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Archive de la catégorie Immigration Emigration
MRE : Un poids lourd dans la balance électorale prochaine
21.6.2011 par admin.
Un poids qui pèse depuis des années entre le Maroc et ses MRE, entre associations d’un côté et dialogue au ralenti depuis des années de l’autre. L’annonce de la nouvelle constitution est une raison importante pour la communauté à l’étranger de se faire entendre plus démocratiquement sur sa propre représentation dans l’histoire du Maroc. Une communauté de poids qui peut peser lourd et très lourd pour la suite, un bienfait pour une avancée globale de démocratie que chacun encourage à tous les étages.
Le temps permettra-t-il de répondre aux MRE disséminés ? Les moyens pour voter et la législation en ce sens seront-ils prêts à l’heure ? Toute une organisation qui devra répondre dans une certaine urgence. 
Un peu plus de 12 millions d’inscrits sur les listes au Maroc. Il resterait 10% de votants potentiels MRE selon les chiffres incertains, certainement plus éventuellement. Un groupe, donc, qui véhicule politiquement un poids lourd, s’il passe le nouveau port de Tanger Med cette année.
Philippe DELESALLE. legroupement-agadir.com
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5 millions de MRE… Combien vont voter pour la Constitution et quid des législatives ?
Pour le référendum, des bureaux devront être ouverts au sein des consulats mais seront-ils suffisants ? La participation politique des MRE est encore en débat. Le CCME se prépare à donner un avis consultatif sur la question. Ils sont, à peu près, cinq millions et ils seront, eux aussi, impliqués dans les changements constitutionnels profonds que connaîtra le Maroc. Bien sûr, il faut compter outre les 3,78 millions dûment inscrits sur les listes des consulats, les jeunes de moins de 16 ans et les clandestins, mais, c’est un fait, ces Marocains qui représentent plus de 10% de la population sont également concernés. Comment vont-ils voter au référendum?
Et qu’en sera-t-il des prochaines élections législatives ? Si la réponse à la première question coule de source, la seconde est plutôt problématique. Il faut d’abord préciser, observe Driss Ajbali, membre du Conseil de la communauté marocaine à l’étranger (CCME), que «dans la masse migratoire, tout le monde n’est pas potentiellement votant dont par exemple les mineurs, les non-inscrits, les désintéressés, les doubles ou triples nationaux. Ce n’est pas un corps électoral homogène».
Une fois ce point clarifié, le même responsable explique: «Pour le référendum, comme ce fut le cas par le passé, tous les Marocains du monde pourront voter grâce, à ma connaissance, au dispositif qui sera mis en place dans les consulats et les ambassades».
Le référendum, ajoute-t-il, est «un scrutin exceptionnel et ne pose pas de conditions particulières si ce n’est d’être Marocain, en âge de voter et d’être inscrit sur les listes électorales». En conséquence, «les Marocains établis à l’étranger qui remplissent ces conditions ou qui viennent de s’inscrire lors de la dernière campagne du 7 au 20 mai pourront donc voter. Il n’y a pas nécessairement de logistique particulière si ce n’est celle qui sera mise en place dans les chancelleries marocaines dans les différents pays de résidence». Les choses ne sont pas aussi simples, estime, toutefois, Saïd Ida Hassan, ancien directeur de bureau de la MAP à Madrid, et président de l’Instance des Marocains de l’étranger pour la réforme constitutionnelle. Il cite le cas de l’Espagne qui ne compte que dix consulats pour une population émigrée de près de 900 000 personnes pour illustrer la difficulté de l’opération. Aussi propose-t-il, «nous en tant qu’instance des Marocains expatriés, nous allons militer pour que des bureaux de vote itinérants soient mis en place».
Il faut attendre la Constitution pour y voir un peu plus clair
Concrètement, cette instance appelle à l’installation des bureaux de vote dans les locaux des différentes associations de MRE. Pour l’heure, le ministère de l’intérieur a bien mis en place une procédure spécifique pour faciliter l’inscription des MRE sur les listes électorales. Selon une source du ministère de l’intérieur, les MRE ont été invités à déposer leurs demandes d’inscription dans différents consulats, ces demandes ont été transmises par le ministère des affaires étrangères à celui de l’intérieur et les services de ce dernier se sont chargés de les répartir entre les différentes communes selon la demande de chaque inscrit. Pour l’opération de vote, la carte d’immatriculation au consulat fera office de carte d’électeur. Ceci pour le vote référendaire du début juillet prochain. Pour les élections législatives, la question n’a pas encore été tranchée. Ce sera en effet au futur texte de la Constitution de définir les modalités de représentation des MRE dans les instances législatives. Ainsi, explique M. Ajbali, «il faudra d’abord attendre de savoir ce que dira, sur ce sujet, la nouvelle Constitution. Si la question de la participation politique ne pose pas véritablement de problème, la question de la représentation, dans l’une ou l’autre Chambre ou dans les deux reste une question technique délicate, et, en l’occurrence, la technique en la matière peut être très politique». Une fois cette question réglée, se pose, ensuite, celle du découpage électoral. Pour ce responsable du CCME, «on peut prendre, par exemple, l’ampleur de la dispersion de l’immigration marocaine avec certes une concentration en Europe (85%) mais aussi un éclatement sur tous les continents. Cette configuration peut poser un problème de découpage et par là un véritable problème d’égalité des citoyens face à ce travail de ciseaux». Mais, ajoute-t-il, cette question, «ce n’est pas la Constitution qui la règle, c’est le code électoral. Et celui-ci est défini par une loi après concertation avec les partis politiques».
Pas seulement au Parlement, mais aussi au CES, à la Haca …
La question de représentativité des MRE n’ayant pas encore été tranchée, une partie de la classe politique estime néanmoins que l’idéal serait que cette communauté soit représentée au sein de la deuxième Chambre. L’instance que préside Saïd Ida Hassan, qui vient de présenter dernièrement un mémorandum de réforme à la commission chargée de la révision de la Constitution, n’est pas de cet avis. Bien plus, affirme Ida Hassan, «confiner les MRE dans la deuxième Chambre serait une spoliation de leur droit constitutionnel en tant que citoyens marocains qui ont le droit d’être représentés dans les instances de l’Etat, comme le Conseil économique et sociale, la Haca, etc, et pas uniquement au Parlement avec ses deux Chambres». De là à concrétiser ces revendications, il y a tout un chemin à parcourir. A commencer par définir les circonscriptions électorales. Sur ce point, note M. Ida Hassan, c’est une question purement technique à laquelle seul l’Intérieur peut répondre.
A en croire les responsables du CCME, c’est une problématique bien plus profonde. Ainsi, et aux dires de Driss Ajbali, «le CCME mène une réflexion interne au sein d’un groupe de travail dédié à cette question et depuis trois ans. L’objectif est d’élaborer un avis consultatif qui sera soumis à qui de droit. Cette question, pour nous, est tellement sérieuse qu’on souhaite la traiter avec la hauteur de vue qui lui sied et un raisonnement rigoureux loin de la démagogie et des slogans». En définitive, la question de la participation politique des MRE reste une des questions majeures pour notre pays.
Tahar Abou El Farah. La Vie éco www.lavieeco.com
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Votre nouveau partenaire patrimonial au Groupement
10.6.2011 par admin.
Bonjour,
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Vous vivez au Maroc ou vous voulez le faire prochainement, des questions arrivent alors, quand les aspects fiscaux entre deux pays se doivent d’être abordés.
Vous avez des biens en Europe, vous en aurez au Maroc, que faire et où trouver le conseil et l’assistance sérieuse sur ces questions de gestion patrimoniale ?
Où trouver un conseiller en ce domaine qui sera plus proche de vous en étant au Maroc ?
Le Groupement vous propose son nouveau partenaire professionnel.
Retrouvez-le sur sa page :
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Philippe DELESALLE. legroupement-agadir.com
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GUELIZ 40000 MARRAKECH
Tel : 06 22 45 19 84
Depuis l’étranger : (00212) 6 22 45 19 84
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Maroc. Des investisseurs repartent, ne sachant où poser leurs valises
19.5.2011 par admin.
Le Foncier. Une problématique dans la région MENA, et donc au Maroc. La spéculation immobilière, hier, se portait sur la construction ; mais au fur et à mesure que les prix interpellaient les clients, les promoteurs s’en défendaient en justifiant le prix trop élevé par la rareté du foncier. Certes, ce fut “une” des raisons, mais pas l’unique alors.
Aujourd’hui, ce serait la principale, alors que les “nouveaux” promoteurs revoient à la baisse les prix de vente des constructions, avec encore de la bonne marge chez certains, qui ne veulent pas se couper juste un petit doigt ou qui persistent à se crever les yeux encore un moment.
Trouver un terrain, dans le cas d’un client privé pour sa petite résidence, ou pour un professionnel, devient un parcours du combattant maintenant. Que ce soit auprès des particuliers qui inondent les petites annonces, souvent vides de possibilité après déplacement, à cause des démarches de légalisation des biens, ou par une démarche plus officielle auprès des services administratifs censés vous “aider”, walou ! Le temps passe, chacun attend et n’avance plus beaucoup, ce qui ralentit les projets.
Projets qui s’enlisent et qui rapidement font changer d’orientation ou de pays les investisseurs. L’on peut se demander alors, en visitant les immenses espaces libres du Maroc, et devant l’appel continu et officiel envers des investisseurs, allant même les chercher chez eux parfois, pourquoi, en fin de compte, ils ne sont pas plus nombreux, qu’ils soient de gros groupes, de moyens investisseurs ou même de petits individuels.
Pourtant ils existent et arrivent, et contactent toujours les professionnels et les conseils sérieux présents. Mais comme des touristes, ils regardent, ils tentent un moment, et puis devant une réalité sous forme d’une jungle épaisse, finissent par suer beaucoup trop et rebroussent chemin, se sentant, il faut le dire, en terrain très hostile où la confiance ne trouve plus pied rapidement.
Des gens qui passent des mois à chercher un terrain, qui se font balader à tous les niveaux dans un flou général toujours verbal, car sans traces, parfois même via des notaires ou des agences, qui attendent souvent des années pour une réponse administrative, c’est une situation courante. Des professionnels, qui arrivent avec des projets sur papier et répondant aux attentes du développement du Maroc, qui s’entendent dire par les services des Domaines, propriétaires de 90% du foncier du Maroc, qu’ils n’ont pas un m² à vous présenter ni même une carte de leur région, ni des plans de terrains pour projets afin de vous orienter dans vos recherches, une telle situation friserait le sabotage de ce qui est voulu dans les orientations de Rabat. Il semble même que la transparence, réclamée désormais dans les administrations, ainsi que les sanctions prises depuis un moment, gèle les mouvements des services, quand ces derniers ne vous orientent pas dans le sens inverse entendu dans un autre service concerné par les projets. Le lien entre les divers services pour la coordination des projets au Maroc n’existe pas dans les administrations. Une jungle donc, là aussi, pour les professionnels sérieux qui débarquent avec leur dossier et qui, face à cette situation ridicule, s’en retournent comme ils sont arrivés.
Entre le haut et le bas, au Maroc, la problématique reste bien le milieu, comme une sorte de pieuvre, où le silence est devenu force de loi face aux demandes d’investisseurs. Comme on se plaît à le dire en Europe, il vaut mieux s’adresser au bon Dieu qu’à ses saints. Les Marocains vous diront : ”il vaut mieux s’adresser à Rabat quà la Région”. Faut-il aussi aller déranger SM Mohamed VI pour enfin faire avancer de très nombreux projets qui finissent aux archives ?
Philippe DELESALLE. legroupement-agadir.com
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Banque mondiale : Trop d’opacité dans le foncier
mercredi 27 avril -
La pénurie artificielle du foncier freine la croissance
Le fait est tellement rare qu’il mérite d’être souligné. Un rapport de la Banque mondiale qui, pour la première fois, ne jette pas son dévolu sur les Etats pour, comme c’est le cas souvent, « exiger » plus de réformes, d’ouverture, de baisse de taux des taxes.
Le dernier en date, le rapport sur « Des privilèges à la concurrence » dans le développement des pays de la région Mena, a été présenté vendredi dernier à la CGEM.
Selon Najy Benhassine , économiste senior à la Banque mondiale, l’un des principaux freins au développement du secteur privé, c’est l’accès au foncier. Pour lui, « le rôle dominant des gouvernements et des pouvoirs locaux sur les marchés fonciers dans la plupart des pays de la région nuit à l’investissement, en rationnant l’offre et en utilisant le domaine public comme source de rente ». Les assises du Conseil de la concurrence, prévues en décembre 2011 à Tanger, débattront de la thématique de la rente. Sachant que l’attribution, bien que subventionnée, d’assiettes foncières est, selon la Banque mondiale, « un moyen non négligeable pour les gouvernements de créer des rentes économiques ».
En conséquence, relève l’institution, « dans toute la région, la pénurie artificielle de terrains publics en augmente la valeur ». La gestion des zones industrielles et l’opacité des procédures d’attribution de terrains à des investisseurs laissent encore une grande place aux décisions discrétionnaires et aux traitements de faveur. Certains pays sont passés maîtres dans ce jeu pernicieux. Les pays incriminés sont l’Egypte, l’Algérie, le Maroc, la Jordanie et l’Arabie saoudite où « la terre est souvent l’un des atouts les plus importants pour les gouverneurs qui s’assurent totalement le contrôle ». Ce qui se révèle être un avantage concurrentiel certain pour les investisseurs les mieux introduits, mais aussi pour les fonctionnaires qui ont le pouvoir d’imposer des barrières d’entrée pour bénéficier de rentes sur les terrains publics concédés. Le défi permanent d’amélioration de l’accès au foncier tertiaire détournerait le secteur privé de son objectif originel.
Conséquence, il peine à tirer les économies sur le chemin d’une croissance forte et durable. A l’exception de certains pays du Golfe, aucun pays –pétrolier ou non– n’a pour l’instant réussi à déclencher une transformation structurelle de son économie, relève la Banque mondiale. Pis encore, au regard de la diversification de leurs exportations, « aucune de ces économies ne connaît non plus le dynamisme des pays émergents comme la Malaisie, la Chine, la Corée et la Turquie »
Le rapport ne propose pas de recette standard de réformes capables de générer une diversification et une croissance soutenue dans tous les pays de la région. « Une telle recette n’existe pas ».
Crédibilité des réformes
TROIS aspects des politiques économiques affectent les anticipations des investisseurs, selon les auteurs du rapport : le cadre réglementaire, l’application de ces règles et la crédibilité de la mise en œuvre des réformes. L’état des lieux des réformes a permis d’évaluer si le problème relève d’un manque de réformes. Dans certains pays, notamment pétroliers, c’est le cas. Mais le défaut de textes et de réformes légales ne suffit pas à expliquer le manque de dynamisme économique de la région. Il y a aussi la manière dont ces réformes sont effectivement appliquées et respectées. Le troisième volet porte sur les facteurs qui limitent la crédibilité des réformes dans la région. Ces éléments expliquent en grande partie le déficit de croissance du secteur privé de la région.
Bachir THIAM www.leconomiste.com
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La France gratte ses fonds de tiroir chez les résidents étrangers…
16.5.2011 par admin.

La France commence à fouiller ses fonds de tiroir, afin de récupérer ce qui manque dans ses caisses. Crise oblige. Elle n’oublie pas ses ressortissants qui ont un pied au pays des origines et l’autre ailleurs dans ce monde. Pas d’affolement, les experts n’abordent pour l’instant que les tiroirs les plus dorés ayant le label ISF. Il était certes attendu, mathématiquement parlant, qu’à un moment Bercy jetterait un œil plus puissant vers les biens des Français qui résident à l’étranger, d’autant plus que la situation globale mondiale encourage de plus en plus de gens à quitter la France et l’Europe pour des terres plus comptables et plus compatibles pour eux.
Après avoir gratté les quelques nantis labellisés ISF à l’étranger, s’intéresseront-ils ensuite aux milliers de Français moyens qui recherchent, eux aussi, plus de moyens ailleurs et qui par cela videraient indirectement les caisses de Bercy après les avoir remplies pendant toute leur carrière ? N’attendez pas à Paris des “reberciements” de la part des résidents à l’étranger, ni leur retour rapide au bercail des origines pour autant.
Philippe DELESALLE. legroupement-agadir.com
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http://www.lesechos.fr/economie-politique/france/actu/0201330178703.htm?xtor=RSS-2010 28/04/11 Etienne Lefebvre, Chef de service
ISF : ce qui attend les non-résidents
Budget 2012 : le Sénat juge qu’il faudra de 6 à 10 milliards de plus d’économies
Le gouvernement va bien taxer à compter du 1er janvier 2012 les résidences secondaires des non-résidents (étrangers ou Français expatriés) dans le cadre de la réforme de l’ISF (« Les Echos » du 14 avril). Seuls les logements détenus pour une utilisation personnelle seront taxés (et non l’immobilier locatif), sur la base de la valeur cadastrale du bien. Le barème de la taxe sera établi de manière à ce que l’impôt corresponde à l’équivalent d’un mois de loyer si le bien était loué. Le rendement attendu est de 180 millions d’euros par an. Les expatriés pour raisons professionnelles seront exemptés.
Autre impôt nouveau pour les expatriés : « l’exit tax » de 19 % s’appliquera au moment où les plus-values seront réalisées à l’étranger par les ménages ayant quitté la France depuis le 3 mars dernier (date de l’annonce du projet). Le durcissement du régime des donations et des successions entrera quant à lui en vigueur à la date de la publication au Journal officiel du collectif budgétaire réformant l’ISF, ce qui laisse quelques semaines aux contribuables pour effectuer des donations.
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Les MRE, un poids constitutionnel et démocratique
11.5.2011 par admin.

5 millions de voix peuvent peser lourd dans une balance et plus encore dans des urnes. C’est bien cela que les MRE réclament prioritairement depuis des années aux instances marocaines qui ne les voyaient que comme une manne financière pour le développement du pays, et comme une source d’entrée de devises. Le changement, et le réveil du pays poussé par une fièvre qui vient de plus loin depuis janvier 2011, donnera-t-il une meilleure écoute aux MRE par ceux qui oeuvrent actuellement au changement de la constitution marocaine ? Une occasion certes pour les MRE de se faire entendre plus fortement dans leurs attentes envers un Maroc politique, puisque le domaine économique est déjà bien desservi par leurs apports réguliers.
Une donne à analyser aussi avec plus de précision dans une carte politique locale qui parfois manquait de fond démocratique selon les locaux, au point qu’ils ne s’y intéressent pas en nombre lors des appels aux urnes. La vision démocratique n’est certainement pas la même pour ces MRE qui sont habitués au quotidien à une régulation réelle entre droits et devoirs, du moins administrativement, dans les divers pays où ils se sont posés depuis des années. Un décalage qui, s’il pouvait enfin s’exprimer prochainement au Maroc démocratiquement, devrait effectivement donner un coup de pied dans une démocratie qui n’est qu’au niveau du verbe souvent ou comme une vague notion encore pour beaucoup de leurs semblables plus sédentaires. C’est certainement cet afflux de votes nouveaux, plus analytiques, et plus responsables que doivent craindre les politiquement corrects. C’est que 5 millions de démocrates qui s’exprimeraient sur 30 millions feraient un parti puissant au Maroc.
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Réforme constitutionnelle Les MRE s’impliquent activement

La communauté marocaine installée à l’étranger cherche à avoir sa place dans la prochaine constitution Dans le cadre de la dynamique actuelle des réformes constitutionnelles et institutionnelles, toutes les composantes de la société marocaine y prennent part.
C’est le cas aussi des Marocains composant la Communauté marocaine à l’étranger. Certes, différentes formations politiques ont appelé à accorder une place de choix aux Marocains résidents à l’étranger, notamment pour assurer leur participation politique. Cependant, les MRE à travers leurs différentes ONG et formations ont jugé bon d’élaborer, eux-mêmes, des propositions à soumettre à la « Commission consultative pour la révision constitutionnelle » (CCRC).De son côté, le Conseil de la communauté marocaine à l’étranger (CCME) a décidé d’entamer « un vaste programme de consultations auprès des Marocains du monde afin d’impliquer la communauté marocaine de l’étranger dans le grand débat national à propos des réformes constitutionnelles et politiques que vit le Maroc ».Pour cela, il a dressé aux MRE un questionnaire, qu’il a en même temps mis sur son site Internet à l’attention des membres de la communauté marocaine de l’étranger voulant émettre des propositions dans ce sens. Quatre principales questions ont été mises en avant par le CCME : Quelles sont, à votre avis, les principales modifications qui devraient être portées aux différents articles de la constitution actuelle ? Avez-vous des propositions à insérer dans la future constitution et qui servent au mieux les intérêts de la communauté marocaine à l’étranger ? Quelles sont à votre avis les meilleures modalités d’implication civique des Marocains de l’étranger en termes de participation politique, d’institutions nationales, … pour amplifier leur contribution citoyenne au développement ? Parallèlement à la réforme de la constitution, quelles sont, à votre avis, les principales préoccupations de la communauté marocaine à l’étranger dont les pouvoirs publics devraient s’occuper en priorité ?
Or, il faut le préciser, bien avant cette initiative du CCME, les citoyens marocains de l’étranger, à travers leurs organisations, se sont penchés sur l’élaboration de leurs propositions. D’ailleurs, certaines avaient même pour objectif d’appeler à la suppression du CCME. C’est le cas, par exemple du « Mouvement des Marocains démocrates installés à l’étranger », présidé par Jamal Riyane ou du « Mouvement nouvel Élan MONÉ », installé en Allemagne et présidé par Said Charchira.
Le « Mouvement Nouvel Élan MONÉ » a présenté à la CCRC un document qui reprend ses propositions. Ainsi, concernant les MRE, ce mouvement appelle à la participation politique des citoyens marocains de l’étranger, estimant que c’est un enjeu majeur non seulement pour eux, mais aussi pour le Maroc. « Il s’agit en fait de permettre aux élites de la communauté d’afficher leur dynamisme dans l’échiquier politico-économique et social du Maroc, comme ils l’ont démontré dans leurs pays de résidence. Leur seule ambition est de contribuer efficacement non seulement à l’élaboration des politiques homogènes et équilibrées à destination des millions de Marocains qui vivent et évoluent en dehors des frontières nationales, mais aussi de contribuer à donner un nouveau souffle à la vie publique et contribuer à lui rendre sa crédibilité. Car les citoyens marocains de l’étranger ont acquis une forte expérience de la démocratie dans leur pays de résidence et en maîtrisent les rouages », lit-on dans ce document.
Ce mouvement appelle, en outre, à ce que la prochaine constitution « réserve un article spécifique pour énoncer la participation des MRE dans les deux chambres, en leur permettant de voter et se porter candidats au niveau des circonscriptions à l’extérieur du Royaume ».
De son côté, le « Forum civil des Marocain d’Europe », structure qui regroupe les représentants des MRE dans différents pays d’accueil, a émis certaines propositions. Il appelle à « la constitution d’une instance élue et démocratique représentant les MRE avec une portée constitutionnelle sur la base d’une large concertation avec les MRE en vue de l’élaboration du dahir de son institution ». De même, ce Forum appelle à donner une portée constitutionnelle aux droits politiques des MRE et à la participation de leurs représentants à l’élaboration des règles relatives à « l’organisation de leur participation aux désignations politiques ».
Par ailleurs, les mécanismes de concertations avec les MRE se poursuivent dans le cadre du CCME.
Concertation
Le Conseil de la communauté marocaine à l’étranger (CCME) qui a démarré une campagne de consultation à laquelle il associe les MRE, entend la clôturer le 20 mai. Il prévoit ainsi organiser, avant la fin de ce mois, un colloque international au Maroc autour du thème « la migration marocaine et les réformes constitutionnelles et politiques». Il envisage d’y associer les acteurs associatifs de l’émigration, des experts, des acteurs politiques, syndicaux et associatifs du Maroc.
C’est de cette manière que le CCME entend offrir une plateforme susceptible de faire participer les Marocains du monde et d’encourager leur contribution au débat, au même titre que l’ensemble des Marocains.
Repères Découpage électoral
En plus de leurs propositions relatives à la réforme constitutionnelle, les MRE annoncent qu’ils ne manqueront pas de faire des propositions concrètes, lors des débats en rapport avec la loi sur le découpage des circonscriptions électorales.
Consulats
Dans ses propositions, le Forum civil des Marocain d’Europe appelle à « mettre un terme à la corruption que connaissent les consulats du Royaume dans la plupart des pays européens et à la création en leur sein de conseils dans lesquels siègeront des représentants des MRE en vue de veiller à leur bon fonctionnement ».
Par Brahim Mokhliss | LE MATIN
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Quand 5.000.000 de MRE forment un pont
18.4.2011 par admin.

Quand un pays a presque 17% des siens reconnus hors de ses propres frontières, ce n’est plus un lien, ce n’est plus un pont, c’est presqu’une autoroute qui forme un flux avec le monde et principalement avec l’Europe. Une autoroute qui, dans son fonctionnement, reste souvent dans un seul sens, celui des intérêts économiques, vecteur principal de la vision posée sur ces MRE. Des associations existent, des tapis rouges sont déroulés sur le bord des routes depuis l’Europe chaque été, afin qu’ils arrivent bel et bien à destination chez eux pour les vacances et qu’ils déposent de multiples manières leurs économies annuelles dans divers secteurs de développement, et vers les packages des banques. Mais à entendre ces MRE, qui les écoute et qui leur demande leurs avis, afin de consolider un lien qui parfois s’use par manque de réciprocité ?
Le travail effectué en ce moment dans le cadre d’une nouvelle constitution tiendra-t-il enfin compte de leurs avis, ce qui signifierait autant de leurs voix que de leurs voies ? Encourager les droits des MRE à l’étranger est un bienfait, mais les MRE n’attendraient-ils pas plus d’ouverture officielle de leur reconnaissance au pays d’origine afin d’œuvrer plus facilement dans leurs projets, étant à ce titre au même niveau que tous les autres étrangers qui désespèrent parfois de ne pas voir avancer leurs projets divers, ni même d’être encouragés par les instances qu’ils rencontrent au quotidien, pourtant officiellement à leur service…
Ne serait-il pas parfois même plus difficile de revenir au pays que d’y arriver en tant qu’étranger ?
Philippe DELESALLE. legroupement-agadir.com
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Marocains résidant à l’étranger
Une nouvelle approche pour répondre à leurs attentes
Pour répondre aux attentes et aux besoins des Marocains résidant à l’étranger, le gouvernement s’attèle à mettre sur pied une nouvelle approche susceptible de renforcer leurs liens avec leur pays d’origine. Un chercheur spécialiste de la question migratoire, a pour sa part, plaidé pour une constitutionnalisation de la représentation des MRE au Parlement.
Le ministre chargé de la communauté marocaine résidant à l’étranger (G), lors de sa visite en Allemagne./MAP
“Le gouvernement met en œuvre une nouvelle approche pour répondre efficacement aux attentes et besoins grandissants des Marocains résidant à l’étranger (MRE), dont le nombre a progressé de manière significative depuis une dizaine d’années”, a affirmé dimanche à Berlin, le ministre chargé de la Communauté marocaine résidant à l’étranger, Mohamed Ameur. Cette approche porte en premier lieu sur le renforcement des liens entre les MRE et leur pays d’origine puis, sur l’encouragement d’une meilleure intégration, “ce qui constitue un investissement dans le long terme bénéficiant autant au Maroc qu’aux pays d’accueil”, a expliqué le ministre lors d’une réunion avec des membres de la communauté marocaine résidant dans le nord-est de l’Allemagne.
“La communauté marocaine à l’étranger compte désormais plus de 5 millions de personnes, dont un nombre important de compétences dans divers domaines, ce qui a poussé le gouvernement à mettre en place une stratégie nationale intégrée et visionnaire pour répondre à leurs besoins”. Mohamed Ameur, ministre chargé de la Communauté marocaine résidant à l’étranger“Cette stratégie s’attache également à défendre les intérêts des MRE, au Maroc et dans les pays d’accueil, et à les encourager à contribuer au développement économique et social et à la gestion de la chose publique au Maroc”, a t-il conclu.
Cette rencontre intervient au lendemain d’autres initiatives de ce genre tenues dans les villes de Dusseldorf et de Francfort (ouest de l’Allemagne), dans le but de communiquer avec les membres de la communauté marocaine en Allemagne, prendre connaissance de leurs problèmes et attentes et leur expliquer les grands chantiers de réforme engagés au Maroc, notamment la réforme constitutionnelle. Pour la constitutionnalisation de la représentation des MRE au ParlementParallèlement à ces rencontres d’information, le chercheur Abdelkrim Belguendouz, spécialiste de la question migratoire, a plaidé dans son dernier ouvrage intitulé Gestion migratoire au Maroc et projet de réforme constitutionnelle 2011, suite à une étude achevée le 26 mars 2011, “pour la constitutionnalisation de la représentation des citoyens marocains à l’étranger dans les deux chambres du Parlement”.
“Dans ce vaste chantier national ouvert de réformes politiques et constitutionnelles, il y a urgence et nécessité à lever des tabous, à réfléchir de manière ouverte, exhaustive, plurielle et participative sur la question de la citoyenneté et des droits politiques des Marocains d’ailleurs, qui reste un domaine occulté”. Abdelkrim Belguendouz
Selon le chercheur, la représentation de la communauté marocaine à l’étranger suppose la modification de l’article 38 de la Constitution de 1996, en prévoyant un ‘collège des Marocains d’ailleurs’, à côté des autres composantes de la Chambre des conseillers, “même si celle-ci, dans le cadre de la réforme, partira d’abord de la représentation territoriale”. aufait/MAP
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Prix des maisons de retraite en France. A qui profitent les retraités ?
25.2.2011 par admin.
De 1723 à 2800 euros par mois dans une maison de retraite, nous sommes encore loin du prix le plus cher en France.
Comment justifier ces prix, tandis que des gens âgés, des couples aussi, demeurent chez eux en toute indépendance et vivent avec des pensions bien inférieures à ces sommes ? Le prix de gros n’est-il pas favorable au collectif dans un système d’offres et de demandes ? Un petit appartement cumulerait-il un loyer plus cher qu’en HLM avec les frais d’une maison résidentielle individuelle ? Les gens âgés mangeraient-ils 5 repas par jour avec les exigences d’un hôtel 5 étoiles pour justifier ces prix ? La partie collective doublerait ou triplerait-elle les prix ? Pourquoi une personne âgée coûterait-elle plus cher mensuellement qu’une famille complète qui partirait en vacances ? Combien de parents enverraient-ils leur enfant en colonie de vacances avec de tels tarifs mensuels ? Aucun !…
Au regard de la moyenne des pensions de retraites en France, tous sont des petits revenus quand ils doivent aborder la question de ce dernier logement. N’est-on pas en mesure de se poser les bonnes questions face au déferlement de personnes âgées, qui n’auront pas plus de moyens d’assumer seules la solution de la maison de retraite, sachant que bien souvent les générations nouvelles ne seront pas vraiment en mesure de financer leurs hébergements ?
A qui profitent les retraités des maisons de retraite ? Pas étonnant que nombre de retraités visent des pays étrangers comme le Maroc pour demain, pour payer moins cher, ou pour payer un juste prix, au soleil en plus.
Philippe DELESALLE. legroupement-agadir.com
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Pas assez de maisons de retraite pour les personnes à petits revenus ?
À Saint-Priest, les maisons de retraite privées sont inabordables. Les habitants à petits revenus doivent s’exiler.

Claudius Fournier ne s’offrira pas une maison de retraite à St-Priest-en-Jarez : trop cher. La Loire est pourtant compétitive : 45 euros/jour dans les structures habilitées à l’aide sociale. Mais elles n’existent pas partout
Dix kilomètres de marche chaque jour. À 73 ans, Claudius Fournier affiche une silhouette de jeune homme. Et l’énergie qui va avec. Coup de gueule compris…
Car cet habitant de Saint-Priest-en-Jarez est tombé de haut. « Notre commune est l’un des « Neuilly » de la ceinture stéphanoise, tout comme La Tour-en-Jarez, Villars ou l’Etrat. Les solutions actuelles d’hébergement pour les personnes âgées ? Trois résidences privées… aux tarifs inabordables pour des petits revenus ».
Cet ancien agent de maîtrise, qui vit en HLM, aligne sur la table du salon de magnifiques brochures. Papier glacé. Tarifs réfrigérants. « Les prix vont de 1 723 à 2 800 euros par mois. Pour un couple, cela peut grimper à 6 340 euros mensuels. J’aimerais bien savoir quels retraités ont ces revenus ! ».
Alors, les Mounards sont obligés de s’expatrier. « Les maisons de Saint-Etienne accueillent en priorité les Stéphanois. Le site de La Terrasse n’est pas médicalisé. Les habitants de Saint-Priest aux revenus modestes n’ont comme solution que Saint-Héand, Saint-Galmier ou Saint-Just/Saint-Rambert, accessibles car agréés par l’aide sociale. Le gros problème est leur éloignement, ce qui entraîne une rupture totale avec toutes les attaches familiales et affectives sur Saint-Priest ». Claudius Fournier sait hélas de quoi il parle, il a enterré en janvier l’un de ses « collègues » du quartier qui n’a pas supporté l’exil…
Alors, le dynamique retraité en appelle « à la mobilisation de l’opinion publique, car chacun d’entre nous sera un jour concerné. Je veux me battre pour la construction, à Saint-Priest-en-Jarez, d’une structure d’accueil pour personnes âgées agréée par l’aide sociale ».
Jean-Michel Pauze, maire de Saint-Priest, confirme. « L’équipe municipale est consciente du problème. L’avenir de nos anciens est une grande question, nous avons un projet dans nos cartons ».
Le conseil général, premier acteur institutionnel compétent en matière d’aide aux personnes âgées (lire aussi par ailleurs), relativise en rappelant « proposer, sur l’ensemble du département, une offre de place pour tous les Ligériens quel que soit leur lieu de vie ».
Marie Perrin
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Logement social au Maroc : besoins et réalités
18.2.2011 par admin.

Le logement saute-t-il une classe sociale en fonction du temps ? D’un appartement de 150.000 dhs qui passe à 250.000 dhs, suite à d’âpres négociations entre les professionnels et l’Etat, voilà que les produits proposés, régis dans un cadre social pour combler les attentes de dix millions de familles, se transforment en produits immobiliers pour les MRE.
Un avantage pour eux, s’ils désirent investir. Mais est-ce encore une optique sociale qui est visée ou une réponse, afin d’écouler les logements commencés ces dernières années et qui doivent pousser comme des champignons jusqu’en 2020 ? En été 2010, n’avions-nous pas déjà vu les affiches en direction des MRE fleurir sur les façades de banques et recouvrir les panneaux 4×3 dans les villes du pays, pour appâter les acheteurs MRE ?
Le marché du logement dit social et économique ne prendra-t-il pas la direction qu’avaient connue les classifications dites de standing, avec son corollaire de jeu spéculatif dérivant ? Qui achète l’immobilier au Maroc, secteur d’investissement plus que secteur social, qui excite toutes les classes sociales ? Ne serait-il pas opportun que le logement social soit placé sous l’égide de l’Etat, afin d’ajuster le secteur locatif aux salaires réels des gens ? “L’économiquement faible” qui ne peut louer un logement digne, au vu des prix d’un marché libre donc abusif, se doit-il de devenir propriétaire dans sa logique ?
Philippe DELESALLE. legroupement-agadir.com
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Les MRE bénéficieront du nouveau dispositif de logement social
SMAP expo. /DR
Le ministre de l’Habitat, de l’Urbanisme et de l’Aménagement de l’espace, M. Ahmed Taoufiq Hjira, a annoncé, samedi soir à Bruxelles, que les membres de la communauté marocaine établie à l’étranger pourront désormais bénéficier du nouveau dispositif de logement social à 250.000 dhs.
Cette nouvelle génération d’offre de logements s’inscrit dans le cadre d’un plan de relance étalé sur la période 2010-2020 conformément aux hautes instructions de SM le Roi Mohammed VI qui a fait du logement social l’une des premières priorités du Royaume, a précisé le ministre, qui intervenait dans le cadre de la 1ère édition du salon SMAP Expo Bruxelles (4-6 février).
Ce plan, a poursuivi M. Hjira, offre plus de visibilité aux investisseurs sur une période de dix ans et garantit une stabilité fiscale dans l’immobilier social national.
Après avoir assuré que l’ensemble des prescriptions techniques de qualité et de sécurité sont soumises à un contrôle rigoureux, M. Hjira a fait savoir que l’acquéreur bénéficiera du montant de la TVA afférente à ce logement social dont la superficie est comprise entre 50 et 100 m2.
Concernant les promoteurs, le ministre a expliqué qu’ils doivent s’engager à construire 500 logements minimum sur cinq ans, tout en respectant le cahier de charges relatif à la qualité et la sécurité.
M. Hjira a de même souligné l’engagement de l’Etat au niveau du contrôle de la conformité de ces logements sociaux, la réduction des délais de l’octroi des autorisations de construire en plus du relèvement du plafond FOGARIM.
Rappelant l’expérience pionnière du Maroc à l’échelle arabe et africaine en matière du logement social, M. Hjira a indiqué que parmi les objectifs premiers de ce genre de logements figurent notamment l’élargissement du secteur organisé, la stimulation de l’économie, la promotion de la qualité, l’encouragement de la production et la diversification de l’offre immobilière nationale.
S’agissant de la première édition du “SMAP Expo Bruxelles”, M. Hjira s’est félicité de l’engouement de la communauté marocaine de Belgique qui manifeste de plus en plus un intérêt toujours grandissant pour leur pays d’origine.
Il a souligné que cette manifestation s’inscrit dans le cadre d’un programme itinérant baptisé “Road Show Europe” qui sillonnera cinq grandes métropoles européennes à savoir Bruxelles, Milan, Paris, Marseille et Barcelone.
Organisé par le groupe spécialisé dans l’ingénierie événementielle du Maroc à l’étranger “SMAP Group”, ce salon comprend des conférences-débats, des soirées artistiques, des ateliers de cuisine et des dégustations de mets typiques de l’art culinaire marocain.
Parmi les thèmes débattus lors de ce salon de trois jours, figurent notamment “Autonomie et régionalisation au Maroc”, “Décryptage et vision d’avenir du projet de société au Maroc” et “Nouveaux espaces d’expression”.
MAP
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Senior ou retraité, en France ou au Maroc, quelles réponses selon l’âge ?
7.2.2011 par admin.
Seniors actifs, voire sportifs et remuants, ou seniors calmes, retraités paisibles ou personnes âgées dépendantes, les réponses restent à développer selon les nouvelles catégories, en fonction des attentes plus exigeantes de celles-ci.
La classification de jadis qui distinguait trois catégories de personnes, les jeunes, les adultes actifs et les vieux qui attendaient une sortie devant la pendule du salon qui dit oui qui dit non pour occuper les derniers temps, relève d’une époque révolue.
Entre le troisième âge et l’ajout d’un quatrième, afin de repréciser la longévité du temps de vie, il semble nécessaire de redéfinir les critères de la catégorie retraités. Les seniors, comme on se plaît à les appeler de manière diplomate, politique et surtout commerciale depuis quelques années, sont devenus une clientèle en attente de nombreux services, à laquelle on prête de plus en plus d’attention.
Les seniors qui sortent des années 50 ou des années du baby-boom, qui ont donc connu mai 68, ne désirent certainement pas s’enfermer, à l’aube des 60/65 ans, derrière les barricades d’une ancienne génération. Pour certains, ce serait même une seconde vie attendue avec impatience, prélude à de nouveaux objectifs, professionnels même pour d’autres… De fait, la maison de retraite, qualifiée tristement de mouroir où se retrouvaient les gens incapables de répondre seuls à leurs besoins essentiels, ne s’adresse plus désormais qu’à une petite frange de cette population de retraités ou seniors.
Il faut donc adapter la maison de retraite, sous réserve d’avoir en Europe les moyens de la financer. Au vu des tarifs pratiqués dans ces maisons spécialisées, on peut se demander s’il n’est pas plus intéressant de prendre une chambre à l’année à l’hôtel ou de se payer une assistance à domicile. Après réflexion il n’y avait qu’un pas à franchir pour offrir en réponse ce concept de maison de retraite hôtelière. Concept hôtelier qui, du reste, n’est pas nouveau puisque dans certains pays, comme le Maroc qui accueille beaucoup de seniors depuis des années, de nombreux hôteliers proposent déjà leurs chambres en longue durée, pour attirer les Européens une bonne partie de l’hiver. Manque certes l’aspect plus sécuritaire médical, évoqué dans leurs demandes.
Le Maroc a par contre, du fait de son approche culturelle sur la question, beaucoup de mal à entrer dans cette logique de maison de retraite. Devant le développement de la société cependant, la problématique se présente inexorablement ; ce qui va changer la donne et bouleverser l’organisation ancienne de nombreuses familles. La notion économique aussi ne permettrait pas encore la même approche qu’en Europe, sauf pour quelques familles pouvant se le permettre.
Les concepts relatifs aux seniors européens représentent donc, en France comme au Maroc, un nouvel attrait. De nombreux Français vivant depuis des années au Maroc réclament désormais des maisons plus adaptées et encadrées pour ceux dont l’âge parfois avancé les éloigne du senior dit actif. L’assistance se justifie avec l’âge qui arrive.
Mais pour l’heure, ce sont encore les produits immobiliers qui sont au rendez-vous des seniors actifs, pas encore les maisons médicalisées, bien que des projets émergent doucement en ce sens. La demande s’opère aussi par la logique du développement, une question de quelques années maintenant.
Philippe DELESALLE. legroupement-agadir.com
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Concept La maison de retraite avec prestation hôtelière
NOUVEAUTÉ

Un établissement haut standing vient d’ouvrir à deux pas du zoo de Lunaret. Calme, paisible… sont les mots qui nous viennent à l’esprit en franchissant les portes d’enceinte de la ‘Maisonnée Lavalette’. Sur les lieux où se trouvait jadis une clinique (rue Ali-Ben-Checkal) se situe maintenant un bâtiment complètement rénové, à l’architecture moderne et bordé d’un parc verdoyant. Très loin donc de l’image stéréotypée de la maison de retraite.
L’accueil ressemble à un hall d’hôtel. Saisissant. Nous nous présentons. Premier jour oblige, le personnel est quelque peu fébrile. Sophie Vacquié, directrice de l’établissement, nous reçoit dans son bureau. Elle nous présente le concept de cette « résidence hôtelière haut standing » pour reprendre ses mots.
Le lieu abrite soixante-cinq lits. « Cinquante d’entre eux sont déjà réservés et accueilleront les résidants au compte-gouttes : quatre aujourd’hui et quatre demain, puis des arrivées plus espacées permettant un accueil personnalisé.” Concept original : la résidence veut réellement trancher avec l’image de ‘mouroir’ tristement associée aux maisons de retraite. Pour ce faire, l’établissement se veut dynamique et propose donc de nombreuses activités : gym, monospace à disposition des clients, sorties au musée Fabre, au parc zoologique, création artistique… Côté tarifs, comptez tout de même entre 69 et 84 par personne et par jour. Continuons la visite. L’odeur de neuf et de peinture récente flotte dans l’air. Le design moderne est plaisant. Autour du hall, le restaurant, dans lequel « les pensionnaires peuvent choisir parmi différents menus concoctés par le chef ». Également, un salon lumineux. Et, plus insolite, un salon de coiffure. ” Le coiffeur viendra trois fois par semaine. »
Place à la découverte des chambres. « Toutes différentes les unes des autres, elles offrent aux résidants le réel sentiment de se sentir chez eux. De plus, les chambres sont personnalisables à loisir. » Et, bien que médicalisées, elles ressemblent en de nombreux points à des chambres d’hôtel. Seul point commun entre elles : les salles de bain adaptées aux personnes handicapées. Au détour d’un couloir, une porte est ouverte. Celle d’Hélène, en pleine installation. Lorsqu’on lui demande ses premières impressions, elle nous répond : « L’accueil est excellent, le personnel jeune et dynamique. C’est agréable, car nous sommes à la fois en ville et dans un endroit boisé. Il y a un chef en cuisine, une salle de sport… Cela va bouger tout ce petit monde ! »Dynamique, on vous dit.
Sébastien HOMBLE-LEURQUIN
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Immobilier français ou la richesse virtuelle vue du Maroc
4.2.2011 par admin.
Les Français seraient tous riches grâce à leur patrimoine qui a doublé en dix ans, s’ils en ont un qui date de quelques décennies disons, ou reçu des parents en héritage. Mais il semble que les premiers intéressés ne soient pas tous dans la même analyse aussi réjouissante.
Pour certains, le patrimoine en pierre de la France, c’est un peu comme les crédits virtuels que l’on retrouve sur Internet et certains sites sociaux, où les choses ne prennent de la valeur réelle que si l’on s’en sert.
Etre issu d’une ancienne famille noble, seul dans son château et ne pas avoir le sou pour changer la toiture, ou être petit agriculteur sur l’île de Ré en Atlantique, n’ayant que ses quelques hectares pour vivre hier et être obligé de revendre régulièrement ses parcelles, juste pour payer le fisc chaque année par un prix du m² qui a flambé devant l’attrait des lieux, voilà qui résume l’état d’esprit des Français face à l’augmentation des prix de l’immobilier. Prix qui ne profitent qu’aux agences et professionnels, ainsi qu’à l’Etat. Etat, d’ailleurs, qui ne rate pas l’occasion de se rappeler à ces nouveaux riches, virtuels bien souvent. Le Ministre du Budget français prépare sa réforme fiscale envers le patrimoine ; les faux riches rapporteront plus que les quelques vrais qui feraient beaucoup parler d’eux dans la presse, en “omettant” ce service public.

Le seul moyen de voir enfin cette vraie richesse, comme disent certains analystes, serait alors de vendre rapidement ; mais au lieu de racheter un autre bien aussitôt sur un marché identique, d’acheter à l’étranger. D’une pierre deux coups, selon un vieil adage, qui permet d’avoir mieux, bien moins cher, au soleil, inaccessible selon son niveau social sur les côtes françaises, tout en profitant du pouvoir d’achat attendu depuis 2007, avec son pécule économisé sur le nouvel achat à l’étranger, pour compléter ses vieux jours en toute sécurité.
Devant le reste des situations sociales de la France, ne soyons pas étonnés de voir arriver au Maroc, en Tunisie, en Turquie ou ailleurs ces “nouveaux riches”, ou ces “anciens pauvres” selon l’approche et le change, qui ne seraient pas plus stupides que d’autres qui attendraient encore des miracles politico-économiques, et qui quittent la grosse bulle immobilière occidentale par la grande porte, avant qu’elle n’éclate à la face de tous un beau matin…
Philippe DELESALLE. legroupement-agadir.com
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Info+ François Baroin, le ministre du Budget, s’attaque avec un groupe de parlementaires, à la réforme de la fiscalité du patrimoine. Bouclier Fiscal, ISF et taxation de la résidence principale sont au menu.
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Le patrimoine des Français a doublé en dix ans
Par Cécile Crouzel
INFOGRAPHIES - À 10.000 milliards d’euros, la richesse des ménages représente cinq années de PIB de la France.
De fortes disparités

Avant de taxer le patrimoine des Français, mieux vaut savoir ce qu’ils possèdent réellement! Pour ce faire, la direction du Trésor a communiqué à quelques parlementaires de la majorité une étude recensant le patrimoine exact des Français en 2009. Les derniers chiffres disponibles dataient de 2007. Or, la situation a considérablement évolué depuis. Le ministère de l’Économie chiffre désormais à 10.000 milliards d’euros le patrimoine des Français. Cela représente huit années de revenus ou cinq années de PIB. Les Allemands et les Américains sont moins riches (six années de revenus) mais les Britanniques davantage (onze années).
La richesse des Français aurait doublé en dix ans.
La raison de cette envolée porte un nom: flambée de l’immobilier.
Les appartements, maison et autres terrains représentent en effet 61% du patrimoine privé. Plus encore: la résidence principale représente 80% des biens immobiliers. Compte tenu d’une envolée de 111% des prix des logements entre 1999 et 2009, le patrimoine immobilier des Français est passé de 2360 milliards d’euros à 6090 milliards au cours de cette période. Avec une conséquence fiscale: de plus en plus de ménages ont été pris dans les filets de l’ISF. Le nombre d’assujettis à cet impôt est passé de 212.000 foyers en 1999 à 559.000 en 2009. Rien d’étonnant dès lors que les débats sur la réforme de la fiscalité du patrimoine se concentrent sur l’exonération de la résidence principale et sur les seuils de la première tranche de l’ISF ou sur les plus-values immobilières. Le patrimoine financier des ménages - qui représente un tiers de leur richesse - n’a lui crû «que» de 54% en dix ans. Ce qui reste supérieur à la croissance de l’économie (39%). Le fait marquant, c’est le succès de l’assurance-vie. 1360 milliards y sont désormais stockés, contre 620 milliards en 1999. Un chiffre à comparer aux 1575 milliards de dette de l’État, de la Sécu et des collectivités locales réunis.
Mais si les masses sont similaires, cela ne signifie pas que les Français financent leur dette publique. Car les flux se croisent au niveau international. Ainsi, 53% du patrimoine financier des Français est investi en actions ou obligations d’autres pays; et 68% de la dette publique hexagonale est détenue par des étrangers. En tout cas, le poids de l’assurance-vie est désormais tel que le gouvernement réfléchit à orienter davantage cette épargne vers les actions.
La commission des finances du Sénat a proposé que le taux favorable d’imposition, aujourd’hui à 7,5%, passe à 5,5% pour les contrats avec 15% d’actions, et à 8,5% pour les autres. Mais rien n’est tranché. La répartition du patrimoine des Français reste plutôt inégale. Les 10% des ménages ayant le plus de biens détiennent 48% du patrimoine total, alors que la répartition des revenus est moins concentrée (les 10% des foyers aux plus forts revenus reçoivent un quart des revenus totaux). Si les ménages qui gagnent le plus ont davantage de biens, les deux phénomènes ne sont pas totalement liés. «Les deux tiers des ménages à la dernière tranche d’impôt sur le revenu ne payent pas d’ISF» précise-t-on à Bercy. De fait, l’héritage joue un rôle important dans l’accumulation de richesses. Près d’un tiers du patrimoine d’un ménage type de 50 ans lui a été transmis par succession et donation. De quoi alimenter les débats sur les droits de succession…
L’intox I
“Le boom immobilier a fait doubler le patrimoine des ménages”.
Ben voyons. Si tu restes chez toi tranquille, que ton bien ait doublé de valeur te fais une belle jambe. Si tu vends et rachètes, ta plus-value passe dans ton nouvel achat. Ta jambe est encore plus belle, Maman rajeunit soudain de 30 ans. C’est si tu vends et pars habiter en Grèce, en Turquie ou au Maroc que tu constateras réellement l’augmentation de ton patrimoine. Mais les considérations familiales et de santé sont telles que je doute que cela concerne beaucoup de monde. Je ne vois guère que les héritiers qui puissent profiter du doublement, s’ils sont déjà aisés. Autrement, après que l’Etat ait pris sa part, ils achèteront très cher un bien immobilier et l’on revient aux cas précédents.
Bulle sur les prix de l’immobilier.
Mais en réalité est il vraiment plus riche ? Non car pour le français moyen, sa maison sert à la fois de placement et de logement. Si il la vend il faut quand même qu’il continu à se loger.
Il devra donc réutiliser le produit de sa vente pour se loger et comme avec la bulle sur l’immobilier le coût du logement a explosé, il ne tirera pas ou peu de bénéfice de la vente de son bien. En fait pour le français moyen propriétaire uniquement de sa résidence principale l’augmentation de la valeur de son bien est donc purement théorique puisqu’il ne pourra en tirer des bénéfices.Et l’état cherche maintenant à taxer d’avantage ce patrimoine et le justifie en nous disant qu’il a doublé….
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Le boom immobilier a fait doubler le patrimoine des ménages
Le patrimoine des ménages a doublé en dix ans, grâce à la hausse des prix immobiliers, indique le Trésor. Près d’un tiers du patrimoine acquis à 50 ans est le fait d’un héritage.
Ecrit par Lucie ROBEQUAIN Journaliste 
Le panorama du patrimoine des ménages présenté aux parlementaires, mardi soir à Bercy, permet d’apporter un peu d’objectivité dans le grand débat fiscal de 2011. Qui est menacé par la perspective d’une taxation des revenus du patrimoine plutôt que du stock ? Les gros patrimoines sont-ils plus souvent le fait d’une vie de travail ou d’un héritage ? Pour quels ménages la résidence principale constitue-t-elle la plus grande richesse ? A toutes ces questions, la direction du Trésor apporte les données les plus récentes, en date de 2009. Elle montre, par exemple, que l’héritage représente un tiers du patrimoine détenu à 50 ans. Sans surprise, la répartition du patrimoine est bien moins égalitaire que celle des revenus : les 10 % des ménages les plus riches concentrent un quart des revenus, mais la moitié du patrimoine du pays. Pour la gauche, c’est un argument qui justifie de maintenir l’impôt de solidarité sur la fortune, seul à même de corriger cette inégalité « à la naissance ». Les 10 % les plus riches engrangent 60 % des revenus financiers et immobiliersMais le Trésor montre aussi que les revenus du patrimoine (150 milliards) sont beaucoup plus concentrés que le patrimoine lui-même (10.000 milliards). Les 10 % les plus riches engrangent ainsi 60 % des revenus financiers et immobiliers, alors qu’ils ne possèdent « que » 50 % du patrimoine. Ils pourraient donc, paradoxalement, figurer parmi les perdants de la réforme.
Mais tout dépend, évidemment, des choix retenus. Si le gouvernement osait s’attaquer à l’assurance-vie, le placement préféré des Français (1.400 milliards d’euros), il toucherait toutes les catégories de ménages, mais frapperait en proportion beaucoup plus les très riches. De fait, l’assurance-vie constitue 40 % du patrimoine du dernier décile (les 10 % les plus riches), contre moins de 5 % pour les ménages les moins aisés (les 10 % les moins riches). Si le gouvernement optait pour une taxation généralisée des plus-values sur la résidence principale, en revanche, les plus aisés seraient, en proportion, moins touchés que les classes moyennes. Et pour cause : leur patrimoine étant nettement plus diversifié (actions, biens professionnels, etc.), la résidence principale ne représente qu’un cinquième de leur patrimoine global. Elle représente, au contraire, 70 % du patrimoine des ménages qui se situent au « centre » de la population en terme de richesse (patrimoine médian à 120.000 euros).
+158 % sur 10 ans
Les plus-values -réelles ou virtuelles-des propriétaires depuis dix ans en font, quoi qu’il en soit, une population avantagée : la hausse des prix de l’immobilier a, quasiment à elle seule, fait doubler le patrimoine des ménages depuis 1999. Les Français ayant investi dans les actions ont vu leur richesse s’accroître de 23 % sur dix ans, alors que les propriétaires affichent une hausse de 158 % sur la même période (résidence principale, secondaire et autres biens). D’où la tentation pour certains, au sein de l’exécutif, de taxer plus fortement et plus largement les plus-values.
Taxer les revenus financiers ne risque-t-il pas, enfin, de freiner le développement des entreprises dans lesquelles l’épargne est investie ? Le Trésor montre que les placements des Français profitent déjà, en grande partie, au reste du monde : 30 % du patrimoine financier est investi dans les autres pays de la zone euro et 23 % hors d’Europe. Seuls 47 % sont donc investis en France. La dette française est elle aussi très internationale : un tiers est détenu par des résidents de la zone euro et un tiers par des résidents du reste du monde.
LUCIE ROBEQUAIN
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