Infos

Vous parcourez actuellement les archives de la catégorie Nature.

Calendar
septembre 2010
L Ma Me J V S D
« août    
 12345
6789101112
13141516171819
20212223242526
27282930  

Archive de la catégorie Nature

Que faire à Agadir ? Pourquoi pas du parapente ?

Agadir : sa baie, ses hôtels, sa plage, ses 300 jours de soleil par an. Une image qui ne remplit pas toujours la journée, la semaine ou le séjour quand les habitudes s’installent. L’animation ou les activités sont des choses qui semblent manquer notamment aux étrangers et à beaucoup de locaux qui recherchent de plus en plus d’autres sensations que le soleil et la plage ou les terrasses de cafés. beucoup de marocains préfèrent d’ailleurs quitter le pays pour rejoindre l’Espagne plus animée…

parapente1.jpg

Le Maroc offre d’autres approches que le tourisme de base par le remplissage des chambres l’été comme le reste de l’année. Mais ni le pays ni les acteurs du tourisme ne misent vraiment sur ces ouvertures qu’attendent beaucoup de visiteurs, notamment après quelques séjours dans le pays. Les initiatives nouvelles en ce sens restent le plus souvent la volonté de petits groupes, de petits projets individuels, qui arrivent avec les Européens, et qui demain sauront répondre aux demandes attendues.

En attendant si vous désirez visiter et voir de plus haut l’un des plus beaux pays de ce monde, vous saurez où vous envoyer dans les airs, même pour les débutants en vol biplace, à quelques kilomètres d’Agadir pour commencer, un peu plus haut ensuite dans l’Atlas pour les plus assurés et passionnés qui se prendront au jeu d’Icare mais en sécurité. Beautés et sensations garanties, n’en doutons pas, même en restant au sol. 

 —————————————————-

Blog: http://legroupement.com 

Site: http://legroupement-agadir.com

Service Investissement Seniors/Privés/Professionnels:

http://legroupement-agadir.com/le-groupement-conseil/

—————————————————- 

http://www.news-mag.com/Le-parapente-au-Maroc_a162.html 

Le parapente au Maroc

L’histoire du parapente débute en France en 1986. Quelques parachutistes décollent, avec leurs voiles de saut, des falaises de Mieussy dans les Alpes. 25 ans plus tard, ce sport a acquis ses lettres de noblesse et la maturité nécessaire pour être pratiqué par n’importe qui, dans les nombreuses structures en place. Les écoles de parapente existent dans tous les pays et dispensent un enseignement de qualité.

parapente2.jpg

Depuis de nombreuses années les parapentistes Européens sont venus au Maroc pour pratiquer leur activité sur les sites très variés du pays. Comme pour de nombreux sports, le climat du Maroc permet une pratique hivernale, alors qu’en Europe la météo est souvent défavorable. Avec ses chaînes de montagnes et ses falaises côtières, le Maroc est le pays idéal pour le parapente.  

De nombreuses écoles on fleuri au Maroc au cours des années, souvent sous l’impulsion de moniteurs Européens, offrant aujourd’hui une gamme très élargie de services: cours, initiations, vols biplace, perfectionnements,… L’apprentissage est idéal en bord de mer, au Sud d’Agadir par exemple, là où les dunes de sable et autres falaises permettent de faire ses premiers gonflages et premiers petits vols sous un vent régulier et une aérologie stable. Par la suite, l’Atlas offre toutes les joies et les possibilités des vols de haute montagne en thermiques. Les sites Internet regorgent d’infos sur les possibilités de vols au Maroc.  L’endroit de référence pour le parapente au Maroc se trouve à Aguergour, près de Marrakech. Aguergour c’est le Saint Hilaire du Maroc (les parapentistes comprendront ce que cela veut dire). En saison, il n’est pas rare de se trouver à plusieurs dizaines de voiles au décollage et en l’air. Le décollage est assez facile et large, et une partie est bétonnée. Les conditions de vols sont souvent agréables le matin et le soir mais peuvent rapidement se tonifier en journée. Attention à la brise qui se renforce rapidement. Les départs en cross sont faciles mais selon où vous allez le retour peut être long. Prenez garde aussi aux lignes électriques qui d’année en année deviennent plus nombreuses.  

L’atterrissage se fait généralement à côté du gîte d’Ahmed. Mais il est possible de se poser dans d’autres champs à conditions de respecter les cultures. Pour monter au décollage on trouve souvent d’autres personnes pour partager les navettes. Le chemin final est payant pour les véhicules, mais il est possible de se garer.Le succès de ce site est dû au fait qu’il y a de nombreux gîtes à proximité:Chez Hamed (à l’atterrissage): Historiquement, le premier gîte du coin. De la simple bâtisse au sol en terre battue, ce gîte est devenu un palace. L’accueil est sympa.

Chez Latifa (derrière le gîte d’Hamed): Gîte sympa aussi. Latifa fait une cuisine qui vous fera adorer le Maroc.

Chez Abdou (à coté du gite d’Hamed): Gite plus petit et plus tranquille. Tenu par le très sympathique frère d’Hamed, ce gîte est plutôt destiné aux parapentistes seuls ou à des très petits groupes.

Chez Mohamed Lamkaden (en haut, au déco): Accueil sympa et détendu, mais confort plus rudimentaire. Le décollage lui appartenant, n’hésitez pas à y consommer (thé ou repas chaud) dans la journée.

Portrait : Didier Parfait

Didier est Français, installé depuis 32 ans au Maroc, c’est un vieux routard du vol libre. Dès les années 1970 il arpente le Maroc avec son aile delta. En 1988, il découvre le parapente et se lance dans la découverte des tous les spots possibles dans le pays. Son but : rester le plus longtemps possible en l’air !!! Il vivra ainsi l’évolution constante de ce sport.  Depuis 3 ans ½, il a fondé son club : Parapente-Maroc, basé à Agadir. Avec son expérience de plus de 30 ans de vol libre au Maroc, Didier vous fera découvrir des sites naturellement préservés par leur situation géographique et bénéficiant de conditions aérologiques particulièrement favorables permettant de vous accueillir toute l’année sur nos reliefs.  

Il vous propose des évasions au détour des paysages surprenants de l’Atlas. Pour ceux qui veulent se faire plaisir, les sommets culminant entre 2400m et 4200m seront des terrains de jeu sans limites. Les sensations fortes sont assurées pour les pilotes confirmés. Sans oublier les instants de découverte en pays berbère, les balades dans les souks, la visite de villages authentiques en pierres et en pisé.  Didier nous confie qu’il croit beaucoup au développement de ce sport, par la délocalisation des structures Européennes vers le Maroc en hiver. De nombreux clubs et écoles des parapentes en Europe le contactent pour organiser des stages en hiver. Il nous emmène pour une session de parapente en bord de mer, à 50km au Sud d’Agadir, en direction de Tiznit. De belles dunes finissent dans la mer, permettant le vol en «soaring». Histoire de goûter aux joies du vol libre, au bord des vagues. Une expérience unique, entre mer et désert, entre brumes et océan…

Informations pratiques - Parapente au Maroc :

Au Maroc, le parapente dépend de la «Fédération Royale Marocaine De l’Aviation légère et Sportive»
BP:1782 Rabat
Tel: 212 (037) 708347
Fax: 212 (037) 706958
 Parapente-Maroc :
Didier Parfait
www.parapente-maroc.info
Un site très sympa avec beaucoup d’infos :
Site de Michel Lacroix
 

Marc d’Haenen Pour les passionnés de sports qui aiment faire l’alliance entre voyage et tourisme découvrez http://www.news-mag.com/

Maroc. L’huile d’Argane aura son point GPS désormais, ou son IGP.

Si la production de cette huile est limitée géographiquement au Maroc, bien qu’il existerait de l’autre côté de l’Atlantique, juste en face, les mêmes arbres, nous la trouvons en produit fini un peu partout dans le monde. Sa commercialisation serait devenue si importante au regard de sa production que des questions de sécurisation s’imposent de plus en plus.

huile-argane.jpg

Le Maroc se penche depuis un bon moment sur ce problème lié à l’engouement de trop de personnes envers ce produit qui atteint des prix spéculatifs, sans oublier les fausses huiles, les huiles coupées, quand ce n’est pas seulement de l’huile de cuisine reconditionnée. Les grands perdants de ce marché sauvage restent encore les femmes berbères qui, si elles étaient présentes à la base de ce produit localisé, en sont de moins en moins les premières bénéficiaires, au point de ne plus pouvoir même s’offrir un litre au vu des prix. 

Il existe des coopératives sérieuses locales, des projets divers qui prennent en compte l’aspect autant humain que commercial mais, devant la majorité des profiteurs et spéculateurs sur ce produit, la jungle demeure pour les acheteurs. Un produit ayant un rapport de 1 à 10 comme prix de vente entre le bord de la route et certaines boutiques dans les souks ou les médinas à touristes, encore multiplié ensuite en visitant les divers sites Internet à l’étranger, jusqu’aux présentations de luxe sachant argumenter la jeunesse attendue afin de pousser le litre plus proche des 300 euros…!!!  

A ces prix nous devrions voir les femmes berbères en profiter plus et les voir toutes arriver dans les coopérative en Dacia neuve le matin, avant de rentrer dans leur maison dans lesquelles elles investiraient le fruit de leur pénible et patient travail… La cuillère d’huile à 5 euros pour assaisonner la salade devient du luxe dans certains restaurants français qui se font prendre par l’image très bien vendue de cet orientalisme économiquement présenté… 

Et tout ceci sans aucune certification pour beaucoup malgré les prix, chacun fabriquant ses propres étiquettes ou gérant sa mise en flacon du fond de sa cuisine. Il était temps que les réactions arrivent, mais cela suffira-t-il ?  Le sigle IGP s’imprimera aussi facilement sur des étiquettes que le certificat ECOCERT déjà copié par beaucoup, la sécurisation se trouve ailleurs. A quand une AOC et d’autres réglementations plus strictes avec des contrôles “effectifs”, afin de ne pas laisser fuir cette valeur aurifère par ses qualités reconnues, une des richesses naturelles du Maroc ? Pourquoi quelques professionnels qui travaillent sérieusement entre le Maroc et la France arrivent-ils à vendre cette huile alimentaire à moins de 35 euros le litre en Europe ?

Pourquoi ces professionnels certifiés vendent-ils l’huile alimentaire comme la cosmétique quasiment au même prix ? La cosmétique réclame moins de travail, c’est l’huile initialement extraite des amandons, l’alimentaire réclame de griller ces derniers, ce qui lui confère son goût de noisette, sinon cette huile est sans aucune saveur culinaire, un simple corps gras que recherchaient les populations de la région des arganiers, par besoin vital et protecteur. Même l’image de ces femmes berbères est récupérée pour vendre ce produit à prix d’or, afin de mieux sensibiliser les acheteurs européens, ces derniers pensant qu’à travers l’acte d’achat ils aideraient un marché enfin plus humain… 

Et si le marché marocain était gagnant en ne faisant pas reconnaître certains de ses produits demain ? Quand demain l’huile d’olive, indispensable à tous au Maroc, sera reconnue par les normes européennes par l’amélioration de son industrialisation, à combien sera le prix du litre et celui du tagine quotidien localement ?

————————————— 

Blog: http://legroupement.com 

Site: http://legroupement-agadir.com

Service Investissement Seniors/Privés/Professionnels

http://legroupement-agadir.com/le-groupement-conseil/

—————————————

http://www.infomaroc.net/general/71293.html 

L’huile d’argan est désormais protégée par une IGP 

argan.jpg

Le Conseil régional du Souss-Massa-Drâa et AMIGHA (Association marocaine de l’indication géographique de l’huile d’Argane) qui est l’association interprofessionnelle de la filière argane, ont présenté les produits des premières coopératives certifiées IGP aux représentants de la presse à Agadir. Cette présentation est l’aboutissement d’un long travail entamé depuis plusieurs années et qui annonce des évolutions importantes pour l’ensemble des partenaires de la filière argane à tous les niveaux.

Les transactions et le marché de ce produit emblématique et à forte notoriété internationale, seront profondément marqués par la mise en œuvre de l’indiation géographique protégée (IGP) dont le principe est d’assurer aux consommateurs l’origine, la traçabilité du produit et  sa qualité,  et aux producteurs, la protection de l’appellation du produit  contre les usurpations et contrefaçons et une répartition plus équitable des fruits de leur labeur.

 

AMIGHA a été créée en janvier 2008. C’est la structure représentative des principaux acteurs de la filière argane. Elle s’appuie sur un secteur coopératif structuré et des entreprises industrielles dynamiques. Sa forme interprofessionnelle lui a permis de porter l’IGP depuis son élaboration jusqu’à à sa mise en œuvre (2003-2010). Au Maroc, le cadre juridique est défini par la loi 25/06 portant sur les signes distinctifs d’origine et de qualité adoptés en juin 2008.

 

Des négociations sont en cours entre le Maroc et l’Union européenne pour une reconnaissance et une protection internationales mutuelles. Publiée au B.O.(Bulletin Officiel) du 18 janvier 2010 et inscrite au registre de l’OMPIC (Office marocain de la propriété industrielle et commerciale) le 25 janvier 2010, l’IGP argane est désormais opérationnelle.

 

Cette appellation est donc protégée et ne peut plus être utilisée pour qualifier l’huile produite sans respect du cahier des charges IGP argane, ni enregistrée en tant que marque commerciale.    
Pour l’exploiter,  les opérateurs, notamment les laboratoires de cosmétiques, devront fournir la preuve qu’ils utilisent exclusivement de l’huile d’argane certifiée IGP.

Sur le plan technique, AMIGHA accompagne les producteurs dans leur démarche de préparation à la certification assurée par Normacert, organisme certificateur agréé par le ministère de l’Agriculture et des Pêches maritimes.A cet effet, elle a élaboré une bande dessinée bilingue (amazigh et français) pour la vulgarisation du cahier des charges intitulée : Argane, la tradition au service de la qualité, et un guide système qualité.

 

Sur le plan économique, AMIGHA élabore un plan de communication et de promotion collective pour mieux faire connaître les valeurs et les avantages de l’IGP argane.Elle met en avant les caractéristiques de cette jeune filière basée sur un développement durable intégrant des femmes, un produit, un territoire, et porteur de valeurs économiques, sociales et environnementales et de vertus dans les domaines de la nutrition,  de la cosmétique et de la santé.

 

AMIGHA compte développer une image permettant de valoriser l’authenticité de ce produit unique et fortement lié à la culture amazighe, au bénéfice de la filière de production, des productrices et du territoire de l’arganeraie.
A noter enfin que le programme de travail d’AMIGHA pour la mise en œuvre de l’IGP argane bénéficie du soutien de la Région Souss-Massa-Drâa,  la Région Aquitaine en France et de l’Union européenne.

http://www.libe.ma/L-huile-d-argan-est-desormais-protegee-par-une-IGP_a11148.html

Arénophiles, cessez de prélever le sable de la baie d’Agadir…

Ce ne sont certainement pas les quelques collectionneurs de sables qui reviennent chez eux avec un échantillon de la plage rencontrée qui sont à montrer du doigt. Le problème du désensablement de la baie ne date pas de l’arrivée du tourisme, c’est un phénomène naturel, inscrit de longue date par dame nature.

dsc01258.jpg

 Agadir 02/2010

Nous avons tous le souvenir cet hiver de cette petite tempête inhabituelle sur Agadir, qui fit quelques ravages dans le port par faute de l’homme effectivement, mais aussi la surprise au petit matin de voir un manque de sable de 1 à 2m par endroit sur la plage d’Agadir…

dsc01259.jpg

Si les solutions existent, si les discussions apportent de possibles solutions, le nerf de la guerre ne semble pas arriver devant le coût des réponses à apporter. Faut-il apporter une solution et contrarier la nature en injectant des millions ou revoir l’adaptation des hommes ? Devant le coût pour sauver l’image à présenter aux touristes, la question s’imposera d’elle-même avec le temps, si rien n’est rapidement décidé, la nouvelle jetée et les restaurants de la baie d’Agadir risqueraient à un moment de se retrouver dans le vide…

—————————————————–

Blog: http://legroupement.com

Site: http://legroupement-agadir.com

Service Investissement Seniors/Privés/Professionnels:

http://legroupement-agadir.com/le-groupement-conseil/

—————————————————–

http://www.leconomiste.com/article.html?a=100426 

Agadir: La plage perd son sable 

· Le phénomène particulièrement accentué au sud de la baie
· Brise-lames, rechargement en sable, des solutions

plage-agadir-sable.jpg

La belle plage d’Agadir perd son sable fin et doré. Le front de mer est, en effet, rongé par l’érosion. Par endroit, le site est devenu même très caillouteux. Ainsi, selon une étude hydraulique et sédimentologique réalisée par un cabinet d’études privé bien avant l’aménagement de l’actuelle corniche, les conditions d’érosion sont aigues au sud de l’Oued Lahouar. Et ce du fait des extractions antérieures mais aussi d’une sous-alimentation en sable par le transit du littoral.

La même étude préconise, par ailleurs, qu’il est indispensable de procéder à des rechargements en sable au sud du littoral pour stabiliser un haut de plage. La problématique de l’érosion au niveau de la plage d’Agadir a été depuis très longtemps discutée dans le milieu des élus de la ville et des professionnels du tourisme en raison de l’importance du front de mer dans le produit touristique d’Agadir.

 

La mise en place de brise-lames avec la collaboration financière des hôteliers avait été suggérée, mais rien n’a été fait jusqu’à présent. Pour l’heure les brise-lames implantés sur le littoral de la baie d’Agadir sont ceux au sud de la baie après le club Robinson, face au palais royal, ainsi que celui face au Club méditerranéen. Ce dernier est le plus ancien sur le littoral d’Agadir et a contribué fortement à la stabilisation de la plage. «Cependant cet ouvrage est en mauvais état avec d’importantes ouvertures entre les blocs qui favorisent son démantèlement par le déferlement des plus fortes houles. Il convient donc de le restaurer pour améliorer la stabilisation du trait de côte dans ce secteur», est-il indiqué. Mais le coût important de la restauration de cet ouvrage, comme l’aménagement d’autres du même genre, est peut-être la raison pour laquelle rien n’a été fait jusqu’à présent.

A noter qu’il faut compter près de 20 millions de DH pour l’implantation d’un brise-lames. Le coût du mètre linéaire est en fait estimé à 100.000 DH, précise un institutionnel de la ville. Au-delà du coût, c’est l’impact esthétique de brise-lames sur la baie que désapprouvent certains intervenants du dossier. Aussi, le rechargement de la plage en sable est suggéré. «Cela coûterait trop cher à la ville», souligne à ce sujet Tariq Kabbage, maire de la commune d’Agadir. L’élu est en fait pour la solution «de brise-lames mais à peine visibles à la surface de l’eau». Reste à étudier la question plus en profondeur. Il y a cependant urgence pour protéger le capital environnemental de la destination touristique Agadir.

De notre correspondante,
Malika ALAMI

Trafic “d’Eau de vie” au Maroc, ou histoire d’eau.

 Vol d’eau au Maroc, la police veille…

eau-payante.jpg

Si le pétrole est recherché de plus en plus profondément dans le sol, bientôt ce sera l’eau de vie qui sera cotée en bourse à sa place. H2O qui nous tombe dessus en quantité depuis un temps, qui remplit et fait déborder les barrages, mais qui se cache dans le sol, devient cause de convoitises et de trafic ou une problématique au détriment du collectif. La fille du puisatier fait envier de plus en plus.

L’évolution de la conscience est-elle parallèlement proportionnelle à son développement matériel ? C’est une question que l’on peut se poser parfois quand un développement très rapide dans des pays engendre non pas le positif recherché d’un côté par ce développement, mais les conséquences et les inconvénients qui arrivent sans se faire attendre en soulevant les dossiers.

couv_eddif_droit_a_l_eau_au_maroc.gif

En somme, un développement apporte souvent un retard par ailleurs, quand tout n’est pas cerné et surveillé dès le départ, surtout quand certains hommes suivent ce développement sans trouver les possibilités techniques pour y répondre, et quand d’autres savent en profiter à titre personnel. Chacun voit sa source à sa porte quand le robinet et le compteur officiel n’arrivent pas encore, ou lorsqu’ils deviennent insuffisants au flot de l’intérêt attendu Le Souss-Massa-Draa, région agricole par excellence mais aussi terre de soleil, bouge de plus en plus par le fait qu’il approvisionne désormais les marchés alimentaires européens.

La notion économique faisant partie d’un développement doit-elle pour autant faire grimper le prix des légumes et des fruits depuis un moment, et demain devrons-nous payer le verre d’eau offert avec le café en supplément, ou le café sera-t-il offert en commandant de l’eau ? Le pourboire de l’eau en plus pour le serveur…

 —————————————————–

Blog: http://legroupement.com 

Site: http://legroupement-agadir.com

Service Investissement Seniors/Privés/Professionnels:

http://legroupement-agadir.com/le-groupement-conseil/ 

—————————————————–

http://www.soussannonces.net/?sa=Actualites&action=voir&id=3331 

Souss-Massa-Draâ : L’anarchie des forages de puits 

· 2.000 puits autorisés sur 17.000
· 76 machines de forage saisies par la police des eaux
· Près de 900 PV d’infraction émis

puits2.jpg

Pour les forages de puits dans la région du Souss-Massa-Draâ (SMD), la loi 10/95 applicable partout au Maroc est claire. Elle prévoit l’octroi de deux autorisations aux demandeurs. L’Agence du bassin hydraulique du SMD donne l’autorisation de creusement, et l’Office régional de mise en valeur agricole (ORMVA), l’autorisation de prélèvement lorsque celui-ci se fait à l’intérieur de sa zone d’activité. Une responsabilité partagée donc. Dans le périmètre urbain, la commune urbaine peut aussi émettre un avis que les responsables de l’agence peuvent accepter ou refuser selon les cas. Par ailleurs, à l’extérieur de la zone d’activité de l’office, il y a toujours deux autorisations, mais délivrées par l’Agence du bassin hydraulique. La réglementation est on ne peut plus précise là-dessus.

Seulement, dans la pratique peu d’usagers respectent cette loi. Ainsi, dans la région du Souss-Massa-Draâ, sur les 17.000 puits existants, seulement 2.000 ont été autorisés. De petites entreprises de forage n’hésitent pas à travailler clandestinement sans aucune autorisation, participant ainsi au détournement illégal des ressources hydriques. Constituées en réseau, ces «entités» répondent aux demandes motivées par le manque de ressources en eau à cause de la sécheresse et par le besoin de sauver les récoltes. Conséquence: une véritable anarchie s’est installée. Un véritable scandale dans lequel sont impliqués différents acteurs dont les autorités locales, les conseils élus, les associations professionnelles…

Pourtant, et soucieux de la préservation et du développement des ressources hydriques du Souss, les pouvoirs publics avaient initié une convention cadre qui a été signée en 2007. Elle s’articule principalement autour de la recherche de ressources alternatives, de la valorisation de l’eau et de l’interdiction de forages de nouveaux puits à part dans le cas de l’obtention des autorisations nécessaires. Les cas qui peuvent être étudiés, entre autres, concernent l’approfondissement d’un forage ou le remplacement d’un autre fermé.


Pour assurer le contrôle et faire respecter la loi, une police des eaux a même été créée. Depuis le début de son activité, elle a saisi et mis à la fourrière 76 machines de forage, sondes et compresseurs. Elle a aussi dressé quelque 900 PV d’infraction, sachant que pour un PV, il faut payer au tribunal 20.000 DH. Sont ainsi punis par la loi et le propriétaire et l’entreprise qui procède aux travaux de forage illégal. «L’objectif des instances régionales est de combattre le creusement illicite et de sauvegarder l’existant», précise un responsable de l’Agence du bassin hydraulique.


La loi 10/95 stipule dans son article 38 que «le seuil de prélèvement d’eau dans la nappe souterraine est fixé pour chaque zone sur toute l’étendue de la nappe par arrêté du ministre chargé de l’Equipement sur proposition du directeur de l’Agence du bassin hydraulique concernée, basée sur une étude technique relative notamment aux aspects hydrologiques et hydrogéologiques de la nappe, aux utilisations des eaux de la nappe et à la qualité de ces eaux». Grâce aux pluies que la région du Souss a enregistrées cette année, la nappe phréatique a remonté de deux mètres jusqu’à trente mètres par endroits, mais c’est provisoire. En effet, il faudrait plusieurs années de pluies pour qu’elle remonte de manière durable. Il faut notamment signaler que les arrêts de pompage durant la période allant de décembre à février ont permis d’économiser près de 200 millions de m3.
ProcédureDepuis 1998, une possibilité est offerte. Elle consiste à régulariser la situation des utilisateurs qui doivent déclarer les points d’eau existants pour bénéficier des autorisations nécessaires. Mais peu de gens se sont manifestés. Un délai supplémentaire de trois ans, sur la période 2009/ 2011, a été accordé, mais la mise en application d’une circulaire claire demande encore réflexion. La procédure est difficile à maîtriser surtout que des usagers peuvent déclarer des puits construits récemment comme étant creusés de longue date.Fatiha NAKHLI leconomiste.com  

Maroc soleil ou Marocceau ? Avantages ou inconvénients du réchauffement climatique sur le pays.

 

maroc-lendemain-de-pluie.jpg

Réchauffement climatique, disent certains, nouvelle ère pour d’autres, le malheur des uns ferait celui des autres. Par réchauffement tout le monde pensait ces dernières années à soleil, s’imaginant que son coin de vie allait se transformer en plage des Caraïbes pendant 12 mois par an très bientôt. Effet inverse donc pour beaucoup qui voient se remplir leur piscine gratuitement comme les lacs qui débordent des barrages, mais récupération positive pour d’autres. Qui dit réchauffement, dit évaporation des mers et des glaces, donc pluies et humidité.

agadir-marina-sous-la-pluie.jpg Marina d’Agadir

Ce ne sont donc pas les pays secs et désertiques qui s’en plaindront, après avoir connu pendant des siècles la désertification subie d’un vrai réchauffement climatique, aidé là aussi par le comportement destructeur de ses habitants avec le temps.

maroc-vert.jpgLe Maroc Vert, programme initié par le pays, aurait donc trouvé le meilleur allié possible, venant du ciel. Par les hommes et leurs erreurs ou par une autre volonté plus positive, une approche que chacun se gardera.

Que d’eau, que d’eau depuis quelques années. Cette année aura fait remonter du positif pour les attentes de l’agriculture et sa remise en question, mais aura aussi fait remonter de nouveaux problèmes à prendre en compte rapidement, notamment sur les structures et infrastructures diverses. Des routes sous les eaux, des réseaux d’évacuation non fonctionnels, voire inexistants, des ponts en moins, de l’urbanisation mise en cause, des routes qui disparaissent avec les flots, sans parler de disparitions humaines, la nature nous rappelle bien la dualité de la vie, celle que l’homme ne voit pas toujours avant de faire les choses.

Le manque d’eau, le pays a connu. L’eau arriverait désormais, mais demain le trop d’eau ne sera-t-il pas un nouveau problème si nous ne réagissons pas assez rapidement ?

—————————————————–

Blog: http://legroupement.com

Site: http://legroupement-agadir.com

Service Investissement Seniors/Privés/Professionnels:

http://legroupement-agadir.com/le-groupement-conseil/

—————————————————– 

http://www.lefigaro.fr/sciences-technologies/2010/04/13/01030-20100413ARTFIG00790-au-maroc-le-desert-reverdit-peu-a-peu-.php

Au Maroc, le désert reverdit peu à peu

Après cinq années de pluies abondantes, les barrages débordent et les oasis renaissent. 

De notre envoyé spécial à Ouarzazate

scie-2010-15-khettara_vignette.jpg

«Avant, à cette époque de l’année, vous n’auriez vu que des pierres: tout était déjà grillé par le soleil, il n’y avait plus un brin d’herbe», confie Mhamed Mahdane en désignant des troupeaux de chèvres et de moutons disséminés le long de la route nationale 10 qui relie Ouarzazate à l’oasis de Skoura, dans le Sud marocain, aux portes du Sahara. En cette fin du mois de mars, des taches de fleurs blanches, jaunes ou mauves, entrecoupées de touffes d’herbes buissonnantes apportent encore une timide touche de couleur à cet univers minéral.

«Du côté du Tafilalet, autour de l’oued Ziz, c’est encore plus spectaculaire: là-bas, il y a de vraies prairies!» ­insiste ce jeune enseignant, chercheur en sociologie rurale du développement à l’université d’Agadir. La raison de cette métamorphose? La pluie. Après une sécheresse implacable, qui a sévi de 1995 à 2005, l’eau tombe en abondance depuis cinq ans sur les oasis, les vallées et le versant sud de l’Atlas, rechargeant les nappes phréatiques, remplissant les barrages et faisant rejaillir des sources que l’on croyait taries à jamais. La neige immaculée qui recouvre encore les cimes du M’Goun (4 068 m) témoigne du déluge qui s’est abattu cet hiver sur la région. «Début février, au plus fort de la crue, le débit de l’oued Souss, qui se jette à Agadir, sur la côte atlantique, a atteint 4 000 mètres cubes par seconde, soit plus de douze fois celui de la Seine à Paris!» explique Thierry Ruf, chercheur à l’Institut de recherche pour le développement (IRD, ex-Orstom) et spécialiste des systèmes agraires irrigués. À certains endroits, on a enregistré jusqu’à 880 millimètres d’eau (soit 880 litres par m2!) en l’espace de quelques semaines.

Développement de l’agriculture

Résultat: les deux principales retenues du secteur, qui menaçaient de céder, ont dû ouvrir les vannes en grand. Le barrage Hassan Addakhil, à 25 kilomètres en amont d’Errachidia, a débordé pour la première fois en quarante ans! Même scénario à Ouarzazate où, selon Lahcen Youbi, chef du bureau d’études de l’Office régional de mise en valeur agricole (Ormvao), 290 millions de mètres cubes d’eau (soit plus de la moitié de la capacité de l’ouvrage) ont dû être relâchés dans la vallée du Draa, qui abrite la plus grande oasis du monde. Même s’il est encore trop tôt pour établir un lien formel entre ce retour inespéré de la pluie et la tendance actuelle au réchauffement, ce «changement climatique à l’envers», comme l’appelle Thierry Ruf, se manifeste aussi dans les pays voisins (Algérie, Tunisie) quoique avec une intensité moindre. Les sombres prédictions de Rajendra Pachauri, le président du Giec (Groupe intergouvernemental d’experts sur l’évolution du climat), qui annonçait en juillet 2008, lors de la conférence de Poznan (Pologne), «une baisse de 50% des rendements des cultures non irriguées dans certains pays d’Afrique, d’ici à 2020», semblent pour l’instant ne pas concerner le Maghreb. Mieux: il est même permis de se demander si le désert, qui n’a cessé de gagner du terrain depuis les années 1970, ne va pas commencer à reculer. «Ce qui est sûr, c’est qu’il n’avance plus !» se réjouit Hro Abrou, le directeur général de l’Ormvao, pour qui «ces années humides offrent à l’agriculture marocaine une occasion en or de se développer». D’autant qu’elles coïncident avec le plan Maroc vert, lancé en avril 2008 par le gouvernement de Mohammed VI, qui prévoit d’investir 150 milliards de dirhams (13,4 milliards d’euros) d’ici à la fin de la décennie dans le secteur agricole. «Pour couvrir les pertes dues à la sécheresse et densifier notre patrimoine arboricole, nous allons planter 420000 palmiers dattiers issus de culture in vitro et donc exempts de maladies», détaille M. Abrou. Pas moins de 160 000 pieds d’oliviers ont déjà été distribués en 2009 dans la région de Ouarzazate et il est prévu de relancer la culture de pommes de montagne et de produits de terroir comme la rose et le safran. Enfin, pour économiser l’eau, les agriculteurs possédant moins de 5 hectares recevront gratuitement des équipements d’irrigation en goutte-à-goutte.

«Dynamique sociale»

L’agriculture vivrière des oasis figure également parmi les priorités du plan Maroc vert. Ces perles de verdure, très densément peuplées, sont en pleine effervescence. En 2005, quand il a commencé à travailler dans le Sud marocain, Thierry Ruf pensait que les khettaras, ces galeries souterraines qui permettent de capter l’eau des nappes (voir article ci-contre), n’avaient plus qu’«un intérêt archéologique». Mais le retour de l’eau a complètement changé la donne. «On assiste en direct à une véritable renaissance avec toute une dynamique sociale qui se remet en route», explique Mhamed Mahdane. Et de citer ces émigrés qui réinvestissent de l’argent dans la construction, ces magnifiques habitations traditionnelles en boue séchée, ou tabout, et bien évidemment dans l’agriculture. «La vie ici est rythmée par ces longues alternances de périodes sèches et humides», poursuit ce jeune homme affable qui n’a jamais cru à la mort des oasis. Leurs habitants le savent: jamais ils n’ont douté que l’eau reviendrait.» À l’image de ces fleurs du désert qui, chaque printemps, émergent de la rocaille.

|