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Archive de la catégorie Europe

Maroc ou banlieue industrielle de l’Europe ? Quel score équitable pour demain ?

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Les affaires s’inscrivent dans une vision économique et financière, mais pour les états elles s’inscrivent aussi dans une stratégie interne de développement. Le Maroc en est un exemple depuis plus de dix ans, par les transformations engendrées qui n’échappent à personne. La position géographique du Maroc, comme porte de l’Europe dans un sens et porte vers l’Afrique dans l’autre est un atout de changement, mais si l’un recherche de nouveaux marchés pour son bouquet de fleurs bleues et jaunes, l’unique rose rouge et verte pourra-t-elle faire face seule et s’imposer demain dans des décisions diplomatiques à finalité économique ? L’Europe permet au Maroc de répondre à des impératifs présents pour assurer l’emploi de masse par exemple en jouant le rôle de sous-traitant, mais quel est ou quel sera le prix pour le pays dans quelques années ? Les pays pourvoyeurs de main-d’œuvre bon marché par rapport aux salaires européens maîtrisent-ils quoi à long terme, quand, en quelques années, une usine peut se délocaliser ou quand maintenant les clients n’ont qu’à se retourner vers d’autres fournisseurs sans bouger de leur bureau ?

Les pays qui se développent seront-ils demain les banlieues industrielles de l’occident ?

A quand une vision industrielle personnelle de développement qui fera de l’économie du pays une valeur marocaine ? La DACIA, petite voiture de base du peuple ne signifie pas encore “Volkswagen” ou voiture nationale du peuple. A quand la “MACIAS” qui envahirait le marché du pays et de l’Europe ensuite, comme la TATA de l’Inde qui arrive ?

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L’investissement des particuliers jusqu’aux plus gros actionnaires marocains ne viserait que l’immobilier et l’acte d’achat et de revente de biens, ne ciblant qu’une plus-value personnelle à très court terme. Alors n’y aurait-il pas des ingénieurs au Maroc qui attendraient des aides et une volonté en ce sens pour servir en finalité leur pays ? La mondialisation se limiterait-elle à dépendre des autres, ou de savoir prendre l’exemple et le savoir des autres, pour montrer à un moment que l’on sait faire aussi bien que les autres chez soi ?

Certes il y a beaucoup de choses à faire dans un pays en plein développement, mais ne faut-il pas parfois prendre un peu de recul, avant, pour rester maître dans son système, sa culture, ses valeurs, après ?

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http://www.usinenouvelle.com/article/l-europe-peut-gagner-en-competitivite-grace-au-maroc.N125380

“L’Europe peut gagner en compétitivité grâce au Maroc”

A l’occasion de la seconde édition du salon AeroExpo de Marrakech, Ahmed Reda Chami, le ministre marocain de l’Industrie, du Commerce et des Nouvelles Technologies explique les ambitions de son pays dans le secteur aéronautique et dévoile son dispositif pour accélérer l’implantation d’entreprises européennes au Maroc.

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Usinouvelle.com : Le Maroc et l’Europe ont selon vous tout intérêt à renforcer leurs liens industriels. Pourquoi ?


Ahmed Reda Chami : 
Il suffit de s’inspirer de ce qui se passe entre les Etats-Unis et le Mexique. Le Mexique sert de plate-forme industrielle aux Etats-Unis et cette collaboration donne plus de compétitivité à l’ensemble. De même, l’Europe peut gagner en compétitivité grâce au Maroc. De par sa position géographique stratégique, le Maroc est un pont entre l’Europe et l’Afrique. Nous offrons aussi un environnement favorable pour accompagner les entreprises : notre processus démocratique est maintenant largement engagé et notre environnement juridique protège les investissements industriels. Notre bonne santé économique est également un atout. L’an dernier, le Maroc a enregistré un excédent budgétaire et le pays devrait connaître une croissance globale supérieure à 4% cette année.Alors que le salon AeroExpo tient sa seconde édition, comment se porte l’industrie marocaine aéronautique?
Ces dernières années, le secteur aéronautique avait cru de 25% par an. Avec la crise, la croissance n’a été que de 10% l’an dernier et devrait être nulle en 2010. Nous tablons sur une reprise à partir de 2011. Le tissu industriel n’a cessé de s’étoffer. 80% des entreprises qui sont installées sont arrivées depuis 2000. L’aéronautique fait partie des sept secteurs industriels identifiés par le Maroc comme stratégique. Ce secteur emploie 7000 personnes pour un chiffre d’affaires réalisé à l’export de 700 millions d’euros. Notre objectif est de créer 15 000 postes supplémentaires entre 2009 et 2015.
Quels sont les segments d’activité ciblés par le Maroc?
Toutes les productions n’ont pas vocation à être sous-traitées. Les entreprises sous-traiteront en fonction du faible caractère stratégique de leur production et du potentiel de réduction des coûts lié à une production en pays low-cost. A partir de là, nous développons donc notre offre de sous-traitance en fonction de nos points forts : proximité géographique et culturelle, coût de la main d’œuvre… Ainsi, nous nous positionnons fortement sur la fabrication de pièces composites. Leur process de fabrication rappelle ceux du tissage, et la main d’œuvre compte jusqu’à 45 % dans la structure de coût. Le câblage est aussi un axe fort de développement : 70 % du câblage de l’A350 (le futur avion d’Airbus) sera réalisé au Maroc. Comme filières et métiers stratégiques, nous avons également identifié la maintenance, l’usinage et l’assemblage de pièces de moteurs…

Les coûts de mains d’œuvre font-ils la différence ?
Globalement, uns sous-traitance au Maroc peut apporter un gain en compétitivité de l’ordre de 30 %. Cela tient pour beaucoup au coût de la main d’œuvre (le Smic au Maroc est de 170 euros pour 44 heures hebdomadaires, ndlr). Une de nos simulations montre qu’une entreprise de 480 personnes du Sud de l’Europe qui s’installerait au Maroc verrait sa masse salariale charges comprises, passer de 30,6 millions d’euros à 12,6 millions d’euros par an. En prenant en compte les exonérations fiscales et les coûts logistiques, l’économie annuelle atteint 19,5 millions d’euros.

Toutefois, la recherche d’un personnel compétent reste problématique…
Nous accélérons fortement notre plan de formation pour résoudre cette demande des entreprises. D’une part, en finançant une partie de la formation des employés, que ce soit de la formation initiale ou continue. Cela peut représenter 1 400 euros pour un opérateur et 3 600 euros pour un cadre. D’autre part, nous inaugurons l’institut des métiers de l’aéronautique qui aura une capacité de former 800 personnes par an. L’Etat le financera, les industriels piloteront son fonctionnement.

Quelles sont vos dernières initiatives pour séduire les industriels ?
Le port de Tanger Méditerranée est un atout. Ses capacités de transport vont passer de 3 millions de containers à 8 millions d’ici 2012. Un industriel peut charger les pièces dans les camions vendredi soir, et dès lundi matin, elles seront dans la chaîne de production. Enfin, nous proposons une fiscalité avantageuse. Les entreprises qui s’installent au Maroc ne paieront pas d’impôts les cinq premières années.

Propos recueillis par Hassan Meddah

Maroc-UE. Un partenariat en chiffres ou une aide pour une assistance à plus long terme ?

Maroc & France faisaient hier par l’histoire deux demi-frères, pas toujours en accord selon les situations, avant ou après l’indépendance. La grande sœur Europe est aujourd’hui bien présente. Si elle impose depuis à la France et à d’autres pays regroupés en son sein certaines obligations, avec quelques conséquences sur le peuple qui les subit sans plus de consultations préalables, peut-on dire que le Maroc n’en serait qu’à sa phase angélique pour l’instant ?

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Certes, beaucoup ne voient dans le terme de développement que ce qui est de prime abord visible et plus intéressant au moment présent uniquement. Des routes nouvelles, des améliorations diverses, de la structuration administrative, qui perturbe de plus en plus une société plus habituée à l’informel qui répondait à chacun, sous réserve d’être plus rusé que l’autre, et demain un TGV, plus symbolique que des écoles ou des dispensaires encore attendus par beaucoup, ainsi que nombre de petites réponses qui apporteraient une nette amélioration des plus nombreux. Mais le social est pris en compte aussi désormais, du moins dans les textes et un début d’organisation. La presse nous sème régulièrement des chiffres qui, mis bout à bout, représentent des sommes colossales, pas seulement au Maroc mais aussi pour de nombreux Européens qui réclament de plus en plus d’aides, encore plus depuis la crise, où les plus petits attendent toujours, eux aussi. Ce n’est pas tant le positif qui serait à méditer, mais ce qui semble se dessiner de plus en plus qui fait que d’une dépendance “politique et militaire” hier, nombre de pays qui se développent entreraient dans une dépendance “économique et financière” bien plus maligne et sournoise. La vision à long terme étant moins celle des pays du continent que celle de l’occident, les exemples de pays ayant reçu des aides et des financements à rembourser ensuite, n’ont-ils pas été des exemples de soumission indirecte au dieu argent, dont les faux prophètes comptables venaient tous du nord ensuite ? 

Peut-on dire que le genre humain entre indépendance et économie aurait en quelques décennies retrouvé ses notions plus humaines réelles d’aide ou de désintéressement ?

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Maroc-UE au présent, pour quel coût pour le Maroc demain, très prochainement ? Qui sera ou qui, dès à présent, est le petit frère de la très grande sœur ? Le symbole de l’Europe reste “€” et non les étoiles. Les divers secteurs professionnels productifs commencent doucement à en ressentir des changements comme les pêcheurs marocains depuis le 1er janvier. Au jeu de l’argent, le plus riche est propriétaire de la banque…   

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http://www.observatoiredessubventions.com/2010/le-maroc-premier-beneficiaire-des-aides-de-lunion-europeenne/ 

Le Maroc premier bénéficiaire des aides de l’Union Européenne

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  Le Maroc se classe à la première place des bénéficiaires des aides de l’Union européenne en 2009 avec plus de 290 millions d’euros. Ces financements ont été accordés dans le cadre du Programme indicatif national, PIN-Maroc, pour la période 2007-2010.

Hauts responsables de l’Union européenne et technocrates en poste à Bruxelles ne sont pas avares en compliments à l’égard du Maroc quand il s’agit d’apprécier ses réalisations par rapport à celles de leurs autres partenaires du pourtour méditerranéen. « Pays de référence », « situation d’avant-garde dans la sous région », « importantes avancées en matière de gouvernance et dans les domaines économique et social »…

Déjà, depuis 1970, les aides de l’UE au Maroc sont passées de 20 M€ par an à 230 M€ en 2008. Ces fonds avaient financé plusieurs projets de développement dans les domaines de l’énergie, l’eau, la santé, l’alphabétisation, l’administration et les infrastructures routières.

La Banque européenne d’investissement (BEI) s’est pour sa part engagée dans différents projets au Maroc pour un montant record de 540 millions d’euros. Ces aides ont bénéficié principalement à l’élargissement de l’autoroute Casablanca Rabat et au contournement de Rabat, au projet Renault à Tanger et au tramway de Rabat.

Rien que pour la période 2007-2010, il lui est alloué 654 millions d’euros (7,3 milliards de DH) au titre du programme indicatif national qui comprend cinq axes : secteur social (réduction de la pauvreté, alphabétisation, réforme de l’assurance maladie, santé…), droits de l’homme et gouvernance (appui au ministère de la Justice, droits de l’homme), renforcement institutionnel (réforme de l’administration publique, programme d’appui au plan d’action), modernisation économique (investissement et exportation des produits industriels, formation professionnelle, agriculture, amélioration des routes, énergie) et environnement (dépollution, traitement des déchets).

Le Maroc est le premier bénéficiaire des subventions européennes parmi les pays concernés par la politique du voisinage.

Et l’Europe dit même être prête à augmenter ses contributions. « Si un pays fait plus, nous en faisons plus, » a d’ailleurs déclaré Benita Ferrero-Waldner, commissaire pour les relations extérieures et la politique du voisinage.

Un espace économique commun

Ce sera sans doute le cas dans les prochaines années parce que les relations entre les deux parties ont franchi un nouveau palier avec le rang de ” statut avancé ” Depuis octobre 2008, le Maroc bénéficie en effet de ce statut avec l’Union européenne, se situant entre celui d’associé et de membre, se traduit par un raffermissement de la coopération à tous les niveaux.

Il est ainsi prévu la mise en place d’un espace économique commun, lequel exige une harmonisation des législations, la conclusion d’un accord de libre échange global, l’intensification de la coopération économique et sociale notamment dans un forum Maroc-UE ou encore la connexion du Royaume aux réseaux de transports et de communications européens.

L’accord sur le statut avancé constitue « une feuille de route » avec un ensemble de propositions dans les champs politique, humain et économique.

De la tomate rouge à la tomate bleue, ou le marché commun entre Maroc & Union Européenne.

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Si l’Europe peut avoir du bon “économiquement”, ces changements ne seront pas acceptés immédiatement par tous à la base, que ce soit en Europe ou au Maroc. Car qui dit changement à haut niveau pour le bien communautaire européen, ou national au Maroc, signifie surtout problématique pour des plus petites structures, où les individus la ressentent plus proche d’eux professionnellement et dans leur vie au quotidien. Un échange entre intérêts personnels forcés contre intérêts nationaux. Stratégie que vont commencer à découvrir progressivement de nombreux interlocuteurs professionnels dans les années prochaines. Des gagnants par de la nouveauté pour certains, des perdants par une stagnation ou un manque de réactivité pour d’autres.

Les intérêts d’un pays et ceux de ses individus ne font pas budget commun. L’exemple de ces légumiers français qui, après avoir subi l’invasion des tomates et des fraises espagnoles avant que ce dernier pays n’entre dans la CEE alors et même encore plus ensuite… se répète maintenant suite aux accords Maroc/UE plus au sud.

 

Soulevons que le CO², que représentaient les importations par camions de légumes andalous, élément important dans les discours écolos, ne semble pas être présent par contre en descendant encore plus au sud, en cette période où Copenhague chercherait des solutions. Par contre l’encouragement du Maroc vers une plus saine écologie sera bien présent dans les temps prochains et déjà maintenant. Economie européenne oblige, un discours, deux axes. Mais que les Marocains, en contrepartie, s’attendent aussi, selon leur niveau, à perdre demain une partie d’eux-mêmes sur ce terrain économique. Mais c’est pour le pays aussi… L’éradication des mauvaises herbes qui poussent au nord entre les rares tomates de la vallée du Rif, herbes nommées Cannabis, en est un exemple parmi d’autres, mais l’Europe compense et compensera ce secteur implicite et illicite officiellement depuis peu en contrepartie, ne faisant que déplacer le problème, plus au sud. 

Demain ce seront des industriels européens qui viendront envahir les marchés du Maroc, sachant déjà que le pays consomme 60% de ses besoins couverts par les importations, principalement européennes. Certains secteurs plutôt à la baisse depuis la crise voient déjà arriver ces ouvertures de frontières, seulement économiques et douanières, comme des difficultés financières à appréhender stratégiquement, comme les cimentiers pour exemple, qui seront demain obligés de s’ouvrir à d’autres marchés après avoir pensé investissement et développement interne ces dernières années, en visant le marché voisin de

la RIM. Qui elle-même, plutôt équipée suffisamment en la matière et compte tenu de sa faible population, se verra contrainte de revoir éventuellement encore plus bas son développement, voire sa survie, bien que le Sénégal n’ait pas à attendre les Nouakchottois dans ce secteur.

 Le battement d’ailes d’un papillon à Bruxelles ou à Rabat peut déclencher une tempête à Cavaillon ou dans une carrière de ciment…mais peut aussi forcer le Maroc ou l’Europe par cet accord signé, sur d’autres décisions plus politiques, mais c’est à lire ou à déchiffrer, les lettres cachant les chiffres dans ces accords…économiques. 

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http://www.agrisalon.com/06-actu/article-23286.php 

Les légumiers dénoncent un accord “Maroc/EU” 

Interrogée par la France,

la Commission européenne a confirmé que les négociations “Maroc/UE” sont clôturées depuis le 27 novembre dernier. L’accord prévoirait la libéralisation des échanges pour tous les fruits et légumes et l’établissement de contingents d’importation, en forte augmentation par rapports aux accords précédents, pour six produits sensibles : tomates, courgettes, concombres, ail, clémentines et fraises.
Pour la tomate, l’augmentation du contingent serait de 50.000 T, soit + 39 % et le contingent additionnel annuel passerait à 28.000 T, pour le concombre +10 000 T soit +200 %…, pour la courgette + 25 000 T soit + 100 %…” Ce type de décision est inacceptable et irresponsable !” disent les légumiers expliquant que l’ensemble des productions de légumes sont en crise depuis plus de 12 mois, en France, mais aussi en Europe…
” Les distorsions de concurrence entre l’Union européenne et le Maroc sont avérées, en particulier en matière de coût du travail … Notre Ministre, Bruno Le Maire, a réaffirmé lors du congrès annuel des producteurs de Légumes de France le 19 novembre dernier à Cavaillon une préférence communautaire renouvelée avec des règles de commerce équitable.”
Les conséquences de ce “nouvel accord” vont être désastreuses, tout particulièrement pour la filière “Tomates de France” qui se sent trahie. Compte tenu de ces évènements, Angélique Delahaye annule sa participation à la conférence internationale « Tomate du Maroc, les défis de demain » qui se tiendra à Agadir le 9 décembre.
« Il ne saurait être question de cautionner le développement aveugle des échanges commerciaux aux détriments du revenu des producteurs français, européens et même marocains. La spéculation et le dumping social ne sont pas une politique ! »
Les producteurs de légumes de France en appellent au Gouvernement français qui selon eux “peut encore refuser de signer cet accord désastreux “.

Turc ou Marocain, qui franchira le premier la ligne Européenne ?

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Le grand Charles disait aux Français il fut un temps : “L’Europe, l’Europe, vous n’avez que ce mot-là à la bouche”…Cela ne faisait que commencer alors pour la France. N’en serait-il pas de même pour le Maroc désormais ?

Comme vient de le redire Mr Hans-Gert Poettering, ancien président du Parlement européen, “l’UE vise à intégrer le Royaume dans la zone économique européenne…”Comme le rappellent très bien les bases de l’UE dans ses textes et sur ses sites Internet de présentation, nous sommes bien dans “l’économique”. Secteur qui semble réunir plus facilement au-delà des mers, les idéologies, et les religions ou les principes intéressés des uns et des autres. L’intérêt devenu commun réussirait-il là ou des millions de nos ancêtres n’ont pu s’entendre hier à coup de combats ?

Mais qui connaît l’accord entre l’UE et le Maroc signé le 13 octobre 2008 ?

Qui est conscient des engagements des deux côtés de la Méditerranée, alors que suite à la crise chacun clame de plus en plus nationalisme et identité par crainte du lendemain ? Qui est vraiment conscient dans les rues du Maroc de la suite à venir, beaucoup voyant encore comme seul interlocuteur, par l’empreinte de l’histoire passée, la France, simple région de cette Europe ?

Avez-vous lu au moins les accords “autres” que directement économiques pour comprendre les changements qui arrivent à grands pas ? Le Maroc n’est-il pas déjà le 28 ème pays qui aurait rejoint la vieille Europe plus rapidement et plus “implicitement” pour l’instant, que la Turquie ? Ou les étoiles jaunes + une verte agiraient-elles de concert dans une stratégie autre encore incomprise des deux cotés de la mer ? L’accord “économique” n’est-il qu’économique ?

Amis ERM & MRE prenez le temps de lire cet accord sur :

http://legroupement-agadir.com/europe-maroc/ 

Le site officiel de l’UE pour en savoir beaucoup plus :

http://europa.eu/index_fr.htm 

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http://www.lematin.ma/Actualite/Express/Article.asp?id=122980

Intégration du Maroc dans la zone économique européenne

Statut avancé.

Intégration du Maroc dans la zone économique européenne , le statut avancé dont jouit le Maroc avec l’Union européenne (UE) vise à intégrer le Royaume dans la zone économique européenne, a indiqué Hans-Gert Poettering, ancien président du Parlement européen.

«Dès le début, le Maroc a été peut-être le meilleur partenaire de l’UE dans le cadre de la politique européenne de voisinage», a dit M. Poettering, dans une interview publiée dans le rapport annuel 2009 sur le Maroc, élaboré par le cabinet britannique d’intelligence économique, Oxford Business Group (OBG). «C’est pour cela qu’un statut avancé a été accordé au Royaume en octobre 2008», a dit le responsable, ajoutant que le fait que le Maroc soit le premier pays de la rive sud de la Méditerranée à obtenir un tel statut avec l’UE témoigne de l’importance des réformes mises en œuvre par ce pays durant les dernières années.Ce nouveau statut signifie davantage d’accès à l’aide de l’UE, la participation dans plusieurs agences européennes et une position plus favorable par rapport à d’autres pays concernés par la politique européenne de voisinage, a-t-il expliqué, soulignant que «le Maroc est désormais plus qu’un partenaire de l’UE».L’ancien président du Parlement européen a, par ailleurs, souligné que le Maroc et l’UE sont en train d’élargir leurs relations de libre-échange pour couvrir de nouveaux domaines comme les marchés publics, les droits de propriété intellectuelle, le mouvement des capitaux, la concurrence et le développement durable.

Basé à Londres, l’OBG publie des analyses régulières et des rapports annuels sur les principaux pays émergents en Europe de l’est, en Afrique, au Moyen-Orient, aux Caraïbes et en Asie. Elaborés par une équipe d’analystes présents sur le terrain, ces analyses et rapports servent de documents d’appui pour les investisseurs internationaux désireux d’investir dans ces pays.

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