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- 2.9.2010: Le statut UE/Maroc parle-t-il à tous les Européens comme à tous les Marocains ?
- 1.9.2010: Tourisme Maroc : ce qui se lit ou le nombre de lits.
- 31.8.2010: 2 dhs le jour 3 dhs le soir. Un stationnement enfin précisé à Agadir.
- 30.8.2010: L'immobilier ne soutiendrait plus l'image ni le rang du Maroc ! Une histoire d'oiseaux chers qui se font rares...
- 27.8.2010: Où partent-ils en vacances, les Marocains ? Dans les pays moins chers, eux aussi…
- 26.8.2010: Effet Papillon ou effet Autoroute d'Agadir sur le tourisme 2010 ?
- 25.8.2010: Agences immobilières au Maroc ou des wagons trop attachés aux promoteurs…
- 24.8.2010: Petit tour de table au Maroc de l'immobilier de l'été 2010. Ciel bleu, mais morose.
- 23.8.2010: Résident Français à l'étranger : FRE administratif ou expatrié privé…
- 20.8.2010: Tourisme au Maroc en 2020… 20 millions avec un tajine au canard laqué
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Archive de la catégorie ERM et MRE
Le statut UE/Maroc parle-t-il à tous les Européens comme à tous les Marocains ?
2.9.2010 par admin.
La statue ne semble pas faite de marbre solide, du moins le statut entre Maroc et UE.

Si la plupart des Européens, en Europe ou présents au Maroc, ne connaissent pas ce texte et n’ont donc pas lu ces accords, pas plus que la majorité des Marocains certainement, il serait bien de le faire un jour pour mieux comprendre la direction commune que prendrait la tournure, du moins celle écrite.
Un statut avancé qui peut reculer, mais qui est engagé nous dit-on, mais qui n’engagerait à rien ensuite, mais néanmoins très attendu par d’autres pays qui aimeraient en avoir un eux aussi avec la vielle Europe… Chez les technocrates ce serait aussi le jeu du “J’en veux mais je n’en voudrai plus”, sauf que l’économique prime désormais dans le développement de tous, au-delà des frontières.
En échange l’économique est aussi vecteur de nombreux changements en profondeur, cela n’échappera pas à votre lecture si vous êtes amateurs d’analyse politique plus fine sur cet accord qui chante parfois “Je t’aime moi non plus…” pour beaucoup selon le moment et les intérêts…
Vous pouvez télécharger le Statut UE/Maroc sur la page :
http://legroupement-agadir.com/europe-maroc/
Blog: http://legroupement.com
Site: http://legroupement-agadir.com
Service Investissement Seniors/Privés/Professionnels:
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Statut avancé: passer du symbolique au pratique
Adopté en octobre 2008 par le Maroc et l’Union Européenne, le « Statut Avancé » (SA) peine à convaincre les observateurs. Deux études de l’IEMED et de la FRIDE ont confirmé cette impression au cours du printemps 2010.La première, menée par Laribi Jaidi et Ivan Martin, estime que les réussites dans la coopération économique ne doivent pas faire oublier la faible portée des dialogues sur les dimensions sociales et humaines du partenariat. La seconde, proposée par Kristina Kausch, déplore le manque d’avancées concrètes dans le cadre du SA. Comment expliquer ces réserves, alors que l’enthousiasme était de mise au moment de l’adoption de ce SA ?
Pour comprendre ce bilan mitigé, il faut se situer deux niveaux de réflexions. Il faut d’abord préciser ce qu’est – et surtout ce que n’est pas – exactement le SA : qu’apporte-t-il réellement aux relations entre le Maroc et l’UE ? Il faut ensuite s’interroger sur la mise en œuvre des dispositions du SA, sur la volonté et la capacité du Maroc de s’arrimer solidement à la rive Nord de la Méditerranée.
DE REELLES AMBITIONS
Le SA résulte de la volonté du Maroc de se rapprocher de l’Union Européenne (UE), et du souhait de l’UE de renforcer ses liens avec le Maroc. Désirant marquer les esprits, le Maroc a souhaité obtenir un statut spécial, signe de son implication dans son rapprochement avec l’Europe. Il s’agissait d’aller au-delà de l’Accord d’Association bilatéral de 1996, de construire une coopération plus étroite encore. De son côté, l’UE, à travers sa nouvelle politique de voisinage, a choisit une stratégie de différenciation : chacun de ses partenaires a le choix d’approfondir ou de limiter sa coopération avec l’UE. Dans ce cadre, le Maroc serait donc le pays plus « avancé » dans l’approfondissement des liens avec l’UE, et le SA concrétise cette idée. Le SA est défini dans un « Document conjoint UE-Maroc sur le renforcement des relations bilatérales ».
Les ambitions présentées dans ce document sont immenses. Au-delà de la coopération économique et commerciale, le SA « traite désormais également des domaines stratégiques liés à la sécurité collective, à la coopération régionale, à la résolution des conflits, à la bonne gouvernance, à la lutte contre le terrorisme, à la régulation des flux migratoires, à la promotion des droits de l’homme et à la coopération en matière d’emploi et affaires sociales. Il s’étend à de nouveaux domaines tels que la coopération énergétique, la recherche et l’innovation, l’environnement et le développement durable »
Des actions concrètes sont détaillées dans la suite du document. Les mesures phares concernent le rapprochement des cadres législatifs du Maroc et de l’UE, par l’adoption progressive au Maroc de l’acquis communautaire. Le Maroc devrait donc chercher dans le futur à rapprocher son système de lois de ceux des membres de l’UE, afin de faciliter, voire tout simplement de rendre possible, les échanges économiques et humains entre les deux ensembles. Des propositions de coopération en matière d’éducation, d’environnement et de gestion de l’eau représentent de vraies innovations. La participation des sociétés civiles est également recherchée.
UN DOCUMENT SYMBOLIQUE
Mais il faut prendre garde à la nature de ce document conjoint. Le SA est avant tout une déclaration, une proclamation à deux voix d’une meilleure coopération future. En d’autres termes, il n’y a aucune disposition contraignante dans ce document. Le seul document qui régisse les relations entre l’UE et le Maroc est l’Accord d’Association entré en vigueur en mars 2000. Il prévoit la mise en place progressive d’une zone de libre-échange Maroc-UE d’ici 2012 et programme des rencontres entres ministres (Conseil d’Association) et hauts fonctionnaires (Comités et Sous-comités d’Association) sur de nombreux sujets : économie et commerce bien entendu, mais aussi dialogue politique, échanges culturels, problématiques sociales, etc.
En fait, le SA de 2008 symbolise la volonté commune de l’UE et du Maroc de pousser encore plus loin cet Accord d’Association. Ce statut rend également perceptible le soutien de l’UE aux réformes en cours au Maroc, à la modernisation économique et sociale du Royaume : « le renforcement des relations bilatérales a pour ambition d’accompagner la dynamique endogène que connaît le Maroc et d’accélérer le mouvement du partenariat Maroc-Union européenne. Sa concrétisation sera mutuellement bénéfique. » Le SA représente donc effectivement un progrès supplémentaire dans la volonté de coopérer.Cependant le SA souffre de plusieurs faiblesses. Et en premier lieu, l’absence de définition précise de ce « statut » rend difficile son application.
En effet, le Document conjoint procure un certain « statut » au Maroc, mais ce statut n’est défini nulle part, ni dans les traités européens, ni dans le droit dérivé européen, ni dans les documents du processus de Barcelone… ni dans le document conjoint lui-même ! Les engagements des deux parties ne sont pas clarifiées, et les attentes vis-à-vis du SA dépendent donc de l’interprétation qu’on en fait.
Le caractère « avancé » du statut est donc difficilement perceptible, mais il n’en reste pas moins attractif. En effet ce statut « avancé » attire les autres partenaires méditerranéens de l’UE, qui veulent aussi faire partie des bons élèves. L’Egypte, La Tunisie, la Jordanie et Israël ont également émis le souhait d’obtenir un statut avancé. Mais fautes de conditions claires d’obtention d’un tel statut, l’UE ne sait pas comment accéder à leur demande. La SA marocain semble donc être un « accord-test », une déclaration ad hoc qui a servi à symboliser la volonté commune de l’UE et du Maroc de coopérer plus profondément. Mais à l’heure actuelle, le SA n’est pas encore un instrument clair dans la politique de voisinage de l’UE, tout comme il n’est pas une assurance pour le Maroc que des réalisations et des actions concrètes découlent de ce statut. Les avancées par rapport aux plans nationaux d’action de la Politique Européenne de Voisinage (PEV) sont minimes, ce que constatent également Jaidi et Martin : « le Plan d’Action de Voisinage adopté en 2005 contenait déjà une offre très semblable à celle du Document conjoint sur le Statut Avancé. (…) au-delà du « label » de « Statut Avancé », l’offre différentielle par rapport à la PEV est éthérée.» Pour tirer avantage de ce nouveau statut, il faut que le Maroc arrive à concrétiser les différents engagements de l’Accord d’Association.
DES AVANCEES ENCORE LIMITEES
Les avancées réalisées dans le cadre de l’Accord d’Association ne sont pas négligeables. Dans le rapport de suivi pour l’année 2009, les progrès récemment exposés sont mis en avant.
Les négociations sur les échanges des produits agricoles et de la pêche ont abouti en décembre 2009, c’est le deuxième grand accord commercial après celui concernant les échanges des produits industriels. Par contre les accords sur les services ou sur l’établissement des personnes sont toujours en cours de négociations.
Mais les réalisations dans le champ social et humain n’ont pour l’instant pas été à la hauteur des ambitions du SA. Certes le Maroc a relancé la réforme du système éducatif, a initié une réforme de la justice. Des progrès dans la coopération sont également à noter : le Maroc participe par exemple au Centre Nord/Sud du Conseil de l’Europe. Il en est le premier membre qui ne soit pas un pays européen. Le royaume participe aussi à un certain nombre de programmes de coopération, comme le COST, programme de coopération internationale sur la recherche. Pourtant, les réformes du système judiciaire ou de l’éducation, même si elles bénéficient d’un soutien financier de la part de l’UE, restent insuffisantes au vu des exigences du SA. Les tensions au moment de l’affaire Amanitou Haïdar ont relancé le débat sur le respect des droits de l’Homme au Maroc. Les démêlés entre presse et pouvoir n’ont pas contribué à améliorer l’image marocaine auprès des responsables de l’UE. En outre, de nombreux points restent en suspens. L’assistance financière qui accompagne ce SA n’est pas définie, ce qui rend peu lisible le montant futur des financements de l’UE vers le Maroc à long terme. Dans une des conférence qu’il a donnée à Rabat, M. Landaburu, représentant de l’UE à Rabat, a précisé avec honnêteté que l’UE, dans la période de crise économique qu’elle traverse, n’aura de toute manière que peu de financement à ajouter dans le cadre de ses partenariats bilatéraux et multilatéraux … Malgré cela, le Maroc restera pour les prochaines années le plus grand bénéficiaire des fonds de la politique de voisinage : le nouveau Programme Indicatif National confirme le montant de 580,5 millions d’euros alloué au Maroc pour le soutien aux réformes du pays.
Axe prioritaire du PIN Montant alloué (en millions d’euros)
Développement des politiques sociales 116 millions d’euros
Modernisation économique 58 millions d’euros
Appui institutionnel 232 millions d’euros
Bonne gouvernance et droits de l’Homme 87 millions d’euros
Protection de l’environnement 87 millions d’euros
Source : Programme Indicatif National Maroc 2011-2013
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Agences immobilières au Maroc ou des wagons trop attachés aux promoteurs…
25.8.2010 par admin.
Crise, oui encore elle. Elle est et restera encore un moment le dénominateur commun à la base de nombreux changements qui se confirment, pas seulement sur le plan de la mondialisation mais jusqu’en bas vers chacun et dans les diverses strates commerciales.
Si l’agence immobilière est un des éléments intermédiaires entre le produit et le client, la situation parfois déborderait, pas toujours par manque de clients mais aussi par un excès d’agences.

Quand vous dites à un Marocain que vous êtes résident au Maroc, souvent sa première question est : “Vous avez un Riad ?” ! Prochainement ce sera : “Vous avez une agence immobilière” ?
En la matière le Maroc offre déjà une multitude d’agences plus ou moins officielles. Vous avez le “Samsar”, c’est un indépendant que l’on trouve dans tous les quartiers des villes. Il suffit de se renseigner dans une rue pour en trouver un ou via les serveurs des cafés qui les alimentent souvent par les demandes des clients. Une bonne approche pour celui qui désire seul trouver son bien ou sa location en un endroit précis, les agences cherchant plus souvent à placer leurs produits au lieu de chercher selon la demande du client. Ils ont parfois même un petit bureau de quelques m² dans les quartiers, et savent mieux que les agences officielles et au jour le jour les disponibilités de leur territoire.
Les agences officielles marocaines existent aussi mais n’apportent pas toujours le service attendu, du moins pour les étrangers et sans généraliser ; mais vous dérangeriez parfois la partie de carte virtuelle qui anime la journée des secrétaires et du directeur, une certaine ambiance de cyber-café…
Autre direction : les agences tenues par des Européens et autres étrangers qui, après avoir hésité entre l’orientation “Riad”, se sont lancés dans les “affaires”, ce qui signifie l’immobilier au Maroc. Une mode depuis quelques années chez les arrivants qui désirent travailler de manière indépendante au Maroc, pensant que le pays attendrait ces derniers. Nous ne comptons plus les agences au Maroc, bien qu’entre eux ils se scrutent désormais d’un mauvais oeil devant un gâteau qui lui ne grossit plus. Beaucoup qui ne se suffisent plus de leur part et se lancent même dans les travaux de rénovation, après avoir reçu à leur anniversaire une belle boîte à outils…
Vous avez aussi les agences diverses qui n’ont pas pignon sur rue et celles virtuelles qui regorgent de petites annonces gratuites. Dorénavant les clients désirent passer outre les intermédiaires qui ne s’activent pas dans le sens de leur demande. Dans une période de prix attractifs recherchés, le virtuel permet d’évincer les intermédiaires coûteux.
Cerise sur le gâteau qui rétrécit à vue d’oeil, comme on le dit au Maroc, il existe quelques “32 millions de samsars”, puisque chacun connaît des terrains et des biens à vendre ou à louer, chacun recherchant à un moment une commission au passage. Une des raisons pour lesquelles vous ne trouvez que très rarement des panneaux “A VENDRE” sur les façades des biens, ce qui complique encore la tâche des chercheurs indépendants, tout comme celle des services fiscaux…
Voilà, si vous voulez venir vous installer au Maroc vous aussi dans ce secteur, comme hier d’autres qui se sont découvert subitement des qualités professionnelles de “Riadier” sur le tard.
Sinon le Maroc attend de nombreux autres apports en matière de services, à découvrir, sous réserve de ne pas suivre une mode démodée, et des secteurs qui seraient plus bénéfiques pour un meilleur développement de tous. Faut-il se poser et découvrir un pays avec le temps, meilleur ami et conseilleur.
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Forte baisse des ventes immobilières et concurrence
Immobilier au Maroc - Marrakech, et la crise…
Ce que certains qualifient de tsunami financier continue à avoir des répercussions dans tous les secteurs d’activité au Maroc notamment à Marrakech.
A Marrakech l’immobilier surtout le segment du haut de gamme a connu des moments de léthargie dans les ventes. Mais qu’en est-il des métiers qui tournent autour du secteur de l’immobilier. L’essor de l’immobilier a créé des milliers d’emplois au Maroc dont l’avenir est conditionné à celui du secteur.
C’est le cas des agences immobilières au Maroc qui se sont multipliées dans la ville rouge ces dernières années. En effet la bonne marche du métier d’agent immobilier à Marrakech est liée à celui du secteur. Et en parlant de crise on pense le plus souvent aux promoteurs et pourtant il y a d’autres professions complémentaires qui gravitent autour du secteur de l’immobilier. Les professions de courtiers, de notaires mais aussi d’agents immobiliers qui entrent dans ce qu’on pourrait appeler la chaîne de commercialisation immobilière. Car le produit fini est le fruit d’un long processus, tel un travail à la chaîne qui nécessite l’intervention de beaucoup de corps de métiers.
Toutefois les agences immobilières constituent des relais entre l’acheteur et le promoteur.Mais comment font-ils avec la crise ?
Certes l’agent immobilier joue un rôle important dans le processus de vente. Ils interviennent en amont et en aval du processus de vente. Avant les transactions ils donnent à l’acquéreur des conseils juridiques, financiers et fiscaux. Et après la transaction il peut s’occuper de la gestion locative du bien pour le rentabiliser.
Toutefois la baisse des transactions immobilières à Marrakech s’est répercutée sur le chiffre d’affaires des agences immobilières et la concurrence est devenue accrue dans le milieu. Car beaucoup d’agences immobilières à Marrakech avaient pour clientèle le haut standing. C’est plus avantageux pour elles puisque leurs commissions dépendent du prix de vente. Et la crise immobilière à Marrakech se fait surtout sentir dans le haut de gamme qui a connu une nette baisse des ventes et une réduction des prix allant 15 à 20 % en fin décembre. Alors pour sortir de cette crise certaines agences ont adopté une stratégie d’élargissement de leur clientèle.
Au lieu de se focaliser sur le neuf où les ventes sont en léthargie, certaines agences préfèrent élargir leur l’offre en y incluant les produits du segment du moyen et économique. Car même si les commissions sont moins importantes, la fréquence d’achat permet de rattraper le manque à gagner. De ce fait les agences commencent à s’intéresser aux produits de seconde main et au locatif. Cependant la crise a eu un effet positif pour les agences immobilières.
La crise pousse les clients vers les professionnels du métier. Car malgré les apparences l’intervention de l’agent immobilier dans les transactions immobilières est très faible au Maroc. Car seulement 5 % des transactions passent par les agences immobilières au Maroc contre 55 % en France et 80 % aux Etats-Unis. Mais cette situation de crise rend les clients plus vigilants et ils font plus recours à un agent immobilier pour être sûr de faire un bon investissement affirme un agent immobilier à Marrakech.
Selon des professionnels du milieu l’effet positif de la crise immobilière à Marrakech c’est qu’elle a entraîné la professionnalisation du marché. Et l’intérêt des clients a grandi pour les agences immobilières. Il y a eu certes une baisse des transactions mais les agences ont noté une hausse des demandes d’achats.
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Petit tour de table au Maroc de l’immobilier de l’été 2010. Ciel bleu, mais morose.
24.8.2010 par admin.
A l’heure où les agences immobilières voient beaucoup de monde défiler devant leurs vitrines quand pointe le zénith, certains recherchent l’ombre de ces agences. Beaucoup se renseignent mais ne reprennent plus contact. Le doux bruit de la Fermeture Eclair d’un sac ou d’une pochette qui fait sortir le carnet de chèques ne s’entend plus souvent. La prudence reste au locatif, une manière plus sage pour beaucoup de prendre la vraie température avec plus de sagesse. Même les MRE, nouveau vecteur du film “Immobilier II le retour”, ne rentrent plus dans les salles du cinéma de papa, comme s’ils connaissaient déjà l’histoire et surtout sa fin.
A quand la période des soldes ou la semaine du blanc dans l’immobilier ?

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Transactions rares, locations qui explosent, Marocains de l’étranger invisibles…Voilà, à quelques nuances près, le bilan dressé par les promoteurs et agences immobiliers des grandes villes du Royaume.
À Tanger, le pionnier de la promotion immobilière, Abdelhay Sbai (Sbai Immobilier), indique que «le nombre d’autorisations de construire est au plus bas. Les promoteurs ne parviennent même pas à écouler leurs programmes. La demande locale est présente dans l’immobilier économique, mais le segment du haut standing est fortement affecté». L’arrivée des Marocains de l’étranger, résidant principalement en Espagne et en Belgique, n’a pas contribué à l’animation du marché. «Les Marocains d’Espagne sont là mais n’achètent rien, du fait de la crise. Nous assistons même à l’annulation de contrats de réservation», déplore M. Sbai. A Rabat, c’est aussi le calme plat. Les MRE désertent les agences. «Nous voyons passer plus d’étrangers que de MRE et espérons qu’ils seront plus nombreux en août avec l’avènement de Ramadan», indique Adil Rahmoun, le directeur général de l’agence immobilière Immo Clair Service. Il précise que l’offre «intéresse davantage les étrangers installés ici depuis quelques années et qui envisagent d’acheter plutôt que de continuer à payer un loyer».Bien que les prix se soient stabilisés, les particuliers misent davantage sur la location. La demande est très forte, même dans le haut standing. A titre d’exemple, une villa de 2 000 m2 avec piscine se loue autour de 50 000 DH par mois. Sans piscine, la location d’une villa dans le Souissi est d’environ 30 000 DH.
Le marché de l’ancien, une solution qui peut s’avérer payante
Pour Agadir, Samir Oubelaid de l’agence Century 21 est formel sur le rythme des transactions. «La situation est presque pire que l’été dernier. Il y a beaucoup de visites mais ce sont surtout des curieux qui testent la nouvelle autoroute et je n’ai encore vu aucun de mes contacts rencontrés lors du Salon marocain de l’immobilier de Paris», explique-t-il. M. Oubelaid considère que les prix restent encore trop élevés et qu’il va falloir encore une ou deux années avant que le marché reprenne. A l’en croire, «même les clients aisés ne veulent pas investir à la marina et préfèrent aller vers Hay Mohammadi où le mètre carré est à 9 000 DH». Dans la capitale du Souss, les potentiels acquéreurs se rabattent également sur le locatif, en attendant d’y voir plus clair. «Nous n’arrivons plus à satisfaire toute la demande», commente Samir Oubelaid qui fait contre mauvaise fortune bon cœur.
Idem à Casablanca, où «les ventes sont rares». «Nous pensions que les chiffres, en légère hausse, publiés sur les transferts de MRE, conduiraient à susciter l’intérêt du secteur de la pierre de cette clientèle, or, il n’en est rien», constate William Simoncelli, DG de l’agence Carré Immobilier. «Les gens en ont ras le bol, on leur propose des appartements non conformes à leurs attentes, des retards de plusieurs mois sont concédés par rapport aux délais de livraison», fait-il remarquer. Pour lui, «il ne faut pas compter sur un démarrage ni à l’automne ni en 2011».
Dans le quartier Bourgogne, le neuf se vend à pas moins de 15 000 DH le m2. Certains promoteurs réclament même 18 000 DH pour le standing, garage non compris, et ne se privent pas de réclamer le versement en liquide de 20% du montant.Une pratique pourtant proscrite par la Fédération nationale des promoteurs immobiliers (FNPI). Il est possible de trouver des prix plus abordables dans les quartiers Belvédère, la Gironde ou Oulfa qui ne semblent cependant pas très attractifs (entre 10 000 et 13 000 DH le m2), du fait des nuisances externes (circulation, pollution…) ou de l’éloignement du lieu du travail, souvent situé au centre-ville.Fayçal Benjelloun, membre du Conseil national de la chambre des notaires (CNCN), résume ainsi la situation : «Les particuliers ont besoin aujourd’hui de se sentir rassurés. Ils ne font plus confiance aux promoteurs qui livrent trop souvent leurs programmes de résidentiels touristiques avec des retards. Les prix ne se sont pas stabilisés dans toutes les villes sur les habitations principales et sont encore trop élevés à Casablanca. Le plan d’aménagement permettra de réduire la pénurie du foncier et de construire en périphérie».
Marrakech s’en sort mieux grâce aux étrangers
Le président du CNCN, Mohammed Alami, ne fonde pas trop d’espoir, quant à lui, sur les futures zones périphériques qui seront dégagées par le futur plan d’aménagement. «Encore faut-il y construire des infrastructures complètes et un cadre de vie cohérent. Qui envisagerait d’aller vivre à Bouskoura sans équipements adéquats ?», s’interroge-t-il. William Simoncelli et Fayçal Benjelloun parient à l’avenir sur les acquisitions dans le centre-ville. «C’est peut-être un peu gonflé et précurseur d’acquérir aujourd’hui sur le Boulevard Mohammed V, mais il est fort à parier que dans dix à vingt ans, le marché de la seconde main va gagner des points. Il offre de nombreux avantages, à commencer par un prix intéressant et la qualité des fondations», explique M. Benjelloun qui pense que «lorsque les anciens immeubles du centre-ville seront rachetés et retapés, ils gagneront en valeur». Seule Marrakech paraît afficher un léger dynamisme, soutenu à la fois par les particuliers nationaux et les étrangers. «Nous recevons quotidiennement des retraités locaux et étrangers qui sont intéressés par une acquisition dans la ville», note Othmane Benhallam, directeur de l’agence Guy Hochet situé dans le quartier Guéliz.
Au FNPI, le secrétaire général, Saïd Sekkat, relève également que «les investisseurs étrangers sont nombreux à ouvrir des commerces dans la ville ocre». Toutefois, l’éternel problème des superficies, trop grandes, et des prix à la hausse limitent les transactions. «Soit les acquéreurs se retournent sur des surfaces plus petites, soit ils revoient à la hausse leur budget, s’ils peuvent se le permettre. L’autre grande majorité préfère attendre et ne pas acheter», constate M. Benhallam.
La vie éco
03/08/2010 - Immobilier: Les prix toujours à la hausse
Rien ne semble prédire un changement dans les prix de l’immobilier. C’est en tout cas l’avis des professionnels, notamment les agents immobiliers. Pour le moment la situation est stable. «Il n’y a ni baisse ni augmentation des prix», souligne Adil Rahmoune, directeur général d’Immo Clair Service, à Rabat. Autrement dit, les prix sont toujours élevés. Selon Rahmoune, «la demande est plus orientée locatif». Le volume des ventes reste moyen. Quant à l’effet MRE, qui coïncide avec l’été et gonfle les prix, il semble neutralisé. «Les achats de biens immeubles effectués par les ressortissants marocains à l’étranger sont quasi absents. Par contre la dynamique des acquisitions est réalisée par les étrangers qui décident de s’installer au Maroc», affirme le DG d’Immo Clair Service Rabat.Selon ce dernier, même si la topographie semble peu claire, il n’en reste pas moins que la confiance est de retour. A Rabat par exemple, la mise à disponibilité d’un foncier de près de 70 hectares depuis le début de cette année a animé le marché. La clientèle locale commence à acheter. Une tendance favorisée par les projets immobiliers tels que Ryad Al Andalous ou encore Bab Al Bahr dont la commercialisation a débuté en mars dernier. Au niveau de l’occasion, les prix n’ont pas augmenté. Selon Immo Clair Service, «à Rabat, l’immobilier de luxe trouve toujours preneur, et la demande dépasse l’offre».
A Casablanca, et à cause des prix élevés auxquels il faut ajouter un noir exorbitant, les ventes de bien immeubles sont à leur tour très moyennes. Un constat que partage Youness Lamcharki de Capital Foncier. «La demande pour le locatif domine toujours le marché, notamment dans la capitale économique», souligne ce dernier. Les prix du m2 dans la métropole se situent entre 8.000 et 30.000 DH. «Il suffit qu’un bien, même délabré, soit situé dans un quartier très sollicité pour que les prix flambent», note Lamcharki. De son côté, l’immobilier professionnel à Casablanca ne fait pas l’exception. La location est la plus demandée.
Marrakech ne fait pas l’exception. «Le marché est calme au niveau des ventes. Par contre, la location est très prisée », souligne Meriem Janah de Century 2, à Marrakech. La demande est telle sur la location que le loyer a flambé. A titre d’exemple, le prix pour un appartement de 60 m2 situé à Guéliz ou l’Hivernage démarre à 6.000 DH. Quant au m2, à l’achat, il se situe entre 8.000 DH dans les quartiers se trouvant sur la route de Casablanca par exemple et 25.000 DH pour les zones de Gueliz et l’Hivernage. Enfin, les étrangers ne semblent plus séduits par la ville. Selon une agence immobilière de la place, beaucoup ont mis leur maison ou riad en vente.
Les étrangers à Agadir
Si les étrangers se désintéressent de Marrakech, ils sont séduits par Agadir. «Depuis novembre dernier, nous avons enregistré une reprise de la demande étrangère», souligne Michel Lehenaff de Guy Hoquet immobilier. A noter que cette clientèle est à la recherche de maison plus que d’appartement. L’âge des acquéreurs se situe entre 45 et 70 ans. S’agissant des prix, ils varient entre 8.000 et 20.000 DH/m2. Bien évidemment, plus on approche du front de mer plus les prix augmentent. Quant à une éventuelle augmentation des prix suite à l’ouverture de l’autoroute Marrakech-Agadir, Lehenaff affirme que ce n’est pas possible. Et pour cause, «on a déjà anticipé sur cette ouverture pour augmenter les prix», explique-t-il.
L’Economiste - J. B.
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Résident Français à l’étranger : FRE administratif ou expatrié privé…
23.8.2010 par admin.
Le Maroc s’intéresse de plus en plus aux MRE ;
la France “administrative” aussi n’oublie pas ses FRE.

Ambassades et consulats ont un rôle et des apports dans divers pays envers leurs expatriés, mais de nombreuses autres organisations aussi. Un sujet qui d’ailleurs devrait être plus ouvert, beaucoup de Français expatriés ne sont pas souvent en contact avec leurs administrations à l’étranger, à moins que ce ne soit le contraire, au vu de certains manques sur les vrais intérêts non entendus que soulève la communauté à l’étranger.
A l’heure de la communication rapide Internet l’on ne peut pas dire, par expérience, que les Ambassades excellent dans cette pratique envers leurs compatriotes, notamment quand ces derniers se retrouvent dans des situations délicates hors de chez eux. La partie nationale administrative ne se mélange pas avec la partie privée lorsqu’une problématique surgit hors de chez soi, et le ressortissant Français se sent parfois apatride et abandonné… Faut-il vraiment des organisations privées, des clubs, des associations qui regroupent les expatriés afin qu’ensemble et localement les gens puissent se défendre contre certains abus subis selon le pays ou pour avoir des renseignements qui, par diplomatie, ne sortent pas des guichets mais des expériences de chacun ? Les mésaventures survenues dans divers secteurs, comme l’arnaque, l’immobilier ou le foncier, qui rassemblent de nombreux dossiers dans les palais de justice entre expatriés et locaux, sans parler des entrepreneurs ni des spoliations parfois, restent malheureusement sans aucune réaction de la part des organismes officiels, une fin de non-recevoir.
Qui s’occupe du privé vraiment lorsqu’il s’agit des expatriés Français ? A quand une Fondation de l’Etat français qui accueillera les siens quand ils reviennent au pays tout le long des autoroutes, comme pour les MRE ? A quand un Ministre des FRE pour défendre les intérêts privés hors des frontières ? Par les temps qui arrivent, qui propose de Paris des solutions aux milliers de Français qui désirent quitter l’Hexagone, ne trouvant plus leurs attentes personnelles dans leur propre pays ?
En attendant, les expatriés, pour ne pas dire les exilés volontaires désormais, peuvent tenter de répondre sur ce plan à cette dernière enquête sur le site de la MFE… aux questions qui ne sont toujours que de l’ordre administratif pour l’administratif donc, et non dans le sens de l’écoute de chacun pour améliorer ce dernier point, privé mais humain, soulevé ce jour.
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Français résidant à l’étranger : Enquête Expatriation 2010
L’enquête Expatriation 2010 est en ligne sur le site de la Maison des Français de l’étranger.Le ministère des Affaires étrangères et européennes souhaite connaître les attentes des ressortissants français résidant à l’étranger ainsi que des Français qui ont un projet d’expatriation, afin de mieux répondre à leurs besoins.Pour mener cette enquête, un questionnaire est mis en ligne jusqu’au 25 septembre 2010 sur le site Internet de la Maison des Français de l’Etranger.
http://mfe.org/index.php/Actualites/ENQUETE/Expatries-et-futurs-expatries-EXPRIMEZ-VOUS
ENQUETE05/08/10 | Expatriés et futurs expatriés, EXPRIMEZ-VOUS!La MFE souhaite connaître les attentes des ressortissants français résidant à l’étranger ainsi que des Français qui ont un projet d’expatriation, afin de mieux répondre à leurs besoins.
Aidez-nous en répondant à notre enquête.
http://www.mfe.org/index.php/enquete/Formulaire-d-enquete
Pour mener cette enquête, ce questionnaire est mis en ligne du 25 juin jusqu’au 25 septembre 2010. Nous remercions nos compatriotes expatriés ou candidats au départ pour leur collaboration et les quelques minutes qu’ils consacreront à ce questionnaire. Les résultats de l’étude seront présentés en fin d’année.
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France ou Maroc : les clients désirent-ils vraiment payer plus cher leur bien immobilier ?
19.8.2010 par admin.
C’est la faute des étrangers et maintenant celle des seniors…!!!
Stop, arrêtez ! La récurrence du sujet déborde à un moment des esprits qui bougent encore…

Cet article du Point repris sur de nombreux sites d’information en ligne n’a pas échappé aux sites marocains. Car ce qui s’entend en France n’est que le reflet sonore de ce qui se dit au Maroc face aux étrangers divers, jeunes comme seniors.
Certes, si l’offre et la demande sont censées réguler les prix, chacun sait bien qu’il n’en est rien, ceci reste sans compter sur le point fondamental qui demeure l’homme et ses intérêts propres, bien avant l’intérêt collectif et même national qui reste secondaire, même familial avec une analyse plus pertinente.
Les paysans de France ont depuis bien longtemps préféré vendre à des prix parfois exorbitants localement leurs vieilles granges ou leurs vieux corps de ferme délabrés à des étrangers européens, avant même de penser aux intérêts de leurs propres enfants, obligés de s’expatrier hors des villages ensuite par impossibilité de payer, pour venir s’entasser dans des banlieues avec HLM, bien loin de la qualité de vie de leurs anciens, et pour finir renommer ensuite les petits enfants en délinquants… “Les hommes c’est comme les pommes, plus on les entasse, plus ils pourissent”…
Il en est de même au Maroc où vous entendrez la majorité des gens exprimer que tout augmente, mais par la faute de qui encore ? Des étrangers, des autres…
Pensez-vous, gens d’ici ou d’ailleurs, que le client en toute conscience apprécie de payer plus cher le bien acheté, si ce n’était que la problématique reste bien du côté des vendeurs ? Ce n’est pas dans un pays où la négociation est la pratique quotidienne entre les gens que cette profondeur d’analyse aurait échappé à quelqu’un.
Sont-ce les étrangers qui ont fait monter les prix du standing et du haut standing au Maroc ou la gourmandise des promoteurs qui avaient pour sport commercial de viser les pigeons qui se posaient en confiance sur leurs balcons pour leur vendre du simple parpaing au m² aussi cher que dans les provinces de France ? Pourquoi 60% des Marocains préfèrent-ils recourir à l’auto-construction en réalisant leur maison à moins de 3000 dh le m² ? Pourquoi les promoteurs suite à la crise pensent-ils subitement au logement social ou économique attendu par 1.000.000 de Marocains qui patientent encore ?
L’étranger qui ne connaît pas un pays, notamment un Occidental par sa culture du droit, entre par habitude dans une notion de confiance et de régulation des choses, par force de droits et de devoirs appliqués chez lui depuis des générations. Une faiblesse en d’autres contrées…
Pourquoi deux tarifs, un pour les locaux et un autre pour les étrangers ? La balance de la justice ne serait-elle pas la même selon la couleur de la peau ou la culture en France, pays des droits et des devoirs, comme de même la balance au Maroc, pays des principes les plus respectueux sur le plan spirituel ? Le terme usure, voire parfois vol sur le plan international, n’aurait-il de sens que dans des principes lus en fin de semaine chez chacun dans son propre temple, mais point dans les pratiques quotidiennes le reste de la semaine ?
Pourquoi le prix d’un terrain est-il multiplié par 8 quand un vendeur regarde la face d’un autre homme venant de plus loin ? Pourquoi se plaindre ici ou ailleurs que les jeunes doivent quitter les anciens afin de pouvoir vivre dignement ? Les parents ne mangent-ils pas l’assiette du lendemain de leurs propres enfants ? Ne les condamnent-ils pas à aller voir ailleurs, afin de survivre, parfois au-delà des mers, chez ceux-là mêmes dont ils ont abusé ?
Qui veut trop perd tout à un moment, sous la tour Eiffel comme sous l’Atlas, bloquant l’énergie même de son propre développement. Combien d’investisseurs transparents viennent et repartent désormais, ayant appris par la communication très rapide car virtuelle les histoires des pigeons déplumés qui ont repris conscience, mais trop tard ?
Faudra-t-il que les gens aillent revivre en plein désert ou entre les monts de l’Atlas, étrangers comme Marocains, ou MRE qui arrivent, afin d’échapper à la folie des hommes qui ne voient que les chiffres en oubliant les lettres plus sages pour les consciences ?
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Publié le 31/07/2010 Le Point.fr
ÉTUDE
IMMOBILIER - Les seniors et les étrangers font grimper les prix …
AFP

Depuis le début de l’année, les prix des logements anciens sont repartis à la hausse, comme ici à Paris où ils se sont envolés de 5,1 % © Cyriel Martin
Les Européens de l’Ouest, attirés par la douceur de vivre des campagnes françaises, et de nombreux seniors, qui partent de plus en plus tôt à la retraite, sont, avec la pénurie de logements, les principaux responsables de la reprise de la hausse des prix de l’immobilier dans l’ancien.
Après une envolée des prix sur une dizaine d’années, l’année 2009 avait connu une baisse, conséquence de la crise financière de 2008. Mais depuis le début de l’année, les prix des logements anciens sont repartis à la hausse, aussi bien en province qu’en Ile-de-France, selon les notaires et les agents immobiliers. Sur un an (mars à mai 2010 par rapport à la même période de 2009), la hausse des prix est de 5,1 % en Ile-de-France alors que pour l’ensemble de la France métropolitaine elle est, au premier trimestre, de 1,4 % pour les appartements et de 1,2 % pour les maisons, selon les Notaires de France.
“Nous constatons un afflux de Britanniques, de Belges, de Néerlandais, d’Allemands, de Scandinaves et même d’Italiens, au point que désormais, en province, cinq pour cent des ventes dans l’ancien sont le fait d’étrangers qui tirent les prix à la hausse”, souligne pour l’AFP Me Pierre Bazaille, président de l’Institut notarial de l’immobilier. Ce qui explique que des départements comme l’Aveyron, la Corse du Sud et même la Meuse, pourtant peu dynamiques sur le plan économique, voient le prix des maisons progresser depuis le début de l’année.
7 à 8 % des acheteurs à Paris sont des étrangers
Pour Me Bazaille, “les taux d’intérêt des emprunts immobiliers qui continuent d’être bas, contrairement à ce qui était prévu, permettent également de devenir propriétaire avec une mensualité de remboursement équivalente au niveau d’un loyer”. Le nombre de transactions dans l’ancien devrait ainsi remonter en 2010 à un peu moins de 700.000, pronostique Me Bazaille, même si ce total restera en dessous des années fastueuses, de 2000 à 2007, où il a toujours évolué au dessus de 800.000. “La faiblesse de l’euro conduit également les étrangers à investir de nouveau dans la capitale”, indique Richard Tzipine, directeur général des agences Barnes, spécialisées dans l’immobilier de luxe.
“Dans le coeur de Paris, on voit de nouveau des Américains alors que les Italiens et les Russes sont toujours très présents, ce qui explique que 7 à 8 % des acheteurs dans la Ville Lumière sont des étrangers”, indique Me Christian Lefebvre, président de la Chambre des notaires d’Ile-de-France. Autre phénomène : les seniors de plus de 60 ans “vendent leurs biens immobiliers, souvent les économies de toute une vie, dans les grandes métropoles pour vivre mieux dans des petites villes ou à la campagne”, explique Laurent Vimont, président de Century 21, réseau d’agences immobilières.
Pour M. Vimont “cette population dispose d’un apport personnel important, qui lui permet de mieux de se loger, ce qui contribue mécaniquement à la hausse des prix car ils sont peu enclins à négocier”. La ville de Nice, sur la Riviera française, est un bon exemple de cette mutation sociologique. Le pourcentage des acquéreurs d’une résidence principale, qui était seulement de 52 % du total en 1998, a grimpé à 72 % au détriment de ceux qui achetaient une résidence secondaire. Effet de balancier, la population des propriétaires à Paris rajeunit avec, depuis deux ans, une baisse de 20 % des acheteurs ayant dépassé 70 ans, constate M. Vimont.
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Retraités de France : oui, vous pouvez vivre au Maroc avec votre petite retraite.
18.8.2010 par admin.

Voilà ce que nous répondons aux messages que nous recevons parfois, ou par ce que nous lisons sur divers forums qui s’adressent aux expatriés, aux retraités et seniors.
Beaucoup ne savent aborder le fait que l’on peut vivre avec moins de 1000 euros par mois même au Maroc soit moins de 11.000 Dhs ! Et pourtant… Certes, si en changeant de pays l’on ne désire pas changer entièrement ses habitudes, il faut savoir s’adapter aussi et prendre connaissance des repères financiers d’un pays, avant d’y poser les pieds définitivement. Lire les grilles des salaires d’un pays ou voir ce que touche un retraité au Maroc peut parfois remettre les choses en place et relativiser ses propres difficultés, au-delà du simple prix d’un tajine ou du kilo de tomates de référence pour beaucoup de touristes de passage.
Ce serait plutôt aux jeunes Européens de s’inquiéter de leur retraite d’ici 20 ou 30 ans, qui risque de se retrouver plus proche certainement des retraites du Maroc actuelles, sous réserve que le concept de solidarité existe encore demain pour eux…
Pour les jeunes couples qui s’inquiètent de savoir si avec un travail au Maroc et moins de 3000 euros mensuels ils peuvent venir vivre au Maroc, ou comme lu cette semaine sur un forum, avec un contrat d’expatrié de 5000 euros net (55.000 dhs ou presque 30x le Smig)… CNSS et impôts payés, avec voiture de fonction et appartement payé par l’entreprise, qu’ils consultent la grille des salaires…
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Économie
Retraites : 1 115 DH en moyenne chez la CNSS, 1 694 chez le RCAR et 4 730 chez la CMR… une misère !
30% seulement de la population active occupée dispose d’une couverture de retraite.
En moyenne, ceux qui ont la CIMR perçoivent un complément de 2 200 DH en plus.
Peut-on vivre de sa pension de retraite au Maroc ? La question mérite d’être posée, d’autant que le dossier de la réforme des régimes de retraite est ouvert et que la conclusion principale qui ressort des études actuarielles est que les prestations sont trop «généreuses», menaçant de ce fait même la pérennité des caisses existantes.
Toute la question est de savoir pour qui ces prestations sont-elles généreuses. Les chiffres obtenus auprès des principales caisses, la Caisse nationale de sécurité sociale (CNSS) et la Caisse marocaine des retraites (CMR) en disent long sur le fossé qui sépare les retraités du secteur privé et ceux du public. Certes, sur cet aspect du problème, la raison est bien connue : à la CNSS, les cotisations se font sur une base plafonnée à 6 000 DH, par conséquent, au-delà d’une durée de cotisation déterminée et quel que soit le niveau du salaire que l’on perçoit, la pension de retraite ne peut dépasser, au mieux, 4 200 DH.
2 millions de salariés du privé n’ont pas de retraite complémentaire
Mais qu’est-ce qui empêche que les cotisations se fassent en fonction du salaire ? Pourquoi limiter à 6 000 DH ? Certes, les salariés du privé ont la possibilité de souscrire à une retraite complémentaire, mais combien ont-ils les moyens de le faire ? Alors que le nombre de salariés déclarés à la CNSS a atteint 2,2 millions à fin décembre 2009, celui des actifs cotisants à la CIMR est aux alentours de 250 000 ! Il y aurait donc, en gros, quelque 2 millions de salariés du privé officiellement déclarés qui ne bénéficient pas de la retraite complémentaire. Plus globalement, sur les 10,3 millions d’actifs occupés, seulement 30% environ bénéficient de la couverture retraite. Autrement dit, plus de 7 millions d’actifs occupés ne sont pas, à ce jour, affiliés à un régime de retraite. Un potentiel d’épargne très important ! La réforme projetée réussira-t-elle à y remédier ? Cela fait partie des objectifs qui lui sont assignés. Mais en attendant, combien perçoivent les retraités actuels ?
Les pensionnés de la CNSS, ceux qui ne sont couverts que par ce régime, pour la raison déjà évoquée, sont les plus mal lotis. La retraite moyenne y est de 1115 DH par mois, selon les données fournies par la CNSS elle-même. Une misère, puisque ce montant n’atteint même pas le SMIG (qui est de 2 030 DH) ! Et ce que cache cette moyenne est encore plus parlant quant à l’extrême faiblesse des pensions servies.
Sur les 365 107 pensionnés de ce régime, ils sont 111 851, soit 30,6%, à toucher une pension variant de 600 DH à 1 000 DH par mois, et 101 468, soit près de 28%, à percevoir une retraite comprise entre 1000 DH et 2 000 DH. Autrement dit, 58,4% des pensionnés de la CNSS, soit 213 319 personnes, ont une retraite qui va de 600 DH à 2 000 DH (voir le nombre de retraités par tranches de pensions).
Il faut cependant distinguer plusieurs catégories de pensions. Il y a d’abord la pension vieillesse, de loin la plus importante en nombre de retraités qu’elle concerne : 63,18%, soit 230 670 pensionnés. Pour cette catégorie, la pension moyenne est de 1620,43 DH. Il y a ensuite la pension de survivants qui représente 33,50% (122 302 personnes) avec une pension mensuelle moyenne de 763,87 DH. Viennent enfin la pension servie aux divorcés (6 024 cas) avec une moyenne de 728,98 DH par mois, la pension d’invalidité (5 504 personnes) avec une moyenne de 1 902 DH par mois et, de façon marginale, celle servie aux orphelins (607 personnes) avec une moyenne de 559,46 DH par mois. Comme on le voit, à la CNSS, plus de 35% des pensions servies sont des pensions de réversion.
A la CMR, la pension maximale peut atteindre 50 000 DH par mois
Les retraités civils de la Caisse marocaine de retraites (CMR), au nombre de 231 978, sont, eux, relativement plus choyés. En particulier les retraités principaux, qui représentent 68,4% de l’effectif total. La pension moyenne chez cette catégorie de retraités s’élève à 4 730,33 DH par mois. La plus élevée atteint les 50 000 DH par mois. Mais le gros de l’effectif (45,73%) perçoit une pension qui se situe dans une tranche, certes très large, allant de 2 500 à 10 000 DH (voir tableau).
Ce sont en tout cas plus de 9 milliards de DH que la caisse débourse chaque année pour ces 158 756 pensionnés principaux. Pour les «réversataires», en revanche, la pension moyenne dépasse à peine 1 000 DH (1 116,25 DH plus exactement). Concernant le Régime collectif d’allocation de retraite (RCAR), qui compte 96 784 pensionnés à fin 2008, la retraite moyenne était à cette date de 1 694 DH. Elle était déjà supérieure à celle de la CNSS. Le RCAR gère pourtant les retraites des personnels des collectivités locales, des administrations publiques (les non-titulaires) et des établissements publics, soit des entités où les salaires ne sont pas réputés pour être les plus élevés. Cela n’a pas empêché que le salaire plafond servant de base à la cotisation évolue chaque année depuis 1982 pour atteindre à la fin de 2009 un montant mensuel de 13 350 DH, soit plus que le double de celui en vigueur à la CNSS. Il est vrai cependant qu’avec la récupération de la caisse interne de l’OCP, de JLEC (Jorf Lasfer energy company), en attendant celle de l’ONE, le RCAR a hérité de droits acquis et aussi de cotisations substantielles. Enfin, la CIMR (Caisse interprofessionnelle marocaine de retraite CIMR), régime facultatif mais ô combien nécessaire pour relever la maigrichonne pension de la CNSS, sert une retraite moyenne de 2 185,70 DH par mois, selon son PDG, Khalid Chedadi. Là encore, il y a lieu de distinguer la pension principale, un peu plus élevée, et la pension de réversion inférieure à 1 000 DH. Le nombre de retraités de la CIMR s’élève en 2009 à 123 688. Au total, le gros de la population des retraités perçoit des pensions s’approchant à peine du SMIG. Une misère !
Salah Agueniou
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Crise identitaire pour l’émigré et crise doublement identitaire pour le MRE…
17.8.2010 par admin.
Les MRE ne sont pas que des chiffres qui remplissent des attentes économiques comme ces dernières années, ils savent aussi apporter les lettres qui manquent pour faire le mot le plus long.

Il s’expriment et soulèvent non seulement les problèmes rencontrés au nord mais aussi au sud, chez eux ou dans le pays de leurs pères. L’étranger, d’où qu’il vienne, capte bien son étrangeté dans un groupe aussi étrange que lui. C’est et cela reste universel. Mais certes que ressentir cela doublement quand la personne se sent double par deux cultures vécues, soulève de nombreuses questions au point de ne plus savoir où trouver de réponses logiques si ce n’est des comportements bien globalisés désormais et non uniquement dans certains pays. Les Marocains qui ne connaissent pas les pays étrangers ne verraient donc pas les MRE comme des Marocains, mais ne faudrait-il pas aborder plus sociologiquement le terme MRE par des chiffres enfin plus précis selon les générations abordées, et changer les sigles pour éviter les confusions ?
Double identité sur les papiers soulève des problèmes humains il semble, autant qu’intégration hier ailleurs, la question posée sera pour combien de générations de MRE qui n’en seraient plus vraiment déjà pour une bonne partie, étant aussi étrangers au Maroc que n’importe quel autre étranger. Ministère des MRE ou de l’intégration, le concept devient flou à un moment dans les échanges quotidiens…
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Société
Sondage BVA sur les jeunes Marocains à l’étranger : Intégrés chez eux, il leur manque la reconnaissance au Maroc
2610 jeunes Marocains de 18 à 34 ans, résidant dans six pays européens, ont répondu aux questions diverses et variées de l’institut de sondage BVA. Discriminations, pratique religieuse, mariages, transferts financiers, image du Maroc et des MRE : le sondage est d’envergure. Contrairement aux idées reçues, le sondage dépeint l’image d’une population ouverte et de jeunes se sentant parfaitement « chez eux » dans les pays de résidence. Mais il n’est toutefois pas sans omettre certains sujets.
inistère

25 minutes de questions, par téléphone ou en face à face (en Espagne et Italie), voilà ce à quoi les 2610 sondés à travers l’Europe, âgés de 18 à 34 ans, ont consenti pour donner matière à interprétation aux instances officielles, aux journalistes et universitaires, et aux lecteurs.Commandité par le Conseil de la communauté marocaine à l’étranger (CCME), le sondage a été effectué par l’institut BVA (Brulé, Ville et associés) et présenté lundi 26 juillet à Casablanca en présence de MM. Driss El Yazami, président du CCME, et Mohamed Bernoussi, secrétaire général du ministère chargé de la communauté marocaine résident à l’étranger.
Les résultats du sondage ont été déclinés en trois grands axes : la situation des jeunes MRE dans les pays de résidence respectifs (Italie, Espagne, France, Belgique, Pays-Bas, Allemagne), les repères identitaires au Maroc, et les liens tangibles avec le Royaume. S’il n’est possible que de traiter quelques uns des aspects, le sondage complet est attaché en bas du document. Très sommairement, il dépeint les jeunes MRE comme attachés à leur pays d’origine – 94% se sentent Marocains et 43% soutiennent financièrement un proche au Maroc – tout en s’insérant pleinement dans les sociétés d’accueil. A noter également que chaque réponse a été différenciée selon les pays de résidence et selon si le ou la jeune interrogé(e) était de première ou de seconde génération vivant en dehors du Maroc.

Le pays de résidence, plus déterminant que la génération
Sur ce plan, un premier enseignement à tirer est que les réponses varient plus en fonction des pays de résidence que des générations. Ainsi, pour 93% des MRE des Pays-Bas, il serait par exemple important de se marier à une personne de religion musulmane, tandis qu’en Allemagne, ce pourcentage n’est que de 34%.Les plus grands changements entre les 1è et 2è générations sont à observer dans la relation des jeunes avec leurs parents. De manière générale, les premières générations se disputeraient plus souvent avec leurs parents que ceux dont les parents ont émigré du Maroc. Notamment 58% des immigrés (à proprement dire) se seraient déjà disputés avec leur parents concernant la religion et les traditions, contre 42% des jeunes de la deuxième génération. L’écart est de 13 % sur le plan des disputes liées au job et à l’activité professionnelle (53% : 40%), et 39% des premières générations auraient eu des différends avec leurs parents en rapport avec leurs relations amoureuses, contre seulement 22% parmi les deuxièmes générations.
Pleinement insérés dans les pays d’accueil, mais pourtant considérés ici et là comme « racailles » et étrangers
Cette propension plus haute à la dispute, les statistiques la démontrent sans pour autant en donner les raisons. Un début d’explication pourrait se trouver dans le restant des résultats, concernant l’insertion des jeunes dans les sociétés d’accueil. Il se dégage une image de jeunes qui font le choix de s’insérer pleinement dans les sociétés d’accueil, et qui s’y sentent clairement « chez eux ». Ce sentiment est moins fort en Italie (63%) et en Espagne (68%), mais très net en France (80%), aux Pays-Bas (81%), en Belgique (87%) et en Allemagne (90%). Des jeunes dont 95% estiment qu’il est important de maitriser la langue du pays de résidence, et qui parlent, lisent et écrivent effectivement ces langues à 84% . Et des jeunes, finalement, qui quant à leurs amitiés et relations sociales, ne restent pas cantonnés entre Marocains, mais qui sympathisent naturellement (à 91%) avec les nationaux des pays de résidence.
Seule exception : les mariages et les couples. 84% des jeunes MRE interrogés vivant en couple ou étant mariés sont liés à un(e) Marocain(e). Une endogamie très forte, sans être réellement obligatoire. Si 59% des sondés affirmaient tout de même qu’il leur était « important » de se marier avec un(e) Marocain(e), seuls 32% disaient qu’il leur était « indispensable » d’avoir l’opinion de leurs familles concernant le choix de leurs conjoints. Ces résultats vont droit à l’encontre des stéréotypes des jeunes immigrés que l’on retrouve (trop) souvent dans les médias du vieux continent : communautaires, incapables de s’exprimer correctement dans la langue du pays de résidence, et pourquoi pas racailles et criminels… Une image dont ces jeunes souffrent. Selon les sondés, la perception des jeunes MRE dans les pays de résidence se serait dégradée depuis l’année dernière. Seul 48% estiment que les MRE ont une bonne image, contre 52% l’année dernière. Avec 18%, les Pays-Bas sont la lanterne rouge à cet égard. Si ces pourcentages baissent quant à la réalité des discriminations subies, ils restent néanmoins alarmants. Les résultats du sondage qui démontrent la réalité de jeunes pleinement intégrés dans les sociétés d’accueil mériteraient d’être largement diffusés.
Autre aspect qui mériterait d’être diffusé davantage : le fait que sur une question ouverte concernant les attentes envers le Royaume, 35% des jeunes MRE ont spontanément dit qu’ils voulaient qu’on arrête de les considérer comme étrangers au Maroc.
Bémols importants?
Ce sondage, dont il n’a été présenté qu’une partie des résultats, n’est cependant pas sans soulever quelques critiques. Des questions non posées qui semblent pourtant découler des questions déjà inclues dans le questionnaire, quelques manques de précisions, des résultats pour les MRE d’Allemagne qui pourraient être mis en doute…Ainsi, tout au long du sondage, l’Allemagne semble tenir une place à part dans l’émigration marocaine. Une population de MRE qui a moins de liens avec le Maroc, qui est beaucoup moins encline à l’endogamie et qui semble plus critique envers le Royaume, notamment sur le plan des droits humains, selon le sondage. Mais quand il s’agit de décrire le profil des MRE sondés en Allemagne, l’institut BVA se contredit. Pour ce qui est du niveau d’études, 42% des sondés n’en auraient aucun et 54% auraient absolvé seul le primaire. En même temps, sur les 500 MRE de 18 à 34 ans interrogés, 37% auraient déclaré être élèves ou étudiants – donc clairement au delà du primaire. Qu’en est-il par conséquent de la fiabilité des données récoltées en Allemagne?
S’il peut s’agir là d’une simple erreur technique, sur d’autres aspects, la nature même du questionnaire omet quelques éclairages supplémentaires. Ainsi, il a été question des connaissances de l’arabe et du désir d’apprendre à parler, lire et écrire cette langue, avec des résultats assez probants, surtout pour le deuxième volet. Cependant, cette même question n’a pas été posée concernant les dialectes berbères. Alors que l’on commence à les inclure dans l’éducation nationale au Maroc, concernant les MRE, cela n’est-il pas encore à l’ordre du jour? D’autre part, s’il est question transferts financiers, de facilitation des investissements au Maroc, pourquoi ne pas demander l’avis des MRE sur la convertibilité du dirham en euros? Dernièrement, la question de la participation politique dans les pays d’accueil a été posée, tout comme la question de savoir où les MRE considèrent qu’il est plus important de s’engager politiquement, au Maroc ou dans le pays d’accueil. La réponse est que nombreux sont ceux qui participent à la vie politique du pays de résidence, et seuls les MRE d’Espagne estiment qu’il est plus important de s’engager au Maroc qu’en Espagne. Mais pourquoi alors ne pas suivre la logique et demander si les MRE considèrent l’engagement politique au Maroc comme important (ou pas)?
Sur cette dernière question, la chargée Elodie Jouannec, chargée d’études senior à l’institut BVA, répondait en marge d’une conférence de presse que cela fut « un choix ». Un choix qui intrigue, sachant que le CCME, commanditaire, est né justement d’un désir de participation politique des MRE à la vie politique marocaine.Faut-il alors suivre Winston Churchill, quand il affirmait que « les statistiques, c’est comme un ivrogne avec un lampadaire : utilisés comme soutien plutôt que pour éclairer » ? Du moins en partie. Mais on peut également continuer d’éclairer l’ivrogne.
Frederic Schmachtel Yabiladi.com
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Autre article complet sur :
http://www.lematin.ma/Actualite/Journal/Article.asp?idr=116&id=137389
1er forum des jeunes marocains du monde
La double identité fait débat

Jeunes MRE, académiciens et acteurs politiques et associatifs ont décortiqué la « crise identitaire » des immigrés.
Chaque fois que des marocains du monde se réunissent autour de tables rondes, la question de l’identité revient au-devant de la scène. C’est cette question d’ailleurs qui a été au centre des débats les 27 et 28 juillet à l’Université Al Akhawayn Ifrane, lors du 1er forum international des jeunes marocains du monde.
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Dans le port de Tanger, il y a des marins qui pleurent, et des commerçants aussi…
16.8.2010 par admin.

2010 sera pour plusieurs raisons différente des autres années en ce qui concerne les entrées des MRE et des visiteurs annuels.
Entre crise, baisse du pouvoir d’achat en Europe et en France, manque de perspectives pour les lendemains, mais aussi Ramadan cette année qui commence en pleine saison en août, mais aussi nouveau port de Tanger qui, par ses normes sécuritaires internationales, ne répond plus à tous avec autant de facilité qu’avant, voilà de quoi multiplier les analyses possibles pour justifier les chiffres annoncés officiellement par les services des douanes. Moins 66% d’entrées début juillet ou moins 71% de véhicules, la basse saison serait sur 12 mois cette année.
Les petits emplois qui gravitaient hier autour du port et dans le port même autour des arrivants déchantent cette année, une époque faste qui se termine pour beaucoup de petits intermédiaires, parfois utiles comme parfois pénibles ou problématiques pour des étrangers, une situation souvent incompréhensible pour nombre d’Européens dans un endroit douanier sécuritaire et contrôlé. La porte de l’Europe en Afrique s’internationalise désormais, ce qui facilitera le service pour tous certainement. Mais 2010 ne touche pas que les chiffres du Maroc mais l’international aussi…
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Tanger-ville Y a-t-il une vie après le port ?
Le port historique de la ville affiche depuis juin dernier des résultats en berne même s’il garde encore la quasi-totalité des liaisons maritimes avec l’Europe. Cette baisse de régime impacte également des commerces et des activités très liés à l’activité du port.

«Pendant l’été d’une manière générale et durant le mois de juillet en particulier, l’activité du port de Tangerville atteignait son summum. Cette année, la haute saison s’est transformée en une basse saison». C’est ainsi que ce responsable décrit la situation du port qui affiche des résultats en baisse depuis le début de l’opération transit des MRE (Marocains résidant à l’étranger). Les chiffres parlent d’eux mêmes. Du 5 juin au 15 juillet 2010, le port a enregistré 120.657 rentrées toutes catégories confondues de passagers (MRE, touristes étrangers…) et 96.605 sorties, soit des baisses respectives de -66% et -13%. Concernant la partie voiture, 29.408 unités ont effectué leurs entrées par le port de Tangerville, contre 25.343 véhicules sortis. Autrement, les entrées et les sorties de véhicules ont accusé respectivement des baisses de l’ordre de -71% et -10%. Dans la catégorie des autocars, la baisse a été moins importante. Pour la même période, 87 autocars ont effectué leurs entrées contre 73 sorties.Les statistiques montrent tout de même que les sorties n’ont pas beaucoup reculé. Du moins, pas à la même cadence des sorties. En effet, de nombreux passagers, spécialement des touristes marocains qui passent leurs vacances au Sud de l’Espagne continuent toujours de transiter par Tangerville. «Je pense qu’il s’agit plutôt d’une question d’habitudes. Depuis des années, les gens se sont habitués à quitter le territoire par ce port.Les choses changeront dès que le” bouche à oreille”sur les avantages du nouveau port Tangermed passagers commencera à faire son effet», explique ce fonctionnaire à Tangerville. Les temps ont donc changé depuis l’entrée en service du nouveau port dont les équipements et les infrastructures sont alignés sur les standards internationaux. Une raison suffisante pour que plus de 223.000 personnes fassent leurs entrées par Tangermed passagers, soit une hausse de 30% par rapport à l’année dernière. Avec la seule liaison maritime avec Algésiras (pas moins de quarante arrivées et départs dans les deux sens et la possibilité d’accueillir jusqu’à quatre bateaux par heure), Tangermed passagers brasse un pourcentage important du trafic après quelques semaines de son entrée en service. D’autres entrées maritimes affichent donc des résultats au négatif notamment Sebta.Mais c’est le port de Tangerville qui semble le plus impacté même s’il garde des liaisons avec Tarifa et Barcelone ainsi que les longs courriers avec Gênes en Italie et Sète en France. Certains commerces aux alentours du port (Snack, restaurant ou même de simples épiciers), qui tablaient essentiellement sur la saison du retour des MRE pour augmenter leurs chiffres d’affaires, ont vu leurs revenus fondre cet été. «Disons qu’il y avait une moyenne de 10.000 passagers qui rentraient chaque jour. Imaginons que chacun achète une bouteille d’eau ou simplement un pot de yaourt. Faites le calcul et vous verrez combien les commerçants pouvaient gagner durant l’été. Le résultat que vous allez obtenir vous aidera à calculer l’impact sur les revenus », explique ce restaurateur. Parmi les métiers qui ont été le plus touchés, on trouve les écrivains publics. Payés dans certains cas en devise, ces derniers gagnaient beaucoup d’argent à l’occasion de chaque été.
Ahmed est l’un des ces écrivains qui constituent en quelque sorte un trait d’union entre leurs clients, en majorité des MRE, et les administrations publiques notamment la douane. «Notre métier consistait à aider les clients à remplir des documents, notamment la fiche verte de la douane. Les immigrants vivant à l’étranger n’ont pas l’habitude de remplir ces documents. Ils faisaient automatiquement appel à nous. En période de pic, il m’arrivait de recevoir quotidiennement des dizaines voire des centaines de clients qui me payaient dans certains cas en Euro.
C’est le bon vieux temps», se remémore Ahmed, sur une note nostalgique. Aujourd’hui, les choses ont complètement changé pour les écrivains publics du port qui reçoivent à peine quelques clients par jour. Une baisse d’activité qui a même poussé certains à ranger leurs stylos et changer de boulot. L’impact sur ces petits boulots ainsi que sur l’activité générale du port a poussé les responsables à trouver une solution. C’est dans cette optique que le projet de reconversion du port en un port de plaisance. Selon une source bien renseignée, des accords ont déjà été trouvés avec les porteurs et autres travailleurs journaliers en attendant les grands travaux qui commenceront dès la finalisation de la phase des études.
C’est à partir du mois d’octobre que toutes les liaisons maritimes avec le nord de la Méditerranée seront shiftées vers le port de Tangermed passagers. En effet, un accord a été passé entre les responsables marocains et espagnols pour adopter une démarche basée sur la progressivité. Selon cet accord, la flotte des deux rives ne change pas avant le mois d’octobre. Ainsi, Tangermed passagers compte actuellement et depuis son entrée en service, une seule liaison avec le port d’Algésiras. Les autres destinations maritimes sont toujours traitées au port de Tangerville. Il s’agit notamment de Sète, Barcelone, Tarifa et Gênes.
Cependant, les responsables au nouveau port affirment qu’ils reçoivent déjà des demandes de la part des armateurs pour la création de nouvelles liaisons notamment avec Valence et Cadix. A noter qu’une nouvelle desserte réservée pour les camions TIR avec cette ville espagnole sera lancée.
Par Mohamed Badrane | LE MATIN
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Le MRE, une valeur professionnelle sûre pour l’entreprise Maroc.
13.8.2010 par admin.
Un stage de formation en France est un point apprécié sur un CV pour beaucoup de jeunes Marocains après quelques années d’études préalables. Pour le MRE qui a connu le milieu professionnel à l’étranger ou en Europe pendant quelques années, c’est une forme de garantie pour sa carrière lorsqu’il se présente dans un recrutement en son pays d’origine.

L’exigence des entreprises n’est plus à démontrer en Europe : celui qui ne sait travailler ne reste pas longtemps dans le milieu professionnel, ne dépassant guère la semaine en période d’essai. Si les MRE par manque de postes en Europe reviennent au pays d’origine, ils reviendront donc certainement bien chargés en bagages par cette haute valeur ajoutée et fortement reconnue professionnellement au Maroc. Le made in France est un label en ce domaine. De là à passer le cap de la création d’entreprise à titre personnel par leurs capacités reconnues aussi bien en Europe qu’ici au Maroc, cela devrait améliorer la qualité de quelques secteurs économiques importants qui pêchaient par manque de formation des ouvriers ou des employés.

Une main d’œuvre qualifiée nouvelle qui pourra répondre à l’amélioration recherchée par de nombreuses entreprises au Maroc. Les secteurs de la construction, de la technicité, de l’industrie devraient sortir gagnants de cela, si ces MRE sont bien encadrés en arrivant. Une possibilité qui peut faire gagner quelques années au Maroc dans ses objectifs de développement comme en matière de qualité réclamée par de nombreux clients en divers secteurs. Une carte à jouer gagnante…
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Création d’entreprise. Dans la peau d’un MRE
L’environnement des affaires au Maroc est en constante amélioration. Depuis la mobilisation du partenariat public/privé pour stimuler la création d’entreprises, plusieurs facilités administratives, incitations fiscales et facilités d’octroi de crédit ont été instaurées. L’entrepreneuriat devient une aventure de plus en plus stimulante.

Le ministre délégué chargé de la communauté marocaine résidant à l’étranger, Mohamed Ameur. /DR
Nombre de marocains ont toujours évité de créer leurs entreprises. Les causes sont connues et relèvent entre autres d’une absence d’information et de conseil dans son processus de création, des manques de culture du risque et de transparence structurelle et conjoncturelle, conjugués à la complexité et la lenteur administrative, aux désavantages fiscaux et aux problèmes de financement.
La conséquence directe a longtemps été une prédominance importante de l’économie informelle, provoquant d’énormes fuites et évasion fiscales, à hauteur de 35 milliards Dh en 2008 selon le Haut Commissariat au Plan (HCP). Mais c’est à partir de l’ouverture des barrières douanières par démantèlement tarifaire que le Maroc a pris conscience d’une perte de vitesse en termes de compétitivité nationale.
Des mesures d’urgence
Dès lors, plusieurs mesures portant sur l’amélioration du climat des affaires ont été prises par le gouvernement, notamment en termes de facilité de création d’entreprises.Un panel de partenaires accompagnateurs existe désormais sur la place. Par exemple, la Fondation Banque populaire pour la création d’entreprise accompagne en moyenne 900 porteurs de projets chaque année. Au total, plus de 6.500 promoteurs ont été conseillés, assistés, formés et accompagnés durant leur démarrage. Pour sa part, le Centre des Jeunes Dirigeants (CJD), association créée il y a plus de 5 ans, milite pour la multiplication des jeunes pousses. Cette année, elle vient de lancer un programme d’accompagnement des créateurs d’entreprise.
D’autres réseaux comme Maroc Entreprendre, l’Agence nationale pour la promotion de la PME (ANPME), les Centres régionaux d’investissement (CRI), la Fédération des PME/PMI, les chambres de commerce et d’industrie peuvent aussi être efficaces.
Procédures administratives simplifiées
Par ailleurs, les procédures administratives de création d’entreprise ont été largement simplifiées.“Le CRI met à la disposition du demandeur un formulaire unique contenant l’inscription à la patente, la déclaration d’immatriculation au registre de commerce et une demande d’affiliation à la Caisse Nationale de Sécurité Sociale”M. Ben Elafdil, directeur du CRI de Casablanca.
De leur côté, les conditions fiscales sont de moins en moins contraignantes, avec des baisses successives de l’Impôt sur le Revenu.De plus, les entreprises exportatrices de produits et services bénéficient d’une exonération totale d’impôt pendant 5 ans et d’une réduction de 50% les années suivantes. Plusieurs autres exonérations sont prévues en fonction du territoire et de l’activité.Les résultats sont tels que à fin mai 2010, Casablanca compte 2.965 entreprises nouvellement créées, en progression de 17%, comparé au cinq premiers mois de 2009. Selon le Centre Régional d’Investissement de la capitale économique, pour le mois de mai uniquement, 591 structures ont été établies.
L’aventure entrepreneuriale devient stimulante!
1.000 PME pour MRE en 2013
“Le programme de création de 1.000 PME au Maroc par les ressortissants marocains en France, qui a été initié il y a quelques semaines par les deux pays, est aujourd’hui activé”, déclarait Mohamed Ameur, ministre délégué auprès du Premier ministre, chargé de la communauté marocaine résidant à l’étranger.
Cette annonce a été faite lors d’une conférence tenue à l’occasion du lancement du programme national d’accompagnement des MRE pendant la période estivale, durant laquelle le ministre a exposé les principaux axes de ce programme ainsi que les différentes manifestations et activités qui seront mises en œuvre au profit de la communauté marocaine résidant à l’étranger.Le programme de création de 1.000 PME, rappelons-le, vise notamment à appuyer la définition et la mise en place d’une stratégie nationale d’accueil des investissements de la diaspora et à garantir un accompagnement de qualité en France et au Maroc aux promoteurs MRE.Ceci afin d’accompagner la création de ce nombre d’entreprises à l’horizon 2013.
Hayin Fadi
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Français exilés au Maroc, ou le nouvel exode de “l’homo-economicus-europeanus”
12.8.2010 par admin.
Les MRE qui rentrent au pays amèneront-ils dans leur sillage les Français qui sont dans la même vision économique qu’eux ?

L’histoire de la valise en carton d’une petite chanteuse du Portugal qui réussit à Paris se chantera prochainement mais en sens inverse, entre la vieille Europe et les pays dits en développement. “La France va mal” pour beaucoup de gens, pas seulement depuis le septembre noir de 2008, mais par un courant ressenti bien avant à l’aube du millénaire qui commençait avec l’Euro.
La morosité domine sur le plan comptable, non vraiment celui des banques qui elles se relèvent par les aides de l’Etat, donc du peuple qui paiera la facture demain, mais bien pour la population à la base, qui alors se doit de rechercher des solutions seule et parfois ailleurs, comme au Maroc. Le Français moyen représente la plus grande partie de la France qui ne s’y retrouve plus et qui en plus ne voit pas d’un œil optimiste les prochaines années ni les prochaines décennies, beaucoup associant la notion de retraite à celle de misère. Le Français est un “homo-securitus” qui pense à ses lendemains : déjà au début de sa vie il est éduqué en ce sens, pour se sécuriser, pour sa protection sociale, et même pour l’assurance sur la vie. Alors quand le présent lui exprime brutalement “no future“, il réagit très rapidement pour changer de direction.
Direction Maroc ou Maghreb bien souvent, ne désirant pas complètement couper les divers cordons culturels, notamment par besoin de se sentir moins éloigné par les quelques liens familiaux existant encore. Il lorgne même vers l’Asie qui offre maintenant des opportunités pour se poser à très bon prix entre deux cocotiers. Exil, entend-on, immigration ou émigration, le terme de fuite utilisé aussi chez certains, des expressions plus précises que l’on entendait il y a quelques années de la part des gens qui quittaient leur sud par force, non seulement pour des raisons économiques mais aussi politiques ou idéologiques.
“L’homo-economicus-europeanus” sera-t-il le nouveau nomade, le nouvel immigré pour les prochaines générations ? Un témoignage ci-dessous qui n’est pas isolé et que l’on entend de plus en plus souvent…
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http://www.rtl.fr/fiche/5947727420/ces-francais-qui-s-expatrient-au-maroc-pour-leur-retraite.html
RTL info 11 août 2010
Ces Français qui s’expatrient au Maroc pour leur retraite
Alors que la réforme des retraites sera soumise au parlement à la rentrée, une enquête Ipsos pour le magazine Pleine Vie souligne que près de 2 retraités sur 10 quittent la France pour faire face à la baisse de leur pouvoir d’achat. Après les Dom Tom, c’est le Maroc que les Français préfèrent pour leurs vieux jours. RTL vous emmène à El Jadida, une petite ville au sud de Casablanca, qui attire de plus en plus de ces retraités français.
Dossier audio sur RTL:
Le Dossier de RTL : près de 2 retraités sur 10 quittent la France pour faire face à la baisse de leur pouvoir d’achat
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http://www.senego.com/actualites/la-vie-est-elle-devenue-trop-chere-en-france/2010/04/27/9540
La vie est-elle devenue
trop chère en France?
Moi qui vis l’étranger toute l’année et qui ne rentre qu’une fois l’an en France pour les congés, je me pose sincèrement la question: combien de temps pourra-t-on encore vivre en France, ou plutôt survivre?

Il y a plus de 10 ans, avant l’Euro, je me considérais comme un privilégié. J’avais un travail, mon épouse également et chaque année nous rentrions en France pour les vacances avec suffisamment d’économies pour passer d’excellents congés et parfois faire un petit voyage hors Europe.
Avec l’arrivée de l’Euro, notre budget a fondu de 30% et cela dans l’année 2002, soit un an après la mise en place de la monnaie unique. Depuis, chaque année le coût de la vie augmente de façon inversement proportionnelle à nos capacités financières.
Comment accepter qu’un simple café au comptoir coûte entre 1,75 € et 2,00 €, comment accepter qu’une population ne puisse plus se payer de fruits ou légumes, comment accepter qu’un loyer dans une grande ville coûte l’équivalent d’un salaire ? Comment accepter qu’un litre de carburant coûte 1,40 euros (plus de 9 Frs) ou qu’une simple baguette de pain frôle les 1 euro ? Pour tous ceux qui vivent à l’année dans l’hexagone, il est difficile de s’apercevoir à quel point la vie est devenue intenable. On fait vivre sous perfusion les plus précaires pour s’assurer la paix sociale, mais cette politique tiendra-t-elle encore longtemps? En a-t-on seulement les moyens?
La crise grecque nous démontre, s’il en est encore besoin, que la situation au sein de la zone euro est catastrophique. Pire, d’autres pays sont sur la corde raide: Espagne, Portugal, Irlande et…la France. Notre Premier ministre l’avait indiqué il y a deux ans, il a hérité d’un pays en état de faillite. A une époque, on nous parlait régulièrement de la dette française. Bizarrement, depuis des mois, celle-ci a disparu des infos économiques.
Quand je rentre en France, les pauvres me semblent plus nombreux, les SDF sont légion dans le métro parisien et ceux qui ont encore un petit boulot n’arrivent plus à en vivre. Dans ma propre famille, certains, alors même qu’ils ont un salaire apparemment convenable, ne peuvent plus s’offrir un restaurant en famille. Il faut payer les charges de la maison, les dettes, l’abonnement téléphone/Internet, le carburant, la nourriture etc..
Que l’on ne me dise pas c’est la faute de tel ou tel gouvernement. Quel que soit le parti politique, ils sont tous aux affaires à un moment donné et aucun n’a fait mieux que l’autre. Quel est désormais notre avenir ? On sait déjà que d’ici quelques années nous n’aurons plus de retraites ou qu’elles seront si faibles qu’elles ne permettront pas de vivre. Pour ma part, afin de ne pas trop sentir la baisse de mon pouvoir d’achat, je passe une bonne partie de mes vacances au Maroc. Je suis obligé de m’exiler de mon propre pays afin de pouvoir offrir des congés à ma famille. Je suis conscient d’être encore un peu privilégié, mais pour combien de temps et surtout, quel avenir aurons-nous à offrir à nos enfants?
E.FSource: LePost.fr
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