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CRISE ! Une chute ou une baisse qui amènerait de l’air neuf ensuite au Maroc ou un grand coup de balai attendu pour optimiser ?

Crise, crise…. que ne dit-on pas en ton nom, que ne pense-t-on pas selon les intérêts que l’on aurait en ayant misé trop avant ou en voulant miser moins après. Mais le monde par son mouvement n’est-il pas en crise quotidienne depuis toujours quand chaque matin la matière grise doit se remettre en marche pour se maintenir en vie en fonction de tous les événements environnementaux ?

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Ce mouvement plus fort depuis 2008 n’est-il pas la meilleure réponse à trop d’abus de ce monde, une manière de recevoir une bonne leçon pour faire comprendre à tous que la vie continue “coûte que coûte” et qu’il faudrait s’intéresser plus pertinemment à comment la poursuivre de manière plus intelligente et utile à tous ? 

Les investisseurs n’arrivent plus en masse, cela ne veut pas dire qu’ils n’existent plus, il en reste, mais calculent certainement mieux que d’autres, ils réfléchissent plus et mieux désormais devant les marchés et surtout devant ce que l’on a à leur proposer de plus sérieux sur le terrain habituel, de plus correct, de plus honnête, de plus transparent. La qualité-prix sera un argument désormais.

La crise aura été au Maroc non pas catastrophique, le pays n’étant pas entré dans la logique boursière totale, les perdants éventuels auront eu une belle leçon, pour ne pas dire les intérêts de leurs actes. La crise pour le Maroc sera un réveil pour la suite et dès à présent, afin de jouer désormais sur des marchés professionnels avec la plus-value qualité, correction, prix, partenariat, ce sera la sortie ou du moins l’attente des nouveaux investisseurs étrangers pour qui le mot “crise” en regardant vers le sud, se nommerait “révélateur”. 

Si un secteur révèle bien des choses au Maroc depuis cette crise, n’est-ce pas le secteur de l’immobilier ? A ne pas confondre avec le secteur de la construction pour rappel. L’énergie existe toujours chez les créateurs et les constructeurs, ainsi que tous les ingrédients pour que chacun soit gagnant plus justement, mais le secteur reprendra-t-il la voie du danger et des pertes diverses qui pèsent lourdement ensuite sur l’ensemble de la société ou la voie de la raison utile pour tous, Marocains et étrangers ? 

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Cette crise sera un nettoyage dans tous les cas pour beaucoup qui désormais voient d’un œil plus pertinent le pays Maroc, un coup de jeune pour ceux qui comprendront ce coup de pouce pour de nouveaux horizons.

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http://www.lematin.ma/Actualite/Journal/Article.asp?idr=112&id=128081 Habitat 

Chute des investissements directs étrangers Ils ont subi de plein fouet l’impact de la crise mondiale. 

Finie l’euphorie pour les investissements étrangers dans l’immobilier. L’année écoulée a été marquée par une chute fulgurante des IDE. Selon les chiffres officiels rendus publics par le ministère de l’Habitat, ces derniers sont passés de 7,78 milliards de DH à 4,97 milliards de DH durant les neufs premiers mois de 2009, soit une diminution de 36% par rapport à la même période de 2008.
C’est dire l’impact de la crise mondiale sur les investisseurs étrangers que ce soit ceux issus de l’Europe ou des Etats-Unis. C’est le cas de Thomas et Piron qui s’est retiré de la station Lixus et qui ont cédé leurs parts minoritaires dans les sociétés de développement de la station Mogador (Essaouira) et du projet Mansour Lake City à Ouarzazate. Citons aussi le cas du groupe américain Colony Capital dont le contrat pour le développement de la station balnéaire Taghazout a été suspendu par l’Etat en 2009 pour non-respect du cahier des charges, vu qu’il n’avait pas entamé les travaux par manque de fonds.
Autre investisseur étranger qui a suscité beaucoup de rumeurs, il s’agit de Sama Dubaï dont le retrait a été évoqué par plusieurs organes de presse. Pour le moment aucune information n’a été donnée sur le retrait ou le maintien de la participation du groupe émirati à la poursuite de la séquence Amwaj du projet Bouregreg. Selon l’Agence d’aménagement de la vallée du Bouregreg, des négociations sont en cours pour relancer le chantier.
Malgré ces déboires, le Maroc reste une destination prisée par les investisseurs étrangers. Il faudra s’attendre à de nouveaux arrivants durant les deux prochaines années vu que la reprise est annoncée pour 2010 et 2011. D’ailleurs, les Britanniques ont annoncé la couleur.
Selon la compagnie britannique spécialisée dans le domaine de l’investissement immobilier à l’étranger, «Property Venture», a cité récemment le Maroc parmi les meilleures destinations pour les investisseurs britanniques en 2010.
Elle a mis en avant la proximité du pays du Royaume-Uni, soulignant que la croissance soutenue de l’économie marocaine et la santé de son marché immobilier répondent aux attentes des investisseurs. Autant d’opportunités qui restent attrayantes pour les étrangers. Déjà, des investisseurs des pays du Golfe ont maintenu leurs projets au Maroc. C’est le cas de Emaar qui compte livrer ses premières villas et maisons de son projet Tinja en 2010. D’ailleurs, la filiale du groupe au Maroc a évoqué de grands progrès dans ce chantier.
Pour sa part, la société émirati “Al Maâbar International Investments” a également choisi de rester au Maroc. Il mène le projet Bab Al Bahr selon le planning préétabli, grâce à l’appui continu du partenaire local, l’Agence pour l’aménagement de la vallée du Bouregreg (AAVB).

In fine, cette chute des investissements directs étrangers a été le résultat d’une crise financière mondiale et non de la baisse de l’attractivité du Royaume. En effet, le Maroc offre d’énormes avantages aux investisseurs internationaux qui veulent mener des projets dans notre pays. Certes, pour le moment de grands groupes ont revu leur copie et préfèrent attendre un peu avant de se lancer dans de telles aventures, mais d’autres se sont jetés à l’eau.
D’ailleurs, la construction d’un complexe touristique et résidentiel d’envergure, baptisé “Jawhar Hôtel SPA et Résidences”, d’un montant global de près de 94 millions d’euros en est la preuve. La pose de la première pierre a été présidée en novembre dernier par le Prince Souverain de Monaco, Albert II. Ce mégaprojet touristique, prévu sur 15 ha, sera réalisé par le promoteur immobilier, Arium Atlas Management, et géré par le groupe Monte Carlo de la société des Bains de mer de Monaco.

Même engouement de la part de Ramos Groupe qui a annoncé durant le quatrième trimestre 2009 un ambitieux projet de résidences secondaires pour seniors actifs à El Jadida. Baptisée «CasaDora Ocean Village», cette station balnéaire nécessitera un investissement de 33 millions d’euros.
Le début des travaux est prévu entre avril et mai 2010 dès que 50% des 192 appartements programmés seront commercialisés pour une livraison fixée à février 2012. Le groupe ne compte pas s’arrêter pour sitôt, il ambitionne de réaliser d’autres projets au Maroc, éventuellement à Tanger.
Le ministère de tutelle et les professionnels disent que 2010 sera l’année de la relance du secteur immobilier.
Espérons que ce sera également l’année du come-back des capitaux étrangers pour en finir avec les chiffres alarmants de 2009.

Gestion des communes au Maroc : un excédent ! Attention, nous parlons en Milliards de Dhs…!

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La gestion budgétaire au service de la collectivité ne serait-elle pas assimilée par les administrations ou manquerait-il de projets utiles à tous ? Faire des économies, ou une bonne gestion économique d’une région ou d’une commune n’est pas dans la même vision d’une entreprise privée qui, elle, recherche le bénéfice. Les gestionnaires de budgets dans certains pays le savent bien et ne se risqueraient pas à exprimer au-dessus d’eux un trop versé, afin d’en réclamer chaque année un peu plus, autre problématique aussi à reconnaître qui n’encourage pas toujours l’optimisation de la bonne gestion, mais la recherche de dépenses nouvelles. Nous n’en sommes pas encore là au Maroc, il semble. Gérer, c’est prévoir. Il est vrai que le présent prime dans la vision à très court terme en général plus que dans celle de demain. L’investissement à long terme qualitatif pour le bien de tous n’est pas à voir par une rentabilité matérielle mais humaine disons, qualitative, autres notions. 

Mais nous parlons bien ici en milliards ? Ce serait donc bien le domaine des compétences qui serait en cause, alors que la masse attend des réponses sur de nombreux plans. A lire toutes les aides, prêts, assistances et dons qui arrivent de divers organismes étrangers comme de l’Europe, il serait bon d’envisager d’assister d’abord certains “gestionnaires” par une formation moins politique et digne des attentes et de la confiance que réclame le collectif Maroc avant de venir distribuer par ailleurs un stylo ou un cahier associativement en passant dans un bled…

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http://www.lavieeco.com/economie/15690-communes-19-milliards-de-dh-d-excedent-qui-dorment%C2%A0.html

Économie

Maroc - Communes : 19 milliards de DH d’excédent qui dorment !

En 2009, les communes disposaient d’un budget de 27 milliards de DH. Elles n’en ont consommé que 24 milliards.
Les excédents s’accumulent depuis plusieurs années. Ils ont atteint 19,3 milliards de DH à fin 2009. Trois milliards de DH pour la seule région de Casablanca.
Alors que les manques sont criants la non utilisation des ressources est liée à la carence de compétences en gestion et en planification.

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Paradoxal ! C’est le moins qu’on puisse dire en ce qui concerne les communes du Maroc. Le citoyen a l’habitude d’entendre dire qu’elles n’ont pas d’argent. Pas d’argent pour les routes, pas d’argent pour le revêtement de trottoirs, pour les salles de sport ou autres…. Dans des quartiers urbains comme dans de petites localités éloignées, il n’est pas rare de voir des voies détériorées, du mobilier urbain dégradé, des espaces publics sales ou mal entretenus, des jardins en friche et des transports en commun défaillants, de l’autre côté, les communes disposent de ressources financières qu’elles ne dépensent pas malgré l’ampleur des besoins.
Jugez-en. A fin décembre 2009, alors que l’Etat voyait ses ressources reculer de 14 milliards de DH par rapport à l’année précédente, l’enveloppe non consommée par les collectivités locales et qui dort dans les caisses du Trésor totalisait 19,3 milliards de DH ! Pour le seul exercice 2009, et à défaut de dépenser la totalité des crédits qui étaient à leur disposition, les communes ont laissé dans les caisses un excédent de près de 3 milliards de DH par rapport à leurs budgets.
Ainsi, au titre de l’année 2009, les collectivités locales étaient dotées d’un budget global de 27 milliards de DH. Mieux que ça. Elles pouvaient, en plus, puiser dans un réservoir supplémentaire de 16,3 milliards de DH provenant des excédents cumulés au terme des exercices antérieurs. Avec tout cela, les communes ont à peine dépensé 24 milliards de DH dont 8,5 milliards de DH pour payer les salaires de leurs 140 000 agents et les indemnités des élus (voir encadré).
Le plus étonnant est que la procédure pour engager une dépense dans les communes est de loin moins contraignante que celles appliquées aux autres administrations et organismes publics. En effet, si les ministères, par exemple, ne peuvent disposer des fonds qu’au fur et à mesure que le Trésor encaisse les recettes (la Loi de finances consistant en de simples autorisations de crédits), les collectivités locales, en revanche, disposent d’argent frais avant même l’entame de l’exercice budgétaire. Il leur suffit juste de programmer -bien entendu selon leurs ressources prévisionnelles-, lors de la session d’octobre de chaque année, les projets à financer pour l’année d’après pour que le Trésor débloque les montants demandés, en suivant un minimum de formalisme en termes de procédures. Toujours pour prendre l’exemple de l’exercice 2009, les collectivités locales disposaient donc en janvier déjà d’une enveloppe disponible de plus de 40 milliards de DH.

En 2009, 420 MDH sont restés inutilisés par la région du Grand CasablancaAlors que le débat sur la question de la décentralisation bat son plein, ce constat ne manque pas d’interpeller sur les compétences en gestion des collectivités locales surtout qu’elles sont appelées à être en première ligne du grand projet de régionalisation du pays. Après la révision en profondeur du cadre juridique des collectivités locales, l’élargissement de leurs attributions et la nette amélioration des efforts de recouvrement effectués récemment par la Trésorerie générale du Royaume (TGR), rien ne laisse présager qu’elles sont prêtes à relever le défi.    
Plus inquiétant, le phénomène est quasi général. Il touche la plupart des collectivités locales urbaines et rurales. Prenons l’exemple de la région de Casablanca, qui compte une ville aux besoins colossaux en termes de voiries, d’infrastructures et d’équipements publics mais dont les gestionnaires s’offrent le luxe de snober chaque année une moyenne de 300 MDH qui restent inutilisés. La région dispose actuellement de près de 3 milliards de DH d’excédent budgétaire cumulé. C’est-à-dire autant d’argent non utilisé, dont 1,6 milliard de DH pour les communes urbaines. Rien qu’en 2009, les Casablancais ont été privés de près de 420 MDH que les élus locaux (aussi bien des communes urbaines que rurales de la région du Grand Casablanca) n’ont pas programmés. Le Grand Casablanca détient, d’ailleurs, l’excédent budgétaire le plus élevé au Maroc. «Scandaleux pour une grande ville qui manque terriblement d’infrastructures économiques, sociales et culturelles», déplore un conseiller local de l’opposition.
Meknès-Tafilalet n’a pas été mieux lotie en 2009 puisque ses élus ont laissé, au terme de l’exercice, quelque 345 MDH dans les caisses de leurs communes. Cela a augmenté l’excédent budgétaire cumulé de cette région qui culmine à 1,68 milliard de DH.
La région de Rabat-Salé-Zemmour-Zaër, elle, cumule jusqu’à aujourd’hui un total de près de 2 milliards de DH d’excédent budgétaire, le deuxième, après celui du Grand Casablanca. 336 MDH n’ont pas été programmés pendant l’année dernière dont les deux tiers par les communes urbaines de la région (la mairie de Rabat à leur tête). La région de Souss-Massa-Draa, elle, dispose d’un total de 1,9 milliard de DH de fonds non utilisés, dont 223 millions au titre de l’exercice de 2009. Pour cette région, ce sont les conseils provinciaux qui ont contribué essentiellement à l’accentuation de l’excédent de l’année 2009 avec près de 108 MDH non utilisés contre près de 66 MDH pour les communes urbaines (la mairie d’Agadir en particulier) et près de 35,5 MDH pour les communes rurales de la région. Parmi les mauvais élèves, on retrouve aussi les régions de Tanger-Tétouan et de Marrakech-Tensift-Al Haouz avec respectivement 1,68 et 1,5 milliard de DH de cumul de fonds non utilisés. La région de Chaouia-Ourdigha dispose, elle, d’un excédent budgétaire cumulé de 1,32 milliard de DH dont 372 millions enregistrés au cours de l’année dernière.
Ces chiffres étonnants, mais rigoureusement exacts, fournis par la Trésorerie générale du Royaume, viennent mettre fin à la fausse idée installée depuis longtemps de communes pauvres et privées de moyens financiers.
«Le problème des collectivités locales n’est pas nécessairement lié aux ressources et aux moyens, mais surtout aux capacités de gestion et de maîtrise d’ouvrages», signale un expert en finances publiques.

Des projets surdimensionnés pour Mohammédia, dans le but d’utiliser l’argent disponibleLe cas de Mohammédia est révélateur. Cette petite ville traîne chaque année derrière elle un budget excédentaire d’une moyenne de 50 MDH. Une somme importante vu le nombre réduit de sa population qui ne dépasse pas les 150 000 habitants. «On comprend pourquoi les dirigeants des affaires communales de cette cité se lançaient dans des projets (culturels surtout) relativement surdimentionnés par rapport à la population, tellement ils disposaient d’assez d’argent sans savoir comment bien le programmer», estime un conseiller de la ville.
Le constat est d’autant préoccupant que le phénomène n’épargne même pas les collectivités locales dont les ressources de financement sont modestes. «Il y a des communes rurales dont le budget annuel ne dépasse pas les 2 MDH et pourtant elles n’arrivent pas à consommer la totalité de leurs crédits dégageant des excédents allant de 20 000 à 30 000 DH ; ce qui n’est pas une somme banale proportionnellement à leur budget», fait remarquer notre expert en finances publiques.
Mais des exceptions, rares certes, existent quand même. Aussi, la région de Guelmim-Smara a-t-elle pu ramener son excédent à près de 416,5 MDH contre 446,6 MDH au début de l’année dernière. Autrement dit, ses élus locaux, notamment ceux des communes urbaines, ont exploité 30 MDH en sus de leur budget prévu pour 2009.
Mais ce sont les communes urbaines de la région de Fès-Boulemane qui se démarquent le plus sur ce registre. Outre la totalité de leur budget annuel, elles ont puisé 106 MDH de plus dans leurs excédents antérieurs et qui s’élevaient à près de 780 MDH. Le résultat est perceptible : la ville de Fès s’est transformée grâce aux multiples projets initiés récemment par ses responsables locaux. L’exploitation de la totalité des crédits dont ils disposent ainsi que d’une partie de l’excédent a certainement contribué à ces changements qui font le bonheur et la fierté des Fassis.    
Rien à voir, par contre, avec l’état de certaines villes. Comme Salé qui figure parmi les dix villes les plus riches du pays avec un budget qui frôle le milliard de DH. Un paradoxe vu les conditions déplorables que vit cette cité. Idem pour des bourgades qui disposent de ressources financières beaucoup plus importantes que certaines villes. Citons l’exemple de la commune de Moulay Abdallah, au sud d’El Jadida, et de Oulmès. Les caisses de ces communes rurales sont renflouées chaque année de, respectivement, 192 MDH et 176 MDH grâce notamment à l’existence au sein de leurs territoires de deux grandes unités industrielles à savoir le port de Jorf Lasfar, pour la première, et les sources d’eau naturelle pour la seconde. Mais la richesse n’est pas forcément synonyme de bien-être. Ces communes en donnent l’illustration.
S’il est vrai que l’incapacité des élus à engager suffisamment de programmes est à la source de ce gâchis, il n’en reste pas moins qu’un autre facteur y a, lui aussi, contribué : les budgets des communes ont fortement augmenté et les procédures ont considérablement évolué si bien que les élus n’étaient pas préparés à gérer de telles sommes. 
Il faut savoir que les collectivités locales gèrent directement, et de bout en bout, une partie des taxes locales (4,7 milliards de DH) comprenant notamment les droits d’occupation temporaire des espaces publics et privés, d’exploitations des cafés, débits de boissons et d’accès aux infrastructures publiques comme les piscines et les salles de spectacles.
Les finances des collectivités locales sont également alimentées par trois autres impôts: la taxe d’habitation, la taxe professionnelle et la taxe des services communaux. Contrairement aux premières, elles sont gérées par le ministère des finances, par le biais précisément de la direction des impôts qui se charge de l’émission et de la Trésorerie générale du Royaume (TGR) qui assume la mission de la distribution de leurs produits aux communes bénéficiaires. Celles-ci ont collecté quelque 4,24 milliards de DH grâce à ces trois taxes.

Plus de 900 communes vivent principalement de la TVA Mais ce sont les revenus de la TVA qui constituent la principale source de financement de nos collectivités locales. En 2009, la part des communes dans les revenus de la TVA a totalisé près de 14,8 milliards de DH. Etant un produit national, les revenus de la TVA sont répartis entre l’Etat à hauteur de 70% et les communes à 30%. Sur ces 14,8 milliards de DH, 80%, soit 11 milliards de DH, sont redistribués par le ministère de l’intérieur sur la base de critères définis dans une circulaire rendue publique depuis 1996. Les 20% qui restent, soit 3,8 milliards de DH, sont versés aux collectivités locales sous forme de dotations spéciales dans le cadre de leurs recettes d’équipement. C’est le ministère de l’intérieur, en concertation avec les walis et les gouverneurs, qui en fait la répartition et sans aucun critère déterminé à l’avance. Cette enveloppe sert généralement à financer les programmes d’urgence, notamment ceux initiés par le Souverain.
Les collectivités locales doivent s’estimer heureuses quand même. Car, il y a peu, elles n’en percevaient aucun centime. De 1985 à 1988, et en dépit des textes de loi, le ministère de tutelle ne leur a jamais versé la part des recettes qui leur revenait de plein droit. Ce n’est qu’en 1988 que les transferts ont commencé, sans critères au début avant que l’on aboutisse, à partir de 1996, au système actuel.
Le transfert de ces 20% des revenus de cette taxe au profit des collectivités locales suscite toujours un débat. Idem pour la redistribution de 1% des revenus de l’IS et de l’IGR réservés aux conseils régionaux qui ont perçu en 2009 près de 660 MDH. Jusqu’à présent, la distribution de ces fonds aux différents conseils régionaux du pays n’est fondée sur aucun critère clairement défini de la part du ministère de tutelle qui garde encore la mission de répartition. En principe, 50 % de ces revenus sont reversés aux communes à parts égales. L’autre moitié doit faire l’objet de critères soigneusement déterminés dans un décret qui devait être publié en 2008. Mais ce texte réglementaire tarde à voir le jour. En attendant, 50% des recettes de l’impôt sur les sociétés (IS) et de l’impôt sur le revenu (IR) destinées aux communes, représentant près de 330 MDH, sont toujours distribués selon des critères non encore définis par voie réglementaire.
La TVA demeure finalement la principale bouée de sauvetage pour de nombreuses communes surtout celles rurales et ne disposant pas d’activités économiques pouvant leur procurer des recettes.

Deux milliards de DH donnés aux associations
Ainsi, selon les estimations de la direction générale des impôts, le produit de la TVA représente 90% du budget de près de 900 communes, majoritairement rurales. A l’inverse, pour des communes plus riches, la part de la TVA est beaucoup moins importante. C’est le cas de Mohammédia et de Casablanca pour lesquelles elle représente respectivement 5% et 23%.
Enfin, que ce soit un volet méconnu de l’activité des communes, ces dernières contribuent de manière substantielle à l’appui des associations. En 2009, par exemple, les collectivités locales ont dépensé près de 2 milliards de DH sous forme de subventions aux associations sportives, culturelles, de quartiers…Et avec tout cela, elles n’arrivent pas à épuiser leurs budgets. Sur une enveloppe budgétaire de 27 milliards de DH en 2009 (sans compter les cumuls d’excédents antérieurs), les communes n’en ont finalement consommé que 24 MDH. 12 milliards ont servi à financer les investissements en équipements et infrastructures, 8 milliards à payer les salaires, et 1,55 milliard à rembourser les dettes au Fonds d’équipement communal (FEC).

 Palmarès : Les communes riches et les communes pauvres
Les communes qui abritent, sur leurs territoires, des activités économiques importantes en tirent des recettes conséquentes. Pas de mystère donc que la région du Grand Casablanca détienne la meilleure performance avec des recettes de près de 3,83 milliards de DH. Sans compter les excédents budgétaires (2,87 milliards de DH). Les recettes des taxes d’habitation, des taxes professionnelles et sur les services communaux arrivent en tête avec près de 1,5 milliard de DH. La richesse de Casablanca provient également de la part qui lui est transférée des produits de la TVA pour un montant de 880 MDH. Suivis des revenus des produits fiscaux gérés directement par ses communes qui ont totalisé près de 840 MDH.
C’est la région de Souss-Massa-Draa qui réalise la seconde performance avec 2,82 milliards de DH de recettes collectés en 2009 auxquels s’ajoutent 1,86 milliard d’excédent. Avec près de 2 milliards de DH, les revenus des taxes locales et de la TVA sont à l’origine de la richesse de cette région qui a, par ailleurs, le plus profité des concours du Fonds d’équipement communal (FEC) en 2009. Les revenus des régions de Marrakech-Tensift-El Haouz, de Rabat-Salé-Zemmour-Zaër et de Tanger-Tétouan s’élèvent en 2009 à respectivement 2,5, 2,4 et 2,15 milliards de DH. Les régions de l’Oriental et de Doukkala-Abda collectent elles près de 2 milliards de DH chacune en termes de recettes. La région la plus pauvre en matière de recettes est celle de Oued Dahab-Lagouira avec près de 315 MDH en 2009. Elle est suivie par Laayoune-Boujdour dont le budget n’a pas dépassé les 416 MDH.

Ressources Humaines : 140 000 agents et un sureffectif chronique
En 30 ans, les effectifs des collectivités locales ont plus que quadruplé. Aujourd’hui, elles comptent plus de 140 000 employés qui absorbent plus de 8 milliards de DH par an. Les recrutements n’ayant pas toujours répondu à de réels besoins, la plupart des communes se retrouvent aujourd’hui en situation de sureffectif avec, en plus, des taux d’encadrement très faibles. A la commune Moulay Abdallah, par exemple, la Cour des comptes a détecté en 2007, quelque 43 salariés communaux affectés à des départements étrangers à la commune voire à des organismes en dehors de la région d’El Jadida. Idem pour la commune urbaine de Fès dont 33 fonctionnaires et agents ont été mis à la disposition d’autres administrations comme la wilaya de la ville, la préfecture de Moulay Yacoub, les hôpitaux, les perceptions…

Déchéance : Riches hier, très pauvres aujourd’hui
Les communes qui n’exploitent pas aujourd’hui toutes leurs recettes peuvent le regretter car la manne peut se tarir. Le cas de Aïn Leuh en est l’illustration parfaite. Autrefois, la région disposait d’un patrimoine forestier qui lui procurait chaque année des recettes conséquentes. Elle faisait partie des communes les plus riches du pays et laissait en moyenne 30 MDH non utilisés par an. Mais après des années de surexploitation, la ressource s’est amenuisée. Aujourd’hui, la commune de Aïn Leuh fait partie des plus pauvres en ressources à tel point qu’elle n’arrive même plus à boucler ses fins de mois. A la mi-janvier, les employés de la commune n’avaient toujours pas reçu leurs salaires du mois de décembre 2009.Hakim Challot
01-02-2010

“Halal or not Halal”, là est la question…

Le Halal est une chose qui demande réflexion et profondeur, mais quand le terme se présente de plus en plus comme un label que l’on désirerait tamponner sur tout pour des raisons de marketing désormais, ou quand cela entre dans ce qui n’est pas au premier abord “Halal” l’on finirait par s’y perdre au même point que les financiers dans leurs explications.

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Le prêt bancaire Halal existe-t-il fondamentalement ? Ne serait-ce pas une tentative de faire entrer de l’eau dans le feu sans vouloir éteindre le feu ?  L’état a déjà taxé de son côté cette pratique au point que ce qui n’était pas pris d’un côté l’était de l’autre, ce qui encourageait le crédit classique en fin de compte. Cela change désormais en 2010, mais au regard des explications données, nous souhaitons au Marocain de comprendre mieux que nous son intérêt et le respect du Halal, à la lecture de cet article. Il aurait été plus simple de nous présenter deux tableaux comparatifs, d’un crédit classique et d’un crédit Halal, en nous disant, chiffres à l’appui, qui prend quoi, entre service, qui se doit d’être rémunéré comme juste travail, et intérêts qui sous un terme ou un autre reviennent bien en finalité soit à une banque ou à l’état. 

La grande question du Halal ou du non Halal changera-t-elle la conscience et l’éthique des vendeurs de biens divers, à l’heure où ils ne désirent plus construire du logement social à 140.000 ni à 250.000 dh ?  Faut-il faire du Halal vrai ou encourager la Zakat demain ? 

Du Halal sur le prix du foncier actuel ou sur le prix des appartements présentés aux Marocains permet-il d’aborder réellement les valeurs respectueuses, alors que ceux qui s’y engageraient ne feraient en fin de compte qu’encourager l’inverse pour d’autres ?

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http://ribh.wordpress.com/2010/02/09/maroc-credit-immobilier-halal/ « La Finance islamique : une alternative solide ou de simples techniques qui remplacent d’autres ?



Maroc : Comment bénéficier d’un crédit immobilier « halal »

Avec l’entrée en vigueur de la loi de Finances 2010, le crédit immobilier Mourabaha n’est plus sanctionné par la TVA. La Direction générale des impôts détaille les démarches à suivre et les bénéfices à tirer de ce contrat de crédit dit alternatif ou islamique.

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Cela fait presque deux années qu’ils ont reçu le feu vert de la Banque centrale, mais les produits bancaires islamiques avaient du mal à trouver preneur, surtout en immobilier. La loi de Finances 2010 a voulu rectifier le tir en donnant un nouveau souffle à Mourabaha. Surtaxé, ce crédit immobilier alternatif restait trop cher par rapport à un produit bancaire classique. Mais, grâce à la loi de Finances 2010, cette formule ne sera plus sanctionnée par la TVA puisqu’elle ne supportera plus la TVA sur l’échéance totale, mais uniquement sur le profit de la banque et au taux de 10% seulement contre 20% auparavant.Relooké par la nouvelle loi de Finances 2010, le crédit bancaire islamique espère faire des conquêtes. Dans un document publié récemment par la Direction générale des impôts, le contrat Mourabaha détaille les démarches à suivre pour en profiter. Intégré dans la circulaire du ministère de l’économie et des Finances, le document en question explique les moyens et les bénéfices à tirer de ce contrat.Aussi, à compter du 1er janvier 2010, le contribuable ayant conclu un contrat par voie de Mourabaha, en vue d’acquérir un logement destiné à son habitation principale peut bénéficier de la déduction de la rémunération convenue d’avance avec sa banque, dans la limite de 10%, de son revenu global imposable. En plus de bénéficier de la déduction de son revenu salarial, du coût d’acquisition et de la rémunération convenue d’avance pour l’acquisition d’un logement social destiné à son habitation principale.Des avantages apportés par la nouvelle loi de Finances 2010 qui décline le contrat Mourabaha comme un contrat par lequel un établissement de crédit acquiert, à la demande d’un client, un bien meuble ou immeuble en vue de le lui revendre à son coût d’acquisition plus une rémunération convenue d’avance.Cependant, il est à préciser que la déduction, qu’il s’agisse d’un contrat de prêt ou de contrat «Mourabaha», ne peut se cumuler avec la déduction des remboursements en principal et intérêts des prêts contractés pour l’acquisition d’un logement social destiné à l’habitation principale. De ce fait, la déduction des intérêts payés par le cédant en rémunération des prêts accordés par des organismes de crédit agréés lors de la détermination du profit foncier imposable en cas de cession dudit logement.Cependant, il convient de préciser que pour les logements acquis en indivision, la déductibilité du montant de la rémunération convenue d’avance dans la limite de 10% précitée est admise, pour chaque co-indivisaire, à concurrence de sa quote-part dans l’habitation principale.Par ailleurs, l’acquéreur ne peut bénéficier de la déduction précitée que s’il justifie des pièces à fournir indiquées par la circulaire du ministère.Dounia Mounadi,

Aujourd’hui le Maroc 8/2/2010

Pièces à fournir pour bénéficier d’un financement immobilier Mourabaha

  • Certificat de résidence annuel à l’adresse figurant sur la carte nationale d’identité (C.N.I.) *
  • Photocopie de la carte nationale *
  • Un engagement légalisé dans lequel le contribuable s’engage à occuper lui-même son logement à titre d’habitation principale et à informer l’administration fiscale de tout changement intervenu dans l’affectation dudit logement, en totalité ou en partie, dans le mois qui suit celui de changement.
  • Copie certifiée conforme du contrat Mourabaha
  • Copie des quittances de versement ou des avis de débit établis par les établissements bancaires.
  • Tableau faisant ressortir annuellement le coût d’acquisition dudit bien et la rémunération convenue d’avance avec la banque.

(*) Dans le cas où l’adresse indiquée sur la C.N.I. ne correspond pas à celle du lieu de situation de l’immeuble, les quittances d’eau et d’électricité peuvent être prises en considération. Lire aussi :
Dispositions de la circulaire des Impôts pour l’année 2010 relatives à la Mourabaha

Maroc ou ailleurs. “Qui paie ses dettes s’enrichit” ou “Qui a des dettes s’enrichit” ? Oui, mais … qui est qui ?

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Dans une vision économique mondiale l’on ne sait plus très bien qui gagne ou qui perd, entre ce que l’on a ou ce que l’on n’a pas, mais que l’on utilise néanmoins au quotidien. Vivre sur ses propres acquis ou sur celui des autres, par le truchement des comptes et du temps, toute valeur réelle ou virtuelle joue un rôle, au point que la richesse d’un pays n’est plus vraiment la propriété de ce pays, et ceci est valable pour tous en ce monde désormais.

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Même les états les plus puissants de ce monde sont entre les mains d’autres volontés mondiales. Est-ce cela qui assurerait une certaine stabilité dans ce monde entre de nombreux états où chacun a des intérêts chez les autres ou par les autres ? Est-ce cela qui éviterait de mettre les uns face aux autres pour prendre plus directement ou dans le sang, comme l’histoire pas si lointaine nous le rappelle ?

Une direction toute économique et financière n’aurait-elle pas ses limites quand quelques acteurs mieux placés dans un groupe en profitent, alors que tous collectivement paient indirectement la différence selon le moment ? En période de crise ne soulève-t-on pas de nouveaux dangers, non pas entre les pays qui ont tous intérêt maintenant à se soutenir ensemble pour des raisons politiques ou de développement, mais éventuellement en interne, par un grand mouvement international qui ne correspond pas souvent à la réalité du vécu des masses majoritaires dans un pays, qu’il soit plus au nord ou plus au sud ? La dette reste publique.

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http://www.cadtm.org/Le-Maroc-est-il-surendette

Le Maroc est-il surendetté ?

Chaque année, une part importante de la richesse nationale repart vers le Nord pour le remboursement de la dette. Néanmoins, assure Zouhair Chorfi, directeur du Trésor et des finances extérieures au ministère de l’Economie et des finances, le royaume a vu la part de sa dette dans le PIB baisser substantiellement durant ces dernières années. Un avis que ne partage pas tout à fait Mimoun Rahmani. Ce membre du Comité d’annulation de la dette du Tiers-monde (CADTM) reconnaît que le gouvernement a réussi à faire passer sa dette extérieure de 21,3 milliards de dollars à fin 1992 à 14,3 milliards de dollars fin 2003. Mais, ajoute-t-il, cette baisse n’est pas le résultat d’une « quelconque gestion rationnelle et efficace ». D’après lui, elle a surtout profité aux créanciers du Nord et aux « classes capitalistes locales ». M. Rahmani va plus loin encore. Il estime que la diminution de la dette extérieure n’est que temporaire car les mécanismes mis en œuvre ne sont pas viables à long terme. « Un petit calcul montre que l’Etat marocain n’a baissé le solde de sa dette extérieure que de 7 milliards de dollars, alors qu’il a transféré, dans le même temps, des sommes cinq fois plus importantes », argumente-t-il. « Pire, on a assisté dans le pays ces dernières années à un transfert d’une dette externe vers une dette interne », note-t-il. Alors que la dette extérieure a diminué de 7 milliards de dollars entre 1992 et 2003, la dette intérieure a quant à elle été multipliée par deux, passant de 12,3 à 24,8 milliards de dollars.De son côté, Z. Chorfi confirme que 80% de la dette globale sont constitués de dette intérieure. N’empêche, le Maroc recourt désormais et de plus en plus au marché international. La raison ? D’après Mimoun Rahmani, la politique de réduction de la dette extérieure par la dette intérieure a rapidement montré ses limites. Ainsi, le maintien par l’Etat d’un budget d’investissement colossal sur les cinq prochaines années dans un contexte d’assèchement des liquidités domestiques peut l’orienter vers un nouvel alourdissement de sa dette extérieure. D’ailleurs, cette dernière a de nouveau augmenté ces trois dernières années, passant de 13,6 milliards de dollars en 2006 à 15,9 milliards de dollars en 2007. De ce fait, le processus d’endettement extérieur a déjà recommencé. La Banque mondiale, dans son dernier rapport sur le Maroc, estime que la dette extérieure du Maroc atteindra 20 milliards de dollars en 2009. Cependant, le directeur du Trésor et des finances extérieures demeure optimiste. Contrairement à Rahmani, il estime que le Maroc est loin d’être surendetté .Source : L’Observateur (Maroc

Finance, Bourse et Immobilier du Maroc : les intellectuels neutres de la finance accouchent d’une bulle localisée…

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Un juge partisan n’est pas la meilleure source d’information pour aborder l’immobilier quand toute forme d’intérêt personnel est en jeu, encore plus dans le cadre des finances, où les chiffres priment sur les lettres. Il suffit d’en parler à ceux autour de vous qui ont investi ou qui vivent plus ou moins par ce grand jeu spéculatif pour vite comprendre qu’ils vous parlent par parti pris, ou alors inconsciemment dans une vision positive afin de ne pas s’auto-inquiéter. “Par ce que vous possédez, vous pensez” pourrait-on dire pour faire court, psychologiquement parlant. Certains vous annoncent que le marché immobilier va encore gravir d’autres records demain, dépassant les prix élevés de ces dernières années. A supposer que l’apogée des prix n’ait pas encore été atteinte, dans une bulle qui, en fin de compte, n’annoncerait que de l’air en plus, qu’ils nous expliquent alors la raison du manque d’acquéreurs, pourtant bien présents, devant leurs propres attentes.

La crise de septembre 2008 qui fit s’écrouler le monde entier dans le secteur de l’immobilier semble avoir regonflé d’autres pays, mais pour combien de temps ? Ne pas vouloir perdre dure un moment, celui de sauver ses meubles, mais au final c’est tout le Maroc, tous les Marocains qui paieront la facture finale.

Nous lisons la presse, mais quelles personnes nos journalistes interrogent-ils le plus souvent, si ce ne sont celles qui ont le plus intérêt de ne pas voir trop rapidement les choses changer ? Quand rien ne bouge trop vite dans des changements attendus, vous pouvez vous dire qu’en fin de compte une majorité de décideurs et de profiteurs à tous les niveaux n’ont pas le désir de perdre quelque chose de personnel. Que ce soit politiquement, économiquement, ou personnellement selon la position de chacun dans une pyramide.

A chacun sa bulle ou son niveau de conscience dans ce qui se passe…

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Ainsi la langue de bois ou le politiquement correct prime par la forme plus que par le fond dans les articles et les déclarations des premiers intéressés.

Il serait bien que la presse s’intéresse, même ici le terme intérêt s’impose, un peu plus aux autres parties qui forment ”la société” face à certains secteurs comme ici l’immobilier, une fois de plus au menu du jour au Maroc. Un tagine qu’aiment beaucoup de gens et pas seulement à l’heure du déjeuner. Qu’entendons-nous dans la rue ou dans les salons privés après le vrai tagine partagé entre amis, et que lire avec plus de recherche de l’information quand la neutralité des analyses répond plus justement à un courant général qui flotte dans les airs, comme une épée de Damoclès qui attendrait son heure ?

Marrakech plus chère que les grandes villes d’Europe ? Quelques promoteurs forment la base du jeu du Monopoly ? Les banques se jouent du marché ? Que cela est au détriment du Maroc, donc du peuple ? Les plus gros profiteurs ne sont pas les quelques étrangers qui achètent mais les institutionnels marocains ? Ce n’est pas d’aujourd’hui que des gens neutres et objectifs le disent … Les journalistes se réveilleraient soudainement devant un vent contraire qui arriverait devant des conséquences que je vous laisse découvrir par ce rapport, sans intérêt comptable direct, mais très intéressant “en vérité” …

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http://www.yabiladi.com/article-economie-2276.html

Le Professeur Christian Clairviel, né au Maroc, Docteur en droit fiscal, enseignant à Paris (Arts et métiers) ainsi qu’à l’INSEE et à l’université Cherbrooke au Canada, vient de terminer une étude sur les secteurs financiers, boursiers et immobiliers au Maroc. Selon les (premiers) résultats ces trois secteurs connaîtraient une crise latente, assimilable à celle des subprimes aux USA, mais de stricte envergure marocaine.

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 L’étude a mobilisé pendant 18 mois une vingtaine d’étudiants d’école de commerce qui ont croisé des centaines de sources d’informations. FMI, petites annonces immobilières, publications légales des promoteurs immobiliers, projets d’urbanisme en cours, articles de presse… Ces données ont été croisées avec d’autres de dimension internationale.Au-delà du «constat» fait sur la dichotomie entre l’attente de logements dits sociaux (entre 140 000 Dh et 250 000 Dh) face à l’offre réduite, l’étude met en perspective qu’une ville comme Marrakech est désormais aussi chère que de nombreuses villes des pays riches.Entre les marchés des rumeurs, d’évaluations…généreuses de réserves foncières pour certains promoteurs, de spéculations, l’étude fait rejaillir que 10 promoteurs font le marché immobilier dit de référence au Maroc. «Mais en pratiquant la construction de chateaux de cartes !», indique notre source.

L’étude tend également à démonter que les institutions bancaires, s’inspirant du syndrome américain «Too big to fail», font porter finalement la responsabilité à la banque du Maroc (elle se chiffrerait à 150 milliards de Dh), prêteur en dernier ressort alors que celle-ci ne peut adosser ce risque en Crédit Default Swap (CDS) - assurance par laquelle l’établissement financier se protège du risque du défaut de paiement d’un crédit en payant une prime – sauf à compromettre la notation internationale du Royaume et de sa monnaie.

En outre, l’étude indique qu’à part certains individus pour qui l’argent n’a pas d’importance et certains spéculateurs anglais pratiquant la technique «achat-revente simultané» (Input-Output Overloap) ou quelques retraités européens, ce sont essentiellement des personnes physiques résidant au Maroc, et non des MRE, des professionnels de l’immobilier et (surtout) des acteurs institutionnels marocains qui entretiennent la (dangereuse) bulle.

Qu’en sera-t-il dans un avenir à court et moyen terme ? Trois scénarios sont envisagés par l’étude.

Primo : crise majeure à l’horizon 2015 susceptible d’anéantir pour une décennie la Bourse de Casablanca et des entreprises du BTP, renationalisation des banques, relance de l’informel, longue récession.

 

Secundo : crise sévère à l’horizon 2013 venant du tourisme, de l’immobilier haut de gamme et du commerce international si l’économie mondiale tarde à retrouver le chemin de la croissance.

Tertio : atterrissage en douceur qui supposerait que le Maroc adopte des mesures drastiques en 2010 au niveau de la réglementation avec une application sans…concessions.

Rachid Hallaouy

Maroc Immobilier. Une table de 363 convives nécessaire afin de servir le foncier et le social en plat principal. Il manque le dessert final …

Une bonne manière d’entendre tout le monde en même temps et de voir qu’entre l’hôte et ses convives, les tagines n’ont pas les mêmes épices, voire les mêmes recettes …

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Le foncier est un problème, le prix du foncier aux endroits où le logement social est vraiment attendu en serait la raison. Certainement par la faute des classes sociales les moins nanties … Bien qu’issus de cette catégorie, de nombreux Marocains sont entrés eux aussi dans le jeu de dupes en devenant des revendeurs, afin de faire gonfler les prix de l’immobilier partiellement dans ce social, imitant les plus gros acteurs de ce secteur. L’immobilier reste l’investissement le plus rentable au Maroc.

Néanmoins l’Etat et les acteurs de l’immobilier ne semblent plus chanter d’un même accord désormais, nous avions déjà soulevé ce manque de diapason depuis de nombreuses semaines. La diplomatie reste courtoise à ce niveau, mais sur le fond il va bien falloir que certains cèdent à un moment ou alors que Rabat tape plus fermement sur la table pour faire vibrer les briques, avant que le château de cartes ne s’écroule vraiment.

Dysfonctionnement, entend-on… Mr Toufiq Hejira, le Ministre de l’habitat, ne s’en cache pas lors de ses interventions diverses via la presse actuellement. Nous sentons bien que l’association Etat/Promoteurs joue une partition sur quatre rails, donc doucement vers deux voies pas toujours parallèles, même s’ils veulent tous rejoindre une même gare sans trop de dommages collatéraux.

Sauvetage ! Le terme n’est pas encore lancé pour l’immobilier par ces acteurs, bien qu’il sera certainement employé dans quelques temps devant une situation qui ne pourrait s’arranger que par des obligations envers certains, plus que par des volontés de renoncer à certains résultats financiers, du vendeur de foncier aux promoteurs, sans oublier même les clients à leur niveau qui spéculent plus qu’ils ne désirent se loger pour beaucoup.

Le social, parlons-en : “… Absence d’offre. Désintéressement. Prix inaccessible. Spéculation …” En réponse, vous entendrez hausse des terrains, du ciment et du fer depuis 15 ans. Restons vagues et généralistes, cela évite d’entrer dans le détail et la précision des vrais comptes. Vous n’entendrez jamais hausse des salaires des ouvriers ou des petits constructeurs à la base qui, eux seulement, vous donneront le détail des matériaux et des taux horaires, qui n’ont pas suivi ceux indiqués sur les plaquettes publicitaires commerciales au final.

1 million de logements “sociaux” en attente ! Soit 131.000 par an pour amortir la demande annuelle et le manque accumulé pour les dix prochaines années, voilà un programme pour relancer un secteur qui ferait pâlir de jalousie de nombreux autres pays en ce moment. Les clients attendent en masse à la porte, mais qu’est-ce qui faute ? Un début de réponse entre les lignes “… Maintenir des prix bas …” Les vilains mots que voilà pour beaucoup … Et si parler juste était une réponse ou une solution ?

250.000 dh le logement “Social”. En trouvant des facilités fiscales, c’est encore 140 fois le salaire minimum de cette classe sociale concernée, quand elle touche effectivement ce niveau de salaire … Soit 15 ans de remboursements (+ les intérêts et les frais) ou 2131 dh/mois et un prix final de 383.580 dhs si vous ne travaillez que pour rembourser la banque … Je vous laisse calculer avec précision et envisager votre projet de vie avec ce qui ne reste pas pour cela … sur :

http://www.creditimmobiliermaroc.com/

 

Certes, même à ce prix, ce ne sont pas les concernés socialement qui seront aux portes des agences des logements sociaux, à moins que la grille des revenus des Marocains soit différente de celle des statistiques et que le secteur économique informel soit pris en compte. Même des étrangers achètent chez Al Omrane des appartements. Il n’y en a plus aux guichets, mais en payant cash à l’étage ils vous en trouvent aussitôt … au point même qu’ils vous font des ristournes si vous avancez les paiements échelonnés au départ … un signe de manque de fonds …

Construire à 140.000 dh, cela revient dans les échanges, sur des terrains mixtes. C’est-à-dire en mêlant du social, du logement économique, et du standing, soit en clair faire financer le social par les autres clients. La solidarité par les autres serait une solution, sous réserve que le béton social ne soit pas caché sous quelques plaques de marbre dans l’entrée et reclassé aussitôt en économique ou en standing, comme ce qui se faisait ces dernières années …

Ajouter à tous ces “détails” : l’administratif qui tarde dans ses plans d’aménagement, la géographie du social, certes les moins riches travaillent aussi au plus proche des plus riches donc au même niveau du foncier … sans oublier le “NOIR” oui, oui, il en fut question, même que cela permettrait, pour certains, d’en faire un argument “d’autorégulation” du marché, faute de ne pouvoir gérer les mentalités … Restent les financeurs et banques qui, elles, analysent les mouvements dans un ensemble, et qui deviendraient frileuses par les risques, mais qui ne le serait pas devant ce qui se lit ici ?

Un point commun général ? Ce serait la crainte que l’état se retourne sérieusement vers de gros promoteurs étrangers, qui eux seraient capables de faire du logement social à juste prix tout en apportant des plus qualitatifs. Quand un BOUYGUES est capable de construire la plus grande mosquée du pays, n’ayons pas de doutes que sur le logement social au Maroc ces grandes entreprises étrangères coloniseraient le marché en totalité demain … Elles doivent d’ailleurs attendre d’un œil averti en ce moment en comptant les points, voire les heures prochaines …

2010 et 2011 seront deux années décisives pour l’immobilier de masse, mais dans quel sens pour le Maroc ? Pourtant les clients sont présents dans toutes les classes sociales, et attendent aussi désormais de voir pour mieux compter … Ou bien faites comme 60% des Marocains qui ont bien compris depuis des années les raisons, faites construire et gardez les marges pour vous …

Lisez notre article de demain, une analyse intéressante sur ce que nomment déjà certains analystes neutres ”une bulle marocaine …”

http://www.lavieeco.com/economie/15691-le-plan-de-relance-du-logement-social-sera-t-il-victime-du-manque-de-foncier.html

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Économie

Le plan de relance du logement social sera-t-il victime du manque de foncier ?


Si le plan permet de corriger plusieurs dysfonctionnements, il ne résout pas, selon les promoteurs, le problème du foncier à prix abordable
60% de la demande de logements porte sur le segment du social et 63% de la demande en logements sociaux concentrés dans cinq régions : Casablanca, Rabat, l’Oriental, Souss-Massa-Draâ et Marrakech
30% des crédits vont à l’immobilier, les banques plus vigilantes par crainte d’un risque systémique.

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C’est sans doute l’un des dîners-débat qui aura réuni le plus de monde, autour d’une seule table ronde, au cours des dernières années. Jeudi 21 janvier, le Royal Mansour de Casablanca réunissait Toufiq Hejira, ministre de l’habitat, Youssef Iben Mansour, président de la Fédération nationale des promoteurs immobiliers (FNPI), Alami Nafekh Lazraq, patron du groupe Alliances et Ahmed Rahhou, PDG du Crédit immobilier et hôtelier (CIH), à l’invitation de La Vie éco. Promoteurs, notaires, architectes, fabricants de matériaux de construction, banquiers…, ce sont exactement 363 personnes qui ont fait le déplacement, intéressées par le thème du jour : «Immobilier, un nouveau souffle pour le secteur ?» 
Naturellement, le tout nouveau plan de relance du logement social a mobilisé le débat. Et c’est le ministre Hejira qui a ouvert le bal par une présentation complète du plan de relance du logement social tel qu’il a été approuvé en décembre dernier dans le cadre de la Loi de finances 2010. Mais avant de parler de la relance de ce segment, le ministre a commencé par expliquer les dysfonctionnements qui avaient stoppé net la production du logement social. «Dès le premier semestre 2009, nous avions commencé à constater les premiers symptômes de la désaffection, tels que la baisse de 30% de la production du logement social, l’absence totale de l’offre, le désintéressement du secteur privé qui s’est orienté vers d’autres segments» , souligne M.Hejira. Le ministre met également en avant les «écarts» constatés dans le prix de ces logements qui n’ont cessé d’augmenter pour devenir quasi inaccessibles, notamment pour la population cible. La spéculation y est naturellement pour quelque chose, mais les coûts de revient réels aussi : en moins de 15 ans, le coût du foncier a augmenté de 94% et même ceux du ciment et de l’acier, de 50%. Résultat : avec le manque d’incitation fiscales, le secteur n’était plus attractif.

Le manque global est estimé à un million de logements Or, si l’offre a baissé, la demande en logements au Maroc, elle, n’a pas cessé de s’accroître pour atteindre les 125 000 unités par année, dont 60% pour le logement social (70 000 nouveaux ménages sont à la recherche d’un logement social). «Durant ces dix dernières années, le déficit global en logements a atteint 609 000 unités (NDLR, le déficit global est d’environ 1 million de logements). En d’autres termes, nous sommes obligés de produire 131 000 logements par an dont 70 000 pour les nouveaux ménages et 61 000 unités pour résorber un dixième du déficit déjà existant», analyse M. Hejira. Ventilée par région, 63% de cette demande se concentre sur cinq régions, à savoir Casablanca, Rabat, l’Oriental, Souss-Massa-Draâ et Marrakech.Un plan sur dix ans, des avantages fiscaux et un ciblage verrouilléUne fois les difficultés diagnostiquées, le ministre de l’habitat s’est appliqué à présenter le dispositif de relance du logement social qui devrait, en toute logique, corriger les travers existants. Il faut d’abord savoir que le nouveau dispositif s’étale sur une décennie puisque les nouvelles mesures du logement social couvrent la période 2010-2020. «L’objectif est de donner aux promoteurs une visibilité sur 10 ans, ce qui devrait leur permettre de bien étudier leur investissement et de s’engager sans craindre un changement du dispositif», commente M. Hejirra. Par ailleurs, et pour corriger la distorsion existante entre coût de production et nécessité de maintenir un prix bas, les acquéreurs devraient se voir appliquer un prix sans TVA, ce qui ramènerait la valeur maximale du logement à acquérir à 250 000 DH au lieu des 290 000 DH environ que l’acquéreur devrait payer. L’Etat se chargerait alors de verser la différence au promoteur.
Ensuite, pour éviter la spéculation et les achats multiples faits par une seule personne,  l’acquéreur doit prouver qu’il s’agit d’une habitation principale et non secondaire. «Il s’agit du filtre qui conditionne désormais l’achat. Pour bénéficier du logement social et de l’exonération de la TVA, l’acheteur du bien immobilier devra s’engager à occuper le logement à titre d’habitation principale, pendant 4 ans au moins», explique le ministre. Cette condition sera garantie par une hypothèque sur le logement, consentie au profit de l’Etat. Dans le nouveau dispositif, le logement social est désormais présenté comme un appartement dont la superficie varie entre 50 et 100 m2. Cette superficie variable permet la réalisation de plusieurs produits selon l’offre et la demande qui changent d’un quartier ou d’une ville à l’autre. Quant au prix, il est variable avec un maximum de 250 000 DH hors TVA. Selon M.Hejira, «cette mesure a l’avantage de prendre en considération la variation importante du prix du foncier et le coût de construction à travers le territoire».
Les promoteurs ne sont pas en reste puisque le nouveau plan de relance permet à ceux qui produisent un seuil minimum de 500 logements sociaux d’être exonérés de l’IS/IR, taxe sur le ciment et taxes locales dans le cadre des conventions qui seront signées avec l’Etat durant une période de 5 ans. La réduction du seuil de production de 2500 (dans l’ancien système) logements à 500 «vise à intégrer dans cette nouvelle dynamique les petits promoteurs immobiliers, et assurer une meilleure répartition des programmes de logements sociaux sur l’ensemble du territoire», tient à préciser M.Hejira.

Du foncier public conditionné à l’engagement dans le programme des logements à 140 000 DHTout cela est-il suffisant pour la relance du secteur ? Si le plan paraît cohérent et de nature à corriger les dysfonctionnements, la question du foncier reste posée. MM Iben Mansour et Alami Lazraq ont lourdement insisté sur la question. Quelle disponibilité ? Réponse du ministre : «Il y a tout d’abord un stock de foncier public mobilisé, celui des 3 850 ha cédés par la Direction des domaines à Al Omrane». Or, pour en bénéficier, les promoteurs doivent également produire des logements économiques à 140 000 DH, et cela dans le cadre de programmes de logements mixtes, comprenant à la fois social, économique et haut standing, ce qui permettrait de faire de la péréquation. Les promoteurs sont-ils disposés à intégrer cette démarche ? «Quand bien même ils le voudraient, encore faudrait-il que l’emplacement de ce foncier corresponde aux régions/villes où la demande est la plus forte», fait remarquer, à juste titre, le président de la FNPI. Ces remarques auront fait réagir le ministre de l’habitat qui estime qu’en échange d’un foncier public à bas prix (600 DH/m2) les promoteurs immobiliers pourraient faire un geste et intégrer dans leurs calculs une partie des logements à 140 000 DH sur lesquels ils ne sont d’ailleurs pas perdants. «C’est un deal win/win», clame-t-il avant d’ajouter que «de toutes les manières, il y a également le foncier privé pour ceux qui ne seraient pas intéressés».
Mais, là encore, la partie n’est pas jouée d’avance ! «Le retard pris dans l’approbation des plans d’aménagement de plusieurs villes comme Casablanca nous empêche de trouver du foncier pour réaliser des logements. De plus, il existe plusieurs statuts juridiques du foncier au Maroc qu’il faudra unifier», argumente Youssef Iben Mansour. Selon lui, le succès du plan de relance dépend non seulement de la possibilité de mobiliser du foncier privé mais surtout de mobiliser davantage de foncier public et spécialement dédié au logement social.
Pour M. Alami Lazraq, PDG d’Alliances Développement Immobilier, même en trouvant ce foncier privé, la question du coût de revient du logement devient problématique. «Selon les chiffres présentés par le ministre, 50 % de la demande en logement social se concentre sur l’axe Kénitra-Rabat-Casablanca-El Jadida». Or, ajoute M. Lazraq, le prix du foncier tourne aujourd’hui autour de 1 500 DH le m2 dans cet axe, ce qui ramène l’impact du foncier à 100 000 DH par logement. Les 150 000 DH qui restent doivent servir à payer les études préliminaires, la construction, les frais financiers et à commercialiser le produit. «Ce qui veut dire que si la problématique du foncier n’est pas réglée, nous ne pourrons tout simplement pas produire des logements sociaux dans cet axe qui accapare la moitié de la demande» , renchérit M.Lazrak.
Le noir ? Question de mentalités M. Hejira, lui, reste convaincu qu’une offre supplémentaire en foncier permettrait d’en faire baisser le prix au mètre carré et appelle à la patience. D’ailleurs, ajoute-t-il, «nous avons annoncé il y a deux ans l’ouverture de 50 000 ha à l’urbanisation à travers le territoire national, certes des retards existent dans la mise en œuvre des plans d’aménagement mais c’est aujourd’hui une question de mois». A noter que le ministre a annoncé avoir entamé des tournées en vue de sensibiliser les autorités locales à négocier avec les détenteurs de terrains privés désaffectés en vue de céder leurs biens aux promoteurs.
Autre sujet soulevé et qui a d’ailleurs fait réagir des notaires parmi l’assistance : la pratique du noir. Si le nouveau plan du logement social, en rendant la transaction obligatoire devant le notaire, ambitionne de freiner quelque peu le fléau, le ministre reconnaît que le noir relève d’une problématique culturelle loin d’être cantonnée au seul secteur de l’immobilier et il estime qu’en dehors de l’évolution des mentalités, c’est surtout une offre abondante qui est à même de permettre au marché de s’auto-réguler.
Enfin, sur la question du financement, les promoteurs se sont inquiétés de la propension du secteur bancaire à être plus restrictif concernant l’octroi des crédits, notamment en matière de conditions et de taux.  
Ahmed Rahhou, PDG du CIH, reconnaît que le secteur a été plus vigilant, mais cela est normal, juge-t-il. «Quand on a un secteur qui représente 30% de l’encours des crédits, cela peut présenter un risque pour le banquier. Il est donc légitime, pour sauvegarder le système financier, de faire attention et de suivre de près les entreprises», ajoute le PDG du CIH. Et si les banques avouent avoir durci les conditions d’octroi de crédits, elles l’expliquent par les problèmes rencontrés par les promoteurs dans la commercialisation de leurs produits. M. Rahhou explique : «Nous avons constaté un allongement dans la durée de vente de certains programmes immobiliers qui prennent un ou deux ans de plus qu’auparavant. Notre rôle n’est pas de pousser au crime et si un promoteur connaît des problèmes pour commercialiser un programme, nous ne l’encouragerons pas à en ouvrir un autre». D’ailleurs, la mévente dont souffrent certains segments du secteur n’est pas restée sans conséquence puisque les impayés ont connu une légère hausse en 2009. Rien d’inquiétant pour M.Rahhou qui rappelle qu’en 2009 il y a eu une baisse d’environ 30% de la production des logements. «Ce qui peut expliquer le tassement de la croissance des crédits aussi bien aux particuliers qu’à la promotion immobilière», conclut-il.

 Concurrence :Contre les appels d’offres internationaux

Les promoteurs immobiliers ont bien profité du dîner-débat pour remettre sur la table la pratique des appels d’offres internationaux, adoptée depuis peu par le ministère de l’habitat et son bras armé Al Omrane. Ils sont particulièrement remontés par rapport à cette pratique. «L’immobilier est un secteur maroco-marocain et nous ne comprenons pas le recours à des appels d’offres internationaux pour la construction de logements destinés à une clientèle marocaine», fait mine de s’interroger Youssef Iben Mansour, président de la FNPI. Mohamed Alami Nafakh-Lazrak, PDG d’Alliances Développement, va plus loin pour dénoncer le recours à certains promoteurs étrangers «qui ont tout simplement laissé tomber leurs projets en plein chantier après avoir remporté un appel d’offres qui aurait pu aller à des promoteurs nationaux, sachant que le secteur s’est professionnalisé». Le ministre de tutelle, Toufiq Hejira, n’est cependant pas d’accord avec la position des promoteurs. «L’ouverture à la concurrence internationale constitue une excellente chose pour la compétitivité», soutient-il.Verbatim : Toufiq Hejira, Ministre de l’habitat et de l’urbanisme

Rien que durant ces dix dernières années, le déficit en logements a atteint les 609 000 unités. En d’autres termes, nous sommes obligés de produire 131 000 logements par an dont 70 000 pour répondre à la demande et 61 000 unités pour résorber un dixième du déficit cumulé en une décennie.

 Verbatim : Mohamed Alami Nafekh-Lazraq, PDG d’Alliances Développement

Trouver du foncier privé c’est bien, mais sur l’axe Kénitra-El Jadida, là où s’expriment 50% de la demande pour le logement social, le terrain coûte 1 500 DH le m2 soit 100 000 DH par logement. Comment faire pour réaliser et vendre à 250 000 DH ?

 Verbatim : Ahmed Rahhou, PDG du CIHLe secteur de l’immobilier accapare 30% de l’encours des crédits distribués par les banques à l’économie. Il est normal que ces dernières soient plus vigilantes à la fois dans leur propre intérêt que dans celui des promoteurs. Nous ne sommes pas des pousse-au-crime.

Verbatim : Youssef Iben Mansour, Président de la Fédération nationale des promoteurs immobiliersToute forme de réglementation qui pousserait les opérateurs privés à mettre sur le marché le foncier sera la bienvenue pour les promoteurs qui veulent travailler et construire des logements. Ensuite, il devient urgent de lancer les plans d’aménagement des grandes villes qui sont en retard.

Naoufal Belghazi 01-02-2010

BNP.PARIBAS, première banque européenne privée au Maroc et au Maghreb.

La nouvelle est arrivée sur tous les téléprompteurs depuis le 22 janvier 2010…

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BMCI Paribas, un logo que connaissent bien les expatriés en arrivant au Maroc, pensant se retrouver en terre bancaire commune et sécuritaire avec l’Europe et surtout la France.

En poussant la porte, le vert domine, jusque-là pas de problèmes. Mais tout ce que l’on vous donnera comme explication c’est qu’effectivement la BMCI a des actionnaires européens, ce qui justifie la reprise des étoiles. Si cela rassure, à l’usage après quelques temps, le service est comme celui des autres banques du pays, je vous en parle objectivement, comme toujours, en connaissance de cause…

Une ouverture depuis le 1er janvier 2010 suite aux divers accords économiques avec l’Europe, ne semble pas avoir fait perdre de temps aux experts comptables européens. Avec un pied au Maroc dans le partenariat depuis quelques années, ils mettent le second désormais en ouvrant leur banque privée au sein même de leur filiale et agences BMCI. Une nouvelle enseigne “sœur” qui rassurerait encore plus les investisseurs étrangers petits ou gros, enseigne qui devrait éventuellement avaler la première ensuite, et ainsi booster l’ensemble des services bancaires présents. Du sang neuf concurrentiel pour les avantages de l’ensemble des clients…

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http://www.lavieeco.com/actualites/3426-bnp-paribas-lance-sa-banque-privee-au-maroc.html

BNP Paribas lance sa banque privée au Maroc

D’ici 2013, elle espère atteindre le milliard d’euros d’actifs sous gestion

La BNP Paribas, première banque de la zone euro en termes de dépôts, inaugure ce vendredi sa banque privée au Maroc, une première au Maghreb, dédiée notamment à la gestion privée, rapporte vendredi le quotidien économique spécialisé <La Tribune> “La banque privée de BNP Paribas met un pied au Maghreb. Elle s’appuiera sur sa filiale marocaine, la Banque marocaine pour le commerce et l’industrie (BMCI), qui compte plus de 250 agences, dont 100 à Casablanca”, indique le journal français.Cette nouvelle activité “sera dirigée par Meryem Kabbaj, qui a intégré l’établissement en 1995″, ajoute la même source.La banque exploitera son réseau de détail “pour identifier des clients potentiels et les orienter vers trois centres de gestion de fortune”, explique le journal.“Le potentiel de croissance au Maroc est très important. La BMCI est la première à proposer une véritable offre de banque privée dans le pays. Elle a atteint une maturité suffisante pour faire évoluer son modèle économique et développer cette activité”, estime Mme Marie-Claire Capobianco, directrice de BNP Paribas Wealth Management Networks, citée par le quotidien.La BMCI, une banque proche des entreprises, est “un atout fort pour le lancement d’une banque privée”, fait remarquer Mme Capobianco.D’ici 2013, cette nouvelle banque privée de la BNP Paribas au Maroc espère atteindre le milliard d’euros d’actifs sous gestion. Source : MAP

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