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Archive de la catégorie Formation
La vérité de retour dans le Bâtiment. “In vino veritas” ou quand la vérité était dans le “vain”…
15.10.2010 par admin.
La vérité dérange, donc le contrôle vrai, et ainsi transparent, n’est pas toujours bien vu par des professionnels du terrain, qui n’ont souvent de professionnel que l’empirisme de leur savoir. Le contrôle technique au Maroc est au bâtiment ce que le policier est au code de la route. En clair, l’application stricte il y a quelques années des règles et des normes de sécurité, dans tous les domaines, était une épine dans le pied de chacun, par manque personnel des bases mêmes de son propre métier.

Une loi sans décrets d’application, sans policiers ou inspecteurs pour l’appliquer ensuite, et devant un parterre de gens qui se passeraient volontiers de toutes ces obligations qui dérangent les intérêts particuliers, un cocktail pas facile pour faire avancer les choses de manière qualitative. Certains se retirent un moment en attendant que les volontés bougent toutes ensemble enfin…
Faire comprendre à certains que payer pour se faire contrôler ou conseiller, ou payer pour ne pas être contrôlé ni conseillé, n’est pas chose facile. La sécurisation des autres étant souvent remise entre les mains du destin et donc de Dieu. Combien d’inspecteurs au Maroc au regard du nombre de m² construits chaque année ? Combien de murs qui s’élèvent chaque jour sans trace d’un casque d’un chef de chantier réel, ni d’un inspecteur pour confirmer la bonne sécurisation des biens construits ?
Mais la donne change désormais sur ce plan aussi, heureusement, car investir dans une quasi-ruine ne motive plus les acheteurs ni les investisseurs, qui se devaient de refaire parfois tout le second œuvre dès la remise des clés, ne pouvant refaire le gros œuvre en totalité. La durée de vie d’un bien construit au Maroc est-elle garantie dans le temps ? Vous avez dit garantie… assurance décennale, assurance dommage ! une autre histoire…
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Contrôle des bâtiments Bureau Veritas revient au pas de charge
Bureau Veritas revient en force sur le marché marocain du contrôle des constructions !
Après un arrêt d’activité qui a duré trois années (de 2006 à 2009), la célèbre multinationale reprend de plus belle et sur de meilleures bases.
Désormais il faudra, de nouveau, compter avec elle !
Depuis sa création en 1902, Bureau Veritas Maroc a progressivement développé une expertise reconnue, aidant et accompagnant ses clients à se conformer aux normes et réglementations appliquées à la Qualité, la Santé & la Sécurité, l’Environnement et la Responsabilité Sociale.
Forte de sa présence dans le monde entier, avec un effectif qui dépasse les 44.000 personnes et 8 sous-directions à travers le monde, Bureau Veritas propose une gamme de services d’inspection, de test, d’audit, de certification, de classification de navires et d’assistance technique, de formation et d’externalisation. Et si cela s’avère nécessaire, Bureau Veritas propose également des services de conseils.
Au Maroc, ses domaines d’activité sont riches et diversifiés : certification, hygiène, sécurité, environnement, industrie, construction, marine, services aux gouvernement, commerce international, inspection et vérification en service. Mais c’est bien le secteur de la construction qui remporte la palme du succès. A lui seul, il emploie 65% des 44.000 employés à travers le monde et il en est de même au Maroc, puisque le marché du BTP y sollicite de plus en plus des contrôles techniques précis et fiables ; car il ne peut plus se développer sans une excellente expertise technique, de très niveau, qui a toujours été apportée de l’étranger. Ainsi, jusqu’en 2006, Bureau Veritas Maroc a toujours eu un directeur général étranger, souvent français. Depuis toujours, la maison mère a tâché de veiller au transfert de compétences et depuis cette date, c’est un directeur général marocain, Omar Benaïcha, qui officie aux destinées de la filiale.
Après plus d’un siècle d’activité sur le marché marocain, Bureau Veritas a dû s’en absenter pour une durée de trois ans. En effet, et à la surprise générale, la direction française à Paris avait décidé de suspendre les activités du contrôle technique de construction au Maroc. Le bureau de contrôle ne veut, malheureusement pas, trop se pencher sur les causes de cette rupture, en sachant qu’à l’époque, le bureau traitait un portefeuille de 75 grands projets. Une manne providentielle pour ses grands concurrents de la place qui se voyaient offrir des marchés sur un plateau d’argent. Sans compter certains anciens ingénieurs qui ont saisi l’occasion pour fonder leur propre bureau de contrôle et reprendre ainsi certains clients qui ne désiraient pas changer d’interlocuteur.
Cette période est maintenant révolue et Bureau Veritas, fort de sa notoriété, a repris son activité de contrôle du bâtiment. « Nous sommes confiants quant à la réussite de notre remise en selle. Depuis 2009, nous connaissons un succès fulgurant et, il faut le dire, bien mérité. Mérité, parce que Bureau Veritas a pu récupérer son ancienne place de leader sur le marché marocain… », affirme, non sans une pointe de fierté, Omar Benaïcha à qui a été confiée la lourde tâche de remettre le train sur les rails. Pour ce faire, il a été aidé dans cette mission par Kaïs Moalla, ingénieur d’origine franco-tunisienne, et directeur du pôle construction. Ce dernier nous a déclaré, très optimiste : « Je suis à la tête d’une équipe motivée, qui utilise un support technique de très haut niveau, et nous ne travaillons que sur les grands projets… Bureau Veritas revient de plus belle ! ».
L’activité de la division Construction consiste à vérifier la conformité d’un ouvrage à construire (bâtiment, génie civil, ouvrage d’art, etc.) à différents référentiels techniques de solidité, d’étanchéité, de sécurité, de confort ou d’urbanisme. Cette vérification s’effectue au moyen de la réalisation, lors de la conception de l’ouvrage, de missions de revue et d’approbation de plans, de missions de mise en place et de suivi d’organisation qualité spécifiques à chaque affaire et lors de la construction de l’ouvrage, de missions d’inspection, de test et/ou de qualification de produits.
La division Construction propose également des services complémentaires à ses missions principales (suivi de patrimoine immobilier, audits techniques), ainsi que des services liés aux phases post-construction de l’ouvrage (maintenance, adaptation, réhabilitation, démolition), permettant à ses clients de maîtriser l’ensemble des aspects Qualité/Sécurité/Environnement de leurs actifs immobiliers en construction ou en e exploitation.
Bureau Veritas frappe fort et juste. Il fait preuve d’une ferme volonté pour mieux réussir, et ne plus se faire oublier. Nous pouvons dire qu’il est vraiment de retour !
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Il est né le 1er octobre 2010 le divin règlement routier qui sauvera 11 vies chaque jour
4.10.2010 par admin.
Beaucoup de temps, de mots dits afin d’éviter les pires des maux à nombre d’innocents qui parfois ne sont même pas concernés par le sujet, victimes des inconscients, comme parfois malheureusement des lobbies divers qui surtout ne veulent pas voir changer des choses, afin de ne pas reconnaître ce que le pays entier reconnaît implicitement : l’inconscience, le manque de civilité des conducteurs, le manque de formation, le manque de permis de conduire un véhicule qui permettait de distribuer gratuitement des permis de tuer.



Beaucoup de choses entendues, changer sera pire que de rester dans une situation qui augmentait de manière catastrophique chaque année, pour résumer. Pire demain que maintenant, disent d’autres, pensant que le fait d’être plus strict et de toucher là où ça fait mal, au porte-monnaie, ne ferait que multiplier la corruption. Mais en lisant cet article, issu d’une interview avec Mr Guellab, l’initiateur de ce changement, voilà quelques pendules remises à l’heure pour l’heure H, déjà passée quand vous lirez ces lignes.
Aurez-vous changé après cette date ? Serez-vous plus conscient par la peur du gendarme ou entretiendrez-vous toujours cette fausse peur du gendarme au Maroc, vous jouant d’eux et du système collectif en pensant être commandant au-dessus d’eux avec un simple billet glissé sans même vous cacher de tous ? Pour ceux qui liront cet article jusqu’au bout, et qui étaient plus victimes des abus du système inexistant sur les routes du Maroc, ces nouvelles lois et applications ne feront en fin de compte que soulager ce qu’ils respectaient déjà. Les nombreux étrangers qui résident au Maroc ainsi que les touristes seront désormais moins victimes des gendarmes.
Le gendarme en cachera-t-il un autre désormais ? Il semblerait que cela dépende davantage des Marocains eux-mêmes que des services de la police selon les instigateurs du projet. En bref, de ceux qui veulent le beurre et l’argent du beurre habituellement. Il fallait intervenir à un moment, et comme quelques Marocains conscients vous le diront : entre attendre une prise de conscience miraculeuse et le bâton correcteur, la solution a été prouvée dans de nombreux autres pays, semble-t-il.
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http://www.actuel.ma/Dossier/Le-code-de-la-routeexplique-par-Ghellab.html
Le code de la route expliqué par Ghellab
actuel n°62, samedi 25 septembre 2010

J-5. A l’heure où vous lisez ces lignes, les chauffards vivent théoriquement leurs dernières heures d’impunité. Le père de la loi explique comment mettre cette théorie en pratique.
Le nouveau code de la route entre en vigueur le 1er octobre. Alors que son approbation a nécessité plus de trois années de négociations politiques et syndicales, le texte continue de susciter opposition et colère. C’est in extremis que le ministère a réussi à désamorcer un dernier appel à la grève lancé par deux syndicats du transport le lundi 20 septembre.La (nouvelle) loi sera donc applicable à partir de vendredi prochain. Karim Ghellab, le ministre de l’Equipement et des Transports, qui en aura vu au passage de toutes les couleurs, est-il soulagé pour autant? «Le soulagement premier a été celui du moment du vote qui a acté, le 14 janvier dernier, l’accord constitutionnel des deux Chambres. Pour autant, je n’aurai le sentiment de mission accomplie que quand le nombre de tués sera revu à la baisse et quand les Marocains se seront approprié les dispositions du code », nous dit le ministre en préambule d’un entretien où il revient sur le bien-fondé du texte et où il en détaille les dispositions et les mesures d’accompagnement.
Le ministre se refuse cependant à fixer des objectifs quantitatifs pour 2011. C’est que le plus dur reste encore à faire: garantir l’application d’une loi qui souffre encore d’une grande impopularité et dont la mise en œuvre dépend presque entièrement du volontarisme des autorités censées la faire respecter. En attendant, le dispositif d’information des citoyens et des professionnels du transport se poursuit, la formation des agents de police et éléments de la gendarmerie est en cours, les décrets d’application et procédures de contrôle en publication. Le long marathon qu’a été le nouveau code de la route n’est pas près de se terminer. Mais une chose est sûre, et c’est Ghellab qui nous le dit: les onze morts par jour que provoquent les accidents de la route au Maroc méritent que l’on s’agite… et pas qu’un peu.
Tarik Qattab
Interview de Karim Ghellab, ministre de l’Equipement et des Transports.
« Si les citoyens veulent un système corrompu, ils l’auront » Corruption, permis à point, amendes et alcotests… Tout, tout, tout… vous saurez tout sur le nouveau code décrypté par son géniteur
Le nouveau code de la route entre en vigueur alors que le nombre d’accidents de la route et de victimes ne cesse d’augmenter depuis 2008…
En effet, depuis 2008, nous avons constaté une augmentation à une vitesse alarmante puisque nous sommes de nouveau passés à plus de 4 000 morts par an. Cela, alors que nous étions parvenus de 2004 à 2007 à maintenir les dégâts humains en dessous de ce chiffre. D’une part, il y a l’activité économique en progression au Maroc qui se solde automatiquement par une augmentation du trafic. Le nombre d’accidents est donc proportionnel à cette évolution. D’autre part, et c’est là où le bât blesse, il y a la non-efficacité générale du système de transport, dont le code de la route est l’un des principaux maillons. D’où toute l’importance et le bien-fondé du nouveau code.
La nouvelle loi est désormais une réalité, mais au vu des oppositions qu’elle continue de susciter, quelles sont les garanties de sa mise en œuvre ?
Une de ces premières garanties est le débat que ce code a déclenché au sein du Parlement et avec les syndicats ainsi que le temps de confrontations, d’amendements et de travail que cela a nécessité. C’était un temps de modulation et d’intégration par tout un chacun des nouvelles dispositions. Et tous ces débats ont permis de « tuner » le code et de l’adapter à notre réalité pour qu’il soit justement applicable.
Mais encore ?
Il y a d’abord le fait que 9 décrets d’application du code ont été adoptés en conseil de gouvernement. En général dans notre pays, la loi est adoptée mais ses textes d’application ne sont publiés que des années après. Soucieux de la qualité du contrôle routier, nous avons également mis en place un guide qui supprime toutes les plages d’incertitude. Toute la procédure de contrôle y est précisée, du salut obligatoire à la nécessaire accréditation de l’agent par son administration, sans parler d’un listing exhaustif des infractions, de leurs références dans le code de la route et des sanctions que celui-ci prévoit, ainsi que l’instrument de mesure correspondant. Des guides plus simplifiés à usage des citoyens et des professionnels de la route seront également édités par notre département avant le 1er octobre. La gestion de tout ce projet sera informatisée avec le développement de logiciels dédiés et qui sont installés au niveau des commissariats de police et des postes de gendarmerie. Nous avons à ce titre formé 360 formateurs parmi les agents de la police et de la gendarmerie qui préparent à leur tour en ce moment leurs collègues au niveau de leurs brigades. Le nouveau code de la route risque de buter devant l’omniprésence de la corruption sur les routes marocaines. Comment pouvez-vous garantir que le texte soit réellement appliqué ?Un arsenal de mesures a été mis en place dont la finalité est de réduire les possibilités de corruption. Les agents de police et les éléments de la gendarmerie seront, à partir du mois d’octobre, tous dotés d’un badge, avec leur noms et prénoms, photos et numéros de matricule. On peut donc contester une décision donnée ou porter plainte auprès de la DGSN, de la gendarmerie, de la justice ou de l’Instance nationale de lutte contre la corruption. Nous avons également convenu avec la police et la gendarmerie de mettre fin à des manœuvres telles que le fait de se cacher pour prendre les conducteurs en flagrant délit d’infraction. A partir du 1er octobre, les contrôles seront visibles et les radars seront pré-signalisés. Nous avons aussi opté pour l’usage autant que faire se peut d’instruments de mesure à même de constituer des preuves tangibles. C’est la raison pour laquelle les contrôles seront appuyés par des radars pouvant produire des photos qui seront jointes au procès verbal. Précisons également que dans le code actuel, il n’y a pas que l’agent qui peut encaisser et l’argent liquide n’est désormais plus le seul moyen de paiement. Un conducteur auteur d’une infraction peut payer soit en liquide soit par chèque, auprès de l’agent verbalisateur ou de la perception de son choix. Mais soyons clair, l’acte de corruption peut également être à l’initiative du conducteur. Si les citoyens veulent un système corrompu, ils l’auront.
L’augmentation des montants des amendes, telle que prévue par la nouvelle loi, ne favoriserait-elle pas le recours à la corruption ?
Cette augmentation est à nuancer dans la mesure où les montants de certaines amendes ont été revus à la baisse. C’est le cas de l’excès de vitesse, où celles-ci sont passées de 400 à 300 dirhams, en cas de dépassement de 20 km/h de la limite de vitesse en ville. D’autant que le propre de toute loi est de constituer des freins dissuasifs. Notre objectif est de faire en sorte que les conducteurs respectent la loi.
Principale innovation du code, l’introduction du système de permis à points… à un moment où des pays comme la France remettent en question son efficacité. Qu’en dites-vous ?
Cette mesure a fait l’unanimité tant auprès des syndicats qu’au Parlement, majorité et opposition. Si la France remet ce système en question aujourd’hui, c’est qu’elle est passée de 8000 à un peu plus de 4000 morts par an! Ce pays compte 30 millions de véhicules (contre moins de 2 millions au Maroc, ndlr) et enregistre le même nombre de morts que chez nous. Et si la France en est là aujourd’hui, c’est grâce à toutes les réformes et mesures adoptées, dont le permis à points. D’autant que nous avons bien tenu compte des aspects négatifs de ce système et avons essayé de les contourner. Par exemple, en France, un conducteur ne dispose que de 12 points au départ. Et le simple fait de griller un feu rouge coûte 4points. Au Maroc, le détenteur d’un permis de conduire dispose initialement d’un capital de 30 points et seules 13 infractions peuvent être soldées par un retrait de points. On peut conduire même quand on a grillé 3 ou 4 feux rouges, ce qui, je l’avoue, n’est pas propice à la sécurité routière! Nous avons également adopté un dispositif spécial pour les mauvais conducteurs. A commencer par le système de récupération des points. Nous avons aussi les stages de sécurité routière pour les personnes sur le point de perdre tous leurs points. Le caractère souple de notre démarche se veut un moyen de prévenir certaines situations, comme la conduite sans permis.
Dans un pays où un musulman n’a pas le droit de consommer de l’alcool, dans quelles conditions l’introduction des alcotests se déroule-t-elle ?
Cette mesure n’entrera pas en vigueur de suite mais dans la foulée de la mise en œuvre du code. Nous disposons d’ores et déjà de 250alcotests. Chacun est doté de 1000 embouts jetables, à utiliser une seule fois. Cela nous ramène à 250000 tests possibles aujourd’hui. Nous sommes également en cours d’acquisition d’éthylomètres qui mesurent le taux d’alcool dans le sang.
Les conducteurs marocains sont aussi adeptes d’autres substances comme le cannabis…
Pour les drogues et les médicaments à même d’altérer la vigilance du conducteur, des prises de sang seront effectuées en cas de contrôle. Nous savons que pour certaines drogues, des tests de dépistage sont employés dans d’autres pays. Nous en étudions l’utilité et le cas échéant, nous nous en procurerons.
Les accidents de la route sont également le fait de l’état de nos routes. L’efficacité des nouvelles dispositions ne risque-t-elle pas d’en faire les frais ?
Il faut éviter cette logique bien de chez nous voulant que la faute soit toujours celle des autres. Le nombre d’accidents dus au mauvais état de la route est très faible par rapport au nombre total d’accidents. Il ne dépasse pas 10%. D’autant que nous avons, depuis l’adoption du Plan national de la sécurité routière en 2004, concentré une bonne partie de nos efforts sur l’amélioration de l’infrastructure. Cet effort se matérialise par le développement du réseau autoroutier. Nous étions à une vitesse de 40 km d’autoroutes par an. Nous en sommes à 160km par an. On a ouvert Casablanca-Marrakech, Marrakech-Agadir et en juin prochain, nous ouvrirons Fès-Oujda. Nous serons alors à un total de 1450km pour arriver à 1800km d’autoroutes opérationnelles en 2015. Rappelons qu’en 2004, nous étions à 450 km. Nous sommes également très actifs sur le volet des voies express, le dernier en date étant le tronçon Tanger-Tétouan. Suivront Fès-Sefrou, Meknès-El Hajeb, Marrakech-Essaouira, Laâyoune-Port et Oujda-Saïdia. Dans le même ordre d’idées, le programme de maintenance routière est passé à 2000km par an contre 1400 auparavant. Nous avons également adopté des programmes spécifiques sur les points noirs, avec la transformation des croisements dangereux en carrefours aménagés ou giratoires. Nous réalisons aussi des pistes cyclables entre les villes et leurs banlieues, comme c’est le cas à Marrakech, et des pistes parallèles dans le monde rural pour le matériel agricole roulant et les charrettes. Sans oublier la signalisation, pour laquelle nous avons prévu un budget de 160 millions de dirhams pour accompagner la mise en œuvre du code de la route. Les communes doivent relayer ces efforts puisque les conseils municipaux ont justement cette charge. Certaines villes sont d’ailleurs bien avancées sur ce registre. C’est le cas de Rabat, de Marrakech et de Fès. Nous apportons notre aide aux villes «bonnes élèves» par l’élaboration de guides de signalisation en milieu urbain et l’identification des points noirs.
Qu’en est-il de la formation ? Le permis de conduire, tel qu’il est accordé aujourd’hui, répond-il aux nouvelles exigences du code de la route ?
Le code de la route s’intéresse évidemment à ce volet en érigeant chaque établissement en structure de formation répondant à un cahier des charges précis, dont notamment l’obligation pour chaque école d’avoir un directeur et des enseignants qui subissent un contrôle des connaissances. Mais soyons clairs, l’action sur les auto-écoles n’apportera ses résultats que sur le long terme. C’est pour cela que nous comptons également sur la formation des personnes disposant déjà de permis de conduire. Cette action vise en premier lieu les professionnels du transport des voyageurs et des marchandises avec l’instauration, à partir du 1er janvier 2012, du permis professionnel qui atteste d’une formation de base et d’une formation continue tous les cinq ans. Dans le cadre de la mise en œuvre du code de la route, les conducteurs actuels seront dispensés de la formation de base mais pas de la formation continue. C’est dire que pendant les cinq ans à venir, le Maroc va former tous ses conducteurs professionnels, soit 300000 chauffeurs.
Propos recueillis par Tarik Qattab et Eric Le Braz
Radars fixes La future plaie des fous du volant ?
Les nouveaux radars seront tous signalés, ce qui devrait inciter les conducteurs à moins de témérité. Et mettre les agents de contrôle à l’abri des tentatives de corruption.
Terminée l’ère du radar de police en catimini. A partir du 1er octobre, les conducteurs connaîtront à l’avance la zone d’emplacement des appareils servant à mesurer leur vitesse. Ce ne sont pas moins de 155 radars fixes qui seront activés à partir de cette date. D’ici 2012, quelque 1000 radars devront jalonner l’ensemble du pays, selon les données fournies par le ministère de l’Equipement et des Transports. Le déploiement des 155 déjà existants aurait coûté la bagatelle de plus de 70 millions de dirhams. A noter que le prix d’un seul radar fixe peut s’élever à 500000 dirhams. Et pour cause, derrière ces petites bêtes de technologie, se cache toute une infrastructure. «C’est le modèle Traffipax MultaRadar SD580 de la société Jenoptik Robot GmbH qui sera utilisé», selon ce spécialiste. Contrôlable à distance, ce radar permet de gérer simultanément plus de 6 voies et de détecter les vitesses sur une fourchette allant de 20 à 300 km/h.
Preuve de l’infraction
Et comme la photo devra apporter preuve de l’infraction, le choix de la caméra numérique du radar s’est porté sur un modèle haute définition (Robot SmartCamera) de plus de 11 mégapixels. Un modèle homologué pour fonctionner de -20 à +60°C. Quant aux radars mobiles, bête noire des amateurs de vitesse, il ne seront plus valables pour le simple motif qu’ils ne prennent pas de photos. Et avis aux fous du volant: les contraventions pourront commencer à pleuvoir également à partir du 1er octobre. «Après constatation du dépassement de vitesse, la photo de l’infraction (toujours prenant le véhicule à l’arrière et dévoilant la plaque d’immatriculation) est envoyée au registre central. A ce niveau, c’est le numéro de la plaque qui fournira l’identité du propriétaire du véhicule. Une fois que ce dernier est identifié, le PV est envoyé via Barid Al-Maghrib au contrevenant», indique-t-on au sein du ministère des Transports. Le PV devrait arriver à l’adresse figurant sur la carte grise du véhicule.
Ces nouvelles mesures devraient en dissuader plus d’un de prêter son véhicule. En effet, si jamais c’était une autre personne que le propriétaire qui conduisait au moment de l’infraction, c’est toujours ce dernier qui devra prouver qu’il était ailleurs quand son véhicule a été «flashé». A défaut, il devra s’acquitter de l’amende. Même en cas de vol non prouvé, la charge de la preuve est toujours «sur le dos du propriétaire».
A noter que des plans de formation ont été mis en place pour les agents relevant des administrations en charge de la mise en œuvre du code de la route. Autrement dit, «près de 600 policiers et gendarmes, en majorité des gradés, ont déjà été formés par nos soins. Ils doivent maintenant répercuter cette formation au niveau des agents de contrôle», explique-t-on au ministère des Transports. Une note a également été adressée aux services concernés pour que le recours aux radars mobiles et aux emplacements de contrôles non visibles soit définitivement abandonné.
Adam Berrada
Code de la route, cet inconnu !
A quelques jours de l’application du nouveau code, la majorité des citoyens en ignore les dispositions. Et ce ne sont pas les capsules télévisuelles qui y changeront quelque chose.***Des capsules télévisuelles quotidiennes expliquant à travers un jeu de questions-réponses les dispositions du nouveau code. Une campagne de presse menée tambour battant détaillant les infractions, les amendes, les points et jusqu’aux peines de prison correspondantes. Des centaines d’agents de police et d’éléments de la gendarmerie formés pour devenir eux-mêmes des formateurs au niveau de leurs brigades et des guides d’information au profit des conducteurs professionnels et des usagers de la route… Passées les négociations avec les syndicats et les partis politiques, l’heure est à la communication au ministère de l’Equipement et des Transports. Les citoyens sont-ils pour autant au fait des nouvelles mesures? Rien n’est moins sûr. Un petit tour dans une grande artère de Casablanca suffit à convaincre les plus optimistes: les Marocains n’intègrent pour le moment que les grandes lignes de la nouvelle loi. «Tout ce que je sais, c’est que nous allons passer au permis à points et que les amendes seront revues à la hausse en cas d’infraction. Mais j’avoue que j’ignore totalement les montants et encore moins la manière avec laquelle les points seront retirés», nous confie une jeune cadre dans une entreprise privée. La grande inconnue reste le nouveau dispositif des droits dont bénéficient les citoyens. Le département de tutelle a anticipé en programmant des capsules d’information sur les deux chaînes… sans succès notable. D’aucuns connaissent l’émission, mais peu affirment en avoir tiré un quelconque enseignement. «Le discours était tout sauf clair, le débit des messages bien trop élevé et avec tellement de détails que je n’arrivais pas à suivre. J’ai l’impression qu’on cherche plus à nous rassurer qu’à véritablement nous informer», témoigne Leila Moreno, également cadre dans une entreprise.
Ignorance et abus
Les craintes suscitées et nourries autour du code vont grandissantes. Et certains syndicats continuent d’en jouer. C’était le cas jusqu’au début de la semaine écoulée quand deux syndicats de professionnels du transport menaçaient de faire grève, en donnant une version des plus alarmantes sur le code. Le ministre l’avoue: «Les détracteurs du code n’hésitent pas à faire circuler de fausses informations, comme une supposée augmentation du pouvoir discrétionnaire des agents verbalisateurs. Or, c’est exactement le contraire que la loi établit, avec l’obligation du badge, la suppression de tous les radars qui ne produisent pas les preuves de l’infraction…», nous dit-il. Et d’ajouter: «Ce qui est regrettable, c’est qu’au fur et à mesure que les Marocains s’approprient les dispositions du code, certains essayent d’en tirer un bénéfice politique ou syndical, au risque de prendre en otage toutes les initiatives à même de stopper la progression des accidents de la route et l’intérêt du pays.» Pour parer à cette situation, le ministère entend redoubler d’efforts. De cinq par semaines, les capsules précitées passeront à neuf. De même, des guides pratiques en français et en arabe seront édités par le ministère et distribués à titre gracieux dans les aires de repos, les stations services et les postes de péages sur autoroute. «Aussi bien les conducteurs professionnels que les citoyens auront leur guide propre», précise-t-on du côté du ministère. En attendant, bon nombre de personnes interrogées se demandent si l’ignorance actuelle ne favorisera pas les abus de la part de certains agents. Rendez-vous dans une semaine.
T. Q.
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Les métiers de bouche au Maroc ne nourrissent pas leurs acteurs. Le cordonnier reste le plus mal chaussé…
17.9.2010 par admin.
La restauration marocaine bloque sur ses bases ainsi que la boulangerie et la pâtisserie.
Ce n’est pourtant pas les ingrédients qui manquent pour concurrencer les autres cuisines du monde, le pays dispose de quoi satisfaire de nombreux palais et palais de la gastronomie, tables que recherchent les visiteurs. Les métiers de bouche ne sont pas de tout repos, ceci est bien connu dans ce domaine professionnel ; donc se garder les bons éléments nécessite aussi des efforts de motivations pour les professionnels et gestionnaires de ces secteurs.
S’il fut un temps où les gens partaient en Europe pour chercher travail et formation, l’époque fait que les formés partent aussi à l’étranger pour parfaire la formation mais à meilleure réponse sonnante et trébuchante.
Le secteur professionnel fait des efforts, les instances de l’Etat comme l’Anapec encouragent et forment en finançant les formations, mais en vain, les toques blanches s’envolent vers le nord dès les engagements terminés.
Combien de chefs d’entreprises en ont fait le triste constat, pas seulement dans ce secteur professionnel précis. La raison d’un Smig bien souvent non respecté, des horaires qui dépassent toutes normes, des conditions techniques et humaines de travail parfois qui rebuteraient quiconque d’entrer dans certaines cuisines ou laboratoires, ce sont là certainement les principales raisons de ces fuites, en quête d’un avenir plus radieux sous moins de soleil.
Comme le dit ce professionnel qui semble découvrir éventuellement comment retenir ses employés…
… “Pour pallier ces défaillances, des patrons mettent en place de véritables politiques de ressources humaines. Sécurité sociale, mutuelle, complémentaire retraite, prime, salaires motivants… autant d’arguments pour inciter les nouvelles recrues et retenir son personnel.”
Bon sang, mais c’est bien sûr…!!! Mais que font la CNSS et l’inspection du travail ?
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Boulangerie/pâtisserie: Les bons apprentis, des perles rares!
· Ils préfèrent aller à l’étranger
· La formation, le talon d’Achille
· Les professionnels appelés à faire des efforts

«Les compétences s’en vont à l’étranger, notamment en Espagne qui recrute en masse», lance Hassan Boulaid, directeur chez Amoud. Une situation qui fait grincer les dents de nombreux professionnels. «C’est un gâchis», précise un restaurateur de Casablanca. Pour lui, tout l’investissement en formation profite à d’autres pays que le Maroc. Le Maroc qui a besoin aujourd’hui de compétences pour réaliser son plan Azur et par conséquent son développement touristique.
Aujourd’hui, de nombreux lauréats des écoles et instituts hôteliers du pays n’hésitent pas à franchir la Méditerranée pour des conditions de travail et des salaires plus motivants. Un apprenti démarre à 1.200 euros (environ 12.000 DH) en Espagne contre 4.000 DH (dans le meilleur des cas) au Maroc.
En effet, dans beaucoup d’établissements, le niveau des émoluments est bien inférieur au Smig. «Je gagnais 1.500 DH pour 14 h de travail/jour dans un grand restaurant casablancais. Quand l’opportunité s’est présentée, je suis partie à Madrid pour un salaire de 1.400 euros», explique Fouzia, lauréate de l’Institut hôtelier de Mohammédia. Quant à Kamel, lauréat de l’OFFPT, après trois ans de «cuisinier stagiaire» à 800 DH, il a préféré rendre son tablier pour rejoindre un centre d’appels de Casablanca, en attendant une opportunité à l’étranger.
Anouar Alaoui Ismaïli, directeur régional de l’Agence nationale de promotion de l’emploi et des compétences (Anapec), enfonce le clou: «dans ces conditions, comment voulez-vous garder les compétences!». Pour lui, hormis quelques rares professionnels nationaux et enseignes étrangères, une mise à niveau des professionnels est urgente. Les jeunes lauréats des écoles et instituts touristiques aspirent à des conditions de travail agréables, à un plan de carrière évolutif. «Il faut revaloriser le métier», insiste Alaoui Ismaïli. Il souligne aussi qu’il ne faut pas voir l’expatriation des compétences comme «un problème».
«Au contraire, les jeunes reviennent avec une solide expérience. Ce qui est bénéfique pour le secteur», est-il indiqué. «S’ils reviennent», répond avec amertume le gérant d’une pâtisserie. «Une véritable perte quand on sait qu’il faut au moins 5 ans pour faire un bon boulanger ou pâtissier», ajoute Hassan Boulaïd dont l’entreprise a mis en place, en partenariat avec l’OFPPT, un programme de formation duale. Un système pas forcément efficace car, souvent, la formation dispensée sur le terrain ne colle pas avec l’apprentissage dans les écoles. «Ces dernières manquent de véritables moyens», dit-il.
De son côté, Marjane a mis en place, en 2006, l’Institut de commerce et de distribution. Sa mission, former aux métiers de la grande distribution.
La situation est encore plus problématique puisque près de 40% des lauréats des écoles de tourisme vont vers d’autres métiers, jugés plus valorisants et mieux rémunérateurs. Les banques, les centres d’appels constituent en effet une véritable concurrence pour la boulangerie-pâtisserie. Pour pallier ces défaillances, des patrons mettent en place de véritables politiques de ressources humaines. Sécurité sociale, mutuelle, complémentaire retraite, prime, salaires motivants… autant d’arguments pour inciter les nouvelles recrues et retenir son personnel. Depuis sa création, le top managment d’Amoud s’attache à créer des conditions de travail favorables. «Mais cela ne suffit pas toujours», insiste Hassan Boulaïd. En effet, les métiers de bouche et de l’hotellerie sont considérés comme «trop contraignants». Les garçons abandonnent plus facilement que les filles. Par conséquent, le secteur a tendance à se féminiser.
Pénurie de vendeuses
Le secteur de la boulangerie-pâtisserie est également confronté à une pénurie de vendeuses. Les candidates ne se bousculent pas pour ce type de métier. «Elles préfèrent travailler dans des boutiques de vêtements, on leur demande moins d’effort», déclare un professionnel de la place.
A cela s’ajoutent les préjugés: de nombreuses jeunes filles sont contraintes par leur mari ou fiancé d’abandonner leur poste. «Pourtant, c’est un métier à part entière», souligne le directeur d’Amoud qui dit investir énormément sur leur formation. Il faut entre trois et neuf mois pour que la vendeuse soit vraiment opérationnelle.F. E. O.
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Boulangerie/pâtisserie: De l’artisanat à l’industrie
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Le secteur de la boulangerie-pâtisserie n’a jamais été aussi florissant. Sous l’impulsion de nouvelles enseignes nationales ou étrangères, le métier est même en état de grâce. Les boulangeries-pâtisseries ont pignon sur rue. Et dans un marché de plus en plus concurrentiel, les professionnels innovent, s’adaptent aux exigences du consommateur.
Entre les enseignes bien marocaines (Amoud, Seraj…) ou des grands noms de la pâtisserie, notamment française (Paul, Lenôtre ou Fauchon), le secteur a connu une véritable révolution.
(Article complet, suivre le lien.)
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