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Archive de la catégorie Ecologie

CHBIKA, au Maroc ? Une nouvelle ville dans le sud qui émerge des sables

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Non, ce n’est pas un mirage !

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Chbika ? Si le nom commence à résonner aux oreilles, cela reste encore vague pour beaucoup, mais ne restera pas longtemps silencieux. Beaucoup de gens parlent du sud du Maroc en oubliant que cela commence au milieu du pays. Depuis des années les premiers investisseurs étaient un peu des pionniers, ceux d’une époque où les 4×4 ou les vieilles voitures d’Europe passaient devant chez eux en quête d’un repas, d’un peu de carburant et d’un lit ou d’une douche. 

Certains endroits comme les grandes villes du sud attendaient certainement de grands projets pour être en première ligne, chose faite désormais pour la ville de Tan-tan. Le monde attire le monde, le projet nommé CHBIKA fera son office désormais dans cette région et à sa suite de nombreux projets champignons ne manqueront pas. 

Projet est un faible mot pour cet oued que traversent les sudistes quelques kilomètres après avoir quitté El Ouatia, connue aussi comme Tan-tan plage. Une ville nouvelle est plus qu’un projet, une petite révolution plutôt que proposent la société OSRACOM et la CDG du Maroc. Une alliance, qui a su se créer dans l’oued Chbika, qui s’offre à l’Atlantique et qui mettra le désert marocain à 250 km de l’Europe. Tourisme, résidence, golf, mais aussi écoles, commerces, port et marina, bref un concept réfléchi qui transformera la région et qui ouvrira la porte pour de nouvelles orientations diverses. 

Philippe DELESALLE

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Club Med prend pied à Chbika? 

Le projet du Club Med de se renforcer dans le grand sud du Maroc que L’Economiste rapportait dans son édition du 9 novembre 2010, se concrétise encore plus.Initialement annoncé entre Dakhla et Agadir, mais des sources proches de Oued Chbika Developpement, filiale commune à Orascom et CDG Développement, on confie que ce projet verra plutôt jour dans la ville intégrée de Chibka dont les travaux de la première tranche de 500 ha viennent d’être lancés. Recoupement fait: Orascom est propriétaire de 4 Club Med dont celui, célèbre, de l’Ile Maurice et CDG, un des principaux actionnaires du Club (environ 10%).

L’Economiste - Mardi 16 novembre  

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http://www.leconomiste.com/article.html?a=104013 

Exclusif: «Nous tiendrons tous nos engagements»

Entretien avec Samih Sawiris, PDG d’Orascom Development Holding

pdg-osracom-chbika.jpg

· Crise ou pas, 6 milliards de DH seront investis dans le projet Chbika

· Trois ans pour avoir toutes les autorisations administratives

Orascom Development, filiale du groupe Orascom, est l’aménageur de la future station de Chbika au terme d’une convention signée en 2007 avec l’Etat marocain. Dans cette interview exclusive à L’Economiste à sa résidence à Zurich, son PDG promet de construire toute une ville intégrée et non pas une station balnéaire, concept banalisé à ses yeux. Malgré l’impact de la crise, rien ne sera changé à la dimension du projet. L’investissement de 6 milliards de dirhams sera maintenu. Mais il reconnaît que le calendrier final pourrait souffrir un tout petit peu.

- L’Economiste: Qu’est-ce qui a été fait depuis la signature de la convention sur le projet Chbika en 2007? Beaucoup de gens s’interrogent sur la capacité de votre groupe.

- Samih Sawiris: C’est partout pareil. Les gens ont l’art d’être sceptiques face à des projets d’envergure. Que n’avais-je pas entendu sur les autres projets? Que je ne vais jamais y arriver, que c’était trop compliqué à faire, trop ambitieux… Aujourd’hui, le site d’El Gouna en Egypte nous sert de sésame, de modèle, voire de carte de crédit, pour ne pas avoir trop à expliquer ce qu’on voudrait faire. C’est le cas pour convaincre les autorités helvétiques pour le projet d’Andermatt que nous réalisons actuellement dans les alpes suisses.
Les autorités marocaines ont bien connaissance de notre savoir-faire. Elles savent que seul le groupe Orascom Development dans la région Mena et Europe a l’expérience de projets de la dimension de Chbika, des projets qui partent de zéro pour aboutir à la réalisation de vraies villes intégrées.

- Que faites-vous alors du groupe Kerzner?

- Il n’a réalisé qu’un grand hôtel et quelques résidences immobilières, mais tout le reste est fait par les Etats. Notre mérite, dans des pays comme le Maroc, est de se substituer à l’Etat qui ne peut pas fournir tous les services à tous les endroits. Nous n’avons besoin que du foncier, le reste, nous nous en occupons. D’où notre volonté de nous implanter dans des endroits excentrés. Notre recette est toujours d’accroître la valeur de l’endroit, par conséquent, il faut commencer assez bas. Et où trouverait-on 15 millions de m2 à Marrakech, Agadir ou Casablanca… à des prix compétitifs.

- Trois ans après, Chbika est toujours à l’état de projet… Les doutes sont donc légitimes. 

- C’est peut-être normal, parce que les opinions publiques ne cherchent pas à savoir pourquoi l’Etat se donne beaucoup de temps pour délivrer les permis de construire. Pour le projet de Chbika, on a attendu trois ans pour avoir toutes les autorisations donc c’est faux de parler de retard. La dernière, nous l’avons obtenue en octobre 2010. Il faut dire aussi qu’au moment de signer la convention en 2007, le projet ne faisait pas partie du plan Azur; le site n’avait bénéficié d’aucun aménagement en amont. Nous avons donc pris un projet, qui est le plus gros au sud du Maroc. Pour procéder à la délimitation foncière, il fallait gérer les domaines publics hydraulique, maritime, portuaire, le domaine privé de l’Etat et l’assiette foncière privée. La consolidation de toutes ces données prend beaucoup de temps. De toute façon, trois ans pour obtenir tous les permis au Maroc c’est plutôt normal. Il m’a fallu 4 ans en Suisse…

- Oui, mais l’opinion publique a besoin de voir pour croire…

- Je concède. Trois ans après l’annonce du projet, l’opinion publique a le droit de croire que tout cela n’est pas sérieux, mais peut-être pas avec un groupe qui a fait ses preuves. Je pense que mon carnet d’adresses plaide pour mes engagements. S’il y aura retard sur les dates annoncées de livraison, il sera imputable à la crise qui a frappé le marché immobilier et donc, repousser l’acte d’achat. Mais nous aurons besoin de trois ans de travaux au plus pour le premier livrable du projet.

- Il est donc probable que l’échéancier de la livraison de l’ensemble aille au-delà de 2018?

- Nous ne sommes pas en train de nous dire qu’il faut finir et plier bagages. Car les Marocains qui travaillent ont droit d’y fonder espoir et les équipements collectifs, les écoles notamment sont destinées à leurs enfants. Notre objectif c’est de voir Chbika donner beaucoup aux Marocains. Nous voulons certes parvenir à un bon métissage des populations comme sur tous nos projets, mais l’objectif premier est de créer une ville avec des centaines de familles marocaines. C’est pourquoi, dans notre approche, il n’a jamais été question de faire de Chbika une station balnéaire, mais bien une ville intégrée. La réputation de l’endroit ne doit pas se faire qu’avec le volet loisirs et vacances bien que le volet hôtellerie soit nécessaire pour atteindre la masse critique et lancer la destination. D’ailleurs, nous nous investissons énormément pour garder le contrôle de nos projets, car une croissance exubérante sera nuisible à notre image et, par conséquent, préjudiciable aux affaires.

- Est-ce le montant de 6,8 milliards de DH d’investissement de départ sera revu pour cause de crise?

- Non, rien ne va changer, nous tiendrons tous nos engagements. On fait comme s’il n’y avait pas de crise à la seule différence que les ventes escomptées vont arriver plus tard que prévu. De toute façon, le montage financier reste le même. Le sourcing financier viendra à 50% des emprunts bancaires, 25% des acquéreurs et 25% de fonds propres.

- Pourquoi le choix de Chbika?

- Je recherche toujours la nouveauté. A vrai dire, je n’aime pas la concurrence. Voilà pourquoi j’ai arrêté de construire des bateaux lorsque tout le monde s’est lancé dans cette activité. De même, je suis parti de chez Krupp lorsque tout le monde a commencé à produire de l’acier…

- Y a-t-il d’autres projets en vue au Maroc?

- Certainement, mais pas avant que celui-ci ne soit fini.
De représentant commercial à PDG, Samih Sawiris est le seul de la fratrie à détenir des participations dans les trois branches du groupe familial : télécoms, constructions et tourisme. Il règne sans partage sur le secteur du tourisme. Issu de la bourgeoisie cairote, le PDG de Orascom Development est l’un des hommes les plus en vue d’Egypte.
 

Après avoir débuté comme représentant commercial en Egypte du groupe industriel allemand Krupp, puis de Volvo (moteurs de bateaux) à la fin des années 80, Samih Sawiris décide de voler de ses propres ailes. Il emprunte 30.000 dollars à son père pour s’associer à parts égales, avec un ami d’enfance dans un projet d’usine de construction de bateaux en fibre de verre. Commence alors une irrésistible ascension qui s’accompagne rapidement d’interrogations sur l’origine de sa fortune, une question sur laquelle il est sans équivoque. «Je ne suis pas né riche, mais pas pauvre non plus. Mon grand-père était le plus grand avocat d’Egypte».
Tout part d’une petite folie de jeune adulte. Avec ses amis, tous férus de bateaux, «il fallait trouver où parquer» leurs joujoux et «construire des villas et une marina». Le site actuel d’El Gouna s’y prête, mais ce sont les terres… désertiques de l’Etat, avec qui il passe un deal: adjoindre à son projet «d’enfant gâté» un hôtel. Vingt-ans plus tard et 1,5 milliard de dollars de fortune personnelle amassée, Samih Sawiris continue encore à flairer les bonnes affaires.
Un empire aux multiples ramifications

La réussite dans les affaires lui donne une légitimité incontestée. Le pharaonique «modèle» de ville intégrée d’El Gouna, jadis un désert que même l’Etat égyptien ne savait quoi en faire, est aujourd’hui «la carte de crédit» qui ouvre les portes au PDG d’Orascom Development Holding (ODH), Samih Sawiris.
Hors de ses bases, le groupe est présent en Jordanie, à Oman, aux Emirats arabes unis, Roumanie, Monténégro, Suisse, Royaume-Uni et au Maroc. De nationalité égyptienne, appartenant à la minorité chrétienne copte d’Egypte, Samih, 53 ans, est le deuxième des trois frères Sawiris (Naguib, 55 ans, PDG d’Orascom Telecoms et de Nassef, 49 ans, patron d’Orascom Constructions).

La famille est à la tête d’une des plus grosses fortunes du monde, estimée à près de 13 milliards de dollars selon le classement du magazine américain Forbes. Les Sawiris ont d’abord fait fortune dans le BTP, branche originelle du groupe Orascom fondé par le patriarche Onis, 74 ans. En Égypte, on les compare aux Rockefeller et aux Rothschild.
L’empire Orasom a été créé en 1950 avant d’être nationalisé en 1960 Gamal Abdel Nasser. Onis Sawiris s’exile en Libye jusqu’en 1972 avant de revenir à la maison retrouver ses trois fils déjà le pied à l’étrier. Depuis, le groupe est allé de succès en succès, jusqu’à sa cotation en Bourse. Scindé aujourd’hui en trois groupes indépendants, la branche télécoms, de loin la plus médiatisée et la plus rentable, pèse 8 milliards de dollars.

Propos recueillis par Bachir THIAM

Tourisme de luxe ou de masse, au Maroc. Les maux des autres et les siens

architecture-agadir.jpgSi le luxe permet d’améliorer par des marges plus importantes les réalisations techniques qui reçoivent les clients, ceci est valable dans tous les secteurs de service ; mais force est de constater que les premiers à avoir profité du tourisme au Maroc ont rapidement visé le “toujours plus” en chiffres, plus qu’en amélioration de la qualité générale, ou le collectif du Maroc qui, lui, appartient à tous les citoyens. 

Le développement se doit-il de marcher sur les aires communes, alors que le développement de masse tire les prix vers le bas, donc au détriment de certains aspects coûteux, comme l’écologie et l’environnement ? Ce qui ne rapporte pas, et qui plus est engage des dépenses, n’est pas vraiment au programme de nombreux comptables, financiers, investisseurs. 

Mais la force de l’évolution naturelle, par les manques énergétiques ou d’eau, comme de l’économie mondiale depuis fin 2008, semble rappeler désormais cet aspect collectif ; un bien, en somme, pour inciter les consciences privées. Mais ce qui se passe par la masse de touristes, se passe aussi par la volonté des gens du pays, qui profitent de cette manne nouvelle. 

Qui n’a pas entendu les plaintes, selon lesquelles tous les maux qui surgiraient au Maroc seraient imputables aux étrangers ? Des plaintes récurrentes chez ceux qui n’analysent pas vraiment les retours économiques, pas directement, disons, au premier abord. Les riads, les terrains, vendus à des prix parfois abusifs par la spéculation devant l’étranger, ont rapporté à de nombreuses familles qui, ce faisant, ont acquis un niveau de vie qu’elles n’auraient jamais pu atteindre sans ce développement qui, pour rappel, est une volonté de Rabat… Le discours rebattu, selon lequel les profiteurs étrangers exploiteraient certains locaux, ne fait que renforcer une image qui n’aurait qu’une seule face. Pour rappel, les investisseurs ou les privés qui arrivent au Maroc s’inscrivent généralement dans la notion du droit, du respect des procédures, du respect fiscal et du respect du personnel d’entreprise ; ils font avancer le pays dans des orientations de transparence, devant souvent se battre, afin justement de pouvoir rester dans cette ligne droite face à certaines habitudes implicites, elles aussi de plus en plus visées et combattues par Rabat… 

C’est donc bien l’alliance commune des Marocains et des étrangers qui fera avancer au mieux les attentes du pays. Même en France, à Paris, les plus grands hôtels réputés “palaces”  appartiennent à des étrangers, le plus souvent venus de la région du Golfe persique…au grand bonheur des employés français qui y travaillent.

Philippe DELESALLE

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http://www.bladi.net/tourisme-masse-maroc.htmlTourisme de masse et riadmania au Maroc  

Le tourisme de masse, une panacée ou réelle opportunité pour pays émergents ?

Pour combler son retard en matière d’équipements et d’infrastructures, dans le secteur de l’immobilier ou encore du tourisme, chacun l’aura constaté, le Maroc est devenu un vaste chantier.  L’ambition affichée par le Royaume étant de devenir le 1er pays touristique d’Afrique avec 10 millions de visiteurs à l’échéance 2010, six stations balnéaires furent planifiées, la première ayant été livrée été 2009. Ce qui devait être le fer de lance d’un projet ambitieux et la vitrine de l’ingénierie et du savoir faire des entreprises se révéla être en dessous des objectifs, notamment en matière d’écologie et d’environnement. Par exemple, une méconnaissance des courants marins et une digue construite à l’envers ont eu pour conséquences l’ensablement d’une marina et l’impossibilité pour les bateaux de plaisance d’accoster. Dévastées et leur flore protectrice saccagée lors des travaux de terrassement, entres autres, les dunes avançaient sous l’effet du vent à l’intérieur des terres et le sable envahissait les habitations des villages alentours… 

Avec une prise en compte des seules données économiques et commerciales, et en l’absence d’études d’impact sur l’écosystème de tout projet d’une grande ampleur, l’entreprise peut s’avérer désastreuse au plan environnemental et parfois de façon irréversible. Et ce ne sont pas les mauvais exemples qui manquent sur le pourtour méditerranéen, surtout espagnol, où des côtes « bétonnées » de l’ère du tourisme de masse sont connues pour leurs ravages écologiques et humains. Elles sont de plus en plus délaissées par les touristes pour d’autres destinations où l’environnement et le respect de la nature sont au cœur de l’aménagement et de l’offre touristiques.

 Sans considérations d’ordre écologique dès l’élaboration du projet, l’occasion est manquée pour ses promoteurs d’innover en intégrant les énergies renouvelables, notamment le solaire- énorme potentiel dont jouit le Maroc, avec l’éolien-, et de promouvoir l’écotourisme et le développement durable. Réserver, par exemple, l’eau potable à un usage domestique et collecter puis stocker les eaux pluviales dans des étangs artificiels qui seraient ainsi dédiés aux sports nautiques ou à l’arrosage des golfs, très « gourmands » en eau, et des espaces verts de ces stations balnéaires. A l’heure du changement climatique, des inondations et autres sécheresses récurrentes, l’environnement et l’économie « verte » ne devraient plus rester l’apanage des seuls pays occidentaux. Le tourisme de masse des nouvelles villes a succédé à l’autre tourisme, un temps marginal et aujourd’hui massif, des villes anciennes marocaines. En effet, le Maroc reste l’une des destinations préférées des Français, mais pas seulement comme des touristes. « La médina n’appartient plus aux Marocains ! », une formule lapidaire certes, mais le constat n’est plus à faire quant à la « riadmania » qui sévit depuis déjà un certain temps dans les médinas marocaines et pas seulement des villes royales. La vague people des années 80 a cédé la place à l’afflux des résidents « temporaires » des années 90, attirés par les bienfaits du climat, mais aussi par les exonérations fiscales et les réductions d’impôt. Puis, dès 2000, il y eut la ruée des businessmen davantage intéressés par la plus-value et le retour sur investissement express que par l’exotisme des demeures traditionnelles ou l’orientalisme des riads marocains. 

Faute d’un réel inventaire par les autorités publiques, ou de l’exercice d’un droit de préemption lors de la vente de riads de qualité et représentatifs de l’architecture arabo-musulmane ou andalou-mauresque, c’est un pan entier de ce patrimoine marocain- souvent 2 fois séculaire- qui est sacrifié sur l’autel de l’autodénigrement et de l’ignorance de sa propre culture et livré ainsi à l’appétit d’affairistes occidentaux avisés, eux.Un peu tardive, une prise de conscience s’opère et des initiatives privées de Marocains éclairés qui, à défaut d’endiguer le phénomène, tentent de sauver ce qui peut l’être encore. Comme à Fès, ville aux 350 mosquées et une médina classée au patrimoine mondial de l’Unesco. Pour éviter la vente de leurs riads, et la spéculation des acheteurs européens qui a pour effet une flambée des prix et une raréfaction des logements pour les autochtones, une jeune architecte locale aide des propriétaires marocains à les rénover et à les aménager en chambres d’hôtes. Ils accueilleront eux-mêmes des touristes pour un séjour chez l’habitant, une sorte de « tourisme solidaire » prisé par des occidentaux adeptes du « commerce équitable » Nord-Sud.  L’avantage de l’initiative conduite à Fès est double : préserver un patrimoine familial en le valorisant et transformer des Marocains, non plus en domestiques dans leurs propres demeures, pour ainsi dire, mais en propriétaires créateurs d’emplois. Une telle expérience réussie mériterait d’être généralisée au sein d’une organisation professionnelle, avec une charte et un label reconnus. On assistera à l’émergence d’entrepreneurs locaux installés à leur compte, offrant des standards européens- y compris dans le prix- de l’hôtellerie et le tourisme. Des Marocains devenus ainsi producteurs de richesse et acteurs du développement pour et dans leur propre pays… 

Ali Darhlal

Salon du Bâtiment. Mieux faire rime-t-il avec les programmes de relance du secteur ?

Le salon SIB de Casablanca qui s’est terminé, a apporté ses nouveautés, en matière d’information.

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Le Maroc est désormais sensibilisé à des valeurs écologiques, énergétiques, mais peut-on penser que toutes les technologies présentées entreront dans la composition des prochains logements et des programmes du pays ?

Le million de logements attendus pour les dix prochaines années visant le collectif social et économique, l’on peut douter que l’optimisation possible ne sera pas envisagée, alors que les simples notions d’étanchéité, d’isolation thermique et phonique des murs, ou de double vitrage ne commencent à être abordées que depuis peu de temps par les professionnels, et en direction, le plus souvent, des logements à plus forte marge, appelés standing et haut standing.

La question de l’application progressive de ces nouvelles techniques, nouveaux matériaux, voire nouvelles normes, fera-t-elle augmenter le prix final des appartements et des résidences au Maroc, alors que le baromètre est plutôt en baisse, vu la direction de la construction actuelle ?

La réelle notion écologique et énergétique - autres notions plus poussées - est-elle prête à s’allier avec la notion économique, ou est-ce cette dernière notion comptable qui reverrait ses ambitions chiffrées, afin d’offrir enfin une amélioration accessible en matière de qualité et d’économie, pour l’habitant final ?

Philippe DELESALLE

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13ème édition du SIB
“Bien bâtir pour les générations à venir”…

Le Salon International du Bâtiment et Travaux Publics a ouvert les portes de sa 13ème édition hier à Casablanca. Plus de 600 entreprises se sont jointes à la plateforme internationale qui accueille la France en invité d’honneur. Le spectacle des innovations et des dernières technologies de construction converge cette année vers un seul credo: “Bien bâtir pour les générations à venir”.

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Salon International du Bâtiment, du 1er au 7 novembre 2010 à Casablanca./K.Alaoui

Le 13ème Salon International du Bâtiment (SIB), organisé tous les deux ans par le Ministère de l’Habitat, de l’Urbanisme, et de l’Aménagement de l’Espace (MHUAE), se tient depuis hier à l’Office des Foires de Casablanca, jusqu’au 7 novembre en cours. Invitée d’honneur de cette 13ème édition, la France est représentée par 60 entreprises et des grandes institutions spécialisées.Plus de 600 entreprises contre 400 en 2008 prennent part à cette grand-messe, du jamais vu! Ces opérateurs représentent plus d’une vingtaine de pays et opèrent dans plusieurs secteurs d’activités: gros œuvre, finition et revêtement, matériel et outillage de bâtiment, équipement électrique, sanitaire et climatisation, bureau d’études et de contrôle, menuiserie, décoration, promotion immobilière, informatique et services…Durant ce salon, se tiendra également la 4ème édition du programme scientifique “convergence Habitat et Urbanisme 2010”. Dans ce cadre, une vingtaine d’experts français viendront partager leur expérience et débattre avec leurs homologues marocains sur l’avenir du secteur, ses enjeux et les défis à relever.

Responsabilité sociale et professionnalisme

“Bien bâtir pour les générations à venir”: tel est le thème central sur lequel convergent les pavillons des divers pays présents. Côté innovation, le Maroc bénéficie en un laps d’une semaine d’un transfert technologique de pointe permettant aux acteurs du secteur de s’imprégner des meilleurs outils en termes de qualité, de productivité et de sécurité.“Certains produits, comme le bambou, ne sont pas encore assez  connus au Maroc; pourtant celui-ci représente une résistance, une qualité et un décor tout particulier pour la rénovation des sols.”Patrice Montegut, directeur de société.L’enjeu est de taille quand on note, d’après les publications de la Fédération Nationale des Promoteurs Immobiliers, entre 55.000 et 60.000 accidents par an dans les chantiers de construction. Et d’ajouter que dans une optique de développement durable, la maîtrise des impacts environnementaux, la sauvegarde des ressources naturelles (énergie, eau, énergie renouvelable) et la valorisation énergétique des déchets industriels s’avèrent d’une importance capitale.

Habitat social et villes nouvelles

L’occasion est aussi pour le salon de partager les expériences françaises en termes d’habitat social et de villes nouvelles. Rappelons à cet égard le plan de relance du logement économique annoncé en début d’année par le ministère de l’Habitat dans le but d’accroître le rythme de résorption du déficit en logements estimé à ce jour à un million d’unités. La demande augmente par ailleurs à un rythme effréné en atteignant les 125.000 unités par année, dont 60% pour le logement social.Eu égard à ces chiffres, le ministère de l’habitat estime que le pays doit produire 131.000 logements par an dont 70.000 pour les nouveaux ménages et 61.000 unités pour résorber le dixième du déficit déjà existant. Pour stimuler la demande, les acquéreurs bénéficient du remboursement de la TVA plafonné à 40.000 Dh.Près de 15 villes nouvelles doivent par ailleurs sortir de terre à l’horizon 2020 “pour désenclaver les grandes métropoles” selon le ministère de tutelle. A l’affront d’un accroissement démographique de plus de 15 millions d’habitants en cinquante ans, la population urbaine progresse annuellement de 4% en moyenne du fait d’un exode rural massif. La première ville nouvelle fut Tamansourt en 2004, accueillant plus de 450.000 habitants résultant d’un investissement global de 34 milliards Dh. D’autres, telles que Zenata, Lkhiyata, Melloussa, Tagadirt, Bouregreg et Tamesna sont en aménagement.

Les défis à relever

Les opportunités sont bien visibles, et si les investisseurs étrangers manifestent de l’intérêt envers tous ces projets d’envergure, bon nombre d’entre eux sont encore réticents. Et pour cause, sans compter le prix élevé du foncier et les sempiternelles difficultés administratives, la non résolution des litiges commerciaux s’avère une entrave majeure. Notons par ailleurs les nombreux problèmes de gestion de la voirie, des espaces verts et des déchets que le pays doit affronter autant en termes de moyens humains, techniques que financiers.Cependant, plusieurs réformes juridiques et réglementaires sont en cours, notamment celle du code de l’urbanisme, du code de la reconstruction, de la loi sur le locatif et du règlement général de la construction. Des refontes qui donnent confiance et permettent une meilleure visibilité sur l’avenir du bâtiment marocain.

118 milliards

Le BTP est l’un des principaux secteurs créateurs d’emplois du Maroc: il emploie 8,2% de la population active. Depuis 2006, le taux de croissance du nombre d’emplois dans le secteur s’est systématiquement maintenu au dessus de 5% en dépit du ralentissement de certains programmes dû à la crise économique internationale. Contribuant à hauteur de 8% au PIB marocain, le BTP se traduit depuis quelques années par une hausse continue de l’investissement (+60% depuis 2005), pour atteindre 118 milliards Dh en 2009.

Maroc solaire, mais énergie en fuite

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Le Maroc sera prochainement un des pays exemplaires en matière de production d’énergie solaire. Mais qui dit énergie solaire, ou énergie tout court, se doit d’aborder dans sa présentation l’approche écologique réelle. Réduire la consommation sans boucher les fuites qui existent ne changerait rien au regard de l’expansion démographique et donc de l’augmentation de la consommation réclamée.

C’est là que le challenge commence. Le secteur du bâtiment se réjouit de ne pas avoir le même climat qu’en occident, mais le soleil ne fait pas descendre les consommations ; car qui dit chauffage au nord, dit climatisation au sud par les habitudes prises de plus en plus. Et par les changements climatiques, il semblerait même que le nord comme le sud se doivent désormais de consommer été comme hiver.

Plus facile d’appuyer sur la télécommande des appareils que de réfléchir à la conception des demeures, surtout quand le budget à investir n’est pas spécialement celui de l’utilisateur final. Le facteur N° 1 de la construction au Maroc n’est pas le bien-être des habitants à rechercher, mais la notion d’investissement, de coût de la construction, afin de viser l’autre notion immédiate suivante, la marge, la rentabilité à très court terme si possible. Investir pour économiser demain n’est pas vraiment la logique du moment présent. Il faut acheter quelques dizaines d’ampoules électriques chinoises à bon marché, avant de comprendre la notion d’investissement rentable d’une ampoule de bonne qualité reconnue.

Avec les réglementations qui commencent à poindre à l’horizon, chose nécessaire pour faire changer progressivement les mentalités et les visions, il va falloir que tous les acteurs d’un des principaux secteurs de l’économie du pays, le bâtiment pour le citer, se prennent en charge, sans pour autant rechercher ou vouloir justifier des augmentations nouvelles de prix ou de marges.

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Maroc : le Royaume va se doter de sa première “réglementation énergétique du bâtiment”

Eric Leysens | 20/10/2010

© BettaDesign/Flick’r


Les services du ministère de l’habitat et du tourisme travaillent actuellement à l’établissement d’une réglementation énergétique. La concertation devrait s’achever à la fin de l’année. 

« Nous faisons notre Grenelle ». En comparant l’actualité marocaine du monde du bâtiment à l’actualité française, Mohamed Berdai, Directeur de la coopération internationale à l’agence de développement des énergies renouvelables et de l’efficacité énergétique (Aderee) souhaite insister sur l’importance du virage que prend le bâtiment dans son pays.
Mais si le Maroc se met à réfléchir à une réglementation énergétique, ce n’est pas simplement par mimétisme. La société marocaine évolue. Autour de 150 logements sont construits chaque année, le niveau de confort augmente et le taux d’équipement également. Ainsi, le besoin énergétique du pays s’élève au rythme annuel de 5%, la demande d’électricité croît, elle , de 8% par an. Autrement dit, une « réglementation énergétique du bâtiment » se révèle indispensable. Elle touchera l’urbain, le bâti, les équipements et la gestion des services.

Imposer un coefficient de transmission thermique en fonction du taux de vitrage

Concernant le bâti, la RT marocaine devrait imposer des prescriptions minimales dans le résidentiel sur l’enveloppe opaque, les vitrages et les protections solaires. Tout comme notre RT 2012, ces prescriptions s’imposeront différemment selon les 6 zones qui découperont le Maroc. Les équipes du ministère de l’habitat, en attendant des validations au sommet de l’Etat, préfèrent rester floues sur les futurs critères qui seront imposés au secteur de la construction. Néanmoins, ils laissent entendre que la future réglementation devrait imposer un coefficient de transmission thermique en fonction du taux de vitrage. « On proposera peut-être un soutien financier pour la pose de chauffe-eaux solaires thermiques mais pas pour le photovoltaïque. » Côté énergies renouvelables, Mohamed Berdai s’intéresse plus au « gros potentiel » éolien du Royaume.
A travers un accord cadre avec son homologue marocain, l’Ademe aide le Maroc à réussir l’application de sa première réglementation. L’agence française diagnostique le besoin en formation et fournit une assistance technique à maîtrise d’ouvrage sur des projets démonstrateurs.
L’Ademe insiste sur le potentiel des matériaux bio-sourcés que le royaume chérifien doit développer, notamment des produits à base de terre d’argile.

Intégrer l’efficacité énergétique dans les critères de classement des hôtels

Amal Laksiour, qui travaille à la direction technique du ministère de l’habitat, précise que deux études d’impact énergétique, menées par le cabinet “H3C” et “Automatique et industrie”, sont en cours sur deux futures villes nouvelles : Charafate à proximité de Tanger et Khyaytta à 20 kms de Casablanca.
« On veut intégrer l’efficacité énergétique dans les critères de classement des hôtels ». Bellil Naonal,du ministère du tourisme, reconnaît qu’aujourd’hui rien n’est imposé aux promoteurs et que seuls quelques investisseurs font le choix de développer des projets avec un degré minimal de souci de l’environnement. Elle cite les jardins filtrants du projet d’infrastructure touristique « Mogador » à Essaouira.
Aujourd’hui, les différents groupes de travail attendent la validation des bases techniques. L’habillage juridique, qui pourrait mettre en place des pénalités, reste à établir.

Eric Leysens | Source LE MONITEUR.FR

Maroc. “Les WC sont fermés de l’intérieur” depuis l’indépendance…!

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“Madame Pipi s’est absentée, veuillez patienter et retenir votre patience dans vos besoins immédiats…”

Voilà ce que l’on pourrait lire sur le possible panneau en carton accroché aux grilles des dernières toilettes publiques au Maroc, avec humour. Le besoin serait pressant au Maroc de soulager quelques millions de personnes chaque jour qui se doivent de circuler pour participer à la vie collective. Et devoir se remplir la vessie en entrant dans un café, avant même de répondre au besoin naturel, ne semble pas d’une logique évidente pour beaucoup de gens ; de même que les propriétaires d’établissement ne désirent pas se substituer gratuitement aux municipalités, ni devoir assumer l’entretien des toilettes que beaucoup laissent, après passage, dans un état qui justifierait éventuellement l’absence de décision depuis près de 50 ans…

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Visiter Casa ou d’autres villes est un plaisir, mais quand au détour d’une rue, d’une avenue, ou d’un passage de circulation, la brise du matin ou du soir vous soulève le cœur, venant vous rappeler l’absence prolongée de Madame Pipi, la problématique hygiénique se fait ressentir. Les soubassements des murs craignent davantage l’humidité jaunâtre du genre humain que celle de la pluie souvent plus rare qui, elle, servirait au moins de service de nettoyage gratuit, ce qui arrangerait les mairies.

La campagne trouverait certes plus d’avantages à cette absence de commodités. En effet, la nature recherchant l’engrais et, tant qu’à faire en cette époque qui encourage l’écologie et le retour au naturel 100%, le Maroc serait un exemple. Tenez, pourquoi ne pas récupérer ce trop-plein qui se vide dans les villes et produire des engrais naturels Made in Casa, Made in Marrakech ou Tanger, avec un nouveau label Bio…

Un projet ou programme, venant d’outre-mer, prévoyait des toilettes automatiques dernièrement en certaines villes ; elles sont plus qu’attendues désormais, notamment dans les villes touristiques comme Marrakech ou Agadir. S’engager pour quelques heures dans les souks de la place Jemaa El Fna sans ses précautions d’usage préalables est une aventure pour nombre de touristes. Sans parler, lorsqu’ils trouvent enfin un lieu d’aisance au détour d’une ruelle, d’une autre aventure liée au risque d’attraper une infection ou une autre, notamment celle d’une image qui reste gravée sur le dos du Maroc pendant des années et qui se transmet d’histoire en histoire. La communication du Maroc ne se résume pas aux affiches 4 par 3 ni aux films publicitaires ; elle se forge même plus après que les millions de touristes ont transmis leur réalité au retour.

Les responsables municipaux penseraient-ils que cette problématique d’hygiène ne serait qu’un détail dans le développement de leur ville et doivent-ils traverser la place en courant, plusieurs fois par jour, pour rejoindre le café de la Mairie ? Le besoin se fait de plus en plus ressentir sur tous les plans en ce début du 21ème siècle.

N’oublier pas le service en sortant. Merci…

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Infrastructure

A quand les toilettes publiques ?

La métropole ne dispose que de 6 WC publics dont quatre sont fermés. 

231010_p_toilettes-publiques.jpgPlus de 5 millions d’habitants vivent à Casablanca. La majorité des citoyens passent leur journée entière au centre-ville pour régler leurs papiers administratifs ou travailler. Chose qui n’est pas facile puisque la métropole manque de toilettes publiques et dispose seulement de 6 WC, dont quatre sont fermées.
Depuis quand ces toilettes publiques existent-elles ? Pourquoi certaines sont fermées et d’autres ouvertes ? Y aura-t-il un projet pour préserver l’environnement et l’esthétique de la capitale économique ?
Saâd, un jeune étudiant de 22 ans est venu au centre-ville pour régler quelques papiers, après une journée entière, il a eu soudainement une envie pressante d’uriner, il décide de se diriger vers un café de la métropole, puisqu’ il n’a trouvé aucune toilette publique. Le gérant aux aguets lui oppose un niet catégorique : «il faut que tu consommes tout d’abord avant d’avoir accès aux toilettes». Le jeune homme lui répond « Monsieur, je n’ai pas d’argent pour consommer. S’il vous plait, je suis pressé ». Le gérant refuse. Saad quitte le café et se dirige vers un mur où il s’est soulagé. Face à ce comportement incivique qui démontre le manque de maturité, une question s’impose. Que faire en cas de besoins naturels pressants ? «D’habitude je vais dans les toilettes des grandes surfaces», signale Aicha, 30ans, fonctionnaire. «Je pars dans les toilettes publiques mais elles sont sales», dixit Ahmed, 42 ans, professeur.Il faut remarquer que depuis l’indépendance du Maroc, aucune nouvelle toilette publique n’a été construite, et de jour en jour on assiste à la disparition et la fermeture de celles existantes à Casablanca. Parmi les toilettes publiques ouvertes, on trouve celle qui se trouve près du marché central. Située à proximité des ruines de l’hôtel Lincoln, elle se trouve dans un état lamentable puisque l’eau qui coule du lavabo finit par être récupérée dans un seau. Les égouts sont dégoûtants et les urinoirs sont sales et rouillés. Ce WC payant est tarifiée à deux dirhams. Pour un Casablancais, le secteur des toilettes publiques représente le dernier des soucis des élus locaux. Les autorités municipales et régionales préfèrent s’investir dans des projets jugés plus rentables: voirie, éclairage public, réfection des trottoirs, signalisation verticale, horizontale, latérale… Même l’assainissement et la collecte des ordures ménagères qui constituent des priorités, auxquels il faut ajouter les transports publics, ne font pas partie de leurs priorités. Raison pour laquelle l’Etat a préféré les inciter à déléguer ces secteurs à des compagnies privées étrangères.Selon Ahmed Brija, premier vice président du conseil de la ville, certains élus locaux pensent que les toilettes publiques ne font pas partie des priorités de la métropole, puisque cette dernière souffre du problème de l’infrastructure, des bidonvilles. « J’espère qu’en 2011, on trouvera une solution pour ouvrir de nouvelles toilettes publiques », explique le 1er vice président du conseil de la ville.
L’agence urbaine est un organisme de planification qui ne s’occupe pas des petits détails qui demeurent du ressort des communes et de leur tutelle. Néanmoins, la question a été soulevée dans le cadre de l’implantation d’un mobilier urbain adapté à la ville de Casablanca incluant bien évidemment les toilettes publiques. Malheureusement, les conflits de compétences et les sensibilités régnantes font blocage à des initiatives émanant de l’Agence urbaine.

Pourtant tout le monde a tout à gagner, le citoyen en premier et notamment la femme qui ne sera plus obligée de pénétrer dans les cafés pour se soulager. La ville devra faire bonne œuvre de s’intéresser aux moindres besoins de ses citoyens en préservant en même temps ses espaces publics et ses lieux culturels et touristiques. Ainsi, le touriste qui pourra déambuler tranquillement en ville sans se soucier de se voir rentrer d’urgence à l’hôtel pour se soulager, l’image de Casablanca ternie par ce genre de comportements et l’image du pays qui en pâtit également.

Négligence

Les principaux responsables de cette négligence demeurent bien évidemment les élus locaux qui détiennent les pouvoirs de police administrative et qui ne font aucun effort pour ‘’soulager” les citoyens par l’implantation des toilettes publiques un peu partout dans les villes sous leur autorité comme c’est le cas dans les grandes cités urbaines partout dans le monde. Ils rechignent à actionner les dispositions réglementaires et environnementales pour sanctionner les délinquants. Alors comment faire pour redresser la situation ? Porter le débat sur la place publique afin de sensibiliser les citoyens à l’un de leurs droits les plus élémentaires en mettant à contribution les associations de quartier entre autres. Revoir le dispositif de police administrative sous ses aspects incitatif et répressif pour décourager les mauvais citoyens à abandonner ce genre de pratiques tout en leur offrant des espaces de toilettes proches, propres et à prix symbolique, et inciter les élus à intégrer la dimension toilettes dans leur programme d’investissement.Ce programme peut concerner aussi bien la réhabilitation des anciens lieux d’aisance considérés comme faisant partie du patrimoine urbain de la ville au même titre que les édifices art déco du centre et sensibiliser à cet effet ”Casa mémoire”, que la construction de nouveaux édifices en mettant à contribution les architectes de la place dans un élan de solidarité urbaine.
Une autre solution consiste à importer du mobilier urbain d’aisance de l’extérieur et là on revient à la question de savoir s’il faut confier notre hygiène intime à des sociétés étrangères comme c’est le cas pour les déchets urbains.

Taghazout, monté sur “Resort” : une affaire qui redémarre sur fond de roulette russe …

Nouvel épisode attendu ou Taghazout saison III, le retour. Les lits sont parfois équipés de roulettes sous les pieds, pour faciliter le ménage. Et les investisseurs déménagent, eux aussi, aussi vite qu’ils sont arrivés. La crise est arrivée trop tard pour certains qui avaient déjà investi sans réflexion, même parmi les gros groupes étrangers ; d’autres ont su se retirer délicatement sur la pointe des pieds dès septembre 2008, avant de poser la première pierre officielle. Les beaux tapis rouges déroulés devant eux et les avantages accordés n’ont pas eu raison d’eux, et les suivants arrivent.

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L’on aurait pensé que le secteur de Taghazout, aplani par les bulldozers pendant des mois, charriant des milliers de tonnes de terre amenée par des milliers de camions, allait devenir ainsi une réponse à de nombreux projets moyens, de PME du tourisme, avec des solutions plus adaptées à tous, et qualitatives. La parcellisation de la surface aurait permis à de nombreux investisseurs qui recherchent du foncier de créer enfin des projets à taille humaine et de vrai luxe. Les géants aux pieds d’argile reviennent.

Augmentation de lits ou déplacement de lits ?

Booster Agadir : le mot est dit. Mais comment, par le principe des vases communicants ? Disons, pour faire simple, que la moitié du parc des lits d’Agadir est défoncée. Un manque de lits évident, tandis que des hôtels périclitent de ne pouvoir remonter des lits nouveaux, par manque d’approche sérieuse de gestion d’une PME. Des hôtels coulent en baie d’Agadir, pendant que d’autres armateurs mettent en chantier les futurs navires sur “Resort”…

Agadir suivra-t-elle prochainement, ou deviendra-t-elle la baie des hôtels qui rouillent ? Déjà quelques-uns basculent depuis un moment ; d’autres sont neufs mais jamais ouverts, par manque de cahier de bord en règle pour un lancement.

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La relance de la station Taghazout contribuera à booster le tourisme et améliorer l’image de marque d’Agadir (Pdt du CRT)

“Agadir a besoin de capacité hôtelière supplémentaire et l’aménagement de Taghazout, projet d’envergure impliquant des partenaires de renom, aura un impact économique et social indéniable pour le secteur”, a déclaré M. Oumani à la MAP.

Le protocole d’accord pour le développement de la station balnéaire de Taghazout a été signé, mardi à Rabat, en présence du ministre du Tourisme et de l’Artisanat, M. Yassir Zenagui, et du wali de la région de Souss-Massa-Drâa, M. Mohamed Boussaid. Le texte définit les principales conditions de mise en œuvre du projet, notamment la création d’une société de développement commune.

Les signataires - la Caisse de dépôt et de gestion, le Groupe Alliance Développement immobilier, Colony capital, Société Sud parteners et la Société marocaine d’ingénierie touristique- projettent de développer un éco-ressort touristique de faible densité d’une capacité d’environ 8.000 lits dont 5.800 lits hôteliers.

Selon le président du CRT d’Agadir, ces partenaires, tant internationaux que locaux, offrent les garanties nécessaires en termes de moyens financiers, humains, de compétence et de savoir-faire pour mener à bien ce grand chantier.

“Agadir et sa région ont des capacités indéniables et tout aménagement et toute capacité supplémentaire constituent un excellent apport pour le tourisme qui reste l’un des vecteurs majeurs du développement régional”, a poursuivi ce professionnel du tourisme et de l’hôtellerie.

La faiblesse de la capacité litière -26.000 lits seulement, dont presque la moitié a besoin de rénovation- constitue un des handicaps de la première station balnéaire nationale face aux destinations concurrentes.

Outre ses retombées positives aux plans économique et social, ce projet, relève M. Oumani, aura un impact urbanistique et environnemental important. La nouvelle conception de la station tient compte, selon lui, de l’écologie, particulièrement de l’arganier qui constitue un patrimoine forestier précieux propre à la région du Souss.

D’après le ministre du tourisme, le projet de Taghazout, dont les travaux débuteront en 2011, contribuera à la protection de l’environnement du site et à la valorisation du patrimoine architectural de la région.

“Taghazout éco-ressort sera une destination d’avenir, une destination phare du Maroc de demain”, a-t-il promis lors de la signature du protocole d’accord, ajoutant que cette station apportera à la région et à la côte atlantique toute entière une vision nouvelle et dynamique, respectueuse de son environnement qui s’inscrit parfaitement dans l’approche de développement durable, un des axes principaux de la Vision 2020.

Il y aura notamment un recours aux nouvelles technologies, à l’image des systèmes intelligents pour la gestion de l’eau, l’énergie renouvelable, ainsi que l’utilisation de matériaux locaux et d’artisanat. Selon ses concepteurs, la station devra comprendre outres les hôtels, un village de surfeurs, un village de vacances écologiques dans l’esprit de “Center parc”, un camping aux normes internationales, un golf de 18 trous, ainsi que des cafés, des restaurants, des magasins et des galeries.©MAP

Que faire à Agadir ? Pourquoi pas du parapente ?

Agadir : sa baie, ses hôtels, sa plage, ses 300 jours de soleil par an. Une image qui ne remplit pas toujours la journée, la semaine ou le séjour quand les habitudes s’installent. L’animation ou les activités sont des choses qui semblent manquer notamment aux étrangers et à beaucoup de locaux qui recherchent de plus en plus d’autres sensations que le soleil et la plage ou les terrasses de cafés. beucoup de marocains préfèrent d’ailleurs quitter le pays pour rejoindre l’Espagne plus animée…

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Le Maroc offre d’autres approches que le tourisme de base par le remplissage des chambres l’été comme le reste de l’année. Mais ni le pays ni les acteurs du tourisme ne misent vraiment sur ces ouvertures qu’attendent beaucoup de visiteurs, notamment après quelques séjours dans le pays. Les initiatives nouvelles en ce sens restent le plus souvent la volonté de petits groupes, de petits projets individuels, qui arrivent avec les Européens, et qui demain sauront répondre aux demandes attendues.

En attendant si vous désirez visiter et voir de plus haut l’un des plus beaux pays de ce monde, vous saurez où vous envoyer dans les airs, même pour les débutants en vol biplace, à quelques kilomètres d’Agadir pour commencer, un peu plus haut ensuite dans l’Atlas pour les plus assurés et passionnés qui se prendront au jeu d’Icare mais en sécurité. Beautés et sensations garanties, n’en doutons pas, même en restant au sol. 

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Le parapente au Maroc

L’histoire du parapente débute en France en 1986. Quelques parachutistes décollent, avec leurs voiles de saut, des falaises de Mieussy dans les Alpes. 25 ans plus tard, ce sport a acquis ses lettres de noblesse et la maturité nécessaire pour être pratiqué par n’importe qui, dans les nombreuses structures en place. Les écoles de parapente existent dans tous les pays et dispensent un enseignement de qualité.

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Depuis de nombreuses années les parapentistes Européens sont venus au Maroc pour pratiquer leur activité sur les sites très variés du pays. Comme pour de nombreux sports, le climat du Maroc permet une pratique hivernale, alors qu’en Europe la météo est souvent défavorable. Avec ses chaînes de montagnes et ses falaises côtières, le Maroc est le pays idéal pour le parapente.  

De nombreuses écoles on fleuri au Maroc au cours des années, souvent sous l’impulsion de moniteurs Européens, offrant aujourd’hui une gamme très élargie de services: cours, initiations, vols biplace, perfectionnements,… L’apprentissage est idéal en bord de mer, au Sud d’Agadir par exemple, là où les dunes de sable et autres falaises permettent de faire ses premiers gonflages et premiers petits vols sous un vent régulier et une aérologie stable. Par la suite, l’Atlas offre toutes les joies et les possibilités des vols de haute montagne en thermiques. Les sites Internet regorgent d’infos sur les possibilités de vols au Maroc.  L’endroit de référence pour le parapente au Maroc se trouve à Aguergour, près de Marrakech. Aguergour c’est le Saint Hilaire du Maroc (les parapentistes comprendront ce que cela veut dire). En saison, il n’est pas rare de se trouver à plusieurs dizaines de voiles au décollage et en l’air. Le décollage est assez facile et large, et une partie est bétonnée. Les conditions de vols sont souvent agréables le matin et le soir mais peuvent rapidement se tonifier en journée. Attention à la brise qui se renforce rapidement. Les départs en cross sont faciles mais selon où vous allez le retour peut être long. Prenez garde aussi aux lignes électriques qui d’année en année deviennent plus nombreuses.  

L’atterrissage se fait généralement à côté du gîte d’Ahmed. Mais il est possible de se poser dans d’autres champs à conditions de respecter les cultures. Pour monter au décollage on trouve souvent d’autres personnes pour partager les navettes. Le chemin final est payant pour les véhicules, mais il est possible de se garer.Le succès de ce site est dû au fait qu’il y a de nombreux gîtes à proximité:Chez Hamed (à l’atterrissage): Historiquement, le premier gîte du coin. De la simple bâtisse au sol en terre battue, ce gîte est devenu un palace. L’accueil est sympa.

Chez Latifa (derrière le gîte d’Hamed): Gîte sympa aussi. Latifa fait une cuisine qui vous fera adorer le Maroc.

Chez Abdou (à coté du gite d’Hamed): Gite plus petit et plus tranquille. Tenu par le très sympathique frère d’Hamed, ce gîte est plutôt destiné aux parapentistes seuls ou à des très petits groupes.

Chez Mohamed Lamkaden (en haut, au déco): Accueil sympa et détendu, mais confort plus rudimentaire. Le décollage lui appartenant, n’hésitez pas à y consommer (thé ou repas chaud) dans la journée.

Portrait : Didier Parfait

Didier est Français, installé depuis 32 ans au Maroc, c’est un vieux routard du vol libre. Dès les années 1970 il arpente le Maroc avec son aile delta. En 1988, il découvre le parapente et se lance dans la découverte des tous les spots possibles dans le pays. Son but : rester le plus longtemps possible en l’air !!! Il vivra ainsi l’évolution constante de ce sport.  Depuis 3 ans ½, il a fondé son club : Parapente-Maroc, basé à Agadir. Avec son expérience de plus de 30 ans de vol libre au Maroc, Didier vous fera découvrir des sites naturellement préservés par leur situation géographique et bénéficiant de conditions aérologiques particulièrement favorables permettant de vous accueillir toute l’année sur nos reliefs.  

Il vous propose des évasions au détour des paysages surprenants de l’Atlas. Pour ceux qui veulent se faire plaisir, les sommets culminant entre 2400m et 4200m seront des terrains de jeu sans limites. Les sensations fortes sont assurées pour les pilotes confirmés. Sans oublier les instants de découverte en pays berbère, les balades dans les souks, la visite de villages authentiques en pierres et en pisé.  Didier nous confie qu’il croit beaucoup au développement de ce sport, par la délocalisation des structures Européennes vers le Maroc en hiver. De nombreux clubs et écoles des parapentes en Europe le contactent pour organiser des stages en hiver. Il nous emmène pour une session de parapente en bord de mer, à 50km au Sud d’Agadir, en direction de Tiznit. De belles dunes finissent dans la mer, permettant le vol en «soaring». Histoire de goûter aux joies du vol libre, au bord des vagues. Une expérience unique, entre mer et désert, entre brumes et océan…

Informations pratiques - Parapente au Maroc :

Au Maroc, le parapente dépend de la «Fédération Royale Marocaine De l’Aviation légère et Sportive»
BP:1782 Rabat
Tel: 212 (037) 708347
Fax: 212 (037) 706958
 Parapente-Maroc :
Didier Parfait
www.parapente-maroc.info
Un site très sympa avec beaucoup d’infos :
Site de Michel Lacroix
 

Marc d’Haenen Pour les passionnés de sports qui aiment faire l’alliance entre voyage et tourisme découvrez http://www.news-mag.com/

Discours de SM Mohammed VI lors de la fête du trône 2010.

m6-regionalisation.jpgLa fête du trône est l’occasion d’entendre SM Mohammed VI chaque année nous présenter une synthèse du pays, toujours intéressante à lire pour tout résident étranger en ce pays au même titre que les Marocains.

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Discours de SM le Roi à la Nation à l’occasion de la fête du Trône 

SM le Roi Mohammed VI a adressé, vendredi, un discours à la Nation à l’occasion de la fête du Trône qui coïncide cette année avec le onzième anniversaire de l’intronisation du Souverain. Voici le texte intégral du Discours Royal:

“Louange à Dieu.Prière et salut sur le Prophète, Sa famille et Ses compagnons. Cher peuple,Nous commémorons aujourd’hui le onzième anniversaire de Notre accession au Trône. C’est une heureuse occasion et un moment privilégié pour renouveler les liens d’allégeance mutuelle qui nous unissent indéfectiblement. C’est aussi le moment idoine pour réaffirmer l’unanimité scellée autour des constantes du Royaume.L’unité nationale, territoriale et identitaire forme le socle immuable de ces constantes, au même titre que les valeurs sacrées de la nation dont Nous sommes le Garant en Notre qualité d’Amir Al Mouminine.

Ces valeurs sont portées par notre foi islamique tolérante, qui se distingue par ses spécificités marocaines et s’appuie sur le rite sunnite malékite. Elles prônent le respect mutuel entre les religions célestes, et incitent à l’ouverture sur les autres civilisations.Nous avons décidé de consacrer le discours du Trône de cette année à l’examen objectif des avancées enregistrées, ainsi que des écueils rencontrés et des défis qui restent à relever pour parachever la construction d’un modèle de développement et de démocratie que Nous voulons spécifiquement marocain.

Induisant un développement harmonieux, ce modèle repose sur une croissance économique soutenue, propre à conforter notre politique de solidarité sociale. Il a aussi vocation à favoriser la réalisation d’un développement durable, prenant en compte les impératifs de la protection de l’environnement. C’est également un modèle dont la méthodologie repose sur les règles de bonne gouvernance.

Ainsi, depuis que Nous a été dévolue la charge d’assurer la conduite de notre nation, Nous nous sommes attaché à impulser un changement qualitatif au processus de développement, opérant pour ce faire, des choix qui ont fait la preuve de leur pertinence et de leur efficience. Ces choix reposent sur quatre piliers fondamentaux, à savoir :

- La nécessité de veiller à ce que l’Etat, sous Notre conduite, assume le rôle stratégique qui lui revient dans la détermination des options fondamentales de la nation, la réalisation des grands chantiers structurants, l’impulsion, l’organisation et l’encouragement de l’initiative privée et de l’ouverture économique maîtrisée.

- Quant au deuxième pilier, il consiste en la consolidation de l’édifice démocratique. A cet égard, Nous n’avons cessé d’oeuvrer au raffermissement de l’Etat de droit et à la mise en oeuvre de réformes profondes en matière juridique et institutionnelle, ainsi que dans le domaine de la protection des droits de l’homme. Nous avons également tenu à élargir l’espace des libertés, et à conforter une pratique politique efficiente, fondée sur les principes de proximité et de participation.

Mais, pour importants qu’ils soient, les acquis qui ont été enregistrés risquent de rester purement formels, s’ils ne sont pas confortés par le renforcement des droits socioéconomiques et culturels de nos concitoyens, et par le raffermissement de la solidarité. Ce sont autant d’exigences à inscrire au centre des politiques publiques de notre pays.

- De ce fait, le troisième pilier constitue une nécessité impérieuse. Il s’agit, en l’occurrence, de placer le citoyen au coeur de l’opération de développement, comme Nous l’avons concrètement démontré à travers l’Initiative Nationale pour le Développement Humain qui a permis d’enregistrer, sur une période de cinq années, des résultats tangibles dans le combat contre la pauvreté, l’exclusion et la marginalisation.De fait, Nous nous sentons encouragé et déterminé à aller de l’avant pour en affiner et étendre davantage les programmes de l’INDH, notamment en effectuant des visites sur le terrain et en multipliant les actions d’évaluation et de réajustement de ses projets dans la perspective d’une généralisation sur l’ensemble du pays, permettant de couvrir toutes les régions et les populations démunies.

- Le quatrième pilier réside dans la volonté de doter l’économie nationale de moyens permettant sa mise à niveau et son décollage, pour la réalisation de projets structurants et la mise en oeuvre de plans ambitieux, lesquels ont d’ailleurs commencé à donner leurs fruits sur les plans stratégique, sectoriel et social.Ainsi, au niveau stratégique, ces projets d’équipement et ces plans ont permis de moderniser notre économie, d’en améliorer la productivité et la compétitivité, de renforcer les investissements publics et de créer des pôles de développement régional intégré.

Grâce à ces plans et projets, notre pays dispose désormais d’un cadre stable et clair pour son développement économique, et d’une capacité de résilience face aux effets et impacts de la crise financière mondiale. En effet, ceux-ci ont largement favorisé le positionnement du Maroc comme destination attractive pour les investissements productifs et en tant qu’axe majeur des échanges aux plans régional et international.Avec la même volonté et la même ambition, Nous entendons poursuivre résolument la réalisation des grands projets d’infrastructure dans toutes les régions du Royaume, l’objectif étant de conforter les progrès déjà enregistrés en matière d’extension des réseaux et stations de transport et des voies de communication.

Nous comptons également aller de l’avant dans la création de zones off-shore et de pôles industriels intégrés, outre la réalisation de grands complexes portuaires, notamment celui de Tanger-Med. C’est un ouvrage que Nous avons érigé, en peu de temps, en hub stratégique, industriel, commercial et en pôle d’investissement, jouissant de la confiance de nos partenaires.Sur le plan sectoriel, Nous engageons le gouvernement, le parlement et les différents acteurs à redoubler d’effort pour une mise en oeuvre optimale des multiples stratégies de développement qui ont été adoptées. Ainsi, s’agissant de l’agriculture, Nous rendons grâce au Très-Haut d’avoir gratifié notre pays de pluies bénéfiques qui nous ont permis d’assurer une bonne campagne agricole. Nous tenons également à réitérer au monde rural l’intérêt particulier que Nous lui portons, et de Notre volonté de continuer à apporter Notre soutien à la mise en oeuvre du Plan Maroc Vert, dans le cadre de Notre conception de la solidarité et de Notre démarche écologique et spatiale.

C’est une approche qui a pour vocation de favoriser le développement des zones oasiennes, à travers l’extension des superficies des palmeraies et la préservation de notre patrimoine végétal et forestier, notamment les Arganiers qui constituent une richesse agricole spécifiquement marocaine, et un atout appréciable pour notre écosystème.Quant au secteur de la pêche maritime, et conformément à notre vision prospective pour son développement, il importe de faire de l’investissement piscicole un axe majeur du Plan Halieutis et un nouvel atout pour consolider la modernisation et la rationalisation de l’exploitation de nos richesses halieutiques.

S’agissant du tourisme, un saut qualitatif a été réalisé dans la concrétisation des objectifs définis dans la Vision 2010. L’accroissement du flux touristique, porté à plus de 9 millions de visiteurs, constitue le meilleur facteur incitatif pour susciter une adhésion franche et massive aux objectifs fixés dans le cadre de la Vision 2020 pour la prochaine décennie.

Le même esprit d’initiative doit prévaloir pour impulser le “Plan Emergence”, en s’engageant plus résolument dans des industries et des métiers nouveaux, à vocation internationale, tout en facilitant la création d’entreprises, surtout les PME.Pour ce qui concerne le secteur du logement, l’effort incitatif soutenu que fournit l’Etat, requiert l’adhésion de tous les opérateurs, et l’engagement résolu et efficace des autorités gouvernementales compétentes. Celles-ci doivent veiller à une stricte application de la loi, et conjuguer leurs efforts pour répondre à Notre volonté de permettre aux populations à faibles revenus et aux habitants des bidonvilles, d’accéder à un logement social décent, dans le cadre de programmes bien définis.Toutefois, au-delà de l’objectif d’incitation à l’investissement et à la libre entreprise, ce que Nous attendons de ces chantiers de développement, c’est d’abord et avant tout, qu’ils se traduisent concrètement par une amélioration des conditions de vie de nos citoyens, surtout les plus démunis, et par la création d’emplois pour les jeunes.

Cher peuple, pour encourageants qu’ils soient, les résultats enregistrés dans la mise en Œuvre des différents plans sectoriels ne devraient pas pour autant occulter le fait que ces plans resteront d’une efficacité limitée tant que ne seront pas levées trois entraves majeures, la première étant la faiblesse de la compétitivité. A cet égard, Nous insistons avec force sur la nécessité d’une mise en oeuvre optimale de la stratégie logistique nationale.Quant au deuxième écueil, il tient aux entraves qui caractérisent la gouvernance de ces plans, et qui doivent être impérativement éliminées. D’où la nécessité de mettre en place les mécanismes nécessaires pour assurer une meilleure synergie entre ces plans, dans le cadre d’une vision stratégique intégrée, excluant toute approche sectorielle étriquée. Enfin, le troisième obstacle -qui représente en fait, le plus grand défi

- c’est celui qui pénalise la mise à niveau des ressources humaines. Ici le devoir de vérité s’impose avec franchise et sans nulle complaisance : la responsabilité est collective. Il incombe donc à tous de prendre des décisions courageuses pour assurer l’adéquation de la formation scientifique, professionnelle et technique, avec les exigences de l’économie moderne et de la promotion de la recherche scientifique et de l’innovation, ainsi qu’avec les impératifs de l’insertion dans l’économie de la société du savoir et de la communication.A moins de répondre à ces exigences, notre système éducatif

-depuis longtemps plombé par des entraves démagogiques ayant empêché la mise en oeuvre de réformes constructives- continuera, hélas, à obérer les énergies de l’Etat et les potentialités des couches populaires. En confinant ces réformes dans les schémas stériles et éculés de l’enseignement dispensé, ce système risque de transformer notre capital humain en handicap entravant notre développement, au lieu d’en être la locomotive.Cher peuple,Quel que soit le niveau d’évolution de notre modèle de développement, il appartient à tous, surtout dans un contexte de crise mondiale, de redoubler de mobilisation, de vigilance, de pro activité et d’esprit d’initiative, pour donner corps à la grande ambition qui Nous anime de hisser le Maroc à la place qui lui revient dans le concert des nations avancées. Nous sommes donc plus déterminé que jamais à veiller à ce que notre pays dispose de nouveaux atouts en matière de développement et dans le domaine institutionnel, pour opérer un saut qualitatif déterminant lui permettant d’entrer de plain pied dans le processus de mondialisation, de s’inscrire ainsi dans le nouveau créneau de l’éco développement, de gagner le pari de la bonne gouvernance et d’assurer l’élargissement des classes moyennes.

De tels défis ne peuvent être relevés que si l’on se résout à poursuivre les réformes engagées dans le cadre des quatre orientations suivantes:

- Premièrement : la nécessité d’impulser le processus de développement durable, dans lequel la question écologique occupe une place centrale. Elle se situe à la base de la croissance verte et de la nouvelle économie qui ouvre de vastes perspectives pour l’émergence d’activités innovantes, potentiellement génératrices d’emplois.Aussi, engageons-Nous le gouvernement à donner corps aux grandes orientations issues du dialogue élargi visant l’élaboration d’une Charte nationale pour la protection de l’environnement et le développement durable, dans un plan d’action intégré ayant des objectifs précis et réalisables dans tous les secteurs d’activité. Parallèlement, Nous exhortons le gouvernement à formaliser ce plan dans un projet de loi-cadre, dont nous voulons qu’il constitue une véritable référence pour les politiques publiques de notre pays en la matière.

A cet égard, il faudrait susciter une forte adhésion en faveur de la mise en oeuvre de la stratégie d’efficacité énergétique, notamment à travers le développement des énergies renouvelables et propres. Pour ce faire, il importe de poursuivre l’exploitation optimale de l’énergie éolienne et de généraliser l’implantation des stations y afférentes dans toutes les régions appropriées, sur le Royaume. De même qu’il est nécessaire de donner une forte impulsion au décollage de notre grand projet de production d’énergie solaire, pour lequel nous avons institué une agence spécialisée et affecté des investissements colossaux. Nous appelons donc à l’intensification des efforts pour promouvoir des partenariats fructueux, en vue de la réalisation de ce projet pionnier, d’une envergure internationale.

Il faut également mettre en valeur les acquis notoirement connus du Maroc dans le domaine des barrages, et conforter ces réalisations, par une politique de l’eau, fondée sur la mobilisation et l’exploitation rationnelle des ressources hydriques.

- Quant à la deuxième orientation, elle incite à relever les défis de l’ouverture et de la compétitivité, en engageant les réformes nécessaires, en vue de restructurer les secteurs dont la crise mondiale a dévoilé les insuffisances et de tirer parti des prémices de la reprise de l’économie mondiale.De même, la préservation des équilibres macro-économiques s’impose comme une nécessité impérieuse, au même titre que la rationalisation des dépenses publiques et la modernisation du cadre légal et réglementaire, assurant une plus grande attractivité pour l’entreprise et les affaires. Il faut également veiller à une exploitation judicieuse de la crédibilité dont jouit le secteur bancaire et financier national, et de la confiance témoignée à l’égard du Maroc comme pôle d’attraction des capitaux et des investissements internationaux.  

- La troisième orientation porte, elle, sur le raffermissement de la bonne gouvernance. Elle requiert des réformes que Nous entendons poursuivre en matière de développement et aux niveaux institutionnel et politique.En tête de ces réformes figure la régionalisation avancée que Nous ne considérons pas seulement comme un nouveau mode de gouvernance territoriale, mais plutôt et foncièrement comme une réforme profonde et une vaste entreprise de modernisation des structures de l’Etat.

Nous sommes également attachés à la réforme de la justice qui est la clef de voûte de la suprématie de la loi, veillant à ce qu’elle évolue dans la bonne direction et selon un agenda précis. Nous sommes aussi déterminés à assurer une bonne opérationnalisation du Conseil Economique et Social, pour qu’il apporte sa contribution au raffermissement de la bonne gouvernance en matière de développement.

- Pour ce qui concerne la quatrième orientation, il y a lieu de focaliser les politiques publiques sur l’élargissement de la base de la classe moyenne. Celle-ci constitue, en effet, le socle sur lequel repose l’équilibre social, et le moteur du développement et de la modernisation.Cher peuple,Le renforcement de la position du Maroc et de son rayonnement régional et international passe par une synergie accrue entre les politiques intérieure et extérieure. Il exige également de continuer à mener une action diplomatique à même de conforter l’ouverture de notre pays sur son environnement et de préserver ses intérêts supérieurs.

Le Maroc, de par son appartenance multiple, accorde la priorité, dans ses relations extérieures, à son voisinage et à son environnement proche, diversifié et porteur de nombreux enjeux, dont il s’attache à faire autant d’opportunités à fructifier au service des intérêts fondamentaux de tous les peuples de la région.Nous considérons l’intégration maghrébine comme une aspiration populaire profonde et une nécessité stratégique et sécuritaire pressante. Elle s’impose comme un impératif économique rendu inéluctable à l’ère des regroupements et des rassemblements.

Par conséquent, Nous entendons poursuivre les efforts de concertation et de coordination nécessaires pour approfondir nos relations bilatérales avec les Etats maghrébins frères. Ceci, en attendant que l’Algérie cesse de contrarier la logique de l’Histoire, de la géographie, de la légitimité et de la légalité au sujet du Sahara marocain, et qu’elle renonce à ses manoeuvres désespérées visant vainement à torpiller la dynamique enclenchée par Notre initiative d’autonomie pour nos provinces du sud.

Il s’agit, en effet, d’une initiative audacieuse qui demeure une proposition réaliste, innovante et consensuelle, et qui vise à trouver une solution définitive à ce différend régional, dans le cadre de l’ONU. A cet égard, Nous tenons à réitérer la disposition du Maroc à continuer à soutenir les efforts de l’Organisation onusienne, de son Secrétaire général et son Envoyé personnel.

En tout état de cause, le Maroc continuera à défendre sa souveraineté, son unité nationale et son intégrité territoriale, avec la détermination de ne pas renoncer au moindre pouce de son Sahara.Nous continuerons donc à aller de l’avant dans la mise en oeuvre de la vision ambitieuse que Nous avons définie dans Notre dernier discours de la Marche Verte. Ainsi, le Sahara marocain sera en tête des bénéficiaires du processus de régionalisation avancée. De même que seront poursuivis sans relâche les efforts soutenus que nous déployons en faveur du développement solidaire de nos provinces du Sud. Nous comptons au même titre, procéder à une restructuration profonde du Conseil Royal Consultatif pour les Affaires sahariennes (CORCAS). Par ailleurs, nous déploierons des efforts accrus pour la levée du blocus imposé à nos citoyens dans les camps de Tindouf, et pour leur permettre d’exercer leur droit légitime au retour à la mère patrie pour y retrouver leurs familles et leurs proches, conformément aux conventions internationales pertinentes.

Constamment animé par la volonté de donner une expression tangible à son appartenance africaine, le Maroc continuera de mettre en Œuvre une politique africaine cohérente, au service du développement humain et de la consolidation de la sécurité régionale, inscrivant son action, notamment, dans le cadre de la coopération engagée avec les pays du Sahel et du Sahara, et les Etats d’Afrique atlantique, en vue de faire face aux multiples menaces qui pèsent sur la région.

Fidèle aux liens de fraternité et de solidarité arabo-islamique, Nous avons apporté une contribution régulière et efficiente aux efforts visant à faire prévaloir les justes causes de notre Oumma, ainsi qu’aux actions dédiées à la recherche d’un règlement global, juste et durable dans la région du Moyen Orient, sur la base de la solution des deux Etats. En Notre qualité de Président du Comité Al Qods, symbole de la conscience collective islamique, et dans le cadre de la mission qui lui est dévolue de défendre l’identité authentique et la sacralité de cette ville usurpée, Nous tenons à souligner de nouveau la nécessité de conjuguer les efforts et les initiatives, aux niveaux arabe, islamique et international, en les inscrivant dans une stratégie intégrée et cohérente et une démarche globale empreinte de solidarité.

En effet, se fondant sur les résolutions de la légalité internationale, il incombe de contrecarrer fermement les violations du droit et les plans expansionnistes qu’Israël persiste à mettre en oeuvre, dans le cadre de la politique du fait accompli. Il faut également déjouer ses tentatives visant à exercer une tutelle exclusive sur le devenir d’Al Qods Acharif. Voilà pourquoi Nous entendons continuer à défendre le cachet spirituel, civilisationnel et juridique de cette ville, comme capitale de l’Etat palestinien indépendant.Nous tenons à rappeler également la volonté du Maroc de développer et d’approfondir aussi bien le partenariat euro méditerranéen qui est si prometteur, que le statut avancé qui nous lie à l’Union Européenne, et qui nécessite la mobilisation de tous les pouvoirs publics et autres acteurs nationaux.

Ces efforts doivent s’inscrire dans une démarche concertée et cohérente, afin d’en déterminer les espaces, la portée et le rythme et d’assurer l’exploitation la plus judicieuse qui soit des opportunités offertes par ce statut.Outre ses préoccupations régionales, le Maroc ne cesse d’oeuvrer pour le développement et la diversification de ses partenariats, notamment par le biais de conventions et d’accords multidimensionnels, et plus particulièrement, les accords de libre-échange et les partenariats contractuels et préférentiels. Notre pays a également inscrit parmi ses priorités sa volonté d’adhérer résolument au consensus mondial renouvelé, pour l’émergence d’une gouvernance globale à visage humain, fondée sur les principes d’équité, de co-responsabilité et de partenariat.

Cher peuple,En ce jour mémorable, Nous nous inclinons avec émotion et recueillement devant la mémoire des pionniers de la libération, de l’indépendance et de l’édification de notre Etat moderne, en l’occurrence Nos vénérés Grand-père et Père, Leurs Majestés les Rois Mohammed V et Hassan II - que Dieu les bénisse dans leur dernière demeure-, ainsi que celle des valeureux martyrs de la patrie.Nous tenons, par ailleurs, à adresser un hommage particulier aux Forces Armées Royales, à la Gendarmerie Royale, la Sûreté Nationale, l’Administration Territoriale, les Forces Auxiliaires et la Protection Civile, pour le dévouement et l’abnégation dont ils font preuve, sous Notre conduite, dans la défense de l’intégrité territoriale, la souveraineté et la sécurité de la nation, et pour la contribution qu’ils apportent aux opérations de secours humanitaire.

En exaltant le génie créateur de Notre peuple fidèle, et en saluant le patriotisme farouche et le sens élevé du devoir des Marocains, toutes catégories confondues, Nous tenons à dire la joie et la fierté que Nous inspire l’indéfectible attachement à leur patrie des membres de la communauté marocaine résidant à l’étranger. Ils sont, en effet, de plus en plus nombreux à visiter leur pays et maintenir leurs solides attaches familiales, malgré les effets de la crise mondiale sur leurs pays de résidence. Nous les saluons aussi chaleureusement pour le concours efficient qu’ils apportent à l’essor du Royaume et à la défense de ses causes nationales et de ses intérêts supérieurs.

Fidèles à notre engagement mutuel, nous poursuivrons avec confiance et optimisme, notre action commune pour parachever l’édification du Maroc de l’unité, de la démocratie et du développement. Nous comptons, pour y parvenir, sur la ferme détermination qui anime ton Premier Serviteur, et la parfaite symbiose qui unit le Trône et le peuple.

Cette communion a constitué à travers l’histoire une source intarissable de force et de motivation pour relever les défis, avec une foi inébranlable dans la promesse divine énoncée dans le verset coranique qui dit en substance : ” Oui, Dieu accordera la victoire à ceux qui l’assistent, Dieu est, en vérité, fort et puissant “. Véridique est la parole de Dieu le Très-Haut.

Wassalamou alaikoum warahmatoullahi wabarakatouh”.

La notion énergétique transformera-t-elle les garages en maison digne de ce nom au Maroc ?

20090529phowww00206.jpgL’économie nécessaire arrivera-elle là où les hommes et les promoteurs ne désirent pas y arriver seuls ? La facture énergétique sera-t-elle le levier pour soulever la problématique de la qualité de la construction ?

Pour les candidats à la construction au Maroc, après un bref aperçu des produits présentés depuis des années, ou découverts par surprise après la livraison de leur appartement ou maison, certains se sentent, selon les saisons, plus dans un garage que dans une habitation digne de ce nom. Combien de logements au Maroc passeraient-ils les contrôles techniques réels appliqués en Europe et combien au moment même des fondations et du gros œuvre seraient-ils arrêtés ? 

Un simple parpaing de 20 cm comme mur externe, parfois moins par endroit, une porte et une fenêtre sans étanchéité, pas plus en toiture, pas de normes minimales sur le plan électrique ou sur le réseau d’eau, bref, ce que communément en Europe nous appellerions un garage… et encore…  Parfois à 15.000 ou 20.000 Dhs le m² (sans limite supplémentaire…) vendu comme du standing, grâce à une couche de tadelakt aux murs et quelques mètres de marbre au sol de l’entrée pour rendre plus présentable l’ensemble, vous pouvez imaginer le logement dit social ou économique… ou celui réalisé en auto-construction par 60% des Marocains. 

Qui dit pays chaud, dit logement moins cher au premier abord, mais il n’en est rien sur les plaquettes de promotion, encore plus en ayant testé ces constructions modernes après quelques années. Si les anciens du Maroc avaient choisi la terre de pisé depuis de nombreux siècles, ce n’était pas par hasard mais certainement avec beaucoup plus de logique et de réflexion que maintenant. Le Maroc est chaud et froid pour les Marocains.  Voir les gens dans leur logement comme sur Marrakech l’hiver, habillés à l’intérieur d’un manteau ou emmitouflés dans des couvertures en laine polaire, et l’été devoir débarrasser les salons afin de dormir au sol directement sur une simple natte afin de rechercher la fraîcheur, voilà le résultat énergétique à compenser désormais, par le fait que les gens doivent se chauffer et se refroidir de manière coûteuse. 

Il aura fallu passer cet état de choses pour enfin comprendre que la qualité minimum se devait d’avoir ses raisons économiques. L’état prend en main la problématique, mais peut-on penser que les promoteurs divers s’en préoccuperont assez rapidement, avant la fin des constructions du million de logements sociaux et économiques en prévision pour 2020 ? Sans cela la problématique persisterait pour de nouvelles et nombreuses décennies…. 

La question que beaucoup se poseront sera le coût supplémentaire de ces améliorations techniques comme l’isolation, le double vitrage, la normalisation et l’amélioration des techniques de réalisation, autre problématique de la main d’œuvre qui n’arrivera pas avec les seuls nouveaux produits pour autant… La qualité est-elle multiplicatrice des prix de vente réellement ? Est-il vraiment plus coûteux de bien faire avant, ou de payer des factures de chauffage l’hiver ou de climatiseur l’été ? Sans parler des malfaçons, autre approche… Vue du promoteur ou du client, la facture est différente mais toujours pour le client pour rappel. 

Une idée de prix entre un garage et une maison digne de ce nom ?

Une plaquette est disponible sur le lien suivant : 

http://legroupement-agadir.com/construire-au-maroc/ 

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Blog: http://legroupement.com

Site: http://legroupement-agadir.com

Service Investissement Seniors/Privés/Professionnels:

http://legroupement-agadir.com/le-groupement-conseil/

 

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Le Maroc peaufine sa règlementation énergétique pour le bâtiment

Après l’adoption en février dernier par le Conseil du gouvernement, du projet de loi sur l’efficacité énergétique, le Maroc prépare sa règlementation pour le secteur du bâtiment. Le but : faire participer la construction, à l’origine de 15 à 20 % de la consommation énergétique nationale, à l’effort d’économie d’énergie du pays (12 % d’ici 2020).

263 millions de dirhams (24 millions d’euros)

Encore en discussion, le programme prévoit de s’attaquer, sur une période de quatre ans, à trois grands aspects de la consommation énergétique, c’est-à-dire l’optimisation de la conception du bâtiment (architecture, isolation, vitrage, matériaux…), l’équipement du bâtiment (chauffage, éclairage…) et la gestion du service énergétique via des contrôles réguliers dans les établissements. Rassemblés sous forme de code, les textes règlementaires sur la consommation énergétique des bâtiments pourraient être disponibles dès l’année prochaine. Toutefois, un délai serait accordé aux professionnels pour préparer leur stratégie d’application des textes.Pour la mise en œuvre de ce programme, soutenu notamment par la Commission européenne, le Fonds pour l’environnement mondial (FFEM), le programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD) et la Caisse de dépôt et de gestion (CDG), une enveloppe de 263 millions de dirhams (environ 24 millions d’euros) sera débloquée. La moitié sera prise en charge par le gouvernement marocain.

Un appel à projet lancé en octobre

En attendant la mise en place de cette nouvelle règlementation énergétique, l’Agence de développement des énergies renouvelables et de l’efficacité énergétique (ADEREE) qui mène le projet, organise des actions de sensibilisation auprès du grand public et de tous les acteurs du bâtiment. De même, pour montrer l’exemple, 5.000 constructions résidentielles et tertiaires « éco-responsables » subventionnées par la Commission européenne seront mises en chantier à partir de 2011. Un appel à projet sera lancé en octobre prochain à destination des promoteurs immobiliers. 

Source : Lavieeco.com.

Ciel bleu pour Paris en échange de l’électricité verte du Maroc, mais avec option nucléaire en contrepartie !

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Maroc. Un pays qui demain sera un exemple sur le plan de l’énergie solaire et éolienne fait exprimer un paradoxe aux amis français, du moins à Paris intra-muros.  A une époque où chacun parle dans l’hexagone français comme en Europe de non-pollution, d’écologie, de vert par ci pour ne plus voir le noir que nous connaissions, à l’heure où la technologie avance vers la nouveauté, voilà que Paris échangerait de l’énergie verte du Maroc contre l’option… du nucléaire ! 

Le paradoxe était trop tendu pour ne pas le saisir… sans parler de la quasi-condition, “tu me prends ma centrale, ensuite nous discuterons du reste…”

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Tenir ses exigences internationalement en utilisant de l’énergie verte produite au Maroc tout en continuant chez les autres de placer son nucléaire noir clé en main, voilà un échange lourd de conséquences diverses dans le temps pour les héritiers… 

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Blog: http://legroupement.com 

Site: http://legroupement-agadir.com

Service Investissement Seniors/Privés/Professionnels:

http://legroupement-agadir.com/le-groupement-conseil/

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Paris renforce son aide à Rabat pour y garder sa première place

La rencontre de haut niveau entre la France et le Maroc s’est soldée par la conclusion de dix accords et conventions.

 MARIE-CHRISTINE CORBIER, LES ECHOS

Entre la France et le Maroc, «le ciel est bleu», affirmait la ministre française de l’Economie, Christine Lagarde, vendredi, au Medef, au côté du Premier ministre marocain, Abbas el-Fassi. Dix accords et conventions ont été signés, vendredi, à Paris, dans le cadre de la dixième rencontre franco-marocaine.

Comme prévu (Les Echos du 2 juillet), plusieurs accords ont été conclus dans le secteur de l’énergie. Un accord-cadre doit, selon le Premier ministre, François Fillon, permettre «d’accompagner le Maroc sur le chemin de l’énergie nucléaire […]». Plus tard, la France «fera naturellement des propositions commerciales», a-t-il assuré. La France soutient aussi la stratégie du Maroc dans les énergies renouvelables : un accord de coopération institutionnelle a été conclu. Pour atteindre ses objectifs européens, la France pourra compter sur l’électricité verte produite au Maroc. Les deux pays coopéreront aussi dans le solaire, l’Agence française de développement (AFD) contribuant notamment au financement du projet de centrale de Ouarzazate. D’autres conventions ont été signées pour soutenir la stratégie d’accès aux soins primaires du ministère de la Santé, la pêche, la réhabilitation du réseau d’eau de la régie d’Oujda ou encore le financement d’un projet de dessalement et d’irrigation dans la région d’Agadir.

La France a assuré le Maroc de son soutien à sa politique de grands chantiers. Les financements concessionnels de l’Agence française de développement (AFD) pour la période 2010-2012 seront ainsi portés à 600 millions d’euros au lieu de 460 millions d’euros pour la période 2007-2009. «Le renforcement de la cadence de réalisation des grands chantiers jette les bases d’une nouvelle ère de développement», a déclaré le Premier ministre marocain, Abbas el-Fassi.

Le Maroc «reste» le premier partenaire de coopération de la France, explique-t-on à Matignon. Mais «il est temps de passer à une nouvelle étape» et de «mettre les bouchées doubles» pour garder ce premier rang, a prévenu, vendredi, la patronne du Medef, Laurence Parisot.

 Sur la période 2008-2010, le Maroc a bénéficié d’un soutien de la France de plus de 1,5 milliard d’euros au total, affirme t-on à Matignon ; à travers des financements concessionnels destinés notamment au financement de la réalisation par les entreprises françaises du projet de ligne à grande vitesse, des tramways de Rabat et de Casablanca.