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Archive de la catégorie France

Des bons points de la France pour le Maroc

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Le Maroc bouge. A moins d’être immobilisé dans un fauteuil au point de ne pas avoir ressenti cela depuis plus de 10 ans, tout en étant déconnecté socialement de la société, c’est une évidence. Mouvement trop rapide, dans tous les sens, pas dans ceux de certains, selon les uns ; pas encore assez rapide sur certains dossiers, diront d’autres ; mais le développement idéal n’existe pas au sein d’un système économique indéniable qui laisse toujours des retardataires en arrière, ou plus exactement qui ne laisse pas le temps à d’autres de gravir les marches de la société pour rattraper les autres. On ne peut répondre à un bout d’un système sans commencer par l’autre bout de ce même système, les autres pays en ce sens n’ont pas trouvé d’autres approches afin de satisfaire la majorité immédiatement. 

“Le Maroc s’ouvre au monde” ; mais quel pays, désormais, peut se prévaloir de continuer seul dans ce monde ? Ne parlons-nous pas de la mondialisation depuis suffisamment de temps pour faire comprendre enfin à quelques-uns que les schémas passés ne seraient plus d’actualité pour les prochaines décennies qui arrivent ?  Le Maroc a choisi sa voie, et sa voix est entendue par ceux qui attendent ses paroles, par cela les bons points des clubs de l’économie mondiale. Le bleu attire désormais, celui de l’Europe plus que celui de l’unique “équipe de France” qui, sur tous les points, décline le bleu sans horizon, les bons points ne descendent pas sur Paris… Après les bons points, les images, celles qui attirent de plus en plus les Français et les Européens au Maroc, ceux qui n’attendent même plus 2012 et pour qui les frontières n’existent déjà plus depuis des années… 

Philippe DELESALLE

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Rapport d’information du Sénat Français 

Le Maroc change en profondeur, se modernise et s’ouvre au monde 

Les pouvoirs publics marocains sont en passe de gagner leur pari de créer un Maroc «moderne, tolérant et ouvert» sur le monde, à la faveur des réformes profondes et des chantiers innombrables engagés depuis l’intronisation de S.M. le Roi Mohammed VI, souligne un rapport d’information du Sénat français, rendu public à Paris.

Dans ce rapport intitulé «Maroc: l’ère du changement», des sénateurs du groupe d’amitié France-Maroc consignent les conclusions de leur mission d’information en septembre 2010 sur le terrain, aussi bien à Rabat, Marrakech que dans les provinces sahariennes.
Après «l’avènement de Mohammed VI, le 23 juillet 1999, le Maroc s’est engagé dans une ère de réformes et de croissance». Résultat: en l’espace de dix ans, le Maroc a connu «un vaste mouvement de démocratisation, de développement de ses infrastructures, de croissance économique et sociale», estime le rapport.

A l’évidence, les pouvoirs publics marocains ont fait «le pari de créer un Maroc moderne, tolérant, ouvert sur le monde et en premier lieu vers l’Europe. Le pari est en train de réussir: la société marocaine se transforme et se modernise». Ainsi en 2010, le Maroc a acquis une place «prépondérante» au Maghreb donnant l’image d’un pays moderne ancré dans son histoire et jouant un rôle au confluent du Nord et du Sud, de l’Orient et de l’Occident. Pour les élus français, conduits lors de ce voyage d’études par le président du groupe d’amitié France-Maroc au Sénat, le Maroc «change, il change vite et en profondeur», tous les secteurs de la société et de l’économie sont concernés, de même que les chantiers ouverts sont «innombrables».

Dans ce rapport documenté et chiffres à l’appui, les sénateurs retiennent notamment l’initiative de développement humain, la défense des droits de l’Homme, le nouveau Code de la famille (Moudawana) qui sont, à leurs yeux, « autant de signes forts et profonds de cette évolution». Dans la sphère politique, le «respect du calendrier électoral, l’alternance, les réformes institutionnelles ont marqué cette décennie». S’y est ajouté d’importantes réformes législatives (Code de la famille, du travail, de la justice…). Sur le plan économique, ils relèvent que les initiatives se sont également «multipliées» tels la lutte contre la pauvreté et l’exclusion, l’accessibilité aux réseaux électriques et d’eau, les projets économiques et touristiques structurants.

Au niveau social, ajoute le rapport, le Maroc s’est lancé dans une « vaste politique de développement social» pour «agir plus sur les causes que sur les effets des difficultés sociales» à travers l’Initiative nationale pour le développement humain (INDH), lancée par le Souverain en 2005.

 

Le Maroc du XXIe siècle est «donc un pays économiquement et socialement transformé» où la dimension écologique est prise en compte également. Pour les élus de la haute assemblée française, le Maroc conduit depuis dix ans une politique «volontariste de développement durable, conscient des défis environnementaux et des carences de ses infrastructures chargées de fournir un environnement de qualité à ses habitants».

Au-delà du Maroc, cette évolution est aussi «une chance pour le Maghreb» car elle contribue à la formation d’une «zone de stabilité économique, politique et sociale et donc de prospérité».

Le rapport relève que «c’est aussi un élément important de sécurisation de cette zone à un moment où les trafics et les menaces terroristes» se développent dans la région sahélo-saharienne. Au terme de sa mission, la délégation du groupe d’amitié a découvert un pays «tourné vers l’avenir», «soucieux d’entrer dans le XXIe siècle avec les atouts politiques, économiques et sociaux qui lui permettront d’être au Maghreb, en Méditerranée et au-delà un partenaire qui compte dans le concert des nations».

Dans le même rapport, un chapitre est consacré au développement des provinces sahariennes, où les sénateurs français ont effectué des visites sur le terrain à Laâyoune et Dakhla en septembre dernier. Les autorités marocaines «soucieuses du développement de ce territoire ont engagé depuis 10 ans un effort considérable d’investissement qui coûte près de deux points de croissance».

Soulignant ces efforts «sans précédent d’investissement du Maroc», le rapport estime que la région de Laâyoune a bénéficié en dix ans de plus de 2 milliards de dirhams d’investissements publics essentiellement pour le réseau routier, les installations portuaires et les réseaux d’électricité et d’eau.
Ces investissements «massifs ont contribué au développement de la région et à l’élévation du niveau de vie de la population», note le rapport.
La délégation de sénateurs, conduite par Christian Cambon, président du groupe d’amitié était composée de Mme

Bariza Khiari, sénatrice de Paris, Alain Gournac, vice-président du groupe, Mme Catherine Morin-Desailly, sénatrice de Seine-Maritime, Jean-Pierre Chauveau, sénateur de la Sarthe, Claude Jeannerot, sénateur du Doubs, Jackie Pierre, sénateur des Vosges, et Jean-Pierre Pancade, sénateur de la Haute-Garonne, membres du groupe. Durant leur déplacement au Maroc, ils ont eu plusieurs entretiens au plus haut niveau, notamment avec le Premier ministre, Abbas El Fassi, le président de la Chambre des conseillers, Mohamed Cheikh Biadillah, à Rabat, ainsi que des rencontres avec les autorités locales et les élus des provinces du Sud et des visites sur le terrain. 

Par MAP

De Tchao pantin à Tchao la France en 40 leçons

tchao-la-france-recto.jpgImmigration. En occident, dans les années 70/80, qui aurait pensé voir ce phénomène social en sens inverse ? Le monde s’inverse à un moment, la roue tourne, comme disent les bonnes gens. Même certains immigrés partis vers ces contrées nordiques reviennent au pays des origines, c’est bien que leurs raisons confirment quelques malaises. 2,5 millions de Français vivent à l’étranger dans le monde. Cela a toujours existé dans tous les pays du monde, mais nous entrons désormais dans un phénomène sociologique inhabituel, quand il s’agit de l’émigration des gens des pays dits encore riches vers ceux qui émergent ou dits encore pauvres, pour certains. 

“La France, on peut la vivre ou alors on la quitte” serait plus juste désormais que “La France, on l’aime ou on la quitte”. Mais pour rappel, la beauté d’un pays l’est par ses hommes, l’image touristique première de la carte postale n’a de temps que celui de s’installer.

Philippe DELESALLE

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Tchao la France : 40 raisons de quitter le pays 

Il y a la France des touristes, et il y a l’autre. Celle que 2,5 millions de Français ont déjà quitté et dont le nombre ne cesse d’augmenter. Mais pourquoi tant de haine ?  

Le dernier bouquin de Corinne Maier, “Tchao la France”, nous l’explique en 40 raisons. Son titre est à l’image de son contenu, c’est-à-dire pas vraiment tendre avec notre chère patrie. Le fameux slogan “La France, on l’aime ou on la quitte !” mettait au défi ses habitants. Faudrait pas trop les pousser quand même… 

“Quel pays à la con” Parce que justement, “ça pouffe” aux quatre coins du monde. L’image de la France n’a jamais été aussi mauvaise, il faut bien le dire. Fuyez, ça sent “le moisi” explique Corinne Maier. Et si ce n’était que ça ! A travers les 40 chapitres de son livre, comme autant de raisons de quitter le pays, l’auteur dépeint une France bien triste, dont les clichés ne sont pas aussi éloignés de la réalité, devenue une véritable “république bananière” aux mains des vieux. Rien n’y est plus compliqué que de trouver du boulot, surtout quand on n’est pas blanc et bien français. Et quand on y travaille, on est éternellement insatisfait, “exploité” ou “planqué”… Le monde de l’entreprise français est impitoyable. Et ne parlons même pas de retraite. 

L’émigration : la solution ?

Vous l’aurez compris, le livre est ouvertement à charge et on doit parfois faire des pauses dans sa lecture tellement l’Hexagone en prend pour son grade ! Plutôt ironique quand on visionne la vidéo annonçant le lancement de France.fr qui circule en ce moment sur la toile. L’auteur n’en est pas à son premier coup d’essai. Son “Bonjour Paresse”, publié en 2004, (”De l’art et de la nécessité d’en faire le moins possible en entreprise”), avait été un succès, au détriment de son employeur. Qu’on aime ou pas “Tchao la France”, force est de reconnaître qu’elle n’a malheureusement pas totalement tort, loin de là. Et c’est là tout le malaise…

Seule l’émigration pourra vous sauver. Fuyez tant qu’il est encore temps ! Ou restez en tentant d’améliorer les choses à votre “petit” niveau. Et soyons positif, ça peut commencer par un simple bonjour amical à ses collègues…

 

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 “Tchao la France : 40 raisons de quitter votre pays” de Corinne Maier, paru le 06/10/2010 chez Flammarion, collection Flammarion Documents et Essais, 16 Euros, 220 pages.

Astérix & Obélix au Maroc

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Les “Gaulois” quittent leur village… ou ” Qui a piqué la recette de la potion magique ?” 

Absence de druide, plus de potion magique ? La recette secrète d’une bonne économie serait-elle perdue au pays des irrésistibles Gaulois ? Ils avaient su résister face aux Romains et même au grand César en personne et voilà qu’ils poursuivent leurs aventures vers le Maghreb.

Uderzo et Goscinni n’avaient pas prévu ce scénario, mais cela pourrait bien être la prochaine version en librairie d’Astérix et Obélix. 

La potion magique reste bien, dans une sphère économique mondialisée, le pouvoir d’achat et la contrepartie de ce que l’on obtiendrait dans son sac. Pouvoir qui fait chavirer en ce moment des cultures complètes, qui fait oublier ses racines pour des ailes, non pas celles des casques celtiques mais celles des avions, low cost, eux aussi, faut-il le préciser. Les rois d’outre-mer seraient bien plus généreux envers ces invincibles Gaulois que les Vercingétorix divers au pouvoir dans les hémicycles de l’Hexagone ou ceux actuellement regroupés sous la bannière bleue européenne qui croule sous les étoiles jaunes, devenues très lourdes de conséquences.  

Serait-ce la peur de voir le ciel s’écrouler qui les pousse à rechercher des cieux ensoleillés plus au sud ? Le poisson y serait-il plus frais, le sanglier du Souss en nombre ? Se seraient-ils lassés de leur barde au bénéfice des groupes Gnaouas ?  Conserveraient-ils mieux leurs sesterces en poche, en descendant vers le sud… ? Il semble que la potion magique à retrouver soit pour eux plutôt dans cette direction… Mais qui dit que “cela ne va pas durer” ? Quelqu’un qui ne s’intéresse pas à l’économie de l’Europe, semble-t-il…  

Pourtant, même le Président Nicolahic Sarkozix et son épouse Carla Brunix viennent passer la fin de l’année au Maroc. Ils font perdurer la tradition initiée par Jacquo & Bernadette Chirakus, désormais retraités français sur Taroudant, mais présents au Maroc moins de 183 jours par an… Diplomatie française obligeant encore certains…

 

Philippe DELESALLE

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Immobilier

Le Maroc attire mais ça risque de ne pas durer 

· Segment de luxe, la crise invite à changer de modèle
· Un package fiscal pour séduire les retraités européens

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C’EST un fait depuis bien des années! Le Maroc attire de plus en plus de retraités européens. Français en particulier. A part le soleil, la mer et les cornes de gazelle qu’est-ce qui pousse un descendant des Gaulois à venir s’installer dans le Maghreb Al-Aqsa? Les actifs n’étant pas en reste.


Il y a évidement la proximité géographique et linguistique. Le Maroc, pays méditerranéen et francophone, offre par ailleurs une stabilité politique. Les statistiques du ministère français des Affaires étrangères livrent à ce titre un 1er niveau de lecture. Tout âge confondu, ils sont 39.044 expatriés (inscrits au consulat) à vivre au Maroc. Ces chiffres de 2009 -les plus récents- indiquent une progression de 6% et ceci au même titre qu’en Tunisie. La diaspora française dépasse en effet les 19.000 personnes dans le pays de Ben Ali. Or en Algérie, la présence de cette communauté accuse une baisse de 25% pour la 3e année consécutive. Près de 31.000 Français y habitent actuellement.

Au Maroc, le boom immobilier des deux dernières années a beaucoup joué en sa faveur. Le gouvernement Jettou 2002-2007 a, quant à lui, couplé sa vision 2010 de dix millions de touristes à un package fiscal. C’est ce volet là que Cafpi Maroc, courtier en prêt immobilier, met surtout en avant une présentation focalisée sur les Français retraités notamment. A tel point que les villes impériales ou côtières -Marrakech, Fès, Tanger, Essaouira- sont présentées comme des «destinations alternatives» au sud de la France (Perpignan, Saint-Cyprien, Cannet, Nice et Cannes pour les plus riches…) et la Costa Del Sol en Espagne. Une tendance où les prix de propriétés et le niveau de vie ont pesé. C’est ce qui pousse peut-être deux retraités français sur dix à résider à l’étranger.

 

Une enquête d’Ipsos indique même que le Maroc se révèle, après les Départements français d’Outre-mer (Guyane, Guadeloupe, Réunion…), l’une des destinations préférées de ces retraités. Cette attractivité s’explique aussi par la «réduction de la facture fiscale des retraités étrangers». Ainsi l’impôt général sur le revenu «bénéficie de deux avantages cumulatifs». Le premier est un abattement de 40% sur la pension-retraite. Puis vient après une réduction de 80% sur l’impôt restant dû.

 

Cafpi Maroc donne pour exemple, une personne célibataire ayant un revenu de 36.000 euros par an. S’il vit au Maroc, celui-ci payera 1.399 euros d’impôt contre 5.098 euros en France. Le taux moyen d’imposition de son revenu passe ainsi de 14,2 à 3,89%. Mais le fisc veille. Car ce régime ne s’applique qu’aux pensions de retraites perçues depuis la France. C’est dire que les retraités ayant un pécule relativement modeste peuvent toujours se payer des jours heureux. Qu’en est-il alors lorsqu’une personne conserve son appartement à Clermont-Ferrand? Au cas où il est le loué, ses revenus fonciers sont soumis à l’imposition française. Et cela même si le propriétaire rapatrie son revenu sur un compte marocain, souligne Cafpi Maroc. Ce «droit de globaliser l’imposition» permet au Fisc français de contrer l’évasion fiscale.

Pour les plus riches, l’Impôt sur la fortune (ISF) ne sera qu’un lointain souvenir.
Primo, parce qu’il n’en est pas question dans la convention fiscale internationale franco-marocaine. L’instauration de l’ISF dans la législation française remonte à 1981. Date à laquelle François Mitterrand accède à la présidence de la République. Secundo, le Maroc n’a jamais adopté ce type de fiscalité aux élans socialistes. Sachant aussi que l’article 585 L du Code français des impôts ne cible pas les «placements financiers sur les comptes des non-résidents ouverts en France». Les biens immobiliers, eux, ne sont pas épargnés par cette «amnistie» fiscale. Mais depuis la crise économique et qui, dès 2008, a annoncé les prémices d’une phase relativement dure. C’est dans ce contexte que l’immobilier de luxe à Tanger et à Marrakech notamment à dû faire face à une année difficile. En témoigne les résultats de l’Indice des prix des actifs immobiliers du 2e trimestre 2010 (cf. www.leconomiste.com: Les prix des appartements ont connu une baisse quasi continue dès le 3e trimestre 2007 (à cause de la crise des subprime) au 1er trimestre 2010. Maisons de ville et villas n’échapperont pas à ce retournement. A en croire les échos des professionnels, le marché est en train de remonter difficilement la pente. Si la fiscalité -autant que le cadre de vie- peuvent être des atouts, il ne faut pas dormir sur ses lauriers.

Des pays proches, comme la Tunisie, ou lointains tel que le Viêt-Nam sont également dans la course. Continuer à percevoir un retraité européen (au même titre que les MRE d’ailleurs) comme une vache-à-lait à devises serait anti-productif. Un avantage concurrentiel implique aussi un service public irréprochable. Une administration incorruptible, des routes sûres et une justice équitable par exemple. L’enjeu est donc politique. C’est là un standard de vie auquel aspire le citoyen autant (si ce n’est pas plus) qu’un expatrié.

Faiçal FAQUIHI

Au Maroc, ma retraite mensuelle sera payée en briques…

                                                                                                                           brique-122be19.jpg“La Brique” au temps du Franc signifiait dans le jargon populaire français une somme de 10.000 Francs avant le passage à l’Euro, et au temps de l’ancien Franc, pour info aux moins de 40 ans, la somme de 1.000.000 million de centimes. Une petite fortune, quand le kilo de pommes de terre se trouvait à 5 centimes…

Mais ne rêvez pas sur le titre de l’article, la brique d’hier qui ferait un peu plus de 1.500 euros ce jour ne fait pas croire aux Français d’aujourd’hui ni aux retraités qu’ils seraient tous devenus des nantis. La plupart des anciens “Francs” actuels aimeraient atteindre ce niveau de pension mensuelle.

Nous parlons donc bien ici de vraies briques, de terre ou de ciment maintenant. Plus connues dans le jargon de ceux qui visent leurs économies sous le vocable ”La Pierre”. “Pierre qui roule n’amasse pas mousse”, mais pierre qui dort sécurise les esprits en temps de crise.

Les lendemains qui ne chanteront pas font des jours heureux présents pour les acteurs dans l’immobilier, à voir le m² qui a atteint les 7500 euros à Paris ces derniers jours, et qui ne s’adressent certainement pas aux petits retraités ou Français moyens, la sortie vers d’autres contrées qui construisent, ou qui émergent, rentrerait mieux dans les budgets du plus grand nombre.

Les promoteurs du Maroc ne semblent d’ailleurs pas pressés de faire baisser leurs prix du m², très cher aussi pour le Marocain, sachant qu’avec les étrangers le repère n’est pas le prix réel du prix acheté ni la qualité, mais la valeur de change entre Euro et Dirham.

Par cela les Européens trouvent donc la réponse ou la sortie afin, eux aussi, plus massivement, de viser La Pierre, plus économique que philosophale ou angulaire.

Le solide rassure, à juste raison, le virtuel argent pouvant s’effacer sur une simple rumeur en bourse ou par l’émergence de plus en plus rapide de l’état réel des choses, pas toujours très claires en ce moment, malgré l’assurance du verbe des dirigeants et des conseillers, qui demain ne seront jamais les payeurs. Quand tout baisse ou vient à disparaître, le toit reste au-dessus pour la suite. Alors, quand nous en sommes à voir si demain l’assiette quotidienne sera encore présente trois fois par jour à table, les décisions se prennent plus rapidement par force des choses et des situations.

Si ceux qui ont les vrais moyens de mettre 7500 euros pour un carré de béton “made in Paris”, ou même 3000 euros en province, se rabattent pour certains plutôt sur des œuvres d’art, le marché de “l’art comptant pour rien” fonctionne très bien en ce moment, les autres resteront à leur niveau. Mais le niveau est ailleurs désormais, le monde est monde, et les chiffres dépassent les frontières plus rapidement que les états et les habitudes.

7500 euros… 3000 euros…  Prenez le temps de voir que pour moins de 1500 et même aux alentours des 1000 euros, vous pourriez avoir ce que vous ne pourriez pas atteindre en France.

Combien d’appartements ailleurs pour le prix d’un seul à Paris ou en province ? Pourquoi vous contenter d’un F1 de 50 m² à Paris pour 375.000 euros, alors que pour ce prix vous pourriez avoir, au Maroc, 3 résidences de plain-pied de 86m² sur 400m² de terrain, face mer, et cerise sur le gâteau la piscine comprise…  (http://legroupement-agadir.com/le-groupement-conseil/)

A bon entendeur, à vos calculettes ! La retraite comme la misère serait moins pénible au soleil ou “en Suisse” comme chanterait encore notre Charles Aznavour inter…national…

Philippe DELESALLE

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La ruée vers l’immobilier: une retraite par capitalisation!

En économie, il n’y a pas de coïncidence!

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Actuellement, avant la Crise financière, on parlait beaucoup de “fonds de pensions à la Française”. Lorsqu’on parle d’une ruée vers l’immobilier: cela n’a rien d’une opération spéculative.

Dans la bataille des réformes des retraites, il y avait 2 éléments qui n’ont pas été invoqués. Pas une seule fois le sujet de la retraite par capitalisation n’a été évoqué!  On sait très bien que le système actuel par répartition ne pourra pas fonctionner même avec l’allongement de la durée des cotisations et de l’âge de la retraite, compte tenu de l’évolution de la démographie.
Quand la retraite faisait la une des médias, la flambée de l’immobilier faisait aussi  la une!
Il y a une conscience des Français que la retraite par répartition ne fonctionne plus  et qu’ils ne toucheront qu’une partie de la retraite qu’ils espéraient.

Ainsi ils vont attendre eux mêmes, sans que les politiques s’en mêlent, pour capitaliser et constituer une retraite supplémentaire. Les Français ont décidé ainsi de se constituer une retraite supplémentaire en le faisant dans l’immobilier.

Je le répète , cette ruée n’a rien de spéculatif! Car les Français n’ont jamais vraiment aimé les actions et les investissements financiers : “les Français et la pierre”: c’est une longue histoire d’amour!

En se ruant vers l’immobilier, ils font d’une pierre deux coups en se constituant une épargne retraite et en se constituant un toit au cas ou le système des retraites serait défaillant.
Dans les faits , les Français ont donc opté pour une retraite par capitalisation en étant beaucoup plus pragmatiques que les politiques. La seule chose que l’on peut regretter c’est que cette masse d’argent soit enfermée “dans la pierre”.

Les seniors au boulot, les juniors au pôle emploi…

La crise n’aura pas eu que des désavantages. Après analyse il ressort que, sur le plan individuel à divers niveaux, cela force les gens à voir autrement leurs activités, leurs horizons, voire à étendre leur lieu de vie jusqu’à partir à l’étranger pour l’avenir plus ou moins proche. 

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Malheureusement cela ne soulève pas les possibilités des plus jeunes dans une vision de vie à commencer socialement, mais les plus anciens ou ceux déjà en place à se maintenir dans nos systèmes, voire plus une optique de survie, ou afin de ne pas avoir moins prochainement. 

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Voilà que la sécurisation tant attendue dans les années 70 en Europe et en France, qui faisait que chacun “rêvait” d’entrer soit dans l’administration pour arborer fièrement la cocarde “Fonctionnaire” ou un peu moins en se trouvant une place plus ou moins assurée dans une grande entreprise privée, ne suffit plus à atteindre la retraite, et maintenant à devoir la dépasser. 

La crise force ou oblige désormais en occident à faire appel de plus en plus au système D, ou I comme Indépendance, car même en abordant la fin d’une carrière, cela ne suffit plus à certains à remplir l’assiette quotidienne. Devoir travailler autrement ou commencer à découvrir l’entreprenariat après 50 ans et plus, ou à l’âge où les cheveux blancs réclament plus repos et plaisir de la chaise longue, le pas ne sera facile pour tous. “L’Independance Day” professionnellement parlant, est plus un état d’esprit que l’on se découvre par caractère dans ses jeunes années que forcé et subi par des obligations extérieures. 

Si 17% des seniors envisagent une sortie professionnelle nouvelle, 18% des seniors envisagent, eux, la solution économique et mathématique, qui consiste à recalculer leur fin de vie dans les pays émergents qui leur ouvrent les portes en très grand, comme le Maroc. La multiplication des chiffres est plus simple que la recherche de chiffres nouveaux qui se font rares. De là à ce que tous les retraités en découvrant le Maghreb commencent à avoir des idées d’entreprendre sous le soleil, par les facilités qu’ils n’avaient pu avoir chez eux à la sortie des classes et des universités, il n’y aurait qu’un nouveau pas à franchir, les idées en matière de création ne manquent pas. 

Une tranche d’âge arrive déjà depuis quelques années dans les pays du Maghreb, par des professionnels de 40 à 50 ans qui quittent leurs emplois en France, même des chefs d’entreprise PME, trop excédés par le nombre des obligations, des marchés trop concurrentiels, sans oublier le carcan fiscal qui les empêche de créer en toute quiétude. Et cela ne fera qu’empirer en Europe dans les prochaines années. C’est maintenant aux juniors en France de dire désormais “Il n’y a plus de vieillesse”, en restant assis sur les bancs du pôle emploi. 

Philippe DELESALLE

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http://www.senioractu.com/Creation-d-entreprise-17-des-seniors-actifs-envisagent-de-creer-leur-propre-entreprise-en-fin-de-carriere_a13194.html?preaction=nl&id=13576108&idnl=80191& 

Emploi senior 

Création d’entreprise : 17% des seniors actifs envisagent de créer leur propre entreprise en fin de carrière  

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Le sondage CSA commandé par l’Agence pour la création d’entreprises (APCE), révèle que pour un Français sur deux, créer son entreprise est une option sérieuse pour une fin de carrière ou lors de la retraite. Parmi les seniors actifs, 17% sont prêts à s’engager dans cette voie. Cependant, estime l’APC dans son communiqué, « bon moyen pour compléter ses revenus, devenir son propre patron et pour développer un projet selon les Français, l’esprit entrepreneurial doit être dynamisé par de nouvelles dispositions ».  

Les Français enthousiastes pour la création d’entreprise


La création d’entreprise est perçue comme un moyen d’augmenter ses revenus par trois Français sur quatre et 64% des seniors. La démarche entrepreneuriale correspondrait également à un épanouissement personnel (pour 74% des Français et 62% des seniors actifs), à une évolution positive de carrière (68% et 51%), à la constitution d’un patrimoine (65% et 53%) ou à la possibilité de choisir le moment de son départ à la retraite (64% et 59%).
Des seniors mieux armés pour devenir chef d’entreprise


Un Français sur deux (49%) encouragerait un senior de sa famille à créer son entreprise. Une majorité des Français estime en effet que les seniors bénéficient d’atouts de poids pour lancer leur entreprise : leurs réseaux professionnels (pour 81% des Français et 76% des seniors) et leur expérience (78% et 77%).Créer son entreprise en étant senior est considéré comme une bonne chose pour valoriser ses compétences en faveur d’un nouveau projet (pour 83% des Français et 78% des seniors actifs), pour concrétiser un projet qui avait été repoussé tout au long d’une carrière (80% et 74%) ou pour maîtriser sa fin de carrière (79% et 73%). Parallèlement, devenir chef d’entreprise quant on est senior, reste considéré comme une occasion de rebondir après un licenciement (36% des Français et 41% des seniors actifs) ou de créer son propre emploi face à la faiblesse de l’emploi des plus de 50 ans (76% et 78%).

Les obstacles à la création par les seniors
 

Si les seniors semblent disposer d’avantages non négligeable pour la création d’entreprise, certains freins sont cependant évoqués : l’absence d’un capital de départ à investir dans la nouvelle entreprise (pour 43% des Français et 51% des principaux intéressés) ; la complexité des démarches visant à créer une entreprise (36% et 35%). Une aide du gouvernement pour sécuriser les premiers mois d’activité de la nouvelle entreprise pourrait palier ces difficultés pour 32% des Français et 30% des seniors actifs. Les préconisations de l’APCE à destination des seniors créateurs d’entreprise
- Augmentation de la quotité de garantie d’Oséo à destination du public senior
- Faire jouer systématiquement les conventions Aeras pour les seniors en difficulté dans leur obtention d’assurance complémentaire de leur prêt professionnel.
- Permettre aux créateurs retraités de bénéficier d’une exonération de cotisations sociales d’une durée d’un an.
- Renforcer l’information sur le cumul retraite/création 
 

Source : APCE

Français du Maroc ou E R M

fr-maroc.jpg Les gens connaissent davantage le terme de MRE qui englobe les Marocains résidant à l’étranger que le terme ERM, étrangers résidant au Maroc. Si en parlant des MRE beaucoup confondent pour des intentions économiques ou autres les expatriés du Maroc à l’étranger, cela englobe aussi de nombreux originaires du Maroc qui ont la nationalité européenne désormais par la naissance du sol ou possibilités diverses administratives avec le temps. 

Il en est donc de même pour les ERM de nombreux pays, et pour ce qui nous intéresse, au Maroc. En ce pays chacun voit ces étrangers selon son prisme, mélangeant le touriste de passage, le résident temporaire qui passe l’hiver au soleil, le résident fixe officiel avec sa carte, les retraités qui arrivent en masse et ceux qui cherchent à s’implanter professionnellement. Mais il existe aussi de nombreux Européens et Français qui sont nés au Maroc, qui ne l’ont jamais quitté, comme ceux qui, l’ayant quitté après l’indépendance, y sont revenus depuis et reviennent encore maintenant. 

Faut-il ou faudra-t-il déjà ajouter prochainement les charters d’Européens qui proposeront le billet aller simple pour les plus nombreux qui désirent après la retraite s’implanter ailleurs ? 18% des Français songeraient, et se renseignent de plus en plus, à organiser leur retraite prochaine à l’étranger, principalement au Maroc, en Tunisie, voire dans les Dom-Tom, autre approche pour ces territoires qui restent Français et réservés à quelques niches sociales, les prix étant plus élevés de 30% qu’en métropole, et zone très limitée géographiquement. 

Le paysage social de ces Français et Européens divers qui arrivent au Maroc depuis quelques décennies a bien changé. Les aventuriers du départ, explorateurs et découvreurs de l’orientalisme ont laissé place doucement dans les années 70 aux premiers indépendants qui se positionnaient de manière isolée, certains dans de vieilles demeures nommées Riads. Ils furent vite suivis par quelques plus nantis qu’eux qui visèrent le Maroc comme une terre de résidence secondaire, charmés surtout par l’appel de Marrakech. Le tourisme devenu de masse et l’immobilier amenèrent plus d’hommes d’affaires, une époque rapide, parfois trop éventuellement, et nous voilà maintenant à l’ère nouvelle de l’expatriation mondialisée qui va charrier de plus en plus nos semblables d’un pays à l’autre, chacun ayant à la base ses propres raisons, ses propres choix, ses propres avantages et intérêts de se trouver là ou ailleurs, là-bas ou ici, chez eux. Gageons que tous ces MRE et ERM participent sans le savoir à une meilleure ouverture entre les peuples, parfois plus rapide que des volontés politiques. L’économie rapide et mouvante en notre époque serait-elle la base de tout cela…? Europe et Maroc, la suite est entre vos mains… 

Philippe DELESALLE

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http://www.aujourdhui.ma/chroniques-details79666.html 

Post-scriptum : Français du Maroc  

On en parle peu ou mal car, en définitive, on les connaît peu ou mal. Et puis il est vrai que ces termes «Français du Maroc» recouvrent tellement de réalités différentes, qu’il est difficile de l’évoquer en termes généraux et que l’on pourrait parler des «diverses composantes d’une communauté française au Maroc».

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Par : Ahmed GHAYET 

Il y a les touristes certes, il y a ceux qui font l’objet de nombreux reportages à la télévision française actuellement, ces fameux retraités qui ont choisi de passer cette période de leur vie au Maroc, il y a les entrepreneurs,  chefs d’entreprises, «patrons» (modestes ou plus gros) qui viennent investir et s’investir ici… et il y a cette population française –hommes, femmes et enfants- vivant au Maroc depuis tant et tant de générations ou plus nouvellement installés, et qui composent le grand nombre de cette communauté.  Nés ici ou venus plus tardivement, ils ont choisi de vivre au Maroc et aiment profondément ce pays, d’ailleurs ceux dont la famille vit ici depuis plusieurs générations disent «notre pays» en parlant du Maroc et il est vrai qu’ils sont de véritables «Marocains de cœur». Ils sont une composante de notre population tout comme la communauté marocaine de France en est une là-bas, et ils représentent un maillon essentiel des liens qui unissent les deux pays.

Je voudrais, par un exemple, essayer de mieux décrire cette communauté : je veux parler des quelque 3000 Français installés à Mohammedia, dont l’AFM (Association des Français de Mohammedia) organisait vendredi et samedi le «Marché de Noël». Ces «chrétiens en terre d’Islam» vivent leur religion –ou leur « culture issue de cette religion » de façon tranquille, discrète, sans ostentation et sans prosélytisme et dans un grand respect des Musulmans, ainsi ce marché de Noël est avant tout l’occasion de rencontre, de partage, de fête en commun mais aussi de solidarité. Artisans français et marocains exposent leurs réalisations lors de ce petit marché et les proposent à la vente à des prix très abordables, et au cœur du dispositif est installé un stand tout entier consacré à l’entraide à apporter aux habitants de douar Ouled H’mimoun, victimes des inondations. Ce douar situé à l’entrée de Mohammedia a beaucoup souffert des dernières pluies et ses habitants ont besoin de denrées alimentaires, de couvertures, de vêtements chauds…

Ce qui m’a frappé depuis que je connais cette association et les «ressortissants français» de Mohammedia est leur implication dans la vie culturelle, sociale, économique de la ville, leur relation de coopération cordiale et constructive avec le gouverneur et les autorités, leur partenariat avec le tissu associatif.  Loin de vivre en vase clos, la communauté française au Maroc s’implique et participe, est -ce cela que l’on appelle «l’intégration», en tout cas cela se pratique harmonieusement et au quotidien… Une bien belle image m’a marqué lors de ce marché de Noël, ce sont tous ces enfants bruns ou blonds parlant français OU arabe, français ET arabe …et qui se tournaient régulièrement vers leur papa Daniel et leur maman Sylvie,  vers papa Hassan et maman Souad, ou pour d’autres vers papa Mehdi et maman Catherine  ou d’autres encore vers papa Nicolas et maman Khadija… Une bien belle diversité, image réelle de notre pays aujourd’hui. Faisons l’effort de sortir des «clichés» pour mieux vivre ensemble. 

Le Maroc, plus sécurisant que les rues de Paris et de Navarre…

Les rapports et les indices se suivent ; mais nous entendons les rapports négatifs, d’ordre économique ou en matière de développement, relatés plus fréquemment par les médias, que les rapports plus positifs qui expriment d’autres valeurs de vie, qui intéressent au quotidien les gens. 

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Les pays dits “développés” - terme à prendre avec recul, je précise - seraient sur de nombreux plans bien mal cotés justement question qualité de vie. Ceci est reconnu par la grande majorité des expatriés. Entre un métro ou une rue de Paris après 20 heures et une rue de Casa ou d’un village au Maroc, pas de comparaison. L’esprit peut vaquer à d’autres idées que celle du stress… 

Il n’échappera à personne que vivre en Europe ou en France, c’est aussi vivre dans un climat d’insécurité permanent. Dès que le soleil se couche, peu de gens, même des hommes solides, ne désirent plus sortir de chez eux, et qu’en cas de violence par un voyou, chacun se renferme encore plus en lui, même dans un métro bondé à l’heure de pointe. Qu’une personne se permette un comportement de ce genre dans une rue au Maroc, ou dans un transport en commun envers une femme seule, ou qu’il manque de respect ouvertement à une personne âgée, ce sont 50 personnes qui la jugeront pour ce qu’elle vaut et la livreront au premier policier aperçu. Le terrorisme est un fait international qui peut toucher tous les pays, mais sur une autre échelle quotidienne, tout étranger qui arrive au Maroc se sentira plus libre de ses mouvements, et libéré de son auto-censure sur de nombreux points. Si de nombreuses personnes éprouvent de la crainte envers l’étranger, c’est auprès de ces mêmes étrangers en allant chez eux, dans leur pays, qu’elles comprendront mieux les choses, et les hommes. 

Philippe DELESALLE

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http://www.yabiladi.com/articles/details/3614/risque-terroriste-maroc-plus-france.html

 

Risque terroriste : Le Maroc plus sûr que la France  

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La société britannique spécialisée dans l’étude des risques naturels ou humains, Maplecroft, a publié lundi son rapport annuel du classement de 196 pays en matière de menace terroriste. Le Maroc qui fait partie des nations à risque « faible » est classé 84e. Selon Maplecroft, la France, 44e, est plus exposée au terrorisme que le Maroc car le pays est une cible de l’organisation Al-Qaïda dans la péninsule arabique (AQAP).

Le Maroc comme le Canada (67e), l’Allemagne (70e), la Suisse (114e) et la Belgique (117e) sont classés à risque « faible ». En revanche, l’Algérie (36e), les Etats-Unis (33e) et le Royaume-Uni (47e)  sont dans la catégorie risque moyen ou intermédiaire. A noter que Maplecroft n’a pas pris en compte dans son indice, la région du Sahara.

Malgré que la France soit visée par l’AQAP, son rang est resté presque inchangé selon Maplecroft. Et pour cause, « la majorité des actes terroristes ayant été des attentats non mortels perpétrés par des organisations séparatistes en Corse ».

Maplecroft se base sur le nombre et la fréquence des attentats, mais aussi sur l’histoire du pays en la matière pour faire son classement. Sans surprise donc, les pays où les attentats sont nombreux avec plus de victimes sont en tête du classement. Dans le classement 2010, la Somalie, située à l’extrémité orientale de la corne de l’Afrique est arrivée en tête devant le Pakistan (2e), l’Irak (3e) et l’Afghanistan (4e). La Somalie est passée de la 4e à la première place notamment à cause de ses 556 « actes terroristes » recensés entre juin 2009  et juin 2010, des actes ayant provoqué la mort de 1 437 personnes, a précisé Maplecroft. Rappelons que la Somalie est minée par une insurrection dirigée par les milices islamistes Shebab.

Le reste du top 10 des pays à risque terroriste extrême sont respectivement les Territoires palestiniens, la Colombie, la Thaïlande, les Philippines, le Yémen (avec 109 attentats en un an, le Yémen est passé de la 22e à la 9e position) et enfin la Russie. 

Ibrahima Koné Yabiladi.com

Loi Cahuzac ? Des Français mangeraient le pain des Français ! Projet de loi d’un impôt pour les expatriés français !

Une blague “à la Cahuzac”, certainement. Néanmoins suivie dans l’idée par certains Français qui s’imaginent que les expatriés seraient tous des millionnaires ou milliardaires, vivant les pieds en éventail devant leur piscine, avec en toile de fond les deux indispensables palmiers. Reconnaissons qu’il est plus facile de trouver deux palmiers au Maroc, que deux bouleaux ou deux chênes…

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Un peu de sérieux, enfin ! Ce ne sont pas les 2,5 millions de Français hors du territoire qui plomberaient l’économie du pays en ce moment. A moins que beaucoup ne confondent expatriation avec évasion fiscale, en direction des paradis plus comptables qu’exotiques. Les expatriés actuels ne quittent pas la France pour fuir le fisc, mais certainement plus pour pouvoir continuer à vivre de leurs revenus, qui fondraient à vue d’oeil, par manque de mouvement politique pour redresser enfin la barre. De la part d’un élu du PS français, en plus, nous ne pourrions que l’inviter à revoir, non pas sa copie, mais ses propres bases en matière d’économoie et donc d’échanges. En matière de participation financière, il semble que les Français ont payé leur dû depuis toujours, tandis que les politiques n’ont pas tenu les leurs en retour, voilà éventuellement une des principales raisons.

Ce Monsieur ne semble pas connaître les rouages des bons échanges entre les pays sur le plan économique ; mais de là à donner idée aux pays étrangers de faire payer, eux aussi, un impôt aux MRE présents en France, son dossier serait vite refermé par sa rapide compréhension mathématique.

Qu’à cela ne tienne, il serait temps que certains décideurs politiques arrêtent de jouer un jour la carte nationale et le lendemain celle de la mondialisation, selon leur humeur.

Pour information, les expatriés ne sont pas des personnes favorisées, mais des gens qui s’assument beaucoup plus que d’autres sur le plan personnel, et qui paient chèrement une autre forme de vie que le fonctionnariat, l’assistance, ou le statut privilégié des députés et autres élus bien loin des régimes des masses qu’ils représentent. Que Mr Cahuzac fasse les comptes exacts entre avantages et pertes, avant de ne voir qu’une hypothétique solution, afin de remplir désespérément des caisses vides, faute de vouloir regarder dans un prisme plus précis.

Ce qui est soulevé est sociologiquement un fait international qui montre que, désormais, l’immigration se dirige autant du nord vers le sud et que, même les étrangers qui vivent en Europe ou en France reviennent en leur pays d’origine. Mais pas tous, Mr Cahuzac. Beaucoup d’étrangers vivant, eux, en France, honorent les caisses de l’Etat avec autant de plaisir que ne le feraient de plus en plus de retraités, et de nombreux actifs, qui préfèrent tout de même payer ailleurs leurs impôts. Un bon échange qui devrait répondre, non pas unilatéralement à vos attentes, mais aussi à celles des pays, que vous voudriez certainement voir davantage dans la logique du développement, socialement parlant, il va de soi.

Le seul intérêt que porte la France à ses expatriés, c’est lors des élections, en se souvenant d’eux ; la majorité des expatriés privés vous le diront…

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CAHUZAC – Un impôt pour les Français de l’étranger

Écrit par Marie Pierre Parlange

Jérôme Cahuzac, président PS de la commission des Finances de l’Assemblée, propose la création d’un impôt sur le revenu des Français qui travaillent à l’étranger. Un amendement au projet de loi de budget 2011 qui a peu de chances de voir le jour

cahuzac-projet-loi-impots-expatries.jpgPlutôt que de retirer leur nationalité à certains, ce qui n’aura aucun effet sur les résultats de la politique de sécurité, pourquoi ne pas rappeler cette nationalité à ceux qui sont partis, et leur demander de payer quelque chose en France, pays où ils sont nés, où ils ont été soignés, où ils sont allés à l’école?“, a lancé Jérôme Cahuzac (photo AFP)

Aux journalistes mercredi 6 octobre. Il a évoqué les salariés de la City de Londres “revenus en France toucher les Assedics” au plus fort de la crise.

La France est le pays où ils reviennent quand ils ont des soucis”.
Le président PS de la commission des Finances de l’Assemblée envisage donc “une taxation proportionnelle” des revenus des Français de l’étranger, sans pour l’instant donner plus de détails.

Ce n’est pas la première fois que le PS avance ce projet. Déjà en 2007, Dominique Strauss-Kahn s’était engagé sur cette voie, mais Ségolène Royal, candidate aux Présidentielles, n’avait pas donné suite. D’abord, les Français de l’étranger payent déjà leurs impôts dans leur pays de résidence. De plus, les conventions fiscales qui lient la France à d’autres pays rendent cette proposition difficilement applicable. Sauf remise à plat de ces conventions, les Français de 127 pays, dont la Suisse, le Royaume Uni, le Canada ou encore le Brésil ou Israël, échapperaient à cet impôt.  

Tollé à droite
Christophe-André Frassa, sénateur UMP des Français établis hors de France, estime que Jérôme Cahuzac “illustre le retour de la gauche populiste”. Dans un communiqué de presse intitulé “Non à la double peine fiscale”, Robert del PICCHIA, sénateur de la majorité également, dénonce lui “une méconnaissance exaspérante de la mobilité internationale. Partir ne signifie pas fuir l’impôt. Les Français de l’étranger ne sont pas des exilés fiscaux. (…) Ceux qui ne résident pas en France ne peuvent prétendre à rien. Pas de CMU, pas d’allocation. (…) Le seul droit intangible que nos ressortissants conservent au-delà de nos frontières, c’est le droit de vote”.

Alors qu’en 2012, les quelque 2,4 millions de Français établis hors de France éliront pour la première fois leurs députés à l’Assemblée nationale, cette proposition sera en effet peut-être au centre des débats.

Investir rime-t-il seulement avec construire au Maroc ?

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Le terme investir se lie à toutes les sauces qui contiennent, selon chacun, les ingrédients de son choix, mais qui ne rend pas pour autant crédibles les projets. Acheter un appartement ou une maison est un investissement, comme tout achat commercial. La notion d’investir comprend bien une part d’épices, pour relever la rentabilité de son achat. La pierre prendrait de la valeur avec le temps, si la crise ou les bulles ne viennent à éclater, autre débat… 

Internet, facteur d’offres et de demandes de plus en plus utilisé, devient aussi un lieu où investisseurs et créateurs de projets peuvent se rencontrer, mais là encore, à voir les approches, le manque de professionnalisme évident ne rend pas crédible la suite, quand ce ne sont pas directement des pièges avec arnaques. Une simple idée présentée en quelques lignes, sans lien, sans référence professionnelle à suivre, reste parfois risible. Investir rime aussi avec industrie, agriculture, service, en ce sens ce ne sont pas les propositions qui manquent, mais le sérieux de la suite qui fait douter beaucoup. Les gens ne rentrent pas dans un train, s’ils s’aperçoivent que les rails manquent en dessous… 

Ce qui se passe pour l’investissement des MRE en leur pays dans le secteur immobilier soulève les grandes problématiques de l’investissement en général. Le mot compétence surgit de nouveau, et il laisse des traces dans tous les projets, comme dans tous les contacts, mot qui inclut une autre donnée, celle de la transparence dans la réalisation des projets à toute échelle. Les gros investisseurs, les groupes financiers internationaux traitent en haut lieu et mènent à bien leurs projets qui apportent un plus au Maroc. Les autres jouent dans une cour souvent plus petite, plus régionale, plus locale, et se retrouvent dans des circuits moins sécurisés. Les petits investisseurs qui visent des projets pour placer leurs économies se retrouvent seuls, et ne sont donc rassurés que dans des structures commerciales plus ou moins encadrées ou bien emballées disons, comme dans le secteur du Bâtiment… 

Pas étonnant que chacun tente de monter seul ses propres projets, que la plupart des MRE n’agissent qu’individuellement, qu’ils investissent donnant-donnant…

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Transferts

Pourquoi les MRE hésitent à investir au Maroc ?

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CMC : Absence d’une politique territoriale forte et d’une coopération entre les acteurs locaux, privés et publics.

Déconnexion entre la cartographie régionale des dépôts et crédits des banques.

Alors que les missions de prospection à l’étranger s’intensifient en quête d’investisseurs potentiels, les Marocains résidant à l’étranger (MRE) manifestent, depuis ces derniers temps, une hésitation frappante à investir dans leur pays d’origine. Ce désistement trouve essentiellement sa raison dans un climat des affaires qui enregistre aujourd’hui des niveaux jugés médiocres. Dans ce sens, le Centre marocain de conjoncture (CMC) a indiqué dans sa dernière publication mensuelle que « inciter les MRE à investir dans leurs pays et surtout dans leurs régions d’origine, implique une politique territoriale forte et une véritable coopération entre les acteurs locaux, privés et publics ».

Fort est donc de constater l’absence flagrante d’une démocratie participative, impliquant le citoyen dans la gestion de la chose locale, autrement dit, offrant des outils institutionnels pour le renouvellement de la démocratie représentative. « Or, tout indique (dans toutes les enquêtes menées jusque-là) que l’absence d’une telle politique et d’une coopération constituent les premiers obstacles face à l’investissement des MRE et face à l’implication des compétences marocaines à l’étranger», détaillent les conjoncturistes.

Toutefois, le tableau n’est pas tout aussi sombre. À l’horizon, se profilent déjà des lueurs d’espoir, en l’occurrence le grand chantier de régionalisation avancée. La commission consultative de la régionalisation (CCR) instituée à cet effet devrait rendre son rapport final au mois de décembre de cette année. A la clef, doter les entités de gouvernance locale d’un incontestable pouvoir de décision (cf. www.le soir-echos.com). Reste à savoir comment optimiser les structures financières. Sur ce chapitre, les économistes mettent la main sur une faille qu’ils qualifient de « déconnexion entre la cartographie régionale des dépôts et crédits des banques ». Déjà en 2009 et 2010, les MRE ont affiché un faible engouement pour le secteur immobilier.

Dans la foulée le CMC s’interroge sur les politiques de soutien mises en place à ce titre. Le dispositif géré par la Caisse centrale de gestion attribue une subvention étatique de l’ordre de 10% pour tout MRE qui désire investir et dont le montant global de l’investissement ne doit pas être inférieur à 1 million de dirhams. L’intéressé devrait apporter au moins 25% de la baguette, constitués en un apport en fonds propres en devises. Le reliquat (pouvant aller jusqu’à 65%) peut être contracté sous forme de crédit bancaire. Il faut dire que cette mesure a affiché un bilan mitigé comme nous l’avait expliqué dans une de nos éditions précédentes Bouchaïb Rami, président du Club des investisseurs marocains à l’étranger. «Au vu des conditions un peu plus serrées, les MRE ont plutôt intérêt à investir dans leurs pays d’accueil que de prendre le large et entrer dans une aventure dont personne ne pourrait prévoir les résultats», a-t-il souligné.

À noter que la communauté des Marocains résidant à l’étranger, selon les chiffres du CMC, compte quelque 3,3 millions de personnes, ce qui équivaut à plus de 10% de la population totale du pays. Les transferts des MRE au titre de l’année 2009 se sont chiffrés à plus de 50 milliards de dirhams contre 53 milliards de dirhams en 2008 et 55 milliards de dirhams en 2007.

La France, l’Italie, l’Espagne et les Pays-Bas restent les principaux pays émetteurs. Dans ce contexte de crise, il convient de noter que les baisses les plus sensibles enregistrées ont concerné l’Espagne, touchée de plein fouet, par la crise internationale.

Loi de finances 2011. 15% d’impôt sur les sociétés. Non, ce n’est pas en France… mais au Maroc !

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15% d’impôt sur les sociétés, pour 2 millions de dhs HT de CA.

De quoi inciter les entrepreneurs qui hésitaient à franchir le Rubicon de l’indépendance professionnelle au Maroc, et beaucoup d’autres à enjamber le détroit de Gibraltar.

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Si la mesure du projet de loi de finances 2011 est une bonne nouvelle, si cela doit permettre à beaucoup de professionnels en nom propre, qui “devraient payer” 38% d’impôt, de jouer la transparence et l’alliance avec le fisc, l’annonce sera aussi importante à l’extérieur des frontières que l’annonce de la réduction de la fiscalité pour les retraités français, il y a quelques années.  

Les petites entreprises ne vendant pas du matériel, mais du conseil par exemple, ou de la prestation de service, sachant par cela limiter leurs frais de fonctionnement, verront très vite l’intérêt de cette mesure. 2 millions de dhs HT, c’est 181.819 euros. Amis gestionnaires, à vos projets et à vos calculettes, la crise en France trouve des solutions vers le Maroc.

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Projet de loi de Finances

Le détail du paquet fiscal

· PEA, épargne éducation, PEL,… tout un dispositif d’encouragement

· Un IS de 15% pour les petites entreprises

Le gouvernement a consacré exceptionnellement deux conseils mardi 12 et mercredi 13 octobre, à l’examen du projet de loi de Finances 2011. Sur le plan fiscal, le contenu est plutôt riche. Il est institué un Plan d’épargne action (PEA), un Plan d’épargne logement (PEL), un régime d’incitation à l’épargne éducation, un taux d’IS de 15% pour les petites entreprises. L’exonération sur les contrats Anapec est par ailleurs prorogée. Le texte apporte aussi une clarification sur l’application des conventions d’investissement. Détails.

· Exonération pour le «Casablanca Finance City» 

Les sociétés exportatrices de services ayant le statut «Casablanca Finance City» auront droit à un régime fiscal de faveur. Le gouvernement a prévu une exonération totale de l’IS durant les cinq premiers exercices et un taux réduit de 8,75%. Et ce au titre de leur chiffre d’affaires à l’export et des plus-values mobilières de source étrangère.
Les sièges régionaux ou internationaux agréés se verront appliquer un taux réduit de 10% sur une base imposable dont le montant ne peut être inférieur à 5% des charges de fonctionnement.

Les personnes non résidentes et appelées, pour une durée déterminée, à occuper un emploi pour le compte d’une société ayant le statut «Casablanca Finance City», bénéficieront de l’exonération de l’IR sur les frais de transport accordés, lors du congé annuel, ainsi qu’à leurs conjoints. S’y ajoute l’application d’un taux libératoire de 20% aux rémunérations versées par leurs employeurs. Le salarié marocain résidant à l’étranger est également concerné par cette dernière disposition.

· L’IS à 15% pour les petites entreprises

Le projet de loi de Finances 2011 propose un régime fiscal de faveur pour les petites entreprises. Il institue un taux réduit de l’IS de 15% aux entreprises passibles qui réalisent un chiffre d’affaires inférieur à 2 millions de dirhams hors TVA.

· Informel: Une éponge sur le passé

Pour permettre aux contribuables exerçant dans l’informel de s’intégrer au tissu économique, quatre mesures sont envisagées. La première consiste à imposer les revenus acquis et les opérations effectuées à compter de la date d’identification du contribuable. La deuxième accorde à partir de la date d’identification du contribuable les avantages prévus par le Code général des impôts notamment l’exonération de l’impôt sur le revenu liée au zoning et à l’exportation. La troisième porte sur l’évaluation des stocks de manière à dégager des marges brutes supérieures ou égales à 20%. La quatrième mesure propose de simplifier le paiement de la TVA. Celle-ci sera effectuée sur la marge brute réalisée sur la vente du stock. Cette mesure est proposée pour une période de deux ans seulement. Elle s’éteindra le 31 décembre 2012.

· PEA: Exonéré à hauteur de 600.000 DH

Le projet de loi de Finances propose d’exonérer totalement les revenus et profits de capitaux mobiliers réalisés dans le cadre du PEA. Pour cela, il pose deux conditions: les versements et les produits capitalisés y afférents doivent intégralement être conservés pendant 5 ans au moins à compter de la date de l’ouverture du PEA. Cette disposition permettra d’éviter l’imposition de ces revenus et profits au taux de 10% pour les dividendes ou 15% pour les titres cotés. Deuxième condition, le montant des versements effectués dans le PEA est plafonné à 600.000 dirhams.

Les titres éligibles au plan d’épargne en actions sont les actions et les certificats d’investissements cotés sur la Bourse des valeurs du Maroc et émis par des sociétés de droit marocain. Sont également éligibles au PEA, les droits d’attribution et de souscription afférents auxdites actions ainsi que les titres d’OPCVM «actions».

· Epargne logement: A conserver pendant au moins 3 ans

Pour promouvoir l’accès à la propriété, il est proposé d’exonérer le montant des intérêts d’épargne logement mais à condition que les sommes investies soient destinées à l’acquisition ou la construction d’un logement à titre d’habitation principale.
De plus, le montant des versements et des intérêts doivent être intégralement conservés dans le plan pour une durée au moins égale à 3 ans à compter de la date de l’ouverture du plan et ce, au lieu de l’imposition des intérêts aux taux de 20 ou 30%. Le montant des versements effectués exonérés est plafonné à 300.000 dirhams.

· Epargne éducation: Exonéré à hauteur de 300.000 DH

Voilà une mesure qui devrait faire plaisir aux parents, l’exonération du montant des intérêts générés par un Plan d’épargne éducation. Les sommes investies doivent être destinées au financement des études supérieures des enfants à charge et le montant des versements ne doit pas dépasser 300.000 dirhams. Autre condition, le montant des versements et les intérêts y afférents doivent être intégralement conservés dans le plan en question pour une période au moins égale à 5 ans à compter de la date de l’ouverture du PEA.

· Un taux de 15% pour les revenus de capitaux mobiliers de source étrangère

Pour encourager les étrangers à s’installer au Maroc et aussi pour s’aligner sur les pratiques internationales en matière d’imposition des revenus de capitaux mobiliers de source étrangère, il est prévu de réduire le taux applicable à ces revenus de 30 à 15% libératoire.

· TPE: neutralité fiscale en cas de transformation

Renforcer la neutralité fiscale pour encourager davantage les opérations d’apport du patrimoine professionnel d’une ou de plusieurs personnes physiques à une société passible de l’IS. Pour cela, le projet de budget 2011 prévoit la réintégration, dans les bénéfices imposables de la société bénéficiaire de l’apport, de la plus-value nette réalisée sur l’apport des éléments amortissables, par fractions égales, sur la période d’amortissement de ces éléments. La valeur d’apport des éléments concernés par cette réintégration est prise en considération pour le calcul des amortissements et des plus-values ultérieures. L’on propose aussi la non-imposition des plus-values constatées ou réalisées sur l’apport des éléments non amortissables sauf en cas de leur retrait ou de leur cession ultérieure.
Ce dispositif sera prorogé jusqu’à fin décembre 2012.

· Contrats Anapec: L’exonération prorogée

L’exonération fiscale de l’indemnité de stage sera prorogée jusqu’au 31 décembre 2012. Une disposition qui encourage l’insertion des jeunes diplômés dans le marché du travail. Plafonnée à 6.000 dirhams bruts par mois, cette indemnité est versée au stagiaire lauréat de l’enseignement supérieur ou de la formation professionnelle recruté par les entreprises du secteur privé.

· Une incitation au capital risque

Pour encourager le financement des PME et renforcer leur assise financière via l’activité du capital risque, le projet de loi de Finances 2011 propose la suppression des conditions d’exonération des organismes de placement en capital risque. Ces conditions prévoient que ces organismes doivent détenir dans leur portefeuille au moins 50% d’actions de PME.

· Exonération de l’IS pour les syndics touristiques

Les sociétés de gestion des résidences immobilières de promotion touristique seront assimilées aux établissements hôteliers. Elles se verront donc octroyer les mêmes avantages pour la partie de la base imposable correspondant à leur chiffre d’affaires réalisé en devise rapatriées par elles ou pour leur compte par l’intermédiaire d’agences de voyages. Il s’agit en l’occurrence de l’exonération totale de l’impôt sur les sociétés pendant une période de 5 ans consécutifs qui court à compter de l’exercice au cours duquel la première opération d’hébergement a été réalisée en devise. Une imposition au taux réduit de 17,5% sera appliquée au-delà de cette période.

Conventions d’investissement: Le vrai début d’activité
Pour améliorer le dispositif de l’exonération de la TVA sur les biens d’investissement acquis par les entreprises pendant 24 mois à compter du début de l’activité et pour une durée de 36 mois dans le cadre des conventions d’investissement de 200 millions de dirhams, le projet affine la définition de la notion de début d’activité. Ainsi la date à prendre en considération pour décompter la période d’éligibilité à l’exonération est celle du premier acte commercial qui coïncide avec la première opération d’acquisition de biens et services. Et ce, à l’exclusion des frais de constitution des entreprises et des premiers frais nécessaires à l’installation de ces entreprises dans la limite d’un délai supplémentaire de 2 mois.
Pour les entreprises qui construisent leurs projets d’investissement, la date à prendre en considération est celle de délivrance de l’autorisation de construire.
Pour l’exonération à l’intérieur, les biens d’investissement sont exemptés durant toute la durée d’acquisition ou de construction mais à condition que les demandes d’achats en exonération de la TVA soient déposées au service local des impôts dont dépend le contribuable dans le délai de 24 mois. Pour l’importation, l’exonération de 24 mois ou de 36 mois dans le cas des projets d’investissements de 200 millions de DH sera prorogée de 6 mois en cas de force majeure, renouvelable une seule fois.

Khadija MASMOUDI