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Archive de la catégorie Pollution

Maroc soleil ou Marocceau ? Avantages ou inconvénients du réchauffement climatique sur le pays.

 

maroc-lendemain-de-pluie.jpg

Réchauffement climatique, disent certains, nouvelle ère pour d’autres, le malheur des uns ferait celui des autres. Par réchauffement tout le monde pensait ces dernières années à soleil, s’imaginant que son coin de vie allait se transformer en plage des Caraïbes pendant 12 mois par an très bientôt. Effet inverse donc pour beaucoup qui voient se remplir leur piscine gratuitement comme les lacs qui débordent des barrages, mais récupération positive pour d’autres. Qui dit réchauffement, dit évaporation des mers et des glaces, donc pluies et humidité.

agadir-marina-sous-la-pluie.jpg Marina d’Agadir

Ce ne sont donc pas les pays secs et désertiques qui s’en plaindront, après avoir connu pendant des siècles la désertification subie d’un vrai réchauffement climatique, aidé là aussi par le comportement destructeur de ses habitants avec le temps.

maroc-vert.jpgLe Maroc Vert, programme initié par le pays, aurait donc trouvé le meilleur allié possible, venant du ciel. Par les hommes et leurs erreurs ou par une autre volonté plus positive, une approche que chacun se gardera.

Que d’eau, que d’eau depuis quelques années. Cette année aura fait remonter du positif pour les attentes de l’agriculture et sa remise en question, mais aura aussi fait remonter de nouveaux problèmes à prendre en compte rapidement, notamment sur les structures et infrastructures diverses. Des routes sous les eaux, des réseaux d’évacuation non fonctionnels, voire inexistants, des ponts en moins, de l’urbanisation mise en cause, des routes qui disparaissent avec les flots, sans parler de disparitions humaines, la nature nous rappelle bien la dualité de la vie, celle que l’homme ne voit pas toujours avant de faire les choses.

Le manque d’eau, le pays a connu. L’eau arriverait désormais, mais demain le trop d’eau ne sera-t-il pas un nouveau problème si nous ne réagissons pas assez rapidement ?

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Au Maroc, le désert reverdit peu à peu

Après cinq années de pluies abondantes, les barrages débordent et les oasis renaissent. 

De notre envoyé spécial à Ouarzazate

scie-2010-15-khettara_vignette.jpg

«Avant, à cette époque de l’année, vous n’auriez vu que des pierres: tout était déjà grillé par le soleil, il n’y avait plus un brin d’herbe», confie Mhamed Mahdane en désignant des troupeaux de chèvres et de moutons disséminés le long de la route nationale 10 qui relie Ouarzazate à l’oasis de Skoura, dans le Sud marocain, aux portes du Sahara. En cette fin du mois de mars, des taches de fleurs blanches, jaunes ou mauves, entrecoupées de touffes d’herbes buissonnantes apportent encore une timide touche de couleur à cet univers minéral.

«Du côté du Tafilalet, autour de l’oued Ziz, c’est encore plus spectaculaire: là-bas, il y a de vraies prairies!» ­insiste ce jeune enseignant, chercheur en sociologie rurale du développement à l’université d’Agadir. La raison de cette métamorphose? La pluie. Après une sécheresse implacable, qui a sévi de 1995 à 2005, l’eau tombe en abondance depuis cinq ans sur les oasis, les vallées et le versant sud de l’Atlas, rechargeant les nappes phréatiques, remplissant les barrages et faisant rejaillir des sources que l’on croyait taries à jamais. La neige immaculée qui recouvre encore les cimes du M’Goun (4 068 m) témoigne du déluge qui s’est abattu cet hiver sur la région. «Début février, au plus fort de la crue, le débit de l’oued Souss, qui se jette à Agadir, sur la côte atlantique, a atteint 4 000 mètres cubes par seconde, soit plus de douze fois celui de la Seine à Paris!» explique Thierry Ruf, chercheur à l’Institut de recherche pour le développement (IRD, ex-Orstom) et spécialiste des systèmes agraires irrigués. À certains endroits, on a enregistré jusqu’à 880 millimètres d’eau (soit 880 litres par m2!) en l’espace de quelques semaines.

Développement de l’agriculture

Résultat: les deux principales retenues du secteur, qui menaçaient de céder, ont dû ouvrir les vannes en grand. Le barrage Hassan Addakhil, à 25 kilomètres en amont d’Errachidia, a débordé pour la première fois en quarante ans! Même scénario à Ouarzazate où, selon Lahcen Youbi, chef du bureau d’études de l’Office régional de mise en valeur agricole (Ormvao), 290 millions de mètres cubes d’eau (soit plus de la moitié de la capacité de l’ouvrage) ont dû être relâchés dans la vallée du Draa, qui abrite la plus grande oasis du monde. Même s’il est encore trop tôt pour établir un lien formel entre ce retour inespéré de la pluie et la tendance actuelle au réchauffement, ce «changement climatique à l’envers», comme l’appelle Thierry Ruf, se manifeste aussi dans les pays voisins (Algérie, Tunisie) quoique avec une intensité moindre. Les sombres prédictions de Rajendra Pachauri, le président du Giec (Groupe intergouvernemental d’experts sur l’évolution du climat), qui annonçait en juillet 2008, lors de la conférence de Poznan (Pologne), «une baisse de 50% des rendements des cultures non irriguées dans certains pays d’Afrique, d’ici à 2020», semblent pour l’instant ne pas concerner le Maghreb. Mieux: il est même permis de se demander si le désert, qui n’a cessé de gagner du terrain depuis les années 1970, ne va pas commencer à reculer. «Ce qui est sûr, c’est qu’il n’avance plus !» se réjouit Hro Abrou, le directeur général de l’Ormvao, pour qui «ces années humides offrent à l’agriculture marocaine une occasion en or de se développer». D’autant qu’elles coïncident avec le plan Maroc vert, lancé en avril 2008 par le gouvernement de Mohammed VI, qui prévoit d’investir 150 milliards de dirhams (13,4 milliards d’euros) d’ici à la fin de la décennie dans le secteur agricole. «Pour couvrir les pertes dues à la sécheresse et densifier notre patrimoine arboricole, nous allons planter 420000 palmiers dattiers issus de culture in vitro et donc exempts de maladies», détaille M. Abrou. Pas moins de 160 000 pieds d’oliviers ont déjà été distribués en 2009 dans la région de Ouarzazate et il est prévu de relancer la culture de pommes de montagne et de produits de terroir comme la rose et le safran. Enfin, pour économiser l’eau, les agriculteurs possédant moins de 5 hectares recevront gratuitement des équipements d’irrigation en goutte-à-goutte.

«Dynamique sociale»

L’agriculture vivrière des oasis figure également parmi les priorités du plan Maroc vert. Ces perles de verdure, très densément peuplées, sont en pleine effervescence. En 2005, quand il a commencé à travailler dans le Sud marocain, Thierry Ruf pensait que les khettaras, ces galeries souterraines qui permettent de capter l’eau des nappes (voir article ci-contre), n’avaient plus qu’«un intérêt archéologique». Mais le retour de l’eau a complètement changé la donne. «On assiste en direct à une véritable renaissance avec toute une dynamique sociale qui se remet en route», explique Mhamed Mahdane. Et de citer ces émigrés qui réinvestissent de l’argent dans la construction, ces magnifiques habitations traditionnelles en boue séchée, ou tabout, et bien évidemment dans l’agriculture. «La vie ici est rythmée par ces longues alternances de périodes sèches et humides», poursuit ce jeune homme affable qui n’a jamais cru à la mort des oasis. Leurs habitants le savent: jamais ils n’ont douté que l’eau reviendrait.» À l’image de ces fleurs du désert qui, chaque printemps, émergent de la rocaille.

Maroc, ou la fin des paraboles en 2011? Pas si certain que cela…

Vous avez tous remarqué ces verrues blanches qui recouvrent tous les toits des maisons au Maghreb ? Non, pas ces gros escargots que sont les chauffe-eaux solaires, ni ces ventilateurs de climatiseurs qui recouvrent les façades des résidences au point de se demander si les architectes sont encore utiles, sans parler des enseignes commerciales trop nombreuses, non, nous parlons de ces paraboles TV, ces oreilles de Mickey géantes, “un débordement inévitable” disent certains…. Bien que les solutions techniques collectives existent pour rappel, afin de ne plus défigurer le Maghreb…

paraboles2.jpg

Après avoir laissé déborder les émissions sachant très bien qu’une bonne partie les capterait gratuitement de l’autre côté de la Méditerranée, et ce depuis toujours “au service de la francophonie à entretenir”, voilà que la technique nouvelle du numérique réclamerait maintenant sa part en numéraire ! Doutons de voir redescendre ces coupelles blanches des toits définitivement fin 2011, les bidouilleurs locaux n’en resteront pas là, qui dit nouvelle technique de communication, dit nouveau marché et réajustement dans des milliers de petits ateliers d’électronique du Maroc et des pays voisins. Nous serons tous bons pour changer nos décodeurs une fois de plus. Pour rappel, le numérique signifiera changement de technique et non amélioration des programmes, ni élévation du niveau des informations du journal de TF1 que peu regardent. Tant que l’on capte ARTE, le fond sera sauvé… 

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http://www.lemonde.fr/actualite-medias/article/2010/04/12/la-diffusion-des-chaines-francaises-au-maghreb-va-se-restreindre-en-2011_1332326_3236.html

La diffusion des chaînes françaises au Maghreb va se restreindre en 2011

paraboles.jpg

Les spécialistes appellent cela le “débordement inévitable”. Il prendra fin en 2011, et avec lui la réception par satellite des chaînes françaises au Maghreb.

Alors que s’est achevée, à Paris, dimanche 11 avril, la 17e Conférence permanente de l’audiovisuel méditerranéen (Copeam), dont le projet phare réside dans la création d’une chaîne de télévision de la Méditerranée, le paysage se modifie, sur fond de concurrence redoublée.Jusqu’ici, les grandes chaînes françaises généralistes étaient reçues dans les pays du Maghreb, de Casablanca (Maroc) à Bizerte (Tunisie)… dans la plus parfaite illégalité.

Elles utilisent, depuis l’arrivée de M6, un petit satellite dit “AB3″ pour alimenter les émetteurs terrestres français, notamment celui du pic du Midi. C’est ce signal qui peut être capté de l’autre côté de la Méditerranée, moyennant une parabole de 2 à 3 mètres - pour le plus grand bienfait de la francophonie.

Il suffit de regarder les toits d’Alger pour mesurer le taux record d’équipement de foyers qui ne se contentent pas des programmes français, bien sûr, mais reçoivent aussi des chaînes italiennes, espagnoles. Ou la chaîne qatarie d’information continue, désormais omniprésente, Al-Jazira.La fin, en France, de la diffusion analogique et le passage au tout numérique vont remettre en question la situation telle qu’elle existe depuis plus de vingt ans.

“Beaucoup de foyers se sont équipés de paraboles, mais cela n’avait rien de régulier, note Gilles Maugars, directeur général adjoint technologies et systèmes d’information de TF1. Parfois, nous avons réduit la puissance du signal exprès, notamment pour la Coupe du monde de football, à cause des droits.” Or, renchérit-on à France 2, “avec le numérique, les ayants droit nous ont dit : “on ne rigole plus”".

Pas de trou noir

En février, dans l’indifférence générale, les sept chaînes hertziennes - TF1, France 2, France 3, Canal+, France 5, M6 et Arte - ont publié un communiqué annonçant l’arrêt définitif de l’utilisation d’AB3 “lors du passage au numérique de la dernière région de France métropolitaine”, le Languedoc-Roussillon, en novembre 2011.

Après cela, le trou noir au Maghreb ? Sûrement pas. Canal+ a lancé en 2009, en association avec Arabsat, une offre cryptée payante spécifique à cette région avec 25 chaînes, dont France 2 et France 3 ; pas TF1, qui ne fait rien pour être reçue.

Mais il est vrai que personne, en Algérie ou au Maroc, ne se fait de soucis. Chacun est persuadé que les décodeurs TNT mis en vente uniquement sur le marché français au prix de 100 euros, pour le numérique, seront piratés.

De leur côté, les responsables de Copeam, à commencer par son président Emmanuel Hoog, PDG de l’Institut national de l’audiovisuel (INA), espèrent que le coup d’envoi de la chaîne de la Méditerranée sera donné lors du sommet de l’Union pour la Méditerranée (UPM), en juin, à Barcelone.

Isabelle Mandraud

9 kilos de sacs plastique par an et par Marocain !!! Qui finissent où ?

Tout peuple qui se développe sur le même principe que les précédents semble se confronter “mais encore plus rapidement” aux mêmes tristes et problématiques conséquences.

Qui ne voit pas de sa fenêtre les jours de vents plus forts les oiseaux multi-couleurs qui, de près, sont très loin d’être issus de la mère nature, mais bien de l’industrie ? Qui ne se voit pas, au quotidien, proposer une multitude de sachets chez les divers commerçants rencontrés ?

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Le monde se penche sur l’économie d’emballage actuellement, plus par raison de diminution des prix des produits en fonction du pouvoir d’achat en baisse des occidentaux, moins par souci écologique ou humanisme, plus par force que par raison et prise de conscience.

Il ne semble pas que les erreurs de l’occident engendrent plus de raison en orient, alors que les conséquences sont dès à présent dans l’information quotidienne de ce qui se passe pour eux.

La facilité est devenue une habitude que n’arrivent pas à suivre les divers services naissants en matière de déchets au Maroc, les verrues vertes qui garnissent nos rues et encore appelées “poubelles” en sont un triste exemple. Trop vite, pas le temps de suivre ou d’investir sérieusement en ce domaine, la liste des priorités est certainement longue avant ce point à traiter.

Mais faut-il attendre toujours les élus pour trouver solutions à nos propres erreurs et manques ? Faut-il attendre des solutions et des réponses techniques qui coûteront demain sur le budget de chacun par des services qui engagent l’homme dans un cycle financier les étouffant, au même titre que nos sacs plastique qui étouffent les dauphins, la nature, qui fragilise la branche sur laquelle nous sommes assis ?

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La solution individuelle existe, il suffit de reprendre son filet à provision, son panier tressé en matière naturelle. Le panier justement, vous savez, celui que de nombreuses femmes du bled travaillent de leurs mains expertes, celles qui viennent sur les places et sur les marchés, qui pour quelques 20 ou 25 dirhams peuvent vous faire retrouver conscience tout en les aidant à faire vivre plus dignement leur famille… Combien paierions-nous demain quand les taxes pour tenter de résoudre cette problématique seront bien plus élevées, sans pour autant pouvoir réparer les dommages ?

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Faut-il remplacer toutes les réponses naturelles du Maroc qui existent encore et suivre le chant des industriels ?

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Les mauvaises leçons du nord sont-elles impérativement à reproduire au sud, même si le sac n’est qu’un point abordé d’une problématique plus générale ? A chacun son sac ou sa part d’erreur ou de conscience…

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http://www.dunesdesert.com/blog/2010/03/27/les-sacs-plastiques-et-le-maroc/

Les sacs plastique et le Maroc…

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Déposé par D&D.

Deux milliards et demi de sacs plastiques consommés au Maroc chaque année. Soit 9 kilos par personne.  C’est énorme.Il y a des kilomètres et des kilomètres de déserts au Maroc.  Les sacs plastiques volent et volent.  Ils se prennent dans les arbustes et hop, on se  retrouve avec une forêt de sacs plastiques multicolores.Le Maroc a entrepris un grand plan d’action pour arriver à réduire l’usage des sacs plastiques au Maroc. Les sacs seront peu à peu biodégradables et des taxes seront exigées peu à peu aux fabricants.Ce qu’il faut, c’est passer le mot.  Limiter notre consommation au maximum.  Apprendre à utiliser des alternatives plus vertes.  Certains autres pays ont réussi à réduire de 90% leur consommation de sacs plastiques (Irlande).Un sac plastique, c’est 400 ans pour se dégrader.Quand vous voyagez, pensez-y avant de réclamer votre sac plastique au petit hanout (épicerie).  En avez-vous vraiment besoin?  Si oui, veillez à en prendre le strict minimum, parce qu’on a souvent tendance à « suremballer » le suremballage au Maroc.Ce n’est pas facile de changer ses usages, surtout quand tout le système en propose de tous les côtés, mais c’est au moins en discutant le plus possible autour de nous que l’idée s’ancre de plus en plus dans les esprits et qu’ensuite les comportements changent peu à peu.Il faut au moins commencer par quelque part.