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- 1.9.2010: Tourisme Maroc : ce qui se lit ou le nombre de lits.
- 31.8.2010: 2 dhs le jour 3 dhs le soir. Un stationnement enfin précisé à Agadir.
- 30.8.2010: L'immobilier ne soutiendrait plus l'image ni le rang du Maroc ! Une histoire d'oiseaux chers qui se font rares...
- 27.8.2010: Où partent-ils en vacances, les Marocains ? Dans les pays moins chers, eux aussi…
- 26.8.2010: Effet Papillon ou effet Autoroute d'Agadir sur le tourisme 2010 ?
- 25.8.2010: Agences immobilières au Maroc ou des wagons trop attachés aux promoteurs…
- 24.8.2010: Petit tour de table au Maroc de l'immobilier de l'été 2010. Ciel bleu, mais morose.
- 23.8.2010: Résident Français à l'étranger : FRE administratif ou expatrié privé…
- 20.8.2010: Tourisme au Maroc en 2020… 20 millions avec un tajine au canard laqué
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Archive de la catégorie Finances
L’immobilier ne soutiendrait plus l’image ni le rang du Maroc ! Une histoire d’oiseaux chers qui se font rares…
30.8.2010 par admin.
Humour, quoique… Qui en doutait encore depuis la crise de la fin 2008 qui, elle aussi, ne devait jamais atteindre les côtes du pays ? Les analystes et gens sérieux n’avaient-ils pas annoncé la situation bien avant par leurs vols réguliers au-dessus d’un nid de coucous ?

Les mouettes en bord de mer ne voient plus arriver les pigeons commes lors des années précédentes, mais plutôt des cigognes qui viennent passer l’hiver seulement, et qui préfèrent garder leur nid le reste du temps en Europe, ou trouver nid en location pour l’instant, dans l’attente de la baisse des prix ou du retour de la raison chez les corbeaux.
Les secteurs chers, sans jeu de mots, quoique, comme le tourisme et l’immobilier, s’ils ont été deux vecteurs importants pour le développement du pays, soulèveront désormais la notion de la rançon du succès attendu, qui se paiera encore très cher et qui réclamerait plus des blanches colombes, symbole plus judicieux pour la suite de tous…
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http://www.lesoir-echos.com/2010/08/08/chere-chere-la-destination-maroc/
Chère, chère la destination Maroc !
La cherté de l’immobilier est attribuable, ente autres, aux marges bénéficiaires exorbitantes. Le Maroc se voit attribuer la 65e place parmi 111 destinations dans le monde pour les expatriés.Les rapports internationaux se succèdent et, malheureusement, se ressemblent pour le Maroc.
Encore une fois notre pays revendique un rang des plus inquiétants. Selon un récent rapport international, il s’est vu attribuer la 65e place parmi 111 destinations dans le monde pour les expatriés, classées selon le coût et la qualité de la vie. Il en ressort ainsi que notre pays reste plus cher comparativement à d’autres destinations concurrentes comme la Tunisie (83e), l’Egypte (80e) et la Libye (70e).
Il est, par contre, moins cher par rapport à la Turquie (50e), le Qatar (41e ), le Koweït (55e) et le Bahreïn (62e), rapporte le portail d’information africanmanager.com
Le rapport est établi sur la base des prix de l’immobilier touristique et les services quotidiens y afférant comme le transport, l’eau, l’électricité… sans oublier, bien sûr, les biens de consommation. Il faut dire aussi que la hausse des prix enregistrée sur le marché marocain tient en fait au rythme de croissance que connaît l’économie nationale, en lien principalement avec les grands chantiers lancés par le royaume.
Mais cette croissance ne devrait pas nous faire oublier que le coût de la vie dans un pays interroge ses avantages compétitifs. Et c’est là justement où le bât blesse.
Faisant recours aux nombreuses études et rapports internationaux, la destination Maroc demeure parmi les plus chères au monde. Chose surprenante du fait que la politique gouvernementale compte énormément sur les étrangers pour venir investir. Il faut savoir à ce titre que l’Etat débourse des milliards à travers ses compagnes internationales de communication pour la promotion des investissements étrangers.
Il a également érigé l’industrie touristique en priorité, voulant qu’elle joue le rôle de locomotive de la croissance de l’économie. Raison de plus pour revoir à la baisse les prix des biens et services, et de là les coûts de production. Pourtant, pour les expatriés, s’approprier un logement ou même se rendre pour faire des courses ne semble plus être une bonne affaire.
Cette cherté de l’immobilier est attribuable, ente autres, on se souvient de l’étude de McKinsey, aux marges bénéficiaires exorbitantes récoltées par les promoteurs. Sur ce terrain, il y a à boire et à manger pour l’Etat, si la volonté politique de réforme s’y met. Côté qualité de la vie, d’aucuns ne peuvent discuter les évolutions remarquables qui font aujourd’hui du Maroc l’une des destinations les plus attractives de par le monde. D’ailleurs, l’offre touristique Maroc présente des produits qui la démarquent des autres. Les étrangers ont droit à tous les biens et services auxquels ils sont habitués dans leurs pays d’origine. S’offrir le luxe a pourtant un prix.
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Retraités de France : oui, vous pouvez vivre au Maroc avec votre petite retraite.
18.8.2010 par admin.

Voilà ce que nous répondons aux messages que nous recevons parfois, ou par ce que nous lisons sur divers forums qui s’adressent aux expatriés, aux retraités et seniors.
Beaucoup ne savent aborder le fait que l’on peut vivre avec moins de 1000 euros par mois même au Maroc soit moins de 11.000 Dhs ! Et pourtant… Certes, si en changeant de pays l’on ne désire pas changer entièrement ses habitudes, il faut savoir s’adapter aussi et prendre connaissance des repères financiers d’un pays, avant d’y poser les pieds définitivement. Lire les grilles des salaires d’un pays ou voir ce que touche un retraité au Maroc peut parfois remettre les choses en place et relativiser ses propres difficultés, au-delà du simple prix d’un tajine ou du kilo de tomates de référence pour beaucoup de touristes de passage.
Ce serait plutôt aux jeunes Européens de s’inquiéter de leur retraite d’ici 20 ou 30 ans, qui risque de se retrouver plus proche certainement des retraites du Maroc actuelles, sous réserve que le concept de solidarité existe encore demain pour eux…
Pour les jeunes couples qui s’inquiètent de savoir si avec un travail au Maroc et moins de 3000 euros mensuels ils peuvent venir vivre au Maroc, ou comme lu cette semaine sur un forum, avec un contrat d’expatrié de 5000 euros net (55.000 dhs ou presque 30x le Smig)… CNSS et impôts payés, avec voiture de fonction et appartement payé par l’entreprise, qu’ils consultent la grille des salaires…
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Économie
Retraites : 1 115 DH en moyenne chez la CNSS, 1 694 chez le RCAR et 4 730 chez la CMR… une misère !
30% seulement de la population active occupée dispose d’une couverture de retraite.
En moyenne, ceux qui ont la CIMR perçoivent un complément de 2 200 DH en plus.
Peut-on vivre de sa pension de retraite au Maroc ? La question mérite d’être posée, d’autant que le dossier de la réforme des régimes de retraite est ouvert et que la conclusion principale qui ressort des études actuarielles est que les prestations sont trop «généreuses», menaçant de ce fait même la pérennité des caisses existantes.
Toute la question est de savoir pour qui ces prestations sont-elles généreuses. Les chiffres obtenus auprès des principales caisses, la Caisse nationale de sécurité sociale (CNSS) et la Caisse marocaine des retraites (CMR) en disent long sur le fossé qui sépare les retraités du secteur privé et ceux du public. Certes, sur cet aspect du problème, la raison est bien connue : à la CNSS, les cotisations se font sur une base plafonnée à 6 000 DH, par conséquent, au-delà d’une durée de cotisation déterminée et quel que soit le niveau du salaire que l’on perçoit, la pension de retraite ne peut dépasser, au mieux, 4 200 DH.
2 millions de salariés du privé n’ont pas de retraite complémentaire
Mais qu’est-ce qui empêche que les cotisations se fassent en fonction du salaire ? Pourquoi limiter à 6 000 DH ? Certes, les salariés du privé ont la possibilité de souscrire à une retraite complémentaire, mais combien ont-ils les moyens de le faire ? Alors que le nombre de salariés déclarés à la CNSS a atteint 2,2 millions à fin décembre 2009, celui des actifs cotisants à la CIMR est aux alentours de 250 000 ! Il y aurait donc, en gros, quelque 2 millions de salariés du privé officiellement déclarés qui ne bénéficient pas de la retraite complémentaire. Plus globalement, sur les 10,3 millions d’actifs occupés, seulement 30% environ bénéficient de la couverture retraite. Autrement dit, plus de 7 millions d’actifs occupés ne sont pas, à ce jour, affiliés à un régime de retraite. Un potentiel d’épargne très important ! La réforme projetée réussira-t-elle à y remédier ? Cela fait partie des objectifs qui lui sont assignés. Mais en attendant, combien perçoivent les retraités actuels ?
Les pensionnés de la CNSS, ceux qui ne sont couverts que par ce régime, pour la raison déjà évoquée, sont les plus mal lotis. La retraite moyenne y est de 1115 DH par mois, selon les données fournies par la CNSS elle-même. Une misère, puisque ce montant n’atteint même pas le SMIG (qui est de 2 030 DH) ! Et ce que cache cette moyenne est encore plus parlant quant à l’extrême faiblesse des pensions servies.
Sur les 365 107 pensionnés de ce régime, ils sont 111 851, soit 30,6%, à toucher une pension variant de 600 DH à 1 000 DH par mois, et 101 468, soit près de 28%, à percevoir une retraite comprise entre 1000 DH et 2 000 DH. Autrement dit, 58,4% des pensionnés de la CNSS, soit 213 319 personnes, ont une retraite qui va de 600 DH à 2 000 DH (voir le nombre de retraités par tranches de pensions).
Il faut cependant distinguer plusieurs catégories de pensions. Il y a d’abord la pension vieillesse, de loin la plus importante en nombre de retraités qu’elle concerne : 63,18%, soit 230 670 pensionnés. Pour cette catégorie, la pension moyenne est de 1620,43 DH. Il y a ensuite la pension de survivants qui représente 33,50% (122 302 personnes) avec une pension mensuelle moyenne de 763,87 DH. Viennent enfin la pension servie aux divorcés (6 024 cas) avec une moyenne de 728,98 DH par mois, la pension d’invalidité (5 504 personnes) avec une moyenne de 1 902 DH par mois et, de façon marginale, celle servie aux orphelins (607 personnes) avec une moyenne de 559,46 DH par mois. Comme on le voit, à la CNSS, plus de 35% des pensions servies sont des pensions de réversion.
A la CMR, la pension maximale peut atteindre 50 000 DH par mois
Les retraités civils de la Caisse marocaine de retraites (CMR), au nombre de 231 978, sont, eux, relativement plus choyés. En particulier les retraités principaux, qui représentent 68,4% de l’effectif total. La pension moyenne chez cette catégorie de retraités s’élève à 4 730,33 DH par mois. La plus élevée atteint les 50 000 DH par mois. Mais le gros de l’effectif (45,73%) perçoit une pension qui se situe dans une tranche, certes très large, allant de 2 500 à 10 000 DH (voir tableau).
Ce sont en tout cas plus de 9 milliards de DH que la caisse débourse chaque année pour ces 158 756 pensionnés principaux. Pour les «réversataires», en revanche, la pension moyenne dépasse à peine 1 000 DH (1 116,25 DH plus exactement). Concernant le Régime collectif d’allocation de retraite (RCAR), qui compte 96 784 pensionnés à fin 2008, la retraite moyenne était à cette date de 1 694 DH. Elle était déjà supérieure à celle de la CNSS. Le RCAR gère pourtant les retraites des personnels des collectivités locales, des administrations publiques (les non-titulaires) et des établissements publics, soit des entités où les salaires ne sont pas réputés pour être les plus élevés. Cela n’a pas empêché que le salaire plafond servant de base à la cotisation évolue chaque année depuis 1982 pour atteindre à la fin de 2009 un montant mensuel de 13 350 DH, soit plus que le double de celui en vigueur à la CNSS. Il est vrai cependant qu’avec la récupération de la caisse interne de l’OCP, de JLEC (Jorf Lasfer energy company), en attendant celle de l’ONE, le RCAR a hérité de droits acquis et aussi de cotisations substantielles. Enfin, la CIMR (Caisse interprofessionnelle marocaine de retraite CIMR), régime facultatif mais ô combien nécessaire pour relever la maigrichonne pension de la CNSS, sert une retraite moyenne de 2 185,70 DH par mois, selon son PDG, Khalid Chedadi. Là encore, il y a lieu de distinguer la pension principale, un peu plus élevée, et la pension de réversion inférieure à 1 000 DH. Le nombre de retraités de la CIMR s’élève en 2009 à 123 688. Au total, le gros de la population des retraités perçoit des pensions s’approchant à peine du SMIG. Une misère !
Salah Agueniou
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Economie et Maroc. Etat des lieux d’après crise ou crise de conscience ?
11.8.2010 par admin.
Quand la forêt brûle dans le monde, même une île déserte isolée en pleine mer ressent au moins un degré de différence à un moment. C’est l’effet papillon. Même si l’on feint de l’ignorer, les conséquences arrivent, plus ou moins problématiques. Le Maroc s’en sort mieux dans le monde côté crise, une bonne chose, mais l’échauffement des autres est néanmoins ressenti désormais.

Comme le dit l’article en conclusion ci-dessous… “Et si la crise économique mondiale avait comme impact « majeur » la mise à nue de la structure socio-économique ?” au Maroc …
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Maroc : La crise menace-t-elle les digues de l’économie nationale ?
L’impact de la crise économique mondiale commence à se faire sentir au Maroc alors que des acteurs institutionnels, le personnel politique ou encore certains « faiseurs d’opinions » ont déclaré, à maintes reprises, que « la crise n’a pas touché le Maroc car notre système financier n’est pas suffisamment arrimé à celui des grandes places financières et que notre croissance est tirée principalement par la consommation intérieure ». Donc, et selon eux, pas de risque sismique à l’ordre du jour.Cependant, la réalité semble toute autre. Si tout ne peut être imputé à la crise économique internationale, il n’en reste pas moins que des problématiques d’ordre structurel sont en phase d’émergence au sein du périmètre national. C’est le cas du secteur financier.
En effet, la Banque du Maroc injecte depuis plusieurs semaines près de 11 milliards de dirhams dans le circuit bancaire - au taux directeur de 3,25 % - afin de fluidifier le marché des liquidités, mis à mal depuis quelques mois (le manque de liquidités serait de plus de 20 milliards de dirhams).Les raisons ? Baisse des privatisations (qui étaient à l’origine de la surliquidité), forte croissance des crédits, faible épargne, chute des Investissements directs étrangers (- 46 % en 2009), fléchissement des transferts en devises des MRE qui représentent une part importante des ressources des banques, soit plus de 28 % des dépôts à terme (comptes rémunérés).
Il faut savoir qu’en fin mars 2010, les dépôts à terme des MRE se sont établis à 43,5 milliards de dirhams sur un volume total de 155 milliards de dirhams. C’est dire l’importance des transferts en devises des MRE pour les institutions bancaires et, en conséquence, pour le financement de l’économie nationale.
En ce qui concerne la démocratisation des crédits, la Banque du Maroc a décidé d’interpeller les banques pour plus de vigilance. En effet, à ce jour, les crédits accordés par les banques sont supérieurs aux ressources. Ce qui explique, entre autres, les tensions sur le marché des liquidités bancaires.Pour faire face à cette situation, la Banque du Maroc demande aux banques d’encourager l’épargne et de booster la bancarisation des populations. Population cible ? Les catégories les plus vulnérables. L’objectif est d’atteindre 50 % de bancarisation d’ici fin 2010. Aujourd’hui, le niveau de bancarisation se situe autour de 40 %, si on y intègre la Poste, récemment «reconvertie» en banque postale sur la base du modèle français.Autre problématique à gérer, et elle est de taille, la situation financière de la Caisse de Compensation.
Tous les voyants sont au rouge : le déficit a dépassé les 11 milliards de dirhams et l’année n’est pas finie. Il reste encore un semestre. Pour rappel, la Loi de Finances 2010 avait tablé sur un baril de pétrole à 70 dollars (aujourd’hui à environ 86 dollars) et une enveloppe de 14 milliards de dirhams avait été dégagée. Il se murmure que le déficit de la Caisse de Compensation pourrait s’établir à près de 24 milliards de dirhams, en fin 2010.
Du côté du gouvernement, on ne cesse de taper en touche pour gagner du temps car l’équation n’est pas simple. Comment faire pour que l’Etat continue à subventionner les produits de première nécessité (sucre, huile, gaz) alors que les finances publiques ne sont pas au beau fixe ? De plus, outre la pression financière, il doit gérer celle exercée par l’Union européenne (UE) qui exige une réforme profonde de la Caisse de Compensation voire sa disparition par la mise en place d’une «Caisse» (voire un Fonds), destiné à soutenir les populations les plus démunies. Ceci au nom de l’équité et de la solidarité.
Du coup, on peut s’interroger sur les effets directs et indirects de la crise internationale sur l’économie nationale.Et si la crise économique mondiale avait comme impact « majeur » la mise à nue de la structure socio-économique ?
Rachid Hallaouy Yabiladi.com
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Aérien au Maroc. Low cost ou vols au-dessus d’un tourisme de masse. Et “si l’économie était à revoir” ?
7.8.2010 par admin.

Low cost, un terme qui devient habituel en cette économie mondialement malade. Si ce terme est issu notamment du secteur aérien depuis plus d’une décennie, ce n’est pas la mode qui aurait étendu cette vision de prix et de services moins chers, pour ne pas dire au prix réel, que chacun attendait… La crise est-elle par les prix ou les prix seront-ils demain plus honnêtes et plus calculés, sans trop d’intermédiaires désormais, afin de relancer toute l’économie ? La loi de l’offre et de la demande sera-t-elle enfin régulée par une offre plus abondante que par les demandes, afin de répondre à cette inextricable synergie économique, financière, spéculative surtout ?

Faudra-t-il au Maroc comme partout ailleurs désormais revoir toutes les classifications des services, des rapports qualité-prix présentés qui, par la situation présente, ne renseignent plus les consommateurs au regard du produit et qui interpellent aussi les commerçants divers ?
Vous entrez dans un “5 étoiles” qui vous présente sur catalogue des prix qui relèvent d’une simple pension de famille, vous achetez désormais une voiture neuve guère plus cher qu’une épave trouvée dans les petites annonces, vous pouvez même trouver maintenant des maisons construites au Maroc par des étrangers vendues “au prix réel” des services et des compétences recherchés, (http://legroupement-agadir.com/construire-au-maroc/)
bien loin des prix clés en mains des promoteurs qui pour certains persistent encore.

La question de fond n’est peut-être pas la crise, mais éventuellement la correction et l’éthique qui, grâce à la situation actuelle, redeviendraient la normalité. Le low cost n’est-il pas en fin de compte, non pas une concurrence, mais la réalité de nos échanges plus transparents pour un lendemain déjà présent ? Une situation qui imposera enfin à certains commerçants de devoir se remettre en cause, et de jouer la vraie concurrence des prix au regard de la vraie qualité, pour le bien des acheteurs, enfin…
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Le low-cost s’impose au Maroc
Les vols à bas coût ont le vent en poupe. Dans le royaume chérifien, les compagnies low cost accaparent aujourd’hui 35 % des vols (5 % de plus que l’an dernier) et grignotent du terrain. Première d’entre elles, Ryanair a doublé ses vols marocains, avec 123 fréquences hebdomadaires. La compagnie irlandaise – qui pourrait devenir en 2010 le premier transporteur aérien au monde en nombre de passagers (66 millions) en passant devant Air France-KLM – cible notamment les touristes européens à destination d’Agadir et de Marrakech.Viennent ensuite la britannique EasyJet (89 fréquences, + 25 % en un an), sur le même créneau de clientèle, puis la marocaine Jet4you (86 fréquences, + 62 %), qui opère depuis huit aéroports du royaume, et enfin l’émiratie Air Arabia (+ 13 %), lancée en 2009, qui a installé un hub à Casablanca et qui séduit les Marocains de l’étranger.
Ces compagnies ont profité de la libéralisation du marché aérien en 2004 puis de l’accord « Open Sky » signé avec l’Union européenne fin 2006, qui a simplifié l’ouverture de lignes entre le royaume et l’Europe. « En 2004, il y avait 22 transporteurs aériens dans le pays, ils sont 44 aujourd’hui, dont 18 low-cost », se félicite Hamid Zhar, directeur du transport aérien, pour qui le dynamisme de ces compagnies favorise le tourisme et les déplacements des Marocains de l’étranger vers le pays.
La Royal Air Maroc (RAM) a souffert de cette offensive, mais a réussi, en adaptant ses prix, à conserver 50 % du marché. Tentée elle aussi par le low-cost, elle a créé en 2004 Atlas Blue, mais n’a pas réussi à lui appliquer ce modèle économique : handicapée par un parc d’avions hétéroclite et un système de réservation sur internet obsolète, la filiale n’a jamais réussi à percer. La RAM n’a pourtant pas renoncé à tirer son épingle du jeu: le 8 juillet, elle a annoncé son intention d’acquérir 66 % de Jet4you, propriété du tour-opérateur allemand TUI depuis 2008.
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Autoroute d’Agadir, suite et fin ou le tarif qui rassure…
6.8.2010 par admin.
Sujet déjà abordé à plusieurs reprises ces dernières semaines, voilà le point final que chacun devait attendre après l’ouverture et la gratuité provisoire annoncée, la commercialisation et les péages fonctionnent désormais sur le nouveau tronçon Marrakech Agadir.
Un tarif que craignaient certains, correct pour les uns, toujours trop cher aussi pour les autres que nous comprenons bien aussi, un calcul qui reste à faire par chacun, le temps étant de l’argent pour tous.
Bonne route et prudence surtout, une autoroute même en montagne réserve quelques belles côtes, donc quelques belles descentes qui incitent à se laisser aller à la vitesse. Soyez sur vos gardes si vous découvrez ce nouvel axe. Vérifiez bien l’état de votre véhicule, le nombre de voitures sur les bandes d’arrêt d’urgence est important les jours de grande chaleur… Le service dépannage est quant à lui plus conséquent que le péage pour rappel…
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Article complet sur:
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Autoroute Marrakech-Agadir
Un trafic moyen de 4.000 véhicules/jour
· Casablanca-Agadir: 150 DH pour les véhicules légers
· Les poids lourds devront débourser 253 DH pour le même trajet

Fin de gratuité pour l’autoroute Marrakech-Agadir, ouverte récemment à la circulation. Désormais, ce tronçon de 180 km, gratuit depuis sa mise en service le 21 juin, est devenu payant depuis hier, mercredi 21 juillet.
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Une Caisse d’Epargne au Maroc : Oui, mais avec des noisettes plus craquantes…
3.8.2010 par admin.

Moins d’épargne au Maroc, moins d’investissements internes. Les bas de laine se vident à un moment, le système s’enrhume, force est de quérir médecine auprès d’autres investisseurs.
Mais “investir” est le leitmotiv depuis plus de 10 ans et même avant, ce qui a pleinement profité à nombre de Marocains comme d’étrangers d’ailleurs, plutôt que de thésauriser pour des miettes. La banque n’étant pas non plus envisagée par beaucoup comme le coffre-fort, préférant le solide en majorité, par tradition culturelle aussi. “Un terrain ou une bâtisse valent mieux que deux pour cent tu auras… Inch’Allah.” Les Marocains n’ont pas eu besoin de faire des études en économie ces dernières années comme les banquiers pour comprendre cela bien avant eux et la bancarisation présente est encouragée désormais. Banquiers qui eux aussi savent très bien prêter dans le contexte du foncier et de l’immobilier depuis des années. La boucle est bouclée.
Reste à Rabat à régler le problème, comme d’habitude… et à réinventer la Caisse d’Epargne pour inciter les gens à récolter quelques noisettes, plus croquantes pour eux que leurs placements solides actuels… Aux écureuils d’être généreux…
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Économie
Alerte, l’épargne couvre de moins en moins les investissements
- Le besoin de financement était de près de 37 milliards de dirhams en 2009 et devrait augmenter en 2010 et 2011.
- 80% de l’épargne est d’origine interne et une bonne partie provient des ménages dont le pouvoir d’achat a baissé.
- Le manque d’instrument permettant de drainer l’épargne longue n’incite pas les ménages à thésauriser.
C’est le dilemme dans lequel se trouve l’économie marocaine : la dynamique d’investissement à l’œuvre depuis une dizaine d’années est sans doute, avec la consommation des ménages, un des moteurs puissants qui ont porté la croissance économique, mais cette dynamique est désormais confrontée à un problème de financement.
Les chiffres, tout ce qu’il y a d’officiels, en disent long en effet sur la divergence qui caractérise les courbes d’investissement et d’épargne depuis maintenant deux ans et qui s’aggrave de plus en plus. Le ministre des finances, Salaheddine Mezouar, a d’ailleurs évoqué le sujet lors de la quatrième réunion du Conseil national du crédit et de l’épargne du 6 juillet, et annoncé par la même occasion la création d’une commission technique dédiée à la problématique de l’épargne. Celle-ci devrait proposer des mesures favorables à l’épargne à insérer dans la Loi de finances 2011. Rappelons à ce propos que le sujet était déjà sur la table à l’automne dernier, au moment de la préparation du Budget 2010, mais pour des raisons liées à la baisse des recettes fiscales, les mesures alors concoctées en faveur d’une épargne longue ont été laissées de côté, de crainte d’aggraver le déficit budgétaire prévu.
Mais il y a urgence désormais, comme le montrent les statistiques du Haut commissariat au plan (HCP). Le compte épargne-investissement pour 2008 et 2009 a en effet dégagé un besoin de financement de 5,2% et 5% du PIB, soit respectivement 35,8 et 36,8 milliards de DH qui manquent pour que l’investissement soit couvert par l’épargne.
Les estimations pour 2010 et les prévisions pour 2011 font état d’un déficit du compte épargne/investissement encore plus important: 5,6% du PIB en 2010 et 6,3 en 2011. A ce rythme, et si rien n’est fait pour redresser la situation, les équilibres macroéconomiques, patiemment mis en place depuis une quinzaine d’années, risquent d’être rompus. Les raisons qui ont conduit à ce déséquilibre entre épargne et investissement sont connues. Il y a d’un côté l’accélération du rythme des investissements, en particulier depuis 2007, et, de l’autre côté, l’avènement d’une crise qui a considérablement réduit les ressources aussi bien internes qu’externes.
Depuis 1998, et jusqu’en 2007, le taux d’épargne a toujours été supérieur à celui de l’investissementL’examen des comptes nationaux montre en effet que sur une dizaine d’années environ (entre 1998 et 2006), le taux d’épargne a toujours été supérieur aux taux d’investissement. Ceci reflétait d’ailleurs non pas une croissance exceptionnelle de l’épargne mais plutôt une atonie des investissements qui étaient en moyenne de 25% du PIB, contre un taux d’épargne moyen de plus de 28%. C’était l’époque où les entreprises, excepté les grandes, avaient des difficultés d’accès aux financements, et les banques utilisaient le surplus d’épargne pour acheter des titres publics et stocker le reliquat à la Banque centrale.
Depuis 2007, cependant, on assiste à un croisement des courbes d’épargne et d’investissement, en raison notamment, comme déjà indiqué, de l’accélération du rythme des investissements. Mais dans le même temps, les mécanismes de collecte de l’épargne, en particulier l’épargne longue, sont restés à peu près ce qu’ils étaient, c’est-à-dire globalement peu attractifs.
La crise, avec son lot de baisse des transferts courants, principalement les envois des MRE, les recettes touristiques et des investissements directs étrangers (IDE) est venue en 2008 compliquer la donne : pour la première fois, depuis les années 80, la balance des paiements est en déficit (-11,5 milliards de DH). Le compte courant enregistrait, lui, son deuxième déficit : -35,9 milliards après -571 millions de DH en 2007. En 2009, le solde négatif du compte courant s’est aggravé (-36,8 milliards), tandis que le déficit de la balance de paiement était limité à 1,6 milliard grâce à l’excédent du compte de capital et d’opérations financières.
Clairement, le contexte extérieur est devenu plus que pesant, d’autant que les exportations, pour les raisons souvent évoquées ici (manque de compétitivité et de diversification géographique notamment), n’arrivent toujours pas au moins à équilibrer la balance commerciale. Si bien d’ailleurs que si jusqu’en 2006 le compte courant était excédentaire, c’était grâce aux transferts des MRE et des recettes touristiques. Autrement dit, ce sont ces deux rubriques qui comblaient chaque année le trou résultant des échanges commerciaux !
La consommation des ménages progresse plus que le PIBMais, en réalité, l’épargne, dans sa composition, est pour l’essentiel d’origine interne. En 2009, l’épargne intérieure représentait 81% (soit 184,5 milliards de DH) de l’épargne nationale et 25,1% du PIB. Et elle est en très grande partie le fait des ménages. Or ceux-ci, nous dit en substance Najib Ibn Abdeljalil, professeur universitaire, associé et fondateur du cabinet Ifconsulting, n’ont plus vraiment une grande capacité d’épargne du fait que de la baisse de leur pouvoir d’achat (voir entretien en page précédente). Et du coup, l’arbitrage est vite fait en faveur de la consommation. Il y a quelques jours, un haut responsable gouvernemental confiait à La Vie éco, à ce propos, que «ce rythme d’évolution de la consommation pose problème aujourd’hui avec les difficultés de financement qui apparaissent». La consommation des ménages a en effet progressé de 6% en 2008, 4% en 2009 et le HCP prévoit qu’elle croîtrait de 5,2% pour cette année et le même taux pour 2011. Notre interlocuteur n’était pas loin de préconiser des mesures pour ralentir les importations car, jugeait-il, elles contribuent à augmenter la consommation en raison des prix bas de nombreux produits importés.
En fait, le problème est moins celui des importations que des exportations, comme le premier responsable de ce secteur, Abdelatif Maazouz n’a cessé de le répéter depuis qu’il est à la tête du département. Mais au-delà de l’épargne d’origine externe, le problème est d’abord interne, comme le notent nombre de spécialistes des questions de l’épargne. Autrement dit, il s’agit d’encourager les agents économiques nationaux à épargner. Mais là encore se pose une question : l’épargne est-elle une affaire de revenus ou d’instruments de collecte de fonds adaptés aux mobiles des épargnants ? M. Ibn Abeljalil pense qu’il faut combiner les deux.
Questions à Najib Ibn Abdeljalil, Professeur universitaire : Il faut offrir des taux incitatifs et progressifs en fonction de la durée des placements
Le besoin de financement provient de l’écart entre l’épargne nationale et les investissements engagés. L’importance croissante de ce gap s’explique des deux cotés. Côté épargne, la situation de crise qui a démarré en 2008 et qui perdure encore aujourd’hui, induit non seulement une baisse des ressources de l’Etat et donc de l’épargne publique, mais aussi un rétrécissement des revenus des ménages et donc de l’épargne privée. La perte de pouvoir d’achat des ménages augmente la propension à consommer et réduit celle de l’épargne. Enfin, les aides familiales provenant des transferts de MRE et les IDE ayant connu une réduction, sinon une stagnation depuis 2008 ont accentué la pression à la baisse sur l’épargne disponible. Le taux d’épargne, en particulier sur les trois dernières années, a connu une baisse. Coté investissement, l’Etat, depuis le début des années 2000, s’est progressivement lancé dans des programmes de plus en plus importants et structurants, effort qu’il a volontairement poursuivi depuis 2007 pour contrebalancer les effets négatifs de la crise internationale. Il ne faut pas s’en plaindre.
On parle depuis plusieurs années de mesures incitatives pour développer l’épargne longue et il en est question pour la Loi de finances à venir…
Plusieurs mesures pourraient être édictées pour encourager l’épargne et en particulier l’épargne longue. La première est de veiller à une rémunération réelle, positive et intéressante, de la petite épargne. Les taux créditeurs servis sont aujourd’hui faibles eu égard au taux d’inflation et donc non incitatifs pour la petite épargne, matérialisée par les dépôts des ménages auprès de la poste sur des carnets d’épargne mais aussi auprès du système bancaire. On pourrait par exemple créer des carnets de dépôt dont les montants seraient plafonnés (200 000 DH par personne) et qui pourraient recevoir un taux de rémunération réelle, motivant et, peut être, indexé sur l’inflation. La seconde mesure consiste à stabiliser l’épargne et par conséquent offrir des taux de rémunération croissants en fonction de la durée de blocage des fonds ; mettre en place des produits d’épargne logement à durées variables avec des taux de rémunération également en fonction de la durée; mettre en place des plans d’épargne entreprise, facilitant la création d’entreprises nouvelles ou la participation à l’investissement dans des PME non cotées ; ou encore défiscaliser, avec plafonnement, les plus-values résultant d’investissements dans des actions cotées au-delà d’une durée de placement de 5 ans par exemple. La troisième mesure consiste à attirer l’épargne étrangère, moyennant une politique de change souple et adéquate.
Salah Agueniou
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Maroc. La vision “Low Cost” internationale qui arrive est une réponse présente pour l’économie marocaine
28.7.2010 par admin.

Le malheur des uns fait le bonheur des autres, une certitude en matière comptable sur un plan économique.
Crise, baisse des pouvoirs d’achat en occident, restriction annoncée pour les dix prochaines années au nord, voire plus certainement. Tout converge, afin que la machine productive et économique ne s’arrête pas, vers la recherche d’une suite mais avec quelques zéros en moins ou en déplaçant la virgule sur les bilans. Mais comme c’est général plus ou moins, chacun devrait s’y retrouver encore. Relocalisation, certains craignent cela au sud ou plus à l’orient ; de là à voir toutes les usines européennes rejoindre le pays d’origine, l’idée laisserait rêveurs de nombreux syndicats français et autres ou les divers ministres du travail en Europe.
La baisse est donc un plus pour les pays qui sont financièrement dans le moins, ou dans le jeu économique. L’époque où l’ouvrier français se verrait attribuer la grille de salaires des pays en développement depuis quelques années n’est pas encore arrivée. Par contre cela fera les beaux jours des entreprises de ces pays qui voient et verront arriver encore plus des commandes et des investisseurs professionnels chez eux.
Le Maroc voisin est la porte de l’Europe, déjà quasi labellisée par cette dernière de par ces accords avancés, juste à pousser, mais elle sait rester bien ouverte…
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Le Maroc: le nouvel eldorado de la délocalisation?
Après avoir été longtemps délaissé par les industriels, le Maroc est en passe de devenir la destination favorite des entreprises à la recherche de coûts de fabrication attractifs.

Au palmarès des pays préférés des industriels à la recherche de coûts de fabrication attractifs, il y avait déjà, notamment, la Chine, l’Inde, les pays d’Europe de l’Est et la Tunisie. Il faut désormais également compter avec le Maroc.
Depuis quelques semaines, de pleines pages de publicité vantant le « Maroc industriel » fleurissent dans les magazines économiques. Elles sont le fruit d’une politique industrielle affirmée mise en œuvre dans ce pays depuis quelques années. Il faut dire que les élites marocaines enrageaient de voir les notations de leur pays sur le plan des investissements industriels : 128ème rang au classement Doing Business de la Banque Mondiale, et 73ème rang de l’étude de compétitivité du World Economic Forum. Pas de quoi pavoiser ! Pourtant le nombre d’industriels adeptes du « Made in Morocco » est sans cesse croissant. Depuis 1999, ce sont les projets dans les infrastructures qui ont tout d’abord déferlé sur le pays : autoroutes, tramways, ports et bientôt TGV (vendu par Alstom !). Et depuis 3 ou 4 ans, les projets industriels ont pris le relais : automobile, aéronautique, énergie ou offshoring (délocalisation de services informatiques), en provenance d’Europe, du Japon ou des États-Unis.
Si les investissements déjà réalisés sont encore plutôt de petite taille, et sur des opérations à faible valeur ajoutée, la tendance est très nettement à la hausse, aussi bien en nombre qu’en taille des projets. A ce titre, la future usine de Renault, en construction sur la zone du port Tanger-Med, vise par exemple une production de 400 000 véhicules/an, et sera la plus productive de toutes les usines du groupe. A elle seule, elle devrait compter 6 000 salariés, plus 30 000 chez les fournisseurs. Et il est même prévu la construction d’une ville nouvelle de 50 000 habitants à proximité !Afin d’atteindre son objectif, l’État marocain ne s’est pas contenté d’afficher sa volonté politique de développement industriel. Il l’a accompagnée de mesures et de programmes particulièrement incitatifs. Tout le corpus réglementaire et fiscal a été adapté, des aides pour les PME ont été initiées, des zones franches créées, et une politique de parcs d’activité lancée. Seize plates-formes industrielles sont ainsi au programme, avec mobilisation du foncier, viabilisation et services associés. Certaines existent déjà, comme la zone franche TFZ, qui en dix ans, a permis d’accueillir 522 entreprises pour 50 900 emplois. Des entreprises exportatrices particulièrement soignées sur ces zones franches : franchise d’impôt pendant 5 ans (8,75 % ensuite), pas de TVA, ni de droits de douane, ni de contrôle des changes.
Le Maroc joue donc à fond ses atouts : un coût du travail bas (le Smic à 1 euro de l’heure), une fiscalité très attractive pour les exportateurs, la proximité avec l’Europe, et des infrastructures modernisées. Seuls bémols ? Le marché de l’emploi qualifié est plutôt réduit, et des tensions apparaissent sur les salaires. Auxquels il convient d’ajouter une bureaucratie encore assez pesante.
Mais tout est là pour que le Maroc puisse « piquer » des clients à l’Europe de l’Est devenue trop chère, et à l’Asie trop lointaine et risquée (contrefaçon, délais trop longs, qualité parfois insuffisante…). Voire à la Tunisie, jusqu’à présent le pays du Maghreb le plus développé industriellement parlant.
Et si l’on en croit la Fédération française de la mécanique, qui fait le plein à chacune de ses missions de prospection au Maroc, les délocalisations ont, malheureusement, encore de beaux jours devant elles !
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Autoroute Marrakech Agadir, la gratuité est terminée.
23.7.2010 par admin.
Toutes choses ont une fin, surtout les meilleures. Pour ceux qui ont eu l’occasion de l’emprunter, de la tester ces derniers jours depuis l’inauguration officielle, l’autoroute d’Agadir entre dans sa phase commerciale depuis ce mercredi.

Un rappel pour dire encore bravo pour ce cordon qui soulage réellement, même si tous en cœur nous pouvons chanter : “Pourtant, que la montagne est belle… Comment peut-on s’imaginer…” Mais à découvrir un peu plus bas dans les vallées désormais, une autre vision de cette dernière aussi belle et nouvelle…
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Article complet sur:
Fin de la gratuité de péage sur le tronçon autoroutier reliant l’échangeur de la R n° 8 à Agadir
Cette mesure sera appliquée à compter du mercredi 21 juillet à 12H00.
Le tronçon autoroutier reliant l’échangeur de la route nationale n° 8 à Agadir (180 Km), mis en service depuis le 21 juin dernier, sera assujetti au péage au niveau de toutes les gares de péage, indique mardi la Société nationale des autoroutes du Maroc.Un communiqué de la société précise que cette mesure sera appliquée à compter du mercredi 21 juillet à 12H00 et ce quelle que soit l’heure d’entrée à l’autoroute.
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Crédit au Maroc. Des règles du jeu pas toujours bien comprises.
20.7.2010 par admin.

Bancarisation et ensuite prêt, en veux-tu, en voilà, mais un service en plus ou une facilité qui ensuite se paie, ou plutôt se rembourse.
L’argent qui dort dans le bas de laine, entre les piles de draps, au fond du puits, ou transformé en m² de foncier ou en quelques murs élevés a laissé place aux banques, mais a révélé le principe du prêt avec intérêts, une des formes de l’usure parfois, qui piège les moins avertis du système.
Entrez, entrez, braves gens ! Les plaquettes et la communication suffisent pour rapidement se retrouver avec l’argent que l’on n’a pas encore, mais qui se transforme par des changements rapides et incertains de la vie en problématique, quand l’on ne respecte pas les règles de ce jeu, où le plus puissant reste toujours le gagnant. La société de consommation a désormais franchi les portes orientales et charmera de plus en plus de désargentés qui ne pourront attendre d’avoir pour obtenir leur rêve, en oubliant que le cauchemar arrive aussi parfois ensuite.
Du petit qui finance son mouton pour garder tête haute en famille ou face aux voisins, à celui qui, même diplômé, ne peut commencer ses projets faute de famille aisée, aux jeunes couples indépendants qui n’ont pas d’autres solutions pour se loger, la main qui donne d’un côté cache la main qui reprend aussi vite et bien plus sur chacun. Le prêt est à étudier dans le cadre d’une sécurisation qu’oublient beaucoup de particuliers, qui devraient davantage se comporter comme des entrepreneurs plutôt que comme simples consommateurs rêveurs devant les distributeurs de toutes les marchandises qui ne viennent plus à manquer, comme les remboursements ensuite.
A ce petit jeu il semble qu’au Maroc les plus oublieux ne seraient pas les moins nantis mais les plus hauts salaires, ce qui prouverait effectivement que la spirale du consumérisme a bien implanté son virus comme en occident, celui du toujours plus sans fin. Mais si crédit rime avec plaisir, prêt rime parfois avec huissier, ou surendettement qui arriverait aussi avec le temps.
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Maroc/Endettement : Le mythe du riche flambeur avéré ?
C’est le constat paradoxal qui ressort dans L’Economiste, qui cite ce mercredi un récent rapport de Bank Al Maghrib (BAM) sur l’état des crédits non remboursés, qui semblent plus importants chez les personnes à revenus aisés. Paradoxal, mais pas totalement dénué de sens…
Les riches sont bien les

plus mauvais payeurs! Source: L’Economiste
Le rapport de BAM cité dans le quotidien L’Economiste fait état d’une hausse des créances en souffrances (CES), autrement dit, des emprunts non remboursés pour l’année 2009, pendant que leur taux de couverture notamment par les approvisionnements bancaires est en baisse.
Les premiers concernés par ce constat, les sociétés de financement, principalement les « sociétés de crédit à la consommation », dont le taux de CEF aurait pratiquement doublé en un an, pour avoisiner aujourd’hui les 15%, tandis que le taux de couverture aurait chuté de 5 points.
Si pour l’Association professionnelle des sociétés de financement (APSF) une telle situation traduit une confiance accrue dans le recouvrement des dettes contractées, L’Economiste parle d’une « lecture optimiste » de la situation.
Il soulève un fait de prime abord surprenant : les taux de crédits non remboursés sont plus importants pour les personnes à revenus aisés. Pour confirmer cet état des lieux, le quotidien avance les statistiques suivantes : en 2009, le taux de CES est de 16%, et supérieur de 3 points par rapport à 2008, pour une catégorie d’emprunteurs dont le revenu est supérieur à 20 000 Dhs. En revanche, ce chiffre est de l’ordre de 9% et en net recul par rapport à 2008, lorsqu’il s’agit des personnes ayant un revenu compris entre 4000 et 5000 Dhs.
Le constat a de quoi surprendre, quand on sait, d’après L’Economiste que « le taux d’endettement est inversement proportionnel au revenu ». En d’autres termes, pour un revenu de 24 000 Dhs par exemple, le taux d’endettement moyens ne serait que de 10%, et donc une grande partie du montant reste disponible.
Une explication serait à chercher dans la facilité, pour les personnes à revenus aisés de réaliser des dépassements dans leurs budgets déjà assez conséquents. Comme le mentionne l’Economiste, « la délivrance rapide d’un crédit ne fait aucun doute » quand on est un client aisé d’une banque. Le quotidien ajoute que question standing, les riches auraient souvent plus de mal à diminuer leur train de vie. Il cite un professionnel du secteur, selon qui « l’image du riche flambeur n’est pas qu’un cliché, elle est quelques fois bien réelle. »
Yann Ngomo Yabiladi.com
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Printemps, saison des MRE, automne, hiver, ou les saisons vaches à lait marocaines…
19.7.2010 par admin.

L’on frotte le tapis rouge des investisseurs toute l’année, dont une partie se nomme MRE. De fait la saison de l’été se transforme chaque année en saison des MRE. Le printemps étant la saison des retraités, l’automne des résidents que l’on attire fiscalement, et l’hiver celui des entreprises, en saupoudrant l’année entière de touristes de passage. Cerise sur le gâteau, les médias qui observent le terrain… Comme déjà abordé dans nos propres articles, de quels MRE parle-t-on ?
Pas étonnant que les médias qui reprennent le sujet régulièrement n’y montrent parfois qu’une image orientée, soit pour des raisons de ligne éditoriale, politiques, sociales ou autres et selon son auteur, et que chacun se limite ainsi à sa propre vision sur ces MRE. Il en est de même d’ailleurs pour la vision des ERM, des étrangers qui résident au Maroc, ou des FRE, Français résidant au Maroc mais vus de la France… Donc des visions qui sont entretenues par les divers écrits comme sur Internet, peut-être par manque de transparence du sujet MRE entendu depuis quelques années par les diverses autorités qui ne visent elles aussi qu’une image trop arrêtée sur cette communauté.
Le MRE, Marocain expatrié qui revient chez lui chaque année, serait le modèle type que l’on nous montre régulièrement, mais sur une population estimée à plus de 5 millions de MRE, combien sont dans ce type de classification encore, et resteront-ils en nombre dans le temps ? A voir les jeunes débarquer de France, nous voyons de plus en plus une autre catégorie que celle visée uniformément dans les discours, qui même s’ils ont officiellement des droits au Maroc par une binationalité sont de plus en plus des Européens, de seconde, de troisième, voire de quatrième génération parfois, qui ne découvrent le pays de leurs anciens qu’en total décalage culturel. A les entendre réagir aussi sur de nombreux sites ou blogs Internet il semble aussi qu’ils ne se sentent pas toujours les mieux accueillis au pays de leurs pères, souvent moins bien d’ailleurs selon eux que les touristes classiques.
Il serait temps de clarifier la notion de MRE de manière plus sociologique et plus stratifiée, ce que sait faire l’ensemble des médias involontairement si nous les réunissons par leurs visions diverses et leurs articles réguliers, mais cela serait à faire dans un objectif certainement moins intéressé et plus scientifique. Mais au regard de la crise, des rentrées financières moindres des MRE, d’investissements réduits de leur part, du Ramadan qui arrive et qui durera pendant la saison des MRE pour les prochaines années, les chiffres parleront encore, au même titre que les médias.
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Arrivées estivales des MRE : « Wech-Wech cousin », vaches à lait ou simples vacanciers? C’est la « saison » des « zmagris », l’occasion pour la presse marocaine de sortir de nombreux numéros spéciaux MRE, de s’approprier de différentes manières ce « grand retour » estival – mais aussi de nourrir des clichés gros comme des tours HLM…

Il n’y a pas que la Fondation Mohamed V qui souhaite la bienvenue aux MRE. Quotidiens, hebdomadaires, mensuels – la presse s’est également saisie du dossier des vacances au bled. Le quotidien gratuit Aufait prévoit un numéro spécial MRE à sortir dans les prochains jours, Les Echos l’a publié il y de cela plus d’une semaine. L’hebdomadaire Le Temps consacre une enquête spéciale aux MRE et le Courrier de l’Atlas le dossier de son édition juillet/août.
Les titres démontrent déjà les différences de perception qui peuvent exister. Si Le Temps annonce en couverture de son numéro 58 (10-16 juillet 2010) « la fin du mythe des MRE », il parle plutôt de l’économie de la « saison des MRE » dans les pages consacrées au sujet. Une analyse économique qui reflète une grande partie des discours médiatiques en la matière. Les MRE sont vus à travers leur apport économique au pays d’origine, on parle de bonne ou de mauvaise « saison », et on décrypte les politiques mises en place pour favoriser une bonne « récolte ». Bien sûr, les analyses changent selon le point de vue de l’auteur. Les uns critiquent, les autres présentent les mesures prises par les autorités.
Le titre du supplément des Echos du 5 juillet 2010, entre dans le deuxième cas de figure. Intitulé « Le grand retour », l’idée de la « saison » est proche, et le contenu en témoigne. Financé par le ministère chargé de la Communauté marocaine résidant à l’étranger, il était prévu, selon nos informations, qu’il ne traite que le sujet des investissements des MRE au Maroc. Par manque de textes, d’autres sujets (culturels) ont trouvé leur place dans le supplément, mais l’objectif du ministère des MRE est clair. Inciter davantage de MRE à s’engager sur le terrain des investissements productifs au Maroc, secteur qui traine un peu la patte en comparaison aux transferts d’argent. Mais ces derniers aussi auraient dépassé leur zénith. La « saison 2007 » était la meilleure de l’histoire, avec environ 55 milliards de dirhams transférés. Depuis, la « récolte » baisse, dépassant à peine les 50 milliards de dirhams en 2009.
Le ministère est actif pour rendre le pays plus attrayant pour des investissements des MRE, mais il bataille également sur le champ des discours. Les liens entre MRE et le Maroc sont présentés en permanence comme étant tout à fait « naturels ». Douter de l’appartenance d’un ressortissant étranger d’origine marocaine n’entre pratiquement pas dans le possible des discours officiels. Le ministère insiste plutôt sur le MRE jeune, actif, peut être entrepreneur, en tout cas hautement qualifié, quelqu’un qui s’investit dans le développement de son pays d’origine. Comme le précise le ministre Mohamed Ameur dans ce même supplément, son département privilégie pour cela, « bien plus encore que [les] investissements directs, la mobilisation de nos compétences expatriées ».
Cette image, on peut la retrouver par exemples dans les brochures de l’opération Marhaba de la Fondation Mohamed V. Mais les photos choisies par Les Echos pour illustrer le supplément MRE reflètent plutôt le contraire. Meilleur exemple : l’interview dans lequel M.Ameur explique sa stratégie pour améliorer l’investissement des MRE dans les secteurs productifs au Maroc est illustrée, sur deux pages, par une photo d’un groupe d’ados en pull à capuches et/ou avec casquette, sous la pluie, en bas d’un bâtiment en très mauvais état (voir ci-dessous). C’est cette image triste qui entoure la photo du ministre. En constatant l’anachronisme entre l’illustration et le contenu, le ministre a dû se dire, dépité : « Ils m’ont karchérisé mon message ! »

Mais cela reste une image courante, qui reflète bien ce réflexe répandu au Maroc d’associer les MRE aux jeunes « racailles » de banlieue traînant dans la rue et au stéréotype du « wesh wesh couz » qui vient au Maroc pour frimer et se déchaîner. Ce stéréotype, Casawaves, blog d’un expatrié français à Casa, l’entretient à l’état pur à l’occasion des vacances d’été, dans son fil d’actualité sur Facebook. Le titre en dit déjà long : « Wesh cousine ! » L’auteur, « Miss Casa », fait dans le populisme et la moquerie teintés de condescendance : Casa serait maintenant « envahie » par Momo, Rachid et Elham (MRE, sic!), au « look wech-wech », rêvant « d’importer la mode urbaine des voitures brûlées au Maroc » pour l’un, et du passeport d’une petite amie italienne (tout en épousant une « bent bladou pure souche ») pour l’autre. La fille, « MREtte », « joue la starlette sur les plages […] mais dès qu’elle entrouvre ses lèvres, on a presque envie de ‘l’éteindre’, tellement elle fait ’sa bouffonne ’ ». Le « manque de scrupules de Rachid, le manque de respect de Momo, et le manque de classe d’Elham » seraient même capables de « rendre Casa plus bordélique qu’elle ne l’est déjà ».On peut apprécier la caricature et l’ironie, encore faut il avoir un message à transmettre pour éviter la moquerie gratuite. Ce message est toutefois difficile à trouver…
Un monde sépare ce texte du dossier « Réussir ses vacances au Maghreb » du Courrier de l’Atlas dans son numéro juillet/août. Sans parler des MRE et de les juger, ce dossier s’adresse directement à tout ceux qui, justement, veulent passer leurs vacances au Maghreb. « Tonton du bled » de 113 y trouve son entrée, le ramadan qui s’avance de plus en plus vers l’été, des conseils « comment éviter les galères au bled »… Des articles qui s’adressent à ce que sont les visiteurs en été : des vacanciers dans un pays que certains connaissent mieux, d’autres moins bien. Certains sont plus intéressés à ce qui s’y passe que d’autres, et ces intéressés, le Courrier de l’Atlas les invite notamment à suivre une visite proposée par Casamémoire. Un tour de Casa en dehors des sentiers battus, qui tente de montrer ce que cache le stéréotype de Dar el Beida, la bordélique.. A méditer.
Frederic Schmachtel Yabiladi.com
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