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Archive de la catégorie Finances
Corruption. Un sujet important abordé un 1er avril…
25.4.2011 par admin.

Le Maroc avance, le Maroc bouge ; toutefois la corruption reste un challenge non pas à relever mais à anéantir. C’est bien la base de l’ensemble des réclamations que chacun fait et qui est à l’origine de l’annonce de SM Mohammed VI du 9 mars dernier. Réclamation unanime de l’ensemble des usagers du pays, bien au-delà d’ambitions politiques personnelles ou de groupe. Les Marocains ne s’y trompent pas depuis des semaines, c’est bien ce mal qu’ils désignent comme coupable de la majorité de leurs maux.
La moralisation est certes un terme d’actualité désormais, la prévention aussi est un des outils pour y arriver ; mais afin d’assurer la meilleure application et des résultats, n’est-ce pas des choses concrètes que les gens attendent ? Le quotidien administratif change-t-il en ce moment et changera-t-il dans les prochains mois ? Car la moralisation, quand le virus se trouve implanté dans toutes les strates d’un système, et faut-il le dire dans l’esprit général par force, devient plus qu’un challenge, et parfois une mission impossible dans des délais qui apaiseraient chacun. La sanction est un autre outil, mais n’est pas pour autant la meilleure démarche pour accélérer les choses ; là aussi la véritable question est celle des moyens à mettre en oeuvre sur le terrain pour empêcher le mal.
S’en prendre aux conséquences n’a jamais tué un virus, la cause. Pour que la corruption à très court terme périsse, il ne faut plus lui donner la possibilité de s’accrocher aux tissus humains. Les moyens existent désormais par les possibilités techniques, le 0 et le 1 informatiques, tels le oui ou le non sont appliqués dans divers services administratifs afin de garantir une transparence des dossiers ; les entreprises privées ne se posent plus la question de savoir qui dans leurs murs se sert illégalement, depuis un bon moment. Le Maroc peut être un exemple, comme annoncé par beaucoup ; maintenant ne pas oublier que la notion de temps n’est pas un outil mais le vecteur de réussite.
Philippe DELESALLE. legroupement-agadir.com
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Lutte contre la corruption
Le Maroc fortement engagé
Du nouveau en matière de lutte contre la corruption au Maroc. Le Conseil des ministres, réuni vendredi, 1er avril, sous la présidence de SM le Roi, a adopté, entre autres, un projet de loi modifiant la procédure pénale concernant la protection des victimes, des témoins, des experts et des dénonciateurs des crimes de corruption, de détournement de deniers publics et de trafic d’influence.
Le projet a pour principal but la consolidation de la moralisation de la vie publique et de la bonne gouvernance. Il répond aux instructions Royales, contenues dans le discours historique du 9 mars 2011 qui a appelé à « la consolidation des mécanismes de moralisation de la vie publique et la nécessité de lier l’exercice de l’autorité et de toute responsabilité ou mandat publics aux impératifs de contrôle et de reddition des comptes ».
Il s’inscrit aussi dans le cadre du discours Royal du 20 août 2009 dans lequel le Souverain a appelé à la nécessité de la mise à niveau des structures judiciaires et administratives et la soumission des services centraux du ministère de la Justice et des tribunaux à la bonne gouvernance.
En matière de lutte contre le fléau de la corruption, faut-il le souligner, le Maroc a signé la Convention des Nations Unies contre la Corruption le 9 décembre 2003 et l’a ratifiée le 9 mai 2007.
Son article 6 met à la charge des Etats Parties l’obligation de mettre en place un ou plusieurs organes chargés de prévenir la corruption. C’est en application des dispositions de cet article que fut créée l’Instance Centrale de Prévention de la Corruption par le décret n° 2-05-1228 du 13 mars 2007. Cette Instance a pour mission de coordonner, superviser et assurer le suivi de la mise en œuvre des politiques de prévention de la corruption, de recueillir et de diffuser les informations dans ce domaine.
Seulement, sur le terrain, cette Instance accomplit-elle vraiment toutes ses prérogatives ?
La réponse d’Abdeslam Aboudrar, président de l’ICPC, est non.
Dans un entretien accordé récemment à un hebdomadaire casablancais, M. Aboudrar a réclamé plus de prérogatives pour assumer ses missions, en particulier une « autorité suffisante » pour bien faire son travail.
Il a estimé que l’ICPC a, certes, « le droit de réclamer des informations », mais sans « aucune garantie que ces informations » lui soient fournies.
Il a considéré aussi que « la prévention sans la sanction ne fait que verser de l’eau dans le moulin de l’inapplication des lois ».
M. Aboudrar a rappelé, dans ce sens, qu’il y a « des dossiers comme ceux du CIH, de la CNSS, de la BNDE et d’autres, ouverts depuis une décennie ou plus, qui n’aboutissent pas encore à des conclusions, par des sanctions contre les contrevenants et/ou des acquittements ». Il faut, a-t-il dit, « mettre fin à l’impunité (qui) est un passage obligé vers plus de transparence et de lutte contre la corruption ».
Pour accorder ainsi plus d’efficacité à cette Instance, SM le Roi a donné récemment Ses Hautes instructions au gouvernement pour qu’il procède à la révision du cadre légal régissant cette instance, dans le sens de l’élargissement de ses prérogatives et du renforcement de ses modes de fonctionnement, notamment en lui conférant les compétences d’auto-saisine pour les cas de corruption et toutes les formes de prévarication.
Cette révision devrait également lui permettre de se doter des ressources humaines et matérielles nécessaires, ainsi que des mécanismes juridiques, à même de lui permettre d’accomplir ses missions avec l’objectivité et l’efficacité requises, tout en veillant à la cohérence institutionnelle destinée à la consolidation de la citoyenneté responsable et des valeurs de moralisation de la vie publique.
Le dernier classement de l’ONG Transparency international (TI) fait ressortir que le Maroc arrive en 85ème position sur une liste de 180 pays. C’est ce qui justifie, d’ailleurs, les efforts fournis actuellement au Maroc pour faire face au fléau.
Cette expérience en matière de lutte contre la corruption peut servir de « modèle » pour les autres pays de la région, où les appels à la moralisation de la vie publique se font actuellement de plus en plus pressants, a affirmé, en février 2011, Stuart Gilman, expert et principal conseiller de l’Initiative pour la Primauté de la Loi de l’Association du Barreau Américain (ABA-ROLI).
« Le Maroc constitue un partenaire important dans la lutte contre la corruption en raison de sa capacité d’être un modèle pour les autres pays de la région », a-t-il souligné dans un entretien accordé à la MAP.
Il a noté que le Maroc « a franchi des pas importants dans la lutte contre la corruption » en raison notamment de l’existence d’une « véritable volonté politique » d’éradiquer ce fléau, tout en soulignant le « travail remarquable » réalisé par le Royaume en la matière.
M. Gilman a cité, à cet égard, la création de l’ICPC, dont l’action constitue un « modèle » en la matière, se félicitant dans ce sens de sa composition représentative de la société marocaine et de son large mandat pour la lutte contre la corruption dans l’ensemble des secteurs.
En dépit des efforts, il reste à espérer que les citoyens adhèrent, massivement, à la lutte contre la corruption.
6/4/2011
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http://www.telquel-online.com/213/maroc3_213.shtml
Samedi 16 Avril 2011
Société. Comment briser le cercle vicieux de la corruption
Aux oubliettes le numéro vert, la déclaration des biens, les îlots de transparence et toutes ces belles mesures qui ont entretenu le rêve autour de la lutte contre la corruption ! Le Maroc va mal. La corruption s’est généralisée. Que choisir ? Une réforme des institutions de l’Etat, des sanctions publiques ou une agence gendarme ?
La lutte contre la corruption est une belle dame que tout le monde convoite mais que personne n’approche. On l’admire de loin, on se permet de lui jouer des sérénades sous le balcon, mais on hésite à taper à sa porte. Peur de tomber sur un mirage ? Peur de devoir affronter une mauvaise surprise sur le palier ?
Depuis le premier gouvernement d’alternance de Abderrahman Youssoufi, la lutte anti-corruption, appelée en langage soft “moralisation de la vie publique”, est devenue un de ces sujets galvaudés qui animent les discussions de salon et les meetings internationaux. Après un break de quatre ans, voilà que le gouvernement revient à la charge avec une idée ingénieuse: la création d’une instance de prévention de la corruption. Le texte, soumis en première lecture au conseil de gouvernement, est critiqué par Transparency Maroc qui y voit “un outil de plus à la solde de l’administration”.
L’indépendance, une chimère
“Telle qu’elle a été configurée, l’instance ne sera qu’un jouet dans la main de l’exécutif, soutient Azzedine Akesbi, secrétaire général de Transparency Maroc. Placée sous la tutelle du Premier ministre et présidée par un magistrat, la structure devra rendre compte à l’exécutif et au judiciaire. De quoi irriter un monde associatif qui ne jure que par son indépendance vis-à-vis du pouvoir. “Il n’existe aucune instance indépendante dans le monde”, se défend un membre du gouvernement, associé à l’élaboration du projet. “Oui pour l’autonomie, oui pour l’intégrité des membres de l’instance, mais arrêtons de rêver ! Dans tous les pays qui nous ont dépassés en matière de démocratisation, les instances de prévention sont liées à l’Etat”, soutient fermement notre source gouvernementale qui donne l’exemple de la France, où le Service central de prévention de la corruption est placé sous la tutelle de la Justice. Là aussi, arrêtons de rêver! Car la Justice dans ces pays démocratiques a connu de grandes avancées en matière d’indépendance. A la base et comme le montre l’exemple de Hong Kong (voir encadré), les organismes de tutelle dont dépendent ces instances de lutte, jouissent de prérogatives précises et claires qui atténuent les risques d’interférences et “les amabilités” entre les appareils de l’Etat.
En réalité, le fond du débat entre le gouvernement et le monde associatif ne se résume pas à l’identité des pouvoirs qui chapeauteront cette instance, mais à l’indépendance même de ces derniers. Résumons : on craint que l’agence ne soit une coquille vide de plus parce que l’exécutif et le judiciaire ne sont pas indépendants.
Si c’est vraiment le fond du problème, pourquoi alors faire de cette agence le remède de la corruption au Maroc ? D’autant plus que cette instance n’aura pas un véritable pouvoir d’investigation et de décision. Ses rapports seront validés par ses tuteurs. Elle risque même de devenir un de “ces appareils de bonne gouvernance” qu’on a entouré de sacralité pour les éloigner du citoyen (Diwan Al Madhalim, Cour des comptes…). Alors, autant s’attaquer à la réforme institutionnelle ! Erreur. A part la brèche ouverte par les discussions sur l’agence, Transparency a très peu de chances de dialoguer avec le gouvernement sur les autres revendications de son plan d’action 2005, plus particulièrement la réforme de la justice et la fin de l’impunité, revendications hautement politiques et d’actualité qui ne sont pas du goût du pouvoir.
Une agence elle-même corrompue !
Kamal Mesbahi, de Transparency Maroc, a élaboré une note intéressante sur ce qui fera réussir ou capoter l’expérience de l’agence. Entre autres, il dit que “sans indépendance réelle, aucune agence ne pourra tenir face aux interventions politiques au cas où elle enquêterait sur des personnalités publiques”. Peur des conséquences de son action, faible volonté politique, dépendance excessive vis-à-vis des lois, le risque est que l’agence devienne elle-même “corrompue”. Comble de l’histoire, l’arroseur serait ainsi arrosé. Dans un système de pouvoir absolu, à quoi sert l’autonomie? Citons l’exemple de la Cour des comptes. Voilà un établissement de moralisation publique, autonome, souverain mais qui agit dans l’ombre. Il ne rend compte qu’au roi à travers un rapport d’activité dont la publication n’est pas automatique.
Entre la vision associative prônant l’indépendance et celle de l’Etat, plus fermée, plus centralisatrice, la conciliation est loin d’être facile. Pour ne pas compromettre l’avenir, le gouvernement et l’association continuent leurs consultations. Cela dit, les points de vue restent radicalement opposés. Un accord est-il possible? Bachir Rachdi de Transparency acquiesce en souriant : “Nous avons bien précisé au gouvernement que notre association ne compte pas apporter un simple amendement mais une nouvelle vision”. Voilà qui pourrait faire revivre bien des mauvais souvenirs. Transparency n’a t-elle pas claqué la porte de la commission de moralisation de la vie publique de l’ex-ministre Ahmed Lahlimi pour “divergences de points de vue”, entraînant ainsi l’arrêt de tout le projet “anti-corruption” ? Et le gouvernement ? N’oublions pas que son but initial et principal est de se conformer à la Convention des Nations unies qui impose la constitution d’une structure spéciale de lutte contre la corruption. A la base, l’agence reste donc, pour lui, une action procédurale. Que cette dernière soit forte, indépendante et autonome comme le demandent ses interlocuteurs associatifs, c’est une autre paire de manches.
Casser la résistance de l’Etat
Au sein du gouvernement en effet, on s’accroche à l’idée que la création d’une telle agence doit répondre au contexte national. Décodage : un contexte monarchique, où la concentration des pouvoirs empêche le développement de mécanismes d’une gouvernance autonome, claire et équilibrée. “Tant que l’Etat reste ballotté entre ses aspirations modernistes et son besoin d’exploiter des méthodes archaïques pour garantir la stabilité des dominants, aucune solution ne pourra être trouvée à la généralisation de la corruption”, estime pertinemment Fouad Abdelmoumni, membre de l’AMDH.
À la base, ce qui rend le sujet de la corruption très institutionnel, théorique, voire même barbant pour le commun des Marocains, c’est “la résistance de l’Etat”. “Ce dernier se complaît dans une stabilité relative alors que les contraintes politiques et économiques mondiales imposent des solutions radicales. Avec l’islamisme, le prix du pétrole, les Chinois et le chômage, continuer à miser sur un taux de croissance de 3% est un pousse-au-crime”, se révolte Abdelmoumni. Le World Economic Forum (WEF) estime que les compétences du Maroc sont décevantes au niveau de la compétitivité par rapport aux autres pays arabes. Il est classé 8ème derrière la Tunisie (6ème place). “La croissance est molle et les objectifs de transparence, bien que clairement affichés, ne sont pas encore atteints”, selon le WEF. La corruption est ainsi citée comme le 4ème facteur de blocage à l’entreprenariat.
Dans ce contexte, ce qui est symptomatique, ce n’est pas uniquement l’argent de la corruption mais aussi le manque à gagner des recettes publiques. Quand on esquive une amende de 400 DH pour excès de vitesse en glissant 50 ou 100 DH dans la poche d’un agent de circulation, ça fait 400 DH qui ne rentrent pas dans les caisses de l’Etat. Multipliés par le nombre de fois où ça se produit…
“Il existe des foyers de gaspillage tout aussi nocifs que la corruption”, indiquent les spécialistes. Par exemple, la fonction publique est toujours inutilement pléthorique. Le plan gouvernemental des départs volontaires a vu la fuite des compétences, mais n’a pas encore ramené d’économies budgétaires significatives. Pour sa part, le dossier du Sahara pompe encore beaucoup d’argent et n’apporte pour l’instant aucune solution. Les situations de rente dans les transports, les mines, la pêche… le monopole de certains secteurs vitaux comme le sucre et la fraude fiscale privent le Maroc d’une partie substantielle de ses recettes.
Des procès publics
Comment comprendre que le Maroc régresse au niveau de l’indice de perception de la corruption alors que des réformes sont en cours. De la position 45 en 1999, il est en effet tombé au 78ème rang sur un ensemble de 158 pays. On est en droit de s’interroger devant ces chiffres. Sont-ce les autres pays qui progressent plus vite que le Maroc en matière de lutte anti-corruption ou nous qui reculons dans cette période? La particularité de la corruption au Maroc, d’après Transparency, est qu’elle s’est généralisée, touchant tous les domaines et toutes les couches sociales. “Nous ne sommes pas dans une démarche de rupture. Nous sommes en train de faire un ravalement de façade”, critique t-on.
La rupture, chacun la voit à sa façon. Pour certains, le cercle de la corruption ne pourra être rompu qu’à travers des méthodes musclées qui “parlent davantage aux gens” : des sanctions contre les corrompus. “Il faut arrêter de penser qu’en envoyant des gendarmes au tribunal, on va décrédibiliser tout le système. C’est un passage obligé”, soutient Abdelmoumni. Souvenez-vous des affres subies par le capitaine Adib qui a osé dénoncer la corruption dans l’armée!
Citoyens responsables
Face aux adeptes des solutions “coups de poing”, il y a ceux qui prônent un changement en douceur, basé sur le courage et la volonté des citoyens eux-mêmes. C’est le cas d’Ahmed Lahlimi, “M. anti-corruption” du premier gouvernement d’alternance. “Je ne crois pas aux sanctions spectaculaires ou à la création de structures de lutte. La seule grande agence est le citoyen. C’est en refusant la corruption qu’on impose la lutte”, soutient-il. Comment croire en cette vision réductrice quand 43% de la population est analphabète et que 13% vit en deçà du seuil de pauvreté (un dollar par jour), sans compter le chômage des jeunes et leur désengagement politique ? “Allez prêcher la bonne parole à un citoyen qui recherche un document administratif dans la journée, il vous rira au nez !”, s’emporte Abdelmoumni.Malgré le pouvoir qu’il a eu au sein du gouvernement Youssoufi, Lahlimi n’est pas arrivé à mettre en application sa conception. “La campagne gouvernementale a été arrêtée car on a estimé qu’elle ne valait pas le coup”, explique-t-il brièvement et sur un ton sec. En réalité, le commissaire au plan est rongé par une colère sourde. Derrière son air faussement détaché, on perçoit un homme brimé, écrasé dans son élan par des enjeux politiques qui ont condamné toutes ses actions. Le cocotier était trop grand pour être secoué d’un seul coup. Si grand qu’un membre du gouvernement tempêta, il y a cinq ans, que cette campagne de moralisation allait “gâcher l’image du Maroc à l’international”. Tout a été arrêté d’un seul coup. L’argent qui devait servir à financer une étude sur le parcours du citoyen a été transféré vers une manifestation de prestige à Marrakech.
Moralité : Peut-on vraiment évaluer la volonté politique du Maroc dans la lutte contre la corruption? A la merci d’enjeux de pouvoirs, celle-ci fluctue en fonction des personnes qui l’incarnent. Pour le citoyen, tout cela reste une bagarre d’intellos. La moralisation de la vie publique, ce sont toutes ces petites choses qui se font au niveau de l’accès à l’information dans les administrations, les hôpitaux et le monde économique. C’est cela qui pourrait rompre le cercle vicieux de la corruption. ça prendra du temps.
Finalement, la lutte contre la corruption est bien transparente au Maroc.. mais pas comme on le souhaiterait…
Ailleurs. À Hong Kong, ça a marché
L’exemple français ne devrait pas déplaire aux officiels marocains, gardiens de l’Etat central. Créé en 1993, le Service central de prévention de la corruption (SCPC) est placé sous l’autorité du Ministère de la Justice. “Il est composé de magistrats et de fonctionnaires d’origines diverses”, lit-on dans la note de Kamal Mesbahi. En somme, le gouvernement marocain propose la même architecture pour sa future agence en associant en plus des acteurs associatifs et des hommes d’affaires. Cependant, ce qui a réussi chez les autres, ne réussira pas forcément chez nous. En France, il existe un Conseil de la concurrence, très actif, une Cour des comptes qui publie annuellement ses rapports et des inspections financières et ministérielles régulières. Ces outils de bonne gouvernance fonctionnent en synergie, ce qui atténue les risques de corruption d’un pouvoir centralisé. Au Maroc, le conseil de la concurrence est mort-né!
L’exemple de Hong Kong est plus marquant par les résultats obtenus et par l’indépendance de son agence anti-corruption. Celle-ci est plus efficace, plus préventive et touche à toutes les affaires de la corruption. Dotée de moyens juridiques, financiers et humains importants, elle a un rôle d’investigation. Le risque d’une agence forte est qu’elle devienne un instrument de répression et de règlements de compte. C’est pourquoi, elle est soumise à une surveillance parlementaire et judiciaire. L’exemple de Hong Kong représente ce que devrait être une véritable agence de proximité. Celle-ci répond directement et rapidement aux dénonciations publiques en s’appuyant sur des pouvoirs de contrôle, de saisie et d’arrestation. Elle ne clôt son enquête que par une poursuite ou après avis d’une commission extérieure. Son personnel, engagé sur contrat est soumis à la déclaration du patrimoine et à des limitations d’activités extérieures. Pas mal. Et si on commençait par faire la même chose au Maroc ?
“Moralisation”. La corruption, c’est pas bien !
“Non à la corruption”. Qui ne se rappelle pas de ces fameux spots publicitaires diffusés en 2001 où on nous exhortait à combattre ce fléau ? Cela nous a bien fait rigoler parce qu’il n’y avait rien de dissuasif dans ce genre de discours. Les spots en question faisaient partie de la campagne de moralisation diligentée par Ahmed Lahlimi, ex-ministre des Affaires générales du gouvernement. “N’oubliez pas qu’à l’époque, la corruption était un tabou. Le fait d’en parler publiquement était une preuve de courage”, se défend-il. Peut-être. Mais la corruption est passée du tabou à la banalité. De la même manière, on utilise TPS au Maroc sans jamais évoquer ni oublier que l’abonnement est nécessairement piraté. Cependant, l’achat des démodulateurs et leur installation sont proposés même dans les grandes surfaces. Piratage et corruption sont deux fléaux identiques. Ils sont tellement banalisés qu’ils deviennent difficiles à endiguer.
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Allo, Service promesses ? Ici vache à lait, je voudrais le 22 à Casa
21.4.2011 par admin.

Au Maroc, le téléphone et notamment le portable sont certainement le poste économique individuel qui coûte plus cher que le tagine quotidien. Si les paroles devaient nourrir chacun, l’obésité gagnerait certainement tout le pays. C’est déjà le cas notamment pour les professionnels qui gravitent autour des portables, un marché où la mode du dernier modèle ne laisse plus tellement le temps à une marque de s’imposer. A voir le nombre de modèles présentés dans les vitrines, l’on en ferait même une indigestion. N’oubliez pas, au passage, d’en demander un qui fait aussi téléphone, l’on se sentirait parfois obligé de le demander…
Toutefois le pire n’est pas dans l’appareil, mais quand vous arrivez à la pompe. Oui, avec ces petits appareils, s’ils ne sont pas bien gourmands en énergie électrique, chacun ayant son chargeur inclus dans l’achat du véhicule des mots, nous abordons là les opérateurs téléphoniques.
Maintenant, vous pouvez voir ou imaginer de manière plus évidente l’obésité financière de ces derniers, les chiffres présentés chaque année dans leurs résultats sont des insultes directes aux consommateurs. Tout le monde dénonce non seulement les manques de service, le manque de rapport entre annonces publicitaires et réalité en main, sans parler des résultats de ces grosses sociétés justement, qui pour rappel ont un pied plus au nord en Europe et en France. Encore plus révoltant de voir que la téléphonie mobile, moins rentable en Europe par des services à bas coût concurrentiels, fait que les actionnaires gardent leur obésité grâce aux coûts téléphoniques qu’ils font payer au Maghreb et en Afrique où ils s’implantent, prix parmi les plus chers au monde. Les pays redevenant plus pauvres feraient payer à encore plus pauvres en somme. Le Maghreb paye les royalties des actionnaires ainsi que les bas coûts de téléphonie désormais appliqués en Europe. Ce n’est pas nous qui le disons au Maroc, c’est officiel dans leurs propres présentations annuelles. Nouvelles règles, dites-vous ?
Philippe DELESALLE. legroupement-agadir.com
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http://www.yabiladi.com/articles/details/5175/maroc-nouvelles-regles-pour-telecoms.html
Maroc : De nouvelles règles pour les télécoms
Téléphonie trop chère au Maroc, couverture partielle, opérateur pas toujours clairs sur les tarifications… Autant de critiques fréquentes adressées aux opérateurs de téléphonie marocains. Le gouvernement étudie actuellement le projet de modification de la loi relative à la poste et aux télécommunications.

Les opérateurs des télécommunications, au Maroc, devraient voir leur environnement règlementaire évoluer. De nouvelles règles, touchant à tous les domaines du secteur, seront bientôt en vigueur. Elles sont contenues dans un texte destiné à corriger la loi 24-96 relative à la poste et aux télécommunications, rapporte l’Économiste.Le texte prévoit, entre autre, une interconnexion qui permettra à l’abonné mobile d’un opérateur d’utiliser le réseau d’un autre dans le cas où celui de son opérateur ne couvre pas la zone dans laquelle il se trouve. Cette opération ne devrait occasionner aucun surcoût « non justifié ».
Le domaine du prix et de la concurrence est toujours contrôlé par l’Agence Nationale de Réglementation des Télécommunications (ANRT). Elle sera la seule à pouvoir enquêter auprès des opérateurs. En outre, un régime de sanctions pécuniaires proportionnées à la gravité du manquement sera mis en place. Le montant de ces sanctions est fixé par le comité des infractions. Le régulateur pourra mettre en demeure un opérateur de cesser son infraction. Un opérateur peut également être contraint à verser une amende de 1% à 2% du chiffre d’affaires moyen (HT) du dernier exercice clos réalisé dans le cadre de la ou les licences au titre desquelles le manquement a été constaté, avec un maximum de 2 millions de dirhams. En cas de nouvelle violation de la même obligation, le taux de la sanction peut être porté à 5% avec un maximum de 5 millions de dirhams.
Cette réglementation intervient au moment où les utilisateurs se plaignent des services des téléopérateurs. Les blogueurs marocains, adeptes des réseaux sociaux, dont twitter, sont les premiers sur la liste. Sur son blog, Marouane Harmach, fondateur du cabinet marocain Consultor s’en est fait le porte-parole. Il dénonce la publicité mensongère faite par les trois opérateurs nationaux : Maroc Telecom, Meditel et Inwi. Il explique que les offres limitées en principe uniquement sur le temps pour les clés 3G sont des leurres : plus l’usager reste connecté longtemps plus son débit baisse. La première minute reste indivisible et le tarif des SMS est exceptionnellement haut par rapport aux autres pays arabes. Au nom des blogueurs marocains, Marouane Harmach appele ainsi l’ANRT à « faire le point avec les trois opérateurs sur ces pratiques totalement déconnectées de l’offre tarifaire communiquée ». Le projet de modification de la loi satisfera-t-il les bloggeurs qui défendent les droits des consommateurs? Pour l’heure, la prochaine étape prévue est une rencontre réelle entre blogueurs et internautes pour décider de la suite : manifestations devant l’ANRT et les sièges sociaux des opérateurs de télécommunications, journées sans téléphone portable …
Ristel Edimo Yabiladi.com
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Produit bancaire Islamique ou argent Halal ?
13.4.2011 par admin.
Rendre halal ce qui fondamentalement ne l’est pas, dans un système où l’argent appelle l’argent sur le principe de l’usure, ne semble pas échapper aux Marocains qui ne suivent pas en masse les produits bancaires dits islamiques.
“Jamais deux sans trois”, dit le proverbe. Voilà donc les banques qui réitèrent l’offre par un produit nouveau nommé “SUKUK”.
Mais, si les clients ne se jettent pas sur ces produits présentés comme “propres” au regard des approches plus profondes spirituelles, pourquoi se jettent-ils dans la bancarisation classique au quotidien qui, elle, ne cherche en rien à cacher le principe de l’usure ? Paradoxe qui soulève des questions, pas seulement au Maroc. Car en fin de compte ces produits dits islamiques devraient être réclamés par tous aux portes des banques, et même par de nombreux étrangers occidentaux qui dénoncent, eux aussi et de plus en plus, les abus de leurs banques et du système international boursier qui les plument de plus en plus, les interrogeant même sur la limite entre l’usure et le vol direct, limite plus que dépassée…
Entre théorie, taux d’intérêt, plus-value, frais, le verbe fonctionne bien afin de tenter d’échapper au terme d’usurier qui colle à l’argent via les banques et les prêteurs d’argent en général.

Peut-on imaginer ce que serait le monde dans son fonctionnement à ce jour, si depuis 14 siècles la notion d’intérêt financier sur l’argent, soit l’usure dénoncée par le plus haut personnage spirituel de l’Islam, avait été scrupuleusement suivie ?
S’il en fut ainsi un temps, l’orient aurait été certainement la région qui aurait eu le pouvoir sur le monde, en prouvant qu’en aidant les siens, au lieu de les exploiter, un groupe d’hommes, puis une ville, puis une région, puis un Etat pouvaient être, par l’ensemble de ses hommes, le phare du monde. Serait-il trop tard pour autant ? L’Esprit, au sens spirituel, reste présent pour demain… si l’homme le veut vraiment.
Philippe DELESALLE. legroupement-agadir.com
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Nouveau produit islamique : Echec annoncé?
Bank-Al-Maghrib est en pourparler avec le groupe professionnel des banques du Maroc pour l’introduction sur le marché d’un nouveau produit islamique dit « sukuk ». Jusqu’ici les produits islamiques n’avaient pas connu un grand succès au Maroc, qu’en sera-t-il des sukuk ?
La banque centrale marocaine négocie actuellement avec le Groupe Professionnel des Banques du Maroc (GPBM) sur la réglementation qui permettrait l’émission d’obligations islamiques appelées « sukuk », a déclaré à Reuters, mardi 29 mars, le gouverneur de Bank-Al-Maghrib (BAM), Abdellatif Jouahri.
Depuis 2007, la BAM permet à certaines banques de proposer des produits financiers islamiques à leurs clients mais elles ne délivrent pas de licences à des institutions islamiques à part entière. L’encourt des produits islamiques a atteint les 900 millions de dirhams fin 2010, a communiqué la BAM
Plusieurs acteurs économiques, à l’instar de Norfadelizan bin Abdul Rahman, vice-président des marchés islamiques de la bourse malaisienne, soutiennent que la finance islamique pourrait avoir un grand succès au Maroc. Il « estime que le Maroc, de par son positionnement, sa stabilité et le degré de développement de ses activités financières, peut devenir un acteur majeur de la finance islamique dans la région », rapporte HalalMagazine. Un engouement qui atteint l’occident. En février 2011 s’est tenu, en France, le Forum de la finance islamique. Au Maroc, pourtant, depuis le lancement de ce mode de finance alternatif, les premiers résultats semblent montrer le contraire.
… trois au départ, un seul reste sur le marché
A leur lancement sur le marché marocain, les produits islamiques étaient au nombre de trois. Le premier, « Ijara », est assimilé au crédit-bail (crédit permettant l’acquisition d’un bien en échange de redevances) et peut s’appliquer aussi bien aux équipements qu’à l’immobilier. Le deuxième, Musharaka, adopte les mêmes règles que le capital investissement (un investisseur entre au capital de sociétés qui ont besoin de capitaux propres). La Mourabaha, quant à elle, concerne principalement le financement des biens immobiliers. Un seul a retenu l’intérêt : la Mourabaha. Il s’agit d’un contrat de vente où la banque achète un bien à un certain prix et son client la rembourse progressivement à un prix supérieur. Il ne s’agit pas, théoriquement, d’un taux d’intérêt mais du prix du bien augmenté de sa plus-value acquise pendant le temps du remboursement. Selon ses auteurs, elle répond aux exigences et préceptes de l’islam. Quelques rares entreprises en tirent profit. Dar Assafaa, société spécialisée dans la commercialisation des produits alternatifs et filiale d’Attijariwafa bank, offre la Mourabaha. Elle est le seul produit islamique proposé à ses clients. « Nous avons commencé en juillet 2010 et le produit marche bien », indique Ali Boufaf, commercial.
L’échec des banques
Si la Mourabaha a du succès au sein des sociétés spécialisées en matière de finance islamique, il n’en va pas de même pour les banques. Offrant généralement des produits bancaires classiques, les banques qui se sont lancées en parallèle dans la commercialisation des produits islamiques n’ont pas eu de succès. Lancés entre 2007 et 2008 ces produits ont été abandonnés depuis. Attijariwafa Bank, la BMCE ou encore la Banque populaire ont essayé de vendre ces produits, avant de créer des sociétés spécialisées afin de gagner la part de marché constituées des Marocains désireux de financer leurs projets tout en respectant la chariaâ. Cependant, le concept est critiqué.
Plusieurs musulmans et professionnels de la finance soutiennent que la finance islamique n’est pas ce qu’elle prétend être. Les formules dites islamiques ne seraient que des produits classiques déguisés. Comment une économie arriverait-elle à se développer sans réaliser des bénéfices ? Quel serait le bénéfice d’une entreprise proposant des emprunts si ce n’est pas l’intérêt ?
Ristel Edimo. Yabiladi.com
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Maroc et MRE. Un lait crémeux qui risque de tourner avec le temps
11.4.2011 par admin.
Le “dieu devise” réclame des actes afin de continuer à servir son peuple. Payer sans retour n’est pas éternel comme situation ; investir au pays d’origine quand l’on n’est pas écouté n’est pas vraiment le meilleur argument marketing qu’offre le Maroc à ses enfants pour les faire revenir.

Les MRE des premières générations, ceux qui sont nées au Maroc, sont à voir autrement quand l’on parle des MRE globalement. Les générations nouvelles ont un pied plus ancré dans la logique occidentale “donnant donnant” ou “Win win”, majoritaire dans leurs pensées en ce qui concerne leurs placements à plus long terme. Le retour au pays pour les anciens est compréhensible sur un plan culturel ; mais eux aussi savent comment fonctionnent les choses, et préfèrent investir pour eux plus que pour les autres. La majorité des MRE ne sont pas plus des gens qui auraient fait fortune au pays de Voltaire, au point de se transformer au retour en chef d’entreprise ou de grande société, donc au-delà du petit commerce familial envisagé pour aider les leurs. Auraient-ils plus confiance en des fonds d’investissement qui leur seraient présentés afin de les regrouper ? Devant ce qu’ils lisent dans la presse et en connaissance de la gestion parfois “particulière” de “certaines entreprises” locales, la confiance reste ainsi limitée à un rayon d’action qui préserve leur petit capital. La pierre ou la brique leur parle plus, et encore en surveillant par eux-mêmes le maçon au pied du mur, quand ils viennent chaque année en vacances lucratives.
Les jeunes MRE des générations suivantes qui, pour rappel, sont tout autant des occidentaux de cultures démocratiques, jouant le jeu d’une transparence économique d’entreprise ou de placements moins risqués, ne voient dans le pays des parents que le soleil et les plages retrouvées annuellement.
La question de l’apport des devises des MRE est donc à voir dans une vision de développement attendue par beaucoup au niveau des affaires au Maroc ; une question de temps par cela, mais aussi de changement global des fonctionnements de chacun, qui ne fera pas augmenter cette part, mais la verra diminuer d’année en année. Si les apports des MRE donnent des chiffres positifs globalement, voire en augmentation, qui dit MRE ne dit pas systématiquement investisseurs pour l’avenir du pays, car ils incarnent aussi le soutien financier des familles qui par cela sont “subventionnées” pour l’amélioration du quotidien.
Argent pour le développement ou argent sécuritaire, deux notions bien différentes pour un pays.
Philippe DELESALLE. legroupement-agadir.com
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http://www.yabiladi.com/articles/details/5141/maroc-faut-il-reorienter-transferts.html
Maroc : Faut-il réorienter les transferts des MRE ?
Avec les entrées des ventes de phosphates et du tourisme, les transferts des MRE constituent un des trois piliers de l’économie marocaine. Mais jusqu’à présent, les montants colossaux envoyés par les Marocains du monde servent surtout à soutenir les proches restés au pays et moins à l’investissement. Des experts se sont penchés sur la question lors d’un séminaire organisé par le CCME.

Les transferts de fonds des Marocains résidant à l’étranger représentent la première source de devises pour le royaume. L’année écoulée, ce sont 54 milliards de dirhams qui ont été envoyés vers le Maroc par les MRE. Soit un accroissement de 8% par rapport à 2009. Ainsi, ces huit dernières années, quelques 307,12 milliards de dirhams ont été transférés par les Marocains du monde, soit un volume annuel moyen de 38,39 milliards de dirhams. 127 milliards de dépôts des MRE équivalent à 90% des crédits destinés à l’équipement des entreprises au Maroc, et la totalité des crédits accordés à l’habitat. Un poids économique indiscutable.
Investissement minime
Seulement « l’investissement productif est encore minoritaire », renseigne Driss El Yazami, président du Conseil de la Communauté Marocaine à l’Etranger (CCME), cité par la MAP. C’est dire donc que les transferts des MRE peuvent soutenir davantage l’économie marocaine. 70% de ces transferts sont destinés à la consommation des ménages, ce qui laisse une part assez négligeable à l’investissement. Phénomène à souligner : l’écrasante majorité des MRE préfère investir dans leur pays d’accueil plutôt que dans le royaume.
Obstacles… solutions
Parmi les obstacles qui découragent bien des investisseurs potentiels à venir se lancer au Maroc, figurent notamment la méconnaissance des opportunités d’investissement dans le royaume, l’inexistence d’un fond d’investissement qui leur est destiné de même que les dispositions restrictives, imposées dans le cadre de la lutte contre le blanchiment d’argent.
Comme solutions, il est recommandé aux différentes institutions qui s’intéressent aux MRE (CCME, Fonds Hassan II, en plus de l’Etat) d’œuvrer pour la cohésion de leurs actions. Les coûts de la bancarisation, non négligeables, doivent être revus à la baisse. Les différents acteurs impliqués doivent également apporter l’assistance nécessaire pour aider les MRE à réaliser leurs projets d’investissement. Les banques des pays d’accueil et celles marocaines pourront également y apporter leur grain de sel via des conventions.
Oumar Baldé Yabiladi.com
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Une arnaque qui marche aussi au Maroc, mais plus c’est gros…
30.3.2011 par admin.
L’arnaque est à chaque coin de rue si vous ne traversez pas dans les passages piétons en terrain inconnu. C’est la faiblesse du découvreur ou de l’aventurier en général.

Le Maroc aussi se fait prendre comme l’Europe par cette fameuse arnaque qui pullule depuis de nombreuses années sur Internet. Les pigeons en Europe connaissent tellement l’histoire, que maintenant les conteurs descendent partout en Afrique et notamment au Maghreb.
Toujours emballée de la même manière, tel un décor de Roger Hart et des costumes de Donald Cardwell au théâtre ce soir. Prenez une veuve éplorée, ayant perdu son colonel de mari, quand ce n’est pas un ex-homme d’affaires ou un ancien ministre, proche d’un ancien dictateur d’Afrique de l’Ouest, pauvre homme qui n’a pas pu profiter de son vivant de sa petite fortune, amassée certainement bizarrement, mais cela n’est pas dit dans le scénario, et qui laisse toute sa fortune à sa femme et à ses pauvres orphelins. Fin de l’Acte I.
La pauvre veuve ne peut récupérer son argent, car coincé en banque, mais elle semble avoir encore ses bonnes relations pour pouvoir via votre personne si possible récupérer le magot. Très correcte, la dame, puisqu’elle vous laisse 25% de commission, voire davantage, mais à vous d’investir un peu pour recevoir beaucoup “moins”. Fin de l’Acte II.
La suite est à votre convenance et variable entre les acteurs, soit ce qui arrive à ceux qui ne décèlent pas l’arnaque dans la grosseur des histoires, ou qui seraient aveuglés, eux aussi, par la grosseur de leurs propres poches.
Souvent, ces propositions qui arrivent dans votre boîte aux lettres sur Internet émanent des pays d’Afrique de l’Ouest. En cas de tentative envers vous, vous pouvez toujours signaler ce “spam” évident aux services de police ou l’envoyer à vos ambassades, certains consulats en ces pays permettent de repérer parfois les auteurs, notamment en Côte d’Ivoire. D’autres arnaques au mariage existent aussi, sachez-le, venant de ces pays ; la belle Fatimatou vue sur un écran de PC cache parfois un lutteur de 130 kgs derrière le clavier voisin, qui vous fera envoyer un mandat, afin que la jolie demoiselle ne donne plus de suites. Mais c’est une autre pièce.
En attendant, si vous recevez une demande d’une certaine Madame TRABELSI et de ses enfants et neveux, attendez, la pièce n’est pas encore à l’affiche…
Philippe DELESALLE. legroupement-agadir.com
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Attention à ceci actuellement :
Japon: des sites d’escroquerie aux dons apparus deux heures après le séisme
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http://www.lematin.ma/Actualite/Journal/Article.asp?idr=112&id=148379
Fait divers
Escroquerie à la subsaharienne

À force de vouloir gagner de l’argent facilement, l’on finit par se faire plumer. Tous les internautes en ont reçu et savent de quoi il s’agit. Il est question de ces courriers indésirables (spams) promettant monts et merveilles. Les messages en question proviennent généralement de femmes africaines, dont le mari, souvent un haut gradé de l’armée dans l’un des pays marqués par l’instabilité politique ou la guerre civile, aurait été exécuté.
La dame annonce alors que son défunt époux a laissé une grosse somme d’argent, se chiffrant souvent en millions de dollars, et qu’elle compte faire sortir le magot du pays pour le transférer au Maroc pour faire des investissements. Pour ce faire, elle a besoin de l’aide d’un Marocain auquel elle promet une commission tournant autour de 25%.Si l’on suit les instructions contenues dans la correspondance et que l’on fournit un numéro de téléphone, on est aussitôt contacté par l’expéditeur et l’on se retrouve dans des procédures qui sentent plus l’escroquerie qu’autre chose. On vous demandera, tout d’abord, de verser sur un compte bancaire une petite somme d’argent (aux alentours de 4.000 DH) relativement insignifiante comparée au magot annoncé. Cette somme est justifiée par un souci de débloquer on ne sait quel mécanisme afin de pouvoir rapatrier l’argent. Sauf que, après vérification, le compte s’avère être hébergé par une banque asiatique. S’il est inimaginable de tomber dans un piège aussi grotesque, certains ont été arnaqués, tellement le retour sur investissement qu’on leur a fait miroiter paraissait en valoir la peine.À Casablanca, ce genre d’escroqueries est sorti du monde virtuel d’Internet pour investir la réalité. Les dossiers de plusieurs affaires similaires s’entassent dans les différents districts de la métropole. Dans le monde réel, semble-t-il, le poisson mord plus facilement à l’hameçon. Et, curieusement, ce sont souvent des Subsahariens que l’on retrouve impliqués dans ces affaires. L’une de ces escroqueries a eu pour théâtre la zone commerciale de «Qoréâ». Un dénommé Ali Moussa Aboubaker, de nationalité libérienne, fréquentait souvent les lieux, au point de se faire connaître de bon nombre de commerçants. L’un d’entre eux, que l’on nommera Rachid, tenait un commerce de tapis. Au fil des jours, il finira même par sympathiser avec Ali, qui disait être un clandestin «malgré lui», suite à des circonstances dramatiques. Mais il n’en disait pas plus, prétextant vouloir garder le secret. De temps à autre, au gré de ses passages dans la zone commerciale, Rachid lui achetait des vêtements, lui remettait de petites sommes d’argent pour lui permettre de subvenir à ses besoins.
Les deux hommes ne tardent pas à se lier d’amitié. Toutes les conditions étaient favorables pour la mise en branle du plan concocté par le Subsaharien. Un beau jour, Ali décide de raconter à son nouvel ami son histoire. Pour prouver sa sincérité, il annonce à Rachid que sa mère, vivant encore au Liberia, voulait lui parler et qu’il attendait son coup de fil. Chose qui ne tarda pas. Par téléphone, la pseudo mère de Ali allait à son tour expliquer la situation à Rachid. « Mon époux, le père de Ali, était de son vivant un général dans l’armée libérienne. À la suite des troubles qu’a connus le pays, il avait déclaré une véritable guerre aux rebelles, avant de se faire emprisonner puis exécuter par ces derniers, chose qui explique aussi la fuite de mon fils, par peur de représailles ». Par la suite, la voix à l’autre bout du fil annonce à Rachid que son défunt époux leur a laissé un coffre avec plusieurs millions de dollars en liquide. Ledit coffre, a-t-elle ajouté, allait arriver au Maroc par l’intermédiaire des services diplomatiques de son pays, avec comme objectif de réaliser de gros investissements dans des projets touristiques. Elle ne manque pas de lui préciser que s’il les aide à récupérer cet argent, il aurait droit à une commission très confortable.
Les aider, oui, devait-il penser, mais comment ? Il n’allait pas tarder à savoir de quelle manière. Quelques jours plus tard, en effet, Ali avait rejoint Rachid pour lui annoncer la bonne nouvelle : le coffre est bel et bien arrivé au Maroc, mais il avait besoin d’une somme de 40.000 DH pour s’acquitter de toute une série de frais, fruit de sa propre imagination, pour pouvoir le récupérer. Aveuglé par la perspective de cette manne tombée du ciel, la victime allait mettre la main à la poche sans y réfléchir. Crédulité fatale ? L’on en doute, car Rachid a fait l’objet d’un travail de sape de longue haleine et de longue durée.
D’autres jours sont passés, puis il reçoit un coup de fil de l’escroc de service. Celui-ci lui explique qu’il a eu une embrouille avec la police, à cause de son statut de clandestin, et qu’il avait besoin d’une autre somme d’argent afin de régulariser sa situation. Il lui annonce également que deux de ses compatriotes le contacteraient pour récupérer ladite somme. Ce n’est qu’à ce moment que Rachid réalise la supercherie. Il porte plainte, puis fixe un rendez-vous aux deux complices sur l’esplanade de la mosquée Hassan II. Un guet-apens a aussitôt été dressé. S’ensuit l’arrestation des deux individus, de nationalité libérienne également qui ont reconnu recourir à ce genre d’escroqueries afin de réunir les fonds nécessaires pour se payer la traversée clandestine du détroit de Gibraltar vers l’Europe. Ali, quant à lui, a fini par disparaître dans la nature. Ses deux complices ont été poursuivis pour escroquerie, émigration clandestine, vagabondage et séjour illégal.
Même histoire, même mode opératoire
Une affaire similaire à celle qui a coûté 40.000 DH à Rachid a atterri, à quelques semaines d’intervalle, sur les bureaux des mêmes enquêteurs. Cette fois-ci «le plumé» est un comptable qui s’est présenté à la brigade de la police judiciaire pour déclarer avoir été victime d’une escroquerie par deux Subsahariens de nationalité malienne. Sa naïveté lui a coûté la somme de 75.000 DH.
Même histoire, même mode opératoire. En lui promettant une somme d’argent rondelette une fois reçue une fortune estimée à 2,5 millions d’euros, les deux escrocs ont eu raison de sa vigilance. L’un d’eux lui affirma qu’il avait hérité ladite fortune de son père, un haut gradé de l’armée ivoirienne exécuté lors des troubles qu’a connus le pays. De même, il lui assura qu’une dame travaillant pour la Croix-Rouge était en possession de ses bagages ainsi que de la somme d’argent en question. La fameuse dame réclamait, dit-il, la somme objet de l’escroquerie en échange de ses biens. Pour le mettre en confiance, ils iront jusqu’à lui proposer de rencontrer la bonne dame lui-même pour lui remettre ladite somme. Ils ont fini par lui faire tourner la tête et le présenter à la fausse employée de la Croix-Rouge qui encaissa les 75.000 DH avant de leur remettre les valises censées contenir l’héritage en liquide.
Les deux escrocs allaient vite trouver le moyen de lui fausser compagnie, en l’abandonnant avec des valises pleines de… journaux.
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Maroc. Louer ou acheter pour louer, que le ciel soit loué…
22.3.2011 par admin.

La spéculation ne lâche pas une parcelle de terrain et sait se rediriger rapidement dès que la poussière de ciment change de direction, semble-t-il, du moins dans quelques grandes villes. Il faut dire qu’après la fin 2008 et le réveil des investisseurs sur le rapport qualité/prix/marché bulleux… des produits achetés, notamment dans le standing, ils ne sont plus aptes à revenir en arrière pour acheter les yeux fermés. Même si le change financier et le prix de l’immobilier européen les invitent encore. Ils sont encore demandeurs certes, le Maroc reste attractif et le restera, mais au-dessus de la table désormais et surtout en regardant ce qu’ils achètent, certains attendant encore des baisses, alors que d’autres, les “avant 2008″ se retrouvant coincés et ne pouvant revendre. Eh oui, au jeu de la spéculation le dernier entré banque pour les autres, c’est le principe des casinos pour ceux qui espèrent encore…
Alors ! Acheter OU louer ?
Le plus sage est déjà de se poser en louant, et de voir avec ses propres yeux ce qui est proposé ; le choix est à faire dans les produits proposés, les qualités, les prix, afin que demain le bon investissement soit sans risque et hors de la bulle encore présente. En cherchant bien, des produits “nouveaux” arrivent et sont présentés maintenant. A étudier et à comparer sagement sans se faire pousser dans l’inconscience par le rêve oriental qui parfois fait faire des bêtises qui se transforment en cauchemar.
Alors ! Acheter POUR louer ?
Acheter en fonction du paragraphe précédent… pour éviter de me répéter, puis à vous de voir ensuite en fonction là aussi du produit et du public concerné par votre bien. Tout est fonction du bien et de l’endroit surtout. L’appartement en plein Casablanca n’est pas dans le contexte d’une résidence individuelle au sud d’Agadir en bord de mer. La clientèle n’est pas la même, les contraintes de la gestion du bien non plus. Ne pas oublier que la gestion collective de Syndic au Maroc existe dans le terme, difficilement ensuite dans son application, mieux vaut savoir à l’avance. Les biens présentés à l’achat et après quelques années d’existence, voire quelques mois, les feraient vite changer de classification…
Conclusion
Bref, louer ou louer reste aussi une question de gourmandise de la part des propriétaires. Les loyers sont-ils vraiment adaptés eux aussi à la réalité d’un marché global qui ne l’est pas lui-même ? Sans parler de ce marché “double” selon qu’il s’adresse aux Marocains ou à des gens de passage… Comme dirait la bulle, “Oh oui Pépin, qui cache le second pépin”.
Acheter ou louer, louer le ciel pour tomber sur les bons conseils. Mais faites aussi des efforts pour les rechercher avant, ils existent désormais… car le pépin arrive toujours après la bulle.
Philippe DELESALLE. legroupement-agadir.com
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Immobilier
L’investissement dans le locatif devient à nouveau attractif

La demande sur les appartements est en hausse en raison de prix dissuasifs à l’achat et de loyers encore raisonnables. La rentabilité pour un investisseur peut atteindre les 8%, à condition d’avoir un appartement en bon état et dans un quartier résidentiel.
Alors que les transactions immobilières sont en chute depuis fin 2009, le marché du locatif résidentiel, lui, fait preuve d’un dynamisme inattendu. Les agents immobiliers affirment tous, en effet, que l’année 2010 a été très bonne, et que la tendance se poursuit en ce début 2011. «L’arrivée d’un bon nombre de sociétés étrangères, dont les besoins en termes de location sont importants, a fortement dopé le marché, et la demande locale reste également soutenue», déclare William Simoncelli, directeur général de l’agence Carré Immobilier. Du côté de l’offre, l’on affirme que plusieurs investisseurs particuliers et promoteurs immobiliers se sont reconvertis dans la location, à cause de la mévente qui concerne surtout les segments du moyen et du haut standing.
Dans ce contexte, «les loyers sont restés plutôt stables, avec toutefois certaines corrections à la hausse à Casablanca et Rabat, et de légères baisses enregistrées dans certaines villes comme Tanger, Marrakech et Agadir», note Samir Benmakhlouf, patron de l’agence Century 21. A Casablanca, par exemple, un appartement de 2 chambres et un salon au quartier 2 Mars se loue, vide, à un prix compris entre 5 000 et 7 000 DH par mois. Alors que le loyer d’un appartement meublé à Bourgogne (2 chambres et un salon également) varie de 7 000 à 9 000 DH (voir détails dans tableau en page II )
Avec le niveau actuel des loyers, et l’accalmie au niveau de l’immobilier à l’achat, investir dans le locatif devient de plus en plus intéressant, la rentabilité annuelle pour un propriétaire pouvant atteindre 8% du prix d’achat de son bien. Et selon les professionnels, il y aura une demande encore plus soutenue sur ce marché durant les années à venir.
Les acheteurs tempèrent et préfèrent louer en attendant d’augmenter leurs revenus
En effet, même si le prix du mètre carré à l’achat n’augmente plus au même rythme qu’en 2007 et 2008, il s’est stabilisé dans les principales villes du Maroc à des niveaux élevés qui dépassent les moyens financiers d’une large frange de la population. La capacité d’endettement d’un bon nombre d’acheteurs ne couvre plus les prix demandés, même pour les petites superficies. A Casablanca, par exemple, on ne trouve quasiment plus d’appartements à moins de 9000 DH le mètre carré, même dans des quartiers un peu excentrés comme Bernoussi ou Oulfa. Dans les quartiers du centre-ville, il faut compter un minimum de 15 000 DH le mètre carré. S’ajoute à cela la pratique du noir qui persiste chez les promoteurs individuels et les particuliers, et qui constitue un frein supplémentaire à l’accès à la propriété.
Dans ces conditions, beaucoup de ménages préfèrent rester dans la location et une grande partie de la demande destinée à l’achat s’oriente «par obligation» vers la location, en attendant d’améliorer ses revenus. Selon les professionnels, même ceux qui ont les moyens d’acheter aux niveaux actuels des prix préfèrent tempérer en attendant des conditions de marché meilleures.
Il faut dire aussi que, contrairement aux pays européens, la location au Maroc reste moins chère que l’achat. «Un appartement qui vaut 1 MDH donnera lieu au paiement d’une traite mensuelle d’environ 7 000 DH. Alors que ce même appartement peut être loué à 5000 DH seulement», analyse Samir Benmakhlouf. En France, par exemple, la pratique veut que le loyer mensuel d’un bien immobilier représente 1% de sa valeur à l’achat. Si l’on applique ce rapport au Maroc, l’appartement de 1 MDH devra être loué à 10000 DH par mois.
Les agents immobiliers affirment que de plus en plus de particuliers en quête de placements rentables se lancent dans cet investissement. «Avec une rentabilité moyenne d’environ 7%, on peut récupérer sa mise au bout de 13 ans», estime William Simoncelli. Et entre- temps, le bien immobilier qui a servi à la location aura sensiblement augmenté sa valeur.
Cela dit, pour réussir cet investissement, il faut avoir une stratégie claire, cohérente avec les exigences, et miser sur le bon actif immobilier. A ce titre, il faut savoir que la rentabilité d’un appartement est supérieure à celle d’une villa, cette dernière n’offrant généralement qu’un rendement locatif compris entre 3% et 5%, alors que celle d’un appartement va de 6% à 8%. De plus, la demande sur les villas reste faible par rapport à celle des appartements.
Optez pour un grand appartement si vous préférez les locataires de longue durée
Ensuite, le choix du type d’appartement à acheter est déterminant pour la réussite d’un investissement locatif. Plusieurs agents immobiliers confirment que les appartements les plus demandés actuellement sur le marché sont ceux composés de deux chambres et un salon. Ils sont suivis par les appartements à une seule chambre avec salon, puis de ceux avec trois chambres. L’explication, selon les professionnels, est qu’il y a plus de locataires potentiels chez les célibataires et les jeunes couples que chez les familles nombreuses, qui sont plus dans une logique d’acquisition de leur logement.
Ainsi, si l’on veut réduire le risque de longues périodes de vacance de l’appartement destiné à la location, mieux vaut coller à la demande et opter pour les superficies petites et moyennes. Mais cela ne doit pas constituer le seul critère pour le choix de l’actif à acquérir. La stratégie de l’investisseur en termes de type de location entre également en jeux. «Si l’investisseur souhaite avoir un locataire stable pour trois années et plus, il doit opter pour un grand appartement. Par contre, s’il privilégie les locations de 6 mois à un an maximum, les petites superficies sont les plus indiquées», recommande M. Simoncelli. Les petits appartements sont également recommandés pour ceux qui souhaiteraient, au bout de deux ou trois ans, récupérer leur bien, notamment pour le céder. Par ailleurs, pour un grand investisseur qui souhaite se développer dans ce métier en mettant en location plusieurs appartements, le mieux serait de diversifier les superficies.
Moins d’un mois pour trouver un locataire si le loyer est raisonnable
Outre la taille de l’appartement, il y a bien entendu son emplacement et son standing qui joueront un rôle important dans l’attrait des locataires. Privilégiez les quartiers résidentiels qui ne sont pas très loin du centre-ville, même si les prix d’acquisition sont élevés, car les locataires cherchent surtout à rester proches du lieu de leur travail. Des quartiers comme Sidi Maârouf, à Casablanca, sont également très demandés vu la forte concentration de sociétés dans cette zone. Veillez également à ce que tous les équipements communs existent (ascenseur, parking, gardiennage…) ainsi qu’un minimum d’équipements privatifs (cuisine équipée, climatisation…). «Des matériaux nobles ou un style décoratif raffiné ne sont pas vraiment nécessaires. Les locataires cherchent généralement la simplicité et des équipements utiles», estime Said Benlamine, directeur de l’agence immobilière Bonnet.
Pour trouver un locataire, les agents immobiliers assurent qu’il faut moins d’un mois si le loyer demandé est raisonnable. Il faut juste coller aux loyers pratiqués dans le quartier et surtout ne pas lier le niveau du loyer à celui du prix à l’achat, car leurs évolutions n’ont pas la même ampleur. Sachez en outre que la période la plus propice à la location s’étend de juin à septembre.
Après le départ d’un locataire, l’appartement peut être reloué avant même l’expiration du préavis, s’il est bien entendu toujours dans un bon état. Sinon, il faut prendre un mois après le départ du locataire pour apporter une couche de peinture et faire les réparations nécessaires.
Par ailleurs, pour éviter d’éventuels conflits avec les locataires, notamment en ce qui concerne le paiement du loyer, il vaut mieux bien analyser le profil des candidats avant de signer le contrat de location. Certains propriétaires n’hésitent plus actuellement à demander des attestations de travail et de salaire, pour s’assurer de la stabilité du travail du candidat et de la société qui l’emploie, ainsi que de l’adéquation de son revenu par rapport au niveau de loyer exigé.
Enfin, prévoyez un bon contrat de location avec le maximum de clauses de sécurité possibles. Il faut notamment mentionner une durée de location d’un an maximum renouvelable après agrément des deux parties, le paiement du loyer par virement bancaire automatique, un délai de préavis d’un à deux mois, et la souscription par le locataire d’une assurance multirisques habitation pour couvrir d’éventuels dommages dans l’appartement.
Pratique : Recourir à une agence immobilière est désormais une nécessité
Accrocher une pancarte «A louer» sur la façade de l’immeuble ou recevoir des centaines d’appels impertinents suite à une annonce sur internet sont des moyens qui montrent de plus en plus leurs limites, surtout si l’on est un investisseur dans le locatif, amené chaque fois à trouver un nouveau locataire. Pour gagner en temps et en efficacité, les propriétaires d’appartements destinés à la location n’hésitent plus aujourd’hui à recourir aux agences immobilières. Bien entendu, il s’agit de faire appel à des agents professionnels et organisés et non pas aux «semsara» et autres intermédiaires traditionnels parfois douteux.
L’agence immobilière peut accompagner l’investisseur avant même qu’il n’achète le bien destiné à la location. Le choix de ce bien sera orienté par l’agent, en fonction de plusieurs facteurs, notamment la rentabilité souhaitée par l’investisseur, la durée pendant laquelle il peut rester engagé dans la location, son budget et bien sûr le potentiel du bien à attirer des locataires. Après l’achat, l’agent immobilier se chargera de trouver des locataires.
Et s’il fait de la gérance locative, il peut même se charger de la relation avec le locataire pendant toute la durée de location (perception des loyers, réparations, gestion des relations avec le syndic…).
Tout cela a un coût. Généralement, la commission de l’agent est de 2,5% H.T du prix d’achat, 1 mois de loyer après avoir trouvé un locataire et 6 à 10% pour la gérance locative.
Souhaïl Nhaïli. La Vie éco
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Plan immobilier pour penser à la place des futurs propriétaires
3.3.2011 par admin.

Celui qui a les moyens et parfois plus que la moyenne ne se pose pas la question de savoir ce qu’il achètera comme foncier ou comme résidence immobilière, il imagine, il recherche, il fait. Bref, il pense par lui-même son projet ou se fait assister par des professionnels compétents afin de se faire livrer clé en main son petit rêve, ou simplement son premier toit.
Il n’en est pas ainsi pour la majorité des acheteurs dans l’immobilier, notamment ceux qui visent plutôt un placement sécuritaire dans le temps, pour leurs vieux jours, ou qui veulent seulement ajouter un peu de beurre au quotidien dans leurs épinards, ou relever le goût de leurs pâtes. Les plans-logements, que ce soit en France ou dans les autres pays d’Europe, choses préétablies par des Etats, des politiques, des économistes et des technocrates, répondent donc à des besoins d’Etat, politiques et donc économiques, plus qu’aux intérêts dans le temps des petits acheteurs particuliers.
La Loi de défiscalisation profite en premier lieu à la nation, les mathématiciens ne sont pas absents des couloirs des ministères ni des palais présidentiels et autres. Achetez puis louez, et ajouter quasiment la plaque de beurre dans vos pâtes. Voilà ce que prônent les plans proposés, une communication qui fonctionne très bien d’ailleurs, puisque dès que les pièces d’or sont annoncées, même aux plus petits dans la société, leurs yeux se font aussi ronds que ceux d’un banquier, oubliant toute forme de raison. Quand tout le monde avance dans le même sens et se jette sur une offre, la suite n’est pas rose pour tous.
Le Maroc encourage, comme la France, les achats immobiliers pour tous. Mais si les plus nantis dans le standing peuvent ensuite réclamer des prix locatifs plus ou moins abusifs face à des touristes de passage en saison, ce n’est pas le cas pour les logements dits sociaux et économiques ni les quartiers excentrés. Car si le besoin se fait ressentir sur ce secteur social par manque de logements, combien abordent encore cela comme un placement et non comme une recherche de logement principal. Il suffit de voir les appartements vendus qui restent vacants, alors que la population cherche à se loger plus dignement, à prix aussi dignes. Là résiderait le manque ou le problème. Des loyers envisagés au prix du standing et du touriste de passage qui se laisse souvent gentiment plumer, ne semblent pas plus, au final, correspondre à une rentabilité attendue ou rêvée. Le prix de la location d’un logement dans les quartiers populaires est souvent proposé aussi cher qu’en centre-ville ou face mer parfois, la référence étant le prix du locataire moyen et non le rapport effectif entre produit et loyer. Au point même que parfois mieux vaut rester en centre-ville avec tous ses avantages de proximité. Alors, un peu de recul devant les alléchantes annonces, il est bien de ne pas suivre les troupeaux ; d’autant plus que les marchés changent en quelques années avant même d’être officiellement existants.
Acheter de l’immobilier sans conscience n’est que ruine du porte-monnaie. Les classes intermédiaires préfèrent souvent l’autoconstruction, la raison semble s’y trouver partiellement. Pourquoi ne pas construire ou organiser une société d’habitat locatif pour répondre aux besoins urgents, type HLM comme en Europe, afin de répondre aux demandeurs ? Là est une autre question…
Philippe DELESALLE. legroupement-agadir.com
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Investissement locatif : les déçus de la loi Robien
C’est le sujet du moment : les déçus de la défiscalisation par l’immobilier locatif. Il est estimé qu’un ménage sur 5 ayant réalisé ce type investissement est en difficulté. Entre winner de l’immobilier à la sauvette, vendeur de defisc au kilo et la haine viscérale des français pour l’impôt sur le revenu (qui est le plus faible de tous les impôts payés…), nous avons là la recette pour de nouveaux problèmes. Alors fini votre beau-frère ou votre collègue qui se vante d’économiser 5 000 € sur ses impôts ?
On ne devient pas riche en dépensant 100 pour économiser 5
Dans cet article du Parisien de Jannick Alimi, Publié le 21.02.2011 on lit :
Des publicités à la pelle, des plaquettes d’information dans toutes les boîtes aux lettres… Les promoteurs ne sont pas économes quand il s’agit de vanter les bienfaits de l’immobilier locatif.
Pourtant, un nombre croissant de bailleurs commencent à déchanter et portent plainte. « Sur plus de 500 000 ménages qui, depuis 2004, ont acquis un logement grâce à des dispositifs de défiscalisation, plus de 100 000 d’entre eux se trouvent en difficulté »
Des biens acquis trop chers et revendus avec de fortes pertes pour les acquéreurs en loi Robien, des loyers trop élevés que les bailleurs ont été contraints de revoir à la baisse (jusqu’à 20%) pour certains programmes Scellier.
Résultat, certains ménages n’ayant pas encaissé de loyers suffisants pour rembourser leurs mensualités se retrouvent surendettés. « Entre 2006 et 2010, les dossiers de surendettement liés à l’immobilier, notamment locatif, sont passés de 7 %, sur un total de 164 000 dossiers, à 10 %, sur un total de 196 400 dossiers »
En 2010 et en 2011, l’investissement Scellier représente 60 % des constructions neuves !
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Logement social au Maroc : besoins et réalités
18.2.2011 par admin.

Le logement saute-t-il une classe sociale en fonction du temps ? D’un appartement de 150.000 dhs qui passe à 250.000 dhs, suite à d’âpres négociations entre les professionnels et l’Etat, voilà que les produits proposés, régis dans un cadre social pour combler les attentes de dix millions de familles, se transforment en produits immobiliers pour les MRE.
Un avantage pour eux, s’ils désirent investir. Mais est-ce encore une optique sociale qui est visée ou une réponse, afin d’écouler les logements commencés ces dernières années et qui doivent pousser comme des champignons jusqu’en 2020 ? En été 2010, n’avions-nous pas déjà vu les affiches en direction des MRE fleurir sur les façades de banques et recouvrir les panneaux 4×3 dans les villes du pays, pour appâter les acheteurs MRE ?
Le marché du logement dit social et économique ne prendra-t-il pas la direction qu’avaient connue les classifications dites de standing, avec son corollaire de jeu spéculatif dérivant ? Qui achète l’immobilier au Maroc, secteur d’investissement plus que secteur social, qui excite toutes les classes sociales ? Ne serait-il pas opportun que le logement social soit placé sous l’égide de l’Etat, afin d’ajuster le secteur locatif aux salaires réels des gens ? “L’économiquement faible” qui ne peut louer un logement digne, au vu des prix d’un marché libre donc abusif, se doit-il de devenir propriétaire dans sa logique ?
Philippe DELESALLE. legroupement-agadir.com
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Les MRE bénéficieront du nouveau dispositif de logement social
SMAP expo. /DR
Le ministre de l’Habitat, de l’Urbanisme et de l’Aménagement de l’espace, M. Ahmed Taoufiq Hjira, a annoncé, samedi soir à Bruxelles, que les membres de la communauté marocaine établie à l’étranger pourront désormais bénéficier du nouveau dispositif de logement social à 250.000 dhs.
Cette nouvelle génération d’offre de logements s’inscrit dans le cadre d’un plan de relance étalé sur la période 2010-2020 conformément aux hautes instructions de SM le Roi Mohammed VI qui a fait du logement social l’une des premières priorités du Royaume, a précisé le ministre, qui intervenait dans le cadre de la 1ère édition du salon SMAP Expo Bruxelles (4-6 février).
Ce plan, a poursuivi M. Hjira, offre plus de visibilité aux investisseurs sur une période de dix ans et garantit une stabilité fiscale dans l’immobilier social national.
Après avoir assuré que l’ensemble des prescriptions techniques de qualité et de sécurité sont soumises à un contrôle rigoureux, M. Hjira a fait savoir que l’acquéreur bénéficiera du montant de la TVA afférente à ce logement social dont la superficie est comprise entre 50 et 100 m2.
Concernant les promoteurs, le ministre a expliqué qu’ils doivent s’engager à construire 500 logements minimum sur cinq ans, tout en respectant le cahier de charges relatif à la qualité et la sécurité.
M. Hjira a de même souligné l’engagement de l’Etat au niveau du contrôle de la conformité de ces logements sociaux, la réduction des délais de l’octroi des autorisations de construire en plus du relèvement du plafond FOGARIM.
Rappelant l’expérience pionnière du Maroc à l’échelle arabe et africaine en matière du logement social, M. Hjira a indiqué que parmi les objectifs premiers de ce genre de logements figurent notamment l’élargissement du secteur organisé, la stimulation de l’économie, la promotion de la qualité, l’encouragement de la production et la diversification de l’offre immobilière nationale.
S’agissant de la première édition du “SMAP Expo Bruxelles”, M. Hjira s’est félicité de l’engouement de la communauté marocaine de Belgique qui manifeste de plus en plus un intérêt toujours grandissant pour leur pays d’origine.
Il a souligné que cette manifestation s’inscrit dans le cadre d’un programme itinérant baptisé “Road Show Europe” qui sillonnera cinq grandes métropoles européennes à savoir Bruxelles, Milan, Paris, Marseille et Barcelone.
Organisé par le groupe spécialisé dans l’ingénierie événementielle du Maroc à l’étranger “SMAP Group”, ce salon comprend des conférences-débats, des soirées artistiques, des ateliers de cuisine et des dégustations de mets typiques de l’art culinaire marocain.
Parmi les thèmes débattus lors de ce salon de trois jours, figurent notamment “Autonomie et régionalisation au Maroc”, “Décryptage et vision d’avenir du projet de société au Maroc” et “Nouveaux espaces d’expression”.
MAP
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Immobilier français ou la richesse virtuelle vue du Maroc
4.2.2011 par admin.
Les Français seraient tous riches grâce à leur patrimoine qui a doublé en dix ans, s’ils en ont un qui date de quelques décennies disons, ou reçu des parents en héritage. Mais il semble que les premiers intéressés ne soient pas tous dans la même analyse aussi réjouissante.
Pour certains, le patrimoine en pierre de la France, c’est un peu comme les crédits virtuels que l’on retrouve sur Internet et certains sites sociaux, où les choses ne prennent de la valeur réelle que si l’on s’en sert.
Etre issu d’une ancienne famille noble, seul dans son château et ne pas avoir le sou pour changer la toiture, ou être petit agriculteur sur l’île de Ré en Atlantique, n’ayant que ses quelques hectares pour vivre hier et être obligé de revendre régulièrement ses parcelles, juste pour payer le fisc chaque année par un prix du m² qui a flambé devant l’attrait des lieux, voilà qui résume l’état d’esprit des Français face à l’augmentation des prix de l’immobilier. Prix qui ne profitent qu’aux agences et professionnels, ainsi qu’à l’Etat. Etat, d’ailleurs, qui ne rate pas l’occasion de se rappeler à ces nouveaux riches, virtuels bien souvent. Le Ministre du Budget français prépare sa réforme fiscale envers le patrimoine ; les faux riches rapporteront plus que les quelques vrais qui feraient beaucoup parler d’eux dans la presse, en “omettant” ce service public.

Le seul moyen de voir enfin cette vraie richesse, comme disent certains analystes, serait alors de vendre rapidement ; mais au lieu de racheter un autre bien aussitôt sur un marché identique, d’acheter à l’étranger. D’une pierre deux coups, selon un vieil adage, qui permet d’avoir mieux, bien moins cher, au soleil, inaccessible selon son niveau social sur les côtes françaises, tout en profitant du pouvoir d’achat attendu depuis 2007, avec son pécule économisé sur le nouvel achat à l’étranger, pour compléter ses vieux jours en toute sécurité.
Devant le reste des situations sociales de la France, ne soyons pas étonnés de voir arriver au Maroc, en Tunisie, en Turquie ou ailleurs ces “nouveaux riches”, ou ces “anciens pauvres” selon l’approche et le change, qui ne seraient pas plus stupides que d’autres qui attendraient encore des miracles politico-économiques, et qui quittent la grosse bulle immobilière occidentale par la grande porte, avant qu’elle n’éclate à la face de tous un beau matin…
Philippe DELESALLE. legroupement-agadir.com
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Info+ François Baroin, le ministre du Budget, s’attaque avec un groupe de parlementaires, à la réforme de la fiscalité du patrimoine. Bouclier Fiscal, ISF et taxation de la résidence principale sont au menu.
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Le patrimoine des Français a doublé en dix ans
Par Cécile Crouzel
INFOGRAPHIES - À 10.000 milliards d’euros, la richesse des ménages représente cinq années de PIB de la France.
De fortes disparités

Avant de taxer le patrimoine des Français, mieux vaut savoir ce qu’ils possèdent réellement! Pour ce faire, la direction du Trésor a communiqué à quelques parlementaires de la majorité une étude recensant le patrimoine exact des Français en 2009. Les derniers chiffres disponibles dataient de 2007. Or, la situation a considérablement évolué depuis. Le ministère de l’Économie chiffre désormais à 10.000 milliards d’euros le patrimoine des Français. Cela représente huit années de revenus ou cinq années de PIB. Les Allemands et les Américains sont moins riches (six années de revenus) mais les Britanniques davantage (onze années).
La richesse des Français aurait doublé en dix ans.
La raison de cette envolée porte un nom: flambée de l’immobilier.
Les appartements, maison et autres terrains représentent en effet 61% du patrimoine privé. Plus encore: la résidence principale représente 80% des biens immobiliers. Compte tenu d’une envolée de 111% des prix des logements entre 1999 et 2009, le patrimoine immobilier des Français est passé de 2360 milliards d’euros à 6090 milliards au cours de cette période. Avec une conséquence fiscale: de plus en plus de ménages ont été pris dans les filets de l’ISF. Le nombre d’assujettis à cet impôt est passé de 212.000 foyers en 1999 à 559.000 en 2009. Rien d’étonnant dès lors que les débats sur la réforme de la fiscalité du patrimoine se concentrent sur l’exonération de la résidence principale et sur les seuils de la première tranche de l’ISF ou sur les plus-values immobilières. Le patrimoine financier des ménages - qui représente un tiers de leur richesse - n’a lui crû «que» de 54% en dix ans. Ce qui reste supérieur à la croissance de l’économie (39%). Le fait marquant, c’est le succès de l’assurance-vie. 1360 milliards y sont désormais stockés, contre 620 milliards en 1999. Un chiffre à comparer aux 1575 milliards de dette de l’État, de la Sécu et des collectivités locales réunis.
Mais si les masses sont similaires, cela ne signifie pas que les Français financent leur dette publique. Car les flux se croisent au niveau international. Ainsi, 53% du patrimoine financier des Français est investi en actions ou obligations d’autres pays; et 68% de la dette publique hexagonale est détenue par des étrangers. En tout cas, le poids de l’assurance-vie est désormais tel que le gouvernement réfléchit à orienter davantage cette épargne vers les actions.
La commission des finances du Sénat a proposé que le taux favorable d’imposition, aujourd’hui à 7,5%, passe à 5,5% pour les contrats avec 15% d’actions, et à 8,5% pour les autres. Mais rien n’est tranché. La répartition du patrimoine des Français reste plutôt inégale. Les 10% des ménages ayant le plus de biens détiennent 48% du patrimoine total, alors que la répartition des revenus est moins concentrée (les 10% des foyers aux plus forts revenus reçoivent un quart des revenus totaux). Si les ménages qui gagnent le plus ont davantage de biens, les deux phénomènes ne sont pas totalement liés. «Les deux tiers des ménages à la dernière tranche d’impôt sur le revenu ne payent pas d’ISF» précise-t-on à Bercy. De fait, l’héritage joue un rôle important dans l’accumulation de richesses. Près d’un tiers du patrimoine d’un ménage type de 50 ans lui a été transmis par succession et donation. De quoi alimenter les débats sur les droits de succession…
L’intox I
“Le boom immobilier a fait doubler le patrimoine des ménages”.
Ben voyons. Si tu restes chez toi tranquille, que ton bien ait doublé de valeur te fais une belle jambe. Si tu vends et rachètes, ta plus-value passe dans ton nouvel achat. Ta jambe est encore plus belle, Maman rajeunit soudain de 30 ans. C’est si tu vends et pars habiter en Grèce, en Turquie ou au Maroc que tu constateras réellement l’augmentation de ton patrimoine. Mais les considérations familiales et de santé sont telles que je doute que cela concerne beaucoup de monde. Je ne vois guère que les héritiers qui puissent profiter du doublement, s’ils sont déjà aisés. Autrement, après que l’Etat ait pris sa part, ils achèteront très cher un bien immobilier et l’on revient aux cas précédents.
Bulle sur les prix de l’immobilier.
Mais en réalité est il vraiment plus riche ? Non car pour le français moyen, sa maison sert à la fois de placement et de logement. Si il la vend il faut quand même qu’il continu à se loger.
Il devra donc réutiliser le produit de sa vente pour se loger et comme avec la bulle sur l’immobilier le coût du logement a explosé, il ne tirera pas ou peu de bénéfice de la vente de son bien. En fait pour le français moyen propriétaire uniquement de sa résidence principale l’augmentation de la valeur de son bien est donc purement théorique puisqu’il ne pourra en tirer des bénéfices.Et l’état cherche maintenant à taxer d’avantage ce patrimoine et le justifie en nous disant qu’il a doublé….
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Le boom immobilier a fait doubler le patrimoine des ménages
Le patrimoine des ménages a doublé en dix ans, grâce à la hausse des prix immobiliers, indique le Trésor. Près d’un tiers du patrimoine acquis à 50 ans est le fait d’un héritage.
Ecrit par Lucie ROBEQUAIN Journaliste 
Le panorama du patrimoine des ménages présenté aux parlementaires, mardi soir à Bercy, permet d’apporter un peu d’objectivité dans le grand débat fiscal de 2011. Qui est menacé par la perspective d’une taxation des revenus du patrimoine plutôt que du stock ? Les gros patrimoines sont-ils plus souvent le fait d’une vie de travail ou d’un héritage ? Pour quels ménages la résidence principale constitue-t-elle la plus grande richesse ? A toutes ces questions, la direction du Trésor apporte les données les plus récentes, en date de 2009. Elle montre, par exemple, que l’héritage représente un tiers du patrimoine détenu à 50 ans. Sans surprise, la répartition du patrimoine est bien moins égalitaire que celle des revenus : les 10 % des ménages les plus riches concentrent un quart des revenus, mais la moitié du patrimoine du pays. Pour la gauche, c’est un argument qui justifie de maintenir l’impôt de solidarité sur la fortune, seul à même de corriger cette inégalité « à la naissance ». Les 10 % les plus riches engrangent 60 % des revenus financiers et immobiliersMais le Trésor montre aussi que les revenus du patrimoine (150 milliards) sont beaucoup plus concentrés que le patrimoine lui-même (10.000 milliards). Les 10 % les plus riches engrangent ainsi 60 % des revenus financiers et immobiliers, alors qu’ils ne possèdent « que » 50 % du patrimoine. Ils pourraient donc, paradoxalement, figurer parmi les perdants de la réforme.
Mais tout dépend, évidemment, des choix retenus. Si le gouvernement osait s’attaquer à l’assurance-vie, le placement préféré des Français (1.400 milliards d’euros), il toucherait toutes les catégories de ménages, mais frapperait en proportion beaucoup plus les très riches. De fait, l’assurance-vie constitue 40 % du patrimoine du dernier décile (les 10 % les plus riches), contre moins de 5 % pour les ménages les moins aisés (les 10 % les moins riches). Si le gouvernement optait pour une taxation généralisée des plus-values sur la résidence principale, en revanche, les plus aisés seraient, en proportion, moins touchés que les classes moyennes. Et pour cause : leur patrimoine étant nettement plus diversifié (actions, biens professionnels, etc.), la résidence principale ne représente qu’un cinquième de leur patrimoine global. Elle représente, au contraire, 70 % du patrimoine des ménages qui se situent au « centre » de la population en terme de richesse (patrimoine médian à 120.000 euros).
+158 % sur 10 ans
Les plus-values -réelles ou virtuelles-des propriétaires depuis dix ans en font, quoi qu’il en soit, une population avantagée : la hausse des prix de l’immobilier a, quasiment à elle seule, fait doubler le patrimoine des ménages depuis 1999. Les Français ayant investi dans les actions ont vu leur richesse s’accroître de 23 % sur dix ans, alors que les propriétaires affichent une hausse de 158 % sur la même période (résidence principale, secondaire et autres biens). D’où la tentation pour certains, au sein de l’exécutif, de taxer plus fortement et plus largement les plus-values.
Taxer les revenus financiers ne risque-t-il pas, enfin, de freiner le développement des entreprises dans lesquelles l’épargne est investie ? Le Trésor montre que les placements des Français profitent déjà, en grande partie, au reste du monde : 30 % du patrimoine financier est investi dans les autres pays de la zone euro et 23 % hors d’Europe. Seuls 47 % sont donc investis en France. La dette française est elle aussi très internationale : un tiers est détenu par des résidents de la zone euro et un tiers par des résidents du reste du monde.
LUCIE ROBEQUAIN
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Stop Corruption au Maroc. Le standard sautera-t-il en 2011 ?
19.1.2011 par admin.

Il suffit parfois de mettre un service en fonctionnement pour en comprendre la portée. Après un mois d’activité, le site, mis à la disposition des gens au Maroc contre la corruption, ne semble pas manquer de matière, et le produit ne s’adresse pour l’instant qu’aux problématiques rencontrées dans les PME. Le reste du développement prévu par ce site présage un bel avenir, si des rubriques concernant les rapports de chacun avec les divers services rencontrés au quotidien y sont référencées. Ce serait néanmoins une bonne manière d’enrayer doucement les nombreux sujets classés sous les rubriques et appellations “arnaques” que l’on trouve malheureusement en nombre sur Internet.
Philippe DELESALLE
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http://www.bladi.net/stop-corruption-site.html
Stop Corruption assiégé par les internautes
25 décembre 2010
Le site Internet marocain dédié à la lutte contre la corruption a enregistré près de 400 plaintes depuis son lancement début décembre. Dédié à l’origine à la dénonciation de la corruption dans les PME, le portail est assiégé par les internautes voulant dénoncer les actes de corruption dont ils sont victimes.
Ces cas ne sont pourtant pas traités mais simplement archivés par l’Instance centrale de prévention de la corruption (ICPC), en charge du suivi des dénonciations. Le site compte toutefois étendre son activité à tout type de plainte courant 2011.
Au baromètre mondial 2010 de la corruption, publié par Transparency International en octobre dernier, le Maroc stagne à la 85ème place mondiale, rang qu’il détient depuis 8 ans.
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