cette inquiétude se retrouve d’autant plus justifiée que la pyramide des âges s’élargit d’année en année. En 2014, 9% de la population marocaine aura plus de 60 ans. Ce taux était de 5% seulement en 1985. A l’époque déjà, l’OMS (Organisation mondiale de la santé) avait insisté sur la nécessité d’un plan d’action national, une recommandation dont avait fait fi Hassan II car, disait-il, “le jour où l’on ouvrira la première maison de retraite au Maroc, notre société sera en voie de disparition”. Il a même été jusqu’à jurer en conférence de presse que si une institution de cette nature venait à être construite au Maroc, il y mettrait le feu lui-même. A dater de ce jour, les quelques maisons de retraite que comptait le pays, et qui dataient du protectorat, ont été transformées en maisons de bienfaisance. Dans le fond, ce changement d’appellation n’a fait que maquiller la réalité, voire l’aggraver. “Nous sommes devenus une sorte de fourre-tout : aux vieillards se sont joints les orphelins, les malades mentaux, les handicapés, le tout sans que les moyens financiers suivent”, poursuit M. Azgouze.

L’Etat débordé

Résultat des courses, vingt ans après la fameuse déclaration de Hassan II, la lucidité s’impose. Les valeurs culturelles, dont s’était armé le “roi père” pour justifier son refus, ne font plus le poids face à la contrainte économique. “C’est triste à dire, mais il faut être riche pour vieillir aujourd’hui”, ironise cette infirmière de l’hôpital Ibn Toufaïl à Marrakech. “Il ne se passe plus une semaine sans que les pompiers ne nous amènent un ou deux vieillards ramassés sur les trottoirs. On les lave, on les soigne, mais on ne peut pas les garder indéfiniment à l’hôpital. Alors, on les transfère aux services sociaux”. Ces derniers s’efforcent de retrouver leurs familles. Et quand ça arrive, il n’est pas certain qu’ils y restent. “De plus en plus souvent, ce sont les enfants eux-mêmes qui les amènent ici, parce qu’ils n’ont pas les moyens de s’en occuper ou simplement parce que leurs parents sont devenus séniles. Bien sûr, on essaie de les en dissuader, mais ça ne marche que rarement”, avoue M. Azgouze. C’est ainsi que Moulay Lahcen, le plus vieux des pensionnaires de la maison de bienfaisance de Marrakech y a atterri, après avoir été dépossédé de ses biens. Quand on est vieux, voire sénile, et issu d’un milieu défavorisé, on devient un poids pour les siens.Au lendemain de la publication du rapport de l’Entraide nationale, l’alerte a été donnée au Secrétariat d’Etat chargé du Développement social, de la Famille et de la Solidarité et un service spécialisé ès-vieillesse est en passe d’être créé. “Pour l’instant, nous en sommes encore à la phase du diagnostic. Dès que ce sera fini, un plan d’action sera mis en place”, résume Nadia Baroudi, chargée de mission au cabinet de Yasmina Baddou. En attendant ce plan, les maisons de bienfaisance se contentent de traiter les arrivants au cas par cas. Elles acceptent les plus critiques, en refusent d’autres et comptent sur des initiatives privées pour partager le fardeau. “Nous ne pouvons pas prendre tous ceux qui frappent à notre porte. Nous n’en avons pas les moyens” affirme M.Azgouze. Pas plus tard que cette semaine, ce dernier a en effet dû refuser la candidature d’un retraité des Forces auxiliaires. “Un corps comme l’armée a les moyens de créer ses propres maisons de retraite. Il est temps de s’y mettre”, poursuit notre homme. Sur ce, il a renvoyé ses interlocuteurs à la wilaya. Ils tenteront d’initier un projet de maison de retraite pour les militaires dans le cadre de l’INDH (Initiative nationale pour le développement humain), “c’est en partie grâce à elle qu’on a ouvert les yeux sur la réalité”. Le ton est donné. Les maisons de retraite finiront à leur tour par être privatisées.

Témoignages.

Habiba. 60 ans
Je travaillais dans une famille depuis 45 ans. Il y a quelques mois, je suis tombée malade. C’est le tribut de l’âge. Et puis j’ai eu une cataracte. On m’a emmenée à l’hôpital pour m’opérer. Ensuite, on m’a transférée ici. Je ne l’ai pas choisi mais je n’ai pas vraiment à me plaindre. Au moins, je mange à ma faim, je bois à ma soif, j’ai un lit et les autres pensionnaires sont ma famille. J’ai trois frères et une sœur qui vivent à Marrakech. Ils viennent me rendre visite de temps à autre mais je n’irai jamais vivre avec eux. Je ne veux rien devoir à personne.

khadija. 52 ans
Mon mari m’a mise à la porte pour épouser une femme plus jeune que moi. Ça ne faisait pas sept ans qu’on s’était mariés. Il avait des enfants de son premier mariage et c’est moi qui les ai élevés. Mais aucun d’eux n’a pris ma défense quand mon mari a voulu divorcer. Je me suis retrouvée à la rue sans le sou. Et puis je n’avais pas de famille. Je me suis réfugiée sous la cage d’escalier de l’immeuble. J’y ai vécu pendant plus de deux mois jusqu’au jour où les voisins en ont eu assez. Ils ont alors appelé la maison de bienfaisance et m’y ont envoyée. Dès mon arrivée, à l’examen médical, j’ai appris que j’avais un cancer du sein. Après l’ablation, j’ai choisi de rester ici. Ça fait un an et demi maintenant.

Moulay Lahcen. 90 ans
J’étais marchand ambulant. Je n’ai pas eu d’enfants, mais j’ai des neveux et des nièces. Certains sont en Angleterre et d’autres en Algérie. Ils m’appellent au téléphone de temps en temps. C’est eux qui m’ont amené ici. Après le décès de ma seconde épouse, sa famille m’a tout pris. Je me suis retrouvé à la rue. Je suis retourné vivre chez les miens. Un jour, ils sont venus me voir et m’ont dit qu’ils m’emmenaient à la plage de Sidi Rahal pour les vacances. Je les ai suivis, bien sûr. Mais en descendant de la voiture, je me suis rendu compte qu’il n’y avait pas de plage. Je me suis retrouvé ici, dans cette immense cour avec plein de vieillards.

X ben X.
On ne connaît ni son nom ni son âge et encore moins son origine. X ben X, la soixantaine apparemment largement entamée, est muette. Elle s’efforce de raconter son histoire avec des signes de la main. On comprend seulement qu’elle a été abandonnée par ses employeurs après des années de service. Elle a atterri dans la maison des vieux, il y a plus de quatre ans. Depuis, elle n’a jamais reçu de visites et ne semble pas s’en soucier. Ses co-pensionnaires l’appellent “leur fée”. C’est elle qui leur rend le sourire quand ils perdent espoir.

Maroc. Ma retraite sous le soleil se transforme en “Mes sous à la retraite”…ou l’immigration économique en sens inverse.

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Le monde va-t-il prochainement devoir revoir ses notions d’immigration et d’émigration sur le plan géopolitique par le “géo-économique“ ?

 Les peuples du sud envient toujours ceux du nord afin de pouvoir vivre plus dignement, du moins financièrement parlant, alors que maintenant les peuples du nord ayant atteint l’âge de raison se tournent de plus en plus pour les mêmes raisons, nommées plutôt pouvoir d’achat, vers les pays du sud, pour profiter plus paisiblement et plus financièrement de meilleures conditions de vie. A l’heure où chacun fait résonner nationalisme ou identité, il semble que les peuples seraient moins hypocritement bien dans ce monde, purement économique quand les comptes de fin de mois priment sur toute idéologie. Le sac du marché et la feuille fiscale annuelle deviennent prioritaires devant l’urne et le drapeau. 

7,15% des Français retraités vivent déjà hors de l’hexagone, et la promotion étrangère cherchant à les viser de manière massive ne fait que sérieusement commencer depuis quelques temps. Que réserve ce changement social pour les prochaines années ?

La matière première économique d’un pays sera-t-elle l’homme et ce qu’il pourra apporter à un autre pays ? Le Maghreb plus proche de la France sera-t-il demain le bénéficiaire sur de nombreux plans de toute une classification sociale européenne par un virement général aussi de leur représentation financière ? Les pays en développement n’ayant pas tous les atouts pour développer seuls une industrie et apporter une plus-value réelle indépendante à leur nation, recherchent des investisseurs extérieurs, à l’exemple du Maroc depuis ces dix dernières années. 

Si dans un sens les partants prennent des risques pour quitter en barque leur pays d’origine, de nuit, sans être certains de ne pas être refoulés à la frontière par des Espagnols, les autres auraient moins de difficultés, étant même attirés par la meilleure des sirènes, par son chant “argenté” devant le tapis rouge de l’accueil, sans oublier le tapis brosse de bienvenue répandu dans toute l’Europe désormais. Le troisième âge est désormais le nouveau marché qui va certainement et très prochainement faire réagir les législateurs des pays européens, devant une manne économique et fiscale qui s’envole au plus offrant, ou au “moins-prenant”. 

Reviendrons-nous au monde de la Chine de jadis, où les peuples se rendaient sur les terres des empereurs qui répondaient alors aux attentes des individus par la sagesse de leur gestion et leur sens de la communauté ? Il reste du chemin certes à parcourir pour en arriver à ce retour des choses. Mettrons-nous en bourse demain le genre humain “retraités” selon sa valeur financière représentative sur les marchés devant un pays ou un autre ? Mais n’est-ce pas déjà implicitement le cas avec les meilleurs étudiants de ce monde qui se vendent aux autres pays, faute de possibilité d’évolution professionnelle et personnelle chez eux ?  

La mondialisation inviterait-elle à l’explosion des frontières que les nations en “ismes” craignent, alors que les peuples à la base sont moins fermés ? Paradoxal aussi de voir des gens qui “n’apprécieraient pas les autres” se précipiter justement dans leurs pays, par tout ce qui est écrit dans une presse séparatiste qu’humainement réunificatrice en ce moment, au nord et au sud de cette Méditerranée.  Le conflit mondial ne serait-il pas entre le peuple et ses dirigeants en fin d’analyse ? Les états du nord accepteraient-ils demain de devenir les centres industriels et scientifiques du monde pendant que ceux du sud qui ne pourraient pas les rattraper deviendraient les centres touristiques et les maisons de retraite du monde ? Pourquoi vouloir faire pareil partout alors que chacun peut répondre à l’ensemble, mais tous ensemble et répondre au bien des peuples qui déjà veulent se réunir ? Ne rêvons pas tout éveillé, la raison économique persiste en tout cela encore… 

Mais c’est que vous soulevez de nombreuses questions, chers amis retraités, parfois les meilleures…

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http://www.ecotidien.fr/2009/12/ma-retraite-sous-le-soleil/comment-page-2/

Ma retraite sous le soleil

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Retraite au Maroc:

Chaque année des centaines de seniors hexagonaux quittent le pays du camembert pour celui du tagine. Quelles sont les raisons qui poussent nos chères têtes grises à s’expatrier vers le sud ? Selon l’INSEE, sur 14 millions de retraités, 1 million vivraient à l’étranger. Les raisons de s’expatrier sont nombreuses : soleil, coût de la vie plus abordable, avions low cost… Le Maroc est la destination la plus prisée : environ 40 000* seniors français ont décidé de s’y installer. Et le royaume de Mohammed VI n’hésite pas  à déployer le tapis rouge pour les attirer.Une vie de nabab grâce à des abattements fiscaux et un quotidien moins cher qu’en Europe, voilà le programme.

Les seniors qui décident en effet de vivre dans le royaume chérifien, bénéficient d’une « carotte fiscale » de près de 80%  sur l’impôt sur le revenu, à condition de se faire verser une partie de sa pension en dirhams et de résider au moins 6 mois et un jour dans le pays « Pour le Maroc c’est une manne financière non négligeable, c’est la garantie d’une entrée régulière de devises » affirme Abdelkader Nehas, agent immobilier marocain.

Pour les retraités c’est aussi une affaire de gros sous…et de soleil «  Nous envisageons sérieusement de quitter notre Bretagne pour les plages d’Agadir, racontent Xavier et Annie, retraités depuis deux ans, nous sommes tombés amoureux de ce pays lors d’un séjour à Tanger. On aime bien la mentalité des marocains et les gens sont très sympas là bas. Nous avons un capital de 110 000 euros, nous souhaiterions acheter une grande villa. Achat impossible à faire en France avec une telle somme ». Même si le prix de l’immobilier baisse en Métropole, il est loin d’atteindre les tarifs pratiqués au Maroc : 20 000 euros pour un deux pièces et plusieurs centaines d’euros seulement pour un immense riad.

Choisir le bonheur à l’orientale, c’est adopter aussi de nouvelles habitudes « je résidais dans un petit deux pièces dans le 18éme arrondissement de Paris relate Marguerite toute jeune retraitée j’ai vendu ce pied à terre, et  j’ai investi une toute petite partie dans une belle villa à Casa. La maison est tellement grande, que j’emplois actuellement du personnel : bonne, jardinier, gardien. Bizarre d’avoir des gens à son service. Les gens sont toujours souriants avec vous. Ils vous considèrent en permanence  comme une invitée et non pas comme  une envahisseuse. C’est presque embarrassant d’être toujours sollicitée ».

Au Maghreb, le Maroc se partage quasiment tout seul le marché des seniors français, mais un nouvel acteur semble rattraper son retard : la Tunisie. Ce dernier développe un autre secteur qui concerne le troisième âge : les maisons de retraite, 900 euros mensuels au lieu de 3000 euros en France. Prendre l’avion pour aller voir belle-maman, voilà une excuse valable pour ne pas faire le voyage.Et vous, envisagez-vous de profiter de votre retraite sous le soleil d’Agadir ? Quelles sont les raisons qui vous inciterez à franchir la méditerranée ?

Chaker Nouri

* 40.000 Français répertoriés par le consultat dont 20% de retraités pour précision.

Ces Français qui passent leur retraite au Maroc…et à Agadir…

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Votre cher administrateur vous propose une petite vidéo où beaucoup se reconnaîtront, du moins les 20% de Français âgés de plus de 60 ans qui viennent passer leur retraite au Maroc…

http://videos.tf1.fr/jt-13h/ces-francais-qui-passent-leur-retraite-au-maroc-5576771.html

…même si certains pensent qu’ils seraient plus nombreux, ou plutôt concentrés sur la ville d’Agadir et sa région.

Du simple voyage au départ, au passage au camping-car pendant un temps, qui permet de se faire “le pays” jusqu’au repos final fixe entre des murs solides et immobiles ou chacun retrouve ses habitudes occidentales, un parcours à suivre qui semble simple, mais TFI n’est pas Arte par ses questionnements… A quand un reportage plus objectif avec ceux qui repartent au pays après quelques années ?

Une vision partielle des choses, mais utile pour comprendre que cela peut générer au nord des idées de nomadisme moderne ou d’émigration complète. Les reportages présentés maintenant parleraient moins des riads de Marrakech, reste d’orient qui a vu se propager les maisons d’hôtes depuis des années. Le Maroc attirant faisant rêver se transforme en Maroc sécurisant…

Si le Maghreb envoyait ses enfants au nord hier pour des raisons économiques, serait-ce la France qui enverrait maintenant ses plus anciens, implicitement, par les mêmes raisons ?

Maroc Eldorado hier ou Maroc sortie de crise voire fiscale désormais ? Le système s’inverserait…comme l’histoire.

http://videos.tf1.fr/jt-13h/ces-francais-qui-passent-leur-retraite-au-maroc-5576771.html

Retraite difficile au Nord ou simple émigration vers le Soleil du Maroc ?

Si l’histoire du monde et les cartes géographiques depuis des siècles nous montrent les sillons laissés par les vagues d’émigrations, la mondialisation et la facilité des déplacements seraient-elles les seules raisons de ces vagues nouvelles qui émigrent vers le Sud ? Le soleil étant recherché il y a quelques années par ceux visant la résidence secondaire, puis par ceux qui s’installèrent professionnellement, l’ère de l’émigration économique, appuyée aussi par nos crises financières et les nouvelles difficultés rencontrées par les peuples occidentaux ne seraient-elles pas la base nouvelle des arguments que nous entendons de plus en plus dans les décisions des retraités, de quitter l’Europe en direction de l’Atlas ?

 

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http://www.leparisien.fr/societe/de-plus-en-plus-de-retraites-partent-s-installer-au-soleil-24-10-2009-686014.php

De plus en plus de retraités partent s’installer au soleil

Vivre sa retraite à l’étranger n’est plus réservé aux personnes fortunées. Des offres adaptées se développent, notamment au Maroc, première terre d’accueil des seniors français.


L’herbe n’y est pas toujours plus verte mais le ciel assurément plus bleu. De plus en plus de retraités français décident de partir avec armes et bagages entamer une nouvelle vie au soleil à l’étranger. Alors que vient de sortir de terre la maison-témoin du premier Sun City qui leur est destiné au Maroc, un village de 140 villas qui ouvrira ses portes fin 2010, force est de constater que le rêve hédoniste de passer ses vieux jours en maillot de bain n’est plus réservé aux fortunés.   Veufs, divorcés, retraités modestes, ils misent sur les vols low-cost, se disent qu’Internet ne les coupera pas de la France… Et se lancent.
Selon un sondage Ipsos-les Senioriales publié récemment par le magazine « Pleine Vie », aujourd’hui, 22 % des seniors français sont séduits par cette perspective. « Le Français s’exile moins facilement que l’Anglo-Saxon mais il y vient, sourit Richard Vainopoulos, spécialiste des déplacements français dans le monde. Casanier et prudent, il veut pouvoir s’enraciner, vieillir en toute sécurité et ne pas être coupé des siens. » Les promoteurs et les pays l’ont compris, qui adaptent leurs offres à ces Français timorés à l’idée de « tout plaquer ».
Ile Maurice, Tunisie…Le Maroc, qui en accueille plus de 40 000, exonère à 80 % d’impôt sur le revenu les Français résidant au moins six mois et un jour dans le pays, s’ils se font verser une partie de leur pension en dirhams. L’île Maurice a modifié sa législation pour rendre plus facile l’acquisition immobilière. La Tunisie vient d’ouvrir son premier hôtel-club médicalisé pour accueillir les personnes légèrement dépendantes à l’année. Et le Sénégal, l’Egypte ou la Floride (où les prix ont dégringolé) ne sont pas en reste. « Le mouvement ne peut que s’amplifier, estime Yves Montenay, professeur de géographie humaine. Pour autant, même poussés par des problèmes de pouvoir d’achat, les Français ont besoin d’établir des liens avec le pays d’accueil. Ce n’est pas un hasard si le Maroc francophone, avec qui les liens d’amitié sont anciens, est leur première terre d’accueil. » Le Parisien

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