Infos

Vous parcourez actuellement les archives de la catégorie Immigration Emigration.

Calendar
septembre 2010
L Ma Me J V S D
« août    
 12345
6789101112
13141516171819
20212223242526
27282930  

Archive de la catégorie Immigration Emigration

Un tsunami nommé Senior arrive au Maroc !

35120_144425305570507_118042221542149_428410_6147082_n.jpg

24% des retraités français ont en projet de quitter le pays à la retraite.

21% de seniors affiliés à la CFE (Caisse des Français de l’étranger) en plus ces 5 dernières années.

Maroc 1ère destination envisagée des retraités français avant la Tunisie, l’Asie et les DOM TOM.

Indéniablement le segment des seniors est celui qui marquera les prochaines années en Europe par les effets de la crise et des mesures gouvernementales restrictives. C’est aussi un secteur en plein essor auquel il faudra répondre très prochainement au Maroc.

La catégorie de senior étant aussi dans une mouvance qui attend d’autres produits pour se poser et surtout du service. Le phénomène ne touchera plus les quelques privilégiés qui s’inscrivaient dans la recherche du standing et du haut standing, du moins plus dans les produits proposés qui ne marchent plus en ce moment.

Il faut s’attendre à l’arrivée de diverses couches sociales désormais, un sujet que nous retrouverons de plus en plus dans nos médias.

—————————————————–

Blog: http://legroupement.com

Site: http://legroupement-agadir.com

Service Investissement Seniors/Privés/Professionnels:

http://legroupement-agadir.com/le-groupement-conseil/

—————————————————–

http://www.rtl.fr/fiche/5947727420/ces-francais-qui-s-expatrient-au-maroc-pour-leur-retraite.html

RTL info11 août 2010

Ces Français qui s’expatrient au Maroc pour leur retraite

Alors que la réforme des retraites sera soumise au parlement à la rentrée, une enquête Ipsos pour le magazine Pleine Vie souligne que près de 2 retraités sur 10 quittent la France pour faire face à la baisse de leur pouvoir d’achat. Après les Dom Tom, c’est le Maroc que les Français préfèrent pour leurs vieux jours. RTL vous emmène à El Jadida, une petite ville au sud de Casablanca, qui attire de plus en plus de ces retraités français.


Le Dossier de RTL : près de 2 retraités sur 10 quittent la France pour faire face à la baisse de leur pouvoir d’achat

To be or not to be MRE avec le temps ?

Né en France, de parents eux aussi nés au même endroit, quoique dans d’autres villes, issu des Flandres voisines lors des conquêtes, donc un peu Belge, mais précédemment issu des Espagnols qui occupèrent l’endroit pendant un bon moment puis finirent par s’installer. Ancêtres espagnols qui étaient partiellement issus des invasions arabes, eux aussi, plus au sud, ceci me laisserait penser, s’il m’était donné de connaître cette précision, que je suis un MRE de la cinquantième génération environ…

Que suis-je ?

to-be-or-not-to-be-mre.jpg

Réponse d’une Sénégalaise :  “Tu es ce que tu es”… “C’est ce mélange qui fait de toi ce que tu es aujourd’hui”. Cet aspect est fondamental pour moi… Le terme MRE tiendra-t-il longtemps et ne serions-nous pas tous des étrangers qui résident dans le monde, donc chez nous universellement à un moment ? 

Dieu merci, nous sommes tous frères…

———————————————– 

Blog: http://legroupement.com

Site: http://legroupement-agadir.com

Service Investissement Seniors/Privés/Professionnels:

http://legroupement-agadir.com/le-groupement-conseil/

—————————————————– http://www.yabiladi.com/articles/details/3044/zoubida-bengeloune-marocaine-residant-senegal.html 

Zoubida Bengeloune, Marocaine résidant au Sénégal : « On s’est fondu dans la population » mre-senegalaise.jpgEn marge du Forum des Jeunes Marocains du Monde à Ifrane, Zoubida Bengeloune, Maroco-Sénégalaise dont la famille est au Sénégal depuis 5 générations, nous a expliqué la situation de Marocains résidant au Sénégal. Une situation bien différente de ce que nous sommes habitués à entendre des pays d’immigration européens.

Yabiladi: Quel est votre lien de filiation avec le Maroc ? 

- Zoubida Bengeloune:

 Mon père est Marocain né au Sénégal. Mon grand-père est Marocain né au Sénégal. C’est mon arrière grand-père je crois – si mes souvenirs sont bons – qui est parti au Sénégal. Depuis ce temps, on a des mariages mixtes dans la communauté (…). Il est vrai qu’on a toujours le prénom, le nom marocain qui reste, mais on est « sénégalisé » à 75%, par la force du métissage, par un certain nombre de choses. Et les liens qui nous unissent au Maroc, du coup, commencent à se perdre. On est la 5e ou 6e génération au Sénégal. 

- Vous faites allusion aux « liens qui se perdent », comment se manifeste votre marocanité au quotidien ? 

- La première chose qu’on a perdue est la langue. On parle tous Wolof (première langue nationale du Sénégal), je parle wolof très bien. Mais on a gardé les us et coutumes, aussi bien dans les mariages, baptêmes, que dans la façon de s’alimenter. On se sent de plus en plus Sénégalais, mais il n’y a pas de dichotomie. On ne se dit pas Marocain ou Sénégalais, on est les deux, on l’accepte et on vit avec. 

- Vivez-vous des problèmes identitaires ou de ségrégation ? 

- Aucunement. Au Sénégal, on ne connait pas de problèmes de discrimination ou d’intégration. Pas non plus de problème d’insertion. On travaille aussi bien dans le secteur privé que dans la fonction publique, sans que personne ne nous pointe du doigt. 

- Comment expliquez-vous cette différence avec l’Europe ?  - C’est totalement subjectif ce que je vais dire. Je crois qu’on ne s’est pas « sectarisé », on ne s’est pas contenté de rester dans notre cocon, d’aller nous marier entre nous. On s’est fondu dans la population. Je prends l’exemple sur mon cas. Ma mère est 100% Sénégalaise, mon père est Marocain de par son père et de par sa mère, alors que parmi ses grands parents, il y a des Sénégalais. Toujours dans mon cas, mon mari est Sénégalais et du coup ma fille est Sénégalaise. Ma présence ici aujourd’hui, vise à relever un défi et transmettre un message à ma fille, en lui disant, « tu n’es pas partagée entre deux cultures. Tu es ce que tu es. Marocaine par ta mère et Sénégalaise par ton père. C’est ce mélange qui fait de toi ce que tu es aujourd’hui ». Cet aspect est fondamental pour moi. 

- Si un Maroco-Sénégalais a la couleur de peau beaucoup plus blanche, est-ce que cela ne pose pas de problème d’intégration?  - Il n’y a pas de problèmes au Sénégal. On a des Capverdiens qui sont Sénégalais peut-être aussi depuis 5 générations, ils sont blancs ils ont les cheveux longs etc. On ne se pose pas la question de la couleur de la peau. Par exemple, mes tantes sont de teints clairs avec des cheveux raides longs typiquement marocains. Je fais partie des plus métissées (…), je passe souvent pour noire dans certains endroits alors que c’est le contraire dans d’autres. Mais, même si on voit directement que je ne suis pas 100% Sénégalaise, mais cela ne va pas plus loin. Je ne vois pas où est le problème. 

Mohammed Ezzouak et Ibrahima Koné Yabiladi.com

Agences immobilières au Maroc ou des wagons trop attachés aux promoteurs…

Crise, oui encore elle. Elle est et restera encore un moment le dénominateur commun à la base de nombreux changements qui se confirment, pas seulement sur le plan de la mondialisation mais jusqu’en bas vers chacun et dans les diverses strates commerciales.

Si l’agence immobilière est un des éléments intermédiaires entre le produit et le client, la situation parfois déborderait, pas toujours par manque de clients mais aussi par un excès d’agences.

lagence-tous-risques-dvd.jpg

Quand vous dites à un Marocain que vous êtes résident au Maroc, souvent sa première question est : “Vous avez un Riad ?” ! Prochainement ce sera : “Vous avez une agence immobilière” ?

En la matière le Maroc offre déjà une multitude d’agences plus ou moins officielles. Vous avez le “Samsar”, c’est un indépendant que l’on trouve dans tous les quartiers des villes. Il suffit de se renseigner dans une rue pour en trouver un ou via les serveurs des cafés qui les alimentent souvent par les demandes des clients. Une bonne approche pour celui qui désire seul trouver son bien ou sa location en un endroit précis, les agences cherchant plus souvent à placer leurs produits au lieu de chercher selon la demande du client. Ils ont parfois même un petit bureau de quelques m² dans les quartiers, et savent mieux que les agences officielles et au jour le jour les disponibilités de leur territoire.

Les agences officielles marocaines existent aussi mais n’apportent pas toujours le service attendu, du moins pour les étrangers et sans généraliser ; mais vous dérangeriez parfois la partie de carte virtuelle qui anime la journée des secrétaires et du directeur, une certaine ambiance de cyber-café…

Autre direction : les agences tenues par des Européens et autres étrangers qui, après avoir hésité entre l’orientation “Riad”, se sont lancés dans les “affaires”, ce qui signifie l’immobilier au Maroc. Une mode depuis quelques années chez les arrivants qui désirent travailler de manière indépendante au Maroc, pensant que le pays attendrait ces derniers. Nous ne comptons plus les agences au Maroc, bien qu’entre eux ils se scrutent désormais d’un mauvais oeil devant un gâteau qui lui ne grossit plus. Beaucoup qui ne se suffisent plus de leur part et se lancent même dans les travaux de rénovation, après avoir reçu à leur anniversaire une belle boîte à outils…

Vous avez aussi les agences diverses qui n’ont pas pignon sur rue et celles virtuelles qui regorgent de petites annonces gratuites. Dorénavant les clients désirent passer outre les intermédiaires qui ne s’activent pas dans le sens de leur demande. Dans une période de prix attractifs recherchés, le virtuel permet d’évincer les intermédiaires coûteux.

Cerise sur le gâteau qui rétrécit à vue d’oeil, comme on le dit au Maroc, il existe quelques “32 millions de samsars”, puisque chacun connaît des terrains et des biens à vendre ou à louer, chacun recherchant à un moment une commission au passage. Une des raisons pour lesquelles vous ne trouvez que très rarement des panneaux “A VENDRE” sur les façades des biens, ce qui complique encore la tâche des chercheurs indépendants, tout comme celle des services fiscaux…

Voilà, si vous voulez venir vous installer au Maroc vous aussi dans ce secteur, comme hier d’autres qui se sont découvert subitement des qualités professionnelles de “Riadier” sur le tard.

Sinon le Maroc attend de nombreux autres apports en matière de services, à découvrir, sous réserve de ne pas suivre une mode démodée, et des secteurs qui seraient plus bénéfiques pour un meilleur développement de tous. Faut-il se poser et découvrir un pays avec le temps, meilleur ami et conseilleur.

—————————————————

Blog: http://legroupement.com

Site: http://legroupement-agadir.com

Service Investissement Seniors/Privés/Professionnels:

http://legroupement-agadir.com/le-groupement-conseil/

 

——————————————————

 http://www.communique-de-presse-gratuit.com/maroc-les-effets-inattendus-de-la-crise-sur-les-agences-immobilieres-de-marrakech_48219.html?utm_source=feedburner&utm_medium=email&utm_campaign=Feed%3A+communiques-de-presse+%28Les+derniers+communiqu%C3%A9s+de+presse+publi%C3%A9s%29

Forte baisse des ventes immobilières et concurrence

Immobilier au Maroc - Marrakech, et la crise…


Ce que certains qualifient de tsunami financier continue à avoir des répercussions dans tous les secteurs d’activité au Maroc notamment à Marrakech.

A Marrakech l’immobilier surtout le segment du haut de gamme a connu des moments de léthargie dans les ventes. Mais qu’en est-il des métiers qui tournent autour du secteur de l’immobilier. L’essor de l’immobilier a créé des milliers d’emplois au Maroc dont l’avenir est conditionné à celui du secteur.

C’est le cas des agences immobilières au Maroc qui se sont multipliées dans la ville rouge ces dernières années. En effet la bonne marche du métier d’agent immobilier à Marrakech est liée à celui du secteur. Et en parlant de crise on pense le plus souvent aux promoteurs et pourtant il y a d’autres professions complémentaires qui gravitent autour du secteur de l’immobilier. Les professions de courtiers, de notaires mais aussi d’agents immobiliers qui entrent dans ce qu’on pourrait appeler la chaîne de commercialisation immobilière. Car le produit fini est le fruit d’un long processus, tel un travail à la chaîne qui nécessite l’intervention de beaucoup de corps de métiers.

Toutefois les agences immobilières constituent des relais entre l’acheteur et le promoteur.Mais comment font-ils avec la crise ?

Certes l’agent immobilier joue un rôle important dans le processus de vente. Ils interviennent en amont et en aval du processus de vente. Avant les transactions ils donnent à l’acquéreur des conseils juridiques, financiers et fiscaux. Et après la transaction il peut s’occuper de la gestion locative du bien pour le rentabiliser.

Toutefois la baisse des transactions immobilières à Marrakech s’est répercutée sur le chiffre d’affaires des agences immobilières et la concurrence est devenue accrue dans le milieu. Car beaucoup d’agences immobilières à Marrakech avaient pour clientèle le haut standing. C’est plus avantageux pour elles puisque leurs commissions dépendent du prix de vente. Et la crise immobilière à Marrakech se fait surtout sentir dans le haut de gamme qui a connu une nette baisse des ventes et une réduction des prix allant 15 à 20 % en fin décembre. Alors pour sortir de cette crise certaines agences ont adopté une stratégie d’élargissement de leur clientèle.

Au lieu de se focaliser sur le neuf où les ventes sont en léthargie, certaines agences préfèrent élargir leur l’offre en y incluant les produits du segment du moyen et économique. Car même si les commissions sont moins importantes, la fréquence d’achat permet de rattraper le manque à gagner. De ce fait les agences commencent à s’intéresser aux produits de seconde main et au locatif. Cependant la crise a eu un effet positif pour les agences immobilières.

La crise pousse les clients vers les professionnels du métier. Car malgré les apparences l’intervention de l’agent immobilier dans les transactions immobilières est très faible au Maroc. Car seulement 5 % des transactions passent par les agences immobilières au Maroc contre 55 % en France et 80 % aux Etats-Unis. Mais cette situation de crise rend les clients plus vigilants et ils font plus recours à un agent immobilier pour être sûr de faire un bon investissement affirme un agent immobilier à Marrakech.

Selon des professionnels du milieu l’effet positif de la crise immobilière à Marrakech c’est qu’elle a entraîné la professionnalisation du marché. Et l’intérêt des clients a grandi pour les agences immobilières. Il y a eu certes une baisse des transactions mais les agences ont noté une hausse des demandes d’achats.

Retraités de France : oui, vous pouvez vivre au Maroc avec votre petite retraite.

a-cause-des-vieux.jpg

Voilà ce que nous répondons aux messages que nous recevons parfois, ou par ce que nous lisons sur divers forums qui s’adressent aux expatriés, aux retraités et seniors. 

Beaucoup ne savent aborder le fait que l’on peut vivre avec moins de 1000 euros par mois même au Maroc soit moins de 11.000 Dhs ! Et pourtant…  Certes, si en changeant de pays l’on ne désire pas changer entièrement ses habitudes, il faut savoir s’adapter aussi et prendre connaissance des repères financiers d’un pays, avant d’y poser les pieds définitivement. Lire les grilles des salaires d’un pays ou voir ce que touche un retraité au Maroc peut parfois remettre les choses en place et relativiser ses propres difficultés, au-delà du simple prix d’un tajine ou du kilo de tomates de référence pour beaucoup de touristes de passage. 

Ce serait plutôt aux jeunes Européens de s’inquiéter de leur retraite d’ici 20 ou 30 ans, qui risque de se retrouver plus proche certainement des retraites du Maroc actuelles, sous réserve que le concept de solidarité existe encore demain pour eux…

Pour les jeunes couples qui s’inquiètent de savoir si avec un travail au Maroc et moins de 3000 euros mensuels ils peuvent venir vivre au Maroc, ou comme lu cette semaine sur un forum, avec un contrat d’expatrié de 5000 euros net (55.000 dhs ou presque 30x le Smig)… CNSS et impôts payés, avec voiture de fonction et appartement payé par l’entreprise, qu’ils consultent la grille des salaires…

—————————————————– 

Blog: http://legroupement.com

Site: http://legroupement-agadir.com

Service Investissement Seniors/Privés/Professionnels:

http://legroupement-agadir.com/le-groupement-conseil/

—————————————————–

 http://www.lavieeco.com/economie/17260-retraites-1-115-dh-en-moyenne-chez-la-cnss-1-694-chez-le-rcar-et-4-730-chez-la-cmr-une-misere.html

Économie

Retraites : 1 115 DH en moyenne chez la CNSS, 1 694 chez le RCAR et 4 730 chez la CMR… une misère ! 

30% seulement de la population active occupée dispose d’une couverture de retraite.
En moyenne, ceux qui ont la CIMR perçoivent un complément de 2 200 DH en plus.

Peut-on vivre de sa pension de retraite au Maroc ? La question mérite d’être posée, d’autant que le dossier de la réforme des régimes de retraite est ouvert et que la conclusion principale qui ressort des études actuarielles est que les prestations sont trop «généreuses», menaçant de ce fait même la pérennité des caisses existantes.

Toute la question est de savoir pour qui ces prestations sont-elles généreuses. Les chiffres obtenus auprès des principales caisses, la Caisse nationale de sécurité sociale (CNSS) et la Caisse marocaine des retraites (CMR) en disent long sur le fossé qui sépare les retraités du secteur privé et ceux du public. Certes, sur cet aspect du problème, la raison est bien connue : à la CNSS, les cotisations se font sur une base plafonnée à 6 000 DH, par conséquent, au-delà d’une durée de cotisation déterminée et quel que soit le niveau du salaire que l’on perçoit, la pension de retraite ne peut dépasser, au mieux, 4 200 DH.

2 millions de salariés du privé n’ont pas de retraite complémentaire

Mais qu’est-ce qui empêche que les cotisations se fassent en fonction du salaire ? Pourquoi limiter à 6 000 DH ? Certes, les salariés du privé ont la possibilité de souscrire à une retraite complémentaire, mais combien ont-ils les moyens de le faire ? Alors que le nombre de salariés déclarés à la CNSS a atteint 2,2 millions à fin décembre 2009, celui des actifs cotisants à la CIMR est aux alentours de 250 000 ! Il y aurait donc, en gros, quelque 2 millions de salariés du privé officiellement déclarés qui ne bénéficient pas de la retraite complémentaire. Plus globalement, sur les 10,3 millions d’actifs occupés, seulement 30% environ bénéficient de la couverture retraite. Autrement dit, plus de 7 millions d’actifs occupés ne sont pas, à ce jour, affiliés à un régime de retraite. Un potentiel d’épargne très important ! La réforme projetée réussira-t-elle à y remédier ? Cela fait partie des objectifs qui lui sont assignés. Mais en attendant, combien perçoivent les retraités actuels ?

Les pensionnés de la CNSS, ceux qui ne sont couverts que par ce régime, pour la raison déjà évoquée, sont les plus mal lotis. La retraite moyenne y est de 1115 DH par mois, selon les données fournies par la CNSS elle-même. Une misère, puisque ce montant n’atteint même pas le SMIG (qui est de 2 030 DH) ! Et ce que cache cette moyenne est encore plus parlant quant à l’extrême faiblesse des pensions servies.

Sur les 365 107 pensionnés de ce régime, ils sont 111 851, soit 30,6%, à toucher une pension variant de 600 DH à 1 000 DH par mois, et 101 468, soit près de 28%, à percevoir une retraite comprise entre 1000 DH et 2 000 DH. Autrement dit, 58,4% des pensionnés de la CNSS, soit 213 319 personnes, ont une retraite qui va de 600 DH à 2 000 DH (voir le nombre de retraités par tranches de pensions).

Il faut cependant distinguer plusieurs catégories de pensions. Il y a d’abord la pension vieillesse, de loin la plus importante en nombre de retraités qu’elle concerne : 63,18%, soit 230 670 pensionnés. Pour cette catégorie, la pension moyenne est de 1620,43 DH. Il y a ensuite la pension de survivants qui représente 33,50% (122 302 personnes) avec une pension mensuelle moyenne de 763,87 DH. Viennent enfin la pension servie aux divorcés (6 024 cas) avec une moyenne de 728,98 DH par mois, la pension d’invalidité (5 504 personnes) avec une moyenne de 1 902 DH par mois et, de façon marginale, celle servie aux orphelins (607 personnes) avec une moyenne de 559,46 DH par mois. Comme on le voit, à la CNSS, plus de 35% des pensions servies sont des pensions de réversion.

A la CMR, la pension maximale peut atteindre 50 000 DH par mois

Les retraités civils de la Caisse marocaine de retraites (CMR), au nombre de 231 978, sont, eux, relativement plus choyés. En particulier les retraités principaux, qui représentent 68,4% de l’effectif total. La pension moyenne chez cette catégorie de retraités s’élève à 4 730,33 DH par mois. La plus élevée atteint les 50 000 DH par mois. Mais le gros de l’effectif (45,73%) perçoit une pension qui se situe dans une tranche, certes très large, allant de 2 500 à 10 000 DH (voir tableau).

Ce sont en tout cas plus de 9 milliards de DH que la caisse débourse chaque année pour ces 158 756 pensionnés principaux. Pour les «réversataires», en revanche, la pension moyenne dépasse à peine 1 000 DH (1 116,25 DH plus exactement). Concernant le Régime collectif d’allocation de retraite (RCAR), qui compte 96 784 pensionnés à fin 2008, la retraite moyenne était à cette date de 1 694 DH. Elle était déjà supérieure à celle de la CNSS. Le RCAR gère pourtant les retraites des personnels des collectivités locales, des administrations publiques (les non-titulaires) et des établissements publics, soit des entités où les salaires ne sont pas réputés pour être les plus élevés. Cela n’a pas empêché que le salaire plafond servant de base à la cotisation évolue chaque année depuis 1982 pour atteindre à la fin de 2009 un montant mensuel de 13 350 DH, soit plus que le double de celui en vigueur à la CNSS. Il est vrai cependant qu’avec la récupération de la caisse interne de l’OCP, de JLEC (Jorf Lasfer energy company), en attendant celle de l’ONE, le RCAR a hérité de droits acquis et aussi de cotisations substantielles. Enfin, la CIMR (Caisse interprofessionnelle marocaine de retraite CIMR), régime facultatif mais ô combien nécessaire pour relever la maigrichonne pension de la CNSS, sert une retraite moyenne de 2 185,70 DH par mois, selon son PDG, Khalid Chedadi. Là encore, il y a lieu de distinguer la pension principale, un peu plus élevée, et la pension de réversion inférieure à 1 000 DH. Le nombre de retraités de la CIMR s’élève en 2009 à 123 688. Au total, le gros de la population des retraités perçoit des pensions s’approchant à peine du SMIG. Une misère !

Salah Agueniou

Crise identitaire pour l’émigré et crise doublement identitaire pour le MRE…

Les MRE ne sont pas que des chiffres qui remplissent des attentes économiques comme ces dernières années, ils savent aussi apporter les lettres qui manquent pour faire le mot le plus long. 

208_doubleidentitedvd.jpg

Il s’expriment et soulèvent non seulement les problèmes rencontrés au nord mais aussi au sud, chez eux ou dans le pays de leurs pères. L’étranger, d’où qu’il vienne, capte bien son étrangeté dans un groupe aussi étrange que lui. C’est et cela reste universel. Mais certes que ressentir cela doublement quand la personne se sent double par deux cultures vécues, soulève de nombreuses questions au point de ne plus savoir où trouver de réponses logiques si ce n’est des comportements bien globalisés désormais et non uniquement dans certains pays. Les Marocains qui ne connaissent pas les pays étrangers ne verraient donc pas les MRE comme des Marocains, mais ne faudrait-il pas aborder plus sociologiquement le terme MRE par des chiffres enfin plus précis selon les générations abordées, et changer les sigles pour éviter les confusions ? 

Double identité sur les papiers soulève des problèmes humains il semble, autant qu’intégration hier ailleurs, la question posée sera pour combien de générations de MRE qui n’en seraient plus vraiment déjà pour une bonne partie, étant aussi étrangers au Maroc que n’importe quel autre étranger. Ministère des MRE ou de l’intégration, le concept devient flou à un moment dans les échanges quotidiens…

—————————————————— 

Blog: http://legroupement.com

Site: http://legroupement-agadir.com

Service Investissement Seniors/Privés/Professionnels:

http://legroupement-agadir.com/le-groupement-conseil/

——————————————————  http://www.yabiladi.com/articles/details/3016/sondage-jeunes-marocains-l-etranger-integres.html 

Société

 Sondage BVA sur les jeunes Marocains à l’étranger : Intégrés chez eux, il leur manque la reconnaissance au Maroc

2610 jeunes Marocains de 18 à 34 ans, résidant dans six pays européens, ont répondu aux questions diverses et variées de l’institut de sondage BVA. Discriminations, pratique religieuse, mariages, transferts financiers, image du Maroc et des MRE : le sondage est d’envergure. Contrairement aux idées reçues, le sondage dépeint l’image d’une population ouverte et de jeunes se sentant parfaitement « chez eux » dans les pays de résidence. Mais il n’est toutefois pas sans omettre certains sujets.

inistère

sondage-mre.jpg

25 minutes de questions, par téléphone ou en face à face (en Espagne et Italie), voilà ce à quoi les 2610 sondés à travers l’Europe, âgés de 18 à 34 ans, ont consenti pour donner matière à interprétation aux instances officielles, aux journalistes et universitaires, et aux lecteurs.Commandité par le Conseil de la communauté marocaine à l’étranger (CCME), le sondage a été effectué par l’institut BVA (Brulé, Ville et associés) et présenté lundi 26 juillet à Casablanca en présence de MM. Driss El Yazami, président du CCME, et Mohamed Bernoussi, secrétaire général du ministère chargé de la communauté marocaine résident à l’étranger.

Les résultats du sondage ont été déclinés en trois grands axes : la situation des jeunes MRE dans les pays de résidence respectifs (Italie, Espagne, France, Belgique, Pays-Bas, Allemagne), les repères identitaires au Maroc, et les liens tangibles avec le Royaume. S’il n’est possible que de traiter quelques uns des aspects, le sondage complet est attaché en bas du document. Très sommairement, il dépeint les jeunes MRE comme attachés à leur pays d’origine – 94% se sentent Marocains et 43% soutiennent financièrement un proche au Maroc – tout en s’insérant pleinement dans les sociétés d’accueil. A noter également que chaque réponse a été différenciée selon les pays de résidence et selon si le ou la jeune interrogé(e) était de première ou de seconde génération vivant en dehors du Maroc.

12_101963-source-leconomiste.jpg

Le pays de résidence, plus déterminant que la génération 

Sur ce plan, un premier enseignement à tirer est que les réponses varient plus en fonction des pays de résidence que des générations. Ainsi, pour 93% des MRE des Pays-Bas, il serait par exemple important de se marier à une personne de religion musulmane, tandis qu’en Allemagne, ce pourcentage n’est que de 34%.Les plus grands changements entre les 1è et 2è générations sont à observer dans la relation des jeunes avec leurs parents. De manière générale, les premières générations se disputeraient plus souvent avec leurs parents que ceux dont les parents ont émigré du Maroc. Notamment 58% des immigrés (à proprement dire) se seraient déjà disputés avec leur parents concernant la religion et les traditions, contre 42% des jeunes de la deuxième génération. L’écart est de 13 % sur le plan des disputes liées au job et à l’activité professionnelle (53% : 40%), et 39% des premières générations auraient eu des différends avec leurs parents en rapport avec leurs relations amoureuses, contre seulement 22% parmi les deuxièmes générations. 

Pleinement insérés dans les pays d’accueil, mais pourtant considérés ici et là comme « racailles » et étrangers 

Cette propension plus haute à la dispute, les statistiques la démontrent sans pour autant en donner les raisons. Un début d’explication pourrait se trouver dans le restant des résultats, concernant l’insertion des jeunes dans les sociétés d’accueil. Il se dégage une image de jeunes qui font le choix de s’insérer pleinement dans les sociétés d’accueil, et qui s’y sentent clairement « chez eux ». Ce sentiment est moins fort en Italie (63%) et en Espagne (68%), mais très net en France (80%), aux Pays-Bas (81%), en Belgique (87%) et en Allemagne (90%). Des jeunes dont 95% estiment qu’il est important de maitriser la langue du pays de résidence, et qui parlent, lisent et écrivent effectivement ces langues à 84% . Et des jeunes, finalement, qui quant à leurs amitiés et relations sociales, ne restent pas cantonnés entre Marocains, mais qui sympathisent naturellement (à 91%) avec les nationaux des pays de résidence. 

Seule exception : les mariages et les couples. 84% des jeunes MRE interrogés vivant en couple ou étant mariés sont liés à un(e) Marocain(e). Une endogamie très forte, sans être réellement obligatoire. Si 59% des sondés affirmaient tout de même qu’il leur était « important » de se marier avec un(e) Marocain(e), seuls 32% disaient qu’il leur était « indispensable » d’avoir l’opinion de leurs familles concernant le choix de leurs conjoints. Ces résultats vont droit à l’encontre des stéréotypes des jeunes immigrés que l’on retrouve (trop) souvent dans les médias du vieux continent : communautaires, incapables de s’exprimer correctement dans la langue du pays de résidence, et pourquoi pas racailles et criminels… Une image dont ces jeunes souffrent. Selon les sondés, la perception des jeunes MRE dans les pays de résidence se serait dégradée depuis l’année dernière. Seul 48% estiment que les MRE ont une bonne image, contre 52% l’année dernière. Avec 18%, les Pays-Bas sont la lanterne rouge à cet égard. Si ces pourcentages baissent quant à la réalité des discriminations subies, ils restent néanmoins alarmants. Les résultats du sondage qui démontrent la réalité de jeunes pleinement intégrés dans les sociétés d’accueil mériteraient d’être largement diffusés. 

Autre aspect qui mériterait d’être diffusé davantage : le fait que sur une question ouverte concernant les attentes envers le Royaume, 35% des jeunes MRE ont spontanément dit qu’ils voulaient qu’on arrête de les considérer comme étrangers au Maroc. 

Bémols importants? 

Ce sondage, dont il n’a été présenté qu’une partie des résultats, n’est cependant pas sans soulever quelques critiques. Des questions non posées qui semblent pourtant découler des questions déjà inclues dans le questionnaire, quelques manques de précisions, des résultats pour les MRE d’Allemagne qui pourraient être mis en doute…Ainsi, tout au long du sondage, l’Allemagne semble tenir une place à part dans l’émigration marocaine. Une population de MRE qui a moins de liens avec le Maroc, qui est beaucoup moins encline à l’endogamie et qui semble plus critique envers le Royaume, notamment sur le plan des droits humains, selon le sondage. Mais quand il s’agit de décrire le profil des MRE sondés en Allemagne, l’institut BVA se contredit. Pour ce qui est du niveau d’études, 42% des sondés n’en auraient aucun et 54% auraient absolvé seul le primaire. En même temps, sur les 500 MRE de 18 à 34 ans interrogés, 37% auraient déclaré être élèves ou étudiants – donc clairement au delà du primaire. Qu’en est-il par conséquent de la fiabilité des données récoltées en Allemagne? 

S’il peut s’agir là d’une simple erreur technique, sur d’autres aspects, la nature même du questionnaire omet quelques éclairages supplémentaires. Ainsi, il a été question des connaissances de l’arabe et du désir d’apprendre à parler, lire et écrire cette langue, avec des résultats assez probants, surtout pour le deuxième volet. Cependant, cette même question n’a pas été posée concernant les dialectes berbères. Alors que l’on commence à les inclure dans l’éducation nationale au Maroc, concernant les MRE, cela n’est-il pas encore à l’ordre du jour? D’autre part, s’il est question transferts financiers, de facilitation des investissements au Maroc, pourquoi ne pas demander l’avis des MRE sur la convertibilité du dirham en euros? Dernièrement, la question de la participation politique dans les pays d’accueil a été posée, tout comme la question de savoir où les MRE considèrent qu’il est plus important de s’engager politiquement, au Maroc ou dans le pays d’accueil. La réponse est que nombreux sont ceux qui participent à la vie politique du pays de résidence, et seuls les MRE d’Espagne estiment qu’il est plus important de s’engager au Maroc qu’en Espagne. Mais pourquoi alors ne pas suivre la logique et demander si les MRE considèrent l’engagement politique au Maroc comme important (ou pas)? 

Sur cette dernière question, la chargée Elodie Jouannec, chargée d’études senior à l’institut BVA, répondait en marge d’une conférence de presse que cela fut « un choix ». Un choix qui intrigue, sachant que le CCME, commanditaire, est né justement d’un désir de participation politique des MRE à la vie politique marocaine.Faut-il alors suivre Winston Churchill, quand il affirmait que « les statistiques, c’est comme un ivrogne avec un lampadaire : utilisés comme soutien plutôt que pour éclairer » ? Du moins en partie. Mais on peut également continuer d’éclairer l’ivrogne.

Sondage_bva_ccme_07-2010.pdf 

Frederic Schmachtel Yabiladi.com 

 —————————————-

Autre article complet sur :

http://www.lematin.ma/Actualite/Journal/Article.asp?idr=116&id=137389 

1er forum des jeunes marocains du monde 

La double identité fait débat 

mre-double-identite-ifrane.jpg

Jeunes MRE, académiciens et acteurs politiques et associatifs ont décortiqué la « crise identitaire » des immigrés.

Chaque fois que des marocains du monde se réunissent autour de tables rondes, la question de l’identité revient au-devant de la scène. C’est cette question d’ailleurs qui a été au centre des débats les 27 et 28 juillet à l’Université Al Akhawayn Ifrane, lors du 1er forum international des jeunes marocains du monde.

Le MRE, une valeur professionnelle sûre pour l’entreprise Maroc.

Un stage de formation en France est un point apprécié sur un CV pour beaucoup de jeunes Marocains après quelques années d’études préalables. Pour le MRE qui a connu le milieu professionnel à l’étranger ou en Europe pendant quelques années, c’est une forme de garantie pour sa carrière lorsqu’il se présente dans un recrutement en son pays d’origine. 

avez-dit-revenus-passifs-l-3.jpg

L’exigence des entreprises n’est plus à démontrer en Europe : celui qui ne sait travailler ne reste pas longtemps dans le milieu professionnel, ne dépassant guère la semaine en période d’essai. Si les MRE par manque de postes en Europe reviennent au pays d’origine, ils reviendront donc certainement bien chargés en bagages par cette haute valeur ajoutée et fortement reconnue professionnellement au Maroc. Le made in France est un label en ce domaine. De là à passer le cap de la création d’entreprise à titre personnel par leurs capacités reconnues aussi bien en Europe qu’ici au Maroc, cela devrait améliorer la qualité de quelques secteurs économiques importants qui pêchaient par manque de formation des ouvriers ou des employés. 

crea-entreprise.jpg

Une main d’œuvre qualifiée nouvelle qui pourra répondre à l’amélioration recherchée par de nombreuses entreprises au Maroc. Les secteurs de la construction, de la technicité, de l’industrie devraient sortir gagnants de cela, si ces MRE sont bien encadrés en arrivant. Une possibilité qui peut faire gagner quelques années au Maroc dans ses objectifs de développement comme en matière de qualité réclamée par de nombreux clients en divers secteurs. Une carte à jouer gagnante…

—————————————————- 

Blog: http://legroupement.com

Site: http://legroupement-agadir.com

Service Investissement Seniors/Privés/Professionnels:

http://legroupement-agadir.com/le-groupement-conseil/

—————————————————- http://www.aufaitmaroc.com/actualites/economie/2010/7/27/dans-la-peau-dun-mre 

Création d’entreprise. Dans la peau d’un MRE

L’environnement des affaires au Maroc est en constante amélioration. Depuis la mobilisation du partenariat public/privé pour stimuler la création d’entreprises, plusieurs facilités administratives, incitations fiscales et facilités d’octroi de crédit ont été instaurées. L’entrepreneuriat devient une aventure de plus en plus stimulante.

conference_s_i_e_l_2010_tue_feb_09_2010_elkorachi_abdellatif_med_ameur_minstr_des_mre_medium.jpg

Le ministre délégué chargé de la communauté marocaine résidant à l’étranger, Mohamed Ameur. /DR

Nombre de marocains ont toujours évité de créer leurs entreprises. Les causes sont connues et relèvent entre autres d’une absence d’information et de conseil dans son processus de création, des manques de culture du risque et de transparence structurelle et conjoncturelle, conjugués à la complexité et la lenteur administrative, aux désavantages fiscaux et aux problèmes de financement.

La conséquence directe a longtemps été une prédominance importante de l’économie informelle, provoquant d’énormes fuites et évasion fiscales, à hauteur de 35 milliards Dh en 2008 selon le Haut Commissariat au Plan (HCP). Mais c’est à partir de l’ouverture des barrières douanières par démantèlement tarifaire que le Maroc a pris conscience d’une perte de vitesse en termes de compétitivité nationale.

Des mesures d’urgence

Dès lors, plusieurs mesures portant sur l’amélioration du climat des affaires ont été prises par le gouvernement, notamment en termes de facilité de création d’entreprises.Un panel de partenaires accompagnateurs existe désormais sur la place. Par exemple, la Fondation Banque populaire pour la création d’entreprise accompagne en moyenne 900 porteurs de projets chaque année. Au total, plus de 6.500 promoteurs ont été conseillés, assistés, formés et accompagnés durant leur démarrage. Pour sa part, le Centre des Jeunes Dirigeants (CJD), association créée il y a plus de 5 ans, milite pour la multiplication des jeunes pousses. Cette année, elle vient de lancer un programme d’accompagnement des créateurs d’entreprise.

D’autres réseaux comme Maroc Entreprendre, l’Agence nationale pour la promotion de la PME (ANPME), les Centres régionaux d’investissement (CRI), la Fédération des PME/PMI, les chambres de commerce et d’industrie peuvent aussi être efficaces.

Procédures administratives simplifiées

Par ailleurs, les procédures administratives de création d’entreprise ont été largement simplifiées.“Le CRI met à la disposition du demandeur un formulaire unique contenant l’inscription à la patente, la déclaration d’immatriculation au registre de commerce et une demande d’affiliation à la Caisse Nationale de Sécurité Sociale”M. Ben Elafdil, directeur du CRI de Casablanca.

De leur côté, les conditions fiscales sont de moins en moins contraignantes, avec des baisses successives de l’Impôt sur le Revenu.De plus, les entreprises exportatrices de produits et services bénéficient d’une exonération totale d’impôt pendant 5 ans et d’une réduction de 50% les années suivantes. Plusieurs autres exonérations sont prévues en fonction du territoire et de l’activité.Les résultats sont tels que à fin mai 2010, Casablanca compte 2.965 entreprises nouvellement créées, en progression de 17%, comparé au cinq premiers mois de 2009. Selon le Centre Régional d’Investissement de la capitale économique, pour le mois de mai uniquement, 591 structures ont été établies.
L’aventure entrepreneuriale devient stimulante!

1.000 PME pour MRE en 2013

“Le programme de création de 1.000 PME au Maroc par les ressortissants marocains en France, qui a été initié il y a quelques semaines par les deux pays, est aujourd’hui activé”, déclarait Mohamed Ameur, ministre délégué auprès du Premier ministre, chargé de la communauté marocaine résidant à l’étranger.

Cette annonce a été faite lors d’une conférence tenue à l’occasion du lancement du programme national d’accompagnement des MRE pendant la période estivale, durant laquelle le ministre a exposé les principaux axes de ce programme ainsi que les différentes manifestations et activités qui seront mises en œuvre au profit de la communauté marocaine résidant à l’étranger.Le programme de création de 1.000 PME, rappelons-le, vise notamment à appuyer la définition et la mise en place d’une stratégie nationale d’accueil des investissements de la diaspora et à garantir un accompagnement de qualité en France et au Maroc aux promoteurs MRE.Ceci afin d’accompagner la création de ce nombre d’entreprises à l’horizon 2013.

Hayin Fadi

Français exilés au Maroc, ou le nouvel exode de “l’homo-economicus-europeanus”

Les MRE qui rentrent au pays amèneront-ils dans leur sillage les Français qui sont dans la même vision économique qu’eux ? 

petite-retraite.jpg

L’histoire de la valise en carton d’une petite chanteuse du Portugal qui réussit à Paris se chantera prochainement mais en sens inverse, entre la vieille Europe et les pays dits en développement. “La France va mal” pour beaucoup de gens, pas seulement depuis le septembre noir de 2008, mais par un courant ressenti bien avant à l’aube du millénaire qui commençait avec l’Euro. 

La morosité domine sur le plan comptable, non vraiment celui des banques qui elles se relèvent par les aides de l’Etat, donc du peuple qui paiera la facture demain, mais bien pour la population à la base, qui alors se doit de rechercher des solutions seule et parfois ailleurs, comme au Maroc. Le Français moyen représente la plus grande partie de la France qui ne s’y retrouve plus et qui en plus ne voit pas d’un œil optimiste les prochaines années ni les prochaines décennies, beaucoup associant la notion de retraite à celle de misère. Le Français est un “homo-securitus” qui pense à ses lendemains : déjà au début de sa vie il est éduqué en ce sens, pour se sécuriser, pour sa protection sociale, et même pour l’assurance sur la vie. Alors quand le présent lui exprime brutalement “no future“, il réagit très rapidement pour changer de direction.  

Direction Maroc ou Maghreb bien souvent, ne désirant pas complètement couper les divers cordons culturels, notamment par besoin de se sentir moins éloigné par les quelques liens familiaux existant encore. Il lorgne même vers l’Asie qui offre maintenant des opportunités pour se poser à très bon prix entre deux cocotiers. Exil, entend-on, immigration ou émigration, le terme de fuite utilisé aussi chez certains, des expressions plus précises que l’on entendait il y a quelques années de la part des gens qui quittaient leur sud par force, non seulement pour des raisons économiques mais aussi politiques ou idéologiques. 

“L’homo-economicus-europeanus” sera-t-il le nouveau nomade, le nouvel immigré pour les prochaines générations ? Un témoignage ci-dessous qui n’est pas isolé et que l’on entend de plus en plus souvent…

—————————————————-

Blog: http://legroupement.com

Site: http://legroupement-agadir.com

Service Investissement Seniors/Privés/Professionnels:

http://legroupement-agadir.com/le-groupement-conseil/

—————————————————- 

http://www.rtl.fr/fiche/5947727420/ces-francais-qui-s-expatrient-au-maroc-pour-leur-retraite.html

RTL info 11 août 2010

Ces Français qui s’expatrient au Maroc pour leur retraite

Alors que la réforme des retraites sera soumise au parlement à la rentrée, une enquête Ipsos pour le magazine Pleine Vie souligne que près de 2 retraités sur 10 quittent la France pour faire face à la baisse de leur pouvoir d’achat. Après les Dom Tom, c’est le Maroc que les Français préfèrent pour leurs vieux jours. RTL vous emmène à El Jadida, une petite ville au sud de Casablanca, qui attire de plus en plus de ces retraités français.

Dossier audio sur RTL:


Le Dossier de RTL : près de 2 retraités sur 10 quittent la France pour faire face à la baisse de leur pouvoir d’achat

—————————————————

http://www.senego.com/actualites/la-vie-est-elle-devenue-trop-chere-en-france/2010/04/27/9540

La vie est-elle devenue

trop chère en France?

Moi qui vis l’étranger toute l’année et qui ne rentre qu’une fois l’an en France pour les congés, je me pose sincèrement la question: combien de temps pourra-t-on encore vivre en France, ou plutôt survivre?

vie-chere-en-france.jpg

Il y a plus de 10 ans, avant l’Euro, je me considérais comme un privilégié. J’avais un travail, mon épouse également et chaque année nous rentrions en France pour les vacances avec suffisamment d’économies pour passer d’excellents congés et parfois faire un petit voyage hors Europe.

Avec l’arrivée de l’Euro, notre budget a fondu de 30% et cela dans l’année 2002, soit un an après la mise en place de la monnaie unique. Depuis, chaque année le coût de la vie augmente de façon inversement proportionnelle à nos capacités financières.

Comment accepter qu’un simple café au comptoir coûte entre 1,75 € et 2,00 €, comment accepter qu’une population ne puisse plus se payer de fruits ou légumes, comment accepter qu’un loyer dans une grande ville coûte l’équivalent d’un salaire ? Comment accepter qu’un litre de carburant coûte 1,40 euros (plus de 9 Frs) ou qu’une simple baguette de pain frôle les 1 euro ? Pour tous ceux qui vivent à l’année dans l’hexagone, il est difficile de s’apercevoir à quel point la vie est devenue intenable. On fait vivre sous perfusion les plus précaires pour s’assurer la paix sociale, mais cette politique tiendra-t-elle encore longtemps? En a-t-on seulement les moyens?

La crise grecque nous démontre, s’il en est encore besoin, que la situation au sein de la zone euro est catastrophique. Pire, d’autres pays sont sur la corde raide: Espagne, Portugal, Irlande et…la France. Notre Premier ministre l’avait indiqué il y a deux ans, il a hérité d’un pays en état de faillite. A une époque, on nous parlait régulièrement de la dette française. Bizarrement, depuis des mois, celle-ci a disparu des infos économiques.

Quand je rentre en France, les pauvres me semblent plus nombreux, les SDF sont légion dans le métro parisien et ceux qui ont encore un petit boulot n’arrivent plus à en vivre. Dans ma propre famille, certains, alors même qu’ils ont un salaire apparemment convenable, ne peuvent plus s’offrir un restaurant en famille. Il faut payer les charges de la maison, les dettes, l’abonnement téléphone/Internet, le carburant, la nourriture etc..

Que l’on ne me dise pas c’est la faute de tel ou tel gouvernement. Quel que soit le parti politique, ils sont tous aux affaires à un moment donné et aucun n’a fait mieux que l’autre. Quel est désormais notre avenir ? On sait déjà que d’ici quelques années nous n’aurons plus de retraites ou qu’elles seront si faibles qu’elles ne permettront pas de vivre. Pour ma part, afin de ne pas trop sentir la baisse de mon pouvoir d’achat, je passe une bonne partie de mes vacances au Maroc. Je suis obligé de m’exiler de mon propre pays afin de pouvoir offrir des congés à ma famille. Je suis conscient d’être encore un peu privilégié, mais pour combien de temps et surtout, quel avenir aurons-nous à offrir à nos enfants?

E.FSource: LePost.fr

Printemps, saison des MRE, automne, hiver, ou les saisons vaches à lait marocaines…

 m.jpg

L’on frotte le tapis rouge des investisseurs toute l’année, dont une partie se nomme MRE. De fait la saison de l’été se transforme chaque année en saison des MRE. Le printemps étant la saison des retraités, l’automne des résidents que l’on attire fiscalement, et l’hiver celui des entreprises, en saupoudrant l’année entière de touristes de passage. Cerise sur le gâteau, les médias qui observent le terrain… Comme déjà abordé dans nos propres articles, de quels MRE parle-t-on ? 

Pas étonnant que les médias qui reprennent le sujet régulièrement n’y montrent parfois qu’une image orientée, soit pour des raisons de ligne éditoriale, politiques, sociales ou autres et selon son auteur, et que chacun se limite ainsi à sa propre vision sur ces MRE. Il en est de même d’ailleurs pour la vision des ERM, des étrangers qui résident au Maroc, ou des FRE, Français résidant au Maroc mais vus de la France… Donc des visions qui sont entretenues par les divers écrits comme sur Internet, peut-être par manque de transparence du sujet MRE entendu depuis quelques années par les diverses autorités qui ne visent elles aussi qu’une image trop arrêtée sur cette communauté. 

Le MRE, Marocain expatrié qui revient chez lui chaque année, serait le modèle type que l’on nous montre régulièrement, mais sur une population estimée à plus de 5 millions de MRE, combien sont dans ce type de classification encore, et resteront-ils en nombre dans le temps ? A voir les jeunes débarquer de France, nous voyons de plus en plus une autre catégorie que celle visée uniformément dans les discours, qui même s’ils ont officiellement des droits au Maroc par une binationalité sont de plus en plus des Européens, de seconde, de troisième, voire de quatrième génération parfois, qui ne découvrent le pays de leurs anciens qu’en total décalage culturel. A les entendre réagir aussi sur de nombreux sites ou blogs Internet il semble aussi qu’ils ne se sentent pas toujours les mieux accueillis au pays de leurs pères, souvent moins bien d’ailleurs selon eux que les touristes classiques. 

Il serait temps de clarifier la notion de MRE de manière plus sociologique et plus stratifiée, ce que sait faire l’ensemble des médias involontairement si nous les réunissons par leurs visions diverses et leurs articles réguliers, mais cela serait à faire dans un objectif certainement moins intéressé et plus scientifique. Mais au regard de la crise, des rentrées financières moindres des MRE, d’investissements réduits de leur part, du Ramadan qui arrive et qui durera pendant la saison des MRE pour les prochaines années, les chiffres parleront encore, au même titre que les médias. 

 ————————————————–

Blog: http://legroupement.com

Site: http://legroupement-agadir.com

Service Investissement Seniors/Privés/Professionnels:

http://legroupement-agadir.com/le-groupement-conseil/ 

————————————————–

http://www.yabiladi.com/articles/details/2801/arrivees-estivales-wech-wech-cousin-vaches.html 

Arrivées estivales des MRE : « Wech-Wech cousin », vaches à lait ou simples vacanciers? C’est la « saison » des « zmagris », l’occasion pour la presse marocaine de sortir de nombreux numéros spéciaux MRE, de s’approprier de différentes manières ce « grand retour » estival – mais aussi de nourrir des clichés gros comme des tours HLM… 

mre-vache-a-lait.jpg

Il n’y a pas que la Fondation Mohamed V qui souhaite la bienvenue aux MRE. Quotidiens, hebdomadaires, mensuels – la presse s’est également saisie du dossier des vacances au bled. Le quotidien gratuit Aufait prévoit un numéro spécial MRE à sortir dans les prochains jours, Les Echos l’a publié il y de cela plus d’une semaine. L’hebdomadaire Le Temps consacre une enquête spéciale aux MRE et le Courrier de l’Atlas le dossier de son édition juillet/août.

Les titres démontrent déjà les différences de perception qui peuvent exister. Si Le Temps annonce en couverture de son numéro 58 (10-16 juillet 2010) « la fin du mythe des MRE », il parle plutôt de l’économie de la « saison des MRE » dans les pages consacrées au sujet. Une analyse économique qui reflète une grande partie des discours médiatiques en la matière. Les MRE sont vus à travers leur apport économique au pays d’origine, on parle de bonne ou de mauvaise « saison », et on décrypte les politiques mises en place pour favoriser une bonne « récolte ». Bien sûr, les analyses changent selon le point de vue de l’auteur. Les uns critiquent, les autres présentent les mesures prises par les autorités.

Le titre du supplément des Echos du 5 juillet 2010, entre dans le deuxième cas de figure. Intitulé « Le grand retour », l’idée de la « saison » est proche, et le contenu en témoigne. Financé par le ministère chargé de la Communauté marocaine résidant à l’étranger, il était prévu, selon nos informations, qu’il ne traite que le sujet des investissements des MRE au Maroc. Par manque de textes, d’autres sujets (culturels) ont trouvé leur place dans le supplément, mais l’objectif du ministère des MRE est clair. Inciter davantage de MRE à s’engager sur le terrain des investissements productifs au Maroc, secteur qui traine un peu la patte en comparaison aux transferts d’argent. Mais ces derniers aussi auraient dépassé leur zénith. La « saison 2007 » était la meilleure de l’histoire, avec environ 55 milliards de dirhams transférés. Depuis, la « récolte » baisse, dépassant à peine les 50 milliards de dirhams en 2009.

Le ministère est actif pour rendre le pays plus attrayant pour des investissements des MRE, mais il bataille également sur le champ des discours. Les liens entre MRE et le Maroc sont présentés en permanence comme étant tout à fait « naturels ». Douter de l’appartenance d’un ressortissant étranger d’origine marocaine n’entre pratiquement pas dans le possible des discours officiels. Le ministère insiste plutôt sur le MRE jeune, actif, peut être entrepreneur, en tout cas hautement qualifié, quelqu’un qui s’investit dans le développement de son pays d’origine. Comme le précise le ministre Mohamed Ameur dans ce même supplément, son département privilégie pour cela, « bien plus encore que [les] investissements directs, la mobilisation de nos compétences expatriées ».

Cette image, on peut la retrouver par exemples dans les brochures de l’opération Marhaba de la Fondation Mohamed V. Mais les photos choisies par Les Echos pour illustrer le supplément MRE reflètent plutôt le contraire. Meilleur exemple : l’interview dans lequel M.Ameur explique sa stratégie pour améliorer l’investissement des MRE dans les secteurs productifs au Maroc est illustrée, sur deux pages, par une photo d’un groupe d’ados en pull à capuches et/ou avec casquette, sous la pluie, en bas d’un bâtiment en très mauvais état (voir ci-dessous). C’est cette image triste qui entoure la photo du ministre. En constatant l’anachronisme entre l’illustration et le contenu, le ministre a dû se dire, dépité : « Ils m’ont karchérisé mon message ! »

mre.jpg

Mais cela reste une image courante, qui reflète bien ce réflexe répandu au Maroc d’associer les MRE aux jeunes « racailles » de banlieue traînant dans la rue et au stéréotype du « wesh wesh couz » qui vient au Maroc pour frimer et se déchaîner. Ce stéréotype, Casawaves, blog d’un expatrié français à Casa, l’entretient à l’état pur à l’occasion des vacances d’été, dans son fil d’actualité sur Facebook. Le titre en dit déjà long : « Wesh cousine ! » L’auteur, « Miss Casa », fait dans le populisme et la moquerie teintés de condescendance : Casa serait maintenant « envahie » par Momo, Rachid et Elham (MRE, sic!), au « look wech-wech », rêvant « d’importer la mode urbaine des voitures brûlées au Maroc » pour l’un, et du passeport d’une petite amie italienne (tout en épousant une « bent bladou pure souche ») pour l’autre. La fille, « MREtte », « joue la starlette sur les plages […] mais dès qu’elle entrouvre ses lèvres, on a presque envie de ‘l’éteindre’, tellement elle fait ’sa bouffonne ’ ». Le « manque de scrupules de Rachid, le manque de respect de Momo, et le manque de classe d’Elham » seraient même capables de « rendre Casa plus bordélique qu’elle ne l’est déjà ».On peut apprécier la caricature et l’ironie, encore faut il avoir un message à transmettre pour éviter la moquerie gratuite. Ce message est toutefois difficile à trouver… 

Un monde sépare ce texte du dossier « Réussir ses vacances au Maghreb » du Courrier de l’Atlas dans son numéro juillet/août. Sans parler des MRE et de les juger, ce dossier s’adresse directement à tout ceux qui, justement, veulent passer leurs vacances au Maghreb. « Tonton du bled » de 113 y trouve son entrée, le ramadan qui s’avance de plus en plus vers l’été, des conseils « comment éviter les galères au bled »… Des articles qui s’adressent à ce que sont les visiteurs en été : des vacanciers dans un pays que certains connaissent mieux, d’autres moins bien. Certains sont plus intéressés à ce qui s’y passe que d’autres, et ces intéressés, le Courrier de l’Atlas les invite notamment à suivre une visite proposée par Casamémoire. Un tour de Casa en dehors des sentiers battus, qui tente de montrer ce que cache le stéréotype de Dar el Beida, la bordélique.. A méditer. 

Frederic Schmachtel Yabiladi.com

Langue de Shakespeare, langue de Voltaire, le Darija, l’Arabe classique, les nouvelles générations issues des MRE vont y perdre leur Latin ! Sont-ils encore par le terme des MRE ?

la-tour-de-babel1.jpg  

A lire certaines approches sur les MRE, l’on peut comprendre que certains jeunes aient du mal à se connecter ensuite à un pays. Ce qui était valable en France avec les Marocains nés au Maroc, n’est-il pas en train de se reproduire au Maroc avec ces “Européens” qui devraient s’adapter, pour ne pas dire s’intégrer, demain au pays de leurs ancêtres ?   Ecoute-t-on réellement ces nouvelles générations et leur culture “personnelle”, non pas double mais nouvelle ? Car en fin de compte ne sont-ils pas les exemples de l’évolution culturelle positive qu’attendrait le monde par le mélange ? La culture est une chose vivante qui ne doit pas être étouffée dans l’œuf, encore moins en voulant récupérer les uns et les autres. Les MRE sont aussi très utilisés selon les besoins, plus économiques qu’humains, cela chacun le sait, jusqu’à quand irait-on chercher les nouvelles générations avant de les écouter ? 

Si apprendre les langues est certes une bonne chose sur un plan général, une invitation, ne rechercherait-on pas pour d’autres volontés de désintégrer ? “A partir de quelle génération est-on Français ?” Voilà ce que l’on entendait parfois lors d’une récupération idéologique en France qui s’estompa. La logique inverse serait-elle meilleure ?  Et si l’on écoutait davantage les MRE, mais surtout leurs enfants et petits-enfants, ainsi que les suivants, déjà présents pour certains…?   

————————————————

Blog: http://legroupement.com

Site: http://legroupement-agadir.com

Service Investissement Seniors/Privés/Professionnels:

http://legroupement-agadir.com/le-groupement-conseil/

————————————————

http://www.yabiladi.com/articles/details/2687/quelles-langues-pour-deuxieme-generation.html  MRE : Quelles langues pour la deuxième génération? Le Conseil de la communauté marocaine à l’étranger organisera les 24 et 25 juin 2010 une conférence internationale sous le thème « Langues en immigration : mutations et nouveaux enjeux ». Des représentants de huit pays, en plus du Maroc y sont attendus.

Dans un communiqué, le CCME a indiqué que l’un des objectifs de la conférence était de poursuivre la réflexion sur quelques unes des problématiques qui découlent de l’émigration marocaine, à savoir par exemple,  la transmission de la langue maternelle aux nouvelles générations issues de cette émigration, ou encore, les rapports entre apprentissage des langues et éducation religieuse.

Le constat dressé par le CCME fait état d’une nouvelle génération de Marocains nés dans les pays de résidence, et pour qui la nécessité d’apprendre la langue des parents se ferait de plus en grande. Le CCME rappelle dans le communiqué les efforts fournis dans ce sens. Le Maroc envoie notamment des centaines de professeurs pour enseigner la langue et la culture d’origine (ELCO).

 Il sera donc aussi question d’évaluer ces efforts, d’en tirer des enseignements, et de les rendre plus efficaces. Sont attendus à cet effet, des chercheurs, des responsables  des gouvernements étrangers représentant la France, l’Italie, l’Espagne, la Belgique, les Pays-Bas, l’Allemagne, les Etats-Unis, et le Canada. 

Yann Ngomo Yabiladi.com

Retraite des Français au Maroc… Le prix de l’âge ou la solution à trouver ailleurs pour la retraite des Européens ?

Un sujet qui revient souvent dans nos médias d’Europe, évoqué avant 2008 par beaucoup de seniors qui abordaient les côtes marocaines, et qui ne passe plus inaperçu maintenant dans leurs échanges, quand la crise fut venue. Le dossier des retraites les concernant, notamment en France, de plus en plus de retraités sont attirés vers d’autres horizons. 

retarite-maroc-riche-ou-pauvre.jpg

Le niveau moyen des salaires en France est de 2012 euros par mois, ce qui laisse deviner la moyenne possible des pensions de retraites des Français. Il y a de nombreuses années que la plupart des Européens ne désirent plus passer leurs vieux jours chez les enfants, au même titre que l’indépendance était depuis les années 60 le désir des jeunes générations, qui le sont moins désormais, ceci expliquant cela.

Le temps passe, mais la solidarité des cotisations sociales ne pourra plus répondre mathématiquement à tous demain, voire au présent déjà pour nombre de ces retraités, qui ne peuvent plus trouver une maison de retraite digne de leurs revenus actuels. Le fait n’est pas nouveau d’ailleurs, les maisons de retraites en France et en Europe selon les pays, sont dignes des hôtels étoilés, en prix, mais moins dans l’allure générale. Depuis des années certaines catégories de Français âgés traversaient la frontière vers la Belgique afin de se faire héberger à des prix plus abordables. Pour la majorité, se retrouver en ces maisons est la conséquence de privations financières, celles de leurs enfants aussi. De 1500 à 3000 euros le mois, beaucoup commencent à rechercher d’autres solutions, ailleurs… 

Au regard de ces prix, par personne ou single…, sous réserve de ne pas avoir de contraintes importantes médicalement parlant, et selon la formule consacrée des tours-operators, un séjour en hôtel “all inclusive” en pays étranger se présenterait comme solution de sortie possible. Ce que proposent déjà de nombreux hôtels l’hiver à cette clientèle, afin d’assurer leurs recettes en périodes creuses. Mieux vaut moins en continu que beaucoup sans remplissage ou occasionnellement, ce qui soulève de nouvelles orientations pour répondre à ces exilés économiques qui arrivent.

L’heure n’est certes pas encore aux maisons de retraites très médicalisées au Maroc, bien qu’une demande existe aussi à ce niveau désormais même pour des Marocains, la demande principale reste pour l’instant dans une alliance entre tourisme et senior dans un cadre de sécurisation environnemental recherché, l’avion abolissant les distances avec les pays d’origine en cas d’urgence. Mais l’avenir nous dira bien vite si les seniors européens arriveront en masse, la crise des retraites en Europe n’est pas un dossier qui se refermera avec des cadeaux pour eux. 

—————————————————–

Blog: http://legroupement.com

Site: http://legroupement-agadir.com

Service Investissement Seniors/Privés/Professionnels:

http://legroupement-agadir.com/le-groupement-conseil/ 

—————————————————-

http://www.come4news.com/index.php?option=com_content&task=view&id=35012&Itemid=999 

Vieillir en maison de retraite. 

maison_de_retraite.jpg

Par Yolaine  C’est loin d’être un choix, c’est  plus souvent une résignation en raison d’une situation de dépendance qui ne  permet plus à la personne de rester dans son environnement. Quelle douleur, quel déchirement est vécu la plupart du temps par ceux qui prennent le chemin de la maison de retraite et surtout à quel prix !  Le temps est révolu depuis bien longtemps, où les enfants gardaient leurs parents vieillissants auprès d’eux et se faisaient un honneur de les chouchouter dans le cocon familial jusqu’à leur dernier souffle. Dans notre société, la vie de famille n’est plus la même, le noyau familial est très souvent déstructuré au fil des années et chacun mène sa vie et son destin comme il l’entend. Souvent à l’âge de la vieillesse, les problèmes de santé arrivent et cette vie passée dans l’action se termine malheureusement dans la solitude et la dépendance. Les enfants toujours aussi attentifs et vigilants vis à vis de leurs parents ne peuvent pas toujours s’en occuper en raison de leur activité professionnelle et de leurs choix de vie. Ils pensent malgré tout bien faire en plaçant leurs parents dans une maison de retraite. En dehors de la souffrance morale vécue par chacun, le problème majeur qui se pose est celui du coût de l’hébergement. Il est souvent très élevé pour une prestation de qualité et dans ce domaine c’est un peu la valse des euros. Le choix est clair, ou vous avez les moyens et vous vous payez une maison de retraite de luxe ou bien alors bien qu’ayant travaillé toute votre vie, votre pension de retraite est modeste et vous terminez votre vie dans des conditions parfois difficiles à supporter voire dans un mouroir. En raison d’une espérance de vie toujours plus grande,  il y a dans le domaine des maisons de retraite des progrès à faire, que ce soit en matière de places, de prix et de qualité des prestations. Cela devient scandaleux de faire un tel commerce sur le dos des anciennes générations ; quand on voit que les coûts mensuels d’hébergement varient de 1 500 à plus de 3000 euros. Qui peut vraiment se payer cela, avec un niveau moyen des pensions de retraite de 1 100 euros ? A part d’avoir des biens personnels qui servent de réserve d’argent ou de faire payer les enfants qui souvent se retrouvent dans des situations financières difficiles, il n’y a guère d’alternative. On parle actuellement de la réforme des retraites, il faudra aussi un jour ou l’autre se pencher sur le coût exorbitant des maisons de retraite, si l’on veut qu’il y ait aussi dans ce domaine pour tous nos aînés, une plus grande équité.