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Archive de la catégorie ERM et MRE
Le paradoxe MRE / ERM ou qui sont les MRE ?
15.12.2009 par admin.

Le terme MRE concerne au premier abord les Marocains Résidant à l’Etranger, au même titre que les ERM sont les Etrangers Résidant au Maroc. Si cela semble évident pour les ERM, cela l’est moins pour les MRE.
MRE par-ci, MRE par-là, chacun utilise ce terme global bien que mouvant depuis des années au point que l’on ne sait plus qui est qui, eux-mêmes y perdent le nord et le sud, si nous pouvons jouer sur les mots.
Mais qui a intérêt à vouloir trop rapidement déclassifier les MRE en de multiples catégories statistiques plus représentatives de la réalité ? Un émigré marocain à l’étranger est effectivement un MRE par sa nationalité évidente. Un Marocain de seconde ou de troisième génération est autant marocain qu’européen ou “bi-étranger” par les acquis obtenus dans son nouveau pays ou “second pays” selon chacun. Les Marocains de la quatrième génération et de la cinquième arrivant, nés à l’étranger et ayant leur nationalité en ces autres pays, entrent-ils encore dans cette catégorie ? Certes qu’en ajoutant les conceptions de binationalité possibles et en interrogeant les premiers concernés personnellement, il semble bien qu’eux-mêmes soient autres que des MRE et ce de plus en plus par leur culture générale présente, certains revenant au pays de leurs ancêtres, premiers MRE effectifs, qui par l’âge eux aussi deviennent de plus en plus rares.
Combien de jeunes en Europe “issus par les ancêtres” d’un autre continent, connaissent-ils le Maroc ou le Maghreb, non pas géographiquement ou historiquement par leurs aînés, mais par un fondement culturel personnel en eux inexistant ? A l’heure des débats en Europe la plupart réclament bien une reconnaissance plus profonde de leur personne comme d’une culture européenne dans laquelle ils sont tombés depuis leur naissance d’où des conflits de générations en famille avec les aînés. La question étant plus étendue pour tout le continent africain et non seulement au Maroc.
La preuve, nous entendons parler désormais “d’intégration” de ces MRE qui retourneraient au pays. Le fameux débat de l’intégration en Europe qui exaspérait des jeunes issus du Maghreb pendant des années va-t-il se répéter au pays de leurs origines ou plutôt de celles de leurs parents et grands-parents ? Une association nouvelle nommée RIDM qui se met en place au Maroc parle elle aussi maintenant de MRE, mais à “intégrer”. Pourquoi ce terme puisqu’ils seraient chez eux d’office au Maroc….! Tout en parlant ensuite paradoxalement d’une “Diaspora”….(voir l’article ci-dessous)
Qui sont les MRE ?
Lesdits MRE nouveaux qui débarquent plus comme des touristes chaque année à Tanger et à Ceuta ont de plus en plus la carte d’identité et le passeport européen en poche. Il y aurait, selon les chiffres, eux aussi très mouvants selon les finalités de chacun, environ 4 millions desdits MRE, plus les autres. Mais que met-on statistiquement dans ce chiffre global ? Pas vraiment de chiffres qui donneraient une autre vision plus objective de ces Marocains ou de ces Européens….
Le Maroc utilise ces chiffres, les associations diverses aussi, mais dans quel but ? Nous avions déjà abordé cela dans un autre sujet sur nos pages, notamment par le mouvement Daba2012 qui désire que les MRE dans le monde entier puissent être représentés politiquement au Maroc, ils s’organisent en ce moment dans cette optique en voulant être présents devant les urnes du pays prochainement en 2012. 4 millions de voix ou de voies ayant une vision culturelle bien autre et des intérêts personnels, loin d’un pays, cela peut raisonner tout autrement pour le Maroc où beaucoup ne se déplacent plus devant le parterre politique présent…
Certes si les intérêts qu’ils représentent économiquement désormais sont bons pour un pays, ils attendent démocratiquement en retour le droit de s’exprimer, afin de ne pas se sentir des “vaches à lait”, qu’ils soient en Europe ou au Maroc.
C’est là que les paradoxes divers se mélangent de plus en plus entre droit(s), identité(s), nationalité ou binationalité, culture(s), intérêt national et individuel, par deux pays où l’on ne chercherait que le meilleur des deux, devant la problématique des états aussi bien en Europe qu’au Maroc. Qui est Marocain, qui ne l’est pas, qui est Européen ou qui ne l’est pas ? A l’heure où certains sortent le débat d’identité nationale au nord et où le Maroc appuie fermement le nationalisme devant les divergences de certains sur d’autres sujets sensibles, il semble bien qu’objectivement ces questionnements doivent être posés devant ces grands mouvements modernes des populations. Des gens qui aiment le nord pour ses possibilités économiques, comme des gens du nord qui descendent au sud pour échapper aux difficultés elles aussi économiques maintenant, la donne mondialisée économique change et forcerait doucement des frontières à s’ouvrir. Des échanges de plus en plus économiques ne peuvent ensuite qu’inviter les hommes à s’ouvrir et à accepter l’union, au moins un point positif de l’économie…faute de savoir faire l’inverse avant.
Rejetés hier par les uns et les autres socialement, attirés ou repoussés selon des intérêts économiques qui priment désormais par faute d’une crise mondiale qui, si elle s’aggrave, verrait demain un retour de plus de 4 millions de MRE aux portes de Tanger ! Un danger social inversé qui les inviterait demain à rester où ils sont…
Les chiffres sont utilisés par les uns et les autres mais chacun se garde bien de classifier l’unique chiffre annoncé des MRE, “les Multiples Résidant à l’Etranger“….
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http://www.bladi.net/reseau-international-diaspora-marocaine.html
Un réseau pour les MRE s’installe au Maroc
Un Réseau international de la diaspora marocaine (RIDM) a été lancé lors d’une rencontre à Casablanca le 26 novembre sur “Le retour au Maroc : du mythe à la réalité”.
Ce réseau promet d’apporter aide et expérience aux Marocains résidant à l’étranger désireux de revenir vivre au Maroc, afin de permettre à ces derniers une intégration plus facile.Une “Maison de la diaspora” sera également créée et devrait être opérationnelle en 2010 selon Jamal Belahrach, président du RIDM. Cette maison servira de lieu de rencontre pour les MRE s’installant au Maroc.
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Quand des “Européens” d’origine marocaine reviennent en terre “étrangère”… au Maroc ou “Difficultés d’intégration” ?
1.12.2009 par admin.

Européens d’origines diverses, la découverte d’un pays se fait de la même manière selon les origines. A l’heure du grand discours sur les identités nationales ressorti aussi bien au nord qu’au sud, surtout depuis la crise voilà plus d’un an, le manque, la sécurité, le chômage font que le plan économique soulève de nouveau les questions d’immigration un peu partout. Mais qu’en est-il quand des Européens reviennent sur la terre des grands parents, eux qui arrivent en terre “étrangère” ? Ils se doivent de se regrouper pour se faire respecter. C’est ici que nous voyons que le discours du retour est une fois de plus en direction des poches des gens ou par d’autres volontés d’utilisation des MRE ou des ERM….les sigles devenant confus… La grande question soulevée restera celle qu’il faudra néanmoins aborder prochainement du côté de la Méditerranée, que lancent les politiques depuis quelques temps par des conférences:
“Qui est Marocain, qui est MRE, qui est MRE Marocain, qui est MRE Européen, qui est Européen ?”
Si l’Europe est à l’économie et si le Maroc désire s’inscrire de plus en plus voire un jour définitivement mettre son étoile dans cette Europe, les deux côtés de l’océan devraient déjà débattre sérieusement de cela avant de laisser s’ouvrir un débat vers les peuples via les médias, en leur demandant un avis identitaire qui ne fait que séparer les gens à la base, les peuples.
Si l’économie marocaine a besoin de ces MRE divers, il semble qu’une partie des Marocains localement les considèrent comme des étrangers à part entière. Une certaine peur par ces retours massifs peut-elle s’expliquer, de manière économique une fois de plus ? Voir arriver des millions de MRE chaque année venant investir à l’européenne pendant leurs congés annuels, sur un marché local bien autre financièrement et bien plus pénible pour beaucoup au pays, ne serait pas vu par les locaux comme une évolution pour eux sur le plan personnel. Maintenant que les frères reviennent, la situation serait encore plus pénible et problématique dans certaines villes ou villages par des décalages évidents de tous ordres notamment concurrentiels. Beaucoup se plaignant déjà qu’ils seraient envahis par des “Européens d’origine européenne” en certaines villes, les rendant aussi responsables de toutes les augmentations depuis des années et d’une partie de leurs problèmes….
Les MRE “Marocains ou Européens” le savent très bien, étant utilisés par les uns et les autres inconsciemment, mais recherchant consciemment aussi le chant des sirènes. Ils forment de concert en ce moment une chorale mixte dont le chant sonne souvent très faux à l’analyse plus pertinente. D’où un perturbant débat identitaire soulevé par certains… Les Marocains résidant à l’étranger et les Européens résidant au Maroc seront-ils prochainement cotés à la bourse de Paris et de Casablanca par les valeurs moins humaines qu’ils représentent ?
L’Europe et le Maghreb prendraient-ils le chemin des anciennes organisations de l’époque des grandes dynasties de Chine jadis, où le peuple était libre de changer de lieu de vie en fonction de leurs intérêts, de leur bien-être et des protections réelles que leur donnaient les décideurs et où la grandeur et l’honneur des dirigeants se mesuraient au nombre de ses habitants hors de toute identité ?
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http://www.leconomiste.com/article.html?a=97077
La diaspora marocaine s’organise
· Lancement d’un réseau international
· Intégration, identité, investissement… les axes de travail
La diaspora marocaine a son réseau. Constitué par des enfants de la seconde et troisième génération d’émigrants qui ont fait le pari du retour au pays d’origine (le Maroc), ce dernier se donne plusieurs objectifs. Des objectifs qui ont été présentés lors d’une rencontre à Casablanca, le 26 novembre, autour du thème «Le retour au Maroc: du mythe à la réalité».
Ainsi, parmi les missions du Réseau international de la diaspora marocaine (RIDM), il y a la volonté de relever les difficultés d’intégration. Car, et c’est une réalité, le premier contact avec le pays d’origine, en dehors des classiques vacances d’été, est pavé d’embûches.
Méconnaissant la société marocaine, ces Marocains résidant à l’étranger (MRE) se trouvent confrontés à de nombreuses difficultés auxquelles ils n’ont jamais été préparés. Même si les institutionnels défendent l’idée d’une communication régulière dans les pays d’accueil ou via les émissions transmises par satellites. Accès à l’emploi, logement, barrière de la langue, identification d’une bonne école pour les enfants… les obstacles sont nombreux.
Les témoignages d’ex-MRE sont édifiants: «De l’extérieur je suis Marocaine, mais à l’intérieur j’étais une Européenne. Ce que les autochtones ne pouvaient pas comprendre. Pour eux, je devais tout de suite me comporter ou réfléchir comme un Fassi, un Rifain ou un Soussi», souligne Jamila Diani, rentrée au Maroc depuis 11 ans. Le plus dur, la perception des gens qui constitue également un autre frein. Autre obstacle, la langue arabe (voir encadré).
Pour ceux qui arrivent à surmonter ces obstacles, il y a tout de même certaines frustrations qui persistent. Selon Hassan Bouhoud, entrepreneur dans le sud de la France, «il ne faut surtout pas revenir en ayant en tête de s’imposer aux autres ou de calquer forcément ce qu’on a vécu dans le pays d’accueil. On oublie souvent le décalage économique, culturel… entre les pays. Le tout est de savoir faire profil bas à certain moment et d’accepter d’apprendre et de comprendre comment les gens fonctionnent dans notre pays».
Et c’est en cela que la mise en place du réseau est pertinente. Il s’agira d’apporter de l’expérience et du vécu à ceux qui font le pari de revenir temporairement ou de façon définitive. Ainsi, une maison de la diaspora qui servira de cadre de rencontre et d’accompagnement pour les membres de la diaspora sera mise en place. «Celle-ci devrait être opérationnelle dès 2010», promet Jamal Belahrach, président du RIDM.
L’objectif aussi est de dépasser le cliché de cash machine qui colle à la peau des membres de la diaspora et de mettre en avant leurs talents dans divers domaines. Et pour cause, «la diaspora marocaine est une véritable force disponible qui ne demande qu’à être sollicitée, sans être instrumentalisée ou considérée comme une cash machine», souligne Belahrach. Une chose est sûre, le débat est amorcé. Il s’agit aujourd’hui de capitaliser sur toutes ces expériences de retour pour aller de l’avant. La diaspora marocaine a aujourd’hui la volonté de contribuer au développement du Maroc. «Mais à condition qu’en amont et en aval, ce dernier mette en place des politiques appropriées à ses niveaux d’exigence», déclare un Marocain installé en France.
Lobbying
L’enseignement de la langue arabe aux enfants de la communauté marocaine résidant à l’étranger a fait l’objet d’un vif débat. De nombreux témoignages ont porté sur l’échec de la politique gouvernementale. «Toutes les actions menées depuis les années 70 ont échoué. Et pourtant, l’Etat poursuit sa politique culturelle sans en tirer de leçons», déclare Fatima El Ouafi, journaliste. La manière dont sont dispensés ces cours n’a contribué qu’à «détourner» de l’arabe la majeure partie des enfants de l’immigration. «La solution? faire du lobbying pour intégrer l’enseignement de la langue arabe dans le système éducatif des pays d’accueil, au même titre que l’anglais, l’allemand ou l’espagnol», explique-t-elle. Encore faudrait-il que les institutionnels apprennent à ne plus faire la sourde oreille aux doléances de ces Marocains d’ailleurs.F. Fa
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“Pour une poignée d’euros en plus”. Un western maroco-européen tourné aux studios “Bancarisation and Cie” avec 4 millions de figurants !
19.11.2009 par admin.

” tous les pays du Maghreb s’accordent à affirmer que l’enjeu majeur est de maîtriser les flux des migrants”
Pourquoi ?
L’argent des migrants, qu’ils viennent d’Europe passer leurs retraites au Maroc ou qu’ils viennent du Maroc via l’Europe afin qu’ils reviennent au pays ensuite, semble être devenu le but final. Mais ne sommes-nous pas dans une mondialisation économico-financière ? Ceux que l’on montrait du doigt hier, ceux qui vivaient quasiment comme des apatrides en Europe et même chez eux en rentrant au Maroc, jalousés, repoussés, sont maintenant attirés par le pays qui ne peut plus s’en passer “économiquement”.
Le Maroc ne tente-t-il pas de tirer toute la couverture à lui alors que le pays reste réticent quand de nombreux Européens désirent eux aussi rapatrier les fruits de leurs biens, quand ils désirent remonter au Nord après avoir eux aussi participé à leur manière, au développement du pays via leurs devises ?
La France et certains pays ne sembleraient pas faciliter ces transferts, mais ne faudrait-il pas que le Maroc joue en toute transparence la réciprocité envers les étrangers résidant au Maroc ? Combien d’Européens ont leurs avoirs bloqués au Maroc suite au désir de retourner au pays natal, combien ont de pénibles surprises ne pouvant retourner leur capital après la vente d’un bien ? Si les discours et les textes parlent de sécurisation des transferts, il semble que la réalité soit autre en situation. Même les MRE des nouvelles générations, avec papiers français ou passeport européen en font les frais…
Mais la migration des Marocains vers l’étranger, si elle permet cette possibilité actuellement, sera-t-elle pérennisée par les générations nouvelles “issues” de familles d’origine marocaine ? La troisième, la quatrième, la cinquième génération issue des Marocains seront-elles un canal de transfert direct d’argent vers le Maroc ? Ces nouvelles générations voient-elles le Maroc comme le pays du retour des vieux jours, ou de plus en plus comme une terre touristique culturelle ? Continueront-ils demain à perfuser financièrement le Maroc ou viseront-ils leurs objectifs propres à l’endroit où ils vivent, ayant de moins en moins de liens culturels et familiaux par le temps ? Pourquoi le Maroc parle-t-il encore de MRE, alors que les intéressés se réclament à juste titre Français ou Européens de plus en plus, reconnaissant souvent aussi être mal acceptés et se sentir vraiment des étrangers quand ils viennent au pays des parents ou des grands-parents et maintenant des arrière-grands-parents ?
Il reste du travail de forme, suite à l’accord entre l’UE et le Maroc sur ce sujet… ou une reconnaissance du Maroc dans l’UE ne serait-elle pas aussi urgente avant que demain la moitié des Européens ne soient de binationalité ou de tenter dangereusement par ailleurs des débats sur l’identité nationale ?
Et si l’argent, le mal de notre époque, arrivait à faire sauter toutes les frontières entre les hommes….
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http://www.bled.ma/mre–la-bancarisation-au-centre-des-d%C3%A9bats-actu-a1831.html
MRE : La bancarisation au centre des débats
En 2007, les transferts des MRE ont représenté 54 milliards de dirhams, un tiers des dépôts des banques marocaines et jusqu’à 40% pour les banques populaires, 8% du PIB et une couverture de 8 mois de ressources en devises pour la balance des paiements sur la période 2001-2007. Les représentants de la Banque Africaine du Développement et l’Agence Française de Développement ont réuni à Casablanca, lundi 16 novembre, banquiers et consultants autour du thème « envois d’argent des migrants : quels cadres réglementaires et quels produits financiers au Maghreb ».Les pays du Maghreb peuvent-ils se passer des transferts de leurs migrants? Assurément non. Car le Maroc n’est pas le seul pour qui ces transferts sont déterminants. La Tunisie est dans une position similaire. En 2007, les transferts des Tunisiens Résident à l’Etranger ont représenté 5% du PIB et 23% de l’épargne nationale. Ces transferts ont connu une augmentation de l’ordre de 4% et de 10% pour le Maroc.
Les Algériens s’y sont mis aussi depuis le début de la décennie 2000. Les estimations disponibles font état d’un montant de flux total des migrants de l’ordre de 1,5 milliard d’euros (soit moins de 1% du PIB).
La France reste bien entendu le premier marché émetteur, sachant que les Maghrébins y sont le plus concentrés.
Aujourd’hui, tous les pays du Maghreb s’accordent à affirmer que l’enjeu majeur est de maîtriser les flux des migrants. L’idéal pour les institutions financières du Maghreb est de pouvoir bancariser les migrants du Nord, leur offrir tous types de services financiers et mettre en place des solutions de bi-bancarisation.
C’est loin d’être chose aisée. Selon certains banquiers, les autorités françaises (pour ne prendre que l’exemple le plus significatif) ne feraient rien pour faciliter ces transferts. Même si le discours officiel voudrait de faciliter le retour vers les pays d’origine. «Plusieurs banques françaises proposent d’intéressantes formules d’épargne aux personnes migrantes pour capter cette épargne », confie l’un d’eux. Histoire de dire que la manne financière est très importante pour les pays d’accueil aussi qui souhaiteraient, contrairement aux discours officiels, capter une partie de l’épargne de leurs migrants. La problématique est toujours d’actualité. Le Maroc reste le pays où la réglementation est la plus sophistiquée en ce qui concerne les transferts et l’ouverture de filiales à l’étranger.
L.A /b>
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ERM & MRE même objectif de reconnaissance, mais par qui et pour quelle finalité ?
17.11.2009 par admin.
En cette ère de migration importante pour diverses raisons entre le Nord et le Sud, bien que la raison économique semble l’emporter désormais, il est à remarquer que les communautés étrangères se réunissent toujours tôt ou tard afin de défendre leurs intérêts. Si certaines communautés culturelles sont plus promptes à se réunir, certains attendent le problème particulier afin de retrouver les siens collectivement. Parfois quand il est trop tard...
Disons que le nombre fait la force, selon que l’appel vient du peuple concerné ou de ses décideurs.
Le groupe Daba2012* qui œuvre pour réunir les MRE du monde est-il le regroupement que le Maroc réclame par son ministre des MRE, Mr Ameur, cette semaine dans son discours au Caire ? Les MRE devraient se regrouper pour leurs intérêts à l’étranger selon ce dernier, mais ces derniers réclament “démocratiquement” les leurs vers…le Maroc…!!!
* Voir notre article sur daba2012
Si les MRE se doivent de positionner leur présence dans le monde, comme les expatriés européens et du monde entier se doivent de le faire aussi en étant présents au Maroc, c’est un droit d’expression logique du respect, qui ne vient pas seul ou naturellement dans le genre dit humain.
Il n’y aurait point de séparatisme ou de renfermement nationaliste qui émanerait des MRE du monde, mais plutôt une invitation aux siens comme aux autres, qu’aujourd’hui le monde s’ouvre de plus en plus. Conservatisme diraient certains, séparatisme pour d’autres, pas vraiment si nous tendons mieux l’oreille ou si nous lisons mieux les premiers intéressés.
Restera le débat prochainement par le fait que les MRE de la troisième et de la quatrième génération sont des Européens….on y perd son latin ou son darija… Comment pensent-ils tout cela, il serait bien de les entendre un jour sur le sujet, à moins que le Maroc par son statut avancé avec l’Europe n’adhère lui aussi par syncrétisme étoilé.
Les débats sur l’identitaire national que certains clament des deux côtés de la mer commune se mélangent difficilement avec les réalités du terrain et les avantages individuels des divers expatriés comme des états en développement, selon les latitudes et les longitudes, mais ce n’est pas nous au Groupement qui allons clore ce jour ce débat ouvert par d’autres…
Nous n’avons pas attendu de décisions pour reconnaître ERM & MRE quand la logique plus universelle de l’homme est en question, avant d’être utilisés par les uns ou les autres, où qu’ils soient. Le terme MRE est-il encore judicieux ou parlera-t-on demain des ERM ou des Européens Résidant au Maroc ? Autre sujet, quoique…

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http://www.medi1.com/infos/infosmag.php?idep=6477
M. Ameur appelle les MRE à s’organiser au sein d’associations pour défendre leurs intérêts. Le ministre délégué chargé de la Communauté marocaine résidant à l’étranger, Mohamed Ameur a souligné, samedi au Caire, la nécessité pour les Marocains résidant à l’étranger (MRE) de s’organiser au sein de clubs et associations en vue de défendre leurs intérêts dans les pays d’accueil. “Le soutien et l’accompagnement des associations des Marocains résidant à l’étranger constitue un des piliers de la politique gouvernementale dans le domaine de l’immigration”, a indiqué M. Ameur qui s’adressait aux membres de la communauté marocaine établie en Egypte. A ce propos, le ministre s’est dit “favorable” à la création d’un club des Marocains établis en Egypte, dont la mission consiste à défendre les intérêts de cette catégorie, exprimant la disposition à mettre en coordination avec l’ambassade un plan d’action permettant d’encadrer cette communauté et lui apporter le soutien nécessaire. Tout en soulignant que “tous les Marocains là où ils se trouvent sont traités sur un pied d’égalité”, le ministre a mis l’accent sur l’intérêt particulier accordé par SM le Roi Mohammed VI aux MRE.
A cet égard, le ministre a souligné le rôle de ces Marocains dans la défense des intérêts stratégiques du pays et l’enclenchement de nouvelles dynamiques à tous les niveaux, à travers notamment la contribution au processus de développement et la lutte contre la pauvreté.
”Notre responsabilité au sein du gouvernement est de préserver cet élan et de développer ce sentiment d’appartenance à la mère-patrie chez les Marocains résidant à l’étranger”, a-t-il insisté.
Dans le même ordre d’idées, il a fait état d’une nouvelle vision gouvernementale concernant les questions de l’immigration, vu le changement et l’évolution qu’a connus ce phénomène, relevant que le nombre d’immigrés marocains à frôlé les 4,5 millions, dont 45 pc sont des femmes.
M. Ameur appelle les MRE à s’organiser… Après avoir rappelé que les attentes des MRE diffèrent d’une région à l’autre, il a mis l’accent sur un certain nombre de chantiers lancés, notamment ceux se rapportant aux questions de l’identité, l’apprentissage de la langue arabe et la chose religieuse, relevant que 800 enseignants marocains ont été dépêchés à l’étranger, dont 80 pc en Europe. Abondant dans le même sens, le ministre a souligné l’importance de la mise en place de centres culturels marocains à l’étranger, précisant que 11 instituts seront installés d’ici 2012 dans plusieurs pays, dont la Libye.
Concernant les MRE en situation difficile, M. Ameur a indiqué que le gouvernement avait décidé de faire bénéficier les retraités marocains résidents à l’étranger d’un abattement de 85 pc sur les droits de douanes applicables sur la valeur à l’état neuf de leurs véhicules, prendre en charge les frais de rapatriement des dépouilles des personnes démunies, faciliter l’accès des MRE au crédit “”Addamane”" et de créer un fonds pour les encourager à investir dans le Royaume.
Pour sa part, l’ambassadeur du Maroc au Caire, M. Mohamed Faraj Doukkali, a rappelé les efforts déployés pour accompagner les MRE, rappelant que l’Egypte compte une communauté marocaine de plus de 3.000 personnes, dont 90 pc des femmes.
Il a, par ailleurs, mis l’accent sur le discours prononcé par SM le Roi Mohammed VI à l’occasion du 34è anniversaire de la marche verte, qui selon lui, a stimulé un esprit de mobilisation et de veille, pour faire face aux desseins provocateurs des ennemis de l’intégrité territoriale du Royaume.
Dans ce sens, les membres de la communauté marocaine établie en Egypte ont été unanimes à exprimer leur soutien au contenu de ce discours royal.
Ils ont de même réitéré leur adhésion et leur volonté à contribuer d’une manière efficace et fructueuse aux efforts de la diplomatie parallèle en vue de défendre la marocanité du Sahara et l’initiative d’autonomie, et faire face aux actes provocateurs des ennemis de l’intégrité territoriale du Royaume.
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Un “guide” pour les MRE ou le même pour les ERM ?
27.10.2009 par admin.

A l’heure de l’investissement au Maroc, après le chant des sirènes vers les ERM, ces dernières se retournent en coeur vers les MRE. Mais faut-il encore les appeler des MRE ou sont-ils aussi des ERM, tous étant maintenant des Européens résidant au Maroc, ou visés par un Maroc en plein développement “économique” ? Les MRE et ERM ne sont-ils pas ensemble devant les mêmes situations en arrivant dans un pays où ils n’ont pas grandi, ni physiquement ni vraiment culturellement, sauf par famille interposée ? La quatrième génération ne pense pas Maroc mais Europe…
Source : Gazette du Maroc - par Abdessamad Mouhieddine 07/2008 http://www.lagazettedumaroc.com/
Un article de juillet 2007 encore plus d’actualité maintenant.
repris sur : http://www.yabiladi.com/forum/etranger-issu-immigration-marocaine-eiim-2-2625019.html
l’Etranger Issu de l’Immigration Marocaine (EIIM) ou tout simplement MRE » que l’on continue à traiter béatement comme des « puits à transferts ? salam alaykoum:l’opération « Marhaba 2008 » bat son plein. Une tradition louable, certes. Mais qui se soucie vraiment des mutations profondes qui ont traversé la diaspora marocaine ? Alors que l’Etranger Issu de l’Immigration Marocaine (EIIM) est arrivé, nous continuons à parler de MRE. Focus.Si l’on exclut les nouvelles vagues d’émigration, on peut constater de visu l’émergence d’un homoexodus d’extraction marocaine qui a fait son deuil du « retour ».
On les a appelés d’abord TCME (travailleurs et commerçants marocains à l’étranger), Puis TME, ensuite, RME et enfin MRE. Pas moins de trois institutions lourdes sont chargées de leurs affaires : un ministère,
« La chose immigrée »
Les troisième et quatrième générations refusent qu’on réfléchisse pour elles aux registres identitaire et culturel. Alors qu’elles aspirent à investir des lieux de culture marocains édifiés près de chez elles, ces générations se voient proposer des prestations décalées sur le mode de la prédication et de l’apprentissage de la langue arabe. Qui plus est par des imams ou des enseignants dont l’écrasante majorité se déplace en Europe sous le signe de la « débrouille ».
Par ailleurs, les intellectuels marocains qui se sont fait une carrière de « sociocu-spécialistes-de l’émigration » et dont « l’œuvre » aurait pu édifier les responsables de la « chose immigrée » continuent à épiloguer sur le « TME » qu’on a connu dans les années 60 et 70. Ils refusent de voir l’extinction quasi-totale de la première génération qui a été si bien campée par « la plus haute des solitudes » de Tahar Ben Jelloun. Ils refusent, a fortiori, de reconnaître la « déconnexion socioculturelle » de la seconde génération qui a paradé à l’aube des années 80 aux côtés d’Harlem Désir.
“Je ne connais le Maroc qu’à travers les quelques émissions de télé glanées en France. La seule fois où j’ai visité le Maroc, j’ai été chopé à la sortie d’une boîte avec mes copains et mes copines. Au commissariat comme devant le procureur, on me parlait en arabe et on me demandait de répondre en arabe. Plus je disais que je ne connaissais pas cette langue, plus on m’insultait. Je ne remettrai plus les pieds là-bas “, nous dit Farid, un Français issu de l’immigration marocaine (FIIM), 19 ans, né dans le 93. En réalité, une opportunité historique s’offre au Maroc en ces temps où l’attractivité économique du Royaume est de plus en plus visible.
Cette opportunité doit s’articuler non pas sur ce paternalisme pétri d’autosatisfaction, mais sur des objectifs crédibles. Ainsi, est-il plus productif d’offrir des opportunités de tourisme et d’investissement vis-à-vis de la cible dite « MRE » que de continuer à pomper béatement le « puits à transferts ». A l’instar des pays dont le développement fut consolidé par les transferts d’épargne, tels que, précédemment, l’Espagne, l’Italie ou le Portugal ou, présentement, la Chine, le Vietnam ou la Turquie, nos banques gagneraient à réfléchir à des packages d’investissement et nos voyagistes à des formules fluides et aisément accessibles.
Pourtant, le flux des transferts ne cesse d’augmenter. Il a atteint le chiffre psychologique de 50 milliards de dirhams. C’est ce confort, qui est par définition furtif et aléatoire, qui empêche les responsables et les institutions économiques de faire preuve d’imagination. La mutation profonde que connaissent la troisième et la quatrième génération peut être extrêmement bénéfique au Royaume, en ce sens que ces jeunes peuvent investir le champ économique avec know-how et épargne. Ils peuvent être tentés par la proximité avec l’Europe, l’accessibilité aux marchés africains.
Un volume de transferts impressionnant
Mais il y a un prix à payer : l’administration, la justice et les institutions financières devraient faire leur révolution culturelle. « A commencer par l’extirpation de cette espèce de « fascination-répulsion » -c’est-à-dire du mépris- de leur système de pensée dirigé vers cette cible », précise Hammadi Bekkouchi. Bien instruits, formés à l’aune de la mondialisation, ces jeunes Européens issus de l’immigration marocaine ne peuvent être insensibles aux secteurs d’activité porteurs que sont le tourisme, les transports, l’offshoring, l’informatique, les services à la personne et même l’agriculture et le développement durable.
Le Maroc est le quatrième grand récepteur des transferts des immigrés dans le monde. Ces transferts lui assurent sa principale ressource en devises, avant les recettes du tourisme et celles au titre des investissements étrangers. Les transferts financiers des MRE n’ont cessé d’augmenter d’année en année. En 40 ans, le volume des transferts officiels a été multiplié par 200.
Selon une récente étude (« Volume et géographie des transferts de l’Union Européenne »), financée par la Commission européenne, le Maroc est le plus grand bénéficiaire des flux financiers des immigrés vers leurs pays d’origine. Le Maroc s’est approprié 11,5% des 18,7 milliards d’euros envoyés par les immigrés résidant en Union européenne. Les flux en direction du Maroc viennent de France (1431 millions d’euros), d’Espagne (921 millions d’euros), de Belgique (256,8 millions d’euros), des Pays-Bas (182,8 millions d’euros), d’Italie (11,9 millions d’euros), et du Portugal (1 million d’euros). En deuxième position, l’Algérie attire les transferts de ses émigrés de France (538,3 millions d’euros), d’Espagne (73,3 millions d’euros), et de Belgique (30,9 millions d’euros). Ces chiffres officiels n’intègrent nullement les transferts effectués par les canaux officieux.
Source :
Gazette du Maroc -
par Abdessamad Mouhieddine
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L’exemple type d’un retraité au Maroc ou l’angélisme premier d’un Eldorado
25.10.2009 par admin.
Les ERM qui arrivent n’ont pas tous la même vision, ni les mêmes attentes. Les retraités qui débarquent à Tanger voient souvent le Maroc sous le prisme de la sécurité financière qu’ils ont ou qu’ils découvrent “enfin” par une fin de carrière attendue péniblement souvent, et par l’appel des sirènes via les cartes postales télévisuelles. La beauté est dans l’oeil de celui qui regarde, disent les artistes, de concert avec le Maroc… Le tableau est différent pour le retraité ou pour le jeune qui désire travailler maintenant, déçu ou sans espoir au Nord, ou pour celui qui, en milieu de vie, désire laisser derrière lui un environnement stressant et terminer ses activités, pour se confronter à d’autres réalités plus administratives et culturelles au quotidien. Chacun ne vient pas avec le même capital général au Maroc, financier comme psychologique, et donc certains attendent moins du lendemain que d’autres. Le Maroc à 60 ans, à 40 ans ou à 20 ans propose de très diverses cartes postales sur son présentoir. Voici l’exemple d’un retraité, dans cet article très représentatif, d’autres encore arriveront, par d’autres générations et avis….

http://www.leparisien.fr/societe/j-ai-une-qualite-de-vie-incroyable-24-10-2009-686010.php
« J’ai une qualité de vie incroyable »
CHRISTIAN, 66 ans, s’est installé à Tanger
A 16 heures, hier, Christian terminait un festin de crevettes et de poisson sur le port de Tanger, au Maroc. « On a déjeuné à deux pour 6 €. Le bouquet est passé directement du bateau à notre assiette. » C’est en 2006 que cet ingénieur agricole à la retraite a pris sa décision. Le Maroc, qu’il connaît bien, n’était pas sa première destination pour la retraite. « Avec ma compagne, on voulait exploiter un camping près de Pau (Pyrénées-Atlantiques). Malheureusement, elle est morte d’un cancer et j’ai décidé de changer d’univers. J’ai choisi Tanger parce que c’est une ville cosmopolite qui est à deux heures d’avion de Paris et à trente minutes de bateau de l’Espagne. »
A son arrivée, Christian achète une maison de
Bénéficiant d’une retraite confortable, le résidant marocain n’a aucun souci financier. « Pour l’instant, je n’ai pas encore fait les démarches pour payer mes impôts au Maroc. Je vais m’en occuper, car c’est beaucoup plus avantageux. »
Christian a gardé son appartement à Levallois-Perret (Hauts-de-Seine), où vit l’un de ses trois enfants et qui lui permet de retourner régulièrement en France. Ses deux fils et sa fille, ainsi que son petit-fils, viennent eux aussi lui rendre visite et profiter de la douceur de vivre marocaine. « Je suis ravi de mon choix. Les Marocains sont accueillants, ouverts et chaleureux. Les policiers me reconnaissent et me saluent. Je peux laisser ma voiture ouverte devant chez moi, il ne se passera rien. Ma femme de ménage me coûte 20 € par semaine. J’ai une qualité de vie incroyable. » Le Parisien
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Combien de MRE dans le monde ? 10% de quelle(s) nationalité(s) ?
22.10.2009 par admin.
“Ils seraient” 800.000 en Allemagne, vers les 700 000 en France, 350 000 en Italie. 80 000 aussi en Angleterre ou 4 millions dans le monde…! Sans les enfants ou avec ? Et sans les clandestins non répertoriés. Un peu de clarté SVP. Qu’en serait-il ?
2.700.000 sont revenus en vacances au Maroc (source 2006)

Faudra-t-il d’ailleurs encore les nommer MRE bientôt ? Les générations nouvelles, de bi-nationalité étant maintenant des Européens et citoyens de nombreux autres pays désormais… Un sujet prochain sur ce point arrive…
Du point de vue statistique, le nombre des MRE est passé de 1.634.520 personnes en 1992 à 3.200.000 en 2006, soit plus de 10% de la population selon le dernier recensement. Plus de 85% des MRE vivent en Europe occidentale, 9% vivent dans les pays du Golfe et 6% en Amérique du Nord. La structure démographique des MRE a quant à elle connu une forte mutation pendant ces dernières années. Près de 50% des MRE sont des femmes. La majorité des émigrés n’est plus composée de la main-d’œuvre originaire des régions reculées du pays. Les élites et cadres supérieurs vivant dans les villes choisissent de plus en plus de s’expatrier. Depuis le début des années 90, de nouveaux pays d’accueil de l’émigration se sont ajoutés aux destinations traditionnelles. C’est ainsi que l’Espagne est devenue le deuxième pays d’accueil des MRE avec plus de 500.000 personnes, suivie de l’Italie qui accueille près de 350.000 Marocains.
http://www.aujourdhui.ma/couverture-details59823.html
Ils sont 3 300 000 dans le monde, en l’espace de 15 ans le nombre de marocains résidant à l’étranger a presque triplé, leurs lieux de résidence se sont diversifiés ainsi que leurs profils. La communauté marocaine à l’étranger a connu plusieurs mutations radicales; sur le plan démographique, ils étaient 1300000 au début des années 90, aujourd’hui leur nombre est de 3 300 000 marocains immatriculés dans les consulats marocains, sans inclure bien sûr ni les enfants de moins de 16 ans ni les personnes en situation irrégulière. Il y a eu également d’autres mutations de cette communauté marocaine à l’étranger notamment par une mondialisation accrue, aujourd’hui les Marocains sont présents un peu partout dans le monde, aux Etats-Unis, en Amérique Latine, en Chine, en Afrique subsaharienne, aux pays arabes et en Asie, mais leur concentration reste à 80 % dans les pays européens.On peut parler aussi d’une féminisation accrue pour cette communauté, aujourd’hui plus d’un Marocain sur 2 à l’étranger est une Marocaine, une femme marocaine donc qui émigre de plus en plus seule. Et enfin les processus d’intégration de ces Marocains dans leurs pays d’accueil qui se manifestent notamment par la naturalisation et par la participation à la vie politique, syndicale et associative des pays de résidence ; mais en même temps ces Marocains qui s’enracinent dans les pays d’immigration, gardent des liens affectifs très forts avec le Maroc qui se traduisent notamment par l’importance des transferts, des remises, sans oublier bien évidemment l’ampleur du retour, en 2006, 2 700 000 qui sont revenus en vacances dans leur pays d’origine, le Maroc.
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Les MRE désirent-ils revenir au Maroc ou lesquels attire-t-on ?
19.10.2009 par admin.
Revenir au pays pour les Marocains de la première génération, de la seconde, était certes une volonté bien compréhensible culturellement, mais avec la troisième génération et la quatrième, les MRE ont-ils le désir de revenir vivre et travailler “au pays de leurs ancêtres” ou même y créer des projets ou y investir ? Les MRE seraient-ils dans une vision économique au Maroc depuis ces dernières années ?
Une volonté Européenne et Marocaine économique “Face aux ERM”…?

article complet sur :
http://www.lereporter.ma/actualite/economie/2858-l-face-maroc-r–une-offre-dinvestissement-pour-mre.html
« Face Maroc » : Une offre d’investissement pour MRE
“Désormais, les entrepreneurs marocains de l’étranger peuvent investir au bled. Le projet « Face Maroc » a été lancé pour cela.”
« Face Maroc » est un projet de coopération entre l’Union Européenne et le Maroc. Il a été mis en place dans le cadre d’une stratégie visant l’encouragement des MRE à investir dans leur pays d’origine, avec le soutien financier de l’Union Européenne.”
“Le programme « Face Maroc» dont le coût global s’élève à 1.500.000 euros, prévoit la création de près de 225 petites et moyennes entreprises par les MRE. Ce qui devrait, selon la vision des organisateurs, générer plus de 1.350 emplois stables. « Le projet « Face-Maroc » n’a pas pour objectif le retour de la population marocaine installée en Europe vers son pays d’origine, les entreprises montées pouvant être gérées depuis un double-espace Nord-Sud. Il peut néanmoins contribuer à une réinsertion libre et réussie des promoteurs dans leur économie d’origine ».
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Combien d’étrangers résidant au Maroc ? Levez la main…
16.10.2009 par admin.
L’Économiste, premier journal d’économie au Maroc publiait il y a quelques semaines les chiffres de la population étrangère au Maroc selon l’étude du HCP…
Selon le HCP Le pays en compte 51.435 dont 29% de Français.
· Une étude du HCP dresse leur profil C’est une population assez instruite et caractérisée par des taux d’alphabétisation et de scolarisation élevés. Les résidents étrangers au Maroc ont une structure par âge relativement vieille, soit 16,3% de personnes âgées de 60 ans et plus. Ils vivent globalement dans de bonnes conditions marquées par une proportion importante de ménages disposant de villas et de tous les équipements de base nécessaires. Les ménages sont de petite taille et un peu moins de la moitié sont mixtes. L’étude réalisée par le Haut commissariat au plan (HCP) sur les étrangers relève aussi une similitude de leur profil démographique et socioéconomique avec celui prévalant dans le pays d’origine.
La population étrangère au Maroc atteint 51.435 personnes, selon le recensement général de la population et de l’habitat de 2004. L’effectif des résidents étrangers qui était de 539.000 en 1952 est passé à 396.000 en 1960 baissant ainsi de 27%. Après l’indépendance, le départ des étrangers s’est accéléré, notamment celui des Français et des Espagnols atteignant ainsi un rythme de 72% entre 1960 et 1971 et 45% entre 1971 et 1982. Depuis cette date, la baisse s’est poursuivie mais à un rythme plus faible, soit 19% entre 1982 et 1994.
La population étrangère réside dans sa majorité dans les villes, soit 95%. Elle est surtout concentrée dans les régions du Grand Casablanca et de Rabat-Salé-Zemmour-Zaër avec respectivement 34,4% et 19,8%. La région de l’Oriental est en troisième position avec 9,4% d’étrangers. Cette région a perdu 16,5% de sa population étrangère alors qu’elle s’est accrue au niveau de Marrakech-Tensift-Al Haouz s’établissant ainsi à 8,1% contre 4,8% en
Globalement, ce sont les étrangers de nationalité européenne qui constituent la population la plus importante. Ils sont suivis par les Maghrébins et les ressortissants du Moyen-Orient (Syriens, Egyptiens, Irakiens, Libanais, Jordaniens et Palestiniens).
La structure des étrangers selon les nationalités les plus représentées fait ressortir la proéminence des Français (29%). Ceux-ci sont concentrés principalement à Casablanca et à Rabat (avec respectivement 41,1% et 15,7%). La province de Marrakech compte aussi 12,5% des Français installés.
La deuxième communauté étrangère résidente au Maroc est algérienne (17,7%) avec une proportion importante localisée dans la province d’Oujda-Angad. Un phénomène naturel puisque historiquement il y a eu des échanges et des flux migratoires entre les deux régions. Cette zone frontalière est connue par le brassage des deux populations.
De leur côté, les Espagnols et les Tunisiens constituent respectivement la troisième et la quatrième communauté étrangère installée au Maroc.
Par ailleurs, la population d’étrangers a changé entre 1994 et 2004. Dans son analyse le HCP parle d’un recul de la part des femmes au profit des hommes, soit 49,2% en 2004 contre 52,3% en 1994. Contrairement à la population totale du pays caractérisée par sa jeunesse, la communauté étrangère est relativement âgée: 20% ont moins de 15 ans et 39,1% ont moins de 30 ans. Ces taux étant de 31,1et 60% respectivement pour les deux tranches d’âge de la population totale du pays. Quant aux personnes du troisième âge, elles représentent 16,3% pour les étrangers alors qu’elles ne dépassent pas 8% au niveau national.
Ces résultats sont toutefois à nuancer puisqu’il existe des écarts selon la nationalité et des disparités selon les types de ménage au sein desquels vivent ces étrangers. La pyramide des âges des étrangers au sein de ménages mixtes présente une base relativement large alors que celle des ménages exclusivement étrangers présente un sommet relativement important et une base modérée. Et ce n’est qu’à partir de la tranche d’âge des 20-24 ans que les proportions prennent de l’ampleur.
L’examen de la pyramide des âges en fonction de la nationalité fait ressortir un vieillissement de la population européenne contre la jeunesse de celle de nationalité africaine. Un creux au niveau de la tranche d’âge des 18-30 ans est également constaté au niveau de la pyramide des âges des Européens. Ce qui pourrait s’expliquer selon le HCP par le départ des jeunes vers l’Europe pour poursuivre leurs études supérieures.
Les ressortissants africains, principalement les Subsahariens, se caractérisent par une importante proportion de jeunes adultes avec une prédominance des hommes. En fait, les jeunes africains viennent essentiellement pour poursuivre leurs études.
Khadija MASMOUDI. L’Economiste. 09/2009
En gros les Français présents au Maroc seraient au nombre de 14.917 personnes dont 1864 sur Marrakech… selon cette étude…!
Que disent les chiffres officiels des concernés ?
Source: http://www.mfe.org/Default.aspx?SID=10510 que l’on retrouve dans divers documents administratifs officiels Français et publiés dans divers journaux au Maroc, ou sur Internet.

Au 31 décembre 2008, 36 818 Français étaient enregistrés.La communauté française au Maroc compte plus de 40.000 personnes. Il s’agit de la communauté étrangère la plus importante, avant celle des Espagnols. Les Français sont principalement installés à Casablanca (16 783 personnes sont inscrites auprès de ce consulat) et à Rabat (7 899 personnes). On compte 5 087 inscrits à Marrakech, 2 782 à Agadir, 2 478 à Fes et 1 789 à Tanger. Ils travaillent essentiellement dans les secteurs tertiaire et industriel. Environ 500 entreprises françaises sont implantées au Maroc, surtout à Casablanca et à Tanger. Elles couvrent tous les domaines d’activité : agroalimentaire, pharmaceutique, bancaire, assurances, l’environnement et l’énergie, le tourisme, les télécommunications, les équipements électriques et électroniques, le textile… Néanmoins
L’augmentation du nombre de Français venant s’installer ou travailler au Maroc est annuellement de +20,2% sur Marrakech, de +7,6% sur Tanger, de +11,3% sur la ville d’Agadir et de +8% en moyenne pour l’ensemble du pays.
Le Fisc Français reconnaît 42.000 Français qui ont transféré leur dossier d’imposition vers l’administration Marocaine. Et nous ne parlons ici que des Résidents Français… Que nos amis ERM des autres contrées ne nous en veulent pas, nous préparerons d’autres articles sur ce sujet utile à tous, notamment pour ceux qui désirent travailler au Maroc. Nos amis Suisses sont eux 1050 officiellement installés au Maroc…selon leur consulat.
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ERM & MRE, mêmes confrontations de la réalité en venant créer au Maroc…
14.10.2009 par admin.
Les MRE reviennent créer au Maroc avec volonté, mais ne sont-ils pas confrontés aux mêmes difficultés que les ERM ? Un excellent article trés bien illustré par des témoignages de jeunes chefs d’entreprises MRE revenus au Maroc, ou plutôt des “MRM” “Marocains résidant au Maroc”…
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Il y a à peine cinq ans, les observateurs les plus avertis ne pouvaient prévoir le phénomène. Aujourd’hui, ce sont des centaines et, si le mouvement continue à s’amplifier crescendo, des milliers à décider de rejoindre le Royaume avec épargne et/ou savoir-faire. Ce phénomène s’inscrit dans un mouvement de ressourcement qui a bénéficié de l’« effet M6 ». Il mérite d’être examiné de plus près.
Suite article : http://www.bladi.net/retour-maroc-mre.html
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