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- 29.7.2010: Retraite au Maroc ou en France. L'immobilier est-il l'unique bon plan pour les seniors ?
- 28.7.2010: Maroc. La vision "Low Cost" internationale qui arrive est une réponse présente pour l'économie marocaine
- 27.7.2010: Tourisme Maroc, vision 2020, ou comment motiver les troupes…
- 26.7.2010: Relocalisation des "Call Centers" en France contre délocalisation administrative au Maroc
- 23.7.2010: Autoroute Marrakech Agadir, la gratuité est terminée.
- 22.7.2010: Négocier au Maroc ou attendre les soldes ?
- 21.7.2010: Allo Casablanca ? Ici Paris ! Repassez-moi le 22 à Asnières svp…
- 20.7.2010: Crédit au Maroc. Des règles du jeu pas toujours bien comprises.
- 19.7.2010: Printemps, saison des MRE, automne, hiver, ou les saisons vaches à lait marocaines…
- 16.7.2010: Associatif ou "Tatawo" au Maroc ? Qu'en est-il sur le terrain ?
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Archive de la catégorie France
Retraite au Maroc ou en France. L’immobilier est-il l’unique bon plan pour les seniors ?
29.7.2010 par admin.

Comme on fait son lit, on se couche. A chacun de faire ses comptes en fonction de ses projets et de ses attentes.
Mais en matière d’immobilier, et encore plus à l’âge de la retraite, il est parfois utile de se poser les questions autrement, dans une vision plus restreinte, naturelle, différente qu’en abordant cela à 30 ans. La période est changeante en ce monde désormais, ce ne sont pas les retraités français ni européens qui nous diront le contraire. L’avenir sera plus restreint côté rentrées financières pour beaucoup d’entre eux, obligés de faire appel de plus en plus à leurs petites économies, qui parfois ne sont pas disponibles immédiatement car transformées en matériaux autour d’eux.
Si le bien immobilier était un coffre hier et sécuritaire dans le temps, demain les briques ne se transformeront pas sur demande en argent sonnant et trébuchant rapidement, comme ce fut le cas pendant longtemps sur un marché plus vivant ou plus motivant et plus rassurant. Nous entrons en hibernation sur ce plan pour les dix années qui arrivent, et quand les dirigeants annoncent 10, prévoyez au moins le double, voire une génération… Les seniors doivent repenser l’approche immobilière en France, même les plus nantis qui recherchent à investir. La majeure partie des seniors n’ont que leur retraite mensuelle comme revenus, peu d’économies en liquidités, au mieux leur maison ou leur appartement, qui leur coûtent au quotidien par des charges et des taxes, car plus adaptés réellement à leurs besoins actuels. Si certains conservent des murs en pensant héritage pour leurs enfants, la question se pose désormais d’assurer ses proches lendemains dès la retraite arrivée, et certains y pensent même quelques années avant.
D’où la porte de sortie vers d’autres pays, comme le Maroc pour certains, de plus en plus demain. Beaucoup quittaient la partie nord de la France depuis des années recherchant le soleil au sud du même pays pour leur retraite, alors descendre jusqu’au Maroc désormais n’est pas une problématique de par les nombreux autres avantages qu’ils y retrouvent. Si l’immobilier au Maroc est certes une solution pour eux, moins onéreuse, la question du choix d’investir dans la pierre dans un autre pays, de par l’âge, les héritiers ensuite, et le niveau de vie qu’ils rechercheront, réclame une réflexion au niveau des finances, du droit, du fisc, bref tout un questionnement que ne manquent pas d’aborder les gestionnaires habitués des plus gros patrimoines.
Bien en héritage, ou maintien d’une qualité de vie par ses acquis dans le temps, vue de l’étranger la donne est autre dans son approche pour la suite. Les générations issues du baby-boom sont aujourd’hui celles du papy-boom ou de la mamy-boom et celles aussi de l’après 1968, donc dans une vision de vie tout à fait différente de celle de nos plus anciens précédemment. Des générations qui ont découvert le voyage, réduit les distances, mais aussi visant le plaisir du bien-être, du sport, de l’activité artistique et culturelle et intellectuelle en général, bref des gens que nous qualifions désormais de seniors actifs, loin de l’image du retraité derrière sa fenêtre qui voyait défiler lentement les heures sur l’horloge du salon, qui disait oui, qui disait non…
Des générations qui sont déjà présentes et qui arrivent, mais qui seront certainement plus dans une logique de qualité de vie et de retraite au moment présent, d’où une nécessaire réflexion sur les approches et les services qu’il faudra aussi leur apporter sur place. Immobilier rime avec retraités au Maroc, mais ceci reste une vision des promoteurs, qui savent allier la vente bien emballée dans l’appellation du “senior”, de manière purement commerciale plus que par le service qu’attendront de plus en plus ces nouveaux demandeurs.
Alors, maison de retraite au Maroc ? La demande se manifeste de plus en plus, mais certes pas dans la vision de celles de l’Europe, solutions souvent prises de force par une médicalisation et un suivi importants. A envisager alors de manière plus adaptée aux attentes.
Des projets qui s’inscriront dans le faisceau des possibilités dans les temps qui arrivent, tous les seniors ne désirant pas s’engager, selon leurs raisons, dans un projet immobilier, encore plus prenant de l’étranger et dans le temps.
Le Groupement ouvrira de nouvelles pages Retraités ou “Seniors” très bientôt, afin d’orienter ces derniers dans leurs attentes sur le Maroc. http://legroupement-agadir.com
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Acheter un bien immobilier pour préparer sa retraite ?
La réforme des retraites est au cœur de l’actualité. On entend souvent dire que l’immobilier est une valeur sûre pour sa retraite ou qu’il est possible de doper sa retraite en achetant un logement. Qu’en est-il réellement ? Acheter un appartement ou une maison permet-il vraiment d’avoir plus de revenus au moment de prendre sa retraite ? Quels sont les pièges à éviter dans ce type de raisonnement ?
Réagir face à des retraites en baisse et incertaines
Pour faire face à des retraites de plus en plus petites et qui deviennent incertaines, il est indispensable de s’interroger sur les différentes manières d’investir soi-même pour se garantir des revenus complémentaires.
Il existe de nombreuses solutions pour bien préparer sa retraite et se garantir un niveau de revenus suffisant, une fois que son salaire ne sera plus versé tous les mois. En s’y prenant suffisamment tôt et en anticipant ses besoins futurs, il est possible d’aborder plus sereinement sa retraite sans craindre pour ses finances personnelles.
Préparer sa retraite en achetant de l’immobilier
Acheter un logement pour se loger durant sa retraite ou investir dans l’immobilier pour générer des revenus complémentaires ? C’est la première question que vous devez vous poser quand vous vous intéressez à l’immobilier comme placement pour votre retraite.
En effet, il y a différentes manières d’optimiser ses besoins financiers. Quand on veut mieux gérer son budget, il y a deux solutions qui peuvent être complémentaires : diminuer ses dépenses ou augmenter ses revenus.
Être propriétaire de sa résidence principale au moment de prendre sa retraite
Le coût du logement occupe une place importante dans le budget d’un ménage. Être pleinement propriétaire, c’est-à-dire avoir fini de rembourser son crédit immobilier, au moment de prendre sa retraite, permet de ne plus avoir à payer de loyer ni à rembourser un prêt immobilier. C’est l’une des meilleures façons de diminuer ses dépenses. Il n’y aura plus qu’à payer les entretiens de votre appartement ou de votre maison ainsi que les différentes taxes et impôts (taxe foncière, etc.).
Seulement l’achat de votre résidence principale ne vous permet pas d’adapter votre logement à vos besoins changeants. Si vous achetez une maison pour y voir grandir vos enfants, cette maison sera-t-elle toujours adaptée quand ils auront quitté le cocon familial ? Les caractéristiques de votre logement seront-elles adaptées à vos capacités (escaliers, ménage, entretiens…) ?
De plus quand vous serez en retraite, vous n’aurez plus besoin d’habiter à côté de votre travail. Vous pourriez avoir l’envie de déménager dans une région plus ensoleillée par exemple. Il y a toujours la possibilité de revendre pour acheter une autre résidence principale mais sachez que cela vous coûtera des frais et qu’une fois à la retraite, les possibilités de financement seront réduites.
Être propriétaire bailleur pour obtenir un complément de revenus
Pour préparer votre retraite avec l’immobilier, il existe une autre solution : investir dans de l’immobilier locatif pour générer des revenus complémentaires à votre retraite. Bien entendu, cette solution n’est pas opposée à la première : la meilleure option est même de cumuler les deux pour à la fois réduire vos dépenses pour vous loger et augmenter vos revenus avec de l’immobilier locatif.
Néanmoins, pour que la mise en location d’un bien immobilier vous apporte un véritable complément de revenus, il vous faudra avoir remboursé la majeure partie, voire la totalité, de votre emprunt immobilier, qui aura servi au financement de cet investissement.
En effet, aujourd’hui les rendements en immobilier sont très faibles. Il est de plus en plus difficile de trouver des logements qui garantissent des loyers supérieurs à la mensualité de paiement de votre crédit. Pour que les loyers perçus vous apportent un réel revenu supplémentaire pour votre retraite, vous devez avoir des mensualités de remboursement plus petites ou dans l’idéal avoir fini de payer cet appartement ou cette maison.
Ne pas négliger les risques liés à votre baisse de revenus
Lorsque l’on arrive à la retraite, il faut faire face à une diminution de ses revenus. Quand on a investi dans l’immobilier avec pour objectif de préparer sa retraite, il faut être capable de finir de payer ses investissements. Que ce soit pour l’achat de votre résidence principale ou pour l’achat d’un appartement à louer, si vous avez encore des dettes auprès d’un organisme de crédit, il faudra être capable de les rembourser malgré vos baisses de revenus.
Cela signifie que vous devez anticiper, dès le financement de votre achat, vos capacités futures de remboursement :
- Prévoyez une durée de paiement du prêt qui se termine avant votre passage à la retraite.
- Négociez le non paiement de pénalités de remboursement anticipé. Cela vous permettra de solder votre prêt sans frais ou de réduire votre dette et ainsi faire baisser vos dernières mensualités.
En outre, si vous faites de l’investissement locatif, assurez-vous contre les risques de non paiements des loyers. En cas de problèmes avec vos locataires, cela vous permettra de faire face à une chute de vos rentrées d’argent.
Si l’immobilier constitue en effet un bon moyen de préparer sa retraite, cela n’est pas sans risque. De plus, les prix de l’immobilier, actuellement très élevés, rendent l’opération moins intéressante. Il convient donc de bien étudier son projet de préparation à la retraite avant d’investir ou de placer toutes ses économies dans la pierre.
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Allo Casablanca ? Ici Paris ! Repassez-moi le 22 à Asnières svp…
21.7.2010 par admin.

Le libre échange est un échiquier stratégique où il faut gagner plus que l’on ne perd, surtout sur le plan économique.
Un rappel qui arrive depuis la crise en certains pays qui verraient moins agréablement partir ses emplois donc une partie de sa richesse chez les autres. Mais qui perd quoi dans ces usines à téléphone où le taylorisme a repris de la fougue depuis des années ? Serrer des boulons à la chaîne chez Ford au début du siècle dernier ou répondre comme une machine à travers une technologie de la communication en suivant des objectifs de rentabilité, pas beaucoup d’évolution humaine au premier abord.
Voilà ce que voudrait récupérer Paris en faisant ses comptes et des décomptes. Paris va-t-il revoir aussi tout ce qui sort de France depuis la crise ? Viendra-t-il rechercher ses milliers de Français retraités qui, par le manque et les prochaines restrictions, ont choisi l’exode vers le Maghreb ou ses jeunes désormais qui ne trouvent plus de sortie chez eux ?
Paris montera-t-il prochainement un plan d’accueil sur les autoroutes en France pour faire de l’oeil aux FRE* de première génération qui reviendraient au pays natal uniquement pour les vacances ?
*Français Résidant à l’Etranger
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France : Les centres d’appels au Maroc sont-ils menacés ?
L’annonce faite par le gouvernement Fillon de «préparer un plan pour lutter contre les délocalisations des centres d’appels», a fait mouche au Maroc. On y apprend que Laurent Wauquiez, Secrétaire d’Etat à l’Emploi, étudie plusieurs pistes telles qu’une surtaxe «des appels provenant des sites implantés à l’étranger» et une aide financière destinée aux entreprises qui ne recourent pas aux délocalisations. Des assises nationales devraient se tenir à la rentrée.

Dès lors, comment lire cette annonce et quelle (s) conséquence (s) pour cette activité au Maroc ? Tout d’abord, il convient de (re)situer le cadre politico-économique. La France est plongée dans une crise économique structurelle avec des tensions sociales grandissantes. Nicolas Sarkozy est au plus bas dans les sondages, affaibli par les affaires (Bettencourt / Woerth). Tout cela le conduit à mener une politique économique teintée de protectionnisme voire de populisme. Il faut savoir que cette annonce intervient au lendemain de l’annonce de suppression d’emplois (environ 800) au sein de Teleperformance, une entreprise de mise en relation client. Les syndicats sont montés au créneau pour dénoncer le transfert d’activité vers la Tunisie et le Maroc. La société justifiait ses licenciements par une baisse d’activité liée à la crise et non à un transfert d’activité vers des pays à bas coûts.
Reste que malgré la crise, les créations d’emplois restent significatives dans ce secteur en France. En effet, ce domaine d’activité emploie environ 300 000 personnes dont près de 70 000 dans les centres d’appels à l’étranger. Selon le ministère de l’Economie et des Finances, l’offshore représenterait plus de 60 000 salariés aujourd’hui, contre 10 000 en 2004. Parmi eux, 30 000 salariés travaillent à partir du Maroc, 12 000 de la Tunisie, le reste est réparti entre le Sénégal et l’île Maurice. Par ailleurs, la «fuite» d’une partie des emplois n’aurait pas que des inconvénients. Loin s’en faut. L’externalisation et l’offshoring de ce service non stratégique pour les grands groupes, a permis a de nombreuses entreprises françaises (PME/ PMI/ TPE) de se créer, de se développer ou encore de se diversifier. Le Maroc, comme d’autres pays, a constitué et constitue un relais de croissance pour ce genre d’activités et bien d’autres encore.
La vision quelque peu idyllique de Laurent Wauquiez ne peut masquer les réalités économiques. Les prix sont sans cesse tirés vers le bas, des fois même sous la pression croissante des associations de consommateurs et du gouvernement. Les entreprises françaises ont donc suivi le mouvement et n’ont pas attendu le feu vert des politiques.Du coup, il se pourrait bien que l’annonce politique exprimée par le gouvernement français se solde par un coup d’épée dans l’eau. En conclusion, peu de chance de voir des fermetures de centre d’appel au Maroc et ailleurs.
Rachid Hallaouy Yabiladi.com
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Printemps, saison des MRE, automne, hiver, ou les saisons vaches à lait marocaines…
19.7.2010 par admin.

L’on frotte le tapis rouge des investisseurs toute l’année, dont une partie se nomme MRE. De fait la saison de l’été se transforme chaque année en saison des MRE. Le printemps étant la saison des retraités, l’automne des résidents que l’on attire fiscalement, et l’hiver celui des entreprises, en saupoudrant l’année entière de touristes de passage. Cerise sur le gâteau, les médias qui observent le terrain… Comme déjà abordé dans nos propres articles, de quels MRE parle-t-on ?
Pas étonnant que les médias qui reprennent le sujet régulièrement n’y montrent parfois qu’une image orientée, soit pour des raisons de ligne éditoriale, politiques, sociales ou autres et selon son auteur, et que chacun se limite ainsi à sa propre vision sur ces MRE. Il en est de même d’ailleurs pour la vision des ERM, des étrangers qui résident au Maroc, ou des FRE, Français résidant au Maroc mais vus de la France… Donc des visions qui sont entretenues par les divers écrits comme sur Internet, peut-être par manque de transparence du sujet MRE entendu depuis quelques années par les diverses autorités qui ne visent elles aussi qu’une image trop arrêtée sur cette communauté.
Le MRE, Marocain expatrié qui revient chez lui chaque année, serait le modèle type que l’on nous montre régulièrement, mais sur une population estimée à plus de 5 millions de MRE, combien sont dans ce type de classification encore, et resteront-ils en nombre dans le temps ? A voir les jeunes débarquer de France, nous voyons de plus en plus une autre catégorie que celle visée uniformément dans les discours, qui même s’ils ont officiellement des droits au Maroc par une binationalité sont de plus en plus des Européens, de seconde, de troisième, voire de quatrième génération parfois, qui ne découvrent le pays de leurs anciens qu’en total décalage culturel. A les entendre réagir aussi sur de nombreux sites ou blogs Internet il semble aussi qu’ils ne se sentent pas toujours les mieux accueillis au pays de leurs pères, souvent moins bien d’ailleurs selon eux que les touristes classiques.
Il serait temps de clarifier la notion de MRE de manière plus sociologique et plus stratifiée, ce que sait faire l’ensemble des médias involontairement si nous les réunissons par leurs visions diverses et leurs articles réguliers, mais cela serait à faire dans un objectif certainement moins intéressé et plus scientifique. Mais au regard de la crise, des rentrées financières moindres des MRE, d’investissements réduits de leur part, du Ramadan qui arrive et qui durera pendant la saison des MRE pour les prochaines années, les chiffres parleront encore, au même titre que les médias.
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Arrivées estivales des MRE : « Wech-Wech cousin », vaches à lait ou simples vacanciers? C’est la « saison » des « zmagris », l’occasion pour la presse marocaine de sortir de nombreux numéros spéciaux MRE, de s’approprier de différentes manières ce « grand retour » estival – mais aussi de nourrir des clichés gros comme des tours HLM…

Il n’y a pas que la Fondation Mohamed V qui souhaite la bienvenue aux MRE. Quotidiens, hebdomadaires, mensuels – la presse s’est également saisie du dossier des vacances au bled. Le quotidien gratuit Aufait prévoit un numéro spécial MRE à sortir dans les prochains jours, Les Echos l’a publié il y de cela plus d’une semaine. L’hebdomadaire Le Temps consacre une enquête spéciale aux MRE et le Courrier de l’Atlas le dossier de son édition juillet/août.
Les titres démontrent déjà les différences de perception qui peuvent exister. Si Le Temps annonce en couverture de son numéro 58 (10-16 juillet 2010) « la fin du mythe des MRE », il parle plutôt de l’économie de la « saison des MRE » dans les pages consacrées au sujet. Une analyse économique qui reflète une grande partie des discours médiatiques en la matière. Les MRE sont vus à travers leur apport économique au pays d’origine, on parle de bonne ou de mauvaise « saison », et on décrypte les politiques mises en place pour favoriser une bonne « récolte ». Bien sûr, les analyses changent selon le point de vue de l’auteur. Les uns critiquent, les autres présentent les mesures prises par les autorités.
Le titre du supplément des Echos du 5 juillet 2010, entre dans le deuxième cas de figure. Intitulé « Le grand retour », l’idée de la « saison » est proche, et le contenu en témoigne. Financé par le ministère chargé de la Communauté marocaine résidant à l’étranger, il était prévu, selon nos informations, qu’il ne traite que le sujet des investissements des MRE au Maroc. Par manque de textes, d’autres sujets (culturels) ont trouvé leur place dans le supplément, mais l’objectif du ministère des MRE est clair. Inciter davantage de MRE à s’engager sur le terrain des investissements productifs au Maroc, secteur qui traine un peu la patte en comparaison aux transferts d’argent. Mais ces derniers aussi auraient dépassé leur zénith. La « saison 2007 » était la meilleure de l’histoire, avec environ 55 milliards de dirhams transférés. Depuis, la « récolte » baisse, dépassant à peine les 50 milliards de dirhams en 2009.
Le ministère est actif pour rendre le pays plus attrayant pour des investissements des MRE, mais il bataille également sur le champ des discours. Les liens entre MRE et le Maroc sont présentés en permanence comme étant tout à fait « naturels ». Douter de l’appartenance d’un ressortissant étranger d’origine marocaine n’entre pratiquement pas dans le possible des discours officiels. Le ministère insiste plutôt sur le MRE jeune, actif, peut être entrepreneur, en tout cas hautement qualifié, quelqu’un qui s’investit dans le développement de son pays d’origine. Comme le précise le ministre Mohamed Ameur dans ce même supplément, son département privilégie pour cela, « bien plus encore que [les] investissements directs, la mobilisation de nos compétences expatriées ».
Cette image, on peut la retrouver par exemples dans les brochures de l’opération Marhaba de la Fondation Mohamed V. Mais les photos choisies par Les Echos pour illustrer le supplément MRE reflètent plutôt le contraire. Meilleur exemple : l’interview dans lequel M.Ameur explique sa stratégie pour améliorer l’investissement des MRE dans les secteurs productifs au Maroc est illustrée, sur deux pages, par une photo d’un groupe d’ados en pull à capuches et/ou avec casquette, sous la pluie, en bas d’un bâtiment en très mauvais état (voir ci-dessous). C’est cette image triste qui entoure la photo du ministre. En constatant l’anachronisme entre l’illustration et le contenu, le ministre a dû se dire, dépité : « Ils m’ont karchérisé mon message ! »

Mais cela reste une image courante, qui reflète bien ce réflexe répandu au Maroc d’associer les MRE aux jeunes « racailles » de banlieue traînant dans la rue et au stéréotype du « wesh wesh couz » qui vient au Maroc pour frimer et se déchaîner. Ce stéréotype, Casawaves, blog d’un expatrié français à Casa, l’entretient à l’état pur à l’occasion des vacances d’été, dans son fil d’actualité sur Facebook. Le titre en dit déjà long : « Wesh cousine ! » L’auteur, « Miss Casa », fait dans le populisme et la moquerie teintés de condescendance : Casa serait maintenant « envahie » par Momo, Rachid et Elham (MRE, sic!), au « look wech-wech », rêvant « d’importer la mode urbaine des voitures brûlées au Maroc » pour l’un, et du passeport d’une petite amie italienne (tout en épousant une « bent bladou pure souche ») pour l’autre. La fille, « MREtte », « joue la starlette sur les plages […] mais dès qu’elle entrouvre ses lèvres, on a presque envie de ‘l’éteindre’, tellement elle fait ’sa bouffonne ’ ». Le « manque de scrupules de Rachid, le manque de respect de Momo, et le manque de classe d’Elham » seraient même capables de « rendre Casa plus bordélique qu’elle ne l’est déjà ».On peut apprécier la caricature et l’ironie, encore faut il avoir un message à transmettre pour éviter la moquerie gratuite. Ce message est toutefois difficile à trouver…
Un monde sépare ce texte du dossier « Réussir ses vacances au Maghreb » du Courrier de l’Atlas dans son numéro juillet/août. Sans parler des MRE et de les juger, ce dossier s’adresse directement à tout ceux qui, justement, veulent passer leurs vacances au Maghreb. « Tonton du bled » de 113 y trouve son entrée, le ramadan qui s’avance de plus en plus vers l’été, des conseils « comment éviter les galères au bled »… Des articles qui s’adressent à ce que sont les visiteurs en été : des vacanciers dans un pays que certains connaissent mieux, d’autres moins bien. Certains sont plus intéressés à ce qui s’y passe que d’autres, et ces intéressés, le Courrier de l’Atlas les invite notamment à suivre une visite proposée par Casamémoire. Un tour de Casa en dehors des sentiers battus, qui tente de montrer ce que cache le stéréotype de Dar el Beida, la bordélique.. A méditer.
Frederic Schmachtel Yabiladi.com
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Ciel bleu pour Paris en échange de l’électricité verte du Maroc, mais avec option nucléaire en contrepartie !
12.7.2010 par admin.

Maroc. Un pays qui demain sera un exemple sur le plan de l’énergie solaire et éolienne fait exprimer un paradoxe aux amis français, du moins à Paris intra-muros. A une époque où chacun parle dans l’hexagone français comme en Europe de non-pollution, d’écologie, de vert par ci pour ne plus voir le noir que nous connaissions, à l’heure où la technologie avance vers la nouveauté, voilà que Paris échangerait de l’énergie verte du Maroc contre l’option… du nucléaire !
Le paradoxe était trop tendu pour ne pas le saisir… sans parler de la quasi-condition, “tu me prends ma centrale, ensuite nous discuterons du reste…”

Tenir ses exigences internationalement en utilisant de l’énergie verte produite au Maroc tout en continuant chez les autres de placer son nucléaire noir clé en main, voilà un échange lourd de conséquences diverses dans le temps pour les héritiers…
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Paris renforce son aide à Rabat pour y garder sa première place
La rencontre de haut niveau entre la France et le Maroc s’est soldée par la conclusion de dix accords et conventions.
MARIE-CHRISTINE CORBIER, LES ECHOS
Entre la France et le Maroc, «le ciel est bleu», affirmait la ministre française de l’Economie, Christine Lagarde, vendredi, au Medef, au côté du Premier ministre marocain, Abbas el-Fassi. Dix accords et conventions ont été signés, vendredi, à Paris, dans le cadre de la dixième rencontre franco-marocaine.
Comme prévu (Les Echos du 2 juillet), plusieurs accords ont été conclus dans le secteur de l’énergie. Un accord-cadre doit, selon le Premier ministre, François Fillon, permettre «d’accompagner le Maroc sur le chemin de l’énergie nucléaire […]». Plus tard, la France «fera naturellement des propositions commerciales», a-t-il assuré. La France soutient aussi la stratégie du Maroc dans les énergies renouvelables : un accord de coopération institutionnelle a été conclu. Pour atteindre ses objectifs européens, la France pourra compter sur l’électricité verte produite au Maroc. Les deux pays coopéreront aussi dans le solaire, l’Agence française de développement (AFD) contribuant notamment au financement du projet de centrale de Ouarzazate. D’autres conventions ont été signées pour soutenir la stratégie d’accès aux soins primaires du ministère de la Santé, la pêche, la réhabilitation du réseau d’eau de la régie d’Oujda ou encore le financement d’un projet de dessalement et d’irrigation dans la région d’Agadir.
La France a assuré le Maroc de son soutien à sa politique de grands chantiers. Les financements concessionnels de l’Agence française de développement (AFD) pour la période 2010-2012 seront ainsi portés à 600 millions d’euros au lieu de 460 millions d’euros pour la période 2007-2009. «Le renforcement de la cadence de réalisation des grands chantiers jette les bases d’une nouvelle ère de développement», a déclaré le Premier ministre marocain, Abbas el-Fassi.
Le Maroc «reste» le premier partenaire de coopération de la France, explique-t-on à Matignon. Mais «il est temps de passer à une nouvelle étape» et de «mettre les bouchées doubles» pour garder ce premier rang, a prévenu, vendredi, la patronne du Medef, Laurence Parisot.
Sur la période 2008-2010, le Maroc a bénéficié d’un soutien de la France de plus de 1,5 milliard d’euros au total, affirme t-on à Matignon ; à travers des financements concessionnels destinés notamment au financement de la réalisation par les entreprises françaises du projet de ligne à grande vitesse, des tramways de Rabat et de Casablanca.
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Langue de Shakespeare, langue de Voltaire, le Darija, l’Arabe classique, les nouvelles générations issues des MRE vont y perdre leur Latin ! Sont-ils encore par le terme des MRE ?
28.6.2010 par admin.
A lire certaines approches sur les MRE, l’on peut comprendre que certains jeunes aient du mal à se connecter ensuite à un pays. Ce qui était valable en France avec les Marocains nés au Maroc, n’est-il pas en train de se reproduire au Maroc avec ces “Européens” qui devraient s’adapter, pour ne pas dire s’intégrer, demain au pays de leurs ancêtres ? Ecoute-t-on réellement ces nouvelles générations et leur culture “personnelle”, non pas double mais nouvelle ? Car en fin de compte ne sont-ils pas les exemples de l’évolution culturelle positive qu’attendrait le monde par le mélange ? La culture est une chose vivante qui ne doit pas être étouffée dans l’œuf, encore moins en voulant récupérer les uns et les autres. Les MRE sont aussi très utilisés selon les besoins, plus économiques qu’humains, cela chacun le sait, jusqu’à quand irait-on chercher les nouvelles générations avant de les écouter ?
Si apprendre les langues est certes une bonne chose sur un plan général, une invitation, ne rechercherait-on pas pour d’autres volontés de désintégrer ? “A partir de quelle génération est-on Français ?” Voilà ce que l’on entendait parfois lors d’une récupération idéologique en France qui s’estompa. La logique inverse serait-elle meilleure ? Et si l’on écoutait davantage les MRE, mais surtout leurs enfants et petits-enfants, ainsi que les suivants, déjà présents pour certains…?
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http://www.yabiladi.com/articles/details/2687/quelles-langues-pour-deuxieme-generation.html MRE : Quelles langues pour la deuxième génération? Le Conseil de la communauté marocaine à l’étranger organisera les 24 et 25 juin 2010 une conférence internationale sous le thème « Langues en immigration : mutations et nouveaux enjeux ». Des représentants de huit pays, en plus du Maroc y sont attendus.
Dans un communiqué, le CCME a indiqué que l’un des objectifs de la conférence était de poursuivre la réflexion sur quelques unes des problématiques qui découlent de l’émigration marocaine, à savoir par exemple, la transmission de la langue maternelle aux nouvelles générations issues de cette émigration, ou encore, les rapports entre apprentissage des langues et éducation religieuse.
Le constat dressé par le CCME fait état d’une nouvelle génération de Marocains nés dans les pays de résidence, et pour qui la nécessité d’apprendre la langue des parents se ferait de plus en grande. Le CCME rappelle dans le communiqué les efforts fournis dans ce sens. Le Maroc envoie notamment des centaines de professeurs pour enseigner la langue et la culture d’origine (ELCO).
Il sera donc aussi question d’évaluer ces efforts, d’en tirer des enseignements, et de les rendre plus efficaces. Sont attendus à cet effet, des chercheurs, des responsables des gouvernements étrangers représentant la France, l’Italie, l’Espagne, la Belgique, les Pays-Bas, l’Allemagne, les Etats-Unis, et le Canada.
Yann Ngomo Yabiladi.com
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Retraite des Français au Maroc… Le prix de l’âge ou la solution à trouver ailleurs pour la retraite des Européens ?
21.6.2010 par admin.
Un sujet qui revient souvent dans nos médias d’Europe, évoqué avant 2008 par beaucoup de seniors qui abordaient les côtes marocaines, et qui ne passe plus inaperçu maintenant dans leurs échanges, quand la crise fut venue. Le dossier des retraites les concernant, notamment en France, de plus en plus de retraités sont attirés vers d’autres horizons.

Le niveau moyen des salaires en France est de 2012 euros par mois, ce qui laisse deviner la moyenne possible des pensions de retraites des Français. Il y a de nombreuses années que la plupart des Européens ne désirent plus passer leurs vieux jours chez les enfants, au même titre que l’indépendance était depuis les années 60 le désir des jeunes générations, qui le sont moins désormais, ceci expliquant cela.
Le temps passe, mais la solidarité des cotisations sociales ne pourra plus répondre mathématiquement à tous demain, voire au présent déjà pour nombre de ces retraités, qui ne peuvent plus trouver une maison de retraite digne de leurs revenus actuels. Le fait n’est pas nouveau d’ailleurs, les maisons de retraites en France et en Europe selon les pays, sont dignes des hôtels étoilés, en prix, mais moins dans l’allure générale. Depuis des années certaines catégories de Français âgés traversaient la frontière vers la Belgique afin de se faire héberger à des prix plus abordables. Pour la majorité, se retrouver en ces maisons est la conséquence de privations financières, celles de leurs enfants aussi. De 1500 à 3000 euros le mois, beaucoup commencent à rechercher d’autres solutions, ailleurs…
Au regard de ces prix, par personne ou single…, sous réserve de ne pas avoir de contraintes importantes médicalement parlant, et selon la formule consacrée des tours-operators, un séjour en hôtel “all inclusive” en pays étranger se présenterait comme solution de sortie possible. Ce que proposent déjà de nombreux hôtels l’hiver à cette clientèle, afin d’assurer leurs recettes en périodes creuses. Mieux vaut moins en continu que beaucoup sans remplissage ou occasionnellement, ce qui soulève de nouvelles orientations pour répondre à ces exilés économiques qui arrivent.
L’heure n’est certes pas encore aux maisons de retraites très médicalisées au Maroc, bien qu’une demande existe aussi à ce niveau désormais même pour des Marocains, la demande principale reste pour l’instant dans une alliance entre tourisme et senior dans un cadre de sécurisation environnemental recherché, l’avion abolissant les distances avec les pays d’origine en cas d’urgence. Mais l’avenir nous dira bien vite si les seniors européens arriveront en masse, la crise des retraites en Europe n’est pas un dossier qui se refermera avec des cadeaux pour eux.
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Vieillir en maison de retraite.

Par Yolaine C’est loin d’être un choix, c’est plus souvent une résignation en raison d’une situation de dépendance qui ne permet plus à la personne de rester dans son environnement. Quelle douleur, quel déchirement est vécu la plupart du temps par ceux qui prennent le chemin de la maison de retraite et surtout à quel prix ! Le temps est révolu depuis bien longtemps, où les enfants gardaient leurs parents vieillissants auprès d’eux et se faisaient un honneur de les chouchouter dans le cocon familial jusqu’à leur dernier souffle. Dans notre société, la vie de famille n’est plus la même, le noyau familial est très souvent déstructuré au fil des années et chacun mène sa vie et son destin comme il l’entend. Souvent à l’âge de la vieillesse, les problèmes de santé arrivent et cette vie passée dans l’action se termine malheureusement dans la solitude et la dépendance. Les enfants toujours aussi attentifs et vigilants vis à vis de leurs parents ne peuvent pas toujours s’en occuper en raison de leur activité professionnelle et de leurs choix de vie. Ils pensent malgré tout bien faire en plaçant leurs parents dans une maison de retraite. En dehors de la souffrance morale vécue par chacun, le problème majeur qui se pose est celui du coût de l’hébergement. Il est souvent très élevé pour une prestation de qualité et dans ce domaine c’est un peu la valse des euros. Le choix est clair, ou vous avez les moyens et vous vous payez une maison de retraite de luxe ou bien alors bien qu’ayant travaillé toute votre vie, votre pension de retraite est modeste et vous terminez votre vie dans des conditions parfois difficiles à supporter voire dans un mouroir. En raison d’une espérance de vie toujours plus grande, il y a dans le domaine des maisons de retraite des progrès à faire, que ce soit en matière de places, de prix et de qualité des prestations. Cela devient scandaleux de faire un tel commerce sur le dos des anciennes générations ; quand on voit que les coûts mensuels d’hébergement varient de 1 500 à plus de 3000 euros. Qui peut vraiment se payer cela, avec un niveau moyen des pensions de retraite de 1 100 euros ? A part d’avoir des biens personnels qui servent de réserve d’argent ou de faire payer les enfants qui souvent se retrouvent dans des situations financières difficiles, il n’y a guère d’alternative. On parle actuellement de la réforme des retraites, il faudra aussi un jour ou l’autre se pencher sur le coût exorbitant des maisons de retraite, si l’on veut qu’il y ait aussi dans ce domaine pour tous nos aînés, une plus grande équité.
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Quand investir rime avec prudence… Samsars, agences ou moteurs de recherche sur internet ?
16.6.2010 par admin.

Prix doublés ou multipliés par huit ?
- Chère, la paire de babouches, cher ami !
- Ah ! Vous parliez d’immobilier ? Excusez-moi, c’est l’orient qui m’envoûte… Effectivement cela réclame réflexion et même conseils avisés sur place, ce qui permettrait une belle économie.
- Ou une non-dépense plutôt très importante, cher ami.
- En fin de compte la connaissance d’un secteur ou le conseil d’un averti me permettrait de m’acheter deux, trois, quatre, que dis-je, huit biens identiques ?
- Le conseil est le meilleur investissement rentable, cher ami, mais vous avez une adresse, une carte, un mail ?
- Sortons du souk et allons surfer ensemble à l’ombre, nous trouverons bien une réponse plus rapidement…
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Investir au Maroc : Vigilance de mise
Par Anne-Héléne Pommier

Le port d’Essaouira Crédits photo : Le Figaro
Soleil, mer et palmiers. Depuis quelques années les Français plébiscitent les achats immobiliers au Maroc. Mais n’y fait-on que de bonnes affaires ? A l’occasion de la septième édition du Salon de l’immobilier marocain, voici quelques conseils pour éviter les pièges et réaliser un investissement avisé.
Villa avec piscine, palmeraie, plage, … les mots font rêver, et s’offrir un petit coin de paradis à seulement quelques heures d’avion au tarif low cost qui plus est - séduit de plus en plus. Selon les données du ministère des Affaires étrangères 38.800 Français dont 46% de binationaux - sont ainsi établies de façon permanente au Maroc, et 40.000 autres y résident plusieurs mois par an. Une aubaine pour les promoteurs. Des programmes immobiliers, destinés à cette clientèle fleurissent un peu partout dans tout le pays. L’argumentaire soleil, coût de la vie réduit, activités sportives- est tentant. Pourtant, investisseurs ou jeunes retraités désireux d’en profiter doivent rester vigilants.
Effet de mode
«Le Maroc est souvent présenté comme le nouvel eldorado, l’endroit où il est intéressant d’investir. Or c’est surtout une destination à la mode. Et comme avec toutes les modes il faut être prudent», met en garde Olivier Collin du cabinet de gestion de patrimoine Perspectives. Car qui dit lieu «tendance», dit excès de prix. «Il faut être conscient que chaque bien a deux prix. Celui auquel les locaux seraient prêts à l’acheter, et celui proposé aux Européens qui peut être jusqu’à huit fois plus élevé, surtout dans les villes les plus recherchées comme Marrakech», affirme Olivier Collin. Une nuance qu’il est d’autant plus important de saisir que le marché est encore jeune. «Nous sommes encore sur un marché de primo accédants. Nous n’avons pas encore de visibilité pour estimer à combien ces appartements ou maisons pourront être revendues. Il est donc impossible de vérifier si le prix de vente initial n’est pas trop élevé pour que l’acquéreur puisse ensuite revendre son bien, sans perdre d’argent», explique-t-il.
Gare aux finitions
Autre point sur lequel il faut être attentif : la qualité de construction. Beaucoup de projets pharaoniques sont vendus sur plan, et la magnifique villa sur pilotis avec piscine et lac artificiel vendue près d’un million d’euros peut finalement se révéler de médiocre facture. D’où la nécessité de se rendre sur place. Le voyage sera aussi l’occasion de constater que le programme n’est pas implanté au milieu de nulle part. «Il faut choisir un endroit qui a du sens économiquement. Certaines brochures mettent en avant la proximité de la mer, ou d’un golf, mais une fois sur place, les acheteurs constatent qu’ils sont à trois heures de route d’une grande ville», explique Olivier Collin. «Une simple question de bon sens, ajoute-t-il, il ne me viendrait pas à l’idée de proposer à mes clients d’investir en troisième couronne de Toulouse!»
Biens d’exceptions
Ces mauvais exemples mis à part, le Maroc offre également de bonnes opportunités car l’immobilier y reste globalement peu cher par rapport à la France. Des produits haut de gamme et des biens d’exceptions comme les villas sur la corniche de Casablanca vendues aux alentours de 700.000 euros sont de bons investissements. Si Olivier Collin déconseille de s’intéresser aux programmes locatifs soutenus par l’Etat, «des ensembles de 500 à 600 logements bâtis sur le front de mer » à des tarifs assez bas, il estime intéressant en revanche ceux développés pour accueillir les retraités, des appartements vendus entre 100.000 et 150.000 euros. «Sur ce type de bien, on a plus de chance de payer le juste prix car ils intéressent également les Marocains. Il s’exerce de fait une sorte de contrôle interne sur les prix », explique-t-il. Quant à sauter le pas pour s’installer définitivement au Maroc et y passer sa retraite, mieux vaut éviter de fantasmer sur le coût de la vie. «C’est un paramètre qui ne doit pas être déterminant dans le choix, car l’écart avec la France est de moins en moins marqué. Les prix à Marrakech sont aujourd’hui quasiment européens».
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Les pays sont-ils gagnants par les médias et la communication touristique qui en est faite ?
12.6.2010 par admin.

Tunisie ici, Maroc un autre jour, les reportages TV ou ceux des revues sont souvent dans des extrêmes qui n’abordent qu’un aspect du sujet, pas toujours dans le sens de l’objectivité. Des médias qui vous écrivent un article de presse sur une promotion immobilière à l’adresse des retraités, où tout est présenté comme sur les plaquettes commerciales sans plus de connaissance du reste des propositions d’un marché dans un pays, est-ce de l’information ou de la publicité ? Depuis le riad qui ne cesse de charmer les Français depuis 30 ans, rêvant encore à l’époque de Mr Eugène Delacroix, et le choc devant la réalité des travaux ensuite, combien ont-ils suivi les sirènes de la presse depuis…? Si tout n’est pas blanc ou noir dans la vie, les journaux ne sont-ils pas orientés par les instigateurs ou les promoteurs concernés ? Que ce soit l’immobilier, le tourisme, tout semble bon ou mauvais, au point avec le temps de faire comprendre à nombre de visiteurs tout l’inverse de ce qu’ils lisent, ou de confirmer en ne voyant ou en recherchant uniquement ce qui est dit. Le paradis par ci, l’eldorado par là, rien n’est parfait dans le meilleur des mondes, l’attrape-nigaud par ci, l’arnaque par là, rien n’est faux dans le pire des mondes.
Combien de gens au Maroc ou en Tunisie doivent-ils sourire et rire devant ce qu’ils lisent, ou ce qu’ils perçoivent des médias divers, en vivant au jour le jour la réalité, comme la voie du milieu plus sage que le positivisme ou le négatif extrême de ceux qui ne savent vraiment que ce qu’ils pensent être….
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«Enquêtes et révélations» sur TF1 : un reportage à charge sur la destination Tunisie Par sa récurrence, le sujet intrigue et suscite les interrogations…

Par sa récurrence, le sujet intrigue et suscite les interrogations… A la veille de chaque haute saison touristique, certaines chaînes de télévisions françaises nous servent d’une manière on ne peut plus tendancieuse les mêmes plats à propos de la destination Tunisie. Après M6 et France 2 durant les dernières années, c’était au tour de TF1 de montrer, cette année, ce que la destination Tunisie a de pire en matière d’accueil, de service, d’installations, d’hygiène, de cuisine, de sécurité. De l’avis même de Jean da Luz, rédacteur en chef de nos confrères français TourMaG.com et TourMaGazine.fr, qui font autorité chez les professionnels, l’émission «Enquêtes et révélations » diffusée mardi soir sur TF1 a constitué une « enquête exclusivement à charge» sur le tourisme tunisien. L’émission suivie par plus de 2 millions de téléspectateurs s’inscrit dans la nouvelle vague de coaching, c’est-à-dire l’assistance des téléspectateurs à bien gérer leur budget vacances et à éviter de tomber dans les arnaques.
Pour braquer pleins feux sur ces destinations qui se vendent à quelques centaines d’euros la semaine tout compris comme la Tunisie, l’émission a choisi cet angle récurrent à la veille des vacances: Comment éviter les arnaques liées aux offres alléchantes de vacances à prix cassés. « Une plage de rêve, un hôtel de luxe, du soleil, et le tout pour à peine quelques centaines d’euros… Quels sont les secrets des tour-operators pour casser les prix ? Et surtout, comment éviter les mauvaises surprises, pour que les vacances ne tournent pas au cauchemar ? Car, derrière les offres alléchantes de séjour au soleil à prix cassés, se cachent parfois de véritables arnaques : vétusté des hôtels, problème d’insonorisation, plages insalubres, prestations inexistantes : des vacances ratées sur toute la ligne ». Tel était l’accroche du reportage. Pour éclairer les consommateurs, les journalistes de TF1 ont choisi un hôtel en deuxième ou troisième zone à Nabeul. Et ils n’ont fait que regarder par « le trou de la serrure ». Et là, on découvre que le tourisme tunisien qui s’engage depuis plusieurs années vers une montée en gamme à coups de plusieurs milliards de dinars est réduit à «une plage poubelle, une table peu ragoûtante, un accueil détestable et une sécurité improbable».L’équipe de TF1, qui prône l’objectivité et l’opinion contraire, n’a rapporté que les points négatifs dans l’un des ces hôtels qui existent en Tunisie comme ailleurs partout dans le monde. Des oreillers sales, des toilettes défectueuses, une fuite d’eau, des cafards… Le tableau est pour le moins répugnant.
Les journalistes de TF1 n’ont pas par ailleurs hésité à limiter à deux minutes l’intervention d’un fin connaisseur en la matière, en l’occurrence le rédacteur en chef des magazines TourMag TourMaGazine.fr. « Je suis intervenu dans le sujet à la demande de Valérie Rouvière de TF1. Je devais expliquer comment éviter les arnaques et pourquoi certains produits “border line” se retrouvent toujours dans les étals de voyagistes alors qu’ils font l’objet de litiges consécutifs. J’ai passé une matinée à détailler les processus de cet engrenage. La chaîne en a retenu… 2 minutes !
C’est son droit certes, mais il est évident qu’il est beaucoup plus vendeur de montrer des images choc (cafards, poubelles…) que d’essayer de montrer et d’expliquer au consommateur ce qui cloche», indique Jean da Luz dans un article publié sur le portail TourMag.com. Ce journaliste impartial qui constate qu’ «en Tunisie comme ailleurs, les brebis galeuses ne manquent pas » estime que la profession toute entière a essuyé une drôle de claque ce mardi soir sur TF1 à 23h30. «Comment en effet espérer passer de bonnes vacances au bord de la mer à 2 000 kilomètres de chez soi pour un budget de 230 ou 250 euros avec avion, transferts, petit-déjeuner, déjeuner, dîner, animation, ménage et sourire de l’hôtelier ? Même pas en rêve », s’insurge-t-il contre cette « contre publicité pour le tourisme et la destination Tunisie, qui ne méritait pas tant». C’est dire qu’il s’agit là d’une bonne dose de mauvaise foi qui intrigue par sa récurrence à la veille de chaque haute saison. Le pire dans cette histoire c’est que les Français qui n’ont pas choisi encore leurs vacances pourraient même renoncer à visiter la Tunisie et opter pour d’autres pays à l’instar de la Turquie et le Maroc, qui, eux, sont en train de charmer les touristes – Et c’est de bonne guerre- en rachetant aux chaînes de télévision des reportages pour le moins complaisants!
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Les charmes de l’expatriation. De l’île d’Elbe à Sainte Hélène, il reste de la marge pour les Français en d’autres contrées plus agréables…
11.6.2010 par admin.

Expatriation, exil, fuite, voilà des mots qui n’étaient pas souvent utilisés avant la crise mondiale en occident et en Europe. Les individus ne parlent plus de vacances, de tourisme, de retraite, mais quasiment du besoin de vivre ou de survivre. Allons-nous par cela vers un éclatement des frontières, déjà fait en Europe, mais prochainement aussi envers d’autres pays comme au Maghreb ?
Et si la crise prouvait, qu’au-delà des différends politiques entre les états dont nous abreuvent les médias du monde, les peuples de ce monde seraient bien plus ouverts les uns envers les autres que l’image que l’on nous en donne au quotidien ? De plus en plus de gens, jeunes, ou plus âgés d’ailleurs au regard d’une perspective de retraite qui s’éloigne en Europe, ne recherchent plus la bonne place très bien payée ailleurs comme à l’époque des expatriés couverts par une entreprise européenne. Peut-être auraient-ils en eux une autre vision de l’étranger et de l’approche humaine désormais. Si beaucoup rêvent encore à un eldorado économique au nord, d’autres rechercheraient vers le sud des valeurs perdues au nord, par un débordement justement économique qui ne semble plus pouvoir tous les contenir pour l’avenir.
Les accords UE/Maroc déjà bien engagés ne seraient-ils pas sur ce plan le régulateur qui permettra demain aux uns et aux autres de s’y retrouver et de mieux s’entraider selon les besoins respectifs des états concernés ?
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S’expatrier, une solution d’avenir pour les Français…par Elizabeth Pineau (Reuters)
- A la Maison des Français de l’étranger, à Paris, une jeune femme se renseigne sur Sao Paulo, où elle va émigrer avec son mari qui y a trouvé du travail, comme un nombre croissant de ses compatriotes prêts à s’exiler.
“Je veux en savoir plus sur la protection sociale, d’autant que j’ai une petite fille et que je suis enceinte”, dit la jeune femme qui s’enthousiasme à l’idée de partir, même si elle ne connaît personne au Brésil et ne parle pas le portugais.
Dans l’annexe du ministère des Affaires étrangères située dans les anciens locaux de l’imprimerie nationale, livres et publications appellent au voyage : “Ici Londres”, “Vivre et travailler en Australie”, “Stages en Floride”.
On estime à plus de 2,2 millions le nombre de Français expatriés, dont 1,4 million se sont fait enregistrer auprès d’un consulat, notamment pour pouvoir voter, une démarche qui n’est pas obligatoire.
Un chiffre en hausse de 40% depuis 10 ans, à raison de 3% en moyenne par an, voire 5% pour le Moyen et l’Extrême-Orient. La moitié des Français de l’étranger vit en Europe.
“Les Français, qu’on a parfois tendance à décrire comme frileux et hexagonaux, sont aussi tout à fait ouverts sur l’extérieur”, a souligné lors d’un entretien avec Reuters François Saint-Paul, directeur des Français de l’étranger.
Pour le responsable du Quai d’Orsay, “la communauté française est à l’image de son histoire: anciens coloniaux, binationaux, jeunes cadres, jeunes sans diplômes, aventuriers chefs d’entreprises… C’est très divers”.
MOINS D’EXPATRIÉS “CLASSIQUES”
Dans un livre récemment paru chez Fayard “France, je t’aime, je te quitte”, Christian Roudaut avance deux raisons aux choix de ses compatriotes, de plus en plus nombreux à partir.
“A l’heure de l’Europe élargie et de la globalisation, la France aurait pleinement pris conscience de la nécessité de planter un drapeau tricolore aux quatre coins de la planète”, écrit le journaliste, lui-même expatrié à Londres.
Deuxième hypothèse, moins riante, “cette soudaine humeur voyageuse trahirait un malaise grandissant”.
“Les Français seraient de plus en plus nombreux à fuir un pays ne leur offrant que peu d’opportunités”, estime l’auteur, qui donne la parole à des expatriés célèbres comme les chanteurs Yannick Noah et Charles Elie Couture, exilés à New York.
Il est encore trop tôt pour dire si la crise a provoqué des vagues d’expatriation.
Le Quai d’Orsay a, par exemple, constaté un mouvement de Français d’Irlande, dont l’économie a été touchée de plein fouet, vers le Royaume-Uni voisin.
La carte des exilés “pourrait évoluer avec la baisse de l’euro, qui va relancer les exportations”, remarque François Saint-Paul.
Au-delà des chiffres et des humeurs, le profil du Français de l’étranger évolue.
“Il y a moins d’expatriés ‘classiques’, envoyés par leur entreprise, et de plus en plus de personnes qui partent d’elles-mêmes et se retrouvent en contrat local, sans des avantages comme la sécurité sociale et la scolarité payées”, explique Hélène Charveriat, déléguée générale de l’Union des Français de l’étranger.
UN PLUS SUR UN CV
“Les jeunes, le salaire, au départ, leur est un peu indifférent, ce qu’ils veulent c’est l’expérience, un plus dans leur vie et sur leur curriculum vitae”, ajoute-t-elle.
Il y aurait toujours plus de 300.000 Français à Londres (110.000 enregistrés), plus grande ville de France hors de ses frontières, où les Français font souvent leur première expérience de vie à l’étranger.
Le nombre de Français enregistrés est de 97.000 en Belgique et d’environ 25.000 en Chine, nouvel eldorado des Français avides d’aventures (Voir encadré [IDn:LDE6510RA]).
Avec une progression de près de 7% en 2009 et un total de 100.000 personnes inscrites par les autorités, “la région Asie-Océanie est la zone dans laquelle la population française connaît la plus forte expansion”, note le Quai d’Orsay.
Le nombre de Français vivant aux Etats-Unis reste stable, autour de 150.000, dont 10 à 15% seraient en situation irrégulière, selon le magazine France Amérique.
L’Europe reste le moyen le plus simple d’avoir une expérience hors des frontières.
“Les entreprises n’hésitent pas à envoyer leurs employés en Europe de l’Est par exemple : c’est différent, c’est difficile, mais ce n’est pas loin donc s’il y a un problème, la personne peut rentrer”, explique Hélène Charveriat.
Quelle que soit la destination, un exil se prépare.
“On ne part par pour partir, ça se prépare. Des pays comme les Etats-Unis, le Canada ou l’Australie ne laissent entrer chez eux que des personnes qui seront un plus pour leur économie”, rappelle la responsable.
Un récent phénomène inquiète les autorités:
les Français âgés qui décident d’aller passer leur retraite au soleil en Tunisie, au Maroc, à l’Ile Maurice, voire aux Philippines.
“Séduits pas des publicités, désireux de sortir de la grisaille en France, ils s’organisent une retraite à l’étranger notamment en Afrique parce qu’on leur fait miroiter des coûts plus bas et s’ils ont un pépin de santé ou s’ils perdent la tête, ils n’ont plus rien”, note François Saint-Paul.
(Edité par Yves Clarisse)
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Permis de conduire “low cost” à Tanger, ou code et conduite générale à avoir ?
10.6.2010 par admin.
Permis, permission, permissivité, tout est-il permis quand la sécurité est en jeu ?

Trop long et trop cher, trop de trop, trop d’impôts, trop de manque de travail, trop de diplômes à ne plus savoir où poser les bagages, la sortie sur de nombreux plans amènera-t-elle les Européens à se rabattre ailleurs et au plus proche pays pour plus, toujours plus, au moins onéreux, au risque du moins au final en matière de qualité, parfois pour plus de danger ?
Le Maroc deviendra-t-il à cette vitesse un des pays “low cost” de l’Europe et de la France ? A service égal le sujet ne ferait pas débat, mais en matière d’école de conduite d’un véhicule automobile… A chacun de lire et de mieux regarder désormais en traversant la rue, à Tanger comme à Paris…
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A Tanger, cela n’a coûté que 250 € à Julie
Depuis deux mois, elle conserve précieusement le petit papier rose dans son portefeuille. Julie*, 25 ans, vient de décrocher son permis de conduire à Tanger, au Maroc. « Je suis super contente. En tout, ça m’a pris quatre mois avec une bonne coupure de quatre semaines de vacances au milieu, le tout pour 250 € », jubile cette cadre d’une société de production audiovisuelle.
Originaire de Saint-Germain-en-Laye (78), la brunette s’était pourtant inscrite à deux reprises dans des auto-écoles françaises. La première fois, adolescente, elle avait essayé de passer la conduite accompagnée avant d’abandonner, faute de motivation. Il y a un peu plus d’un an, elle décide de retenter sa chance dans une auto-école parisienne. Au bout de plusieurs mois, Julie obtient son code, puis se lance dans les cours de conduite. Peu de temps après, elle décroche un contrat d’un an dans une société basée au Maroc. «C’est au niveau de l’interprétation du code que c’est plus compliqué» « Pour passer mon permis en France, j’aurais dû attendre six mois avant d’avoir une date pour passer la conduite. Et il m’aurait fallu au minimum six heures de conduite supplémentaires pour être au niveau. Je me suis donc dit que ce serait plus pratique de le passer là-bas », soupire-t-elle. Avant de décoller pour le Maghreb, la jeune femme écoule tout de même son forfait de 25 heures de conduite à Paris.
Une fois à Tanger, Julie s’inscrit dans une auto-école. « Je n’étais pas la seule Française, il y avait également des jeunes du lycée français de Tanger. J’y ai aussi rencontré des expatriés allemands », assure-t-elle. « Là-bas, les deux épreuves du code et de la conduite se déroulent le même jour », explique-t-elle. Pas de problème de langue pour l’examen théorique, la jeune femme le passe en français. « C’est au niveau de l’interprétation du code que c’est plus compliqué. Parfois, c’est un peu déroutant », sourit-elle. Notamment au niveau des questions posées à l’examen du code : « Est-ce que l’on est plus en sécurité dans un char ou dans une voiture? » la bonne réponse étant la dernière proposition.«Je n’ai pas eu à passer la seconde». Le jour J, après avoir validé la théorie et après dix heures de conduite, Julie se soumet aux épreuves pratiques à côté d’un examinateur. « Dans une sorte de grand parking fermé à la circulation, j’ai dû réaliser trois manœuvres. Un créneau entre deux plots, une marche arrière tout droit comme pour entrer dans un garage et le tour du parking. Je n’ai pas eu à passer la seconde », se souvient-elle.Se satisfait-elle de sa combine? « Je suis très contente de l’avoir enfin, sourit Julie. Pour le prix de cinq heures de conduite en France, j’ai eu mon permis au Maroc! Ceci étant, il faut reconnaître que c’est vraiment dans mon auto-école parisienne que j’ai appris à conduire. D’ailleurs, quand je rentrerai, je reprendrai probablement deux heures de cours pour m’adapter aux habitudes françaises… » Mais ces cours, la jeune femme ne sera pas obligée de s’y soumettre à son retour en France pour obtenir l’échange de son permis marocain en permis français.* Le prénom a été modifié. Le Parisien
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