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Le statut UE/Maroc parle-t-il à tous les Européens comme à tous les Marocains ?

La statue ne semble pas faite de marbre solide, du moins le statut entre Maroc et UE.

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 Si la plupart des Européens, en Europe ou présents au Maroc, ne connaissent pas ce texte et n’ont donc pas lu ces accords, pas plus que la majorité des Marocains certainement, il serait bien de le faire un jour pour mieux comprendre la direction commune que prendrait la tournure, du moins celle écrite.

Un statut avancé qui peut reculer, mais qui est engagé nous dit-on, mais qui n’engagerait à rien ensuite, mais néanmoins très attendu par d’autres pays qui aimeraient en avoir un eux aussi avec la vielle Europe… Chez les technocrates ce serait aussi le jeu du “J’en veux mais je n’en voudrai plus”, sauf que l’économique prime désormais dans le développement de tous, au-delà des frontières.

En échange l’économique est aussi vecteur de nombreux changements en profondeur, cela n’échappera pas à votre lecture si vous êtes amateurs d’analyse politique plus fine sur cet accord qui chante parfois “Je t’aime moi non plus…” pour beaucoup selon le moment et les intérêts…

Vous pouvez télécharger le Statut UE/Maroc sur la page :

http://legroupement-agadir.com/europe-maroc/

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http://www.amadeusonline.org/publications/analyses/247-statut-avance-passer-du-symbolique-au-pratique.html

Statut avancé: passer du symbolique au pratique

Adopté en octobre 2008 par le Maroc et l’Union Européenne, le « Statut Avancé » (SA) peine à convaincre les observateurs. Deux études de l’IEMED  et de la FRIDE  ont confirmé cette impression au cours du printemps 2010.La première, menée par Laribi Jaidi et Ivan Martin, estime que les réussites dans la coopération économique ne doivent pas faire oublier la faible portée des dialogues sur les dimensions sociales et humaines du partenariat. La seconde, proposée par Kristina Kausch, déplore le manque d’avancées concrètes dans le cadre du SA. Comment expliquer ces réserves, alors que l’enthousiasme était de mise au moment de l’adoption de ce SA ?


Pour comprendre ce bilan mitigé, il faut se situer deux niveaux de réflexions. Il faut d’abord préciser ce qu’est – et surtout ce que n’est pas – exactement le SA : qu’apporte-t-il réellement aux relations entre le Maroc et l’UE ? Il faut ensuite s’interroger sur la mise en œuvre des dispositions du SA, sur la volonté et la capacité du Maroc de s’arrimer solidement à la rive Nord de la Méditerranée.

Télécharger l’analyse
  QU’EST CE QUE LE MAROC PEUT ATTENDRE DU STATUT AVANCE ? 

DE REELLES AMBITIONS
Le SA résulte de la volonté du Maroc de se rapprocher de l’Union Européenne (UE), et du souhait de l’UE de renforcer ses liens avec le Maroc. Désirant marquer les esprits, le Maroc a souhaité obtenir un statut spécial, signe de son implication dans son rapprochement avec l’Europe.  Il s’agissait d’aller au-delà de l’Accord d’Association bilatéral de 1996, de construire une coopération plus étroite encore. De son côté, l’UE, à travers sa nouvelle politique de voisinage, a choisit une stratégie de différenciation : chacun de ses partenaires a le choix d’approfondir ou de limiter sa coopération avec l’UE.  
Dans ce cadre, le Maroc serait donc le pays plus « avancé » dans l’approfondissement des liens avec l’UE, et le SA concrétise cette idée. Le SA est défini dans un « Document conjoint UE-Maroc sur le renforcement des relations bilatérales ».
Les ambitions présentées dans ce document sont immenses. Au-delà de la coopération économique et commerciale, le SA « traite désormais également des domaines stratégiques liés à la sécurité collective, à la coopération régionale, à la résolution des conflits, à la bonne gouvernance, à la lutte contre le terrorisme, à la régulation des flux migratoires, à la promotion des droits de l’homme et à la coopération en matière d’emploi et affaires sociales. Il s’étend à de nouveaux domaines tels que la coopération énergétique, la recherche et l’innovation, l’environnement et le développement durable »
Des actions concrètes sont détaillées dans la suite du document. Les mesures phares concernent le rapprochement des cadres législatifs du Maroc et de l’UE, par l’adoption progressive au Maroc de l’acquis communautaire.
 Le Maroc devrait donc chercher dans le futur à rapprocher son système de lois de ceux des membres de l’UE, afin de faciliter, voire tout simplement de rendre possible, les échanges économiques et humains entre les deux ensembles. Des propositions de coopération en matière d’éducation, d’environnement et de gestion de l’eau représentent de vraies innovations. La participation des sociétés civiles est également recherchée.

UN DOCUMENT SYMBOLIQUE
Mais il faut prendre garde à la nature de ce document conjoint. Le SA est avant tout une déclaration, une proclamation à deux voix d’une meilleure coopération future. En d’autres termes, il n’y a aucune disposition contraignante dans ce document. Le seul document qui régisse les relations entre l’UE et le Maroc est l’Accord d’Association entré en vigueur en mars 2000. Il prévoit la mise en place progressive d’une zone de libre-échange Maroc-UE d’ici 2012 et programme des rencontres entres ministres (Conseil d’Association) et  hauts fonctionnaires (Comités et Sous-comités d’Association) sur de nombreux sujets : économie et commerce bien entendu, mais aussi dialogue politique, échanges culturels, problématiques sociales, etc.

En fait, le SA de 2008 symbolise la volonté commune de l’UE et du Maroc de pousser encore plus loin cet Accord d’Association. Ce statut rend également perceptible le soutien de l’UE aux réformes en cours au Maroc, à la modernisation économique et sociale du Royaume : « le renforcement des relations bilatérales a pour ambition d’accompagner la dynamique endogène que connaît le Maroc et d’accélérer le mouvement du partenariat Maroc-Union européenne. Sa concrétisation sera mutuellement bénéfique. »  Le SA représente donc effectivement un progrès supplémentaire dans la volonté de coopérer.
Cependant le SA souffre de plusieurs faiblesses. Et en premier lieu, l’absence de définition précise de ce « statut » rend difficile son application.
En effet, le Document conjoint procure un certain « statut » au Maroc, mais ce statut n’est défini nulle part, ni dans les traités européens, ni dans le droit dérivé européen, ni dans les documents du processus de Barcelone… ni dans le document conjoint lui-même ! Les engagements des deux parties ne sont pas clarifiées, et les attentes vis-à-vis du SA dépendent donc de l’interprétation qu’on en fait.

Le caractère « avancé » du statut est donc difficilement perceptible, mais il n’en reste pas moins attractif. En effet ce statut « avancé » attire les autres partenaires méditerranéens de l’UE, qui veulent aussi faire partie des bons élèves. L’Egypte, La Tunisie, la Jordanie et Israël ont également émis le souhait d’obtenir un statut avancé.
Mais fautes de conditions claires d’obtention d’un tel statut, l’UE ne sait pas comment accéder à leur demande. La SA marocain semble donc être un « accord-test », une déclaration ad hoc qui a servi à symboliser la volonté commune de l’UE et du Maroc de coopérer plus profondément.  Mais à l’heure actuelle, le SA n’est pas encore un instrument clair dans la politique de voisinage de l’UE, tout comme il n’est pas une assurance pour le Maroc que des réalisations et des actions concrètes découlent de ce statut. Les avancées par rapport aux plans nationaux d’action de la Politique Européenne de Voisinage (PEV) sont minimes, ce que constatent également Jaidi et Martin : « le Plan d’Action de Voisinage adopté en 2005 contenait déjà une offre très semblable à celle du Document conjoint sur le Statut Avancé.  (…) au-delà du « label » de « Statut Avancé », l’offre différentielle par rapport à la PEV est éthérée.»  Pour tirer avantage de ce nouveau statut, il faut que le Maroc arrive à concrétiser les différents engagements de l’Accord d’Association.

DES AVANCEES ENCORE LIMITEES

Les avancées réalisées dans le cadre de l’Accord d’Association ne sont pas négligeables. Dans le rapport de suivi pour l’année 2009, les progrès récemment exposés sont mis en avant.
Les négociations sur les échanges des produits agricoles et de la pêche ont abouti en décembre 2009, c’est le deuxième grand accord commercial après celui concernant les échanges des produits industriels. Par contre les accords sur les services ou sur l’établissement des personnes sont toujours en cours de négociations.
Mais les réalisations dans le champ social et humain n’ont pour l’instant pas été à la hauteur des ambitions du SA. Certes le Maroc a relancé la réforme du système éducatif, a initié une réforme de la justice. Des progrès dans la coopération sont également à noter : le Maroc participe par exemple au Centre Nord/Sud du Conseil de l’Europe. Il en est le premier membre qui ne soit pas un pays européen.  Le royaume participe aussi à un certain nombre de programmes de coopération, comme le COST, programme de coopération internationale sur la recherche. Pourtant, les réformes du système judiciaire ou de l’éducation, même si elles bénéficient d’un soutien financier de la part de l’UE, restent insuffisantes au vu des exigences du SA. Les tensions au moment de l’affaire Amanitou Haïdar  ont relancé le débat sur le respect des droits de l’Homme au Maroc. Les démêlés entre presse et pouvoir n’ont pas contribué à améliorer l’image marocaine auprès des responsables de l’UE.
En outre, de nombreux points restent en suspens. L’assistance financière  qui accompagne ce SA n’est pas définie, ce qui rend peu lisible le montant futur des financements de l’UE vers le Maroc à long terme. Dans une des conférence qu’il a donnée à Rabat, M. Landaburu, représentant de l’UE à Rabat, a précisé avec honnêteté que l’UE, dans la période de crise économique qu’elle traverse, n’aura de toute manière que peu de financement à ajouter dans le cadre de ses partenariats bilatéraux et multilatéraux … Malgré cela, le Maroc restera pour les prochaines années le plus grand bénéficiaire des fonds de la politique de voisinage : le nouveau Programme Indicatif National  confirme le montant de 580,5 millions d’euros alloué au Maroc pour le soutien aux réformes du pays.

Axe prioritaire du PIN Montant alloué (en millions d’euros) 

Développement des politiques sociales 116 millions d’euros

Modernisation économique 58 millions d’euros

Appui institutionnel 232 millions d’euros

Bonne gouvernance et droits de l’Homme 87 millions d’euros

Protection de l’environnement 87 millions d’euros 

Source : Programme Indicatif National Maroc 2011-2013

France ou Maroc : les clients désirent-ils vraiment payer plus cher leur bien immobilier ?

C’est la faute des étrangers et maintenant celle des seniors…!!!

Stop, arrêtez ! La récurrence du sujet déborde à un moment des esprits qui bougent encore…

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Cet article du Point repris sur de nombreux sites d’information en ligne n’a pas échappé aux sites marocains. Car ce qui s’entend en France n’est que le reflet sonore de ce qui se dit au Maroc face aux étrangers divers, jeunes comme seniors.

Certes, si l’offre et la demande sont censées réguler les prix, chacun sait bien qu’il n’en est rien, ceci reste sans compter sur le point fondamental qui demeure l’homme et ses intérêts propres, bien avant l’intérêt collectif et même national qui reste secondaire, même familial avec une analyse plus pertinente. 

Les paysans de France ont depuis bien longtemps préféré vendre à des prix parfois exorbitants localement leurs vieilles granges ou leurs vieux corps de ferme délabrés à des étrangers européens, avant même de penser aux intérêts de leurs propres enfants, obligés de s’expatrier hors des villages ensuite par impossibilité de payer, pour venir s’entasser dans des banlieues avec HLM, bien loin de la qualité de vie de leurs anciens, et pour finir renommer ensuite les petits enfants en délinquants… “Les hommes c’est comme les pommes, plus on les entasse, plus ils pourissent”… 

Il en est de même au Maroc où vous entendrez la majorité des gens exprimer que tout augmente, mais par la faute de qui encore ? Des étrangers, des autres… 

Pensez-vous, gens d’ici ou d’ailleurs, que le client en toute conscience apprécie de payer plus cher le bien acheté, si ce n’était que la problématique reste bien du côté des vendeurs ? Ce n’est pas dans un pays où la négociation est la pratique quotidienne entre les gens que cette profondeur d’analyse aurait échappé à quelqu’un. 

Sont-ce les étrangers qui ont fait monter les prix du standing et du haut standing au Maroc ou la gourmandise des promoteurs qui avaient pour sport commercial de viser les pigeons qui se posaient en confiance sur leurs balcons pour leur vendre du simple parpaing au m² aussi cher que dans les provinces de France ? Pourquoi 60% des Marocains préfèrent-ils recourir à l’auto-construction en réalisant leur maison à moins de 3000 dh le m² ? Pourquoi les promoteurs suite à la crise pensent-ils subitement au logement social ou économique attendu par 1.000.000 de Marocains qui patientent encore ? 

L’étranger qui ne connaît pas un pays, notamment un Occidental par sa culture du droit, entre par habitude dans une notion de confiance et de régulation des choses, par force de droits et de devoirs appliqués chez lui depuis des générations. Une faiblesse en d’autres contrées… 

Pourquoi deux tarifs, un pour les locaux et un autre pour les étrangers ? La balance de la justice ne serait-elle pas la même selon la couleur de la peau ou la culture en France, pays des droits et des devoirs, comme de même la balance au Maroc, pays des principes les plus respectueux sur le plan spirituel ? Le terme usure, voire parfois vol sur le plan international, n’aurait-il de sens que dans des principes lus en fin de semaine chez chacun dans son propre temple, mais point dans les pratiques quotidiennes le reste de la semaine ? 

Pourquoi le prix d’un terrain est-il multiplié par 8 quand un vendeur regarde la face d’un autre homme venant de plus loin ? Pourquoi se plaindre ici ou ailleurs que les jeunes doivent quitter les anciens afin de pouvoir vivre dignement ? Les parents ne mangent-ils pas l’assiette du lendemain de leurs propres enfants ? Ne les condamnent-ils pas à aller voir ailleurs, afin de survivre, parfois au-delà des mers, chez ceux-là mêmes dont ils ont abusé ? 

Qui veut trop perd tout à un moment, sous la tour Eiffel comme sous l’Atlas, bloquant l’énergie même de son propre développement. Combien d’investisseurs transparents viennent et repartent désormais, ayant appris par la communication très rapide car virtuelle les histoires des pigeons déplumés qui ont repris conscience, mais trop tard ? 

Faudra-t-il que les gens aillent revivre en plein désert ou entre les monts de l’Atlas, étrangers comme Marocains, ou MRE qui arrivent, afin d’échapper à la folie des hommes qui ne voient que les chiffres en oubliant les lettres plus sages pour les consciences ?

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http://www.lepoint.fr/economie/immobilier-les-seniors-et-les-etrangers-font-grimper-les-prix-31-07-2010-1220882_28.php 

Publié le 31/07/2010 Le Point.fr

ÉTUDE

IMMOBILIER - Les seniors et les étrangers font grimper les prix …

AFP

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Depuis le début de l’année, les prix des logements anciens sont repartis à la hausse, comme ici à Paris où ils se sont envolés de 5,1 % © Cyriel Martin

Les Européens de l’Ouest, attirés par la douceur de vivre des campagnes françaises, et de nombreux seniors, qui partent de plus en plus tôt à la retraite, sont, avec la pénurie de logements, les principaux responsables de la reprise de la hausse des prix de l’immobilier dans l’ancien.

Après une envolée des prix sur une dizaine d’années, l’année 2009 avait connu une baisse, conséquence de la crise financière de 2008. Mais depuis le début de l’année, les prix des logements anciens sont repartis à la hausse, aussi bien en province qu’en Ile-de-France, selon les notaires et les agents immobiliers. Sur un an (mars à mai 2010 par rapport à la même période de 2009), la hausse des prix est de 5,1 % en Ile-de-France alors que pour l’ensemble de la France métropolitaine elle est, au premier trimestre, de 1,4 % pour les appartements et de 1,2 % pour les maisons, selon les Notaires de France.

“Nous constatons un afflux de Britanniques, de Belges, de Néerlandais, d’Allemands, de Scandinaves et même d’Italiens, au point que désormais, en province, cinq pour cent des ventes dans l’ancien sont le fait d’étrangers qui tirent les prix à la hausse”, souligne pour l’AFP Me Pierre Bazaille, président de l’Institut notarial de l’immobilier. Ce qui explique que des départements comme l’Aveyron, la Corse du Sud et même la Meuse, pourtant peu dynamiques sur le plan économique, voient le prix des maisons progresser depuis le début de l’année.

7 à 8 % des acheteurs à Paris sont des étrangers

Pour Me Bazaille, “les taux d’intérêt des emprunts immobiliers qui continuent d’être bas, contrairement à ce qui était prévu, permettent également de devenir propriétaire avec une mensualité de remboursement équivalente au niveau d’un loyer”. Le nombre de transactions dans l’ancien devrait ainsi remonter en 2010 à un peu moins de 700.000, pronostique Me Bazaille, même si ce total restera en dessous des années fastueuses, de 2000 à 2007, où il a toujours évolué au dessus de 800.000. “La faiblesse de l’euro conduit également les étrangers à investir de nouveau dans la capitale”, indique Richard Tzipine, directeur général des agences Barnes, spécialisées dans l’immobilier de luxe.

“Dans le coeur de Paris, on voit de nouveau des Américains alors que les Italiens et les Russes sont toujours très présents, ce qui explique que 7 à 8 % des acheteurs dans la Ville Lumière sont des étrangers”, indique Me Christian Lefebvre, président de la Chambre des notaires d’Ile-de-France. Autre phénomène : les seniors de plus de 60 ans “vendent leurs biens immobiliers, souvent les économies de toute une vie, dans les grandes métropoles pour vivre mieux dans des petites villes ou à la campagne”, explique Laurent Vimont, président de Century 21, réseau d’agences immobilières.

Pour M. Vimont “cette population dispose d’un apport personnel important, qui lui permet de mieux de se loger, ce qui contribue mécaniquement à la hausse des prix car ils sont peu enclins à négocier”. La ville de Nice, sur la Riviera française, est un bon exemple de cette mutation sociologique. Le pourcentage des acquéreurs d’une résidence principale, qui était seulement de 52 % du total en 1998, a grimpé à 72 % au détriment de ceux qui achetaient une résidence secondaire. Effet de balancier, la population des propriétaires à Paris rajeunit avec, depuis deux ans, une baisse de 20 % des acheteurs ayant dépassé 70 ans, constate M. Vimont.

Retraités de France : oui, vous pouvez vivre au Maroc avec votre petite retraite.

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Voilà ce que nous répondons aux messages que nous recevons parfois, ou par ce que nous lisons sur divers forums qui s’adressent aux expatriés, aux retraités et seniors. 

Beaucoup ne savent aborder le fait que l’on peut vivre avec moins de 1000 euros par mois même au Maroc soit moins de 11.000 Dhs ! Et pourtant…  Certes, si en changeant de pays l’on ne désire pas changer entièrement ses habitudes, il faut savoir s’adapter aussi et prendre connaissance des repères financiers d’un pays, avant d’y poser les pieds définitivement. Lire les grilles des salaires d’un pays ou voir ce que touche un retraité au Maroc peut parfois remettre les choses en place et relativiser ses propres difficultés, au-delà du simple prix d’un tajine ou du kilo de tomates de référence pour beaucoup de touristes de passage. 

Ce serait plutôt aux jeunes Européens de s’inquiéter de leur retraite d’ici 20 ou 30 ans, qui risque de se retrouver plus proche certainement des retraites du Maroc actuelles, sous réserve que le concept de solidarité existe encore demain pour eux…

Pour les jeunes couples qui s’inquiètent de savoir si avec un travail au Maroc et moins de 3000 euros mensuels ils peuvent venir vivre au Maroc, ou comme lu cette semaine sur un forum, avec un contrat d’expatrié de 5000 euros net (55.000 dhs ou presque 30x le Smig)… CNSS et impôts payés, avec voiture de fonction et appartement payé par l’entreprise, qu’ils consultent la grille des salaires…

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 http://www.lavieeco.com/economie/17260-retraites-1-115-dh-en-moyenne-chez-la-cnss-1-694-chez-le-rcar-et-4-730-chez-la-cmr-une-misere.html

Économie

Retraites : 1 115 DH en moyenne chez la CNSS, 1 694 chez le RCAR et 4 730 chez la CMR… une misère ! 

30% seulement de la population active occupée dispose d’une couverture de retraite.
En moyenne, ceux qui ont la CIMR perçoivent un complément de 2 200 DH en plus.

Peut-on vivre de sa pension de retraite au Maroc ? La question mérite d’être posée, d’autant que le dossier de la réforme des régimes de retraite est ouvert et que la conclusion principale qui ressort des études actuarielles est que les prestations sont trop «généreuses», menaçant de ce fait même la pérennité des caisses existantes.

Toute la question est de savoir pour qui ces prestations sont-elles généreuses. Les chiffres obtenus auprès des principales caisses, la Caisse nationale de sécurité sociale (CNSS) et la Caisse marocaine des retraites (CMR) en disent long sur le fossé qui sépare les retraités du secteur privé et ceux du public. Certes, sur cet aspect du problème, la raison est bien connue : à la CNSS, les cotisations se font sur une base plafonnée à 6 000 DH, par conséquent, au-delà d’une durée de cotisation déterminée et quel que soit le niveau du salaire que l’on perçoit, la pension de retraite ne peut dépasser, au mieux, 4 200 DH.

2 millions de salariés du privé n’ont pas de retraite complémentaire

Mais qu’est-ce qui empêche que les cotisations se fassent en fonction du salaire ? Pourquoi limiter à 6 000 DH ? Certes, les salariés du privé ont la possibilité de souscrire à une retraite complémentaire, mais combien ont-ils les moyens de le faire ? Alors que le nombre de salariés déclarés à la CNSS a atteint 2,2 millions à fin décembre 2009, celui des actifs cotisants à la CIMR est aux alentours de 250 000 ! Il y aurait donc, en gros, quelque 2 millions de salariés du privé officiellement déclarés qui ne bénéficient pas de la retraite complémentaire. Plus globalement, sur les 10,3 millions d’actifs occupés, seulement 30% environ bénéficient de la couverture retraite. Autrement dit, plus de 7 millions d’actifs occupés ne sont pas, à ce jour, affiliés à un régime de retraite. Un potentiel d’épargne très important ! La réforme projetée réussira-t-elle à y remédier ? Cela fait partie des objectifs qui lui sont assignés. Mais en attendant, combien perçoivent les retraités actuels ?

Les pensionnés de la CNSS, ceux qui ne sont couverts que par ce régime, pour la raison déjà évoquée, sont les plus mal lotis. La retraite moyenne y est de 1115 DH par mois, selon les données fournies par la CNSS elle-même. Une misère, puisque ce montant n’atteint même pas le SMIG (qui est de 2 030 DH) ! Et ce que cache cette moyenne est encore plus parlant quant à l’extrême faiblesse des pensions servies.

Sur les 365 107 pensionnés de ce régime, ils sont 111 851, soit 30,6%, à toucher une pension variant de 600 DH à 1 000 DH par mois, et 101 468, soit près de 28%, à percevoir une retraite comprise entre 1000 DH et 2 000 DH. Autrement dit, 58,4% des pensionnés de la CNSS, soit 213 319 personnes, ont une retraite qui va de 600 DH à 2 000 DH (voir le nombre de retraités par tranches de pensions).

Il faut cependant distinguer plusieurs catégories de pensions. Il y a d’abord la pension vieillesse, de loin la plus importante en nombre de retraités qu’elle concerne : 63,18%, soit 230 670 pensionnés. Pour cette catégorie, la pension moyenne est de 1620,43 DH. Il y a ensuite la pension de survivants qui représente 33,50% (122 302 personnes) avec une pension mensuelle moyenne de 763,87 DH. Viennent enfin la pension servie aux divorcés (6 024 cas) avec une moyenne de 728,98 DH par mois, la pension d’invalidité (5 504 personnes) avec une moyenne de 1 902 DH par mois et, de façon marginale, celle servie aux orphelins (607 personnes) avec une moyenne de 559,46 DH par mois. Comme on le voit, à la CNSS, plus de 35% des pensions servies sont des pensions de réversion.

A la CMR, la pension maximale peut atteindre 50 000 DH par mois

Les retraités civils de la Caisse marocaine de retraites (CMR), au nombre de 231 978, sont, eux, relativement plus choyés. En particulier les retraités principaux, qui représentent 68,4% de l’effectif total. La pension moyenne chez cette catégorie de retraités s’élève à 4 730,33 DH par mois. La plus élevée atteint les 50 000 DH par mois. Mais le gros de l’effectif (45,73%) perçoit une pension qui se situe dans une tranche, certes très large, allant de 2 500 à 10 000 DH (voir tableau).

Ce sont en tout cas plus de 9 milliards de DH que la caisse débourse chaque année pour ces 158 756 pensionnés principaux. Pour les «réversataires», en revanche, la pension moyenne dépasse à peine 1 000 DH (1 116,25 DH plus exactement). Concernant le Régime collectif d’allocation de retraite (RCAR), qui compte 96 784 pensionnés à fin 2008, la retraite moyenne était à cette date de 1 694 DH. Elle était déjà supérieure à celle de la CNSS. Le RCAR gère pourtant les retraites des personnels des collectivités locales, des administrations publiques (les non-titulaires) et des établissements publics, soit des entités où les salaires ne sont pas réputés pour être les plus élevés. Cela n’a pas empêché que le salaire plafond servant de base à la cotisation évolue chaque année depuis 1982 pour atteindre à la fin de 2009 un montant mensuel de 13 350 DH, soit plus que le double de celui en vigueur à la CNSS. Il est vrai cependant qu’avec la récupération de la caisse interne de l’OCP, de JLEC (Jorf Lasfer energy company), en attendant celle de l’ONE, le RCAR a hérité de droits acquis et aussi de cotisations substantielles. Enfin, la CIMR (Caisse interprofessionnelle marocaine de retraite CIMR), régime facultatif mais ô combien nécessaire pour relever la maigrichonne pension de la CNSS, sert une retraite moyenne de 2 185,70 DH par mois, selon son PDG, Khalid Chedadi. Là encore, il y a lieu de distinguer la pension principale, un peu plus élevée, et la pension de réversion inférieure à 1 000 DH. Le nombre de retraités de la CIMR s’élève en 2009 à 123 688. Au total, le gros de la population des retraités perçoit des pensions s’approchant à peine du SMIG. Une misère !

Salah Agueniou

Français exilés au Maroc, ou le nouvel exode de “l’homo-economicus-europeanus”

Les MRE qui rentrent au pays amèneront-ils dans leur sillage les Français qui sont dans la même vision économique qu’eux ? 

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L’histoire de la valise en carton d’une petite chanteuse du Portugal qui réussit à Paris se chantera prochainement mais en sens inverse, entre la vieille Europe et les pays dits en développement. “La France va mal” pour beaucoup de gens, pas seulement depuis le septembre noir de 2008, mais par un courant ressenti bien avant à l’aube du millénaire qui commençait avec l’Euro. 

La morosité domine sur le plan comptable, non vraiment celui des banques qui elles se relèvent par les aides de l’Etat, donc du peuple qui paiera la facture demain, mais bien pour la population à la base, qui alors se doit de rechercher des solutions seule et parfois ailleurs, comme au Maroc. Le Français moyen représente la plus grande partie de la France qui ne s’y retrouve plus et qui en plus ne voit pas d’un œil optimiste les prochaines années ni les prochaines décennies, beaucoup associant la notion de retraite à celle de misère. Le Français est un “homo-securitus” qui pense à ses lendemains : déjà au début de sa vie il est éduqué en ce sens, pour se sécuriser, pour sa protection sociale, et même pour l’assurance sur la vie. Alors quand le présent lui exprime brutalement “no future“, il réagit très rapidement pour changer de direction.  

Direction Maroc ou Maghreb bien souvent, ne désirant pas complètement couper les divers cordons culturels, notamment par besoin de se sentir moins éloigné par les quelques liens familiaux existant encore. Il lorgne même vers l’Asie qui offre maintenant des opportunités pour se poser à très bon prix entre deux cocotiers. Exil, entend-on, immigration ou émigration, le terme de fuite utilisé aussi chez certains, des expressions plus précises que l’on entendait il y a quelques années de la part des gens qui quittaient leur sud par force, non seulement pour des raisons économiques mais aussi politiques ou idéologiques. 

“L’homo-economicus-europeanus” sera-t-il le nouveau nomade, le nouvel immigré pour les prochaines générations ? Un témoignage ci-dessous qui n’est pas isolé et que l’on entend de plus en plus souvent…

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http://www.rtl.fr/fiche/5947727420/ces-francais-qui-s-expatrient-au-maroc-pour-leur-retraite.html

RTL info 11 août 2010

Ces Français qui s’expatrient au Maroc pour leur retraite

Alors que la réforme des retraites sera soumise au parlement à la rentrée, une enquête Ipsos pour le magazine Pleine Vie souligne que près de 2 retraités sur 10 quittent la France pour faire face à la baisse de leur pouvoir d’achat. Après les Dom Tom, c’est le Maroc que les Français préfèrent pour leurs vieux jours. RTL vous emmène à El Jadida, une petite ville au sud de Casablanca, qui attire de plus en plus de ces retraités français.

Dossier audio sur RTL:


Le Dossier de RTL : près de 2 retraités sur 10 quittent la France pour faire face à la baisse de leur pouvoir d’achat

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http://www.senego.com/actualites/la-vie-est-elle-devenue-trop-chere-en-france/2010/04/27/9540

La vie est-elle devenue

trop chère en France?

Moi qui vis l’étranger toute l’année et qui ne rentre qu’une fois l’an en France pour les congés, je me pose sincèrement la question: combien de temps pourra-t-on encore vivre en France, ou plutôt survivre?

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Il y a plus de 10 ans, avant l’Euro, je me considérais comme un privilégié. J’avais un travail, mon épouse également et chaque année nous rentrions en France pour les vacances avec suffisamment d’économies pour passer d’excellents congés et parfois faire un petit voyage hors Europe.

Avec l’arrivée de l’Euro, notre budget a fondu de 30% et cela dans l’année 2002, soit un an après la mise en place de la monnaie unique. Depuis, chaque année le coût de la vie augmente de façon inversement proportionnelle à nos capacités financières.

Comment accepter qu’un simple café au comptoir coûte entre 1,75 € et 2,00 €, comment accepter qu’une population ne puisse plus se payer de fruits ou légumes, comment accepter qu’un loyer dans une grande ville coûte l’équivalent d’un salaire ? Comment accepter qu’un litre de carburant coûte 1,40 euros (plus de 9 Frs) ou qu’une simple baguette de pain frôle les 1 euro ? Pour tous ceux qui vivent à l’année dans l’hexagone, il est difficile de s’apercevoir à quel point la vie est devenue intenable. On fait vivre sous perfusion les plus précaires pour s’assurer la paix sociale, mais cette politique tiendra-t-elle encore longtemps? En a-t-on seulement les moyens?

La crise grecque nous démontre, s’il en est encore besoin, que la situation au sein de la zone euro est catastrophique. Pire, d’autres pays sont sur la corde raide: Espagne, Portugal, Irlande et…la France. Notre Premier ministre l’avait indiqué il y a deux ans, il a hérité d’un pays en état de faillite. A une époque, on nous parlait régulièrement de la dette française. Bizarrement, depuis des mois, celle-ci a disparu des infos économiques.

Quand je rentre en France, les pauvres me semblent plus nombreux, les SDF sont légion dans le métro parisien et ceux qui ont encore un petit boulot n’arrivent plus à en vivre. Dans ma propre famille, certains, alors même qu’ils ont un salaire apparemment convenable, ne peuvent plus s’offrir un restaurant en famille. Il faut payer les charges de la maison, les dettes, l’abonnement téléphone/Internet, le carburant, la nourriture etc..

Que l’on ne me dise pas c’est la faute de tel ou tel gouvernement. Quel que soit le parti politique, ils sont tous aux affaires à un moment donné et aucun n’a fait mieux que l’autre. Quel est désormais notre avenir ? On sait déjà que d’ici quelques années nous n’aurons plus de retraites ou qu’elles seront si faibles qu’elles ne permettront pas de vivre. Pour ma part, afin de ne pas trop sentir la baisse de mon pouvoir d’achat, je passe une bonne partie de mes vacances au Maroc. Je suis obligé de m’exiler de mon propre pays afin de pouvoir offrir des congés à ma famille. Je suis conscient d’être encore un peu privilégié, mais pour combien de temps et surtout, quel avenir aurons-nous à offrir à nos enfants?

E.FSource: LePost.fr

Relocalisation des “Call Centers” en France contre délocalisation administrative au Maroc

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La presse s’inquiétait de l’annonce faite en France ces derniers jours. Paris s’inquiétait en cette période des pertes d’emplois consécutives aux délocalisations des Call Centers vers le Maroc. Rien de grave, entre volonté ou désir et réalité économique, les privés et même les gestionnaires des services publics calculent avant Paris où se trouvent leurs intérêts. Un effleurement de la forme plus que du fond par les technocrates français avant les vacances… Voilà que des administrations françaises pensent à délocaliser le traitement de leurs informations internes vers le Maroc afin de maîtriser leurs coûts de gestion. Gestion oblige désormais, qui fait de ce monde le lieu professionnel où chacun apporte ses possibilités au sein d’une entreprise.  

La mondialisation ne se fait pas entre des frontières, chose que ne semblent pas comprendre certains états qui redeviendraient conservateurs quand leurs intérêts sont en jeu.

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La vieille Europe et encore plus la France sont très attachées à leurs archives et à la “paperasserie” bien connue. A l’époque du virtuel et de la vitesse de l’informatisation, il reste de quoi occuper demain des milliers de personnes dans les pays en développement. Que l’Europe soit préservée, la téléportation des objets manufacturés n’existe pas encore de façon opérationnelle pour l’instant. L’industrie plus lourde a donc encore de beaux jours, quoiqu’elle arrive aussi au Maroc…  Paris pense-t-il rappeler à l’ordre Renault par sa filiale Dacia, ou Orange Télécom par ses bénéfices sauvés par les Marocains qui paient trop cher leurs communications ?  

La gestion est une stratégie mondiale et non plus à voir nationalement dorénavant.

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Hôpital: délocaliser pour économiser

Même les hôpitaux délocalisent. Hexaconso s’inquiète de la décision prise par la direction de l’hôpital de Beaujon d’externaliser la saisie de ses comptes-rendus au Maroc. Une pratique étonnante dans un service public mais de plus en plus courante.


A l’Hôpital Beaujon, en région parisienne, on n’est pas à cours d’idée quand il s’agit de faire des économies. La dernière en date consisterait à sous-traiter la saisie des comptes-rendus au… Maroc!

Le marché serait confié à une société française, M-Secure IT, spécialisée dans la sécurité informatique, et disposant d’une filiale marocaine. Cette délocalisation, car c’est bien de cela dont il s’agit, permettrait de réduire les coûts de saisie des comptes-rendus (1 euro la page). De plus, la direction de l’hôpital comptait utiliser ce service afin de diminuer la charge de travail de son personnel, et également faire face à un manque d’effectif. Face aux protestations, notamment des syndicats, soulevées par cette annonce, l’hôpital se défend. Anne Costa, directrice par intérim de l’hôpital explique ainsi qu’il « ne s’agit pas du tout d’un programme de suppression de postes (…) mais d’une aide aux secrétaires médicales en cas de surcharge de travail ou quand plusieurs d’entre elles sont indisponibles ».

 Elle justifie aussi le recours à ce service pour pallier les retards dans le processus de recrutement. Un argument invalidé par le syndicat Force ouvrière, qui atteste qu’il y a « des secrétaires compétentes en CDD dans l’hôpital, dont les contrats ne sont pas renouvelés ».

 Se pose également le problème de la confidentialité des dossiers médicaux. Le Maroc vient certes de se doter d’une loi de protection des données, mais elle n’est pas encore reconnue comme adéquate par l’Union européenne, rappelle à ce sujet la Commission nationale de l’Informatique et des Libertés. « Une autorisation spéciale de la CNIL est en cours de sollicitation », a fait savoir la direction de Beaujon.

Si cette annonce fait aujourd’hui l’objet de contestations, elle n’est malheureusement pas la première. Nombre d’hôpitaux ont déjà externalisé certains de leurs services. L’archivage, par exemple, est souvent confié à des sociétés spécialisées françaises ayant des filiales à l’étranger (Maroc, Amérique du Sud…). Il se dit également que l’analyse de certains scanners ou IRM serait parfois effectuée bien loin des hôpitaux les ayant réalisés… Mais sur ce sujet, il est bien difficile, voire impossible, de trouver des éléments tangibles… En attendant la suite de l’affaire de l’Hôpital Beaujon, sur laquelle la CNIL devra se prononcer, ce projet de délocalisation pourrait adopter la formule du volontariat, les services se sentant surchargés pouvant y faire appel. Aucun candidat ne se serait pour le moment manifesté…

Printemps, saison des MRE, automne, hiver, ou les saisons vaches à lait marocaines…

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L’on frotte le tapis rouge des investisseurs toute l’année, dont une partie se nomme MRE. De fait la saison de l’été se transforme chaque année en saison des MRE. Le printemps étant la saison des retraités, l’automne des résidents que l’on attire fiscalement, et l’hiver celui des entreprises, en saupoudrant l’année entière de touristes de passage. Cerise sur le gâteau, les médias qui observent le terrain… Comme déjà abordé dans nos propres articles, de quels MRE parle-t-on ? 

Pas étonnant que les médias qui reprennent le sujet régulièrement n’y montrent parfois qu’une image orientée, soit pour des raisons de ligne éditoriale, politiques, sociales ou autres et selon son auteur, et que chacun se limite ainsi à sa propre vision sur ces MRE. Il en est de même d’ailleurs pour la vision des ERM, des étrangers qui résident au Maroc, ou des FRE, Français résidant au Maroc mais vus de la France… Donc des visions qui sont entretenues par les divers écrits comme sur Internet, peut-être par manque de transparence du sujet MRE entendu depuis quelques années par les diverses autorités qui ne visent elles aussi qu’une image trop arrêtée sur cette communauté. 

Le MRE, Marocain expatrié qui revient chez lui chaque année, serait le modèle type que l’on nous montre régulièrement, mais sur une population estimée à plus de 5 millions de MRE, combien sont dans ce type de classification encore, et resteront-ils en nombre dans le temps ? A voir les jeunes débarquer de France, nous voyons de plus en plus une autre catégorie que celle visée uniformément dans les discours, qui même s’ils ont officiellement des droits au Maroc par une binationalité sont de plus en plus des Européens, de seconde, de troisième, voire de quatrième génération parfois, qui ne découvrent le pays de leurs anciens qu’en total décalage culturel. A les entendre réagir aussi sur de nombreux sites ou blogs Internet il semble aussi qu’ils ne se sentent pas toujours les mieux accueillis au pays de leurs pères, souvent moins bien d’ailleurs selon eux que les touristes classiques. 

Il serait temps de clarifier la notion de MRE de manière plus sociologique et plus stratifiée, ce que sait faire l’ensemble des médias involontairement si nous les réunissons par leurs visions diverses et leurs articles réguliers, mais cela serait à faire dans un objectif certainement moins intéressé et plus scientifique. Mais au regard de la crise, des rentrées financières moindres des MRE, d’investissements réduits de leur part, du Ramadan qui arrive et qui durera pendant la saison des MRE pour les prochaines années, les chiffres parleront encore, au même titre que les médias. 

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Arrivées estivales des MRE : « Wech-Wech cousin », vaches à lait ou simples vacanciers? C’est la « saison » des « zmagris », l’occasion pour la presse marocaine de sortir de nombreux numéros spéciaux MRE, de s’approprier de différentes manières ce « grand retour » estival – mais aussi de nourrir des clichés gros comme des tours HLM… 

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Il n’y a pas que la Fondation Mohamed V qui souhaite la bienvenue aux MRE. Quotidiens, hebdomadaires, mensuels – la presse s’est également saisie du dossier des vacances au bled. Le quotidien gratuit Aufait prévoit un numéro spécial MRE à sortir dans les prochains jours, Les Echos l’a publié il y de cela plus d’une semaine. L’hebdomadaire Le Temps consacre une enquête spéciale aux MRE et le Courrier de l’Atlas le dossier de son édition juillet/août.

Les titres démontrent déjà les différences de perception qui peuvent exister. Si Le Temps annonce en couverture de son numéro 58 (10-16 juillet 2010) « la fin du mythe des MRE », il parle plutôt de l’économie de la « saison des MRE » dans les pages consacrées au sujet. Une analyse économique qui reflète une grande partie des discours médiatiques en la matière. Les MRE sont vus à travers leur apport économique au pays d’origine, on parle de bonne ou de mauvaise « saison », et on décrypte les politiques mises en place pour favoriser une bonne « récolte ». Bien sûr, les analyses changent selon le point de vue de l’auteur. Les uns critiquent, les autres présentent les mesures prises par les autorités.

Le titre du supplément des Echos du 5 juillet 2010, entre dans le deuxième cas de figure. Intitulé « Le grand retour », l’idée de la « saison » est proche, et le contenu en témoigne. Financé par le ministère chargé de la Communauté marocaine résidant à l’étranger, il était prévu, selon nos informations, qu’il ne traite que le sujet des investissements des MRE au Maroc. Par manque de textes, d’autres sujets (culturels) ont trouvé leur place dans le supplément, mais l’objectif du ministère des MRE est clair. Inciter davantage de MRE à s’engager sur le terrain des investissements productifs au Maroc, secteur qui traine un peu la patte en comparaison aux transferts d’argent. Mais ces derniers aussi auraient dépassé leur zénith. La « saison 2007 » était la meilleure de l’histoire, avec environ 55 milliards de dirhams transférés. Depuis, la « récolte » baisse, dépassant à peine les 50 milliards de dirhams en 2009.

Le ministère est actif pour rendre le pays plus attrayant pour des investissements des MRE, mais il bataille également sur le champ des discours. Les liens entre MRE et le Maroc sont présentés en permanence comme étant tout à fait « naturels ». Douter de l’appartenance d’un ressortissant étranger d’origine marocaine n’entre pratiquement pas dans le possible des discours officiels. Le ministère insiste plutôt sur le MRE jeune, actif, peut être entrepreneur, en tout cas hautement qualifié, quelqu’un qui s’investit dans le développement de son pays d’origine. Comme le précise le ministre Mohamed Ameur dans ce même supplément, son département privilégie pour cela, « bien plus encore que [les] investissements directs, la mobilisation de nos compétences expatriées ».

Cette image, on peut la retrouver par exemples dans les brochures de l’opération Marhaba de la Fondation Mohamed V. Mais les photos choisies par Les Echos pour illustrer le supplément MRE reflètent plutôt le contraire. Meilleur exemple : l’interview dans lequel M.Ameur explique sa stratégie pour améliorer l’investissement des MRE dans les secteurs productifs au Maroc est illustrée, sur deux pages, par une photo d’un groupe d’ados en pull à capuches et/ou avec casquette, sous la pluie, en bas d’un bâtiment en très mauvais état (voir ci-dessous). C’est cette image triste qui entoure la photo du ministre. En constatant l’anachronisme entre l’illustration et le contenu, le ministre a dû se dire, dépité : « Ils m’ont karchérisé mon message ! »

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Mais cela reste une image courante, qui reflète bien ce réflexe répandu au Maroc d’associer les MRE aux jeunes « racailles » de banlieue traînant dans la rue et au stéréotype du « wesh wesh couz » qui vient au Maroc pour frimer et se déchaîner. Ce stéréotype, Casawaves, blog d’un expatrié français à Casa, l’entretient à l’état pur à l’occasion des vacances d’été, dans son fil d’actualité sur Facebook. Le titre en dit déjà long : « Wesh cousine ! » L’auteur, « Miss Casa », fait dans le populisme et la moquerie teintés de condescendance : Casa serait maintenant « envahie » par Momo, Rachid et Elham (MRE, sic!), au « look wech-wech », rêvant « d’importer la mode urbaine des voitures brûlées au Maroc » pour l’un, et du passeport d’une petite amie italienne (tout en épousant une « bent bladou pure souche ») pour l’autre. La fille, « MREtte », « joue la starlette sur les plages […] mais dès qu’elle entrouvre ses lèvres, on a presque envie de ‘l’éteindre’, tellement elle fait ’sa bouffonne ’ ». Le « manque de scrupules de Rachid, le manque de respect de Momo, et le manque de classe d’Elham » seraient même capables de « rendre Casa plus bordélique qu’elle ne l’est déjà ».On peut apprécier la caricature et l’ironie, encore faut il avoir un message à transmettre pour éviter la moquerie gratuite. Ce message est toutefois difficile à trouver… 

Un monde sépare ce texte du dossier « Réussir ses vacances au Maghreb » du Courrier de l’Atlas dans son numéro juillet/août. Sans parler des MRE et de les juger, ce dossier s’adresse directement à tout ceux qui, justement, veulent passer leurs vacances au Maghreb. « Tonton du bled » de 113 y trouve son entrée, le ramadan qui s’avance de plus en plus vers l’été, des conseils « comment éviter les galères au bled »… Des articles qui s’adressent à ce que sont les visiteurs en été : des vacanciers dans un pays que certains connaissent mieux, d’autres moins bien. Certains sont plus intéressés à ce qui s’y passe que d’autres, et ces intéressés, le Courrier de l’Atlas les invite notamment à suivre une visite proposée par Casamémoire. Un tour de Casa en dehors des sentiers battus, qui tente de montrer ce que cache le stéréotype de Dar el Beida, la bordélique.. A méditer. 

Frederic Schmachtel Yabiladi.com

Langue de Shakespeare, langue de Voltaire, le Darija, l’Arabe classique, les nouvelles générations issues des MRE vont y perdre leur Latin ! Sont-ils encore par le terme des MRE ?

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A lire certaines approches sur les MRE, l’on peut comprendre que certains jeunes aient du mal à se connecter ensuite à un pays. Ce qui était valable en France avec les Marocains nés au Maroc, n’est-il pas en train de se reproduire au Maroc avec ces “Européens” qui devraient s’adapter, pour ne pas dire s’intégrer, demain au pays de leurs ancêtres ?   Ecoute-t-on réellement ces nouvelles générations et leur culture “personnelle”, non pas double mais nouvelle ? Car en fin de compte ne sont-ils pas les exemples de l’évolution culturelle positive qu’attendrait le monde par le mélange ? La culture est une chose vivante qui ne doit pas être étouffée dans l’œuf, encore moins en voulant récupérer les uns et les autres. Les MRE sont aussi très utilisés selon les besoins, plus économiques qu’humains, cela chacun le sait, jusqu’à quand irait-on chercher les nouvelles générations avant de les écouter ? 

Si apprendre les langues est certes une bonne chose sur un plan général, une invitation, ne rechercherait-on pas pour d’autres volontés de désintégrer ? “A partir de quelle génération est-on Français ?” Voilà ce que l’on entendait parfois lors d’une récupération idéologique en France qui s’estompa. La logique inverse serait-elle meilleure ?  Et si l’on écoutait davantage les MRE, mais surtout leurs enfants et petits-enfants, ainsi que les suivants, déjà présents pour certains…?   

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http://www.yabiladi.com/articles/details/2687/quelles-langues-pour-deuxieme-generation.html  MRE : Quelles langues pour la deuxième génération? Le Conseil de la communauté marocaine à l’étranger organisera les 24 et 25 juin 2010 une conférence internationale sous le thème « Langues en immigration : mutations et nouveaux enjeux ». Des représentants de huit pays, en plus du Maroc y sont attendus.

Dans un communiqué, le CCME a indiqué que l’un des objectifs de la conférence était de poursuivre la réflexion sur quelques unes des problématiques qui découlent de l’émigration marocaine, à savoir par exemple,  la transmission de la langue maternelle aux nouvelles générations issues de cette émigration, ou encore, les rapports entre apprentissage des langues et éducation religieuse.

Le constat dressé par le CCME fait état d’une nouvelle génération de Marocains nés dans les pays de résidence, et pour qui la nécessité d’apprendre la langue des parents se ferait de plus en grande. Le CCME rappelle dans le communiqué les efforts fournis dans ce sens. Le Maroc envoie notamment des centaines de professeurs pour enseigner la langue et la culture d’origine (ELCO).

 Il sera donc aussi question d’évaluer ces efforts, d’en tirer des enseignements, et de les rendre plus efficaces. Sont attendus à cet effet, des chercheurs, des responsables  des gouvernements étrangers représentant la France, l’Italie, l’Espagne, la Belgique, les Pays-Bas, l’Allemagne, les Etats-Unis, et le Canada. 

Yann Ngomo Yabiladi.com

Maroc Espagne. Je t’aime moi non plus malgré des accords devant l’UE, ou qui se sucre les fraises sur qui ?

Le beurre, ou l’argent du beurre, se transformerait en fraise qui désirerait se sucrer sur qui ? Entre les accords économiques de deux pays, les intérêts commerciaux plus locaux, et des producteurs d’une même nation qui produisent des deux côtés de Gibraltar, la cacophonie de la logique appellerait à ouvrir les frontières plus rapidement afin de ne pas perdre son Darija. L’UE vue sur un plan national n’est certes pas semblable devant la porte de chacun par les divers lobbies ou intérêts privés. 

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Il est étonnant de voir l’Espagne se comporter parfois comme le faisaient les industriels de l’agriculture en France, quand ce pays entra lui aussi dans cette UE, gage ensuite de son développement fulgurant pour rappel, qui profita alors à tous les Espagnols, enfin presque… Le changement des uns perturbe toujours les autres au sein d’une même vision commune, question de moment.

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Espagne: Un lobby contre les produits agricoles marocains

  

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Depuis quelques jours, deux syndicats d’agriculteurs espagnols sillonnent les couloirs et bureaux de l’Union Européenne (UE) à Bruxelles. Leur objectif: empêcher un nouvel accord commercial bilatéral entre l’UE et le Maroc, accord qui, selon eux, menacerait les agriculteurs espagnols. Mais pas tous. Des experts estiment par exemple que 50% des fraises sont exportées du Maroc – par des Espagnols..

En décembre 2009, un important accord bilatéral entre l’UE et le Maroc a été conclu, portant sur la libéralisation des échanges agricoles, agro-industriels et de la pêche. Les quotas limitant les principales exportations marocaines avaient été revus à la hausse, avec l’objectif de continuer le pas quatre ans de cela. Très rapidement, des voix se sont élevées en Espagne pour protester contre ces accords, menaçant les agriculteurs espagnols.

Ces protestations ont été poursuivies et se sont par la suite organisées, pour atteindre aujourd’hui les couloirs des institutions européennes. Principale voix des opposants: deux syndicats d’agriculteurs, l’UAGA (Unión de Agricultores y Ganaderos de Alava) et la COAG (Coordinadora de Organizaciones de Agricultores y Ganaderos), qui tentent de se placer au niveau européen. Comme le rapporte Europa Press, repris par que.es, le responsable fruits et légumes de COAG, Andrés Góngora, a ainsi terminé, vendredi dernier, une ronde de contacts avec différents groupements politiques présents au parlement européen ayant pour objectif de créer un véritable lobby contre une libéralisation continue des échanges agraires entre le Maroc et l’UE.

Il exposait notamment une argumentation basée sur des aspects sociaux et moraux. Selon lui, « des études ont été réalisées qui déclarent qu’au Maroc, environ 600 000 enfants entre 7 et 14 ans travaillent, et beaucoup d’entre eux dans les serres. » Sous-entendu: les accords entre l’UE et le Maroc soutiennent le travail des enfants.Autre champ argumentaire: les fraudes. L’office européen de lutte anti-fraude (OLAF) aurait reconnu, selon Góngoro, qu’il y avait des irrégularités en 2008 et 2009 quant aux contingents importés du Maroc, et la Commission européenne a demandé des informations à l’Espagne et la France sur ce sujet.Ce dont Góngoro ne parle cependant pas, est une évolution que rappelle aujourd’hui même le quotidien espagnol ABC: les grandes exploitations agricoles au Maroc sont de plus en plus dans les mains d’entrepreneurs espagnols. Ainsi, un expert de la fondation de l’institut euro-arabe de Grenade, Abdellatif Taraf, estime à 50% la part des fraises marocaines exportées par des entreprises espagnoles au Maroc. Cela concerne environ 25% des exportations de tomates et haricots.Taraf signale que les critiques envers les accords UE-Maroc sont basées sur des « demi-vérités », elles n’ont pas lieu d’être. En effet, au vu de cela, la mise en place de ce lobby ressemble presque à un début de confrontations hispano-espagnoles. Une lutte pour le pouvoir entre syndicats et grands producteurs espagnols? Pourtant, Taraf explique que les deux pays auraient à gagner l’un de l’autre. L’Espagne est en même temps « client et pourvoyeur du Maroc » et, selon lui, les deux pays peuvent « collaborer dans la commercialisation et en matière de logistique » pour un rendement supérieur du secteur agraire des deux cotés de la méditerranée. 

Frederic Schmachtel Yabiladi.com

Accord UE/Maroc ou désaccord Euros/Dirhams ? Pour qui sonne le glas ?

Le malheur des uns fait le bonheur des autres et relancerait aussi le dynamisme des entrepreneurs selon l’endroit où l’on se trouve. L’euro qui affole l’Europe et tout l’occident n’est donc pas vu de la même manière hors de cette zone. L’inquiétude ne semble pas arriver chez les proches voisins comme le Maroc, il faut préciser que les accords entre le Maroc et l’UE ne font pas encore de ce pays un associé direct de la problématique actuelle. Une méditation à avoir pour demain… entre échanges économiques et association, le risque ou les conséquences sont très différents. 

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Ce serait aussi un peu plus à l’Europe comme à la France d’ailleurs de penser à ses lendemains, voyant de plus en plus l’état d’insatisfaction de ses membres, qui arrivent chaque année plus nombreux sur les côtes du Maghreb, au Maroc ou en Tunisie qui se prépare, elle aussi, à un accord préférentiel avec l’UE. La crise est avant tout une chose humaine en Europe, et le Maroc fait partie de la principale réponse individuelle pour ces Européens et notamment des Français qui choisissent librement l’émigration. 

La vraie et prochaine économie du Maroc ne serait-elle pas désormais dans ces étrangers qui arrivent en terre plus douce, après que les leurs aient dû remonter voilà 50 ans pour répondre aux besoins du nord ? Le besoin économique réussirait-il à faire se mélanger bien mieux les hommes entre eux à terme que toutes les bonnes volontés des seuls discours passés, derrière les frontières ?

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http://www.yabiladi.com/articles/details/2561/impacts-baisse-l-euro-l-economie-marocaine.html 

Impacts de la baisse de l’euro sur l’économie marocaine   La crise financière en Europe a lourdement impacté l’Euro. Le Maroc, économiquement très lié au marché européen, risque-t-il de souffrir de la baisse brutale de la monnaie unique ?On pense évidemment aux transferts en devises des Marocains vivant sur le Vieux Continent. Et qu’en est-il pour les exportations ? La dette extérieure ? Les recettes touristiques ?Tour d’horizon des secteurs les plus menacés.(DR)

Pour ce qui est de l’activité à l’export, il convient de distinguer deux cas de figure. Dans les secteurs où les entreprises marocaines sont en concurrence avec des entreprises européennes, la baisse du taux de change €/DH aura un impact négatif. Par contre, sur les secteurs où nos entreprises étaient en concurrence avec les pays dont la devise est rattachée au dollar (Chine, Egypte, …), nous grappillerons quelques précieux points niveau compétitivité.  Ce qui n’est pas pour déplaire à Saad Benabdellah, Directeur général du Centre Marocain pour la Promotion des Exportations (CMPE). «Ces deux derniers mois, l’activité à l’export a connu une croissance de l’ordre de 2,5 % par rapport à la même période l’année dernière. On a donc bien géré la crise. Au niveau des produits et des services, nos exportations gagnent de plus en plus de terrain. Aujourd’hui, nous avons une offre exportable cohérente et complète. C’est la conséquence directe de la capacité des exportateurs marocains à répondre aux exigences des marchés internationaux», indique le Dg du CMPE.Ce dernier ajoute «qu’aujourd’hui il y a une crise de la demande pas de l’offre. Si en 2009, il faut bien avouer que nous avons soufferts, il n’en reste pas moins que l’on assiste à une stagnation. L’hémorragie est stoppée», dit-il. Quand a la baisse de l’Euro et son impact sur les exportations des entreprises marocaines, Saad Benabdellah déclare que «peu importe le cours de la monnaie Euro ou du Dollar, il faut être compétitif. Faute de quoi, vous êtes spectateur et non plus acteur».Et l’impact sur les transferts des MRE ? Selon un analyste financier à Casablanca, «il est difficile d’analyser le comportement qu’adoptera cette population. Il se peut que les MRE continuent à transférer vers le Maroc, selon leur habitude et fréquence, néanmoins le montant va baisser à cause de la dépréciation de l’Euro par rapport au Dirham et cela va se répercuter sur le volume global des transferts», dit-il.Au niveau de la dette du Maroc, les charges de celle-ci vont baisser suite à l’appréciation du Dirham vis-à-vis de l’Euro. Etant donné qu’une grande partie de la dette du Maroc est libellée en Euro, autant dire que la situation est à l’avantage du Royaume.Quand au secteur du Tourisme, difficile d’anticiper tant les facteurs liés à cette activité sont multiples et divers. «Le Maroc a un avantage majeur. Celui d’être la destination soleil la plus proche de l’Europe et la moins coûteuse», déclare un opérateur du secteur. 

Rachid Hallaouy Yabiladi.com

Visas contre illégaux ! France & Europe, BESSON ou Ambassadeur de l’UE au Maroc, même logique.

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Si Mr BESSON venant de France visait, il y a quelques jours, le dossier de retour au Maroc des MRE, http://www.facebook.com/notes/le-journal-le-groupement/immigration-choisie-en-france-ou-retour-au-maroc-subventionne-/392986468430 voilà que c’est l’Europe via son Ambassadeur Mr Eneko LANDABURU en poste au Maroc qui négocierait le retour des illégaux, non plus en charters mais en offrant des visas d’entrée.

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L’immigration choisie semble bien ancrée dans la logique entre pays, quand des deux côtés l’intérêt prime, toujours sur le dos de l’homme. Mais lequel, le Maroc se posant la question, semble-t-il, de reconnaître effectivement les siens, d’illégaux… Bien que la solution résiderait encore dans une monnaie sonnante.

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L’histoire passée entre pays du Nord et du Sud nous renvoie encore de tristes images d’échanges humains, inhumains sur le fondement, un relent d’histoire relayé désormais sous couvert économique, à méditer.

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Politique

Chantage de l’UE au Maroc: Plus de visas contre la réadmission de clandestins

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Le chef de la délégation de l’Union européenne (UE) au Maroc, Eneko Landaburu, a organisé une conférence de presse à Rabat le mercredi 12 mai, à l’occasion de la publication à Bruxelles du rapport de suivi de la Politique Européenne de Voisinage (PEV). Le diplomate a présenté le rapport sur les progrès du Maroc en 2009 et ses relations avec l’Union. Il est notamment intervenu sur des questions migratoires entre Marocains et Européens.

Si le Maroc parvient à conclure un accord avec l’UE pour la réadmission de ses ressortissants illégaux, il pourrait bénéficier en retour, des facilités pour l’obtention davantage de visas pour les Marocains (les professionnels et étudiants surtout) qui veulent voyager vers l’Europe. Cette déclaration, rapportée par El Mundo, a été faite par Eneko Landaburu, à l’issue de son exposé sur les progrès du Maroc en 2009, le mercredi après-midi à Rabat.

Selon l’ambassadeur européen, il y avait une discussion sur l’accord de réadmission des immigrés (illégaux) entre les deux parties, le lundi dans la capitale belge.  Le “lien” entre les deux négociations (réadmission et visas) est “évident”, a-t-il dit, soulignant au passage que le résultat de la rencontre de Bruxelles a été “très positif”.

Le Maroc accepterait-il le retour de ses ressortissants clandestins contre plus de visas ? De l’avis d’Eneko Landaburu, “je pense que nous avons débloqué certaines questions qui nous permettent de penser qu’il y aura un consensus dans quelques semaines”. Toutefois, rien n’est encore acquis et des difficultés à surmonter existent encore. Le Maroc exige notamment d’un immigré illégal, “une preuve formelle de son origine marocaine” avant de l’accepter. Ce qui est tout de même normal. 

 En outre, la partie marocaine réclamerait d’après Eneko Landaburu, un financement “important”, en échange d’un accord de réadmission. Ce financement lui permettrait d’assurer une formation des personnes à la lutte et le contrôle de l’immigration clandestine, ainsi que la construction et l’entretien des centres d’accueil pour les rapatriés. Des exigences “légitimes” pour le représentant européen, mais dont les Européens “n’ont pas encore discutés” a-t-il reconnu. Ibrahima Koné Yabiladi.com

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http://www.lesoir-echos.com/2010/05/14/maroc-ue-des-visas-contre-la-readmission-des-subsahariens/

Maroc-UE : Des visas contre la réadmission des Subsahariens

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Le Maroc continue d’exiger des preuves formelles attestant que l’immigré illégal a bel et bien transité par son territoire en route vers l’Europe avant de le réadmettre. (dr)La réadmission par le Maroc des Subsahariens en situation illégale en Europe refait surface. L’Union européenne revient à la charge mais cette fois avec un nouvel argument: simplifier l’octroi aux Marocains des visas de longue durée en échange de la signature d’un accord dans lequel Rabat s’engagerait à rapatrier les immigrés illégaux ayant transité par le territoire national. Une vieille condition remise en scelle. Auparavant, elle figurait dans le premier plan d’action (2005-2010) convenu entre Rabat et Bruxelles et ayant abouti à l’octroi au Maroc du Statut avancé, le 13 octobre 2008 à Strasbourg. Le royaume avait toujours refusé de se plier à ce diktat de l’UE, mettant en avant la disposition de Rabat à recevoir uniquement ses ressortissants en situation irrégulière en Europe. Mais, selon Eneko Landaburi, le représentant de l’UE au Maroc, Rabat montrerait actuellement moins de résistance.

Se débarrasser des immigrés illégaux vers un pays tiers, en l’occurrence le Maroc, est une aubaine pour les Vingt sept.Visiblement optimiste, Eniko Landaburi a souligné, dans des déclarations rapportées par l’agence EFE, que cette question figurait au centre de la réunion de cette semaine entre les représentants du Maroc et ceux de l’UE et dont l’issue laisse entrevoir la signature « dans les prochaines semaines ou avant la fin de l’année » d’un accord de rapatriement des illégaux vers le Maroc. Le diplomate s’est montré  prudent, reconnaissant toutefois « l’existence de difficultés ».  Et pour cause, la partie marocaine continue d’exiger, reconnaît Landaburi, des preuves formelles attestant que l’immigré illégal a bel et bien transité par le territoire marocain en route vers l’Europe avant de le réadmettre.  Bien en verve, Eniko Landaburi a indiqué par ailleurs que « le lien entre la réadmission et les accords de visa est évident ». Pour le diplomate, les choses sont claires, la signature d’un accord sur le rapatriement des immigrés illégaux, notamment les Subsahariens, qui déambulent dans les grandes capitales du Vieux continent vers le Maroc « facilitera l’octroi de visas aux Marocains qui souhaitent aller en Europe », rapporte l’agence EFE.  Et de reconnaître les nombreux obstacles à la libre circulation des personnes. Un point qui a, par miracle, sauté dans la déclaration finale du premier sommet entre le Maroc et l’UE, les 6 et 7 mars à Grenade. Soufflant le chaud et le froid, le diplomate a estimé que les négociations sur la simplification de l’octroi des visas aux Marocains désireux se rendre en Europe  commenceront dès que l’accord de la réadmission des illégaux par le Maroc sera conclu. Les déclarations du représentant de l’Union européenne à Rabat s’inscrivent dans un contexte de crise économique qui est en train de tisser sa toile sur le Vieux continent. Se débarrasser des immigrés illégaux en les envoyant dans un pays tiers, en l’occurrence le Maroc, est une aubaine pour les Vingt sept. Un fardeau en moins, en échange de quelques euros, en ces temps de vaches maigres.

En voilà une bonne affaire!