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Archive de la catégorie Education
Discours de SM Mohammed VI lors de la fête du trône 2010.
5.8.2010 par admin.
La fête du trône est l’occasion d’entendre SM Mohammed VI chaque année nous présenter une synthèse du pays, toujours intéressante à lire pour tout résident étranger en ce pays au même titre que les Marocains.
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Discours de SM le Roi à la Nation à l’occasion de la fête du Trône
SM le Roi Mohammed VI a adressé, vendredi, un discours à la Nation à l’occasion de la fête du Trône qui coïncide cette année avec le onzième anniversaire de l’intronisation du Souverain. Voici le texte intégral du Discours Royal:
“Louange à Dieu.Prière et salut sur le Prophète, Sa famille et Ses compagnons. Cher peuple,Nous commémorons aujourd’hui le onzième anniversaire de Notre accession au Trône. C’est une heureuse occasion et un moment privilégié pour renouveler les liens d’allégeance mutuelle qui nous unissent indéfectiblement. C’est aussi le moment idoine pour réaffirmer l’unanimité scellée autour des constantes du Royaume.L’unité nationale, territoriale et identitaire forme le socle immuable de ces constantes, au même titre que les valeurs sacrées de la nation dont Nous sommes le Garant en Notre qualité d’Amir Al Mouminine.
Ces valeurs sont portées par notre foi islamique tolérante, qui se distingue par ses spécificités marocaines et s’appuie sur le rite sunnite malékite. Elles prônent le respect mutuel entre les religions célestes, et incitent à l’ouverture sur les autres civilisations.Nous avons décidé de consacrer le discours du Trône de cette année à l’examen objectif des avancées enregistrées, ainsi que des écueils rencontrés et des défis qui restent à relever pour parachever la construction d’un modèle de développement et de démocratie que Nous voulons spécifiquement marocain.
Induisant un développement harmonieux, ce modèle repose sur une croissance économique soutenue, propre à conforter notre politique de solidarité sociale. Il a aussi vocation à favoriser la réalisation d’un développement durable, prenant en compte les impératifs de la protection de l’environnement. C’est également un modèle dont la méthodologie repose sur les règles de bonne gouvernance.
Ainsi, depuis que Nous a été dévolue la charge d’assurer la conduite de notre nation, Nous nous sommes attaché à impulser un changement qualitatif au processus de développement, opérant pour ce faire, des choix qui ont fait la preuve de leur pertinence et de leur efficience. Ces choix reposent sur quatre piliers fondamentaux, à savoir :
- La nécessité de veiller à ce que l’Etat, sous Notre conduite, assume le rôle stratégique qui lui revient dans la détermination des options fondamentales de la nation, la réalisation des grands chantiers structurants, l’impulsion, l’organisation et l’encouragement de l’initiative privée et de l’ouverture économique maîtrisée.
- Quant au deuxième pilier, il consiste en la consolidation de l’édifice démocratique. A cet égard, Nous n’avons cessé d’oeuvrer au raffermissement de l’Etat de droit et à la mise en oeuvre de réformes profondes en matière juridique et institutionnelle, ainsi que dans le domaine de la protection des droits de l’homme. Nous avons également tenu à élargir l’espace des libertés, et à conforter une pratique politique efficiente, fondée sur les principes de proximité et de participation.
Mais, pour importants qu’ils soient, les acquis qui ont été enregistrés risquent de rester purement formels, s’ils ne sont pas confortés par le renforcement des droits socioéconomiques et culturels de nos concitoyens, et par le raffermissement de la solidarité. Ce sont autant d’exigences à inscrire au centre des politiques publiques de notre pays.
- De ce fait, le troisième pilier constitue une nécessité impérieuse. Il s’agit, en l’occurrence, de placer le citoyen au coeur de l’opération de développement, comme Nous l’avons concrètement démontré à travers l’Initiative Nationale pour le Développement Humain qui a permis d’enregistrer, sur une période de cinq années, des résultats tangibles dans le combat contre la pauvreté, l’exclusion et la marginalisation.De fait, Nous nous sentons encouragé et déterminé à aller de l’avant pour en affiner et étendre davantage les programmes de l’INDH, notamment en effectuant des visites sur le terrain et en multipliant les actions d’évaluation et de réajustement de ses projets dans la perspective d’une généralisation sur l’ensemble du pays, permettant de couvrir toutes les régions et les populations démunies.
- Le quatrième pilier réside dans la volonté de doter l’économie nationale de moyens permettant sa mise à niveau et son décollage, pour la réalisation de projets structurants et la mise en oeuvre de plans ambitieux, lesquels ont d’ailleurs commencé à donner leurs fruits sur les plans stratégique, sectoriel et social.Ainsi, au niveau stratégique, ces projets d’équipement et ces plans ont permis de moderniser notre économie, d’en améliorer la productivité et la compétitivité, de renforcer les investissements publics et de créer des pôles de développement régional intégré.
Grâce à ces plans et projets, notre pays dispose désormais d’un cadre stable et clair pour son développement économique, et d’une capacité de résilience face aux effets et impacts de la crise financière mondiale. En effet, ceux-ci ont largement favorisé le positionnement du Maroc comme destination attractive pour les investissements productifs et en tant qu’axe majeur des échanges aux plans régional et international.Avec la même volonté et la même ambition, Nous entendons poursuivre résolument la réalisation des grands projets d’infrastructure dans toutes les régions du Royaume, l’objectif étant de conforter les progrès déjà enregistrés en matière d’extension des réseaux et stations de transport et des voies de communication.
Nous comptons également aller de l’avant dans la création de zones off-shore et de pôles industriels intégrés, outre la réalisation de grands complexes portuaires, notamment celui de Tanger-Med. C’est un ouvrage que Nous avons érigé, en peu de temps, en hub stratégique, industriel, commercial et en pôle d’investissement, jouissant de la confiance de nos partenaires.Sur le plan sectoriel, Nous engageons le gouvernement, le parlement et les différents acteurs à redoubler d’effort pour une mise en oeuvre optimale des multiples stratégies de développement qui ont été adoptées. Ainsi, s’agissant de l’agriculture, Nous rendons grâce au Très-Haut d’avoir gratifié notre pays de pluies bénéfiques qui nous ont permis d’assurer une bonne campagne agricole. Nous tenons également à réitérer au monde rural l’intérêt particulier que Nous lui portons, et de Notre volonté de continuer à apporter Notre soutien à la mise en oeuvre du Plan Maroc Vert, dans le cadre de Notre conception de la solidarité et de Notre démarche écologique et spatiale.
C’est une approche qui a pour vocation de favoriser le développement des zones oasiennes, à travers l’extension des superficies des palmeraies et la préservation de notre patrimoine végétal et forestier, notamment les Arganiers qui constituent une richesse agricole spécifiquement marocaine, et un atout appréciable pour notre écosystème.Quant au secteur de la pêche maritime, et conformément à notre vision prospective pour son développement, il importe de faire de l’investissement piscicole un axe majeur du Plan Halieutis et un nouvel atout pour consolider la modernisation et la rationalisation de l’exploitation de nos richesses halieutiques.
S’agissant du tourisme, un saut qualitatif a été réalisé dans la concrétisation des objectifs définis dans la Vision 2010. L’accroissement du flux touristique, porté à plus de 9 millions de visiteurs, constitue le meilleur facteur incitatif pour susciter une adhésion franche et massive aux objectifs fixés dans le cadre de la Vision 2020 pour la prochaine décennie.
Le même esprit d’initiative doit prévaloir pour impulser le “Plan Emergence”, en s’engageant plus résolument dans des industries et des métiers nouveaux, à vocation internationale, tout en facilitant la création d’entreprises, surtout les PME.Pour ce qui concerne le secteur du logement, l’effort incitatif soutenu que fournit l’Etat, requiert l’adhésion de tous les opérateurs, et l’engagement résolu et efficace des autorités gouvernementales compétentes. Celles-ci doivent veiller à une stricte application de la loi, et conjuguer leurs efforts pour répondre à Notre volonté de permettre aux populations à faibles revenus et aux habitants des bidonvilles, d’accéder à un logement social décent, dans le cadre de programmes bien définis.Toutefois, au-delà de l’objectif d’incitation à l’investissement et à la libre entreprise, ce que Nous attendons de ces chantiers de développement, c’est d’abord et avant tout, qu’ils se traduisent concrètement par une amélioration des conditions de vie de nos citoyens, surtout les plus démunis, et par la création d’emplois pour les jeunes.
Cher peuple, pour encourageants qu’ils soient, les résultats enregistrés dans la mise en Œuvre des différents plans sectoriels ne devraient pas pour autant occulter le fait que ces plans resteront d’une efficacité limitée tant que ne seront pas levées trois entraves majeures, la première étant la faiblesse de la compétitivité. A cet égard, Nous insistons avec force sur la nécessité d’une mise en oeuvre optimale de la stratégie logistique nationale.Quant au deuxième écueil, il tient aux entraves qui caractérisent la gouvernance de ces plans, et qui doivent être impérativement éliminées. D’où la nécessité de mettre en place les mécanismes nécessaires pour assurer une meilleure synergie entre ces plans, dans le cadre d’une vision stratégique intégrée, excluant toute approche sectorielle étriquée. Enfin, le troisième obstacle -qui représente en fait, le plus grand défi
- c’est celui qui pénalise la mise à niveau des ressources humaines. Ici le devoir de vérité s’impose avec franchise et sans nulle complaisance : la responsabilité est collective. Il incombe donc à tous de prendre des décisions courageuses pour assurer l’adéquation de la formation scientifique, professionnelle et technique, avec les exigences de l’économie moderne et de la promotion de la recherche scientifique et de l’innovation, ainsi qu’avec les impératifs de l’insertion dans l’économie de la société du savoir et de la communication.A moins de répondre à ces exigences, notre système éducatif
-depuis longtemps plombé par des entraves démagogiques ayant empêché la mise en oeuvre de réformes constructives- continuera, hélas, à obérer les énergies de l’Etat et les potentialités des couches populaires. En confinant ces réformes dans les schémas stériles et éculés de l’enseignement dispensé, ce système risque de transformer notre capital humain en handicap entravant notre développement, au lieu d’en être la locomotive.Cher peuple,Quel que soit le niveau d’évolution de notre modèle de développement, il appartient à tous, surtout dans un contexte de crise mondiale, de redoubler de mobilisation, de vigilance, de pro activité et d’esprit d’initiative, pour donner corps à la grande ambition qui Nous anime de hisser le Maroc à la place qui lui revient dans le concert des nations avancées. Nous sommes donc plus déterminé que jamais à veiller à ce que notre pays dispose de nouveaux atouts en matière de développement et dans le domaine institutionnel, pour opérer un saut qualitatif déterminant lui permettant d’entrer de plain pied dans le processus de mondialisation, de s’inscrire ainsi dans le nouveau créneau de l’éco développement, de gagner le pari de la bonne gouvernance et d’assurer l’élargissement des classes moyennes.
De tels défis ne peuvent être relevés que si l’on se résout à poursuivre les réformes engagées dans le cadre des quatre orientations suivantes:
- Premièrement : la nécessité d’impulser le processus de développement durable, dans lequel la question écologique occupe une place centrale. Elle se situe à la base de la croissance verte et de la nouvelle économie qui ouvre de vastes perspectives pour l’émergence d’activités innovantes, potentiellement génératrices d’emplois.Aussi, engageons-Nous le gouvernement à donner corps aux grandes orientations issues du dialogue élargi visant l’élaboration d’une Charte nationale pour la protection de l’environnement et le développement durable, dans un plan d’action intégré ayant des objectifs précis et réalisables dans tous les secteurs d’activité. Parallèlement, Nous exhortons le gouvernement à formaliser ce plan dans un projet de loi-cadre, dont nous voulons qu’il constitue une véritable référence pour les politiques publiques de notre pays en la matière.
A cet égard, il faudrait susciter une forte adhésion en faveur de la mise en oeuvre de la stratégie d’efficacité énergétique, notamment à travers le développement des énergies renouvelables et propres. Pour ce faire, il importe de poursuivre l’exploitation optimale de l’énergie éolienne et de généraliser l’implantation des stations y afférentes dans toutes les régions appropriées, sur le Royaume. De même qu’il est nécessaire de donner une forte impulsion au décollage de notre grand projet de production d’énergie solaire, pour lequel nous avons institué une agence spécialisée et affecté des investissements colossaux. Nous appelons donc à l’intensification des efforts pour promouvoir des partenariats fructueux, en vue de la réalisation de ce projet pionnier, d’une envergure internationale.
Il faut également mettre en valeur les acquis notoirement connus du Maroc dans le domaine des barrages, et conforter ces réalisations, par une politique de l’eau, fondée sur la mobilisation et l’exploitation rationnelle des ressources hydriques.
- Quant à la deuxième orientation, elle incite à relever les défis de l’ouverture et de la compétitivité, en engageant les réformes nécessaires, en vue de restructurer les secteurs dont la crise mondiale a dévoilé les insuffisances et de tirer parti des prémices de la reprise de l’économie mondiale.De même, la préservation des équilibres macro-économiques s’impose comme une nécessité impérieuse, au même titre que la rationalisation des dépenses publiques et la modernisation du cadre légal et réglementaire, assurant une plus grande attractivité pour l’entreprise et les affaires. Il faut également veiller à une exploitation judicieuse de la crédibilité dont jouit le secteur bancaire et financier national, et de la confiance témoignée à l’égard du Maroc comme pôle d’attraction des capitaux et des investissements internationaux.
- La troisième orientation porte, elle, sur le raffermissement de la bonne gouvernance. Elle requiert des réformes que Nous entendons poursuivre en matière de développement et aux niveaux institutionnel et politique.En tête de ces réformes figure la régionalisation avancée que Nous ne considérons pas seulement comme un nouveau mode de gouvernance territoriale, mais plutôt et foncièrement comme une réforme profonde et une vaste entreprise de modernisation des structures de l’Etat.
Nous sommes également attachés à la réforme de la justice qui est la clef de voûte de la suprématie de la loi, veillant à ce qu’elle évolue dans la bonne direction et selon un agenda précis. Nous sommes aussi déterminés à assurer une bonne opérationnalisation du Conseil Economique et Social, pour qu’il apporte sa contribution au raffermissement de la bonne gouvernance en matière de développement.
- Pour ce qui concerne la quatrième orientation, il y a lieu de focaliser les politiques publiques sur l’élargissement de la base de la classe moyenne. Celle-ci constitue, en effet, le socle sur lequel repose l’équilibre social, et le moteur du développement et de la modernisation.Cher peuple,Le renforcement de la position du Maroc et de son rayonnement régional et international passe par une synergie accrue entre les politiques intérieure et extérieure. Il exige également de continuer à mener une action diplomatique à même de conforter l’ouverture de notre pays sur son environnement et de préserver ses intérêts supérieurs.
Le Maroc, de par son appartenance multiple, accorde la priorité, dans ses relations extérieures, à son voisinage et à son environnement proche, diversifié et porteur de nombreux enjeux, dont il s’attache à faire autant d’opportunités à fructifier au service des intérêts fondamentaux de tous les peuples de la région.Nous considérons l’intégration maghrébine comme une aspiration populaire profonde et une nécessité stratégique et sécuritaire pressante. Elle s’impose comme un impératif économique rendu inéluctable à l’ère des regroupements et des rassemblements.
Par conséquent, Nous entendons poursuivre les efforts de concertation et de coordination nécessaires pour approfondir nos relations bilatérales avec les Etats maghrébins frères. Ceci, en attendant que l’Algérie cesse de contrarier la logique de l’Histoire, de la géographie, de la légitimité et de la légalité au sujet du Sahara marocain, et qu’elle renonce à ses manoeuvres désespérées visant vainement à torpiller la dynamique enclenchée par Notre initiative d’autonomie pour nos provinces du sud.
Il s’agit, en effet, d’une initiative audacieuse qui demeure une proposition réaliste, innovante et consensuelle, et qui vise à trouver une solution définitive à ce différend régional, dans le cadre de l’ONU. A cet égard, Nous tenons à réitérer la disposition du Maroc à continuer à soutenir les efforts de l’Organisation onusienne, de son Secrétaire général et son Envoyé personnel.
En tout état de cause, le Maroc continuera à défendre sa souveraineté, son unité nationale et son intégrité territoriale, avec la détermination de ne pas renoncer au moindre pouce de son Sahara.Nous continuerons donc à aller de l’avant dans la mise en oeuvre de la vision ambitieuse que Nous avons définie dans Notre dernier discours de la Marche Verte. Ainsi, le Sahara marocain sera en tête des bénéficiaires du processus de régionalisation avancée. De même que seront poursuivis sans relâche les efforts soutenus que nous déployons en faveur du développement solidaire de nos provinces du Sud. Nous comptons au même titre, procéder à une restructuration profonde du Conseil Royal Consultatif pour les Affaires sahariennes (CORCAS). Par ailleurs, nous déploierons des efforts accrus pour la levée du blocus imposé à nos citoyens dans les camps de Tindouf, et pour leur permettre d’exercer leur droit légitime au retour à la mère patrie pour y retrouver leurs familles et leurs proches, conformément aux conventions internationales pertinentes.
Constamment animé par la volonté de donner une expression tangible à son appartenance africaine, le Maroc continuera de mettre en Œuvre une politique africaine cohérente, au service du développement humain et de la consolidation de la sécurité régionale, inscrivant son action, notamment, dans le cadre de la coopération engagée avec les pays du Sahel et du Sahara, et les Etats d’Afrique atlantique, en vue de faire face aux multiples menaces qui pèsent sur la région.
Fidèle aux liens de fraternité et de solidarité arabo-islamique, Nous avons apporté une contribution régulière et efficiente aux efforts visant à faire prévaloir les justes causes de notre Oumma, ainsi qu’aux actions dédiées à la recherche d’un règlement global, juste et durable dans la région du Moyen Orient, sur la base de la solution des deux Etats. En Notre qualité de Président du Comité Al Qods, symbole de la conscience collective islamique, et dans le cadre de la mission qui lui est dévolue de défendre l’identité authentique et la sacralité de cette ville usurpée, Nous tenons à souligner de nouveau la nécessité de conjuguer les efforts et les initiatives, aux niveaux arabe, islamique et international, en les inscrivant dans une stratégie intégrée et cohérente et une démarche globale empreinte de solidarité.
En effet, se fondant sur les résolutions de la légalité internationale, il incombe de contrecarrer fermement les violations du droit et les plans expansionnistes qu’Israël persiste à mettre en oeuvre, dans le cadre de la politique du fait accompli. Il faut également déjouer ses tentatives visant à exercer une tutelle exclusive sur le devenir d’Al Qods Acharif. Voilà pourquoi Nous entendons continuer à défendre le cachet spirituel, civilisationnel et juridique de cette ville, comme capitale de l’Etat palestinien indépendant.Nous tenons à rappeler également la volonté du Maroc de développer et d’approfondir aussi bien le partenariat euro méditerranéen qui est si prometteur, que le statut avancé qui nous lie à l’Union Européenne, et qui nécessite la mobilisation de tous les pouvoirs publics et autres acteurs nationaux.
Ces efforts doivent s’inscrire dans une démarche concertée et cohérente, afin d’en déterminer les espaces, la portée et le rythme et d’assurer l’exploitation la plus judicieuse qui soit des opportunités offertes par ce statut.Outre ses préoccupations régionales, le Maroc ne cesse d’oeuvrer pour le développement et la diversification de ses partenariats, notamment par le biais de conventions et d’accords multidimensionnels, et plus particulièrement, les accords de libre-échange et les partenariats contractuels et préférentiels. Notre pays a également inscrit parmi ses priorités sa volonté d’adhérer résolument au consensus mondial renouvelé, pour l’émergence d’une gouvernance globale à visage humain, fondée sur les principes d’équité, de co-responsabilité et de partenariat.
Cher peuple,En ce jour mémorable, Nous nous inclinons avec émotion et recueillement devant la mémoire des pionniers de la libération, de l’indépendance et de l’édification de notre Etat moderne, en l’occurrence Nos vénérés Grand-père et Père, Leurs Majestés les Rois Mohammed V et Hassan II - que Dieu les bénisse dans leur dernière demeure-, ainsi que celle des valeureux martyrs de la patrie.Nous tenons, par ailleurs, à adresser un hommage particulier aux Forces Armées Royales, à la Gendarmerie Royale, la Sûreté Nationale, l’Administration Territoriale, les Forces Auxiliaires et la Protection Civile, pour le dévouement et l’abnégation dont ils font preuve, sous Notre conduite, dans la défense de l’intégrité territoriale, la souveraineté et la sécurité de la nation, et pour la contribution qu’ils apportent aux opérations de secours humanitaire.
En exaltant le génie créateur de Notre peuple fidèle, et en saluant le patriotisme farouche et le sens élevé du devoir des Marocains, toutes catégories confondues, Nous tenons à dire la joie et la fierté que Nous inspire l’indéfectible attachement à leur patrie des membres de la communauté marocaine résidant à l’étranger. Ils sont, en effet, de plus en plus nombreux à visiter leur pays et maintenir leurs solides attaches familiales, malgré les effets de la crise mondiale sur leurs pays de résidence. Nous les saluons aussi chaleureusement pour le concours efficient qu’ils apportent à l’essor du Royaume et à la défense de ses causes nationales et de ses intérêts supérieurs.
Fidèles à notre engagement mutuel, nous poursuivrons avec confiance et optimisme, notre action commune pour parachever l’édification du Maroc de l’unité, de la démocratie et du développement. Nous comptons, pour y parvenir, sur la ferme détermination qui anime ton Premier Serviteur, et la parfaite symbiose qui unit le Trône et le peuple.
Cette communion a constitué à travers l’histoire une source intarissable de force et de motivation pour relever les défis, avec une foi inébranlable dans la promesse divine énoncée dans le verset coranique qui dit en substance : ” Oui, Dieu accordera la victoire à ceux qui l’assistent, Dieu est, en vérité, fort et puissant “. Véridique est la parole de Dieu le Très-Haut.
Wassalamou alaikoum warahmatoullahi wabarakatouh”.
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France ou Maroc. Faut-il suivre les moutons de Panurge, même au niveau de l’investissement ?
10.7.2010 par admin.

Celui qui voit plus loin a toujours un coup d’avance dans le temps. Ce n’est pas ce qui ressort de la masse en matière d’évolution, de développement, pas plus en matière d’investissement, quel que soit le niveau de ses moyens. Chacun suit quelqu’un s’il n’est maître de sa personne et de sa vie.
Quand tout fonctionne un moment, chacun se donne raison de son choix et clame ce dernier comme le bon. Beaucoup moins bruyantes sont les victimes en fin de cycle quand, en suivant la troupe, la masse se retrouve dans le déshonneur silencieux des poches vidées ou perdantes. Vous entendrez d’ailleurs et vous lirez sur tous les médias les réussites plus que les échecs, laissant penser à tous que le positif dominerait le négatif des situations, à tort. Tout un fonctionnement psychologique que beaucoup de ceux qui approchent les sciences humaines vous confirmeraient.
Pas les seuls d’ailleurs. Ceux qui attirent les masses sous l’appellation de commerce ou de marketing l’ont bien compris aussi, mais eux ne tentent pas de vous l’expliquer, mais de l’utiliser à leurs seules finalités bénéficiaires égoïstes.
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Tendances : le cerveau reptilien de l’investisseur
Stéphane Desjardins

Pourquoi les investisseurs et leurs conseillers se comportent-ils trop souvent comme un banc de poissons ? C’est la question que se pose cette semaine Jason Sweig, chroniqueur au Wall Street Journal (WSJ).
Dans un texte intitulé « So That’s Why Investors Can’t Think for Themselves » le journaliste fait appel aux scientifiques pour expliquer le comportement des investisseurs. « L’Homme est un animal social » disait Aristote. Il semble qu’en matière de choix d’investissement, cette maxime s’applique pleinement.
Selon la publication scientifique Current Biology, la valeur que vous donnez à quelque chose va monter à vos yeux si quelqu’un vous dit qu’elle est élevée. À l’inverse, elle va baisser si on vous affirme qu’elle est moins attrayante.
Ça ne s’arrête pas là. Si votre évaluation est conforme à celle des autres, la partie responsable du traitement des récompenses dans votre cerveau passera en mode haute vitesse et vous procurera une sensation de bien-être. C’est pourquoi les investisseurs qui se conforment à l’effet de foule se sentent vraiment bien dans leur peau après avoir fait leur choix.
En suivant le troupeau, les investisseurs se sentent non seulement en sécurité, mais ont également beaucoup de plaisir.
C’est ainsi que le WSJ explique les changements rapides observés dans les marchés par les temps qui courent. De plus, on comprend mieux pourquoi il est si difficile de dénicher de véritables investisseurs de type contrarian. L’investisseur moyen est naturellement porté à consulter « le consensus qui prévaut sur Wall Street » ou chez les analystes avant de faire ses choix.
Le journal fait état de cette expérience menée par l’University College de Londres. On a demandé à 28 personnes de choisir une liste de chansons qu’elles voulaient acheter en ligne. De cette liste, elles devaient en faire une sélection. Avant de faire leur choix, ils devaient lire les recommandations de ces chansons par des « experts » de la musique. Une fois qu’ils avaient lu l’opinion de ces experts, ils devaient faire leur choix final. Pendant toutes ces étapes, les chercheurs regardaient ce qui se passait dans leur cerveau grâce à un scanneur à résonance magnétique.
Les scans ont démontré que, dès que les sujets découvraient qu’ils avaient choisi une chanson « validée » par un expert, les cellules du stratium ventral se mettaient en mode hyperactif. Le stratium ventral est une section du cerveau qui agit comme centre de récompense. Il est saturé de neurones inondés de dopamine qui réagissent lorsqu’une personne est exposée à des plaisirs comme le sucre ou le sexe.
Les chercheurs considèrent que lorsque vous apprenez que quelqu’un est d’accord avec vous, vous en retirez immédiatement du plaisir. C’est ainsi dans toutes les sphères de la vie et, surtout, lorsqu’on parle d’argent. Ce genre d’influence (l’opinion des autres) a un effet quasi immédiat sur votre cerveau. C’est une question de secondes. Les scientifiques croient que ce mécanisme du cerveau est à l’origine du phénomène de dissémination rapide d’une opinion au sein d’une grande population d’investisseurs.
D’autre part, les chercheurs ont découvert que lorsque les sujets apprenaient que les experts s’entendaient entre eux, peu importe s’ils étaient d’accord avec leurs opinions, cela stimulait de l’activité dans l’insula, une région du cortex cérébral associée notamment à la douleur et à la conscience accrue de son corps. Ce qui suggère, selon les scientifiques, que lorsque l’on est en accord avec les autres, cela attire immédiatement notre attention. Impossible, dans ces conditions, d’ignorer un consensus entre experts, si vous êtes un investisseur.
Benjamin avait raison
Le WSJ corrobore ainsi les propos de Benjamin Graham, investisseur légendaire et idole de Warren Buffett et ceux d’autres investisseurs contrarian. Graham affirmait que le marché ne soupèse pas chaque titre pour sa valeur intrinsèque. Au contraire, le marché est une « machine à voter », où des hordes d’individus enregistrent leurs choix en partie basés sur la raison, en partie sur l’émotion. Le journal considère que Graham avait instinctivement compris que « l’effet de troupeau » chez l’investisseur fait donc partie de la condition humaine.
Le chroniqueur suggère que lorsque le troupeau s’en va dans une direction, l’investisseur (ou son conseiller) devrait considérer d’aller dans le sens inverse. La liste des nouveaux titres à la baisse depuis 52 semaines est un excellent guide de ces sociétés injustement battues par le marché. Puis, il faut faire ses devoirs : lire les bilans financiers, trouver les informations se rapportant aux produits et aux compétiteurs, pour déterminer la valeur de l’entreprise. Tout en ignorant le cours actuel de son action.
Le WSJ suggère également de tenir un registre permanent de ce qui motive les choix de placement. De cette façon, vos arguments seront « écrits dans la pierre » s’il vous prenait un doute ou, pire, l’envie de céder au fameux « effet de troupeau ». Ce qui peut être pratique quand on a à s’expliquer avec un client.
Photo Stock Exchange
Posté dans Economie, Découverte, Investissement, Finances, Humour. Quoique..., Education, Culture, Développement, Société | 1 commentaire »
Langue de Shakespeare, langue de Voltaire, le Darija, l’Arabe classique, les nouvelles générations issues des MRE vont y perdre leur Latin ! Sont-ils encore par le terme des MRE ?
28.6.2010 par admin.
A lire certaines approches sur les MRE, l’on peut comprendre que certains jeunes aient du mal à se connecter ensuite à un pays. Ce qui était valable en France avec les Marocains nés au Maroc, n’est-il pas en train de se reproduire au Maroc avec ces “Européens” qui devraient s’adapter, pour ne pas dire s’intégrer, demain au pays de leurs ancêtres ? Ecoute-t-on réellement ces nouvelles générations et leur culture “personnelle”, non pas double mais nouvelle ? Car en fin de compte ne sont-ils pas les exemples de l’évolution culturelle positive qu’attendrait le monde par le mélange ? La culture est une chose vivante qui ne doit pas être étouffée dans l’œuf, encore moins en voulant récupérer les uns et les autres. Les MRE sont aussi très utilisés selon les besoins, plus économiques qu’humains, cela chacun le sait, jusqu’à quand irait-on chercher les nouvelles générations avant de les écouter ?
Si apprendre les langues est certes une bonne chose sur un plan général, une invitation, ne rechercherait-on pas pour d’autres volontés de désintégrer ? “A partir de quelle génération est-on Français ?” Voilà ce que l’on entendait parfois lors d’une récupération idéologique en France qui s’estompa. La logique inverse serait-elle meilleure ? Et si l’on écoutait davantage les MRE, mais surtout leurs enfants et petits-enfants, ainsi que les suivants, déjà présents pour certains…?
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http://www.yabiladi.com/articles/details/2687/quelles-langues-pour-deuxieme-generation.html MRE : Quelles langues pour la deuxième génération? Le Conseil de la communauté marocaine à l’étranger organisera les 24 et 25 juin 2010 une conférence internationale sous le thème « Langues en immigration : mutations et nouveaux enjeux ». Des représentants de huit pays, en plus du Maroc y sont attendus.
Dans un communiqué, le CCME a indiqué que l’un des objectifs de la conférence était de poursuivre la réflexion sur quelques unes des problématiques qui découlent de l’émigration marocaine, à savoir par exemple, la transmission de la langue maternelle aux nouvelles générations issues de cette émigration, ou encore, les rapports entre apprentissage des langues et éducation religieuse.
Le constat dressé par le CCME fait état d’une nouvelle génération de Marocains nés dans les pays de résidence, et pour qui la nécessité d’apprendre la langue des parents se ferait de plus en grande. Le CCME rappelle dans le communiqué les efforts fournis dans ce sens. Le Maroc envoie notamment des centaines de professeurs pour enseigner la langue et la culture d’origine (ELCO).
Il sera donc aussi question d’évaluer ces efforts, d’en tirer des enseignements, et de les rendre plus efficaces. Sont attendus à cet effet, des chercheurs, des responsables des gouvernements étrangers représentant la France, l’Italie, l’Espagne, la Belgique, les Pays-Bas, l’Allemagne, les Etats-Unis, et le Canada.
Yann Ngomo Yabiladi.com
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Maroc sur deux roues : “Je ne crains plus personne en Harley Davidson….” Cela devrait être bientôt terminé…
7.6.2010 par admin.

L’on parle toujours des voitures et de l’incivilité des conducteurs, mais le pire, ce ne sont pas toujours les 4 roues ou plus, mais les deux roues qui naviguent à vue entre les autres véhicules et les piétons, quand leurs capitaines regardent devant eux. Le code de la route revu dernièrement va entrer prochainement en vigueur et ces deux roues ne seront pas oubliées.
Outre la réglementation plus administrative des cylindrées, des permis et des assurances, le problème majeur en certaines villes restera bien le bruit et la pollution de ces mobylettes et petites motos, qui se baladent dans les médinas entre les touristes, telles des taurillons lâchés l’été dans les festivités des villes du sud-ouest de la France. La différence au Maroc est que cela est inattendu au point que les touristes, comme à Marrakech, ne peuvent plus faire un pas ni poser leurs yeux sur les beautés du Maroc au grand regret des boutiquiers, se devant de regarder leurs pieds et d’anticiper les bêtes fumantes qui arrivent devant et derrière eux. Le plaisir des yeux disparaît…

Les inconscients qui roulent la nuit se faisant un malin plaisir de pétarader dans les grandes artères des villes devraient ainsi être obligés de respecter enfin le sommeil de beaucoup, sous réserve que les véhicules des autorités chargées de ces contrôles soient, eux aussi, préalablement aux normes…
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Des milliers de motos, triporteurs et autres scooters circulent illégalement. En effet, bien que dotés d’une cylindrée supérieure à 50 cm3, ils échappent aux formalités de l’homologation, de l’immatriculation et de l’obtention du permis de conduire. Ces véhicules contribuent à l’aggravation des dangers de la circulation routière et donc de la sinistralité en raison de leur puissante motorisation. D’autant plus que ces véhicules subissent parfois de profondes modifications.C’est pourquoi le ministère du Transport veut mettre de l’ordre. Le code de la route, qui entrera en vigueur dès le 1er octobre, comporte justement des dispositions rendant obligatoires l’homologation et l’immatriculation de tous types de vélos et de motos, même celles dont la cylindrée est inférieure à 50 cm3.En pratique, selon le patron du CNEH, les bicyclettes seront soumises à l’obligation d’homologation et seront équipées d’une plaque d’identification en aluminium.
Autre démarche à accomplir, le redressement du contrat d’assurance en fonction de la cylindrée réelle. Celui-ci se fera sur la base de la nomenclature définie par la Fédération marocaine des sociétés d’assurances et de réassurances.
Enfin, dernière démarche et non des moindres, les conducteurs seront obligés de passer le permis de conduire afin de pouvoir circuler avec leurs véhicules dotés d’une cylindrée de 50 cm3 et plus. Ces usagers de la route sont déjà en infraction par rapport à la législation sur la circulation routière de 1953. «Mais le nouveau code de la route traite ce problème de manière structurelle et fixe la date du 1er octobre pour régulariser la situation de tous les véhicules circulant sur la voie publique, y compris les tracteurs, les moissonneuses-batteuses et tout autre véhicule agricole ou industriel».
Situation cocasse, le gouvernement a fourni des triporteurs aux bénéficiaires de l’INDH, mais curieusement, ces derniers se retrouvent dans le lot taxé d’illégal! Aucune dérogation n’est prévue pour ce type de véhicules. Lesquels seront eux aussi soumis à la nouvelle réglementation.
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Le Maroc ne lit pas, mais les Marocains “facebookent”…
4.6.2010 par admin.
Les libraires se plaignent de survivre et se lassent aussi de ne pas voir plus de titres littéraires entre les manchettes de journaux, mais ces derniers ne semblent pas avoir plus d’amateurs pour autant. Et puis pourquoi payer les journaux quand vous les retrouvez en ligne gratuitement, dans leur totalité pour certains périodiques, avec quelques jours de décalage ? Quand Internet n’est pas plus rapide que les rotatives des imprimeries très souvent…

Le prix est-il d’ailleurs le seul blocage des gens envers la presse au Maroc comme dans le monde entier actuellement ? La passivité de lire un article est certainement la raison de l’engouement d’Internet et des sites sociaux, comme Facebook. Beaucoup n’y sont présents que pour avoir leur petite vitrine et annoncer leurs humeurs du jour, sans grand fondement littéraire ni journalistique. Ceci exprime certainement plus le besoin d’être présent face à l’officielle transmission de la société conditionnante en général. Qui dit Facebook, dit néanmoins presse. Plus réduite, plus locale, plus spécialisée par l’apport de chacun, ce qui offre donc des réponses plus précises, plus ouvertes, plus libres aussi que nombre de journalistes ayant une autorité plus ou moins affirmée au-dessus d’eux, qu’elle soit professionnelle, politique, économique…
S’il est nécessaire de faire le tri et de multiplier ses propres sources d’information sur Facebook ou sur Internet en général, cela offre au moins le choix désormais de ne pas suivre le rail unique de la pensée des autres.
Le Groupement des ERM, c’est aussi un quotidien
“LE JOURNAL LE GROUPEMENT”
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Facebook, une longueur d’avance sur la presse écrite dans le monde arabe

Le nombre des utilisateurs du réseau social Facebook dépasse celui des lecteurs de journaux dans la région Moyen-Orient et Afrique du Nord (MENA) d’après un sondage du cabinet d’études et d’analyses Dubaïote, « Spot On PR ». Il y aurait plus de 15 millions d’utilisateurs de Facebook, contre moins de 14 millions d’exemplaires de journaux vendus dans cette région.
Les profils des médias sont très différents dans les dix-sept pays du MENA inclus dans l’étude de « Spot On PR ». Les Émirats arabes unis (EAU) par exemple, ont en plus de l’arabe, de fortes concentrations de journaux en langue anglaise, contrairement aux nations d’Afrique du Nord, où il y a plus de français. De même, les habitudes de lecture font que la pénétration des journaux par habitant est très variée. Près d’un millions d’exemplaire sont vendus dans les EAU pour une population de quelque 5 millions d’habitants, alors qu’en Arabie Saoudite, on vend moins de 1,5 millions par jour, pour une population de 28 millions de personnes.
Toutefois, tous se voient face à une certitude émergeante: Il y a aujourd’hui plus d’utilisateurs du site de réseautage social que d’acheteurs de journaux dans la région MENA. Facebook n’est pas un moyen traditionnel d’informations, mais il est entrain d’en devenir, au point de rivaliser aujourd’hui avec la presse dans certains endroits du monde, et la dépasse même dans le monde arabe. Plus de 3,5 millions de personnes dans la zone arabe étudiée ont rejoint le réseau social au cours de l’année dernière. Ceci est dû selon l’étude de « Spot On PR », à l’incorporation à Facebook depuis mars 2009, d’une interface en arabe.
Facebook permet le partage de son quotidien avec d’autres personnes, amies ou pas. C’est aussi un moyen de transmission d’informations, de publicité à moindre coût que les médias papiers. Ainsi, des messages ou groupes de discussion pour une manifestation d’intérêt, pour une cause ou juste pour le plaisir ne se comptent plus sur Facebook. C’est ce qui fait d’ailleurs son succès au Maroc, où 17% des personnes utilisant l’internet, sont sur Facebook d’après l’étude. Un exemple: récemment, un groupe marocain s’est créé sur Facebook pour lutter contre les prix des télécommunications, en lançant une journée nationale sans portables.
Avec près de 1,8 millions d’utilisateurs, le Maroc arrive en 3e position derrière l’Egypte (3,4 millions) et l’Arabie Saoudite (2,3 millions) dans l’utilisation de Facebook dans le monde arabe. Toujours au Maroc, 67% ont moins de 25 ans et 61% sont des hommes. La langue la plus prisée est le français (82,3%) suivie par l’arabe (10,6%).
Cependant, la célébrité du site de réseautage social se retourne en partie contre lui. En effet, après avoir été confronté à un problème de confidentialité et de gestion des données des utilisateurs ces dernières semaines, beaucoup d’entre eux souhaitent désormais supprimer leur compte. Mais avec plus de 400 million d’adhérents à travers le monde (dont, depuis peu, yabiladi maroc), le succès de Facebook n’est pas encore en danger.
Ibrahima Koné Yabiladi.com
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Ecoles françaises, baromètre d’installation des Français au Maroc. Laïcité ou privé, l’on s’y perdrait, les Marocains en premier…
17.4.2010 par admin.
Il n’y a pas que des touristes de passage au Maroc, ni des retraités pour rappel, il y a aussi de plus en plus d’expatriés envoyés par leurs entreprises, comme de nombreux indépendants plus jeunes, qui désormais tentent leur chance professionnellement au Maroc. Mais qui dit plus jeunes résidents, dit aussi famille, femme et enfants à la suite.

Cela perturbe d’ailleurs l’organisation scolaire de ces écoles françaises à l’étranger, déjà que les subventions de la France ont dernièrement fait augmenter les droits d’apprendre, sans parler du prix du savoir annuel pour nombre de familles. Au point que de nombreux Français n’ont pas les moyens de déposer chaque matin le petit dernier sous le fronton de la liberté, de l’égalité et de la fraternité. Fraternité qui ne permet plus, ou de moins en moins, aux familles marocaines plus privilégiées d’y accéder, priorité nationale bleue, blanche et rouge oblige désormais.
L’école de Jules Ferry a un coût à l’étranger qui pourrait rendre envieux les gestionnaires des écoles privées en France.
Reste au moins une qualité “made in France” reconnue par tous. Merci à Hugo, Voltaire, Ferry et à Papa et Maman qui peuvent encore régler chaque mois la note…
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http://www.leconomiste.com/article.html?a=99674
Enseignement français
Plus que 48% d’élèves marocains
· Il y a 10 ans ils étaient à 65%
· Arrivée en masse de ressortissants français
· Augmentation des frais de scolarité

L’Agence pour l’enseignement français à l’étranger (AEFE) fêtait vendredi dernier ses 20 ans. Ce fut l’occasion de faire le bilan du réseau d’enseignement français au Maroc, ainsi que ses perspectives d’évolution. Le Maroc est le pays où la présence du réseau d’enseignement français est la plus grande dans le monde devant le Liban, la Tunisie et Madagascar.
Ce réseau est composé des établissements gérés par l’AEFE (organe étatique français), les établissements de l’OSUI (acteur associatif) ainsi que certains établissements certifiés conformes aux programmes d’enseignement français.
La situation des établissements d’enseignement du réseau de l’AEFE connaît une dynamique nouvelle depuis quelques années. En effet, depuis la fin du protectorat, ces établissements ont connu une forte baisse des effectifs (notamment du fait du départ des ressortissants français) jusqu’en 1987.
A cette date, la tendance s’est inversée et le nombre d’élèves a fortement augmenté, vu la demande des Marocains pour ce type d’enseignement. En 1999, 65% de l’effectif du réseau AEFE était composé de Marocains. Dès lors, une nouvelle tendance a fait son apparition. «Depuis 10 ans, on note l’arrivée en masse de ressortissants français au Maroc, qu’il s’agisse d’expatriés, de gens qui s’installent du fait du climat économique favorable, ou de personnes ayant la double nationalité», a déclaré Michel Igout, chef de service chargé du secteur Maghreb et Afrique subsaharienne à l’AEFE.
Aujourd’hui, les élèves de nationalité française constituent la majorité des effectifs du réseau. Sur les 18.200 élèves inscrits en 2009, les Marocains ne représentent plus que 48%.
Cette situation débouche essentiellement sur deux résultats: la diminution du nombre de Marocains admis (en 2009, sur les 2.600 candidats qui se sont présentés au concours d’admissions, seulement 780 ont été admis), et l’augmentation des frais de scolarisation.
En effet, sur des budgets allant de 65 à 70 millions d’euros près de la moitié est consacrée aux bourses d’études et à la prise en charge (allouée aux étudiants français).
Les frais de scolarités constituent une importante source de revenus pour assurer le fonctionnement des établissements du réseau. Ces frais ont d’ailleurs enregistré une augmentation (5% pour la maternelle, 10% au collège). Cette tendance est appelée à se poursuivre, d’autant plus que le nombre d’élèves ne pourra augmenter du fait de la capacité d’accueil restreinte.
Le réseau des écoles françaises à l’étranger, gérées par l’AEFE, est composé de 277 établissements implantés dans 125 pays. Ceux-ci sont fréquentés par 157.000 élèves. Créée en 1990, l’Agence a pour mission d’assurer le service public relatif à l’éducation des enfants de nationalité française résidant à l’étranger, ainsi que la contribution au renforcement des relations de coopération entre les systèmes éducatifs français et étrangers.
O. A. avec A. E.
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Triste bilan de la route au Maroc en 2009. Permis de conscience ou permis de tuer ?
6.2.2010 par admin.
Les années se suivent et se ressemblent au Maroc quand il est question de la sécurité routière. Les chiffres de 2009 ne font que souligner la nécessaire réforme du code de la route qui vient de naître en haut lieu et qui devrait commencer dès octobre 2010 à apporter des solutions.
Les routes s’améliorent depuis des années, les points noirs accidentels répertoriés sont suivis. Comment expliquer 6,45% de décès en plus et plus de 18% d’accidents, en cette année passée, chiffre provisoire précise-t-on ?
Les infrastructures ne peuvent être mises en cause seulement. C’est bien un problème général concernant le code de la route, mais surtout le manque d’apprentissage sérieux pour d’une part déjà aborder cette théorie, tout en relevant le plus gros des défis, celui du comportement de chacun au Maroc, la civilité.
Passer réellement le permis de conduire et prendre conscience que sans cela l’on est de fait un danger public derrière un volant ou sur un deux-roues ne semble pas être une évidence pour la très grande majorité des chauffards. La facture finale de l’inconscience collective où chacun est concerné ne ferait qu’augmenter dans les années qui arrivent, la répression seule et les radars qui visent les gens à chaque virage désormais ne semblent pas être la réponse aux consciences mais bien aux caisses de l’état pour des infrastructures mais pas pour les solutions de fond.
Pourquoi parler de “nouveau” code de la route, pourquoi investir sur des routes des millions de Dhs chaque année qui ne changeraient rien ? Ne faudrait-il pas faire repasser le permis de conduire à tous, ou simplement le faire passer une fois enfin pour la plupart, et arrêter de distribuer, même plus officiellement qu’il y a quelques années, des permis de tuer ?
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http://www.yabiladi.com/article-societe-3643.html
Une année s’en va, une autre arrive, mais certaines mauvaises habitudes restent. C’est en tout cas la tendance confirmée par les statistiques des accidents des victimes de la circulation en 2009, présenté ce mercredi à Rabat.

Karim Ghellab, ministre de l’Equipement et des Transports, a déclaré : “le bilan statistique provisoire des accidents et victimes de l’année 2009, en comparaison avec la moyenne des cinq dernières années (2004-2008), fait ressortir une augmentation inquiétante”. Inquiétante en effet, car avec près de 4000 personnes décédées cette année, le nombre a augmenté de 6,45% par rapport aux années précédentes, rapporte la MAP. De même, les accidents de la circulation ont, d’un point de vue global, augmenté de 18,67%.Il s’avère également que l’impact de ces accidents ne se limite plus aux vies humaines. Ces accidents coûteraient plus de 11 milliards de dirhams par an (2,5 % du PIB) selon les médecins et urgentistes réunis en mai dernier à Taza.
Un bilan de plus en plus lourd qui ne peut qu’étonner, lorsqu’on sait par exemple, que chaque année, le ministère de l’Equipement réalise des travaux dans 40 points en moyenne connus pour le nombre élevé d’accidents. L’hebdomadaire “La Vie Eco” révélait en juillet dernier qu’en 2007 et 2008, ces travaux avaient nécessité un investissement de 236 millions dirhams. La même source rappelait que “le traitement de ces points noirs à lui seul n’est pas suffisant en l’absence d’un Code de la route adapté”.
Espérons donc que le nouveau Code de la route censé entrer en vigueur en octobre prochain, portera rapidement ses fruits. De nouvelles mesures comme le permis à points, et le recours aux alcotests ou aux radars automatiques, devraient contribuer à une rapide résorption des accidents de la route, ceci en plus des campagnes de prévention qui se multiplient.
Yann Ngomo
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La situation il y a juste 6 ans…
http://www.telquel-online.com/111/societe_111.shtml
Nous rapportions, il y a quelques mois, la gravité de la situation des routes au Maroc. Une des principales mesures de lutte contre ce fléau aboutira ce 9 février 2004 avec l’entrée en vigueur de la nouvelle législation sur l’obtention du permis de conduire. Une loi introduit une procédure, dite informatisée, pour tester les connaissances théoriques des candidats. Malgré le délai de rigueur, l’entrée en vigueur de la loi n’est pas chose acquise. Deux problèmes de taille continuent de se poser. Ainsi, si plus de 60 centres d’examens dépendants de l’État ont été équipés avec du matériel informatique “hard” et “soft”, les auto-écoles, elles, n’ont pas suivi. Plus mystérieuse est la stratégie définie pour permettre aux analphabètes - qui le sont encore plus sur le plan technologique - de passer l’examen. À ce jour, les candidats apprenaient le code de la route et le restituaient par coeur. La nouvelle procédure veut donc en finir.
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Lycée français de l’étranger : la gratuité complète, c’est fini dès 2010
12.11.2009 par admin.
Une fausse joie de trois années, en pensant que la gratuité du lycée rejoindrait aussi le collège dans les années qui devaient arriver.
Une disparité sociale des élèves est difficile à gérer au pays de l’égalité.

La mesure qui avait accordé progressivement la gratuité aux élèves des classes de seconde, première et terminale dans les établissements français de l’étranger ne sera plus en vigueur dès la rentrée prochaine. La prise en charge des frais de scolarité pour 2010/2011 dans les écoles homologuées sera plafonnée à hauteur de ceux de 2007. Les parents devront payer la différence. Une décision indépendante de l’adoption d’un amendement par les députés de la commission des Affaires étrangères visant à limiter la gratuité des classes de lycée à des ”familles ciblées”…
“Les Français de l’étranger n’auront pas profité longtemps de la gratuité complète, accordée dans un premier temps en 2007 aux élèves de terminale, puis en 2008 à ceux de première avant de s’étendre en 2009 à la seconde. Une promesse de campagne de Nicolas Sarkozy n’aura finalement pas fait le poids face à la réalité d’un financement décidément trop lourd pour l’Agence de l’Enseignement du Français à l’Etranger (AEFE). Dès la rentrée 2010, l’agence prendra bien en charge les frais de scolarité des lycéens… mais à hauteur des montants de 2007, les parents devant s’acquitter de la différence.” …”Le communiqué annonçant mercredi l’adoption à l’unanimité par les députés de la commission des affaires étrangères d’une rallonge de 10 millions d’euros à l’AEFE, avec un amendement spécificiant que la gratuité « doit bénéficier à des familles ciblées », serait, pour l’instant, indépendant des mesures déjà décidées et qui devraient être mises en place dès la rentrée prochaine.”…
Article complet sur:
http://www.expatlive.com/posts/view/143/expatriation-education-et-famille-lycee-francais-de-l-rsquo-etranger-la-gratuite-complete-c-rsquo-est-fini-des-2010
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Le coût du savoir laïque ou le prix de l’école de Jules Ferry…
18.10.2009 par admin.
Le coût de la vie au Maroc…beaucoup se posent la question avant de se poser sous le soleil, bien que la réponse dépende de chacun, et parfois des siens.Tout réside dans les attentes de vie, vouloir découvrir la vie plus douce du Maroc par une simplicité pour certains, donc plus économique certes, ou vouloir retrouver sur place tous les services made in Europe ou made in France. Les enfants ont un coût très important néanmoins, si vous désirez leur faire suivre la scolarité du pays de la liberté, de l’égalité et de la fraternité…un facteur important dans votre budget à connaître d’avance et qui change ensuite la vision attendue de pays pas cher.
L’ecole Française est une école ouverte à tous, Français, Marocains, et autres étrangers de ce monde, mais néanmoins avec quelques priorités à connaître avant d’y inscrire vos chères têtes blondes ou brunes….
Un droit d’entrée à la première inscription de 1000dh pour l’enfant Français et de 15.000 dh pour les autres…Une année qui coûtera ensuite 18072 dh en maternelle, 14688 dh en primaire et 16920 dh au collège pour le petit Français, pour le Marocain 25272 dh en maternelle, 20448 dh en primaire et 23256 dh au collège, et quant aux autres étrangers 36576 dh en maternelle, 29304 dh en primaire et 33480 dh au collège. Tout en sachant que pour l’enfant de nationalité française vous pouvez obtenir une bourse de l’AEFE. N’attendez pas néanmoins le dernier moment avant de s’inscrire pour la prochaine rentrée de 2010/2011, car les places sont comptées dans les établissements, et il existe des ordres de priorité, donc suivez en temps et heure le site suivant http://www.ambafrance-ma.org/efmaroc/rentree/index.php
Bonne nouvelle néanmoins, les trois dernières années scolaires dans les Lycées Français de l’étranger sont depuis 3 années dans une phase progressive de gratuité, donc désormais non payantes.
(Voir notre sujet du 15/10/2009) http://legroupement.com/2009/10/15/lecole-francaise-a-letranger-quel-cout-les-lycees-totalement-gratuitsles-colleges-demain/
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