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Archive de la catégorie Europe

Les seniors au boulot, les juniors au pôle emploi…

La crise n’aura pas eu que des désavantages. Après analyse il ressort que, sur le plan individuel à divers niveaux, cela force les gens à voir autrement leurs activités, leurs horizons, voire à étendre leur lieu de vie jusqu’à partir à l’étranger pour l’avenir plus ou moins proche. 

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Malheureusement cela ne soulève pas les possibilités des plus jeunes dans une vision de vie à commencer socialement, mais les plus anciens ou ceux déjà en place à se maintenir dans nos systèmes, voire plus une optique de survie, ou afin de ne pas avoir moins prochainement. 

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Voilà que la sécurisation tant attendue dans les années 70 en Europe et en France, qui faisait que chacun “rêvait” d’entrer soit dans l’administration pour arborer fièrement la cocarde “Fonctionnaire” ou un peu moins en se trouvant une place plus ou moins assurée dans une grande entreprise privée, ne suffit plus à atteindre la retraite, et maintenant à devoir la dépasser. 

La crise force ou oblige désormais en occident à faire appel de plus en plus au système D, ou I comme Indépendance, car même en abordant la fin d’une carrière, cela ne suffit plus à certains à remplir l’assiette quotidienne. Devoir travailler autrement ou commencer à découvrir l’entreprenariat après 50 ans et plus, ou à l’âge où les cheveux blancs réclament plus repos et plaisir de la chaise longue, le pas ne sera facile pour tous. “L’Independance Day” professionnellement parlant, est plus un état d’esprit que l’on se découvre par caractère dans ses jeunes années que forcé et subi par des obligations extérieures. 

Si 17% des seniors envisagent une sortie professionnelle nouvelle, 18% des seniors envisagent, eux, la solution économique et mathématique, qui consiste à recalculer leur fin de vie dans les pays émergents qui leur ouvrent les portes en très grand, comme le Maroc. La multiplication des chiffres est plus simple que la recherche de chiffres nouveaux qui se font rares. De là à ce que tous les retraités en découvrant le Maghreb commencent à avoir des idées d’entreprendre sous le soleil, par les facilités qu’ils n’avaient pu avoir chez eux à la sortie des classes et des universités, il n’y aurait qu’un nouveau pas à franchir, les idées en matière de création ne manquent pas. 

Une tranche d’âge arrive déjà depuis quelques années dans les pays du Maghreb, par des professionnels de 40 à 50 ans qui quittent leurs emplois en France, même des chefs d’entreprise PME, trop excédés par le nombre des obligations, des marchés trop concurrentiels, sans oublier le carcan fiscal qui les empêche de créer en toute quiétude. Et cela ne fera qu’empirer en Europe dans les prochaines années. C’est maintenant aux juniors en France de dire désormais “Il n’y a plus de vieillesse”, en restant assis sur les bancs du pôle emploi. 

Philippe DELESALLE

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Emploi senior 

Création d’entreprise : 17% des seniors actifs envisagent de créer leur propre entreprise en fin de carrière  

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Le sondage CSA commandé par l’Agence pour la création d’entreprises (APCE), révèle que pour un Français sur deux, créer son entreprise est une option sérieuse pour une fin de carrière ou lors de la retraite. Parmi les seniors actifs, 17% sont prêts à s’engager dans cette voie. Cependant, estime l’APC dans son communiqué, « bon moyen pour compléter ses revenus, devenir son propre patron et pour développer un projet selon les Français, l’esprit entrepreneurial doit être dynamisé par de nouvelles dispositions ».  

Les Français enthousiastes pour la création d’entreprise


La création d’entreprise est perçue comme un moyen d’augmenter ses revenus par trois Français sur quatre et 64% des seniors. La démarche entrepreneuriale correspondrait également à un épanouissement personnel (pour 74% des Français et 62% des seniors actifs), à une évolution positive de carrière (68% et 51%), à la constitution d’un patrimoine (65% et 53%) ou à la possibilité de choisir le moment de son départ à la retraite (64% et 59%).
Des seniors mieux armés pour devenir chef d’entreprise


Un Français sur deux (49%) encouragerait un senior de sa famille à créer son entreprise. Une majorité des Français estime en effet que les seniors bénéficient d’atouts de poids pour lancer leur entreprise : leurs réseaux professionnels (pour 81% des Français et 76% des seniors) et leur expérience (78% et 77%).Créer son entreprise en étant senior est considéré comme une bonne chose pour valoriser ses compétences en faveur d’un nouveau projet (pour 83% des Français et 78% des seniors actifs), pour concrétiser un projet qui avait été repoussé tout au long d’une carrière (80% et 74%) ou pour maîtriser sa fin de carrière (79% et 73%). Parallèlement, devenir chef d’entreprise quant on est senior, reste considéré comme une occasion de rebondir après un licenciement (36% des Français et 41% des seniors actifs) ou de créer son propre emploi face à la faiblesse de l’emploi des plus de 50 ans (76% et 78%).

Les obstacles à la création par les seniors
 

Si les seniors semblent disposer d’avantages non négligeable pour la création d’entreprise, certains freins sont cependant évoqués : l’absence d’un capital de départ à investir dans la nouvelle entreprise (pour 43% des Français et 51% des principaux intéressés) ; la complexité des démarches visant à créer une entreprise (36% et 35%). Une aide du gouvernement pour sécuriser les premiers mois d’activité de la nouvelle entreprise pourrait palier ces difficultés pour 32% des Français et 30% des seniors actifs. Les préconisations de l’APCE à destination des seniors créateurs d’entreprise
- Augmentation de la quotité de garantie d’Oséo à destination du public senior
- Faire jouer systématiquement les conventions Aeras pour les seniors en difficulté dans leur obtention d’assurance complémentaire de leur prêt professionnel.
- Permettre aux créateurs retraités de bénéficier d’une exonération de cotisations sociales d’une durée d’un an.
- Renforcer l’information sur le cumul retraite/création 
 

Source : APCE

Au Maroc, Label’Vie prend le Metro en marche

La stratégie des gros groupes étrangers s’arrêterait-elle par la crise ou était-elle prévue pour un temps donné ?

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D’ordinaire les grands groupes européens avalent les plus petits, mais au Maroc ce serait l’inverse. Après quelques années et une association avec des groupes locaux moins importants ou en développement, ils vendent et rentrent chez eux. 

La crise a certes touché les grands groupes européens depuis 2008, au point que des entreprises qui avaient délocalisé reviennent au bercail d’origine, s’apercevant que la Chine ne suivra plus au regard de la qualité, les choses évoluant dans les pays émergents, les exigences locales diverses commencent à ne plus être aussi avantageuses. 

Un marché étranger ne réagit pas aussi vite qu’un marché local chez soi ; là se trouvent certainement confrontés les hommes d’affaires devant le fait culturel. La grande surface au Maroc n’écrasera pas aussi vite les souks aux légumes traditionnels, ni les milliers de petits épiciers que regrettent et cherchent à retrouver les Européens, clients devenus prisonniers des grandes surfaces, comme les fournisseurs. Mais attendons quelques années… 

Philippe DELESALLE 

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Grande distribution : Label’Vie s’offre Metro Maroc  

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Un rachat qui n’est pas des moindres : Label’vie s’offre la filiale Maroc de Metro, ce géant allemand et leader mondial de la distribution de gros. Montant de cette acquisition qui sera effective le 1er décembre : environ 120 millions d’euros. 

Label’Vie, la première chaîne de supermarchés à capitaux marocains rachète la filiale marocaine de Metro, le géant allemand de la distribution. Le montant du rachat des activités marocaines du leader du libre-service s’élève à environ 120 millions d’euros (1,3 milliards de dirhams). Label’Vie va ainsi agrandir son réseau en récupérant les huit hypermarchés de gros Cash & Carry et grossir ses rangs de 1400 salariés supplémentaires.

Cette acquisition a été rendue possible par, d’une part, les belles performances que réalise Label’Vie. Le chiffre d’affaires du groupe marocain était en hausse de 35,5% au premier trimestre de 2010, il s’élevait à 1,1 milliards de dirhams selon l’Economiste. Opérant sous franchise de la marque française Carrefour, Label’Vie va doubler sa taille avec ce rachat en transformant les magasins Metro en hypermarchés.

Déjà en 2009, la première chaîne de supermarchés s’était également offert les supermarchés de Franprix au Maroc, croquant au passage ses 22 magasins. Cette nouvelle acquisition, si toutefois, elle porte ses fruits, devra permettre à Label’Vie d’atteindre plus facilement ses objectifs fixés dans le cadre de son plan stratégique 2008-2011 : porter ses points de vente à 40 magasins sur 80 000 mètres carrés de surface.

 Metro de son côté a cédé ses activités car étant dans une phase de restructuration de son portefeuille d’activités. Opérant au Maroc depuis 1998, le géant allemand y a réalisé l’année dernière, grâce à ses hypermarchés Cash & Carry, un chiffre d’affaire de 2,2 milliards de dirhams. Mais selon son directeur régional Joel Saveuse cité par le quotidien Spiegel Online, le groupe considère qu’à long terme, le Maroc n’offre pas de perspectives d’expansion et de croissance à son modèle de distribution de gros. 

Oumar Baldé Yabiladi.com

Le Maroc, plus sécurisant que les rues de Paris et de Navarre…

Les rapports et les indices se suivent ; mais nous entendons les rapports négatifs, d’ordre économique ou en matière de développement, relatés plus fréquemment par les médias, que les rapports plus positifs qui expriment d’autres valeurs de vie, qui intéressent au quotidien les gens. 

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Les pays dits “développés” - terme à prendre avec recul, je précise - seraient sur de nombreux plans bien mal cotés justement question qualité de vie. Ceci est reconnu par la grande majorité des expatriés. Entre un métro ou une rue de Paris après 20 heures et une rue de Casa ou d’un village au Maroc, pas de comparaison. L’esprit peut vaquer à d’autres idées que celle du stress… 

Il n’échappera à personne que vivre en Europe ou en France, c’est aussi vivre dans un climat d’insécurité permanent. Dès que le soleil se couche, peu de gens, même des hommes solides, ne désirent plus sortir de chez eux, et qu’en cas de violence par un voyou, chacun se renferme encore plus en lui, même dans un métro bondé à l’heure de pointe. Qu’une personne se permette un comportement de ce genre dans une rue au Maroc, ou dans un transport en commun envers une femme seule, ou qu’il manque de respect ouvertement à une personne âgée, ce sont 50 personnes qui la jugeront pour ce qu’elle vaut et la livreront au premier policier aperçu. Le terrorisme est un fait international qui peut toucher tous les pays, mais sur une autre échelle quotidienne, tout étranger qui arrive au Maroc se sentira plus libre de ses mouvements, et libéré de son auto-censure sur de nombreux points. Si de nombreuses personnes éprouvent de la crainte envers l’étranger, c’est auprès de ces mêmes étrangers en allant chez eux, dans leur pays, qu’elles comprendront mieux les choses, et les hommes. 

Philippe DELESALLE

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http://www.yabiladi.com/articles/details/3614/risque-terroriste-maroc-plus-france.html

 

Risque terroriste : Le Maroc plus sûr que la France  

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La société britannique spécialisée dans l’étude des risques naturels ou humains, Maplecroft, a publié lundi son rapport annuel du classement de 196 pays en matière de menace terroriste. Le Maroc qui fait partie des nations à risque « faible » est classé 84e. Selon Maplecroft, la France, 44e, est plus exposée au terrorisme que le Maroc car le pays est une cible de l’organisation Al-Qaïda dans la péninsule arabique (AQAP).

Le Maroc comme le Canada (67e), l’Allemagne (70e), la Suisse (114e) et la Belgique (117e) sont classés à risque « faible ». En revanche, l’Algérie (36e), les Etats-Unis (33e) et le Royaume-Uni (47e)  sont dans la catégorie risque moyen ou intermédiaire. A noter que Maplecroft n’a pas pris en compte dans son indice, la région du Sahara.

Malgré que la France soit visée par l’AQAP, son rang est resté presque inchangé selon Maplecroft. Et pour cause, « la majorité des actes terroristes ayant été des attentats non mortels perpétrés par des organisations séparatistes en Corse ».

Maplecroft se base sur le nombre et la fréquence des attentats, mais aussi sur l’histoire du pays en la matière pour faire son classement. Sans surprise donc, les pays où les attentats sont nombreux avec plus de victimes sont en tête du classement. Dans le classement 2010, la Somalie, située à l’extrémité orientale de la corne de l’Afrique est arrivée en tête devant le Pakistan (2e), l’Irak (3e) et l’Afghanistan (4e). La Somalie est passée de la 4e à la première place notamment à cause de ses 556 « actes terroristes » recensés entre juin 2009  et juin 2010, des actes ayant provoqué la mort de 1 437 personnes, a précisé Maplecroft. Rappelons que la Somalie est minée par une insurrection dirigée par les milices islamistes Shebab.

Le reste du top 10 des pays à risque terroriste extrême sont respectivement les Territoires palestiniens, la Colombie, la Thaïlande, les Philippines, le Yémen (avec 109 attentats en un an, le Yémen est passé de la 22e à la 9e position) et enfin la Russie. 

Ibrahima Koné Yabiladi.com

Loi Cahuzac ? Des Français mangeraient le pain des Français ! Projet de loi d’un impôt pour les expatriés français !

Une blague “à la Cahuzac”, certainement. Néanmoins suivie dans l’idée par certains Français qui s’imaginent que les expatriés seraient tous des millionnaires ou milliardaires, vivant les pieds en éventail devant leur piscine, avec en toile de fond les deux indispensables palmiers. Reconnaissons qu’il est plus facile de trouver deux palmiers au Maroc, que deux bouleaux ou deux chênes…

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Un peu de sérieux, enfin ! Ce ne sont pas les 2,5 millions de Français hors du territoire qui plomberaient l’économie du pays en ce moment. A moins que beaucoup ne confondent expatriation avec évasion fiscale, en direction des paradis plus comptables qu’exotiques. Les expatriés actuels ne quittent pas la France pour fuir le fisc, mais certainement plus pour pouvoir continuer à vivre de leurs revenus, qui fondraient à vue d’oeil, par manque de mouvement politique pour redresser enfin la barre. De la part d’un élu du PS français, en plus, nous ne pourrions que l’inviter à revoir, non pas sa copie, mais ses propres bases en matière d’économoie et donc d’échanges. En matière de participation financière, il semble que les Français ont payé leur dû depuis toujours, tandis que les politiques n’ont pas tenu les leurs en retour, voilà éventuellement une des principales raisons.

Ce Monsieur ne semble pas connaître les rouages des bons échanges entre les pays sur le plan économique ; mais de là à donner idée aux pays étrangers de faire payer, eux aussi, un impôt aux MRE présents en France, son dossier serait vite refermé par sa rapide compréhension mathématique.

Qu’à cela ne tienne, il serait temps que certains décideurs politiques arrêtent de jouer un jour la carte nationale et le lendemain celle de la mondialisation, selon leur humeur.

Pour information, les expatriés ne sont pas des personnes favorisées, mais des gens qui s’assument beaucoup plus que d’autres sur le plan personnel, et qui paient chèrement une autre forme de vie que le fonctionnariat, l’assistance, ou le statut privilégié des députés et autres élus bien loin des régimes des masses qu’ils représentent. Que Mr Cahuzac fasse les comptes exacts entre avantages et pertes, avant de ne voir qu’une hypothétique solution, afin de remplir désespérément des caisses vides, faute de vouloir regarder dans un prisme plus précis.

Ce qui est soulevé est sociologiquement un fait international qui montre que, désormais, l’immigration se dirige autant du nord vers le sud et que, même les étrangers qui vivent en Europe ou en France reviennent en leur pays d’origine. Mais pas tous, Mr Cahuzac. Beaucoup d’étrangers vivant, eux, en France, honorent les caisses de l’Etat avec autant de plaisir que ne le feraient de plus en plus de retraités, et de nombreux actifs, qui préfèrent tout de même payer ailleurs leurs impôts. Un bon échange qui devrait répondre, non pas unilatéralement à vos attentes, mais aussi à celles des pays, que vous voudriez certainement voir davantage dans la logique du développement, socialement parlant, il va de soi.

Le seul intérêt que porte la France à ses expatriés, c’est lors des élections, en se souvenant d’eux ; la majorité des expatriés privés vous le diront…

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CAHUZAC – Un impôt pour les Français de l’étranger

Écrit par Marie Pierre Parlange

Jérôme Cahuzac, président PS de la commission des Finances de l’Assemblée, propose la création d’un impôt sur le revenu des Français qui travaillent à l’étranger. Un amendement au projet de loi de budget 2011 qui a peu de chances de voir le jour

cahuzac-projet-loi-impots-expatries.jpgPlutôt que de retirer leur nationalité à certains, ce qui n’aura aucun effet sur les résultats de la politique de sécurité, pourquoi ne pas rappeler cette nationalité à ceux qui sont partis, et leur demander de payer quelque chose en France, pays où ils sont nés, où ils ont été soignés, où ils sont allés à l’école?“, a lancé Jérôme Cahuzac (photo AFP)

Aux journalistes mercredi 6 octobre. Il a évoqué les salariés de la City de Londres “revenus en France toucher les Assedics” au plus fort de la crise.

La France est le pays où ils reviennent quand ils ont des soucis”.
Le président PS de la commission des Finances de l’Assemblée envisage donc “une taxation proportionnelle” des revenus des Français de l’étranger, sans pour l’instant donner plus de détails.

Ce n’est pas la première fois que le PS avance ce projet. Déjà en 2007, Dominique Strauss-Kahn s’était engagé sur cette voie, mais Ségolène Royal, candidate aux Présidentielles, n’avait pas donné suite. D’abord, les Français de l’étranger payent déjà leurs impôts dans leur pays de résidence. De plus, les conventions fiscales qui lient la France à d’autres pays rendent cette proposition difficilement applicable. Sauf remise à plat de ces conventions, les Français de 127 pays, dont la Suisse, le Royaume Uni, le Canada ou encore le Brésil ou Israël, échapperaient à cet impôt.  

Tollé à droite
Christophe-André Frassa, sénateur UMP des Français établis hors de France, estime que Jérôme Cahuzac “illustre le retour de la gauche populiste”. Dans un communiqué de presse intitulé “Non à la double peine fiscale”, Robert del PICCHIA, sénateur de la majorité également, dénonce lui “une méconnaissance exaspérante de la mobilité internationale. Partir ne signifie pas fuir l’impôt. Les Français de l’étranger ne sont pas des exilés fiscaux. (…) Ceux qui ne résident pas en France ne peuvent prétendre à rien. Pas de CMU, pas d’allocation. (…) Le seul droit intangible que nos ressortissants conservent au-delà de nos frontières, c’est le droit de vote”.

Alors qu’en 2012, les quelque 2,4 millions de Français établis hors de France éliront pour la première fois leurs députés à l’Assemblée nationale, cette proposition sera en effet peut-être au centre des débats.

Europe Maroc, ou l’émigration dans tous ses sens

Les habitants des pays du sud regardaient les pays du nord comme une porte de sortie, afin d’améliorer leur niveau de vie. L’on pourrait croire cela comme appartenant à une époque révolue, mais non. Passer les frontières reste, au Maroc et dans de nombreux pays d’Afrique, un désir, un rêve, une volonté ferme chez beaucoup de gens, notamment parmi les classes sociales les moins nanties, qui ne voient pas la sortie aussi rapide pour eux ni les changements, malgré le développement indéniable de leur pays.

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Si certains journaux ou média soulèvent plus une notion de liberté d’expression pour justifier l’émigration, ce qui est discutable dans un autre débat, la raison prioritaire reste bien économique pour les candidats à l’expatriation, pour qui avenir personnel rime encore avec ailleurs.

Mais à l’heure de la mondialisation qui est désormais présente partout et qui tire le mouvement général vers l’unique destination argent, la situation n’est plus réservée aux pays dits pauvres, mais paradoxalement concerne maintenant les pays riches, où les gens ne s’y retrouvent plus, eux non plus, malgré le plus économique. Le rendez-vous des nordistes et des sudistes dans la même intention de trouver ailleurs ce que l’on ne peut plus avoir chez soi, ou moins rapidement en cette vie présente, serait un signe d’ouverture, encore lente, du développement de quelques pays, des états, des politiques, des cultures diverses, sur le plan plus humain.

L’Europe a senti que chaque pays se sentait étriqué dans son propre costume ; il fallait pour perdurer être plus représentatif par le partenariat et la réunion ; il en sera de même pour les pays du sud en ce monde qui, en acceptant les règles du jeu internationales, se devront de suivre une ouverture.

Ceci est déjà clair et bien engagé par le Maroc ; sa politique et son engagement depuis des années avec l’UE vont clairement en ce sens.

Les hommes iraient par leur volonté individuelle certainement plus vite que les mouvements politiques ; les uns visant des intérêts d’ordre personnel, les autres préservant une unique classe sociale politico-économique. Les gens du nord arrivent en masse au sud pour leurs propres intérêts, comme les gens du sud vont voir ailleurs si le ciel y est plus bleu, voire parfois simplement y vivre plus dignement.

Il existe certainement un carré de jardin pour chaque homme en ce monde, mais les frontières diverses réclament la stratégie de chacun, quand le collectif ne fonctionne pas totalement.

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Les Marocaines aussi quittent le pays

Par Christelle Marot, publié le 23/10/2010 à 10:00 

Au Maroc, les femmes représentent aujourd’hui 47% des migrants, à destination de l’Europe très majoritairement.   AFP

Pour trouver un emploi, elles sont de plus en plus nombreuses à tenter leur chance à l’étranger. Un phénomène qui bouleverse les rapports économiques et sociaux.

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“Beaucoup de Marocaines qui partent travailler à l’étranger font le trottoir”, affirme Rachid, patron d’un magasin d’alimentation de Casablanca. Il n’est pas le seul à le penser. Les jeunes femmes qui partent pour les pétromonarchies du Golfe, en particulier, ont une réputation sulfureuse. Cet été, un dessin animé koweïtien, diffusé pendant les soirées du ramadan, qui confortait cette image négative en mettant en scène des prostituées marocaines, a mis le feu aux poudres. Tollé général dans l’opinion, éditos au vitriol, mise au point du ministère de la Communication…  

 Le ministère de l’Emploi refuse aujourd’hui de valider les contrats de travail de migrantes marocaines assortis de la mention “arts et musique”. Une enquête sur l’emploi et le salariat des Marocaines immigrées dans les pays du Golfe a même été commanditée par le Conseil de la communauté marocaine à l’étranger (CCME). “En se focalisant sur le problème de la prostitution, les médias donnent une idée fausse de la réalité. La grande majorité des migrantes marocaines dans les pays du Golfe y occupent des emplois de très haut niveau”, déplore Driss El Yazami, président du CCME.  

Une plus grande émancipation mal vécue par une société conservatrice

Les clichés ont la vie dure, tant l’émigration féminine renvoie à des bouleversements profonds de la société marocaine. Elle suggère une plus grande émancipation des Marocaines, mal vécue par une société encore globalement conservatrice. Selon Mohamed Khachani, professeur à l’université Mohammed-V de Rabat et président de l’Association marocaine d’études et de recherches sur les migrations (Amerm), l’émigration marocaine s’est peu à peu féminisée depuis la seconde moitié des années 1980. Les femmes représentent aujourd’hui 47% des migrants, à destination de l’Europe très majoritairement.  

“La migration est devenue un phénomène sociétal. Elle concerne tous les milieux et tous les âges”, indique l’universitaire. Le Maroc est par ailleurs l’un des pays de la rive sud de la Méditerranée ayant vu le nombre de ses ressortissants partis à l’étranger augmenter le plus ces vingt dernières années. Au milieu des années 1990, il y avait 1,3 million de Marocains à l’étranger; ils étaient 3,4 millions à la fin de 2009, sans compter les moins de 16 ans et les irréguliers.  

 Si le regroupement familial touche encore des pays comme l’Espagne et l’Italie, l’émigration féminine est de plus en plus souvent le fait de femmes seules. “Elles se considèrent, dans la société marocaine, déjà comme des acteurs économiques autonomes. Leur entrée sur le marché du travail n’est qu’une manifestation de ce processus d’individuation”, analyse Driss El Yazami. Le taux de féminisation de la population active marocaine est ainsi passé de 19% en 1982 à 26% en 2009.  

La migration féminine accélère les changements de mentalité

 Mais les discriminations à l’embauche restent nombreuses. Découragées par les difficultés rencontrées pour entrer sur le marché du travail, de plus en plus de femmes tentent leur chance hors des frontières. D’autant que, sur l’autre rive de la Méditerranée, les besoins sont pressants dans les services aux personnes, l’emploi domestique et le nettoyage.  

“La migration féminine accélère les changements de mentalité. Elle bouleverse imperceptiblement la séparation classique des fonctions des deux sexes. La femme envoie de l’argent au pays et devient chef de famille”, souligne Driss El Yazami. 

  Plusieurs études internationales le montrent: les femmes migrantes épargnent et envoient plus d’argent au pays que les hommes. Une enquête portant sur 3700 saisonnières marocaines envoyées pour la cueillette des fraises en Espagne, et menée pour le compte de l’Agence nationale de promotion de l’emploi et des compétences (Anapec), indique que près de 55% d’entre elles utilisent leurs revenus pour contribuer aux dépenses courantes de la famille, 16% à l’équipement de leur maison, 13,2% aux frais de scolarité des enfants. Tandis que 6% ont investi dans de petits projets générateurs de revenus.  

Elles épargnent davantage et envoient plus d’argent au pays que les hommes

En 2009, 10 000 ouvrières agricoles avaient rejoint l’Espagne; elles ne sont plus que 6000 en 2010 en raison de la crise. Un tiers d’entre elles étaient célibataires, un tiers mariées, un tiers veuves. “Cette migration a permis à des femmes, sorties parfois pour la première fois de leur environnement quotidien, d’ouvrir un compte en banque. Elles viennent de milieux ruraux, très pauvres, et se trouvent à leur retour à la tête d’un pécule qui correspond à l’équivalent de ce que le foyer gagne en un an. Par rapport à la famille et au village, cette position leur donne plus d’autonomie, de responsabilités. Elles sont plus respectées, aussi”, indique Hafid Kamal, directeur général de l’Anapec. Même si Mohamed Bensaïd, enseignant chercheur auprès de l’Amerm, déplore pour sa part que l’”impact sur les enfants de l’absence, pendant plusieurs mois, de ces femmes mariées, ne soit pas suffisamment pris en compte”.  

Le mariage est aussi un moyen de migrer pour des femmes célibataires, généralement issues de milieux populaires. Les rencontres se font souvent sur Internet. “On observe de plus en plus de mariages mixtes. La situation marocaine est un peu particulière. Il y a des acquis en termes d’égalité, de liberté qu’on ne retrouve pas dans d’autres pays méditerranéens”, précise Mohamed Khachani.  

Mais, parfois, le rêve d’une vie meilleure est de courte durée. Décidée coûte que coûte à quitter le Maroc, Aïcha a fini par épouser un Français beaucoup plus âgé qu’elle. Installée en province, elle peine à trouver un emploi et déprime. Revenue pour le ramadan, pimpante et chargée de cadeaux pour la famille, elle ne s’étendra guère sur le sujet. Pas question de rentrer. “L’option du retour est exclue, confirme Mohamed Khachani. On a peur de l’échec, on a peur du contrôle social.”  

“Il n’y a aucune possibilité, aucun espoir de voir un retour massif des émigrants au Maroc. Cette émigration est appelée, et elle le montre déjà, à s’enraciner dans les pays de résidence. Selon Eurostat, les Marocains sont les plus nombreux à demander la naturalisation, tout en gardant des liens très forts avec le pays d’origine”, indique le président du CCME. Et cela tombe bien: les transferts de fonds des Marocains de l’étranger sont deux fois et demie moins volatils que les investissements provenant directement de l’étranger…

Investir rime-t-il seulement avec construire au Maroc ?

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Le terme investir se lie à toutes les sauces qui contiennent, selon chacun, les ingrédients de son choix, mais qui ne rend pas pour autant crédibles les projets. Acheter un appartement ou une maison est un investissement, comme tout achat commercial. La notion d’investir comprend bien une part d’épices, pour relever la rentabilité de son achat. La pierre prendrait de la valeur avec le temps, si la crise ou les bulles ne viennent à éclater, autre débat… 

Internet, facteur d’offres et de demandes de plus en plus utilisé, devient aussi un lieu où investisseurs et créateurs de projets peuvent se rencontrer, mais là encore, à voir les approches, le manque de professionnalisme évident ne rend pas crédible la suite, quand ce ne sont pas directement des pièges avec arnaques. Une simple idée présentée en quelques lignes, sans lien, sans référence professionnelle à suivre, reste parfois risible. Investir rime aussi avec industrie, agriculture, service, en ce sens ce ne sont pas les propositions qui manquent, mais le sérieux de la suite qui fait douter beaucoup. Les gens ne rentrent pas dans un train, s’ils s’aperçoivent que les rails manquent en dessous… 

Ce qui se passe pour l’investissement des MRE en leur pays dans le secteur immobilier soulève les grandes problématiques de l’investissement en général. Le mot compétence surgit de nouveau, et il laisse des traces dans tous les projets, comme dans tous les contacts, mot qui inclut une autre donnée, celle de la transparence dans la réalisation des projets à toute échelle. Les gros investisseurs, les groupes financiers internationaux traitent en haut lieu et mènent à bien leurs projets qui apportent un plus au Maroc. Les autres jouent dans une cour souvent plus petite, plus régionale, plus locale, et se retrouvent dans des circuits moins sécurisés. Les petits investisseurs qui visent des projets pour placer leurs économies se retrouvent seuls, et ne sont donc rassurés que dans des structures commerciales plus ou moins encadrées ou bien emballées disons, comme dans le secteur du Bâtiment… 

Pas étonnant que chacun tente de monter seul ses propres projets, que la plupart des MRE n’agissent qu’individuellement, qu’ils investissent donnant-donnant…

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Transferts

Pourquoi les MRE hésitent à investir au Maroc ?

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CMC : Absence d’une politique territoriale forte et d’une coopération entre les acteurs locaux, privés et publics.

Déconnexion entre la cartographie régionale des dépôts et crédits des banques.

Alors que les missions de prospection à l’étranger s’intensifient en quête d’investisseurs potentiels, les Marocains résidant à l’étranger (MRE) manifestent, depuis ces derniers temps, une hésitation frappante à investir dans leur pays d’origine. Ce désistement trouve essentiellement sa raison dans un climat des affaires qui enregistre aujourd’hui des niveaux jugés médiocres. Dans ce sens, le Centre marocain de conjoncture (CMC) a indiqué dans sa dernière publication mensuelle que « inciter les MRE à investir dans leurs pays et surtout dans leurs régions d’origine, implique une politique territoriale forte et une véritable coopération entre les acteurs locaux, privés et publics ».

Fort est donc de constater l’absence flagrante d’une démocratie participative, impliquant le citoyen dans la gestion de la chose locale, autrement dit, offrant des outils institutionnels pour le renouvellement de la démocratie représentative. « Or, tout indique (dans toutes les enquêtes menées jusque-là) que l’absence d’une telle politique et d’une coopération constituent les premiers obstacles face à l’investissement des MRE et face à l’implication des compétences marocaines à l’étranger», détaillent les conjoncturistes.

Toutefois, le tableau n’est pas tout aussi sombre. À l’horizon, se profilent déjà des lueurs d’espoir, en l’occurrence le grand chantier de régionalisation avancée. La commission consultative de la régionalisation (CCR) instituée à cet effet devrait rendre son rapport final au mois de décembre de cette année. A la clef, doter les entités de gouvernance locale d’un incontestable pouvoir de décision (cf. www.le soir-echos.com). Reste à savoir comment optimiser les structures financières. Sur ce chapitre, les économistes mettent la main sur une faille qu’ils qualifient de « déconnexion entre la cartographie régionale des dépôts et crédits des banques ». Déjà en 2009 et 2010, les MRE ont affiché un faible engouement pour le secteur immobilier.

Dans la foulée le CMC s’interroge sur les politiques de soutien mises en place à ce titre. Le dispositif géré par la Caisse centrale de gestion attribue une subvention étatique de l’ordre de 10% pour tout MRE qui désire investir et dont le montant global de l’investissement ne doit pas être inférieur à 1 million de dirhams. L’intéressé devrait apporter au moins 25% de la baguette, constitués en un apport en fonds propres en devises. Le reliquat (pouvant aller jusqu’à 65%) peut être contracté sous forme de crédit bancaire. Il faut dire que cette mesure a affiché un bilan mitigé comme nous l’avait expliqué dans une de nos éditions précédentes Bouchaïb Rami, président du Club des investisseurs marocains à l’étranger. «Au vu des conditions un peu plus serrées, les MRE ont plutôt intérêt à investir dans leurs pays d’accueil que de prendre le large et entrer dans une aventure dont personne ne pourrait prévoir les résultats», a-t-il souligné.

À noter que la communauté des Marocains résidant à l’étranger, selon les chiffres du CMC, compte quelque 3,3 millions de personnes, ce qui équivaut à plus de 10% de la population totale du pays. Les transferts des MRE au titre de l’année 2009 se sont chiffrés à plus de 50 milliards de dirhams contre 53 milliards de dirhams en 2008 et 55 milliards de dirhams en 2007.

La France, l’Italie, l’Espagne et les Pays-Bas restent les principaux pays émetteurs. Dans ce contexte de crise, il convient de noter que les baisses les plus sensibles enregistrées ont concerné l’Espagne, touchée de plein fouet, par la crise internationale.

L’expatriation change la donne et tuerait des couples…et des conditions

La condition humaine serait à l’ordre du jour et influerait ainsi sur le comportement des gens. A décor différent, scènes différentes, histoires nouvelles, parfois celles des ménages.

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Le changement de paysage, de climat, de culture, de traditions, apporterait à nombre de gens des appproches différentes et révèleraient d’autres possibilités à tous les niveaux. Beaucoup vivent ainsi en leur pays ou ailleurs par l’extérieur, plus que par l’intérieur qui pourrait plus justement s’adapter sous toutes les longitudes universellement. 

Il y a les fonceurs, et dans les couples les suiveurs qui vivent l’expatriation par procuration.  Aborder un pays comme touriste, pour des raisons professionnelles ou comme résident, voilà trois approches que découvrent rapidement les gens dans le temps et selon leurs objectifs. Le plus beau pays du monde peut ainsi se transformer en pire en quelques années, en quelques mois, en quelques semaines parfois, selon un abord différent. En sens inverse il existe même désormais autant de problèmes pour ceux qui, après quelques années sous les palmiers en terre idyllique, se retrouvent par force au bercail d’origine, sous la grisaille occidentale.

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LE COUPLE ET L’EXPATRIATION – Pas tous les jours facile

Écrit par Claire Largillière

Près de 3 couples sur 5 ne survivent pas à l’expatriation d’après une étude du Cabinet Settler International. Souvent assumée, préparée, anticipée, l’expatriation met pourtant le couple sous tension. Petites étincelles ou grand feu de forêt, il semble difficile de passer au travers des flammes


Dans les études effectuées auprès des directions des ressources humaines, les problèmes de couple arrivent en tête des causes de retour précipité de l’étranger. Le conjoint “suiveur” a parfois du mal à s’adapter à sa nouvelle vie et les difficultés peuvent alors très vite s’accumuler.

Sous le soleil
La famille en expatriation est bien souvent sous tension. Le salarié expatrié doit redoubler d’efforts pour s’adapter à son nouveau cadre de travail synonyme pour lui de responsabilités supplémentaires, de complexification de ses fonctions (contexte multiculturel oblige) et de stress lié à la sensation de ne pas avoir le droit à l’échec vis-à-vis de ses proches. Le conjoint, qui a du mal à trouver un emploi, se sent, lui, un peu seul et inutile dans tout ça.
Pas facile donc pour le couple, dans ces conditions, de conserver du temps pour nourrir son intimité, avoir des loisirs en commun et échanger autour des expériences, en dehors bien sur des contingences dues à la logistique de la vie quotidienne ! L’intensité du partage et de la complicité se réduit. L’éloignement commence…

En tant qu’homme, c’est clair : j’aime partir, m’engager dans un travail où je suis attendu ; cela m’intéresse de voir du nouveau, de changer de méthodes professionnelles”, explique cet ingénieur. “En France, il est un cadre parmi d’autres, qui prend son métro pour aller travailler dans une tour ; à l’étranger, représentant du siège sur le terrain, c’est un peu le roi du pétrole !” s’amuse sa femme qui se reconnaît un rôle fondamental dans l’aventure : “Il faut être non seulement consentante, mais partie prenante ; la mère est le pilier, sur qui repose l’intégration de toute la famille, d’autant que dans les premiers temps, on a toujours besoin de se resserrer sur soi. J’ai vu des femmes malheureuses d’avoir quitté leur métier, ou leur famille, ne pas arriver à communiquer en langue étrangère ; alors, les enfants aussi sont malheureux, et la famille éclate.”


L’équilibre du couple est donc bouleversé lors de l’expatriation. Le statut et la fonction de l’homme et de la femme change. C’est d’ailleurs ce que Jean-François Chéneau écrit dans la préface de son recueil de Nouvelles
Le club des miracles de l’amour qui témoigne de huit années de vie comme expatrié à Bangkok : “Sous de torrides latitudes, il n’est pas rare qu’une douce bourgeoise se transforme en maitresse de maison tyrannique ou qu’un cadre discret se transforme en redoutable petit chef.” Le couple doit alors s’adapter !

Desperate housewives
Suzanne, femme d’expatrié, a animé des stages pour “Réussir son expatriation” et a pu constater que: “Les femmes, aujourd’hui, ont souvent le même niveau de compétence que leurs compagnons, et acceptent mal le sacrifice de leur propre carrière. Il leur faut, à chaque déménagement, reconstituer le cocon familial, organiser la vie matérielle ; puis maîtriser la langue ; ensuite seulement, chercher du travail sur place, à supposer qu’il y en ait, en sachant qu’elles repartiront bientôt. Ce n’est pas très motivant ! Certaines rentrent alors en France, et le couple n’y survit pas ; les séparations sont très nombreuses chez les expatriés.”

 
C’est d’ailleurs ce que raconte cette jeune femme, expatriée de nombreuses années en Afrique et de retour depuis peu en France, seule, avec ses deux enfants : “Il y a 10 ans, j’ai quitté mon petit monde (carrières de jeunesse, amis, famille, pays, etc), pour l’amour d’un homme. Je l’ai suivi avec enthousiasme en Afrique en pensant au soleil et chaleur permanents du continent, le confort financier et matériel…Noyée dans ce confort, je ne me suis pas précipitée pour travailler. Je passais mon temps à être femme au foyer dans une belle villa avec 5 personnels domestiques, circulant avec une belle voiture, ne me cassant la tête que pour mon enfant, les rendez-vous avec les autres femmes d’expat’ et le farniente au bord de la piscine. Jusque là vous allez me dire que je suis folle de me plaindre alors qu’en France, beaucoup de femmes galèrent. Sauf que tout ce paradis là m’a coupée de la réalité. Je ne savais plus ce que signifiait se réveiller tôt le matin pour aller bosser, m’occuper de mon enfant au lieu de le laisser à la Nounou alors que je ne faisais rien à part tourner en rond. Comme  je ne travaillais pas, je n’avais pas d’avenir professionnel, donc “condamnée” à vivre dans de telle condition toute ma vie?! Suite à cette prise de conscience, je suis partie d’Afrique avec mes 2 enfants, 10 ans après. Et me voilà en France en train de chercher du travail (et j’ai du mal), à être mère seule avec 2 enfants “. Vivre dans un cadre doré ne parait pas suffisant pour s’épanouir totalement. Il semble important pour les conjoints de pouvoir se ré-aliser.

L’ile de la tentation
Et les hommes dans tout cela ? Certes très occupés, ils semblent bien avoir leur part de responsabilité dans l’histoire. Même si les Nouvelles de Jean-François Chéneau sont romancées, elles sont très largement inspirées de faits réels. L’américain-qui-a-épousé-sa-maid est le titre de l’une d’entre elles qui n’appelle à aucun commentaire. A la lecture du Chevalier blanc, on s’aperçoit que lorsque le chat n’est pas là, les souris peuvent se mettre à danser. “La haute saison (…) c’est juillet, toutes les épouses se sont envolées vers les plages ou les campagnes de la douce France, emportant avec elles les enfants (…) Restent les maris, livrés à eux-mêmes à siroter de la bière dans les immenses appartements vides. Dehors, c’est la ville qui grouille de petites aguicheuses“. Et non, hélas, il ne s’agit pas d’une caricature, les tentations locales font bel et bien partie des menaces pour le couple expatrié. C’est bien l’avis de Valérie de Pékin : “Méfions-nous du charme de l’exotisme ! Les maris ventripotents en pleine crise de la quarantaine ont vite fait de succomber aux belles sirènes, qui à première vue sont si douces ! Contrairement à Bobonne, elles n’ont pas trop l’esprit de contradiction. Et elles ont l’art de faire tourner les têtes de ceux qui ont un portefeuille bien rempli !”

 

L’amour est dans le pré
Mais l’expatriation peut être aussi propice à un renouveau. “Les départs réguliers à l’étranger nous ont permis de ne jamais nous enfermer dans une routine. Nous avons toujours dû recréer notre vie personnelle, de couple et de famille. Pas le temps de s’ennuyer !” témoigne Sophie de Mexico. Pour Marie-C, c’est un peu différent. “Parce que cela “allait de travers” (virage de la quarantaine difficile à négocier) nous avons décidé de repartir de zéro grâce à l’expatriation. Malheureusement, lors de notre arrivée à Dublin, il y a deux ans, j’ai déprimé pendant 4 mois. Mon mari a alors été très présent, un véritable pilier pour moi. Dès lors nos liens se sont considérablement  resserrés. J’ai découvert sa nature généreuse et à l’écoute. J’ai depuis retrouvé un équilibre et je profite de tout ce que peut m’offrir l’Irlande. Ce que je découvre la semaine (car je ne travaille plus), je le fais découvrir à mon mari lors de nos week-ends ou lorsqu’il prend une journée de congé ici ou là. Il faut se ménager du temps à deux, surtout lorsque l’on a des enfants (mais cela est vrai tant pour la vie en France qu’en expatriation !). Une chose est sûre : l’expatriation est un “révélateur puissant” des traits de caractère de chacun. Et l’amour c’est accepter l’autre avec ses forces et ses faiblesses…”

Claire Largillière

Etranger, je veux travailler au Maroc. Case départ l’ANAPEC

Après la grande vague “Je veux vivre ma retraite au Maroc”, ce genre de question ou de demande “Je veux travailler au Maroc” se lit de plus en plus souvent dans les échanges sur les forums et blogs concernant le Maroc et les expatriés.

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Le Maroc n’est plus celui d’il y a 20 ans ni même 10 ans seulement, pour rappel à de nombreux Européens et étrangers. Qui dit développement du pays dit écoles, centres de formations, universités, qui alimentent désormais le pays, sans oublier à un certain niveau les cadres locaux qui sortent, eux aussi, de prestigieuses écoles et universités occidentales. Il ne suffit donc plus de poser sa valise au centre d’une ville et d’attendre que l’on s’agglutine autour de l’oiseau rare que chacun aimerait voir voler dans son bureau ou son usine. 

En France pour ceux qui connaissent l’ancienne ANPE (Agence Nationale pour l’Emploi), qui a fusionné dernièrement avec les Assedic pour être rebaptisée “Pôle emploi”, sachez que l’identique existe pour les entreprises marocaines et se nomme l’ANAPEC (Agence nationale pour la promotion de l’emploi et des compétences). 

Le but n’est pas de répertorier les chômeurs afin qu’ils reçoivent des rémunérations suite à la perte du travail, mais plutôt de permettre aux entreprises de trouver chaussures à leurs pieds par les compétences qu’ils rechercheraient. Un passage obligé pour eux, s’ils désirent recruter la perle rare étrangère, sous condition de ne pas avoir trouvé le diamant chez eux. C’est là que commencerait la problématique administrative, paraît-il, pour certains demandeurs et offreurs, la notion de temps étant devenue au Maroc aussi une notion matérielle d’argent. En ce sens le désir de franchir là aussi une ligne jaune ou rouge avec facilité, les impératifs de service étant plus économiques que l’hypothétique bâton du contrôleur, qui se ferait rare au final ou peu dissuasif. 

Enfin plane la question de savoir différencier les compétences entre un local et un étranger sur un poste qui se définit en amont, la demande ou le CV pouvant être un élément de choix professionnel qui laisse place à une grande marge de subjectivité comme d’objectivité. Et tous les Marocains qui recherchent un travail sont-ils déjà répertoriés au sein de ce service ?

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Une pizzeria sans un Italien est-elle professionnellement une pizzeria ? Un chef-cuisinier français est-il en danger devant un aspect culturel différent de l’approche culinaire recherchée ? Un bon couscous en France restera celui dégusté dans des restaurants dont le cuisinier sera Algérien ou Marocain, cela ne trompera pas les connaisseurs du terrain…

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La Vie éco Carrières

Faire travailler un étranger : mode d’emploi


Toute entreprise désireuse d’employer un étranger doit demander une autorisation du ministère de l’emploi, accordée sous forme de visa apposé sur le contrat de travail et valable un an.
L’employeur doit prouver l’absence sur le marché national de profils répondant aux critères demandés.
L’offre d’emploi doit impérativement passer par l’Anapec.

 Français, Espagnols mais aussi Turcs, Chinois … Depuis quelques années, le nombre d’étrangers qui viennent travailler au Maroc ne cesse d’augmenter. Il est passé de 6 603 en 2005 à 9 378 en 2009, soit une augmentation de 42%. Rien que pour le premier semestre 2010, le service des migrants de la direction de l’emploi a visé les contrats de 4 602 salariés étrangers autorisés à exercer au Maroc.
Il s’agit de 4 391 contrats de travail pour une durée de plus de six mois et de 211 contrats d’artistes, soit 4 602 au total. Selon Ahmed Benrida, directeur de l’emploi au ministère de l’emploi, «les contrats visés concernent essentiellement des cadres supérieurs dont une bonne partie provient de l’Europe».
Plus précisément, les ressortissants des pays de l’Union Européenne représentent 60% des salariés concernés, dont une forte majorité de Français.
Quant au nombre de contrats visés pour les salariés africains, il a atteint, sur la même période, 653 (soit 14,87% de l’ensemble des contrats visés), dont 314 contrats visés pour des salariés originaires des pays liés avec le Maroc par des conventions d’établissement: Algérie (126), Sénégal (127), Tunisie (61).
Ces arrivées s’expliquent par la forte croissance que connaît le pays ainsi que l’arrivée de nouveaux investisseurs et salariés étrangers, notamment dans les secteurs du BTP,  l’hôtellerie, la restauration, l’automobile, l’aéronautique, l’offshoring, les grandes enseignes et les franchises.
Cette augmentation des travailleurs étrangers est aussi le résultat des marchés publics relatifs à différents projets d’infrastructures (autoroutes, viaducs, tunnels, infrastructure portuaire, centrale hydroélectrique, électrification, transport, prospection et forages pétroliers, télécommunications, cimenteries, raffineries, complexes hôteliers…) remportés par des entreprises étrangères.
C’est ainsi que des Chinois, des Turcs et des ressortissants de pays du Golfe sont arrivés en grand nombre dans le pays pour diriger des chantiers ou même en tant que main-d’œuvre.
Seulement voilà, recruter un étranger nécessite toute une démarche. Préférence nationale oblige, l’immigration des salariés étrangers est réglementée par le Chapitre 5 (emploi des salariés étrangers) de la loi n° 65.99, relative au Code du travail qui stipule dans son article 516 que tout employeur désireux de recruter un salarié étranger doit obtenir une autorisation de l’autorité gouvernementale chargée du travail.
Cette autorisation est accordée sous forme de visa apposé sur le contrat de travail. En effet, depuis 2005, un arrêté ministériel oblige l’employeur à formuler une demande auprès de l’Anapec (Agence nationale pour la promotion de l’emploi et des compétences). C’est cette dernière qui publie l’offre d’emploi rédigée par l’employeur, collecte les candidatures et, en fonction, donne son accord pour l’embauche du candidat étranger.
Une fois l’attestation de l’Anapec délivrée, l’employeur doit demander une autorisation du ministère de l’emploi, accordée sous forme de visa apposé sur le contrat de travail et valable un an. Ces contrats spécifiques sont obligatoires pour tous les salariés étrangers, excepté ceux dont le pays a signé des conventions bilatérales avec le Maroc (Sénégal, Tunisie, Algérie) et d’autres cas spécifiques (Voir l’interview de Mohamed Benrida).
Les candidats qui se plient à la règle invoquent parfois la complexité du processus et sa longueur. Avant l’envoi au ministère de l’emploi d’une demande de contrat de travail dit «d’étranger», l’employeur doit prouver l’absence sur le marché national de profils répondant aux critères demandés. L’employeur doit pour cela obtenir auprès de l’Anapec une attestation dite «Attestation d’activité pour les salariés étrangers». «J’ai dû attendre plus de trois mois pour obtenir l’autorisation», déclare un cadre français.

Des sanctions légères qui ne dissuadent guère les employeurs

Dans la réalité, une bonne partie des recrutements des étrangers se fait sans autorisation du ministère de tutelle. La raison est que le règlement n’est pas dissuasif.
En cas d’infraction, l’article 521 prévoit une amende de 2 000 à 5 000 DH. Rien n’est prévu en cas de récidive.
Les métiers des médias et de la communication mais aussi les établissements hôteliers et les centres d’appel sont souvent les plus concernés par le recrutement des étrangers sans autorisation.
Mais dans certains cas, les intéressés se voient obligés de faire un aller-retour entre le Maroc et l’Europe, généralement l’Espagne ou la France une fois tous les trois mois pour se faire apposer le tampon réglementaire (de touriste) sur leur passeport. «Je travaille depuis plus d’un an au sein d’une société de presse. Le problème est que je dois sortir du territoire marocain tous les trois mois pour avoir le visa. Ce qui ne me posait pas de problèmes au départ. Mais à la longue, on finit par s’user», témoigne Stéphanie, 26 ans, journaliste dans un magazine de mode.
Le risque aussi et c’est certainement le plus grave pour le salarié, est qu’il est difficile ou impossible de s’inscrire à la Caisse nationale de sécurité sociale (CNSS), donc de ne pouvoir bénéficier d’une couverture maladie, sauf si la couverture est assurée par les compagnies privées, les employeurs trouvent toujours des astuces pour s’en sortir.  
L’autre parade pour les étrangers est de constituer une société, une SARL dans la plupart des cas, pour facturer des prestations à son employeur. Une solution tout à fait légale.
Dans ce dossier, nous présentons tout le dispositif légal ainsi que les explications et avis de différents experts.

Autorisation : Les justificatifs à fournir
L’employeur est tenu de présenter le contrat de travail d’étranger accompagné des pièces suivantes dans les trois cas ci-dessous.

Contrat de travail en premier établissement
- Demande de visa de contrat de travail d’étranger en deux exemplaires signés par le salarié concerné ;
- Contrat de travail d’étranger en cinq exemplaires originaux ;
- Diplômes obtenus et attestations de travail justifiant l’expérience du salarié;
- Copies des premières pages du passeport ;
- Attestation délivrée par l’Agence nationale de promotion de l’emploi et des compétences (Anapec), certifiant l’absence de candidats nationaux pour occuper le poste proposé au salarié étranger.

Contrat de travail en renouvellement
- Demande de visa de contrat de travail d’étranger en deux exemplaires, signée par le salarié concerné;
- Contrat de travail d’étranger en cinq exemplaires originaux ;
- Attestation, délivrée par la Caisse nationale de sécurité sociale (CNSS) justifiant les trois derniers mois de cotisations en faveur du salarié concerné ;
- Copie de la carte d’immatriculation au Maroc ;
- Attestation délivrée par l’Agence nationale de promotion de l’emploi et des compétences (Anapec), certifiant l’absence de candidats nationaux pour occuper le poste proposé au salarié étranger.

Les exceptions
La procédure relative à l’obtention de l’attestation d’activité pour les salariés étrangers connaît cependant quelques exceptions. Certains salariés étrangers peuvent obtenir facilement leur contrat de travail sans passer par l’Anapec.
Cela concerne :- les conjoints de ressortissants marocains ; les personnes natives du Maroc et ayant résidé au Maroc durant 6 mois au minimum ; les gérants, cogérants et actionnaires de sociétés ; les experts dans le cadre d’une expertise technique et pour une durée inférieure à 6 mois ; les footballeurs ; les artistes pour une durée de résidence ne dépassant pas 3 mois ; les ressortissants des pays suivants : Algérie, Sénégal et Tunisie. Ces pays ayant signé des «conventions d’établissement» avec le Maroc.
Ces conventions signifient tout simplement que tout Marocain résidant dans l’un de ces pays est considéré en matière d’emploi comme un ressortissant national et vice versa.
- les PDG et DG d’entreprises ; les personnes détachées au Maroc par l’entreprise mère pour une durée limitée (2 à 3 ans).
 

Législation : Ce que dit la loi
Les étrangers désireux de travailler au Maroc sont, à l’instar des Marocains, soumis à la législation nationale régissant les relations de travail, en l’occurrence la loi n° 65-99 formant le Code du travail.
Le Code du travail stipule que tout employeur désireux de recruter un salarié étranger doit obtenir une autorisation de l’autorité gouvernementale chargée du travail, en l’occurrence l’Agence nationale pour la promotion de l’emploi et des compétences (Anapec).
La date du visa est la date à laquelle le contrat de travail prend effet.
Toute modification du contrat (salaires, conditions de travail et surtout modification de la durée de contrat, démission, résiliation, licenciement ou encore changement d’employeur) est également soumise au visa.
Le contrat de travail réservé aux étrangers doit être conforme au modèle fixé par l’autorité gouvernementale chargée du travail et doit stipuler qu’en cas de refus de l’octroi de l’autorisation de la part de l’autorité chargée du travail, l’engagement de l’employeur de prendre en charge les frais du retour du salarié étranger à son pays ou au pays où il résidait.
Sont éventuellement applicables les dispositions des conventions internationales multilatérales ou bilatérales relatives à l’emploi de l’étranger ou des salariés étrangers au Maroc.
Cependant, certains salariés étrangers peuvent obtenir facilement leur contrat de travail sans passer par l’Anapec (voir interview).
Brahim Habriche

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Autre article sur ce sujet :http://www.lavieeco.com/la-vie-eco-carrieres/17628-le-ministere-de-l-emploi-a-valide-4602-contrats-d-etrangers-au-premier-semestre.html

Le ministère de l’emploi a validé 4602 contrats d’étrangers au premier semestre

Les contrats visés au premier semestre 2010 concernent essentiellement des cadres supérieurs.
Plus de la moitié des salariés autorisés à travailler sont originaires de l’Union européenne.
En dehors de l’Algérie, du Sénégal et de la Tunisie liés au Maroc par une convention d’établissement, tous les autres étrangers doivent en principe avoir l’aval du ministère de l’emploi.

Une maison de retraite au Maroc ?

Maison de retraite ou maison médicalisée, seniors actifs ou seniors dépendants : deux approches différentes.

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La maladie a un coût, encore plus dans un pays qui n’est pas couvert par un régime collectif de sécurité sociale optimum. Certes il en existe un au Maroc, mais encore trop insuffisant pour répondre aux attentes des gens et les rassurer comme en Europe.

L’autre inquiétude réside aussi dans un système technique médical de terrain. Pour un Marocain, le passage dans un hôpital public le stresse plus sûrement qu’il ne le calme ; en cas d’urgence mieux vaut avoir sa famille proche au plus près et ce porte-monnaie collectif constitué, réunis au pied de son lit pour penser s’en sortir.

Le soin ou la ruine, ou l’endettement des familles, est surtout la question posée en cas de problèmes médicaux sérieux, la seule sécurité sociale pouvant s’estimer au nombre des siens qui cotiseront directement alors pour le malade au moment présent.

Les cliniques privées sont moins directes, mais la facture lourde tombe à la sortie ou dès l’entrée, quand l’accueil s’assure à son tour que vous pourrez bien assumer le paiement global avant tout acte. Une journée d’hôpital ferait bien plus peur aux gens que le bistouri ; un mal réduit en quelques jours en crée un autre dans le temps pour beaucoup de familles, qui perdront parfois bien plus financièrement qu’une cotisation régulière à la CNSS qui, si elle était assumée par tous, relèverait éventuellement le défi médical.

En attendant, des solutions privées arriveraient. Si de nombreux malades, notamment âgés, sont pris en charge dans les familles, le développement rapide de la société fait que désormais les enfants ne sont plus tous disponibles pour assumer ce point. Même si la culture, autre aspect social collectif important existe au Maroc, la problématique des personnes âgées ou gravement malades se doit de rechercher des solutions extérieures désormais.

Pour l’Européen étranger le problème est autre ; la fourmi ayant travaillé tout l’été se trouve moins prise au dépourvu que la cigale, quand la maladie fut venue… Il assume avec plus de sérénité la problématique au Maroc. Il peut le cas échéant se retrouver dans les structures de son pays d’origine entouré des meilleurs spécialistes.

Concernant les personnes âgées dépendantes qui réclament une médicalisation suivie ou du moins un encadrement continu, les structures comme les maisons de retraite n’existent pas vraiment au Maroc pour l’instant. Les seniors ne sont vus que comme des “actifs” et des investisseurs dans de nombreux projets en leur direction, mais la situation changera rapidement. Les étrangers arrivent en nombre et la question se pose déjà pour beaucoup, sachant aussi que la réponse européenne et ses tarifs stresseraient dorénavant autant les concernés que leurs familles…

Etrangers et Marocains se posent donc les mêmes questions, qui verront arriver prochainement des solutions. La maison de retraite assurant la médicalisation ou un encadrement suivi devient de plus en plus présente dans les attentes et les demandes.

Un exemple : un étranger résidant au Maroc depuis de nombreuses années, se devant d’assumer son parent, une mère âgée dépendante, n’a d’autres solutions que de faire venir la personne chez lui, et éventuellement de faire appel à une aide à domicile ou une infirmière privée. Le niveau des salaires permet encore cela plus facilement qu’en France.

Des projets de maisons médicalisées ont survolé la communication un moment ces dernières années, mais ne semblent pas encore sortir du sol pour l’instant. Des volontés existent mais réclament certainement une approche délicate, entre hébergements et normes, la médicalisation et l’encadrement des retraités n’étant pas une approche culturelle évidente au Maroc.

Un secteur professionnel à aborder sérieusement entre les investisseurs étrangers, premiers concernés pour l’instant, et les instances du pays. 

Un secteur qui bougera et à suivre désormais.

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Hospitalisation à domicile Le concept s’implante au Maroc 

· Matériel médicalisé et soins postopératoires sur demande

· Hospidom a le quitus de certains praticiens

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Le concept est encore peu connu au Maroc. Pourtant, l’hospitalisation à domicile fait déjà figure de bonne vieille recette en Europe et en Amérique du Nord. Au Maroc, il est même encore méconnu de certains professionnels de santé. C’est dans ce flou artistique que Fayçal El Harouchi a choisi de s’engouffrer, en créant Hospidom, la première au Maroc à offrir le service complet de «confort médical à domicile» sur base de location.

L’hospitalisation à domicile est une prise en charge à part entière, qui se fait chez le patient, une fois le gros du traitement est assuré par un praticien dans un établissement médical. Une sorte de «permanence des soins et de suivi 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7», s’adressant aux personnes atteintes de pathologies lourdes, nécessitant des soins souvent complexes et fréquents. L’offre de Hospidom permet ainsi de prendre en charge, à leur domicile, les patients souffrant de pathologies lourdes, aiguës ou chroniques, en phase évolutive ou terminale. En règle générale, elle s’adresse à tout patient en convalescence et à mobilité réduite. Bien plus, selon El Harouchi, «le but est de positionner Hospidom comme une entreprise à caractère familial, proche du patient et du praticien». A ce titre, la genèse de son entreprise a consisté (et consiste encore) à recevoir la bénédiction du médecin traitant. Une sorte de quitus d’aptitude palliative à l’hospitalisation prolongée, souvent pas nécessaire et coûteuse, dans les établissements de santé. Quel est l’intérêt de ce concept? Selon le directeur général de Hospidom, «l’hospitalisation à domicile permet aux patients de rester dans leur environnement, près des leurs, avec des intervenants habituels, si besoin, à savoir médecin traitant, pharmacien, kinésithérapeute, infirmiers».

De même, c’est «une réponse concrète au problème de financement du système de santé, lié au vieillissement de la population, et peut-être une réponse à la désertification médicale en zone rurale». On n’en est pas encore là. Car l’offre de Hospidom, créée il y a quelques mois, ne dispose pour le moment que de quelques packs, répartis en deux offres locatives. Un pack de base loué à 800 DH HT les 8 jours, qui se compose d’un lit médicalisé électrique complet et d’une table de chevet inclinable. Sur demande du patient, d’autres éléments peuvent y être adjoints. Ce qui induit un surcoût. B. T.

La “low cost attitude”. C’est quoi un hôtel low cost au Maroc ?

La formule low cost, quand tout est cher, se conçoit depuis des années dans les pays occidentaux, pouvoir d’achat oblige. Mais dans le pays où chacun arrive pour trouver la tomate à 0.25 euro le kilo, attiré par le tajine économique, l’avion économique, et les prix en baisse de nombreux hôtels qui ne savent plus remplir dans le temps, la question du concept de low cost étendu peut surprendre.

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Pas vraiment les analystes, qui voient arriver comme nous depuis un bon moment un besoin de réalisme plus que de spéculation tous azimuts. Et si la “low cost attitude” au Maroc était synonyme de prix juste en fin de compte ? Ne serait-ce pas la recherche d’une éthique perdue dans un marché qui n’existe plus réellement par le principe de l’offre et de la demande ? Principe que plus personne ne respecte d’ailleurs en ce monde, chacun jouant de ses bonnes argumentations pour toujours justifier le plus mais jamais le moins.

Seul le consommateur final peut jauger encore cela au regard de sa propre réalité quotidienne. Donc au Maroc sur certains plans ou secteurs du marché qui ne se font qu’en fonction de l’identité de la personne, locale ou étrangère, de passage ou résidente, le concept low cost peut interpeller.

Car en fin de compte en matière d’hôtellerie au Maroc, où chacun peut trouver à se loger en fonction de ses possibilités économiques, l’on doute que ce concept chercherait encore à faire baisser des prix. Il viserait plutôt à s’approcher de ce que le client final attendrait en définitive des professionnels du secteur, c’est à dire le juste rapport qualité-prix, et des services, compris… 

La “low cost attitude“, un bon virus. Suivre son évolution prochaine dans d’autres secteurs économiques au Maroc…

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http://www.econostrum.info/Gat-Rooms-ouvrira-cinq-hotels-low-cost-au-Maroc_a3453.html 

Gat Rooms ouvrira cinq hôtels low cost au Maroc

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L’hôtel Gat Xino à Barcelone (Gat Rooms)  

MAROC. Le groupe hôtelier espagnol Gat Rooms compte ouvrir cinq établissements low cost au Maroc.« Des négociations sont en phase finale avec un investisseur international pour l’ouverture de cinq hôtels au Maroc, probablement à Tanger, Marrakech, Casablanca et Chefchaouen », rapporte La Vanguardia, citant un responsable de Gat Rooms. Le groupe catalan prévoit un chiffre d’affaires de 9,5 M€ en 2010 contre 3 M€ en 2009.Gat Rooms s’est lancé dans l’hôtellerie économique il y a près de dix ans. Présent à Barcelone, Lisbonne, Paris et Berlin, il s’apprête à ouvrir une nouvelle unité hôtelière à Porto.  

Un aperçu du concept à Paris: http://www.gatrooms.fr/en/hotel-gat-folies/h8/ 

Lundi 27 Septembre 2010 Christelle Marot, à CASABLANCA