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Archive de la catégorie Religion

Crise + Ramadan = le grand point d’interrogation du secteur du tourisme au Maroc…

  

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Voilà deux années que les professionnels du tourisme nous parlaient avec une certaine inquiétude de la période du Ramadan, qui arrivera pour les prochaines années en pleine saison estivale. Nous voilà au point de rendez-vous à l’heure et il ne semble pas que les solutions ni les propositions soient arrivées pour autant afin de réduire ce qui risque bien de se passer cette année et les prochaines. Principe de précaution ignoré ou simple calcul préalable non abordé par les gestionnaires du secteur, le bilan tombera donc en septembre prochain. 

Certains prévoient déjà moitié moins, mais sur une base qui serait déjà plus que moindre depuis la crise, que devrait-il en rester, sans parler du comportement attentiste de nombreux en ce secteur misant sur la roue de secours MRE… catégorie fortement appréciée et encadrée, pensant que ce serait la réponse à de nombreux maux économiques après les visiteurs ou investisseurs étrangers… Faut-il s’installer devant sa porte d’hôtel chaque matin, le journal en main et son petit café pour attirer le client et remplir ses chambres en se basant uniquement sur un Inch’Allah en conclusion ?  

Mais qui attendrait qui dans le secteur touristique pour les prochaines années ? Les hôteliers ou les clients ?

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Blog: http://legroupement.com

Site: http://legroupement-agadir.com

Service Investissement Seniors/Privés/Professionnels:

http://legroupement-agadir.com/le-groupement-conseil/

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Économie

Les hôteliers et les voyagistes s’attendent à un été morose à cause de Ramadan

Certains professionnels s’attendent à une baisse de 50% de leurs activités.
Les agences de voyages n’ont pas anticipé et proposent les mêmes offres que les années passées.
Ni l’Omra ni les Marocains résidents à l’étranger (MRE) ne pourront sauver la saison.

Les professionnels du tourisme s’attendent à une saison estivale mitigée en raison de Ramadan. Beaucoup de voyagistes s’accordent à estimer que leur activité durant la saison estivale baissera de l’ordre de 50%.

«Les rares demandes que nous recevons pour des réservations pour la période de l’après-Ramadan émanent de personnes seules ou de couples sans enfants, qui sont souvent des fonctionnaires», déclare un agent de voyages à Marrakech. En effet, pour les salariés du secteur privé, il est difficile de prendre ses congés en septembre qui est considéré par les entreprises comme une période de reprise de l’activité, sans oublier que la rentrée des classes a lieu durant ce mois.

Le même constat est dressé par Mustapha Boucetta, président du CRT de Tanger, qui estime que la saison sera mauvaise, même si les hôtels sont surbookés en juillet. En effet, beaucoup de ceux qui veulent profiter d’un repos en compagnie de leur famille ont avancé leur congé, quand ils en ont la possibilité.

A Agadir, par exemple, qui est comme on le sait l’une des destinations préférées des nationaux durant la saison estivale, il est difficile de trouver des chambres pour le mois de juillet. La ruée vers cette ville est davantage encouragée par l’ouverture de l’autoroute, gratuite de surcroît durant un mois. Résultat : les prix flambent dans les hôtels classés qui savent qu’ils vivront un mois d’août très morose.

Pour sauver les meubles, les hôteliers de Tanger sont en train de réfléchir à des formules Ramadan destinées aux nationaux avec des prix «défiant toute concurrence», c’est-à-dire, précise sans grande conviction M. Boucetta, des packages en pension complète avec le prix de la chambre symbolique.

Une offre inadaptée pour les voyages à l’étranger

Quant aux agences, on aurait pu s’attendre à les voir réagir aussi en proposant des packages pour le mois de juillet. Or, étrangement, il n’en est rien. Les produits proposés sont pratiquement les mêmes que pour les autres années. Mais quand bien même elles auraient pris cette initiative, analyse un spécialiste, les agences auront du mal à y répondre parce que, généralement, elles ne réservent pas beaucoup de places auprès des compagnies aériennes et des hôtels, de peur de ne pouvoir les vendre. Il est quand même curieux que ces professionnels n’aient pas fait preuve d’anticipation. Ils savaient tous, depuis des années, que Ramadan coïncidera avec l’été durant les premières années de la décennie 2010.

L’Omra de Ramadan ne s’annonce pas non plus fructueuse. D’ailleurs, il est constaté que la demande avait baissé l’année dernière. Cette évolution est expliquée par un voyagiste par la chaleur qui sévit dans les Lieux saints durant l’été. «La moyenne d’âge des  Marocains qui accomplissent le hadj et l’Omra est supérieure à 60 ans, une population qui ne peut pas supporter de vivre à 40 degrés à l’ombre», explique-t-il.

Pour les voyagistes marocains qui font du réceptif, il apparaît également que les réservations ne sont pas au rendez-vous. Certes, le Maroc est parmi les destinations qui recueillent le plus d’intentions de voyages chez les Français qui constituent la plus grande partie des visiteurs qu’accueille le Maroc. Mais la crise est passée par là, et il semble que ces clients préféreront rester dans l’Hexagone. Selon un spécialiste du réceptif, c’est surtout Ramadan que redoutent les touristes étrangers.

Il est temps, pensent certains voyagistes, que le Maroc communique intelligemment pour attirer les touristes y compris durant le mois de Ramadan, surtout que dans les quatre ou cinq ans à venir, le phénomène va se répéter. L’on sait que l’Office national marocain du tourisme (ONMT) vient de lancer une étude pour se pencher sur la question, mais, pour la saison actuelle, il ne faut pas espérer grand-chose en termes de communication sur ce plan.


Enfin, les MRE (Marocains Résidents à l’Etranger) ne peuvent pas sauver la saison estivale. Ceux parmi les MRE qui passent Ramadan au Maroc sont ceux de l’ancienne génération, que le mois sacré soit en été ou en hiver. Les plus jeunes ont un comportement d’un touriste normal. Autant dire que cette année, la saison estivale s’annonce plutôt avec de la grisaille ! M.M

Le prosélytisme a des frontières que l’esprit ne rencontre jamais…

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Vous avez tous entendu parler depuis quelques semaines de mouvements évangélisateurs refoulés hors des frontières du Maroc, les titres en ce sens sur les unes des magazines actuellement dans les kiosques du Maroc ne manquent pas de gros caractères pour traiter ce sujet.

Le sujet est plus souvent traité en occident au regard de quelques extrêmes musulmans qui tentent le recrutement quitte à desservir les bonnes intentions de la très grande partie des croyants et de la juste image de l’Islam à comprendre spirituellement et intérieurement. Les méthodes des évangélistes, mouvements divers souvent dirigés depuis les USA, sont moins bruyants, et c’est justement en s’appuyant sur le spirituel qu’ils progressent partout dans le monde. Les grands voyageurs les auront certainement croisés dans de nombreux pays du globe, tels des missionnaires se retrouvant parfois dans les endroits les plus oubliés de tous ou les plus reculés, comme dans toutes les petites îles de nos immenses océans. Il n’est pas rare de voir en certains villages de moins de 3000 habitants quatre ou cinq églises ou temples évangéliques différents…

Tels les missionnaires qui hier apportaient d’abord un dispensaire, une école, pour apporter en parallèle une église, les méthodes ne changent guère d’un prosélyte à un autre. Ce n’est pas tant le service bienfaiteur apporté qui fait réagir mais la finalité, sachant que maintenant de nombreux croyants ou sectes s’immiscent de même dans tous les arcanes d’une société pour avec le temps tenter de s’emparer de pouvoirs divers, les pays occidentaux le savent bien depuis un bon moment.

En fin de compte ce qui fait peur aux uns et aux autres, c’est bien la symbolique religieuse, l’aspect cultuel, qui risquent avec le temps de se transformer en culture plus que le message humaniste de fond qui rassemblerait certainement plus les hommes à se découvrir, comme à lire le Livre du voisin, pour s’apercevoir que le commun et l’universel s’y trouvent toujours.

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Le prosélytisme est-il le meilleur moyen, d’où qu’il vienne, pour ouvrir les esprits et en faire doucement des vrais frères au-delà de toutes les frontières ? En occident comme en orient, la question reste unique.

——————————————–http://www.courrierinternational.com/breve/2010/03/18/l-implantation-des-mouvements-evangeliques

L’implantation des mouvements évangéliques

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L’expulsion d’un groupe d’évangélistes américains, responsables d’un orphelinat de la région d’Ifrane (centre du pays), fait couler beaucoup d’encre au Maroc, où “le phénomène évangélique est en train de prendre des dimensions préoccupantes”. Selon les services de sécurité, qui ont mis en place une veille sur la question, on dénombre 202 missionnaires de nationalité américaine, anglaise et française “exerçant le prosélytisme évangéliste”. Le quotidien Aujourd’hui le Maroc révèle que 363 Marocains se seraient convertis au christianisme en 2009.

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http://www.aujourdhui.ma/couverture-details74664.html 

Les services de sécurité ont détecté 36 cellules actives d’évangélisation

Les services de sécurité affirment que 202 missionnaires exercent actuellement le prosélytisme évangéliste au Maroc à travers 36 cellules.

L’expulsion, la semaine dernière, d’un groupe d’évangélistes étrangers qui s’activaient à Ain Leuh est un message fort du gouvernement marocain quant à sa volonté ferme de lutter contre toutes les tentatives d’atteinte aux valeurs morales et religieuses du Royaume. Une fermeté qui n’exclut pas une volonté aussi de réagir avec pondération en privilégiant le recours à l’expulsion, conformément aux dispositions de la loi et dans le respect des procédures judiciaires en vigueur, au lieu d’aller vers une application radicale du code pénal qui qualifie de délit toute atteinte délibérée à la foi des musulmans. La réaction des autorités compétentes se justifie non seulement par le caractère légal de son action, mais aussi et surtout par le fait que le phénomène de l’évangélisation est en train de prendre des dimensions préoccupantes. «La situation est préoccupante, mais elle est entièrement maîtrisée», indique une source proche du dossier confirmant que le Maroc fait effectivement face à une tentative de pénétration de la part de certaines organisations évangélistes. La même source indique que la majorité des opérations de ce genre sont détectées, contrôlées et observées par les services concernés et que, dès que les soupçons quant aux intentions de leurs meneurs de mener des campagnes d’évangélisation sont confirmés, il est procédé à l’application de la loi avec la fermeté nécessaire qu’exige la défense des valeurs religieuses du Royaume. La veille installée par les services compétents a permis ainsi de détecter quelque 36 cellules de prosélytisme évangéliste qui tentent de s’activer sur le territoire national composées de 202 missionnaires dont la majorité sont de nationalité américaine, anglaise et française. Ces missionnaires sont soit des prêtres soit des enseignants travaillant dans le cadre des accords de coopération, des ingénieurs travaillant pour le compte de multinationales opérant sur le territoire national, des médecins ou des chefs d’entreprise. Ces cellules sont pour la majorité concentrées dans les régions de Marrakech, Casablanca, Rabat, Fès, Meknès, et Agadir. Le modus operandi de ces cellules correspond à celui que les évangélistes adoptent en général, à savoir la tenue de réunions privées régulières qui visent ce qu’ils appellent «la consolidation de la foi chrétienne», ou l’organisation de sorties groupées pendant lesquelles on tente de diffuser «le message du Christ» ou à travers des séances de formation et des séminaires à l’étranger. Les premières cibles de ces cellules sont les jeunes chômeurs, selon les investigations menées par les autorités compétentes. Mais, cela ne signifie pas que des jeunes cadres ayant une formation supérieure et une bonne une situation salariale soient à l’abri de ces tentatives. Ainsi, il y aurait près de 363 Marocains qui se seraient convertis au christianisme et qui ont même commencé à vouloir prendre les rênes des réseaux évangélistes sur le territoire national. Ainsi, des informations dont disposent les services compétents indiquent que les Marocains convertis auraient créé une douzaine de cellules locales et qu’ils ont réussi à mettre la main sur 26 parmi 36 agissant au Maroc.

Le 12-03-2010 à 08:43 Par : Mohamed Aswa

“Halal or not Halal”, là est la question…

Le Halal est une chose qui demande réflexion et profondeur, mais quand le terme se présente de plus en plus comme un label que l’on désirerait tamponner sur tout pour des raisons de marketing désormais, ou quand cela entre dans ce qui n’est pas au premier abord “Halal” l’on finirait par s’y perdre au même point que les financiers dans leurs explications.

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Le prêt bancaire Halal existe-t-il fondamentalement ? Ne serait-ce pas une tentative de faire entrer de l’eau dans le feu sans vouloir éteindre le feu ?  L’état a déjà taxé de son côté cette pratique au point que ce qui n’était pas pris d’un côté l’était de l’autre, ce qui encourageait le crédit classique en fin de compte. Cela change désormais en 2010, mais au regard des explications données, nous souhaitons au Marocain de comprendre mieux que nous son intérêt et le respect du Halal, à la lecture de cet article. Il aurait été plus simple de nous présenter deux tableaux comparatifs, d’un crédit classique et d’un crédit Halal, en nous disant, chiffres à l’appui, qui prend quoi, entre service, qui se doit d’être rémunéré comme juste travail, et intérêts qui sous un terme ou un autre reviennent bien en finalité soit à une banque ou à l’état. 

La grande question du Halal ou du non Halal changera-t-elle la conscience et l’éthique des vendeurs de biens divers, à l’heure où ils ne désirent plus construire du logement social à 140.000 ni à 250.000 dh ?  Faut-il faire du Halal vrai ou encourager la Zakat demain ? 

Du Halal sur le prix du foncier actuel ou sur le prix des appartements présentés aux Marocains permet-il d’aborder réellement les valeurs respectueuses, alors que ceux qui s’y engageraient ne feraient en fin de compte qu’encourager l’inverse pour d’autres ?

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http://ribh.wordpress.com/2010/02/09/maroc-credit-immobilier-halal/ « La Finance islamique : une alternative solide ou de simples techniques qui remplacent d’autres ?



Maroc : Comment bénéficier d’un crédit immobilier « halal »

Avec l’entrée en vigueur de la loi de Finances 2010, le crédit immobilier Mourabaha n’est plus sanctionné par la TVA. La Direction générale des impôts détaille les démarches à suivre et les bénéfices à tirer de ce contrat de crédit dit alternatif ou islamique.

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Cela fait presque deux années qu’ils ont reçu le feu vert de la Banque centrale, mais les produits bancaires islamiques avaient du mal à trouver preneur, surtout en immobilier. La loi de Finances 2010 a voulu rectifier le tir en donnant un nouveau souffle à Mourabaha. Surtaxé, ce crédit immobilier alternatif restait trop cher par rapport à un produit bancaire classique. Mais, grâce à la loi de Finances 2010, cette formule ne sera plus sanctionnée par la TVA puisqu’elle ne supportera plus la TVA sur l’échéance totale, mais uniquement sur le profit de la banque et au taux de 10% seulement contre 20% auparavant.Relooké par la nouvelle loi de Finances 2010, le crédit bancaire islamique espère faire des conquêtes. Dans un document publié récemment par la Direction générale des impôts, le contrat Mourabaha détaille les démarches à suivre pour en profiter. Intégré dans la circulaire du ministère de l’économie et des Finances, le document en question explique les moyens et les bénéfices à tirer de ce contrat.Aussi, à compter du 1er janvier 2010, le contribuable ayant conclu un contrat par voie de Mourabaha, en vue d’acquérir un logement destiné à son habitation principale peut bénéficier de la déduction de la rémunération convenue d’avance avec sa banque, dans la limite de 10%, de son revenu global imposable. En plus de bénéficier de la déduction de son revenu salarial, du coût d’acquisition et de la rémunération convenue d’avance pour l’acquisition d’un logement social destiné à son habitation principale.Des avantages apportés par la nouvelle loi de Finances 2010 qui décline le contrat Mourabaha comme un contrat par lequel un établissement de crédit acquiert, à la demande d’un client, un bien meuble ou immeuble en vue de le lui revendre à son coût d’acquisition plus une rémunération convenue d’avance.Cependant, il est à préciser que la déduction, qu’il s’agisse d’un contrat de prêt ou de contrat «Mourabaha», ne peut se cumuler avec la déduction des remboursements en principal et intérêts des prêts contractés pour l’acquisition d’un logement social destiné à l’habitation principale. De ce fait, la déduction des intérêts payés par le cédant en rémunération des prêts accordés par des organismes de crédit agréés lors de la détermination du profit foncier imposable en cas de cession dudit logement.Cependant, il convient de préciser que pour les logements acquis en indivision, la déductibilité du montant de la rémunération convenue d’avance dans la limite de 10% précitée est admise, pour chaque co-indivisaire, à concurrence de sa quote-part dans l’habitation principale.Par ailleurs, l’acquéreur ne peut bénéficier de la déduction précitée que s’il justifie des pièces à fournir indiquées par la circulaire du ministère.Dounia Mounadi,

Aujourd’hui le Maroc 8/2/2010

Pièces à fournir pour bénéficier d’un financement immobilier Mourabaha

  • Certificat de résidence annuel à l’adresse figurant sur la carte nationale d’identité (C.N.I.) *
  • Photocopie de la carte nationale *
  • Un engagement légalisé dans lequel le contribuable s’engage à occuper lui-même son logement à titre d’habitation principale et à informer l’administration fiscale de tout changement intervenu dans l’affectation dudit logement, en totalité ou en partie, dans le mois qui suit celui de changement.
  • Copie certifiée conforme du contrat Mourabaha
  • Copie des quittances de versement ou des avis de débit établis par les établissements bancaires.
  • Tableau faisant ressortir annuellement le coût d’acquisition dudit bien et la rémunération convenue d’avance avec la banque.

(*) Dans le cas où l’adresse indiquée sur la C.N.I. ne correspond pas à celle du lieu de situation de l’immeuble, les quittances d’eau et d’électricité peuvent être prises en considération. Lire aussi :
Dispositions de la circulaire des Impôts pour l’année 2010 relatives à la Mourabaha

Le Maroc et les autres religions … Etat des lieux ou lieux des autres cultes ?

De quoi se plaindraient les autres approches spirituelles présentes dans le monde arabo-musulman et plus exactement au Maroc ? Serait-ce plus les approches religieuses en général qui feraient blocage que les esprits plus ouverts qui, eux, n’ont jamais eu de frontière intérieure, donc certainement point de limites extérieures vers l’autre ?

Est-ce au travers d’une construction architecturale et donc matérialiste que l’homme s’exprime envers ses semblables ?

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L’on s’ouvre ou l’on se ferme physiquement ou mécaniquement sur des symboles, sur des cultes, sur des représentations diverses, sur des fêtes annuelles, mais certainement pas sur le fait Universel qui, lui, jamais ne se plaindrait, même des hommes, sauf à leur répondre plus subtilement par ses rappels depuis toujours.

Exister ou co-exister, là est la question …

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http://www.afrik.com/article18579.html 

Les non musulmans au Maroc

Pas de quoi se plaindre

On se demande souvent quels sont les rapports entre la charia et le monde moderne. Au Maroc, elle a eu une influence sur la législation nationale, à commencer par le code civil et le droit de la famille, dans un sens essentiellement positif. Associée à la tradition de tolérance et d’ouverture de ce pays, elle a fourni au gouvernement marocain les fondements de la protection des droits des minorités religieuses qui vivent sur son territoire. Le roi Mohammed VI, qui est monté sur le trône en 1999, a pris la décision stratégique d’introduire des réformes démocratiques et de restructurer le système juridique afin que le Maroc puisse progresser vers une société inclusive et pluriconfessionnelle, plus proche des principes de la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme (DUDH), dont une partie est consacrée au progrès vers la liberté de conscience.

Par Mohsine El Ahmadi

Cette décision a débouché sur l’adoption par le roi en 2004 d’un programme officiel appelé “Reforme du champ religieux”, réforme dont il a ensuite délégué la mise en œuvre à Ahmed Taoufik, ministre des Habous (patrimoine) et des Affaires islamiques. Le but de cette nouvelle approche a été défini par le roi dans son adresse à la nation du 31 juillet 2009, dans laquelle il établit une distinction entre islam et politique.

Une exception est faite, cependant, s’agissant de son double rôle en tant que chef de l’Etat et Commandeur des Croyants, titre religieux hérité d’époques antérieures de l’islam et qui fait du roi du Maroc le représentant suprême tant des musulmans que des minorités religieuses de son pays. En conséquence, les articles 6 et 19 de la Constitution disposent que le roi est le protecteur de l’identité musulmane du peuple marocain, tout en respectant le libre exercice des cultes.

Le Maroc a une longue tradition de liberté religieuse, comme en témoigne la présence de son ancienne communauté juive. Cette communauté existe aux côtés d’une communauté chrétienne naissante. Poursuivant ses efforts pour affirmer la valeur d’une société pluraliste, le roi Mohammed VI a invité les citoyens de toutes confessions à s’inspirer de cette tradition, dans un message de septembre 2008 intitulé : “A la recherche de l’islam des lumières : l’âge d’or du monothéisme”.

Il est difficile de trouver des renseignements exacts sur la composition confessionnelle du Maroc. Selon le Pew Forum on Religion and Public Life, les musulmans constituent presque 99 % de la population. Selon les estimations, les chrétiens représenteraient moins de 1% et les juifs quelque 0,2%. La plupart des chrétiens sont des Européens ou des étudiants provenant de l’Afrique sub-saharienne qui travaillent et vivent dans de grandes villes comme Casablanca, Rabat et Marrakech. Selon les spécialistes, quelque 5000 Marocains se seraient convertis au christianisme dans les cinq dernières années, à la faveur du prosélytisme déployé par les chrétiens évangéliques et de leur influence auprès des jeunes et des pauvres.Toutefois, il n’existe aucune information officielle à ce sujet, l’administration ne recueillant aucune donnée religieuse dans ses recensements.

Respectant l’article 18 de la DUDH, selon lequel “Toute personne a droit à la liberté de pensée, de conscience et de religion”, le Maroc compte 10 synagogues et 16 églises ouvertes, où juifs et chrétiens peuvent pratiquer leur culte publiquement et sans entraves. Les hindous et les bouddhistes ont aussi leurs temples à Rabat et à Casablanca.

La loi protège ces espaces religieux de toute violence.

Plus important encore, les lois autorisant la liberté de parole et de réunion et garantissant le droit de pratiquer tant en public qu’en privé sont clairement énoncées dans la Constitution et le Code Pénal, textes tous deux rédigés peu après l’indépendance du Maroc en 1956.

Les quelque 3000 chiites que compte le Maroc se réunissent généralement en toute liberté. Ils ont créé des organisations telles que l’Organisation des chiites marocains, l’association Attawassoul à al-Housseima, l’association al-Inbiaat à Tanger, et al-Ghadir à Meknès. Ils n’ont jamais rencontré de difficultés pour pratiquer leurs cérémonies publiquement.

Depuis longtemps déjà, les juifs pratiquent leur religion en toute sécurité dans leurs synagogues et lors de leurs pèlerinages périodiques aux autels de leurs saints dans tout le pays. La communauté chrétienne a pu ouvrir des églises, des écoles, des hôpitaux et des orphelinats sans ingérence du gouvernement.

Monseigneur Vincent Landel, archevêque de Rabat, déclare : “Les musulmans et les chrétiens coexistent dans la paix et la fraternité”. Bien que le prosélytisme actif auprès des musulmans soit illégal en vertu des principes islamiques, l’archevêque constate que ses ouailles jouissent de la liberté de culte. De plus, les mariages interreligieux sont autorisés, quoique seulement pour les hommes musulmans : les futurs époux des musulmanes sont censés se convertir à l’islam avant le mariage.

Le gouvernement s’efforce d’entretenir et de promouvoir des attitudes positives en matière de liberté confessionnelle. C’est cette coexistence pacifique entre les communautés religieuses que le Maroc souhaite perpétuer afin de donner un exemple positif aux yeux du reste du monde musulman.

* Mohsine El Ahmadi, professeur de sociologie à l’Université Cadi Ayyad de Marrakech, est actuellement Expert invité au Centre Prince AlWaleed Bin Talal pour la compréhension islamo-chrétienne de l’Université de Georgetown. Article écrit pour le Service de Presse de Common Ground (CGNews), dans une série sur le droit islamique et les minorités non musulmanes.

Source : Service de Presse de Common Ground (CGNews), 22 janvier 2010, www. commongroundnews. org Reproduction autorisée

Faute de terrain l’œcuménisme se fera-t-il par Internet entre le Maghreb et l’Europe ?

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Ouverture semi-spirituelle en sens unique ou oecuménisme ouvert ? Le prosélytisme est condamné et réclamé en même temps, mais attention à ne pas confondre universalisme ou spiritualité avec développement et religions. C’est bien cette confusion qui sépare en ce moment certains pays où chacun se mélange entre esprit et entretien de ses institutions religieuses, le tout récupéré et présenté sous une forme identitaire et nationaliste en finalité. La limite ne semble pas vraiment apparaître à tous entre les volontés, les titres annoncés dans les discours ou la presse, par les divers représentants concernés face aux attentes de chacun. Bonne initiative pour des rencontres, mais de qui vers qui en ce moment, comme l’interrogation de voir des refus chez soi quand tout autre symbolisme religieux ou spirituel se présente de manière aussi pacifique.  

L’universalisme du Coran, indéniable. Mais il l’est seulement pour celui qui sait lire avec l’esprit ouvert, au même titre que d’autres doivent aussi savoir aborder leurs textes avec autant de capacité, pour enfin se réunir et en discuter avec les autres un jour. Mais comment découvrir le livre des autres sans plus de connaissance profonde du sien ? Mais si les mosquées restent fermées aux uns et si les propriétaires des lieux ne désirent entrer chez les autres, où serait l’invitation à se retrouver un jour entre frères ? Si une image est possible en réunissant un Pape, un Imam, un Rabbin, un Pope, comme nous l’avons vu un temps, sans oublier les nombreuses autres approches qui existent, cela résume bien le manque de poursuite après ces belles photographies par ces bases par des dirigeants qui préfèrent des débats conservateurs politiques et religieux qui fleurissent sous un “isme” ou un autre, par manque de savoir et de conscience. D’un discours de paix, d’amour, de réunification, d’équité, de justice, et de toutes les valeurs positives attendues aussi bien au nord qu’au sud, les volontés de s’ouvrir vers les autres semblent plus économiques qu’humaines dans les conférences, d’intérêts.  

Pour être accepté et compris des autres la moindre des choses est de s’ouvrir à eux ou de se proposer à eux par le verbe “ouvert” en toute logique. Tel n’est pas encore le sort de chacun il semble sur ce plan, qui néanmoins enlèverait de nombreuses barrières pour faire évoluer ensemble les hommes.

Faut-il attendre que ce soit le 100% économique par une mondialisation qui fasse exploser les valeurs du sud et du nord ou est-ce que les hommes attendront un manque de repère des diverses bases humanistes pour enfin se regarder, en homme face à l’autre, et se souvenir du spirituel commun et universel, avec ou sans texte ? D’où viendra le premier monument architectural, avec ou sans tour, qui sera accepté par tous les hommes et où chacun pourra apporter le meilleur de lui-même tout en comprenant qu’il existait depuis toujours  en chaque homme ? 

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 http://www.wabayn.com/maroc/211209-rencontre-strasbourg-sur-luniversalit-du-discours-coranique.html 

Rencontre à Strasbourg sur “L’universalité du discours coranique La 2ème rencontre annuelle sur le Saint Coran de Strasbourg (Nord-Est de la France) s’est déroulée ce week-end sous le thème “L’universalité du discours coranique”. Initiée par l’Association de la Grande Mosquée de Strasbourg en partenariat avec le Rassemblement des Musulmans de France (RMF), cette rencontre a connu la participation notamment de conférenciers et de psalmodieurs venus du Maroc, d’Egypte et du Koweït.Un Salon du livre autour du Coran a également été organisé par le ministère des Habous et des Affaires islamiques.Cette manifestation a été initiée avec la contribution de la Fondation Hassan II pour les Marocains résidents à l’étranger (MRE) qui a dépêché une délégation de Madih et deux psalmodieurs.

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Le Minaret Suisse de la discorde ou l’œcuménisme avorté ?

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Si l’inconnu fait peur, d’où vient à l’origine la peur si ce n’est de l’inconnu. Qui dit inconnu dit manque de savoir, manque d’éducation ou manque d’information, ou alors volonté des uns et des autres dans une direction d’enfermement, graine des conséquences ensuite.

 Le minaret suisse de la discorde ne cache-t-il pas un échec d’ouverture sur un fondement de connaissances, les formes multiples permettant à chacun selon le moment de tirer la couverture à soi, au nord comme au sud ? 

De cela nous entendons ensuite, racisme, rejet, et tout son corollaire négatif entre des communautés, alors que bien souvent nous entendons la majeure partie des populations exprimer et attendre paix, compréhension, découverte des cultures, des autres. Mais un extrémiste, de quelque obédience soit-il, ferait vendre plus de papier imprimé que des millions de pacifistes, modérés dans leurs pensées, leurs paroles et leurs actes. Le sensationnel ou le catastrophique dirigent mieux ce monde que la sagesse des plus nombreux, mais le silence des agneaux pèse moins que le bruit des armes, et le rouge sang s’imprime plus en profondeur que l’encre invisible dans la presse et dans le politiquement correct, pour ne pas dire incorrect. 

Qui de nous par son environnement se serait-il retrouvé un jour isolé, avec une majorité de volontaires extrêmes devant ses différences personnelles ? Il faut ne pas avoir quitté son village en Europe ou son bled au Maghreb pour encore cautionner ce genre de position anti ceci ou pro cela, sans plus de réflexion devant son petit écran abrutissant. 

Des millions d’Européens se ruent vers le Maghreb et dans de nombreux autres pays culturellement musulmans pendant les congés alors que beaucoup au sud rèvent de la terre promise visant au nord les droits de l’homme et une plus grande liberté d’expression.

Faut-il ressortir de ce petit pays dit “neutre” et pas vraiment européen dans ses engagements et par sa “neutralité” légendaire, une réelle volonté contre l’autre, contre l’étranger et en plus amplifier cela au niveau de l’Europe ? 

La ligne rouge est malheureusement franchie par les récupérateurs pour alimenter de nouveau les incompréhensions de la base au lieu de les ouvrir à un minimum d’informations qui dirigeraient enfin les peuples, vers cet œcuménisme réel que clament les représentants de la croix, du croissant et de l’étoile, quand ils se réunissent devant les caméras de ce monde.

Représentants religieux officiels que nous aimerions mieux entendre devant ces pics politiques et médiatiques récurrents, et plus actifs par des actes et des décisions qui changeraient les consciences vers ces faux dieux politisés et médiatisés. Mais même à ce niveau la modération semble dépassée par plus extrêmes ou par stratégie de communication… 

Ce minaret suisse n’est pas plus un doigt pointé vers le sud que vers les problèmes réels qu’entretiennent trés bien certains au nord et d’autres au sud de manière minoritaire. Le minaret cacherait-il un autre symbole qu’un clocher et ensemble cacheraient-ils la forêt ?

Que l’on construise un espace “enfin neutre” en Suisse, dans ce pays qui ne refuse pas les avoirs des uns et des autres sous un simple N° moins bruyant et où les plus nantis du golfe sont accueillis sur tapis rouge avec tous les honneurs. Un vrai forum, et ce dans chaque grande ville de ce monde, ouvert à tous et sans symbole, pour au moins se faire rencontrer tous les hommes modérés de bonne conscience et de bonne volonté et majoritaires en ce monde, l’esprit entrera enfin de nouveau humainement en chacun, au nord, comme au sud. Shalom, Mektoub, Amen… 

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http://www.lejdd.fr/Societe/Religion/Actualite/Minaret-Un-probleme-europeen-154568/ 

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Minaret: “Un problème européen”

Jean-François Mayer, président de l’Institut Religioscope, qui a coordonné le récent ouvrage Les minarets de la discorde (Editions Infolio) revient sur l’interdiction de construire de nouveaux minarets, approuvée par 57,5% des Suisses dimanche. Un rejet révélateur d’un malaise européen, souligne-t-il.

La Suisse se réveille groggy ce lundi. Personne n’a vu venir le coup ?


Non, pas même les auteurs de l’initiative. Les pronostics les plus pessimistes allaient jusqu’à 49%. Les Suisses ont donc caché leurs intentions aux instituts de sondages. Et ils n’ont pas suivi le “non” prôné majoritairement par les autorités politiques, médiatiques et religieuses. Cela pose la question d’un fossé entre l’establishment et la population. Tous les partis, ébranlés, vont donc s’interroger… On voit déjà qu’ils cherchent à prendre en compte, voire à récupérer cet électorat. C’est vrai aussi en France, où l’on devine que ce référendum aurait peut-être donné le même résultat, et où certains membres de l’UMP ont d’ores et déjà affirmé que les minarets n’étaient pas “nécessaires”.

Comment comprendre ce rejet? Les minarets ont-ils posé des problèmes en Suisse ?

Il y a seulement 4 minarets en Suisse. Comme en France, ils ne servent pas à l’appel à la prière, il n’y a donc pas de gène sonore. La polémique est partie il y a 5 ans environ dans deux villes qui construisaient des mosquées, Wangen et Langenthal. Les opposants se sont mis en réseau, ont commencé à organiser des débats et, rapidement, ont orienté leurs attaques contre le minaret, objet visible transformé en symbole d’une islamisation rampante. Aujourd’hui en Europe, le débat porte de plus en plus sur la visibilité de l’islam. En France, il se cristallise sur le voile ou la burqa. En Suisse sur les minarets. Partout, on défend un territoire. Un spot de campagne qui montrait des images d’une nature suisse bucolique tout d’un coup transformée par l’apparition de minarets traduit la peur de cette transfiguration du pays.

Est-ce l’islam en particulier ou la religion qui est rejetée ?


A Langenthal, un temple sikh, plus imposant, n’a pas posé de problème. Il faut donc aujourd’hui reconnaître l’existence d’une question musulmane en Europe. Ce rejet des minarets est la façon des Suisses de manifester une inquiétude présente sur tout le continent. Il est révélateur d’une question qui parcourt l’Europe. Chaque pays l’exprime avec ses traditions. La Suisse à travers ses votations citoyennes. En France, dans le débat sur la laïcité et le financement des mosquées.

«En Europe, le débat porte de plus en plus sur la visibilité de l’islam» Faut-il y voir un signe d’une hausse de la xénophobie en Suisse ?


Les éléments populistes, conservateurs et xénophobes ont une tradition en Suisse, qui s’est notamment exprimée dans les années 1960-1970 contre les migrants d’Europe du sud. Italiens ou Espagnols. Mais, jusqu’ici, aucun de ces éléments n’avait réussi à obtenir une majorité lors de votations. Le rejet des minarets et la peur de l’islam ont des causes plus complexes que le racisme. Ils ratissent plus large dans l’électorat.
C’est-à-dire ?
 

Certaines personnes de gauche ont pu voter “oui” au nom de la laïcité; des féministes par rejet du voile. Le “oui” s’alimente aussi des craintes que nourrit le monde musulman depuis le 11-Septembre. L’enlèvement de deux hommes d’affaires suisses retenus en Libye par Kadhafi sur des prétextes fallacieux semble avoir irrité l’opinion. Les sondages menés ces derniers mois montrent aussi que des personnes rejettent les minarets en réponse aux restrictions imposées à la construction d’églises dans des pays musulmans…

Comment ce vote est-il vécu par les musulmans de Suisse et du monde? Des sanctions économiques et diplomatiques sont-elles envisageables ?

Les 400 000 musulmans qui vivent en Suisse - dont 10% ont la nationalité - sont consternés. Le minaret, certes, n’est pas indispensable à la mosquée. Il est d’ailleurs absent dans certains pays. Mais les musulmans se sentent rejetés par ce vote. Ils montrent toutefois une certaine réserve, comme pendant la campagne, parce qu’ils ont peu de leaders charismatiques et parce qu’ils savent que le registre de la complainte islamophobe aura peu d’effet. A l’extérieur, il pourrait y avoir des rassemblements de citoyens ou des appels au boycott. Les autorités peuvent aussi réagir, même s’il est dans l’intérêt de tous de calmer le jeu. J’ai déjà entendu le cheikh Youssef al-Karadaoui, très suivi dans le monde arabo-musulman, blâmer ce vote. Les jours qui viennent seront déterminants.

La Suisse peut-elle revenir sur ce vote ?


Les communautés musulmanes de Langenthal, où le minaret n’est pas encore construit, envisagent un recours devant la Cour européenne des droits de l’Homme, mais son verdict n’est pas garanti. La CEDH a pu exprimer des avis contrastés sur ce type de sujets par le passé.

Jour de fête…

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Jour de fête ou jour spirituel de méditation ?

     La question se pose de manière récurrente plusieurs fois chaque année et sous toutes les latitudes et longitudes en ce monde.

     Il y a environ 3900 ans, époque où le sacrifice humain était encore pratiqué par certaines communautés, époque où l’unicité et l’universalisme n’étaient pas encore des notions humaines, un homme pensa autrement que la foule.

     L’évolution des hommes fit que le sacrifice fut remplacé alors par des animaux. L’homme venait de monter une marche, même si les habitudes ne changèrent pas aussitôt. Il fallut un autre messager, puis encore un autre ensuite, pour arriver à faire admettre à l’homme qui n’avance bien souvent que par empirisme, que l’évolution devait faire alliance avec changement de comportement ou recherche d’esprit dans la compréhension.

     Mais faute de recherche immatérielle intérieure, le matérialisme et le symbolique extérieurs reprirent le devant, la vie quotidienne étant une source faussement plus sûre que celle promise pour les lendemains lointains. Du symbolisme d’Abraham à comprendre, la récupération ne se fit pas attendre. L’histoire changeant selon les intérêts, le sacrifice d’Isaac devint celui d’Ismaël ensuite.

     Mais toujours la symbolique du sacrifice entretenue et payée encore par des millions de moutons ce jour.

     N’est-ce pas un jour où les couteaux devraient se poser, où les gens devraient se retrouver pour enfin, par les plus savants, les inviter à ouvrir ensemble les livres sous l’ombre des maisons, des mosquées, et réunir les frères Isaac et Ismaël et effectuer enfin le dernier sacrifice, en égorgeant pour une fois le faux, qui profite à une poignée d’hommes de ce monde ?

     A tous nos frères sans frontières, bonne fête de la méditation.

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Appel à dépasser les idées reçues sur l’Islam… et sur le reste…

Les idées reçues sont-elles à prendre ou à laisser, ou sur quoi naissent-elles ?

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S’il est un domaine où le flou existe dans les pensées des hommes, la religion basée sur les croyances permet effectivement tout et son contraire, de l’amour des hommes au nom de Dieu ou de la destruction de ces derniers entre eux au nom de ce même absolu. La foi réclamerait plus le savoir des livres et des textes que la croyance basée uniquement sur la répétition orale de nos jours. Alors au niveau de l’information et de la connaissance même des fondements et des textes à la base des grandes religions de ce monde, imaginons ce que l’on peut en dire avec bonne ou mauvaise foi par presse interposée.

Ce sujet ne concerne d’ailleurs pas seulement la religion musulmane, mais s’adresse effectivement à toutes les religions de ce monde. Qui déjà, se disant croyant, connaît vraiment ses propres bases en savant ? Si les textes existent, vendus devant les parvis par les marchands du temple, arrangés aussi selon la finalité des interprétations par quelques moins savants, ne doutons pas que les intérêts de la presse internationale suivent eux aussi des détournements.

Dépassons donc ces idées reçues sur l’Islam, mais pour cela il faudrait déjà que les premiers intéressés ouvrent les esprits des peuples vers ces profondeurs positives insoupçonnées, qui pourraient étonner aussi bien les Occidentaux sur l’Islam réel, au même titre que de nombreux Arabes déçus de leurs conditions et qui se retrouvent dans des dérives évidentes avec facilité. Combien, pour faire un parallèle avec le monde musulman, seraient déjà capables en Occident, de vous parler de manière cohérente et objective du contenu de ces textes dits sacrés, au moins du leur comme l’Evangile ou la Bible, sans oublier nos semblables par leurs textes plus à l’Orient comme en Inde et en Asie ?

La compréhension de l’autre passe inéluctablement par une recherche ou du moins par la découverte de l’autre culture et de ses bases, sous réserve de se détacher préalablement d’un prosélytisme souvent trop attaché à ses croyances. Ce qui signifierait très objectivement de créer enfin préalablement cet “œcuménisme du savoir”, d’autant plus facile que le monde des Hébreux, celui des Arabes et des Occidentaux s’inscrivent dans la même histoire. Relions et relisons les trois chapitres ensemble et tous ensemble.

Si ce que nous voyons des autres, sous le prisme réduit et plus qu’orienté de la presse internationale, au service d’orientations diverses politiques et religieuses extrêmes, ne permet pas de réunir les hommes, il serait bien que chacun dénonce, chez soi, et religieusement chez les plus modérés, les abus objectifs des leurs qui se sont perdus, où qu’ils se trouvent en cet unique monde.

Si Mr Lyautey par respect avait interdit l’accès des mosquées aux non Musulmans en cette époque particulière de l’histoire du Maroc, j’inviterai mes amis et frères du monde de l’Islam au Maroc à inviter à leur tour les amis étrangers “ouverts de foi et de cœur donc d’esprit”, dans les mosquées, pour des échanges enfin plus humains et une réelle découverte plus profonde des uns et des autres et des textes. De Jérusalem à Rome via Médine.

Peut-on refuser l’esprit aux hommes alors que la grande mosquée Hassan II de Casablanca leur est ouverte comme simple musée, moyennant forte finance à payer aux marchands d’un temple ? Avec quelle richesse spirituelle islamique positive et universelle voulez-vous qu’ils repartent avec eux et en eux ensuite vers cet occident ? Ne seraient-ils pas plus riches en repartant, s’ils rencontraient des savants de l’Islam en ce lieu, par un échange d’esprit, spirituel, pour ensemble donner universellement tort aux vendeurs de papier et de fausses bonnes nouvelles ?

Article: Philippus / Philosophe Spiritualiste. www.philippus-philippe.com

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http://www.lematin.ma/Actualite/Express/Article.asp?id=123042

Appel à dépasser les idées reçues sur L’Islam

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«Déconstruire les nombreux malentendus qui demeurent entre l’Orient et l’Occident, par le biais de lectures savantes et non par des déclarations belliqueuses véhiculées par certains moyens de communication». (Photo : www.ulyssemag.com)

Des professionnels de l’information, réunis lundi à Fès dans le cadre du troisième Forum mondial sur l’Alliance des civilisations et la diversité culturelle, ont appelé les médias occidentaux à dépasser certaines idées reçues qu’ils véhiculent autour de l’Islam, souvent réduites au fanatisme religieux.

Pour Charles saint Prot, directeur de l’observatoire d’études politiques de Paris, «le développement des médias n’a pas abouti, comme attendu, à croître le niveau de connaissance de la culture de l’autre, mais il a donné lieu, bien au contraire, à moins d’échange et de communication».«Il convient de dire à cet égard que l’Occident n’a pas réalisé de progrès dans son approche de la civilisation islamique, réduite au Burka et aux Taliban», a-t-il dit, notant que «lorsqu’il s’agit de questions relatives au monde islamique, le principe d’équilibre dans le traitement de l’information se trouve souvent handicapé».Le chercheur, qui s’exprimait lors de la première séance plénière sur «Mondialisation et dialogue des cultures : le rôle des médias dans les relations internationales contemporaines», a tenu à souligner que le succès de tout projet de l’alliance des civilisations passe inéluctablement par le dépassement du traitement unilatéral de l’information par les médias occidentaux.De son côté, l’ambassadeur du Maroc au Liban, Ali Oumlil, a relevé que le danger des technologies de l’information et de la communication réside dans la production d’une marchandise symbolique, qui a une influence directe sur les croyances et la morale.

Il s’agit, selon lui, d’une grande problématique, dans la mesure où «au moment où le monde devient de plus en plus lié, on assiste à une grande rupture induite par les fossés économiques, sociaux et de connaissance entre des mondes différents».

Et d’ajouter que les médias à large diffusion ont réussi à attirer de larges publics, en s’adressant à des couches sociétales d’un niveau d’instruction assez bas et supposées être facilement influençables.

Pour sa part, le penseur algérien, Mustapha Chérif a souligné que les institutions médiatiques occidentales à large diffusion ne donnent «la parole qu’aux voix protestataires et radicales en les présentant comme le porte-parole du monde islamique, tout en faisant fi des positions rationnelles et judicieuses dans le traitement des questions de cette partie du monde et sa relation avec l’autre».

«En l’absence de démocratie, tout échange entre civilisations ne sortira pas du champ du ‘dialogue des sourds», a relevé M. Chérif, faisant remarquer, à ce propos, que la responsabilité de corriger l’image négative de l’Islam incombe aussi aux Musulmans, qui se doivent de dépasser les conflits traditionnels et recourir à l’auto-critique.

La journaliste espagnole, Lola Banon a mis, quant à elle, l’accent sur le caractère idéologique du métier de professionnel de médias, «qui relate les évènements, certes, mais contribue aussi à la construction d’approches et de représentations, en cherchant à trop simplifier l’information et favoriser tel ou tel angle».

Relevant que les médias occidentaux s’intéressent davantage aux positions radicales, la reporter espagnole, qui a assuré la couverture de plusieurs évènements au Proche-Orient, a noté que «les différents acteurs du monde islamique qui défendent la démocratie et l’ouverture envers l’autre ne suscitent aucunement l’intérêt de ces mêmes médias».

Les médias se trouvent aujourd’hui responsables de la propagation des idées reçues et des représentations négatives de l’Islam dans de larges milieux de l’opinion public occidentale, a-t-elle dit.

Les travaux de ce forum, qui se tient cette année sous le thème «Médias et communication : enjeux et défis du troisième millénaire», se poursuivent avec la participation de professionnels de l’information, de représentants d’une soixantaine de chaînes de télévisions, de hauts responsables, des décideurs politiques, d’universitaires, de militants de la société civile, d’académiciens et de sociologues de plus de 80 pays.

«Le quatrième pouvoir : les relations ambiguës entre médias et politique», «Médias arabes et médias occidentaux : interactions et perceptions croisées» et «Les médias au Maroc : réalités et perspectives» sont les principaux axes de ce forum, initié par le Centre marocain interdisciplinaire des études stratégiques et internationales (CMIESI).

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