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Archive de la catégorie Immigration Emigration

Longévité des seniors européens ou ad vitam æternam au Maroc ?

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Le Baby Boom a bien travaillé, voici donc le Papy Boom ou la Mamy Boom, dignes héritiers de la logique démographique. Il fallait s’attendre à ce phénomène mais le temps passe et, faute de réactivité des sociétés en occident, voilà que les réponses viennent à manquer face à cette déferlante. Disons que les solutions en Europe et en France n’ont pas été adaptées à la majorité des seniors présents et ceux qui vont déferler d’ici quelques années. Ce n’est pas en allongeant la durée du travail que les Etats vont résoudre le problème, alors qu’ils ne veulent pas diriger le travail vers les plus jeunes qui attendent les places. Autre histoire, mais devant le pôle emploi.

 

La retraite plus active qu’attendent ces jeunes retraités, appelés seniors pour des raisons économiques, ou peut-être par la joie d’être libérés des contraintes des prisonniers du boulot, réclame une sortie néanmoins et donc des réponses. Ne pas se retourner vraiment vers les politiques, ils ont à faire déjà en ce moment par ce qu’ils ne peuvent plus faire ou par ce qu’ils n’ont pas su faire avant, ou trop occupés à représenter les entreprises désormais que les attentes des travailleurs.

 

Déferlante : le mot est juste, puisque ces seniors de l’occident recherchent et trouvent de plus en plus des réponses de sortie vers d’autres pays à l’orient qui, en pleine émergence, ouvrent leurs portes devant tous ces anciens qui représentent un marché florissant désormais, et la réponse idoine qu’ils attendent tous.

 

Si le Maroc attire les retraités, rebaptisés seniors, la notion de maison médicalisée résonne aussi dans de nombreux projets maintenant, comme nous l’évoquions il y a quelques jours :

 

http://legroupement.com/2011/02/01/270000-retraites-europeens-dans-le-sahara-ou-seniorland-au-maroc/

Ce ne sont plus les quelques milliers de kilomètres qui arrêteraient ces seniors qui, depuis les Trente Glorieuses en France, ont su aborder les voyages et le monde ; ni pour prendre leurs décisions, quand la nouvelle maison n’est plus qu’à quelques heures de vol des capitales et grandes villes d’Europe ; surtout quand ils y retrouvent les promesses du pouvoir d’achat faites en 2007 en prime, et des avantages fiscaux comme cerise sur le gâteau…

Ne vous bousculez pas dans les aéroports, il reste de la place pour tous, le soleil est présent tous les jours sur Agadir, et encore plus au sud, la plage fait presque 2000 km…

 

Philippe DELESALLE. legroupement-agadir.com

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http://www.senioractu.com/France-un-Francais-sur-six-est-senior-et-l-esperance-de-vie-continue-d-augmenter_a13325.html?preaction=nl&id=13576108&idnl=82247& 

Société

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France : un Français sur six est senior et l’espérance de vie continue d’augmenter… Selon le dernier sondage de l’Insee, au 1er janvier 2011, la population française dépassait pour la première fois les 65 millions d’habitants en France métropolitaine et dans les départements d’outre-mer. Mais surtout, l’Institut national de la statistique a relevé une forte hausse de l’espérance de vie –après la pause des deux dernières années- dans un Hexagone où une personne sur six est d’ores et déjà âgée de plus de 65 ans…  

Un Français sur six a plus de 65 ans
La population française continue de vieillir sous le double effet de l’augmentation de l’espérance de vie et de l’avancée en âge des générations nombreuses du baby-boom.

Au 1er janvier 2011, l’âge moyen des hommes en France atteint 38,9 ans et celui des femmes 41,9 ans. Tous sexes confondus, l’âge moyen en France dépasse 40 ans alors qu’il était tout juste inférieur à 37 ans il y a vingt ans.

Les personnes de 65 ans ou plus représentent 16,8 % de la population, proportion comparable à la moyenne européenne. L’Allemagne reste cependant le pays où le poids des seniors est le plus élevé ; l’Irlande celui où il est le plus faible. En Allemagne, 20,7 % de la population a plus de 65 ans au 1er janvier 2010, soit quasiment deux fois plus qu’en Irlande (11,3 %).

En France, les générations nombreuses du baby-boom (1946-1973) n’ont pas encore atteint l’âge de 65 ans. Mais dès l’an prochain, les premiers baby-boomers atteindront cet âge, ce qui contribuera à augmenter fortement la part des seniors dans la population française.  

Forte hausse de l’espérance de vie, après la pause des deux dernières années
Toujours selon l’Insee, en 2010, 545.000 décès sont survenus en France, dont 535 000 en métropole. L’année 2010 se situe donc dans la moyenne de ces dernières années, si l’on exclut l’épisode de canicule de 2003 et l’année suivante au cours de laquelle, par effet de rattrapage, un très faible nombre de décès avait été enregistré.

A noter que la mortalité diminue à tous les âges en 2010. Alors que la proportion de personnes âgées augmente, le nombre de décès reste encore relativement faible, très proche de son niveau d’il y a dix ans (541 000 décès en 2000). Si les risques de mortalité étaient restés à chaque âge ceux de l’année 2000, le nombre total de décès aurait été supérieur de 120 000 à celui effectivement observé en 2010.

L’espérance de vie à la naissance progresse de quatre mois en 2010, aussi bien pour les hommes que pour les femmes. En 2008 et 2009, les gains d’espérance de vie avaient été très modérés et la forte hausse de l’année 2010 peut être considérée comme un rattrapage. Depuis quinze ans, toujours selon les spécialistes de l’Insee, l’espérance de vie progresse en effet très régulièrement, notamment pour les hommes, en dehors de quelques accidents dus aux aléas climatiques.

L’espérance de vie des Françaises (84,4 ans en 2009) reste largement supérieure à celle des Européennes (82,6 ans). Seules les Espagnoles peuvent espérer vivre aussi longtemps. Celle des hommes (77,7 ans en 2009) se situe également au-dessus de la moyenne européenne (76,7 ans en 2009) mais reste légèrement au-dessous de la moyenne de l’Europe des « 15 ». Au 1er janvier 2011, la population française dépasse pour la première fois les 65 millions d’habitants : 63,1 millions de personnes vivent en métropole et 1,9 million dans les départements d’outre-mer (DOM). C’est dix millions d’habitants de plus qu’en 1981, et vingt millions de plus qu’en 1958.

CCME ou MRE, représentativité ou représentation ?

Une association regroupe des intentions, mais quand la représentativité d’une association veut regrouper des membres pour se représenter, cela devient un conflit entre forme et fond. Le MRE est-il un électron libre ou un produit économique ?

L’outil CCM est donc un thermomètre pour l’Etat marocain plus qu’une représentativité des MRE vers le Maroc. Nous avions entendu avec force le mouvement DABA2012, depuis une ou deux années, qui semblait alors soulever plus de désirs et d’attentes que n’entendrait le CCME, simple organisme d’écoute, semble-t-il. Une écoute des MRE qui serait éventuellement une volonté de visée des MRE plus qu’une vision des MRE par leurs réclamations. Peut-être désirent-ils certainement être plus entendus que servir d’unité économique pour le développement du Maroc, comme rapporteur de devises ou comme potentiel investisseur ; mais peut-être seraient-ils aussi en avance au regard politique, au point d’être craints comme électeurs potentiels ou comme avis dans diverses instances. 

Tapis rouge quand ils arrivent l’été, package bancaire en affiche 4×3 pour les recevoir, immobilier en fête devant eux pour vendre les nouveaux logements sociaux et économiques, avantages en tous genres, mais après, que disent et que veulent les MRE ?

Philippe DELESALLE

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Société

 CCME, 3 ans déjà mais pour quel bilan ?

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Le Conseil de la communauté marocaine résidant à létranger (CCME) a soufflé le 21 décembre sa 3e bougie. Loccasion pour nous de faire un point rapide sur les réussites et les points qui bloquent toujours, à seulement un an de la fin de mandat. 

Le CCME a été institué sur dahir royal le 21 décembre 2007. Il a des fonctions purement consultatives puisque sa principale mission est de faire un suivi et d’évaluer les politiques publiques de l’État marocain envers la communauté des MRE, puis d’émettre des recommandations.

Première observation positive depuis lavènement  du  CCME,  cest  la  prise  en compte de cette diaspora dans toute sa diversité. Il est vrai que pendant de nombreuses années, bon nombre dacteurs institutionnels avaient une vision ancrée sur les années 70, le  travailleur marocain à  létranger, qui avait quitté le pays pour des raisons économiques. Les nouvelles  générations, la féminisation, la diversité géographique, socio-professionnelle, font désormais partie du vocabulaire officiel.

Les séminaires et conférences organisés par le CCME ont également apporté une nouvelle approche des problématiques de cette diaspora. Lenseignement de la langue arabe, la question de la place de la femme dans la diaspora, la religion et les MRE, etc… autant de sujets abordés par des chercheurs et spécialistes internationaux.

Mais ces 3 années nont pas été pour autant un long fleuve tranquille. De nombreuses dissensions internes sont apparues, notamment sur la question de la citoyenneté, du droit de vote et de léligibilité des MRE. Des membres du CCME organisés autour de Daba 2012 continuent de faire pression sur leur président, Driss Yazami,  pour  mettre  cette question au cœur des recommandations qui seront remises au roi Mohammed VI. M. Yazami  ne veut  pas en entendre parler,  les membres frondeurs crient au complot. Difficile pour le CCME de faire limpasse sur cette délicate question, ne serait-ce que par principe, puisque  les MRE ont également droit à leur citoyenneté pleine et entière ici et là-bas.

A propos des recommandations qui seront remises à Sa Majesté, il sera difficile de faire un bilan des actions menées par le CCME. M. Yazami ne souhaite jamais sʼexprimer sur le contenu des recommandations alimentant ainsi les critiques de la presse à son égard.

 On aimerait bien savoir par exemple ce que le CCME recommandera au niveau des acteurs institutionnels qui nous représentent. Aujourd’hui nous avons un ministère délégué, la Fondation Hassan II, et le Conseil, les 3 mousquetaires, il ne manque plus que D’Artagnan.

Trois entités qui se marchent sur les pieds mais surtout qui disposent chacune de leur budget, de leur bâtiment, de leurs voitures de fonction…Un peu de rationalisation des deniers publics ne serait pas un luxe. Les MRE ne demandent pas qu’on dépense des centaines de millions de dirhams pour eux. Ils souhaitent tout simplement qu’on les considère comme des citoyens à part entière et qu’on règle des problèmes qui ont souvent besoin de bon sens plus que de dirhams.

Mohamed Ezzouak Yabiladi.com

De Tchao pantin à Tchao la France en 40 leçons

tchao-la-france-recto.jpgImmigration. En occident, dans les années 70/80, qui aurait pensé voir ce phénomène social en sens inverse ? Le monde s’inverse à un moment, la roue tourne, comme disent les bonnes gens. Même certains immigrés partis vers ces contrées nordiques reviennent au pays des origines, c’est bien que leurs raisons confirment quelques malaises. 2,5 millions de Français vivent à l’étranger dans le monde. Cela a toujours existé dans tous les pays du monde, mais nous entrons désormais dans un phénomène sociologique inhabituel, quand il s’agit de l’émigration des gens des pays dits encore riches vers ceux qui émergent ou dits encore pauvres, pour certains. 

“La France, on peut la vivre ou alors on la quitte” serait plus juste désormais que “La France, on l’aime ou on la quitte”. Mais pour rappel, la beauté d’un pays l’est par ses hommes, l’image touristique première de la carte postale n’a de temps que celui de s’installer.

Philippe DELESALLE

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http://redaction.blog.regionsjob.com/index.php/post/2010/11/22/Tchao-la-France,-40-raisons-de-quitter-le-pays 

Tchao la France : 40 raisons de quitter le pays 

Il y a la France des touristes, et il y a l’autre. Celle que 2,5 millions de Français ont déjà quitté et dont le nombre ne cesse d’augmenter. Mais pourquoi tant de haine ?  

Le dernier bouquin de Corinne Maier, “Tchao la France”, nous l’explique en 40 raisons. Son titre est à l’image de son contenu, c’est-à-dire pas vraiment tendre avec notre chère patrie. Le fameux slogan “La France, on l’aime ou on la quitte !” mettait au défi ses habitants. Faudrait pas trop les pousser quand même… 

“Quel pays à la con” Parce que justement, “ça pouffe” aux quatre coins du monde. L’image de la France n’a jamais été aussi mauvaise, il faut bien le dire. Fuyez, ça sent “le moisi” explique Corinne Maier. Et si ce n’était que ça ! A travers les 40 chapitres de son livre, comme autant de raisons de quitter le pays, l’auteur dépeint une France bien triste, dont les clichés ne sont pas aussi éloignés de la réalité, devenue une véritable “république bananière” aux mains des vieux. Rien n’y est plus compliqué que de trouver du boulot, surtout quand on n’est pas blanc et bien français. Et quand on y travaille, on est éternellement insatisfait, “exploité” ou “planqué”… Le monde de l’entreprise français est impitoyable. Et ne parlons même pas de retraite. 

L’émigration : la solution ?

Vous l’aurez compris, le livre est ouvertement à charge et on doit parfois faire des pauses dans sa lecture tellement l’Hexagone en prend pour son grade ! Plutôt ironique quand on visionne la vidéo annonçant le lancement de France.fr qui circule en ce moment sur la toile. L’auteur n’en est pas à son premier coup d’essai. Son “Bonjour Paresse”, publié en 2004, (”De l’art et de la nécessité d’en faire le moins possible en entreprise”), avait été un succès, au détriment de son employeur. Qu’on aime ou pas “Tchao la France”, force est de reconnaître qu’elle n’a malheureusement pas totalement tort, loin de là. Et c’est là tout le malaise…

Seule l’émigration pourra vous sauver. Fuyez tant qu’il est encore temps ! Ou restez en tentant d’améliorer les choses à votre “petit” niveau. Et soyons positif, ça peut commencer par un simple bonjour amical à ses collègues…

 

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 “Tchao la France : 40 raisons de quitter votre pays” de Corinne Maier, paru le 06/10/2010 chez Flammarion, collection Flammarion Documents et Essais, 16 Euros, 220 pages.

Astérix & Obélix au Maroc

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Les “Gaulois” quittent leur village… ou ” Qui a piqué la recette de la potion magique ?” 

Absence de druide, plus de potion magique ? La recette secrète d’une bonne économie serait-elle perdue au pays des irrésistibles Gaulois ? Ils avaient su résister face aux Romains et même au grand César en personne et voilà qu’ils poursuivent leurs aventures vers le Maghreb.

Uderzo et Goscinni n’avaient pas prévu ce scénario, mais cela pourrait bien être la prochaine version en librairie d’Astérix et Obélix. 

La potion magique reste bien, dans une sphère économique mondialisée, le pouvoir d’achat et la contrepartie de ce que l’on obtiendrait dans son sac. Pouvoir qui fait chavirer en ce moment des cultures complètes, qui fait oublier ses racines pour des ailes, non pas celles des casques celtiques mais celles des avions, low cost, eux aussi, faut-il le préciser. Les rois d’outre-mer seraient bien plus généreux envers ces invincibles Gaulois que les Vercingétorix divers au pouvoir dans les hémicycles de l’Hexagone ou ceux actuellement regroupés sous la bannière bleue européenne qui croule sous les étoiles jaunes, devenues très lourdes de conséquences.  

Serait-ce la peur de voir le ciel s’écrouler qui les pousse à rechercher des cieux ensoleillés plus au sud ? Le poisson y serait-il plus frais, le sanglier du Souss en nombre ? Se seraient-ils lassés de leur barde au bénéfice des groupes Gnaouas ?  Conserveraient-ils mieux leurs sesterces en poche, en descendant vers le sud… ? Il semble que la potion magique à retrouver soit pour eux plutôt dans cette direction… Mais qui dit que “cela ne va pas durer” ? Quelqu’un qui ne s’intéresse pas à l’économie de l’Europe, semble-t-il…  

Pourtant, même le Président Nicolahic Sarkozix et son épouse Carla Brunix viennent passer la fin de l’année au Maroc. Ils font perdurer la tradition initiée par Jacquo & Bernadette Chirakus, désormais retraités français sur Taroudant, mais présents au Maroc moins de 183 jours par an… Diplomatie française obligeant encore certains…

 

Philippe DELESALLE

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http://www.leconomiste.com/article.html?a=104726 

Immobilier

Le Maroc attire mais ça risque de ne pas durer 

· Segment de luxe, la crise invite à changer de modèle
· Un package fiscal pour séduire les retraités européens

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C’EST un fait depuis bien des années! Le Maroc attire de plus en plus de retraités européens. Français en particulier. A part le soleil, la mer et les cornes de gazelle qu’est-ce qui pousse un descendant des Gaulois à venir s’installer dans le Maghreb Al-Aqsa? Les actifs n’étant pas en reste.


Il y a évidement la proximité géographique et linguistique. Le Maroc, pays méditerranéen et francophone, offre par ailleurs une stabilité politique. Les statistiques du ministère français des Affaires étrangères livrent à ce titre un 1er niveau de lecture. Tout âge confondu, ils sont 39.044 expatriés (inscrits au consulat) à vivre au Maroc. Ces chiffres de 2009 -les plus récents- indiquent une progression de 6% et ceci au même titre qu’en Tunisie. La diaspora française dépasse en effet les 19.000 personnes dans le pays de Ben Ali. Or en Algérie, la présence de cette communauté accuse une baisse de 25% pour la 3e année consécutive. Près de 31.000 Français y habitent actuellement.

Au Maroc, le boom immobilier des deux dernières années a beaucoup joué en sa faveur. Le gouvernement Jettou 2002-2007 a, quant à lui, couplé sa vision 2010 de dix millions de touristes à un package fiscal. C’est ce volet là que Cafpi Maroc, courtier en prêt immobilier, met surtout en avant une présentation focalisée sur les Français retraités notamment. A tel point que les villes impériales ou côtières -Marrakech, Fès, Tanger, Essaouira- sont présentées comme des «destinations alternatives» au sud de la France (Perpignan, Saint-Cyprien, Cannet, Nice et Cannes pour les plus riches…) et la Costa Del Sol en Espagne. Une tendance où les prix de propriétés et le niveau de vie ont pesé. C’est ce qui pousse peut-être deux retraités français sur dix à résider à l’étranger.

 

Une enquête d’Ipsos indique même que le Maroc se révèle, après les Départements français d’Outre-mer (Guyane, Guadeloupe, Réunion…), l’une des destinations préférées de ces retraités. Cette attractivité s’explique aussi par la «réduction de la facture fiscale des retraités étrangers». Ainsi l’impôt général sur le revenu «bénéficie de deux avantages cumulatifs». Le premier est un abattement de 40% sur la pension-retraite. Puis vient après une réduction de 80% sur l’impôt restant dû.

 

Cafpi Maroc donne pour exemple, une personne célibataire ayant un revenu de 36.000 euros par an. S’il vit au Maroc, celui-ci payera 1.399 euros d’impôt contre 5.098 euros en France. Le taux moyen d’imposition de son revenu passe ainsi de 14,2 à 3,89%. Mais le fisc veille. Car ce régime ne s’applique qu’aux pensions de retraites perçues depuis la France. C’est dire que les retraités ayant un pécule relativement modeste peuvent toujours se payer des jours heureux. Qu’en est-il alors lorsqu’une personne conserve son appartement à Clermont-Ferrand? Au cas où il est le loué, ses revenus fonciers sont soumis à l’imposition française. Et cela même si le propriétaire rapatrie son revenu sur un compte marocain, souligne Cafpi Maroc. Ce «droit de globaliser l’imposition» permet au Fisc français de contrer l’évasion fiscale.

Pour les plus riches, l’Impôt sur la fortune (ISF) ne sera qu’un lointain souvenir.
Primo, parce qu’il n’en est pas question dans la convention fiscale internationale franco-marocaine. L’instauration de l’ISF dans la législation française remonte à 1981. Date à laquelle François Mitterrand accède à la présidence de la République. Secundo, le Maroc n’a jamais adopté ce type de fiscalité aux élans socialistes. Sachant aussi que l’article 585 L du Code français des impôts ne cible pas les «placements financiers sur les comptes des non-résidents ouverts en France». Les biens immobiliers, eux, ne sont pas épargnés par cette «amnistie» fiscale. Mais depuis la crise économique et qui, dès 2008, a annoncé les prémices d’une phase relativement dure. C’est dans ce contexte que l’immobilier de luxe à Tanger et à Marrakech notamment à dû faire face à une année difficile. En témoigne les résultats de l’Indice des prix des actifs immobiliers du 2e trimestre 2010 (cf. www.leconomiste.com: Les prix des appartements ont connu une baisse quasi continue dès le 3e trimestre 2007 (à cause de la crise des subprime) au 1er trimestre 2010. Maisons de ville et villas n’échapperont pas à ce retournement. A en croire les échos des professionnels, le marché est en train de remonter difficilement la pente. Si la fiscalité -autant que le cadre de vie- peuvent être des atouts, il ne faut pas dormir sur ses lauriers.

Des pays proches, comme la Tunisie, ou lointains tel que le Viêt-Nam sont également dans la course. Continuer à percevoir un retraité européen (au même titre que les MRE d’ailleurs) comme une vache-à-lait à devises serait anti-productif. Un avantage concurrentiel implique aussi un service public irréprochable. Une administration incorruptible, des routes sûres et une justice équitable par exemple. L’enjeu est donc politique. C’est là un standard de vie auquel aspire le citoyen autant (si ce n’est pas plus) qu’un expatrié.

Faiçal FAQUIHI

Au Maroc, ma retraite mensuelle sera payée en briques…

                                                                                                                           brique-122be19.jpg“La Brique” au temps du Franc signifiait dans le jargon populaire français une somme de 10.000 Francs avant le passage à l’Euro, et au temps de l’ancien Franc, pour info aux moins de 40 ans, la somme de 1.000.000 million de centimes. Une petite fortune, quand le kilo de pommes de terre se trouvait à 5 centimes…

Mais ne rêvez pas sur le titre de l’article, la brique d’hier qui ferait un peu plus de 1.500 euros ce jour ne fait pas croire aux Français d’aujourd’hui ni aux retraités qu’ils seraient tous devenus des nantis. La plupart des anciens “Francs” actuels aimeraient atteindre ce niveau de pension mensuelle.

Nous parlons donc bien ici de vraies briques, de terre ou de ciment maintenant. Plus connues dans le jargon de ceux qui visent leurs économies sous le vocable ”La Pierre”. “Pierre qui roule n’amasse pas mousse”, mais pierre qui dort sécurise les esprits en temps de crise.

Les lendemains qui ne chanteront pas font des jours heureux présents pour les acteurs dans l’immobilier, à voir le m² qui a atteint les 7500 euros à Paris ces derniers jours, et qui ne s’adressent certainement pas aux petits retraités ou Français moyens, la sortie vers d’autres contrées qui construisent, ou qui émergent, rentrerait mieux dans les budgets du plus grand nombre.

Les promoteurs du Maroc ne semblent d’ailleurs pas pressés de faire baisser leurs prix du m², très cher aussi pour le Marocain, sachant qu’avec les étrangers le repère n’est pas le prix réel du prix acheté ni la qualité, mais la valeur de change entre Euro et Dirham.

Par cela les Européens trouvent donc la réponse ou la sortie afin, eux aussi, plus massivement, de viser La Pierre, plus économique que philosophale ou angulaire.

Le solide rassure, à juste raison, le virtuel argent pouvant s’effacer sur une simple rumeur en bourse ou par l’émergence de plus en plus rapide de l’état réel des choses, pas toujours très claires en ce moment, malgré l’assurance du verbe des dirigeants et des conseillers, qui demain ne seront jamais les payeurs. Quand tout baisse ou vient à disparaître, le toit reste au-dessus pour la suite. Alors, quand nous en sommes à voir si demain l’assiette quotidienne sera encore présente trois fois par jour à table, les décisions se prennent plus rapidement par force des choses et des situations.

Si ceux qui ont les vrais moyens de mettre 7500 euros pour un carré de béton “made in Paris”, ou même 3000 euros en province, se rabattent pour certains plutôt sur des œuvres d’art, le marché de “l’art comptant pour rien” fonctionne très bien en ce moment, les autres resteront à leur niveau. Mais le niveau est ailleurs désormais, le monde est monde, et les chiffres dépassent les frontières plus rapidement que les états et les habitudes.

7500 euros… 3000 euros…  Prenez le temps de voir que pour moins de 1500 et même aux alentours des 1000 euros, vous pourriez avoir ce que vous ne pourriez pas atteindre en France.

Combien d’appartements ailleurs pour le prix d’un seul à Paris ou en province ? Pourquoi vous contenter d’un F1 de 50 m² à Paris pour 375.000 euros, alors que pour ce prix vous pourriez avoir, au Maroc, 3 résidences de plain-pied de 86m² sur 400m² de terrain, face mer, et cerise sur le gâteau la piscine comprise…  (http://legroupement-agadir.com/le-groupement-conseil/)

A bon entendeur, à vos calculettes ! La retraite comme la misère serait moins pénible au soleil ou “en Suisse” comme chanterait encore notre Charles Aznavour inter…national…

Philippe DELESALLE

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La ruée vers l’immobilier: une retraite par capitalisation!

En économie, il n’y a pas de coïncidence!

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Actuellement, avant la Crise financière, on parlait beaucoup de “fonds de pensions à la Française”. Lorsqu’on parle d’une ruée vers l’immobilier: cela n’a rien d’une opération spéculative.

Dans la bataille des réformes des retraites, il y avait 2 éléments qui n’ont pas été invoqués. Pas une seule fois le sujet de la retraite par capitalisation n’a été évoqué!  On sait très bien que le système actuel par répartition ne pourra pas fonctionner même avec l’allongement de la durée des cotisations et de l’âge de la retraite, compte tenu de l’évolution de la démographie.
Quand la retraite faisait la une des médias, la flambée de l’immobilier faisait aussi  la une!
Il y a une conscience des Français que la retraite par répartition ne fonctionne plus  et qu’ils ne toucheront qu’une partie de la retraite qu’ils espéraient.

Ainsi ils vont attendre eux mêmes, sans que les politiques s’en mêlent, pour capitaliser et constituer une retraite supplémentaire. Les Français ont décidé ainsi de se constituer une retraite supplémentaire en le faisant dans l’immobilier.

Je le répète , cette ruée n’a rien de spéculatif! Car les Français n’ont jamais vraiment aimé les actions et les investissements financiers : “les Français et la pierre”: c’est une longue histoire d’amour!

En se ruant vers l’immobilier, ils font d’une pierre deux coups en se constituant une épargne retraite et en se constituant un toit au cas ou le système des retraites serait défaillant.
Dans les faits , les Français ont donc opté pour une retraite par capitalisation en étant beaucoup plus pragmatiques que les politiques. La seule chose que l’on peut regretter c’est que cette masse d’argent soit enfermée “dans la pierre”.

Les seniors au boulot, les juniors au pôle emploi…

La crise n’aura pas eu que des désavantages. Après analyse il ressort que, sur le plan individuel à divers niveaux, cela force les gens à voir autrement leurs activités, leurs horizons, voire à étendre leur lieu de vie jusqu’à partir à l’étranger pour l’avenir plus ou moins proche. 

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Malheureusement cela ne soulève pas les possibilités des plus jeunes dans une vision de vie à commencer socialement, mais les plus anciens ou ceux déjà en place à se maintenir dans nos systèmes, voire plus une optique de survie, ou afin de ne pas avoir moins prochainement. 

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Voilà que la sécurisation tant attendue dans les années 70 en Europe et en France, qui faisait que chacun “rêvait” d’entrer soit dans l’administration pour arborer fièrement la cocarde “Fonctionnaire” ou un peu moins en se trouvant une place plus ou moins assurée dans une grande entreprise privée, ne suffit plus à atteindre la retraite, et maintenant à devoir la dépasser. 

La crise force ou oblige désormais en occident à faire appel de plus en plus au système D, ou I comme Indépendance, car même en abordant la fin d’une carrière, cela ne suffit plus à certains à remplir l’assiette quotidienne. Devoir travailler autrement ou commencer à découvrir l’entreprenariat après 50 ans et plus, ou à l’âge où les cheveux blancs réclament plus repos et plaisir de la chaise longue, le pas ne sera facile pour tous. “L’Independance Day” professionnellement parlant, est plus un état d’esprit que l’on se découvre par caractère dans ses jeunes années que forcé et subi par des obligations extérieures. 

Si 17% des seniors envisagent une sortie professionnelle nouvelle, 18% des seniors envisagent, eux, la solution économique et mathématique, qui consiste à recalculer leur fin de vie dans les pays émergents qui leur ouvrent les portes en très grand, comme le Maroc. La multiplication des chiffres est plus simple que la recherche de chiffres nouveaux qui se font rares. De là à ce que tous les retraités en découvrant le Maghreb commencent à avoir des idées d’entreprendre sous le soleil, par les facilités qu’ils n’avaient pu avoir chez eux à la sortie des classes et des universités, il n’y aurait qu’un nouveau pas à franchir, les idées en matière de création ne manquent pas. 

Une tranche d’âge arrive déjà depuis quelques années dans les pays du Maghreb, par des professionnels de 40 à 50 ans qui quittent leurs emplois en France, même des chefs d’entreprise PME, trop excédés par le nombre des obligations, des marchés trop concurrentiels, sans oublier le carcan fiscal qui les empêche de créer en toute quiétude. Et cela ne fera qu’empirer en Europe dans les prochaines années. C’est maintenant aux juniors en France de dire désormais “Il n’y a plus de vieillesse”, en restant assis sur les bancs du pôle emploi. 

Philippe DELESALLE

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Emploi senior 

Création d’entreprise : 17% des seniors actifs envisagent de créer leur propre entreprise en fin de carrière  

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Le sondage CSA commandé par l’Agence pour la création d’entreprises (APCE), révèle que pour un Français sur deux, créer son entreprise est une option sérieuse pour une fin de carrière ou lors de la retraite. Parmi les seniors actifs, 17% sont prêts à s’engager dans cette voie. Cependant, estime l’APC dans son communiqué, « bon moyen pour compléter ses revenus, devenir son propre patron et pour développer un projet selon les Français, l’esprit entrepreneurial doit être dynamisé par de nouvelles dispositions ».  

Les Français enthousiastes pour la création d’entreprise


La création d’entreprise est perçue comme un moyen d’augmenter ses revenus par trois Français sur quatre et 64% des seniors. La démarche entrepreneuriale correspondrait également à un épanouissement personnel (pour 74% des Français et 62% des seniors actifs), à une évolution positive de carrière (68% et 51%), à la constitution d’un patrimoine (65% et 53%) ou à la possibilité de choisir le moment de son départ à la retraite (64% et 59%).
Des seniors mieux armés pour devenir chef d’entreprise


Un Français sur deux (49%) encouragerait un senior de sa famille à créer son entreprise. Une majorité des Français estime en effet que les seniors bénéficient d’atouts de poids pour lancer leur entreprise : leurs réseaux professionnels (pour 81% des Français et 76% des seniors) et leur expérience (78% et 77%).Créer son entreprise en étant senior est considéré comme une bonne chose pour valoriser ses compétences en faveur d’un nouveau projet (pour 83% des Français et 78% des seniors actifs), pour concrétiser un projet qui avait été repoussé tout au long d’une carrière (80% et 74%) ou pour maîtriser sa fin de carrière (79% et 73%). Parallèlement, devenir chef d’entreprise quant on est senior, reste considéré comme une occasion de rebondir après un licenciement (36% des Français et 41% des seniors actifs) ou de créer son propre emploi face à la faiblesse de l’emploi des plus de 50 ans (76% et 78%).

Les obstacles à la création par les seniors
 

Si les seniors semblent disposer d’avantages non négligeable pour la création d’entreprise, certains freins sont cependant évoqués : l’absence d’un capital de départ à investir dans la nouvelle entreprise (pour 43% des Français et 51% des principaux intéressés) ; la complexité des démarches visant à créer une entreprise (36% et 35%). Une aide du gouvernement pour sécuriser les premiers mois d’activité de la nouvelle entreprise pourrait palier ces difficultés pour 32% des Français et 30% des seniors actifs. Les préconisations de l’APCE à destination des seniors créateurs d’entreprise
- Augmentation de la quotité de garantie d’Oséo à destination du public senior
- Faire jouer systématiquement les conventions Aeras pour les seniors en difficulté dans leur obtention d’assurance complémentaire de leur prêt professionnel.
- Permettre aux créateurs retraités de bénéficier d’une exonération de cotisations sociales d’une durée d’un an.
- Renforcer l’information sur le cumul retraite/création 
 

Source : APCE

Français du Maroc ou E R M

fr-maroc.jpg Les gens connaissent davantage le terme de MRE qui englobe les Marocains résidant à l’étranger que le terme ERM, étrangers résidant au Maroc. Si en parlant des MRE beaucoup confondent pour des intentions économiques ou autres les expatriés du Maroc à l’étranger, cela englobe aussi de nombreux originaires du Maroc qui ont la nationalité européenne désormais par la naissance du sol ou possibilités diverses administratives avec le temps. 

Il en est donc de même pour les ERM de nombreux pays, et pour ce qui nous intéresse, au Maroc. En ce pays chacun voit ces étrangers selon son prisme, mélangeant le touriste de passage, le résident temporaire qui passe l’hiver au soleil, le résident fixe officiel avec sa carte, les retraités qui arrivent en masse et ceux qui cherchent à s’implanter professionnellement. Mais il existe aussi de nombreux Européens et Français qui sont nés au Maroc, qui ne l’ont jamais quitté, comme ceux qui, l’ayant quitté après l’indépendance, y sont revenus depuis et reviennent encore maintenant. 

Faut-il ou faudra-t-il déjà ajouter prochainement les charters d’Européens qui proposeront le billet aller simple pour les plus nombreux qui désirent après la retraite s’implanter ailleurs ? 18% des Français songeraient, et se renseignent de plus en plus, à organiser leur retraite prochaine à l’étranger, principalement au Maroc, en Tunisie, voire dans les Dom-Tom, autre approche pour ces territoires qui restent Français et réservés à quelques niches sociales, les prix étant plus élevés de 30% qu’en métropole, et zone très limitée géographiquement. 

Le paysage social de ces Français et Européens divers qui arrivent au Maroc depuis quelques décennies a bien changé. Les aventuriers du départ, explorateurs et découvreurs de l’orientalisme ont laissé place doucement dans les années 70 aux premiers indépendants qui se positionnaient de manière isolée, certains dans de vieilles demeures nommées Riads. Ils furent vite suivis par quelques plus nantis qu’eux qui visèrent le Maroc comme une terre de résidence secondaire, charmés surtout par l’appel de Marrakech. Le tourisme devenu de masse et l’immobilier amenèrent plus d’hommes d’affaires, une époque rapide, parfois trop éventuellement, et nous voilà maintenant à l’ère nouvelle de l’expatriation mondialisée qui va charrier de plus en plus nos semblables d’un pays à l’autre, chacun ayant à la base ses propres raisons, ses propres choix, ses propres avantages et intérêts de se trouver là ou ailleurs, là-bas ou ici, chez eux. Gageons que tous ces MRE et ERM participent sans le savoir à une meilleure ouverture entre les peuples, parfois plus rapide que des volontés politiques. L’économie rapide et mouvante en notre époque serait-elle la base de tout cela…? Europe et Maroc, la suite est entre vos mains… 

Philippe DELESALLE

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Post-scriptum : Français du Maroc  

On en parle peu ou mal car, en définitive, on les connaît peu ou mal. Et puis il est vrai que ces termes «Français du Maroc» recouvrent tellement de réalités différentes, qu’il est difficile de l’évoquer en termes généraux et que l’on pourrait parler des «diverses composantes d’une communauté française au Maroc».

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Par : Ahmed GHAYET 

Il y a les touristes certes, il y a ceux qui font l’objet de nombreux reportages à la télévision française actuellement, ces fameux retraités qui ont choisi de passer cette période de leur vie au Maroc, il y a les entrepreneurs,  chefs d’entreprises, «patrons» (modestes ou plus gros) qui viennent investir et s’investir ici… et il y a cette population française –hommes, femmes et enfants- vivant au Maroc depuis tant et tant de générations ou plus nouvellement installés, et qui composent le grand nombre de cette communauté.  Nés ici ou venus plus tardivement, ils ont choisi de vivre au Maroc et aiment profondément ce pays, d’ailleurs ceux dont la famille vit ici depuis plusieurs générations disent «notre pays» en parlant du Maroc et il est vrai qu’ils sont de véritables «Marocains de cœur». Ils sont une composante de notre population tout comme la communauté marocaine de France en est une là-bas, et ils représentent un maillon essentiel des liens qui unissent les deux pays.

Je voudrais, par un exemple, essayer de mieux décrire cette communauté : je veux parler des quelque 3000 Français installés à Mohammedia, dont l’AFM (Association des Français de Mohammedia) organisait vendredi et samedi le «Marché de Noël». Ces «chrétiens en terre d’Islam» vivent leur religion –ou leur « culture issue de cette religion » de façon tranquille, discrète, sans ostentation et sans prosélytisme et dans un grand respect des Musulmans, ainsi ce marché de Noël est avant tout l’occasion de rencontre, de partage, de fête en commun mais aussi de solidarité. Artisans français et marocains exposent leurs réalisations lors de ce petit marché et les proposent à la vente à des prix très abordables, et au cœur du dispositif est installé un stand tout entier consacré à l’entraide à apporter aux habitants de douar Ouled H’mimoun, victimes des inondations. Ce douar situé à l’entrée de Mohammedia a beaucoup souffert des dernières pluies et ses habitants ont besoin de denrées alimentaires, de couvertures, de vêtements chauds…

Ce qui m’a frappé depuis que je connais cette association et les «ressortissants français» de Mohammedia est leur implication dans la vie culturelle, sociale, économique de la ville, leur relation de coopération cordiale et constructive avec le gouverneur et les autorités, leur partenariat avec le tissu associatif.  Loin de vivre en vase clos, la communauté française au Maroc s’implique et participe, est -ce cela que l’on appelle «l’intégration», en tout cas cela se pratique harmonieusement et au quotidien… Une bien belle image m’a marqué lors de ce marché de Noël, ce sont tous ces enfants bruns ou blonds parlant français OU arabe, français ET arabe …et qui se tournaient régulièrement vers leur papa Daniel et leur maman Sylvie,  vers papa Hassan et maman Souad, ou pour d’autres vers papa Mehdi et maman Catherine  ou d’autres encore vers papa Nicolas et maman Khadija… Une bien belle diversité, image réelle de notre pays aujourd’hui. Faisons l’effort de sortir des «clichés» pour mieux vivre ensemble. 

Loi Cahuzac ? Des Français mangeraient le pain des Français ! Projet de loi d’un impôt pour les expatriés français !

Une blague “à la Cahuzac”, certainement. Néanmoins suivie dans l’idée par certains Français qui s’imaginent que les expatriés seraient tous des millionnaires ou milliardaires, vivant les pieds en éventail devant leur piscine, avec en toile de fond les deux indispensables palmiers. Reconnaissons qu’il est plus facile de trouver deux palmiers au Maroc, que deux bouleaux ou deux chênes…

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Un peu de sérieux, enfin ! Ce ne sont pas les 2,5 millions de Français hors du territoire qui plomberaient l’économie du pays en ce moment. A moins que beaucoup ne confondent expatriation avec évasion fiscale, en direction des paradis plus comptables qu’exotiques. Les expatriés actuels ne quittent pas la France pour fuir le fisc, mais certainement plus pour pouvoir continuer à vivre de leurs revenus, qui fondraient à vue d’oeil, par manque de mouvement politique pour redresser enfin la barre. De la part d’un élu du PS français, en plus, nous ne pourrions que l’inviter à revoir, non pas sa copie, mais ses propres bases en matière d’économoie et donc d’échanges. En matière de participation financière, il semble que les Français ont payé leur dû depuis toujours, tandis que les politiques n’ont pas tenu les leurs en retour, voilà éventuellement une des principales raisons.

Ce Monsieur ne semble pas connaître les rouages des bons échanges entre les pays sur le plan économique ; mais de là à donner idée aux pays étrangers de faire payer, eux aussi, un impôt aux MRE présents en France, son dossier serait vite refermé par sa rapide compréhension mathématique.

Qu’à cela ne tienne, il serait temps que certains décideurs politiques arrêtent de jouer un jour la carte nationale et le lendemain celle de la mondialisation, selon leur humeur.

Pour information, les expatriés ne sont pas des personnes favorisées, mais des gens qui s’assument beaucoup plus que d’autres sur le plan personnel, et qui paient chèrement une autre forme de vie que le fonctionnariat, l’assistance, ou le statut privilégié des députés et autres élus bien loin des régimes des masses qu’ils représentent. Que Mr Cahuzac fasse les comptes exacts entre avantages et pertes, avant de ne voir qu’une hypothétique solution, afin de remplir désespérément des caisses vides, faute de vouloir regarder dans un prisme plus précis.

Ce qui est soulevé est sociologiquement un fait international qui montre que, désormais, l’immigration se dirige autant du nord vers le sud et que, même les étrangers qui vivent en Europe ou en France reviennent en leur pays d’origine. Mais pas tous, Mr Cahuzac. Beaucoup d’étrangers vivant, eux, en France, honorent les caisses de l’Etat avec autant de plaisir que ne le feraient de plus en plus de retraités, et de nombreux actifs, qui préfèrent tout de même payer ailleurs leurs impôts. Un bon échange qui devrait répondre, non pas unilatéralement à vos attentes, mais aussi à celles des pays, que vous voudriez certainement voir davantage dans la logique du développement, socialement parlant, il va de soi.

Le seul intérêt que porte la France à ses expatriés, c’est lors des élections, en se souvenant d’eux ; la majorité des expatriés privés vous le diront…

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CAHUZAC – Un impôt pour les Français de l’étranger

Écrit par Marie Pierre Parlange

Jérôme Cahuzac, président PS de la commission des Finances de l’Assemblée, propose la création d’un impôt sur le revenu des Français qui travaillent à l’étranger. Un amendement au projet de loi de budget 2011 qui a peu de chances de voir le jour

cahuzac-projet-loi-impots-expatries.jpgPlutôt que de retirer leur nationalité à certains, ce qui n’aura aucun effet sur les résultats de la politique de sécurité, pourquoi ne pas rappeler cette nationalité à ceux qui sont partis, et leur demander de payer quelque chose en France, pays où ils sont nés, où ils ont été soignés, où ils sont allés à l’école?“, a lancé Jérôme Cahuzac (photo AFP)

Aux journalistes mercredi 6 octobre. Il a évoqué les salariés de la City de Londres “revenus en France toucher les Assedics” au plus fort de la crise.

La France est le pays où ils reviennent quand ils ont des soucis”.
Le président PS de la commission des Finances de l’Assemblée envisage donc “une taxation proportionnelle” des revenus des Français de l’étranger, sans pour l’instant donner plus de détails.

Ce n’est pas la première fois que le PS avance ce projet. Déjà en 2007, Dominique Strauss-Kahn s’était engagé sur cette voie, mais Ségolène Royal, candidate aux Présidentielles, n’avait pas donné suite. D’abord, les Français de l’étranger payent déjà leurs impôts dans leur pays de résidence. De plus, les conventions fiscales qui lient la France à d’autres pays rendent cette proposition difficilement applicable. Sauf remise à plat de ces conventions, les Français de 127 pays, dont la Suisse, le Royaume Uni, le Canada ou encore le Brésil ou Israël, échapperaient à cet impôt.  

Tollé à droite
Christophe-André Frassa, sénateur UMP des Français établis hors de France, estime que Jérôme Cahuzac “illustre le retour de la gauche populiste”. Dans un communiqué de presse intitulé “Non à la double peine fiscale”, Robert del PICCHIA, sénateur de la majorité également, dénonce lui “une méconnaissance exaspérante de la mobilité internationale. Partir ne signifie pas fuir l’impôt. Les Français de l’étranger ne sont pas des exilés fiscaux. (…) Ceux qui ne résident pas en France ne peuvent prétendre à rien. Pas de CMU, pas d’allocation. (…) Le seul droit intangible que nos ressortissants conservent au-delà de nos frontières, c’est le droit de vote”.

Alors qu’en 2012, les quelque 2,4 millions de Français établis hors de France éliront pour la première fois leurs députés à l’Assemblée nationale, cette proposition sera en effet peut-être au centre des débats.

Europe Maroc, ou l’émigration dans tous ses sens

Les habitants des pays du sud regardaient les pays du nord comme une porte de sortie, afin d’améliorer leur niveau de vie. L’on pourrait croire cela comme appartenant à une époque révolue, mais non. Passer les frontières reste, au Maroc et dans de nombreux pays d’Afrique, un désir, un rêve, une volonté ferme chez beaucoup de gens, notamment parmi les classes sociales les moins nanties, qui ne voient pas la sortie aussi rapide pour eux ni les changements, malgré le développement indéniable de leur pays.

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Si certains journaux ou média soulèvent plus une notion de liberté d’expression pour justifier l’émigration, ce qui est discutable dans un autre débat, la raison prioritaire reste bien économique pour les candidats à l’expatriation, pour qui avenir personnel rime encore avec ailleurs.

Mais à l’heure de la mondialisation qui est désormais présente partout et qui tire le mouvement général vers l’unique destination argent, la situation n’est plus réservée aux pays dits pauvres, mais paradoxalement concerne maintenant les pays riches, où les gens ne s’y retrouvent plus, eux non plus, malgré le plus économique. Le rendez-vous des nordistes et des sudistes dans la même intention de trouver ailleurs ce que l’on ne peut plus avoir chez soi, ou moins rapidement en cette vie présente, serait un signe d’ouverture, encore lente, du développement de quelques pays, des états, des politiques, des cultures diverses, sur le plan plus humain.

L’Europe a senti que chaque pays se sentait étriqué dans son propre costume ; il fallait pour perdurer être plus représentatif par le partenariat et la réunion ; il en sera de même pour les pays du sud en ce monde qui, en acceptant les règles du jeu internationales, se devront de suivre une ouverture.

Ceci est déjà clair et bien engagé par le Maroc ; sa politique et son engagement depuis des années avec l’UE vont clairement en ce sens.

Les hommes iraient par leur volonté individuelle certainement plus vite que les mouvements politiques ; les uns visant des intérêts d’ordre personnel, les autres préservant une unique classe sociale politico-économique. Les gens du nord arrivent en masse au sud pour leurs propres intérêts, comme les gens du sud vont voir ailleurs si le ciel y est plus bleu, voire parfois simplement y vivre plus dignement.

Il existe certainement un carré de jardin pour chaque homme en ce monde, mais les frontières diverses réclament la stratégie de chacun, quand le collectif ne fonctionne pas totalement.

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Les Marocaines aussi quittent le pays

Par Christelle Marot, publié le 23/10/2010 à 10:00 

Au Maroc, les femmes représentent aujourd’hui 47% des migrants, à destination de l’Europe très majoritairement.   AFP

Pour trouver un emploi, elles sont de plus en plus nombreuses à tenter leur chance à l’étranger. Un phénomène qui bouleverse les rapports économiques et sociaux.

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“Beaucoup de Marocaines qui partent travailler à l’étranger font le trottoir”, affirme Rachid, patron d’un magasin d’alimentation de Casablanca. Il n’est pas le seul à le penser. Les jeunes femmes qui partent pour les pétromonarchies du Golfe, en particulier, ont une réputation sulfureuse. Cet été, un dessin animé koweïtien, diffusé pendant les soirées du ramadan, qui confortait cette image négative en mettant en scène des prostituées marocaines, a mis le feu aux poudres. Tollé général dans l’opinion, éditos au vitriol, mise au point du ministère de la Communication…  

 Le ministère de l’Emploi refuse aujourd’hui de valider les contrats de travail de migrantes marocaines assortis de la mention “arts et musique”. Une enquête sur l’emploi et le salariat des Marocaines immigrées dans les pays du Golfe a même été commanditée par le Conseil de la communauté marocaine à l’étranger (CCME). “En se focalisant sur le problème de la prostitution, les médias donnent une idée fausse de la réalité. La grande majorité des migrantes marocaines dans les pays du Golfe y occupent des emplois de très haut niveau”, déplore Driss El Yazami, président du CCME.  

Une plus grande émancipation mal vécue par une société conservatrice

Les clichés ont la vie dure, tant l’émigration féminine renvoie à des bouleversements profonds de la société marocaine. Elle suggère une plus grande émancipation des Marocaines, mal vécue par une société encore globalement conservatrice. Selon Mohamed Khachani, professeur à l’université Mohammed-V de Rabat et président de l’Association marocaine d’études et de recherches sur les migrations (Amerm), l’émigration marocaine s’est peu à peu féminisée depuis la seconde moitié des années 1980. Les femmes représentent aujourd’hui 47% des migrants, à destination de l’Europe très majoritairement.  

“La migration est devenue un phénomène sociétal. Elle concerne tous les milieux et tous les âges”, indique l’universitaire. Le Maroc est par ailleurs l’un des pays de la rive sud de la Méditerranée ayant vu le nombre de ses ressortissants partis à l’étranger augmenter le plus ces vingt dernières années. Au milieu des années 1990, il y avait 1,3 million de Marocains à l’étranger; ils étaient 3,4 millions à la fin de 2009, sans compter les moins de 16 ans et les irréguliers.  

 Si le regroupement familial touche encore des pays comme l’Espagne et l’Italie, l’émigration féminine est de plus en plus souvent le fait de femmes seules. “Elles se considèrent, dans la société marocaine, déjà comme des acteurs économiques autonomes. Leur entrée sur le marché du travail n’est qu’une manifestation de ce processus d’individuation”, analyse Driss El Yazami. Le taux de féminisation de la population active marocaine est ainsi passé de 19% en 1982 à 26% en 2009.  

La migration féminine accélère les changements de mentalité

 Mais les discriminations à l’embauche restent nombreuses. Découragées par les difficultés rencontrées pour entrer sur le marché du travail, de plus en plus de femmes tentent leur chance hors des frontières. D’autant que, sur l’autre rive de la Méditerranée, les besoins sont pressants dans les services aux personnes, l’emploi domestique et le nettoyage.  

“La migration féminine accélère les changements de mentalité. Elle bouleverse imperceptiblement la séparation classique des fonctions des deux sexes. La femme envoie de l’argent au pays et devient chef de famille”, souligne Driss El Yazami. 

  Plusieurs études internationales le montrent: les femmes migrantes épargnent et envoient plus d’argent au pays que les hommes. Une enquête portant sur 3700 saisonnières marocaines envoyées pour la cueillette des fraises en Espagne, et menée pour le compte de l’Agence nationale de promotion de l’emploi et des compétences (Anapec), indique que près de 55% d’entre elles utilisent leurs revenus pour contribuer aux dépenses courantes de la famille, 16% à l’équipement de leur maison, 13,2% aux frais de scolarité des enfants. Tandis que 6% ont investi dans de petits projets générateurs de revenus.  

Elles épargnent davantage et envoient plus d’argent au pays que les hommes

En 2009, 10 000 ouvrières agricoles avaient rejoint l’Espagne; elles ne sont plus que 6000 en 2010 en raison de la crise. Un tiers d’entre elles étaient célibataires, un tiers mariées, un tiers veuves. “Cette migration a permis à des femmes, sorties parfois pour la première fois de leur environnement quotidien, d’ouvrir un compte en banque. Elles viennent de milieux ruraux, très pauvres, et se trouvent à leur retour à la tête d’un pécule qui correspond à l’équivalent de ce que le foyer gagne en un an. Par rapport à la famille et au village, cette position leur donne plus d’autonomie, de responsabilités. Elles sont plus respectées, aussi”, indique Hafid Kamal, directeur général de l’Anapec. Même si Mohamed Bensaïd, enseignant chercheur auprès de l’Amerm, déplore pour sa part que l’”impact sur les enfants de l’absence, pendant plusieurs mois, de ces femmes mariées, ne soit pas suffisamment pris en compte”.  

Le mariage est aussi un moyen de migrer pour des femmes célibataires, généralement issues de milieux populaires. Les rencontres se font souvent sur Internet. “On observe de plus en plus de mariages mixtes. La situation marocaine est un peu particulière. Il y a des acquis en termes d’égalité, de liberté qu’on ne retrouve pas dans d’autres pays méditerranéens”, précise Mohamed Khachani.  

Mais, parfois, le rêve d’une vie meilleure est de courte durée. Décidée coûte que coûte à quitter le Maroc, Aïcha a fini par épouser un Français beaucoup plus âgé qu’elle. Installée en province, elle peine à trouver un emploi et déprime. Revenue pour le ramadan, pimpante et chargée de cadeaux pour la famille, elle ne s’étendra guère sur le sujet. Pas question de rentrer. “L’option du retour est exclue, confirme Mohamed Khachani. On a peur de l’échec, on a peur du contrôle social.”  

“Il n’y a aucune possibilité, aucun espoir de voir un retour massif des émigrants au Maroc. Cette émigration est appelée, et elle le montre déjà, à s’enraciner dans les pays de résidence. Selon Eurostat, les Marocains sont les plus nombreux à demander la naturalisation, tout en gardant des liens très forts avec le pays d’origine”, indique le président du CCME. Et cela tombe bien: les transferts de fonds des Marocains de l’étranger sont deux fois et demie moins volatils que les investissements provenant directement de l’étranger…

L’expatriation change la donne et tuerait des couples…et des conditions

La condition humaine serait à l’ordre du jour et influerait ainsi sur le comportement des gens. A décor différent, scènes différentes, histoires nouvelles, parfois celles des ménages.

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Le changement de paysage, de climat, de culture, de traditions, apporterait à nombre de gens des appproches différentes et révèleraient d’autres possibilités à tous les niveaux. Beaucoup vivent ainsi en leur pays ou ailleurs par l’extérieur, plus que par l’intérieur qui pourrait plus justement s’adapter sous toutes les longitudes universellement. 

Il y a les fonceurs, et dans les couples les suiveurs qui vivent l’expatriation par procuration.  Aborder un pays comme touriste, pour des raisons professionnelles ou comme résident, voilà trois approches que découvrent rapidement les gens dans le temps et selon leurs objectifs. Le plus beau pays du monde peut ainsi se transformer en pire en quelques années, en quelques mois, en quelques semaines parfois, selon un abord différent. En sens inverse il existe même désormais autant de problèmes pour ceux qui, après quelques années sous les palmiers en terre idyllique, se retrouvent par force au bercail d’origine, sous la grisaille occidentale.

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LE COUPLE ET L’EXPATRIATION – Pas tous les jours facile

Écrit par Claire Largillière

Près de 3 couples sur 5 ne survivent pas à l’expatriation d’après une étude du Cabinet Settler International. Souvent assumée, préparée, anticipée, l’expatriation met pourtant le couple sous tension. Petites étincelles ou grand feu de forêt, il semble difficile de passer au travers des flammes


Dans les études effectuées auprès des directions des ressources humaines, les problèmes de couple arrivent en tête des causes de retour précipité de l’étranger. Le conjoint “suiveur” a parfois du mal à s’adapter à sa nouvelle vie et les difficultés peuvent alors très vite s’accumuler.

Sous le soleil
La famille en expatriation est bien souvent sous tension. Le salarié expatrié doit redoubler d’efforts pour s’adapter à son nouveau cadre de travail synonyme pour lui de responsabilités supplémentaires, de complexification de ses fonctions (contexte multiculturel oblige) et de stress lié à la sensation de ne pas avoir le droit à l’échec vis-à-vis de ses proches. Le conjoint, qui a du mal à trouver un emploi, se sent, lui, un peu seul et inutile dans tout ça.
Pas facile donc pour le couple, dans ces conditions, de conserver du temps pour nourrir son intimité, avoir des loisirs en commun et échanger autour des expériences, en dehors bien sur des contingences dues à la logistique de la vie quotidienne ! L’intensité du partage et de la complicité se réduit. L’éloignement commence…

En tant qu’homme, c’est clair : j’aime partir, m’engager dans un travail où je suis attendu ; cela m’intéresse de voir du nouveau, de changer de méthodes professionnelles”, explique cet ingénieur. “En France, il est un cadre parmi d’autres, qui prend son métro pour aller travailler dans une tour ; à l’étranger, représentant du siège sur le terrain, c’est un peu le roi du pétrole !” s’amuse sa femme qui se reconnaît un rôle fondamental dans l’aventure : “Il faut être non seulement consentante, mais partie prenante ; la mère est le pilier, sur qui repose l’intégration de toute la famille, d’autant que dans les premiers temps, on a toujours besoin de se resserrer sur soi. J’ai vu des femmes malheureuses d’avoir quitté leur métier, ou leur famille, ne pas arriver à communiquer en langue étrangère ; alors, les enfants aussi sont malheureux, et la famille éclate.”


L’équilibre du couple est donc bouleversé lors de l’expatriation. Le statut et la fonction de l’homme et de la femme change. C’est d’ailleurs ce que Jean-François Chéneau écrit dans la préface de son recueil de Nouvelles
Le club des miracles de l’amour qui témoigne de huit années de vie comme expatrié à Bangkok : “Sous de torrides latitudes, il n’est pas rare qu’une douce bourgeoise se transforme en maitresse de maison tyrannique ou qu’un cadre discret se transforme en redoutable petit chef.” Le couple doit alors s’adapter !

Desperate housewives
Suzanne, femme d’expatrié, a animé des stages pour “Réussir son expatriation” et a pu constater que: “Les femmes, aujourd’hui, ont souvent le même niveau de compétence que leurs compagnons, et acceptent mal le sacrifice de leur propre carrière. Il leur faut, à chaque déménagement, reconstituer le cocon familial, organiser la vie matérielle ; puis maîtriser la langue ; ensuite seulement, chercher du travail sur place, à supposer qu’il y en ait, en sachant qu’elles repartiront bientôt. Ce n’est pas très motivant ! Certaines rentrent alors en France, et le couple n’y survit pas ; les séparations sont très nombreuses chez les expatriés.”

 
C’est d’ailleurs ce que raconte cette jeune femme, expatriée de nombreuses années en Afrique et de retour depuis peu en France, seule, avec ses deux enfants : “Il y a 10 ans, j’ai quitté mon petit monde (carrières de jeunesse, amis, famille, pays, etc), pour l’amour d’un homme. Je l’ai suivi avec enthousiasme en Afrique en pensant au soleil et chaleur permanents du continent, le confort financier et matériel…Noyée dans ce confort, je ne me suis pas précipitée pour travailler. Je passais mon temps à être femme au foyer dans une belle villa avec 5 personnels domestiques, circulant avec une belle voiture, ne me cassant la tête que pour mon enfant, les rendez-vous avec les autres femmes d’expat’ et le farniente au bord de la piscine. Jusque là vous allez me dire que je suis folle de me plaindre alors qu’en France, beaucoup de femmes galèrent. Sauf que tout ce paradis là m’a coupée de la réalité. Je ne savais plus ce que signifiait se réveiller tôt le matin pour aller bosser, m’occuper de mon enfant au lieu de le laisser à la Nounou alors que je ne faisais rien à part tourner en rond. Comme  je ne travaillais pas, je n’avais pas d’avenir professionnel, donc “condamnée” à vivre dans de telle condition toute ma vie?! Suite à cette prise de conscience, je suis partie d’Afrique avec mes 2 enfants, 10 ans après. Et me voilà en France en train de chercher du travail (et j’ai du mal), à être mère seule avec 2 enfants “. Vivre dans un cadre doré ne parait pas suffisant pour s’épanouir totalement. Il semble important pour les conjoints de pouvoir se ré-aliser.

L’ile de la tentation
Et les hommes dans tout cela ? Certes très occupés, ils semblent bien avoir leur part de responsabilité dans l’histoire. Même si les Nouvelles de Jean-François Chéneau sont romancées, elles sont très largement inspirées de faits réels. L’américain-qui-a-épousé-sa-maid est le titre de l’une d’entre elles qui n’appelle à aucun commentaire. A la lecture du Chevalier blanc, on s’aperçoit que lorsque le chat n’est pas là, les souris peuvent se mettre à danser. “La haute saison (…) c’est juillet, toutes les épouses se sont envolées vers les plages ou les campagnes de la douce France, emportant avec elles les enfants (…) Restent les maris, livrés à eux-mêmes à siroter de la bière dans les immenses appartements vides. Dehors, c’est la ville qui grouille de petites aguicheuses“. Et non, hélas, il ne s’agit pas d’une caricature, les tentations locales font bel et bien partie des menaces pour le couple expatrié. C’est bien l’avis de Valérie de Pékin : “Méfions-nous du charme de l’exotisme ! Les maris ventripotents en pleine crise de la quarantaine ont vite fait de succomber aux belles sirènes, qui à première vue sont si douces ! Contrairement à Bobonne, elles n’ont pas trop l’esprit de contradiction. Et elles ont l’art de faire tourner les têtes de ceux qui ont un portefeuille bien rempli !”

 

L’amour est dans le pré
Mais l’expatriation peut être aussi propice à un renouveau. “Les départs réguliers à l’étranger nous ont permis de ne jamais nous enfermer dans une routine. Nous avons toujours dû recréer notre vie personnelle, de couple et de famille. Pas le temps de s’ennuyer !” témoigne Sophie de Mexico. Pour Marie-C, c’est un peu différent. “Parce que cela “allait de travers” (virage de la quarantaine difficile à négocier) nous avons décidé de repartir de zéro grâce à l’expatriation. Malheureusement, lors de notre arrivée à Dublin, il y a deux ans, j’ai déprimé pendant 4 mois. Mon mari a alors été très présent, un véritable pilier pour moi. Dès lors nos liens se sont considérablement  resserrés. J’ai découvert sa nature généreuse et à l’écoute. J’ai depuis retrouvé un équilibre et je profite de tout ce que peut m’offrir l’Irlande. Ce que je découvre la semaine (car je ne travaille plus), je le fais découvrir à mon mari lors de nos week-ends ou lorsqu’il prend une journée de congé ici ou là. Il faut se ménager du temps à deux, surtout lorsque l’on a des enfants (mais cela est vrai tant pour la vie en France qu’en expatriation !). Une chose est sûre : l’expatriation est un “révélateur puissant” des traits de caractère de chacun. Et l’amour c’est accepter l’autre avec ses forces et ses faiblesses…”

Claire Largillière