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- 28.7.2010: Maroc. La vision "Low Cost" internationale qui arrive est une réponse présente pour l'économie marocaine
- 27.7.2010: Tourisme Maroc, vision 2020, ou comment motiver les troupes…
- 26.7.2010: Relocalisation des "Call Centers" en France contre délocalisation administrative au Maroc
- 23.7.2010: Autoroute Marrakech Agadir, la gratuité est terminée.
- 22.7.2010: Négocier au Maroc ou attendre les soldes ?
- 21.7.2010: Allo Casablanca ? Ici Paris ! Repassez-moi le 22 à Asnières svp…
- 20.7.2010: Crédit au Maroc. Des règles du jeu pas toujours bien comprises.
- 19.7.2010: Printemps, saison des MRE, automne, hiver, ou les saisons vaches à lait marocaines…
- 16.7.2010: Associatif ou "Tatawo" au Maroc ? Qu'en est-il sur le terrain ?
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Archive de la catégorie Economie
Maroc. La vision “Low Cost” internationale qui arrive est une réponse présente pour l’économie marocaine
28.7.2010 par admin.

Le malheur des uns fait le bonheur des autres, une certitude en matière comptable sur un plan économique.
Crise, baisse des pouvoirs d’achat en occident, restriction annoncée pour les dix prochaines années au nord, voire plus certainement. Tout converge, afin que la machine productive et économique ne s’arrête pas, vers la recherche d’une suite mais avec quelques zéros en moins ou en déplaçant la virgule sur les bilans. Mais comme c’est général plus ou moins, chacun devrait s’y retrouver encore. Relocalisation, certains craignent cela au sud ou plus à l’orient ; de là à voir toutes les usines européennes rejoindre le pays d’origine, l’idée laisserait rêveurs de nombreux syndicats français et autres ou les divers ministres du travail en Europe.
La baisse est donc un plus pour les pays qui sont financièrement dans le moins, ou dans le jeu économique. L’époque où l’ouvrier français se verrait attribuer la grille de salaires des pays en développement depuis quelques années n’est pas encore arrivée. Par contre cela fera les beaux jours des entreprises de ces pays qui voient et verront arriver encore plus des commandes et des investisseurs professionnels chez eux.
Le Maroc voisin est la porte de l’Europe, déjà quasi labellisée par cette dernière de par ces accords avancés, juste à pousser, mais elle sait rester bien ouverte…
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Le Maroc: le nouvel eldorado de la délocalisation?
Après avoir été longtemps délaissé par les industriels, le Maroc est en passe de devenir la destination favorite des entreprises à la recherche de coûts de fabrication attractifs.

Au palmarès des pays préférés des industriels à la recherche de coûts de fabrication attractifs, il y avait déjà, notamment, la Chine, l’Inde, les pays d’Europe de l’Est et la Tunisie. Il faut désormais également compter avec le Maroc.
Depuis quelques semaines, de pleines pages de publicité vantant le « Maroc industriel » fleurissent dans les magazines économiques. Elles sont le fruit d’une politique industrielle affirmée mise en œuvre dans ce pays depuis quelques années. Il faut dire que les élites marocaines enrageaient de voir les notations de leur pays sur le plan des investissements industriels : 128ème rang au classement Doing Business de la Banque Mondiale, et 73ème rang de l’étude de compétitivité du World Economic Forum. Pas de quoi pavoiser ! Pourtant le nombre d’industriels adeptes du « Made in Morocco » est sans cesse croissant. Depuis 1999, ce sont les projets dans les infrastructures qui ont tout d’abord déferlé sur le pays : autoroutes, tramways, ports et bientôt TGV (vendu par Alstom !). Et depuis 3 ou 4 ans, les projets industriels ont pris le relais : automobile, aéronautique, énergie ou offshoring (délocalisation de services informatiques), en provenance d’Europe, du Japon ou des États-Unis.
Si les investissements déjà réalisés sont encore plutôt de petite taille, et sur des opérations à faible valeur ajoutée, la tendance est très nettement à la hausse, aussi bien en nombre qu’en taille des projets. A ce titre, la future usine de Renault, en construction sur la zone du port Tanger-Med, vise par exemple une production de 400 000 véhicules/an, et sera la plus productive de toutes les usines du groupe. A elle seule, elle devrait compter 6 000 salariés, plus 30 000 chez les fournisseurs. Et il est même prévu la construction d’une ville nouvelle de 50 000 habitants à proximité !Afin d’atteindre son objectif, l’État marocain ne s’est pas contenté d’afficher sa volonté politique de développement industriel. Il l’a accompagnée de mesures et de programmes particulièrement incitatifs. Tout le corpus réglementaire et fiscal a été adapté, des aides pour les PME ont été initiées, des zones franches créées, et une politique de parcs d’activité lancée. Seize plates-formes industrielles sont ainsi au programme, avec mobilisation du foncier, viabilisation et services associés. Certaines existent déjà, comme la zone franche TFZ, qui en dix ans, a permis d’accueillir 522 entreprises pour 50 900 emplois. Des entreprises exportatrices particulièrement soignées sur ces zones franches : franchise d’impôt pendant 5 ans (8,75 % ensuite), pas de TVA, ni de droits de douane, ni de contrôle des changes.
Le Maroc joue donc à fond ses atouts : un coût du travail bas (le Smic à 1 euro de l’heure), une fiscalité très attractive pour les exportateurs, la proximité avec l’Europe, et des infrastructures modernisées. Seuls bémols ? Le marché de l’emploi qualifié est plutôt réduit, et des tensions apparaissent sur les salaires. Auxquels il convient d’ajouter une bureaucratie encore assez pesante.
Mais tout est là pour que le Maroc puisse « piquer » des clients à l’Europe de l’Est devenue trop chère, et à l’Asie trop lointaine et risquée (contrefaçon, délais trop longs, qualité parfois insuffisante…). Voire à la Tunisie, jusqu’à présent le pays du Maghreb le plus développé industriellement parlant.
Et si l’on en croit la Fédération française de la mécanique, qui fait le plein à chacune de ses missions de prospection au Maroc, les délocalisations ont, malheureusement, encore de beaux jours devant elles !
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Tourisme Maroc, vision 2020, ou comment motiver les troupes…
27.7.2010 par admin.
Réunions, conférences, groupes de travail, consultations, au niveau municipal, au niveau régional, au niveau national : cela suffit-il à mettre sur la table objectivement toute la problématique touristique pour une vision jusqu’en 2020, déjà commencée ? Le bilan 2000/2010 est-il déjà dans l’analyse objective pour chacun des opérateurs concernés par cette branche importante de l’économie marocaine ?
La presse n’a pas été invitée à Agadir à la venue du ministre du tourisme, mais peut-être qu’en lisant cette presse au quotidien par ses articles sur ce secteur, aurions-nous plus clairement un état des lieux du tourisme. Crise, MRE moins nombreux, manque de chambres selon les uns, manque de rénovation des chambres plutôt, produits pas totalement adaptés, remplissage d’hôtels et de charters plus qu’écoute des touristes ou des tour-opérateurs, déclinaison des classifications des 4 et 5 étoiles en hébergement de masse par force économique au détriment du luxe attendu et recherché, manque de service, image à redorer parfois de ce tourisme, bref un challenge à prendre en main rapidement si chacun ne voit pas midi à sa seule porte. La vision professionnelle nécessaire de Rabat en ce secteur sera-t-elle l’engagement des acteurs du tourisme tous ensemble pour les 120 mois a venir ? Quoi de neuf, quels concepts nouveaux à apporter ? Les projets engagés ces dernières années et parfois annoncés sur tapis rouge sont-ils encore dans l’ancienne vision ou dans une nouvelle vision, elle aussi attendue ?
L’état n’a pas attendu pour faire son propre audit du secteur par certaines mesures et engagements pris dans ce secteur, un audit de chaque acteur et professionnel du tourisme serait une autre manière de répondre présent pour la suite et le bien de tous…
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Agadir/Tourisme: Consultation régionale restreinte
Les professionnels du tourisme et les élus d’Agadir disent être restés sur leur faim lors de la rencontre qui s’est tenue lundi dans la station balnéaire avec Yassir Zenagui, ministre du tourisme autour de la vision 2020.
Ils regrettent le caractère trop restreint de la rencontre et certains opérateurs du secteur n’ont pas manqué d’exprimer leur mécontentement lors de la réunion. La presse pour sa part n’a pas été conviée à assister au meeting. L’Economiste - Vendredi 16 juillet
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Relocalisation des “Call Centers” en France contre délocalisation administrative au Maroc
26.7.2010 par admin.

La presse s’inquiétait de l’annonce faite en France ces derniers jours. Paris s’inquiétait en cette période des pertes d’emplois consécutives aux délocalisations des Call Centers vers le Maroc. Rien de grave, entre volonté ou désir et réalité économique, les privés et même les gestionnaires des services publics calculent avant Paris où se trouvent leurs intérêts. Un effleurement de la forme plus que du fond par les technocrates français avant les vacances… Voilà que des administrations françaises pensent à délocaliser le traitement de leurs informations internes vers le Maroc afin de maîtriser leurs coûts de gestion. Gestion oblige désormais, qui fait de ce monde le lieu professionnel où chacun apporte ses possibilités au sein d’une entreprise.
La mondialisation ne se fait pas entre des frontières, chose que ne semblent pas comprendre certains états qui redeviendraient conservateurs quand leurs intérêts sont en jeu.

La vieille Europe et encore plus la France sont très attachées à leurs archives et à la “paperasserie” bien connue. A l’époque du virtuel et de la vitesse de l’informatisation, il reste de quoi occuper demain des milliers de personnes dans les pays en développement. Que l’Europe soit préservée, la téléportation des objets manufacturés n’existe pas encore de façon opérationnelle pour l’instant. L’industrie plus lourde a donc encore de beaux jours, quoiqu’elle arrive aussi au Maroc… Paris pense-t-il rappeler à l’ordre Renault par sa filiale Dacia, ou Orange Télécom par ses bénéfices sauvés par les Marocains qui paient trop cher leurs communications ?
La gestion est une stratégie mondiale et non plus à voir nationalement dorénavant.
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Hôpital: délocaliser pour économiser
Même les hôpitaux délocalisent. Hexaconso s’inquiète de la décision prise par la direction de l’hôpital de Beaujon d’externaliser la saisie de ses comptes-rendus au Maroc. Une pratique étonnante dans un service public mais de plus en plus courante.
A l’Hôpital Beaujon, en région parisienne, on n’est pas à cours d’idée quand il s’agit de faire des économies. La dernière en date consisterait à sous-traiter la saisie des comptes-rendus au… Maroc!
Le marché serait confié à une société française, M-Secure IT, spécialisée dans la sécurité informatique, et disposant d’une filiale marocaine. Cette délocalisation, car c’est bien de cela dont il s’agit, permettrait de réduire les coûts de saisie des comptes-rendus (1 euro la page). De plus, la direction de l’hôpital comptait utiliser ce service afin de diminuer la charge de travail de son personnel, et également faire face à un manque d’effectif. Face aux protestations, notamment des syndicats, soulevées par cette annonce, l’hôpital se défend. Anne Costa, directrice par intérim de l’hôpital explique ainsi qu’il « ne s’agit pas du tout d’un programme de suppression de postes (…) mais d’une aide aux secrétaires médicales en cas de surcharge de travail ou quand plusieurs d’entre elles sont indisponibles ».
Elle justifie aussi le recours à ce service pour pallier les retards dans le processus de recrutement. Un argument invalidé par le syndicat Force ouvrière, qui atteste qu’il y a « des secrétaires compétentes en CDD dans l’hôpital, dont les contrats ne sont pas renouvelés ».
Se pose également le problème de la confidentialité des dossiers médicaux. Le Maroc vient certes de se doter d’une loi de protection des données, mais elle n’est pas encore reconnue comme adéquate par l’Union européenne, rappelle à ce sujet la Commission nationale de l’Informatique et des Libertés. « Une autorisation spéciale de la CNIL est en cours de sollicitation », a fait savoir la direction de Beaujon.
Si cette annonce fait aujourd’hui l’objet de contestations, elle n’est malheureusement pas la première. Nombre d’hôpitaux ont déjà externalisé certains de leurs services. L’archivage, par exemple, est souvent confié à des sociétés spécialisées françaises ayant des filiales à l’étranger (Maroc, Amérique du Sud…). Il se dit également que l’analyse de certains scanners ou IRM serait parfois effectuée bien loin des hôpitaux les ayant réalisés… Mais sur ce sujet, il est bien difficile, voire impossible, de trouver des éléments tangibles… En attendant la suite de l’affaire de l’Hôpital Beaujon, sur laquelle la CNIL devra se prononcer, ce projet de délocalisation pourrait adopter la formule du volontariat, les services se sentant surchargés pouvant y faire appel. Aucun candidat ne se serait pour le moment manifesté…
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Négocier au Maroc ou attendre les soldes ?
22.7.2010 par admin.
Pour solder faut-il déjà avoir des étiquettes sur les choses afin de justifier honnêtement les remises accordées. Faut-il déjà avoir des règles strictes et contrôlées en matière de prix. La période des soldes au Maroc fera donc rire beaucoup de gens, notamment les habitués des souks qui, pour la majorité, fournissent encore la population marocaine.

Parlons alors des boutiques de marques, et non des enseignes prestigieuses internationales, donc des franchises, qui déjà restent encore plus chères que les magasins européens, à qualité égale, made in China le fournisseur vraiment international désormais. Soldes ou braderie, nettoyage des arrière-boutiques, des caves et des greniers, des garages, qui peut le dire d’une année à l’autre par le style tellement mélangé de la mode que nous voyons défiler dans les rues du pays ? Comment instaurer une logique dans ce qui, à la base, ne l’est pas par absence de réglementations ?
En clair ne changez rien en cette période, faites comme d’habitude, n’oubliez pas de marchander comme le reste de l’année mais avec des yeux encore plus ouverts sur la qualité des produits présentés.
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Soldes: Bonnes affaires ou arnaque?
· Les consommateurs sceptiques quant aux promotions
· L’absence d’une réglementation pointée du doigt
· L’occasion pour les commerces d’écouler leurs stocks
20, 40, 50 voire 70 %… Les vitrines des commerces rivalisent d’imagination pour attirer le client. Depuis début juillet, les soldes ont commencé au Maroc à l’instar des pays européens. Si, là, ces périodes de promotion commerciale sont encadrées, chez nous, «chacun fait ce qu’il veut». En clair, l’anarchie règne et le client reste sceptique quant à la véracité des prix affichés et des articles soldés. Les promotions concernent tous les produits, des vêtements aux articles de plage, en passant par les climatiseurs.
Mais pour beaucoup, ce sont de fausses soldes: de nombreuses boutiques en profitent pour liquider de vieux stocks qu’elles présentent comme la collection de l’année. Cette crise de confiance s’explique par l’absence d’une réglementation.
La Fédération marocaine de la franchise affirme que la décision revient au commerçant. Toutefois, les accros du shopping diront que les enseignes ayant pignon sur rue jouent le jeu. «Le client n’est plus naïf, il sait faire la part des choses entre une bonne affaire et une arnaque», souligne la gérante d’une enseigne de vêtements féminins, à Casablanca. Il est vrai que les «commerces organisés» réalisent ainsi de bonnes ventes. «Les périodes de soldes représentent jusqu’à 30% de notre chiffre d’affaires annuel», affirme le patron d’une boutique de vêtements d’une grande marque internationale. Quant au timing des soldes, l’on suit seulement la tendance européenne: les franchises sont tenues de suivre les consignes de la maison mère. Idem pour les prix.
Le Maroc commence à être une destination de shopping, d’après des commerçants. Les touristes seraient plus nombreux durant les soldes: ressortissants africains (Sénégal, Gabon, Cameroun, etc.) et maghrébins viennent faire leurs emplettes à Casablanca. «A mon avis, il faut miser sur cette niche. La France, l’Italie, l’Espagne et l’Angleterre sont réputées pour leurs soldes. Les acheteurs s’y précipitent», indique un commerçant. Aussi plaide-t-il pour l’organisation de ces soldes et l’accélération de la loi sur la protection du consommateur (1). «Il serait temps d’autant plus que le commerce commence à se structurer», affirme Karim Tazi, directeur général de la franchise marocaine Marwa. Ainsi, une date unifiée et fixée dans le temps serait une parade à la concurrence déloyale. En effet, des boutiques n’hésitent pas à faire des soldes quasiment toute l’année.
Abouammar TAFNOUT (stagiaire de l’ESJC)
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Allo Casablanca ? Ici Paris ! Repassez-moi le 22 à Asnières svp…
21.7.2010 par admin.

Le libre échange est un échiquier stratégique où il faut gagner plus que l’on ne perd, surtout sur le plan économique.
Un rappel qui arrive depuis la crise en certains pays qui verraient moins agréablement partir ses emplois donc une partie de sa richesse chez les autres. Mais qui perd quoi dans ces usines à téléphone où le taylorisme a repris de la fougue depuis des années ? Serrer des boulons à la chaîne chez Ford au début du siècle dernier ou répondre comme une machine à travers une technologie de la communication en suivant des objectifs de rentabilité, pas beaucoup d’évolution humaine au premier abord.
Voilà ce que voudrait récupérer Paris en faisant ses comptes et des décomptes. Paris va-t-il revoir aussi tout ce qui sort de France depuis la crise ? Viendra-t-il rechercher ses milliers de Français retraités qui, par le manque et les prochaines restrictions, ont choisi l’exode vers le Maghreb ou ses jeunes désormais qui ne trouvent plus de sortie chez eux ?
Paris montera-t-il prochainement un plan d’accueil sur les autoroutes en France pour faire de l’oeil aux FRE* de première génération qui reviendraient au pays natal uniquement pour les vacances ?
*Français Résidant à l’Etranger
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France : Les centres d’appels au Maroc sont-ils menacés ?
L’annonce faite par le gouvernement Fillon de «préparer un plan pour lutter contre les délocalisations des centres d’appels», a fait mouche au Maroc. On y apprend que Laurent Wauquiez, Secrétaire d’Etat à l’Emploi, étudie plusieurs pistes telles qu’une surtaxe «des appels provenant des sites implantés à l’étranger» et une aide financière destinée aux entreprises qui ne recourent pas aux délocalisations. Des assises nationales devraient se tenir à la rentrée.

Dès lors, comment lire cette annonce et quelle (s) conséquence (s) pour cette activité au Maroc ? Tout d’abord, il convient de (re)situer le cadre politico-économique. La France est plongée dans une crise économique structurelle avec des tensions sociales grandissantes. Nicolas Sarkozy est au plus bas dans les sondages, affaibli par les affaires (Bettencourt / Woerth). Tout cela le conduit à mener une politique économique teintée de protectionnisme voire de populisme. Il faut savoir que cette annonce intervient au lendemain de l’annonce de suppression d’emplois (environ 800) au sein de Teleperformance, une entreprise de mise en relation client. Les syndicats sont montés au créneau pour dénoncer le transfert d’activité vers la Tunisie et le Maroc. La société justifiait ses licenciements par une baisse d’activité liée à la crise et non à un transfert d’activité vers des pays à bas coûts.
Reste que malgré la crise, les créations d’emplois restent significatives dans ce secteur en France. En effet, ce domaine d’activité emploie environ 300 000 personnes dont près de 70 000 dans les centres d’appels à l’étranger. Selon le ministère de l’Economie et des Finances, l’offshore représenterait plus de 60 000 salariés aujourd’hui, contre 10 000 en 2004. Parmi eux, 30 000 salariés travaillent à partir du Maroc, 12 000 de la Tunisie, le reste est réparti entre le Sénégal et l’île Maurice. Par ailleurs, la «fuite» d’une partie des emplois n’aurait pas que des inconvénients. Loin s’en faut. L’externalisation et l’offshoring de ce service non stratégique pour les grands groupes, a permis a de nombreuses entreprises françaises (PME/ PMI/ TPE) de se créer, de se développer ou encore de se diversifier. Le Maroc, comme d’autres pays, a constitué et constitue un relais de croissance pour ce genre d’activités et bien d’autres encore.
La vision quelque peu idyllique de Laurent Wauquiez ne peut masquer les réalités économiques. Les prix sont sans cesse tirés vers le bas, des fois même sous la pression croissante des associations de consommateurs et du gouvernement. Les entreprises françaises ont donc suivi le mouvement et n’ont pas attendu le feu vert des politiques.Du coup, il se pourrait bien que l’annonce politique exprimée par le gouvernement français se solde par un coup d’épée dans l’eau. En conclusion, peu de chance de voir des fermetures de centre d’appel au Maroc et ailleurs.
Rachid Hallaouy Yabiladi.com
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Printemps, saison des MRE, automne, hiver, ou les saisons vaches à lait marocaines…
19.7.2010 par admin.

L’on frotte le tapis rouge des investisseurs toute l’année, dont une partie se nomme MRE. De fait la saison de l’été se transforme chaque année en saison des MRE. Le printemps étant la saison des retraités, l’automne des résidents que l’on attire fiscalement, et l’hiver celui des entreprises, en saupoudrant l’année entière de touristes de passage. Cerise sur le gâteau, les médias qui observent le terrain… Comme déjà abordé dans nos propres articles, de quels MRE parle-t-on ?
Pas étonnant que les médias qui reprennent le sujet régulièrement n’y montrent parfois qu’une image orientée, soit pour des raisons de ligne éditoriale, politiques, sociales ou autres et selon son auteur, et que chacun se limite ainsi à sa propre vision sur ces MRE. Il en est de même d’ailleurs pour la vision des ERM, des étrangers qui résident au Maroc, ou des FRE, Français résidant au Maroc mais vus de la France… Donc des visions qui sont entretenues par les divers écrits comme sur Internet, peut-être par manque de transparence du sujet MRE entendu depuis quelques années par les diverses autorités qui ne visent elles aussi qu’une image trop arrêtée sur cette communauté.
Le MRE, Marocain expatrié qui revient chez lui chaque année, serait le modèle type que l’on nous montre régulièrement, mais sur une population estimée à plus de 5 millions de MRE, combien sont dans ce type de classification encore, et resteront-ils en nombre dans le temps ? A voir les jeunes débarquer de France, nous voyons de plus en plus une autre catégorie que celle visée uniformément dans les discours, qui même s’ils ont officiellement des droits au Maroc par une binationalité sont de plus en plus des Européens, de seconde, de troisième, voire de quatrième génération parfois, qui ne découvrent le pays de leurs anciens qu’en total décalage culturel. A les entendre réagir aussi sur de nombreux sites ou blogs Internet il semble aussi qu’ils ne se sentent pas toujours les mieux accueillis au pays de leurs pères, souvent moins bien d’ailleurs selon eux que les touristes classiques.
Il serait temps de clarifier la notion de MRE de manière plus sociologique et plus stratifiée, ce que sait faire l’ensemble des médias involontairement si nous les réunissons par leurs visions diverses et leurs articles réguliers, mais cela serait à faire dans un objectif certainement moins intéressé et plus scientifique. Mais au regard de la crise, des rentrées financières moindres des MRE, d’investissements réduits de leur part, du Ramadan qui arrive et qui durera pendant la saison des MRE pour les prochaines années, les chiffres parleront encore, au même titre que les médias.
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Arrivées estivales des MRE : « Wech-Wech cousin », vaches à lait ou simples vacanciers? C’est la « saison » des « zmagris », l’occasion pour la presse marocaine de sortir de nombreux numéros spéciaux MRE, de s’approprier de différentes manières ce « grand retour » estival – mais aussi de nourrir des clichés gros comme des tours HLM…

Il n’y a pas que la Fondation Mohamed V qui souhaite la bienvenue aux MRE. Quotidiens, hebdomadaires, mensuels – la presse s’est également saisie du dossier des vacances au bled. Le quotidien gratuit Aufait prévoit un numéro spécial MRE à sortir dans les prochains jours, Les Echos l’a publié il y de cela plus d’une semaine. L’hebdomadaire Le Temps consacre une enquête spéciale aux MRE et le Courrier de l’Atlas le dossier de son édition juillet/août.
Les titres démontrent déjà les différences de perception qui peuvent exister. Si Le Temps annonce en couverture de son numéro 58 (10-16 juillet 2010) « la fin du mythe des MRE », il parle plutôt de l’économie de la « saison des MRE » dans les pages consacrées au sujet. Une analyse économique qui reflète une grande partie des discours médiatiques en la matière. Les MRE sont vus à travers leur apport économique au pays d’origine, on parle de bonne ou de mauvaise « saison », et on décrypte les politiques mises en place pour favoriser une bonne « récolte ». Bien sûr, les analyses changent selon le point de vue de l’auteur. Les uns critiquent, les autres présentent les mesures prises par les autorités.
Le titre du supplément des Echos du 5 juillet 2010, entre dans le deuxième cas de figure. Intitulé « Le grand retour », l’idée de la « saison » est proche, et le contenu en témoigne. Financé par le ministère chargé de la Communauté marocaine résidant à l’étranger, il était prévu, selon nos informations, qu’il ne traite que le sujet des investissements des MRE au Maroc. Par manque de textes, d’autres sujets (culturels) ont trouvé leur place dans le supplément, mais l’objectif du ministère des MRE est clair. Inciter davantage de MRE à s’engager sur le terrain des investissements productifs au Maroc, secteur qui traine un peu la patte en comparaison aux transferts d’argent. Mais ces derniers aussi auraient dépassé leur zénith. La « saison 2007 » était la meilleure de l’histoire, avec environ 55 milliards de dirhams transférés. Depuis, la « récolte » baisse, dépassant à peine les 50 milliards de dirhams en 2009.
Le ministère est actif pour rendre le pays plus attrayant pour des investissements des MRE, mais il bataille également sur le champ des discours. Les liens entre MRE et le Maroc sont présentés en permanence comme étant tout à fait « naturels ». Douter de l’appartenance d’un ressortissant étranger d’origine marocaine n’entre pratiquement pas dans le possible des discours officiels. Le ministère insiste plutôt sur le MRE jeune, actif, peut être entrepreneur, en tout cas hautement qualifié, quelqu’un qui s’investit dans le développement de son pays d’origine. Comme le précise le ministre Mohamed Ameur dans ce même supplément, son département privilégie pour cela, « bien plus encore que [les] investissements directs, la mobilisation de nos compétences expatriées ».
Cette image, on peut la retrouver par exemples dans les brochures de l’opération Marhaba de la Fondation Mohamed V. Mais les photos choisies par Les Echos pour illustrer le supplément MRE reflètent plutôt le contraire. Meilleur exemple : l’interview dans lequel M.Ameur explique sa stratégie pour améliorer l’investissement des MRE dans les secteurs productifs au Maroc est illustrée, sur deux pages, par une photo d’un groupe d’ados en pull à capuches et/ou avec casquette, sous la pluie, en bas d’un bâtiment en très mauvais état (voir ci-dessous). C’est cette image triste qui entoure la photo du ministre. En constatant l’anachronisme entre l’illustration et le contenu, le ministre a dû se dire, dépité : « Ils m’ont karchérisé mon message ! »

Mais cela reste une image courante, qui reflète bien ce réflexe répandu au Maroc d’associer les MRE aux jeunes « racailles » de banlieue traînant dans la rue et au stéréotype du « wesh wesh couz » qui vient au Maroc pour frimer et se déchaîner. Ce stéréotype, Casawaves, blog d’un expatrié français à Casa, l’entretient à l’état pur à l’occasion des vacances d’été, dans son fil d’actualité sur Facebook. Le titre en dit déjà long : « Wesh cousine ! » L’auteur, « Miss Casa », fait dans le populisme et la moquerie teintés de condescendance : Casa serait maintenant « envahie » par Momo, Rachid et Elham (MRE, sic!), au « look wech-wech », rêvant « d’importer la mode urbaine des voitures brûlées au Maroc » pour l’un, et du passeport d’une petite amie italienne (tout en épousant une « bent bladou pure souche ») pour l’autre. La fille, « MREtte », « joue la starlette sur les plages […] mais dès qu’elle entrouvre ses lèvres, on a presque envie de ‘l’éteindre’, tellement elle fait ’sa bouffonne ’ ». Le « manque de scrupules de Rachid, le manque de respect de Momo, et le manque de classe d’Elham » seraient même capables de « rendre Casa plus bordélique qu’elle ne l’est déjà ».On peut apprécier la caricature et l’ironie, encore faut il avoir un message à transmettre pour éviter la moquerie gratuite. Ce message est toutefois difficile à trouver…
Un monde sépare ce texte du dossier « Réussir ses vacances au Maghreb » du Courrier de l’Atlas dans son numéro juillet/août. Sans parler des MRE et de les juger, ce dossier s’adresse directement à tout ceux qui, justement, veulent passer leurs vacances au Maghreb. « Tonton du bled » de 113 y trouve son entrée, le ramadan qui s’avance de plus en plus vers l’été, des conseils « comment éviter les galères au bled »… Des articles qui s’adressent à ce que sont les visiteurs en été : des vacanciers dans un pays que certains connaissent mieux, d’autres moins bien. Certains sont plus intéressés à ce qui s’y passe que d’autres, et ces intéressés, le Courrier de l’Atlas les invite notamment à suivre une visite proposée par Casamémoire. Un tour de Casa en dehors des sentiers battus, qui tente de montrer ce que cache le stéréotype de Dar el Beida, la bordélique.. A méditer.
Frederic Schmachtel Yabiladi.com
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Maroc. Le SMIG est dans le Smog…
14.7.2010 par admin.

La moindre des choses est de respecter les minima sociaux. Ceci vaut en général pour les visiteurs dans un pays étranger. Choses que suivent de nombreux investisseurs et entrepreneurs qui s’installent au Maroc dans leurs projets. Choses que reconnaissent aussi beaucoup de Marocains en travaillant pour ces étrangers. Si cela est une évidence de fonctionnement dans les pays hyper administrés, la règle est bien autre encore pour le personnel de base non qualifié au Maroc.
Si le SMIG est dans un certain brouillard légalement pour beaucoup, que devrait-on dire du SMAG, le minimum dans le secteur agricole inférieur de 30%, quand ces petites mains rurales sont encore payées, sans parler des conditions de service, de travail ou de vie, parfois limites humainement parlant. Le secteur implicite économique laisse aussi une grande part de mauvaise liberté à de nombreux petits entrepreneurs, mais toujours dans le mauvais sens pour les comptes et les heures de travail effectifs des employés et ouvriers.
Un peu plus de 2,2 millions de Marocains sont officiellement inscrits à la caisse de la CNSS pour rappel, et peuvent ainsi être respectés autrement. Sur 32 millions d’habitants, il reste du travail pour sortir du Smog…
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Économie
Faut-il lier la progression du Smig à l’inflation ?
En cinq ans, le Smig mensuel a augmenté de 11,3% pour une durée de travail allégée, alors que le coût de la vie progressait de 11,7%.
L’indexation du salaire minimum sur l’inflation figure dans le code du travail mais elle n’est pas appliquée.
La mesure permettrait d’apaiser la tension sociale, mais les entreprises y sont réticentes.
C’est fait ! Depuis le 1er juillet, le salaire minimum interprofessionnel garanti (smig) vient d’augmenter dans le secteur du textile et de l’habillement. Il prend ainsi 2,5% de plus, atteignant 10,39 DH l’heure. Le secteur constitue toutefois une exception. Cette revalorisation est en fait l’application de la troisième tranche de la hausse de 10% du Smig décidée en 2008 au profit des secteurs de l’industrie, du commerce, des professions libérales et de l’agriculture. Alors que pour les autres secteurs, l’augmentation a été appliquée en deux temps (5% le 1er juillet 2008 et 5% le 1er juillet 2009), une exception avait été accordée pour le secteur textile au motif que celui-ci était en proie à des difficultés économiques : ladite augmentation avait été étalée sur quatre ans à raison de 2,5% par an. C’est donc le 1er juillet 2011 que les travailleurs du textile et de l’habillement auront un Smig aligné sur le reste des autres secteurs, soit 10,64 DH l’heure. Sachant que le nouveau code du travail, entré en vigueur en 2004, fixe la durée normale de travail dans les activités non agricoles à 2 288 heures par année ou 44 heures par semaine (article 184), le Smig, si on le mensualisait, serait de 2 030 DH pour l’ensemble des secteurs, à l’exception du textile où il serait de 1981 DH, en attendant 2011.
10% de rattrapage en 2004 avec l’arrivée du nouveau code du travail
Certes, le Smig mensuel n’a plus cours depuis 2004, date d’entrée en vigueur du nouveau code du travail. Ce texte, qui est venu après une longue bataille entre les syndicats et les employeurs, a en effet consacré la notion de Smig horaire, et, du coup, la référence à la mensualité qui correspondait à l’époque au Smig effectivement perçu par les salariés, disparaît. Le ministère de l’emploi avait cessé dès le 7 juin 2004 de publier le Smig mensuel, et même journalier, se contentant d’indiquer le Smig horaire.
De combien ce Smig a-t-il évolué ? Une revue des différentes hausses opérées depuis cinq ans montre que le Smig horaire aussi bien celui appliqué à l’industrie, au commerce et aux professions libérales que celui relatif à l’agriculture, a considérablement évolué. Ainsi, entre début juin 2004 et juillet 2009, le cumul des augmentations aboutit à un taux de 21,55%. Considérées en valeur relative, ces augmentations paraissent conséquentes, la majorité des salaires, dans le cadre d’une carrière sans promotion s’entend, n’ayant pas évolué d’autant en cinq ans.
Il faut cependant compter avec le changement intervenu dans le code du travail. En effet, avec son entrée en vigueur en 2004, on avait constaté que le Smig mensuel qui était de 1826,24 DH tombait le lendemain à 1761 DH, alors même qu’une augmentation de 5 % venait d’être accordée. Cela sachant que le Smig horaire, lui, passait de 8,78 DH à 9,22 DH.
L’explication réside dans le changement de la durée de travail. En effet, avec l’arrivée du nouveau code, la durée de travail hebdomadaire avait baissé de 48 heures à 44 heures. Or, le code, dans son article 184, alinéa 4, est clair là-dessus : «La réduction de la durée de travail dans les activités non agricoles de 2 496 à 2 288 heures dans l’année et dans les activités agricoles de 2 700 à 2 496 heures dans l’année n’entraîne aucune diminution du salaire». Logiquement, en vertu de cette disposition, les «smigards» ne devaient subir aucune diminution de leur salaire après l’entrée en vigueur de ce code. On s’en souvient, il y eut un long et vigoureux débat là-dessus et les syndicats avaient réclamé une augmentation qui devait permettre au moins de maintenir le Smig à son niveau d’avant le nouveau code. Suite à quoi, il y eut les deux augmentations de l’été 2004 : +5% le 7 juin et +5% le 1er juillet. Ainsi, le Smig horaire passait à 9,66 DH et, en théorie, à 1845 DH par mois, soit légèrement plus que les 1826 DH qui étaient en vigueur auparavant, mais pour quatre heures de moins travaillées par semaine !
Vient ensuite l’augmentation de 10 % de 2008 dans le cadre du dialogue social, une augmentation étalée sur deux ans, à raison de 5% par an, sauf pour le secteur du textile et habillement qui bénéficia d’un étalement sur quatre ans. En cinq ans, donc, le Smig mensuel qui était de 1826 DH dans l’industrie est passé à 2 032 DH. En annulant l’effet de rattrapage dû au nouveau code (deux augmentations de 5% chacune) la hausse n’est que de 11,3%.
Les syndicats continuent à demander un Smig à 3 000 DH par mois !
Aujourd’hui (sauf pour le textile, encore une fois), le Smig dans l’industrie est à 10,64 DH l’heure et à 2 032 DH pour ceux qui ont la chance de travailler un mois. Pour les syndicats, c’est très insuffisant. Et cette question, d’ailleurs, s’invite régulièrement à la table des discussions dans le cadre du dialogue social. Des syndicats ont même revendiqué un Smig mensuel de 3 000 DH «au minimum». Mais ni le gouvernement ni le patronat n’entendent discuter pareille revendication. Le premier parce que, explique-t-il sans cesse, il a déjà procédé à des revalorisations salariales et à deux baisses successives de l’impôt sur le revenu, le second (le patronat), en raison, dit-il, de la conjoncture et de la fragilité des entreprises face à cette conjoncture.
«Normalement, cette discussion ne devrait même pas avoir lieu. Se déchirer à intervalles réguliers sur le Smig, c’est-à-dire sur un minimum vital, c’est une perte de temps et d’énergie. Il existe une méthode simple pour clore définitivement ce dossier : indexer le Smig sur l’inflation», explique Abdellah Lefnatsa, responsable syndical UMT à Rabat. Ce que dit notre syndicaliste, c’est exactement, avec peut-être d’autres mots, le sens de l’article 358 du code du travail : «Le salaire minimum légal s’entend de la valeur minimale due au salarié et assurant aux salariés à revenu limité un pouvoir d’achat leur permettant de suivre l’évolution du niveau des prix et de contribuer au développement économique et social ainsi qu’à l’évolution de l’entreprise».
Le principe de l’indexation du Smig sur l’inflation est donc bel et bien consacré par le législateur dans le nouveau code du travail. Et en vérité, ce n’est pas une nouveauté, puisque le code ne fait que reconduire, de manière moins explicite, ce qui existait déjà depuis 50 ans, c’est-à-dire le dahir du 31 octobre 1959 relatif au relèvement général des salaires en fonction de l’augmentation du coût de la vie. Ce dahir, plus favorable aux salariés puisqu’il avait institué un «relèvement général des salaires», a été abrogé après l’entrée en vigueur du code du travail de 2004, mais l’esprit du texte y est repris, de façon plus limitée : il n’est plus en effet question de salaires de façon générale mais simplement de Smig à adosser à l’évolution des prix, ou à ce qu’on appelle plus communément l’inflation.
La crainte de la spirale inflationniste
Pourquoi cela ne se fait-il pas ou plus ? Parce que, d’une part, des employeurs ne le veulent pas, invoquant la maladresse de ceux qui ont négocié ce code du travail, «guère favorable à l’entreprise», et, d’autre part, le gouvernement croit y voir un «aliment» de l’inflation à éviter à tout prix.
Un moment, raconte un syndicaliste, Driss Jettou, lorsqu’il était encore aux affaires, était à deux doigts d’accepter le principe de ce que les syndicalistes appellent l’échelle mobile des salaires, c’est-à-dire tout simplement l’indexation de ceux-ci sur l’inflation. Il dut faire marche arrière par crainte de cette fameuse spirale inflationniste que sa mesure risquait de déclencher.
Pourtant, ailleurs, l’indexation du Smig à l’inflation et/ou à d’autres paramètres est une réalité. Pour ne prendre que les économies proches du Maroc, la Pologne par exemple ajuste son Smig une ou deux fois par an, sur la base des prévisions d’inflation du gouvernement, Malte a institué une indexation automatique, la Turquie procède à sa révision chaque année ou, au minimum, tous les deux ans, etc.
Faut-il alors lier le salaire minimal au coût de la vie ? Si l’on fait le calcul de l’inflation entre 2004 et 2009, on se retrouve avec une progression de 11,7% alors que le Smig, lui, a pris 11,3% pour une durée de travail réduite de quatre heures. On le voit, les progressions sont similaires. Si le Maroc décidait d’opter pour l’indexation, est-ce que cela nuirait réellement à la compétitivité des entreprises, comme on le dit tout le temps ici et là ? Une chose est sûre : il vaut mieux augmenter le Smig de 2% par exemple, comme moyenne annuelle d’inflation, calmement, plutôt que de devoir y céder sous la contrainte de la négociation et de manière brutale, ce qui risque de donner des hausses beaucoup plus importantes, en période de tension sociale.
Réfractaires : Qui applique le Smig ?
Si des statistiques n’existent pas sur le nombre d’entreprises ne respectant pas le SMIG ou le nombre de salariés concernés, les données de la CNSS en donnent une idée.
A fin décembre 2009, 42% des salaires déclarés sont inférieurs à 2 000 DH par mois. Cette information est à relativiser en tenant compte du nombre de mois travaillés dans l’année. Nous l’avons écrit ici même, plus de 1/5e des salariés est déclaré moins de cinq mois dans l’année (voir à ce sujet «La Vie éco» du 18 juin 2010).
Il ne semble pas pour autant que ce soit la seule explication à l’importance de la part des salaires (42% tout de même !) qui sont inférieurs à 2 000 DH.
Salah Agueniou
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Crise + Ramadan = le grand point d’interrogation du secteur du tourisme au Maroc…
13.7.2010 par admin.

Voilà deux années que les professionnels du tourisme nous parlaient avec une certaine inquiétude de la période du Ramadan, qui arrivera pour les prochaines années en pleine saison estivale. Nous voilà au point de rendez-vous à l’heure et il ne semble pas que les solutions ni les propositions soient arrivées pour autant afin de réduire ce qui risque bien de se passer cette année et les prochaines. Principe de précaution ignoré ou simple calcul préalable non abordé par les gestionnaires du secteur, le bilan tombera donc en septembre prochain.
Certains prévoient déjà moitié moins, mais sur une base qui serait déjà plus que moindre depuis la crise, que devrait-il en rester, sans parler du comportement attentiste de nombreux en ce secteur misant sur la roue de secours MRE… catégorie fortement appréciée et encadrée, pensant que ce serait la réponse à de nombreux maux économiques après les visiteurs ou investisseurs étrangers… Faut-il s’installer devant sa porte d’hôtel chaque matin, le journal en main et son petit café pour attirer le client et remplir ses chambres en se basant uniquement sur un Inch’Allah en conclusion ?
Mais qui attendrait qui dans le secteur touristique pour les prochaines années ? Les hôteliers ou les clients ?
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Économie
Les hôteliers et les voyagistes s’attendent à un été morose à cause de Ramadan
Certains professionnels s’attendent à une baisse de 50% de leurs activités.
Les agences de voyages n’ont pas anticipé et proposent les mêmes offres que les années passées.
Ni l’Omra ni les Marocains résidents à l’étranger (MRE) ne pourront sauver la saison.
Les professionnels du tourisme s’attendent à une saison estivale mitigée en raison de Ramadan. Beaucoup de voyagistes s’accordent à estimer que leur activité durant la saison estivale baissera de l’ordre de 50%.
«Les rares demandes que nous recevons pour des réservations pour la période de l’après-Ramadan émanent de personnes seules ou de couples sans enfants, qui sont souvent des fonctionnaires», déclare un agent de voyages à Marrakech. En effet, pour les salariés du secteur privé, il est difficile de prendre ses congés en septembre qui est considéré par les entreprises comme une période de reprise de l’activité, sans oublier que la rentrée des classes a lieu durant ce mois.
Le même constat est dressé par Mustapha Boucetta, président du CRT de Tanger, qui estime que la saison sera mauvaise, même si les hôtels sont surbookés en juillet. En effet, beaucoup de ceux qui veulent profiter d’un repos en compagnie de leur famille ont avancé leur congé, quand ils en ont la possibilité.
A Agadir, par exemple, qui est comme on le sait l’une des destinations préférées des nationaux durant la saison estivale, il est difficile de trouver des chambres pour le mois de juillet. La ruée vers cette ville est davantage encouragée par l’ouverture de l’autoroute, gratuite de surcroît durant un mois. Résultat : les prix flambent dans les hôtels classés qui savent qu’ils vivront un mois d’août très morose.
Pour sauver les meubles, les hôteliers de Tanger sont en train de réfléchir à des formules Ramadan destinées aux nationaux avec des prix «défiant toute concurrence», c’est-à-dire, précise sans grande conviction M. Boucetta, des packages en pension complète avec le prix de la chambre symbolique.
Une offre inadaptée pour les voyages à l’étranger
Quant aux agences, on aurait pu s’attendre à les voir réagir aussi en proposant des packages pour le mois de juillet. Or, étrangement, il n’en est rien. Les produits proposés sont pratiquement les mêmes que pour les autres années. Mais quand bien même elles auraient pris cette initiative, analyse un spécialiste, les agences auront du mal à y répondre parce que, généralement, elles ne réservent pas beaucoup de places auprès des compagnies aériennes et des hôtels, de peur de ne pouvoir les vendre. Il est quand même curieux que ces professionnels n’aient pas fait preuve d’anticipation. Ils savaient tous, depuis des années, que Ramadan coïncidera avec l’été durant les premières années de la décennie 2010.
L’Omra de Ramadan ne s’annonce pas non plus fructueuse. D’ailleurs, il est constaté que la demande avait baissé l’année dernière. Cette évolution est expliquée par un voyagiste par la chaleur qui sévit dans les Lieux saints durant l’été. «La moyenne d’âge des Marocains qui accomplissent le hadj et l’Omra est supérieure à 60 ans, une population qui ne peut pas supporter de vivre à 40 degrés à l’ombre», explique-t-il.
Pour les voyagistes marocains qui font du réceptif, il apparaît également que les réservations ne sont pas au rendez-vous. Certes, le Maroc est parmi les destinations qui recueillent le plus d’intentions de voyages chez les Français qui constituent la plus grande partie des visiteurs qu’accueille le Maroc. Mais la crise est passée par là, et il semble que ces clients préféreront rester dans l’Hexagone. Selon un spécialiste du réceptif, c’est surtout Ramadan que redoutent les touristes étrangers.
Il est temps, pensent certains voyagistes, que le Maroc communique intelligemment pour attirer les touristes y compris durant le mois de Ramadan, surtout que dans les quatre ou cinq ans à venir, le phénomène va se répéter. L’on sait que l’Office national marocain du tourisme (ONMT) vient de lancer une étude pour se pencher sur la question, mais, pour la saison actuelle, il ne faut pas espérer grand-chose en termes de communication sur ce plan.
Enfin, les MRE (Marocains Résidents à l’Etranger) ne peuvent pas sauver la saison estivale. Ceux parmi les MRE qui passent Ramadan au Maroc sont ceux de l’ancienne génération, que le mois sacré soit en été ou en hiver. Les plus jeunes ont un comportement d’un touriste normal. Autant dire que cette année, la saison estivale s’annonce plutôt avec de la grisaille ! M.M
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Ciel bleu pour Paris en échange de l’électricité verte du Maroc, mais avec option nucléaire en contrepartie !
12.7.2010 par admin.

Maroc. Un pays qui demain sera un exemple sur le plan de l’énergie solaire et éolienne fait exprimer un paradoxe aux amis français, du moins à Paris intra-muros. A une époque où chacun parle dans l’hexagone français comme en Europe de non-pollution, d’écologie, de vert par ci pour ne plus voir le noir que nous connaissions, à l’heure où la technologie avance vers la nouveauté, voilà que Paris échangerait de l’énergie verte du Maroc contre l’option… du nucléaire !
Le paradoxe était trop tendu pour ne pas le saisir… sans parler de la quasi-condition, “tu me prends ma centrale, ensuite nous discuterons du reste…”

Tenir ses exigences internationalement en utilisant de l’énergie verte produite au Maroc tout en continuant chez les autres de placer son nucléaire noir clé en main, voilà un échange lourd de conséquences diverses dans le temps pour les héritiers…
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Paris renforce son aide à Rabat pour y garder sa première place
La rencontre de haut niveau entre la France et le Maroc s’est soldée par la conclusion de dix accords et conventions.
MARIE-CHRISTINE CORBIER, LES ECHOS
Entre la France et le Maroc, «le ciel est bleu», affirmait la ministre française de l’Economie, Christine Lagarde, vendredi, au Medef, au côté du Premier ministre marocain, Abbas el-Fassi. Dix accords et conventions ont été signés, vendredi, à Paris, dans le cadre de la dixième rencontre franco-marocaine.
Comme prévu (Les Echos du 2 juillet), plusieurs accords ont été conclus dans le secteur de l’énergie. Un accord-cadre doit, selon le Premier ministre, François Fillon, permettre «d’accompagner le Maroc sur le chemin de l’énergie nucléaire […]». Plus tard, la France «fera naturellement des propositions commerciales», a-t-il assuré. La France soutient aussi la stratégie du Maroc dans les énergies renouvelables : un accord de coopération institutionnelle a été conclu. Pour atteindre ses objectifs européens, la France pourra compter sur l’électricité verte produite au Maroc. Les deux pays coopéreront aussi dans le solaire, l’Agence française de développement (AFD) contribuant notamment au financement du projet de centrale de Ouarzazate. D’autres conventions ont été signées pour soutenir la stratégie d’accès aux soins primaires du ministère de la Santé, la pêche, la réhabilitation du réseau d’eau de la régie d’Oujda ou encore le financement d’un projet de dessalement et d’irrigation dans la région d’Agadir.
La France a assuré le Maroc de son soutien à sa politique de grands chantiers. Les financements concessionnels de l’Agence française de développement (AFD) pour la période 2010-2012 seront ainsi portés à 600 millions d’euros au lieu de 460 millions d’euros pour la période 2007-2009. «Le renforcement de la cadence de réalisation des grands chantiers jette les bases d’une nouvelle ère de développement», a déclaré le Premier ministre marocain, Abbas el-Fassi.
Le Maroc «reste» le premier partenaire de coopération de la France, explique-t-on à Matignon. Mais «il est temps de passer à une nouvelle étape» et de «mettre les bouchées doubles» pour garder ce premier rang, a prévenu, vendredi, la patronne du Medef, Laurence Parisot.
Sur la période 2008-2010, le Maroc a bénéficié d’un soutien de la France de plus de 1,5 milliard d’euros au total, affirme t-on à Matignon ; à travers des financements concessionnels destinés notamment au financement de la réalisation par les entreprises françaises du projet de ligne à grande vitesse, des tramways de Rabat et de Casablanca.
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France ou Maroc. Faut-il suivre les moutons de Panurge, même au niveau de l’investissement ?
10.7.2010 par admin.

Celui qui voit plus loin a toujours un coup d’avance dans le temps. Ce n’est pas ce qui ressort de la masse en matière d’évolution, de développement, pas plus en matière d’investissement, quel que soit le niveau de ses moyens. Chacun suit quelqu’un s’il n’est maître de sa personne et de sa vie.
Quand tout fonctionne un moment, chacun se donne raison de son choix et clame ce dernier comme le bon. Beaucoup moins bruyantes sont les victimes en fin de cycle quand, en suivant la troupe, la masse se retrouve dans le déshonneur silencieux des poches vidées ou perdantes. Vous entendrez d’ailleurs et vous lirez sur tous les médias les réussites plus que les échecs, laissant penser à tous que le positif dominerait le négatif des situations, à tort. Tout un fonctionnement psychologique que beaucoup de ceux qui approchent les sciences humaines vous confirmeraient.
Pas les seuls d’ailleurs. Ceux qui attirent les masses sous l’appellation de commerce ou de marketing l’ont bien compris aussi, mais eux ne tentent pas de vous l’expliquer, mais de l’utiliser à leurs seules finalités bénéficiaires égoïstes.
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Tendances : le cerveau reptilien de l’investisseur
Stéphane Desjardins

Pourquoi les investisseurs et leurs conseillers se comportent-ils trop souvent comme un banc de poissons ? C’est la question que se pose cette semaine Jason Sweig, chroniqueur au Wall Street Journal (WSJ).
Dans un texte intitulé « So That’s Why Investors Can’t Think for Themselves » le journaliste fait appel aux scientifiques pour expliquer le comportement des investisseurs. « L’Homme est un animal social » disait Aristote. Il semble qu’en matière de choix d’investissement, cette maxime s’applique pleinement.
Selon la publication scientifique Current Biology, la valeur que vous donnez à quelque chose va monter à vos yeux si quelqu’un vous dit qu’elle est élevée. À l’inverse, elle va baisser si on vous affirme qu’elle est moins attrayante.
Ça ne s’arrête pas là. Si votre évaluation est conforme à celle des autres, la partie responsable du traitement des récompenses dans votre cerveau passera en mode haute vitesse et vous procurera une sensation de bien-être. C’est pourquoi les investisseurs qui se conforment à l’effet de foule se sentent vraiment bien dans leur peau après avoir fait leur choix.
En suivant le troupeau, les investisseurs se sentent non seulement en sécurité, mais ont également beaucoup de plaisir.
C’est ainsi que le WSJ explique les changements rapides observés dans les marchés par les temps qui courent. De plus, on comprend mieux pourquoi il est si difficile de dénicher de véritables investisseurs de type contrarian. L’investisseur moyen est naturellement porté à consulter « le consensus qui prévaut sur Wall Street » ou chez les analystes avant de faire ses choix.
Le journal fait état de cette expérience menée par l’University College de Londres. On a demandé à 28 personnes de choisir une liste de chansons qu’elles voulaient acheter en ligne. De cette liste, elles devaient en faire une sélection. Avant de faire leur choix, ils devaient lire les recommandations de ces chansons par des « experts » de la musique. Une fois qu’ils avaient lu l’opinion de ces experts, ils devaient faire leur choix final. Pendant toutes ces étapes, les chercheurs regardaient ce qui se passait dans leur cerveau grâce à un scanneur à résonance magnétique.
Les scans ont démontré que, dès que les sujets découvraient qu’ils avaient choisi une chanson « validée » par un expert, les cellules du stratium ventral se mettaient en mode hyperactif. Le stratium ventral est une section du cerveau qui agit comme centre de récompense. Il est saturé de neurones inondés de dopamine qui réagissent lorsqu’une personne est exposée à des plaisirs comme le sucre ou le sexe.
Les chercheurs considèrent que lorsque vous apprenez que quelqu’un est d’accord avec vous, vous en retirez immédiatement du plaisir. C’est ainsi dans toutes les sphères de la vie et, surtout, lorsqu’on parle d’argent. Ce genre d’influence (l’opinion des autres) a un effet quasi immédiat sur votre cerveau. C’est une question de secondes. Les scientifiques croient que ce mécanisme du cerveau est à l’origine du phénomène de dissémination rapide d’une opinion au sein d’une grande population d’investisseurs.
D’autre part, les chercheurs ont découvert que lorsque les sujets apprenaient que les experts s’entendaient entre eux, peu importe s’ils étaient d’accord avec leurs opinions, cela stimulait de l’activité dans l’insula, une région du cortex cérébral associée notamment à la douleur et à la conscience accrue de son corps. Ce qui suggère, selon les scientifiques, que lorsque l’on est en accord avec les autres, cela attire immédiatement notre attention. Impossible, dans ces conditions, d’ignorer un consensus entre experts, si vous êtes un investisseur.
Benjamin avait raison
Le WSJ corrobore ainsi les propos de Benjamin Graham, investisseur légendaire et idole de Warren Buffett et ceux d’autres investisseurs contrarian. Graham affirmait que le marché ne soupèse pas chaque titre pour sa valeur intrinsèque. Au contraire, le marché est une « machine à voter », où des hordes d’individus enregistrent leurs choix en partie basés sur la raison, en partie sur l’émotion. Le journal considère que Graham avait instinctivement compris que « l’effet de troupeau » chez l’investisseur fait donc partie de la condition humaine.
Le chroniqueur suggère que lorsque le troupeau s’en va dans une direction, l’investisseur (ou son conseiller) devrait considérer d’aller dans le sens inverse. La liste des nouveaux titres à la baisse depuis 52 semaines est un excellent guide de ces sociétés injustement battues par le marché. Puis, il faut faire ses devoirs : lire les bilans financiers, trouver les informations se rapportant aux produits et aux compétiteurs, pour déterminer la valeur de l’entreprise. Tout en ignorant le cours actuel de son action.
Le WSJ suggère également de tenir un registre permanent de ce qui motive les choix de placement. De cette façon, vos arguments seront « écrits dans la pierre » s’il vous prenait un doute ou, pire, l’envie de céder au fameux « effet de troupeau ». Ce qui peut être pratique quand on a à s’expliquer avec un client.
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