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- 31.8.2010: 2 dhs le jour 3 dhs le soir. Un stationnement enfin précisé à Agadir.
- 30.8.2010: L'immobilier ne soutiendrait plus l'image ni le rang du Maroc ! Une histoire d'oiseaux chers qui se font rares...
- 27.8.2010: Où partent-ils en vacances, les Marocains ? Dans les pays moins chers, eux aussi…
- 26.8.2010: Effet Papillon ou effet Autoroute d'Agadir sur le tourisme 2010 ?
- 25.8.2010: Agences immobilières au Maroc ou des wagons trop attachés aux promoteurs…
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Archive de la catégorie Ecologie
Que faire à Agadir ? Pourquoi pas du parapente ?
9.8.2010 par admin.
Agadir : sa baie, ses hôtels, sa plage, ses 300 jours de soleil par an. Une image qui ne remplit pas toujours la journée, la semaine ou le séjour quand les habitudes s’installent. L’animation ou les activités sont des choses qui semblent manquer notamment aux étrangers et à beaucoup de locaux qui recherchent de plus en plus d’autres sensations que le soleil et la plage ou les terrasses de cafés. beucoup de marocains préfèrent d’ailleurs quitter le pays pour rejoindre l’Espagne plus animée…

Le Maroc offre d’autres approches que le tourisme de base par le remplissage des chambres l’été comme le reste de l’année. Mais ni le pays ni les acteurs du tourisme ne misent vraiment sur ces ouvertures qu’attendent beaucoup de visiteurs, notamment après quelques séjours dans le pays. Les initiatives nouvelles en ce sens restent le plus souvent la volonté de petits groupes, de petits projets individuels, qui arrivent avec les Européens, et qui demain sauront répondre aux demandes attendues.
En attendant si vous désirez visiter et voir de plus haut l’un des plus beaux pays de ce monde, vous saurez où vous envoyer dans les airs, même pour les débutants en vol biplace, à quelques kilomètres d’Agadir pour commencer, un peu plus haut ensuite dans l’Atlas pour les plus assurés et passionnés qui se prendront au jeu d’Icare mais en sécurité. Beautés et sensations garanties, n’en doutons pas, même en restant au sol.
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Blog: http://legroupement.com
Site: http://legroupement-agadir.com
Service Investissement Seniors/Privés/Professionnels:
http://legroupement-agadir.com/le-groupement-conseil/
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http://www.news-mag.com/Le-parapente-au-Maroc_a162.html
Le parapente au Maroc
L’histoire du parapente débute en France en 1986. Quelques parachutistes décollent, avec leurs voiles de saut, des falaises de Mieussy dans les Alpes. 25 ans plus tard, ce sport a acquis ses lettres de noblesse et la maturité nécessaire pour être pratiqué par n’importe qui, dans les nombreuses structures en place. Les écoles de parapente existent dans tous les pays et dispensent un enseignement de qualité.

Depuis de nombreuses années les parapentistes Européens sont venus au Maroc pour pratiquer leur activité sur les sites très variés du pays. Comme pour de nombreux sports, le climat du Maroc permet une pratique hivernale, alors qu’en Europe la météo est souvent défavorable. Avec ses chaînes de montagnes et ses falaises côtières, le Maroc est le pays idéal pour le parapente.
De nombreuses écoles on fleuri au Maroc au cours des années, souvent sous l’impulsion de moniteurs Européens, offrant aujourd’hui une gamme très élargie de services: cours, initiations, vols biplace, perfectionnements,… L’apprentissage est idéal en bord de mer, au Sud d’Agadir par exemple, là où les dunes de sable et autres falaises permettent de faire ses premiers gonflages et premiers petits vols sous un vent régulier et une aérologie stable. Par la suite, l’Atlas offre toutes les joies et les possibilités des vols de haute montagne en thermiques. Les sites Internet regorgent d’infos sur les possibilités de vols au Maroc. L’endroit de référence pour le parapente au Maroc se trouve à Aguergour, près de Marrakech. Aguergour c’est le Saint Hilaire du Maroc (les parapentistes comprendront ce que cela veut dire). En saison, il n’est pas rare de se trouver à plusieurs dizaines de voiles au décollage et en l’air. Le décollage est assez facile et large, et une partie est bétonnée. Les conditions de vols sont souvent agréables le matin et le soir mais peuvent rapidement se tonifier en journée. Attention à la brise qui se renforce rapidement. Les départs en cross sont faciles mais selon où vous allez le retour peut être long. Prenez garde aussi aux lignes électriques qui d’année en année deviennent plus nombreuses.
L’atterrissage se fait généralement à côté du gîte d’Ahmed. Mais il est possible de se poser dans d’autres champs à conditions de respecter les cultures. Pour monter au décollage on trouve souvent d’autres personnes pour partager les navettes. Le chemin final est payant pour les véhicules, mais il est possible de se garer.Le succès de ce site est dû au fait qu’il y a de nombreux gîtes à proximité:Chez Hamed (à l’atterrissage): Historiquement, le premier gîte du coin. De la simple bâtisse au sol en terre battue, ce gîte est devenu un palace. L’accueil est sympa.
Chez Latifa (derrière le gîte d’Hamed): Gîte sympa aussi. Latifa fait une cuisine qui vous fera adorer le Maroc.
Chez Abdou (à coté du gite d’Hamed): Gite plus petit et plus tranquille. Tenu par le très sympathique frère d’Hamed, ce gîte est plutôt destiné aux parapentistes seuls ou à des très petits groupes.
Chez Mohamed Lamkaden (en haut, au déco): Accueil sympa et détendu, mais confort plus rudimentaire. Le décollage lui appartenant, n’hésitez pas à y consommer (thé ou repas chaud) dans la journée.
Portrait : Didier Parfait
Didier est Français, installé depuis 32 ans au Maroc, c’est un vieux routard du vol libre. Dès les années 1970 il arpente le Maroc avec son aile delta. En 1988, il découvre le parapente et se lance dans la découverte des tous les spots possibles dans le pays. Son but : rester le plus longtemps possible en l’air !!! Il vivra ainsi l’évolution constante de ce sport. Depuis 3 ans ½, il a fondé son club : Parapente-Maroc, basé à Agadir. Avec son expérience de plus de 30 ans de vol libre au Maroc, Didier vous fera découvrir des sites naturellement préservés par leur situation géographique et bénéficiant de conditions aérologiques particulièrement favorables permettant de vous accueillir toute l’année sur nos reliefs.
Il vous propose des évasions au détour des paysages surprenants de l’Atlas. Pour ceux qui veulent se faire plaisir, les sommets culminant entre 2400m et 4200m seront des terrains de jeu sans limites. Les sensations fortes sont assurées pour les pilotes confirmés. Sans oublier les instants de découverte en pays berbère, les balades dans les souks, la visite de villages authentiques en pierres et en pisé. Didier nous confie qu’il croit beaucoup au développement de ce sport, par la délocalisation des structures Européennes vers le Maroc en hiver. De nombreux clubs et écoles des parapentes en Europe le contactent pour organiser des stages en hiver. Il nous emmène pour une session de parapente en bord de mer, à 50km au Sud d’Agadir, en direction de Tiznit. De belles dunes finissent dans la mer, permettant le vol en «soaring». Histoire de goûter aux joies du vol libre, au bord des vagues. Une expérience unique, entre mer et désert, entre brumes et océan…
Informations pratiques - Parapente au Maroc :
Au Maroc, le parapente dépend de la «Fédération Royale Marocaine De l’Aviation légère et Sportive»
BP:1782 Rabat
Tel: 212 (037) 708347
Fax: 212 (037) 706958 Parapente-Maroc :
Didier Parfait
www.parapente-maroc.info Un site très sympa avec beaucoup d’infos :
Site de Michel Lacroix
Marc d’Haenen Pour les passionnés de sports qui aiment faire l’alliance entre voyage et tourisme découvrez http://www.news-mag.com/
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Discours de SM Mohammed VI lors de la fête du trône 2010.
5.8.2010 par admin.
La fête du trône est l’occasion d’entendre SM Mohammed VI chaque année nous présenter une synthèse du pays, toujours intéressante à lire pour tout résident étranger en ce pays au même titre que les Marocains.
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Discours de SM le Roi à la Nation à l’occasion de la fête du Trône
SM le Roi Mohammed VI a adressé, vendredi, un discours à la Nation à l’occasion de la fête du Trône qui coïncide cette année avec le onzième anniversaire de l’intronisation du Souverain. Voici le texte intégral du Discours Royal:
“Louange à Dieu.Prière et salut sur le Prophète, Sa famille et Ses compagnons. Cher peuple,Nous commémorons aujourd’hui le onzième anniversaire de Notre accession au Trône. C’est une heureuse occasion et un moment privilégié pour renouveler les liens d’allégeance mutuelle qui nous unissent indéfectiblement. C’est aussi le moment idoine pour réaffirmer l’unanimité scellée autour des constantes du Royaume.L’unité nationale, territoriale et identitaire forme le socle immuable de ces constantes, au même titre que les valeurs sacrées de la nation dont Nous sommes le Garant en Notre qualité d’Amir Al Mouminine.
Ces valeurs sont portées par notre foi islamique tolérante, qui se distingue par ses spécificités marocaines et s’appuie sur le rite sunnite malékite. Elles prônent le respect mutuel entre les religions célestes, et incitent à l’ouverture sur les autres civilisations.Nous avons décidé de consacrer le discours du Trône de cette année à l’examen objectif des avancées enregistrées, ainsi que des écueils rencontrés et des défis qui restent à relever pour parachever la construction d’un modèle de développement et de démocratie que Nous voulons spécifiquement marocain.
Induisant un développement harmonieux, ce modèle repose sur une croissance économique soutenue, propre à conforter notre politique de solidarité sociale. Il a aussi vocation à favoriser la réalisation d’un développement durable, prenant en compte les impératifs de la protection de l’environnement. C’est également un modèle dont la méthodologie repose sur les règles de bonne gouvernance.
Ainsi, depuis que Nous a été dévolue la charge d’assurer la conduite de notre nation, Nous nous sommes attaché à impulser un changement qualitatif au processus de développement, opérant pour ce faire, des choix qui ont fait la preuve de leur pertinence et de leur efficience. Ces choix reposent sur quatre piliers fondamentaux, à savoir :
- La nécessité de veiller à ce que l’Etat, sous Notre conduite, assume le rôle stratégique qui lui revient dans la détermination des options fondamentales de la nation, la réalisation des grands chantiers structurants, l’impulsion, l’organisation et l’encouragement de l’initiative privée et de l’ouverture économique maîtrisée.
- Quant au deuxième pilier, il consiste en la consolidation de l’édifice démocratique. A cet égard, Nous n’avons cessé d’oeuvrer au raffermissement de l’Etat de droit et à la mise en oeuvre de réformes profondes en matière juridique et institutionnelle, ainsi que dans le domaine de la protection des droits de l’homme. Nous avons également tenu à élargir l’espace des libertés, et à conforter une pratique politique efficiente, fondée sur les principes de proximité et de participation.
Mais, pour importants qu’ils soient, les acquis qui ont été enregistrés risquent de rester purement formels, s’ils ne sont pas confortés par le renforcement des droits socioéconomiques et culturels de nos concitoyens, et par le raffermissement de la solidarité. Ce sont autant d’exigences à inscrire au centre des politiques publiques de notre pays.
- De ce fait, le troisième pilier constitue une nécessité impérieuse. Il s’agit, en l’occurrence, de placer le citoyen au coeur de l’opération de développement, comme Nous l’avons concrètement démontré à travers l’Initiative Nationale pour le Développement Humain qui a permis d’enregistrer, sur une période de cinq années, des résultats tangibles dans le combat contre la pauvreté, l’exclusion et la marginalisation.De fait, Nous nous sentons encouragé et déterminé à aller de l’avant pour en affiner et étendre davantage les programmes de l’INDH, notamment en effectuant des visites sur le terrain et en multipliant les actions d’évaluation et de réajustement de ses projets dans la perspective d’une généralisation sur l’ensemble du pays, permettant de couvrir toutes les régions et les populations démunies.
- Le quatrième pilier réside dans la volonté de doter l’économie nationale de moyens permettant sa mise à niveau et son décollage, pour la réalisation de projets structurants et la mise en oeuvre de plans ambitieux, lesquels ont d’ailleurs commencé à donner leurs fruits sur les plans stratégique, sectoriel et social.Ainsi, au niveau stratégique, ces projets d’équipement et ces plans ont permis de moderniser notre économie, d’en améliorer la productivité et la compétitivité, de renforcer les investissements publics et de créer des pôles de développement régional intégré.
Grâce à ces plans et projets, notre pays dispose désormais d’un cadre stable et clair pour son développement économique, et d’une capacité de résilience face aux effets et impacts de la crise financière mondiale. En effet, ceux-ci ont largement favorisé le positionnement du Maroc comme destination attractive pour les investissements productifs et en tant qu’axe majeur des échanges aux plans régional et international.Avec la même volonté et la même ambition, Nous entendons poursuivre résolument la réalisation des grands projets d’infrastructure dans toutes les régions du Royaume, l’objectif étant de conforter les progrès déjà enregistrés en matière d’extension des réseaux et stations de transport et des voies de communication.
Nous comptons également aller de l’avant dans la création de zones off-shore et de pôles industriels intégrés, outre la réalisation de grands complexes portuaires, notamment celui de Tanger-Med. C’est un ouvrage que Nous avons érigé, en peu de temps, en hub stratégique, industriel, commercial et en pôle d’investissement, jouissant de la confiance de nos partenaires.Sur le plan sectoriel, Nous engageons le gouvernement, le parlement et les différents acteurs à redoubler d’effort pour une mise en oeuvre optimale des multiples stratégies de développement qui ont été adoptées. Ainsi, s’agissant de l’agriculture, Nous rendons grâce au Très-Haut d’avoir gratifié notre pays de pluies bénéfiques qui nous ont permis d’assurer une bonne campagne agricole. Nous tenons également à réitérer au monde rural l’intérêt particulier que Nous lui portons, et de Notre volonté de continuer à apporter Notre soutien à la mise en oeuvre du Plan Maroc Vert, dans le cadre de Notre conception de la solidarité et de Notre démarche écologique et spatiale.
C’est une approche qui a pour vocation de favoriser le développement des zones oasiennes, à travers l’extension des superficies des palmeraies et la préservation de notre patrimoine végétal et forestier, notamment les Arganiers qui constituent une richesse agricole spécifiquement marocaine, et un atout appréciable pour notre écosystème.Quant au secteur de la pêche maritime, et conformément à notre vision prospective pour son développement, il importe de faire de l’investissement piscicole un axe majeur du Plan Halieutis et un nouvel atout pour consolider la modernisation et la rationalisation de l’exploitation de nos richesses halieutiques.
S’agissant du tourisme, un saut qualitatif a été réalisé dans la concrétisation des objectifs définis dans la Vision 2010. L’accroissement du flux touristique, porté à plus de 9 millions de visiteurs, constitue le meilleur facteur incitatif pour susciter une adhésion franche et massive aux objectifs fixés dans le cadre de la Vision 2020 pour la prochaine décennie.
Le même esprit d’initiative doit prévaloir pour impulser le “Plan Emergence”, en s’engageant plus résolument dans des industries et des métiers nouveaux, à vocation internationale, tout en facilitant la création d’entreprises, surtout les PME.Pour ce qui concerne le secteur du logement, l’effort incitatif soutenu que fournit l’Etat, requiert l’adhésion de tous les opérateurs, et l’engagement résolu et efficace des autorités gouvernementales compétentes. Celles-ci doivent veiller à une stricte application de la loi, et conjuguer leurs efforts pour répondre à Notre volonté de permettre aux populations à faibles revenus et aux habitants des bidonvilles, d’accéder à un logement social décent, dans le cadre de programmes bien définis.Toutefois, au-delà de l’objectif d’incitation à l’investissement et à la libre entreprise, ce que Nous attendons de ces chantiers de développement, c’est d’abord et avant tout, qu’ils se traduisent concrètement par une amélioration des conditions de vie de nos citoyens, surtout les plus démunis, et par la création d’emplois pour les jeunes.
Cher peuple, pour encourageants qu’ils soient, les résultats enregistrés dans la mise en Œuvre des différents plans sectoriels ne devraient pas pour autant occulter le fait que ces plans resteront d’une efficacité limitée tant que ne seront pas levées trois entraves majeures, la première étant la faiblesse de la compétitivité. A cet égard, Nous insistons avec force sur la nécessité d’une mise en oeuvre optimale de la stratégie logistique nationale.Quant au deuxième écueil, il tient aux entraves qui caractérisent la gouvernance de ces plans, et qui doivent être impérativement éliminées. D’où la nécessité de mettre en place les mécanismes nécessaires pour assurer une meilleure synergie entre ces plans, dans le cadre d’une vision stratégique intégrée, excluant toute approche sectorielle étriquée. Enfin, le troisième obstacle -qui représente en fait, le plus grand défi
- c’est celui qui pénalise la mise à niveau des ressources humaines. Ici le devoir de vérité s’impose avec franchise et sans nulle complaisance : la responsabilité est collective. Il incombe donc à tous de prendre des décisions courageuses pour assurer l’adéquation de la formation scientifique, professionnelle et technique, avec les exigences de l’économie moderne et de la promotion de la recherche scientifique et de l’innovation, ainsi qu’avec les impératifs de l’insertion dans l’économie de la société du savoir et de la communication.A moins de répondre à ces exigences, notre système éducatif
-depuis longtemps plombé par des entraves démagogiques ayant empêché la mise en oeuvre de réformes constructives- continuera, hélas, à obérer les énergies de l’Etat et les potentialités des couches populaires. En confinant ces réformes dans les schémas stériles et éculés de l’enseignement dispensé, ce système risque de transformer notre capital humain en handicap entravant notre développement, au lieu d’en être la locomotive.Cher peuple,Quel que soit le niveau d’évolution de notre modèle de développement, il appartient à tous, surtout dans un contexte de crise mondiale, de redoubler de mobilisation, de vigilance, de pro activité et d’esprit d’initiative, pour donner corps à la grande ambition qui Nous anime de hisser le Maroc à la place qui lui revient dans le concert des nations avancées. Nous sommes donc plus déterminé que jamais à veiller à ce que notre pays dispose de nouveaux atouts en matière de développement et dans le domaine institutionnel, pour opérer un saut qualitatif déterminant lui permettant d’entrer de plain pied dans le processus de mondialisation, de s’inscrire ainsi dans le nouveau créneau de l’éco développement, de gagner le pari de la bonne gouvernance et d’assurer l’élargissement des classes moyennes.
De tels défis ne peuvent être relevés que si l’on se résout à poursuivre les réformes engagées dans le cadre des quatre orientations suivantes:
- Premièrement : la nécessité d’impulser le processus de développement durable, dans lequel la question écologique occupe une place centrale. Elle se situe à la base de la croissance verte et de la nouvelle économie qui ouvre de vastes perspectives pour l’émergence d’activités innovantes, potentiellement génératrices d’emplois.Aussi, engageons-Nous le gouvernement à donner corps aux grandes orientations issues du dialogue élargi visant l’élaboration d’une Charte nationale pour la protection de l’environnement et le développement durable, dans un plan d’action intégré ayant des objectifs précis et réalisables dans tous les secteurs d’activité. Parallèlement, Nous exhortons le gouvernement à formaliser ce plan dans un projet de loi-cadre, dont nous voulons qu’il constitue une véritable référence pour les politiques publiques de notre pays en la matière.
A cet égard, il faudrait susciter une forte adhésion en faveur de la mise en oeuvre de la stratégie d’efficacité énergétique, notamment à travers le développement des énergies renouvelables et propres. Pour ce faire, il importe de poursuivre l’exploitation optimale de l’énergie éolienne et de généraliser l’implantation des stations y afférentes dans toutes les régions appropriées, sur le Royaume. De même qu’il est nécessaire de donner une forte impulsion au décollage de notre grand projet de production d’énergie solaire, pour lequel nous avons institué une agence spécialisée et affecté des investissements colossaux. Nous appelons donc à l’intensification des efforts pour promouvoir des partenariats fructueux, en vue de la réalisation de ce projet pionnier, d’une envergure internationale.
Il faut également mettre en valeur les acquis notoirement connus du Maroc dans le domaine des barrages, et conforter ces réalisations, par une politique de l’eau, fondée sur la mobilisation et l’exploitation rationnelle des ressources hydriques.
- Quant à la deuxième orientation, elle incite à relever les défis de l’ouverture et de la compétitivité, en engageant les réformes nécessaires, en vue de restructurer les secteurs dont la crise mondiale a dévoilé les insuffisances et de tirer parti des prémices de la reprise de l’économie mondiale.De même, la préservation des équilibres macro-économiques s’impose comme une nécessité impérieuse, au même titre que la rationalisation des dépenses publiques et la modernisation du cadre légal et réglementaire, assurant une plus grande attractivité pour l’entreprise et les affaires. Il faut également veiller à une exploitation judicieuse de la crédibilité dont jouit le secteur bancaire et financier national, et de la confiance témoignée à l’égard du Maroc comme pôle d’attraction des capitaux et des investissements internationaux.
- La troisième orientation porte, elle, sur le raffermissement de la bonne gouvernance. Elle requiert des réformes que Nous entendons poursuivre en matière de développement et aux niveaux institutionnel et politique.En tête de ces réformes figure la régionalisation avancée que Nous ne considérons pas seulement comme un nouveau mode de gouvernance territoriale, mais plutôt et foncièrement comme une réforme profonde et une vaste entreprise de modernisation des structures de l’Etat.
Nous sommes également attachés à la réforme de la justice qui est la clef de voûte de la suprématie de la loi, veillant à ce qu’elle évolue dans la bonne direction et selon un agenda précis. Nous sommes aussi déterminés à assurer une bonne opérationnalisation du Conseil Economique et Social, pour qu’il apporte sa contribution au raffermissement de la bonne gouvernance en matière de développement.
- Pour ce qui concerne la quatrième orientation, il y a lieu de focaliser les politiques publiques sur l’élargissement de la base de la classe moyenne. Celle-ci constitue, en effet, le socle sur lequel repose l’équilibre social, et le moteur du développement et de la modernisation.Cher peuple,Le renforcement de la position du Maroc et de son rayonnement régional et international passe par une synergie accrue entre les politiques intérieure et extérieure. Il exige également de continuer à mener une action diplomatique à même de conforter l’ouverture de notre pays sur son environnement et de préserver ses intérêts supérieurs.
Le Maroc, de par son appartenance multiple, accorde la priorité, dans ses relations extérieures, à son voisinage et à son environnement proche, diversifié et porteur de nombreux enjeux, dont il s’attache à faire autant d’opportunités à fructifier au service des intérêts fondamentaux de tous les peuples de la région.Nous considérons l’intégration maghrébine comme une aspiration populaire profonde et une nécessité stratégique et sécuritaire pressante. Elle s’impose comme un impératif économique rendu inéluctable à l’ère des regroupements et des rassemblements.
Par conséquent, Nous entendons poursuivre les efforts de concertation et de coordination nécessaires pour approfondir nos relations bilatérales avec les Etats maghrébins frères. Ceci, en attendant que l’Algérie cesse de contrarier la logique de l’Histoire, de la géographie, de la légitimité et de la légalité au sujet du Sahara marocain, et qu’elle renonce à ses manoeuvres désespérées visant vainement à torpiller la dynamique enclenchée par Notre initiative d’autonomie pour nos provinces du sud.
Il s’agit, en effet, d’une initiative audacieuse qui demeure une proposition réaliste, innovante et consensuelle, et qui vise à trouver une solution définitive à ce différend régional, dans le cadre de l’ONU. A cet égard, Nous tenons à réitérer la disposition du Maroc à continuer à soutenir les efforts de l’Organisation onusienne, de son Secrétaire général et son Envoyé personnel.
En tout état de cause, le Maroc continuera à défendre sa souveraineté, son unité nationale et son intégrité territoriale, avec la détermination de ne pas renoncer au moindre pouce de son Sahara.Nous continuerons donc à aller de l’avant dans la mise en oeuvre de la vision ambitieuse que Nous avons définie dans Notre dernier discours de la Marche Verte. Ainsi, le Sahara marocain sera en tête des bénéficiaires du processus de régionalisation avancée. De même que seront poursuivis sans relâche les efforts soutenus que nous déployons en faveur du développement solidaire de nos provinces du Sud. Nous comptons au même titre, procéder à une restructuration profonde du Conseil Royal Consultatif pour les Affaires sahariennes (CORCAS). Par ailleurs, nous déploierons des efforts accrus pour la levée du blocus imposé à nos citoyens dans les camps de Tindouf, et pour leur permettre d’exercer leur droit légitime au retour à la mère patrie pour y retrouver leurs familles et leurs proches, conformément aux conventions internationales pertinentes.
Constamment animé par la volonté de donner une expression tangible à son appartenance africaine, le Maroc continuera de mettre en Œuvre une politique africaine cohérente, au service du développement humain et de la consolidation de la sécurité régionale, inscrivant son action, notamment, dans le cadre de la coopération engagée avec les pays du Sahel et du Sahara, et les Etats d’Afrique atlantique, en vue de faire face aux multiples menaces qui pèsent sur la région.
Fidèle aux liens de fraternité et de solidarité arabo-islamique, Nous avons apporté une contribution régulière et efficiente aux efforts visant à faire prévaloir les justes causes de notre Oumma, ainsi qu’aux actions dédiées à la recherche d’un règlement global, juste et durable dans la région du Moyen Orient, sur la base de la solution des deux Etats. En Notre qualité de Président du Comité Al Qods, symbole de la conscience collective islamique, et dans le cadre de la mission qui lui est dévolue de défendre l’identité authentique et la sacralité de cette ville usurpée, Nous tenons à souligner de nouveau la nécessité de conjuguer les efforts et les initiatives, aux niveaux arabe, islamique et international, en les inscrivant dans une stratégie intégrée et cohérente et une démarche globale empreinte de solidarité.
En effet, se fondant sur les résolutions de la légalité internationale, il incombe de contrecarrer fermement les violations du droit et les plans expansionnistes qu’Israël persiste à mettre en oeuvre, dans le cadre de la politique du fait accompli. Il faut également déjouer ses tentatives visant à exercer une tutelle exclusive sur le devenir d’Al Qods Acharif. Voilà pourquoi Nous entendons continuer à défendre le cachet spirituel, civilisationnel et juridique de cette ville, comme capitale de l’Etat palestinien indépendant.Nous tenons à rappeler également la volonté du Maroc de développer et d’approfondir aussi bien le partenariat euro méditerranéen qui est si prometteur, que le statut avancé qui nous lie à l’Union Européenne, et qui nécessite la mobilisation de tous les pouvoirs publics et autres acteurs nationaux.
Ces efforts doivent s’inscrire dans une démarche concertée et cohérente, afin d’en déterminer les espaces, la portée et le rythme et d’assurer l’exploitation la plus judicieuse qui soit des opportunités offertes par ce statut.Outre ses préoccupations régionales, le Maroc ne cesse d’oeuvrer pour le développement et la diversification de ses partenariats, notamment par le biais de conventions et d’accords multidimensionnels, et plus particulièrement, les accords de libre-échange et les partenariats contractuels et préférentiels. Notre pays a également inscrit parmi ses priorités sa volonté d’adhérer résolument au consensus mondial renouvelé, pour l’émergence d’une gouvernance globale à visage humain, fondée sur les principes d’équité, de co-responsabilité et de partenariat.
Cher peuple,En ce jour mémorable, Nous nous inclinons avec émotion et recueillement devant la mémoire des pionniers de la libération, de l’indépendance et de l’édification de notre Etat moderne, en l’occurrence Nos vénérés Grand-père et Père, Leurs Majestés les Rois Mohammed V et Hassan II - que Dieu les bénisse dans leur dernière demeure-, ainsi que celle des valeureux martyrs de la patrie.Nous tenons, par ailleurs, à adresser un hommage particulier aux Forces Armées Royales, à la Gendarmerie Royale, la Sûreté Nationale, l’Administration Territoriale, les Forces Auxiliaires et la Protection Civile, pour le dévouement et l’abnégation dont ils font preuve, sous Notre conduite, dans la défense de l’intégrité territoriale, la souveraineté et la sécurité de la nation, et pour la contribution qu’ils apportent aux opérations de secours humanitaire.
En exaltant le génie créateur de Notre peuple fidèle, et en saluant le patriotisme farouche et le sens élevé du devoir des Marocains, toutes catégories confondues, Nous tenons à dire la joie et la fierté que Nous inspire l’indéfectible attachement à leur patrie des membres de la communauté marocaine résidant à l’étranger. Ils sont, en effet, de plus en plus nombreux à visiter leur pays et maintenir leurs solides attaches familiales, malgré les effets de la crise mondiale sur leurs pays de résidence. Nous les saluons aussi chaleureusement pour le concours efficient qu’ils apportent à l’essor du Royaume et à la défense de ses causes nationales et de ses intérêts supérieurs.
Fidèles à notre engagement mutuel, nous poursuivrons avec confiance et optimisme, notre action commune pour parachever l’édification du Maroc de l’unité, de la démocratie et du développement. Nous comptons, pour y parvenir, sur la ferme détermination qui anime ton Premier Serviteur, et la parfaite symbiose qui unit le Trône et le peuple.
Cette communion a constitué à travers l’histoire une source intarissable de force et de motivation pour relever les défis, avec une foi inébranlable dans la promesse divine énoncée dans le verset coranique qui dit en substance : ” Oui, Dieu accordera la victoire à ceux qui l’assistent, Dieu est, en vérité, fort et puissant “. Véridique est la parole de Dieu le Très-Haut.
Wassalamou alaikoum warahmatoullahi wabarakatouh”.
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La notion énergétique transformera-t-elle les garages en maison digne de ce nom au Maroc ?
4.8.2010 par admin.
L’économie nécessaire arrivera-elle là où les hommes et les promoteurs ne désirent pas y arriver seuls ? La facture énergétique sera-t-elle le levier pour soulever la problématique de la qualité de la construction ?
Pour les candidats à la construction au Maroc, après un bref aperçu des produits présentés depuis des années, ou découverts par surprise après la livraison de leur appartement ou maison, certains se sentent, selon les saisons, plus dans un garage que dans une habitation digne de ce nom. Combien de logements au Maroc passeraient-ils les contrôles techniques réels appliqués en Europe et combien au moment même des fondations et du gros œuvre seraient-ils arrêtés ?
Un simple parpaing de 20 cm comme mur externe, parfois moins par endroit, une porte et une fenêtre sans étanchéité, pas plus en toiture, pas de normes minimales sur le plan électrique ou sur le réseau d’eau, bref, ce que communément en Europe nous appellerions un garage… et encore… Parfois à 15.000 ou 20.000 Dhs le m² (sans limite supplémentaire…) vendu comme du standing, grâce à une couche de tadelakt aux murs et quelques mètres de marbre au sol de l’entrée pour rendre plus présentable l’ensemble, vous pouvez imaginer le logement dit social ou économique… ou celui réalisé en auto-construction par 60% des Marocains.
Qui dit pays chaud, dit logement moins cher au premier abord, mais il n’en est rien sur les plaquettes de promotion, encore plus en ayant testé ces constructions modernes après quelques années. Si les anciens du Maroc avaient choisi la terre de pisé depuis de nombreux siècles, ce n’était pas par hasard mais certainement avec beaucoup plus de logique et de réflexion que maintenant. Le Maroc est chaud et froid pour les Marocains. Voir les gens dans leur logement comme sur Marrakech l’hiver, habillés à l’intérieur d’un manteau ou emmitouflés dans des couvertures en laine polaire, et l’été devoir débarrasser les salons afin de dormir au sol directement sur une simple natte afin de rechercher la fraîcheur, voilà le résultat énergétique à compenser désormais, par le fait que les gens doivent se chauffer et se refroidir de manière coûteuse.
Il aura fallu passer cet état de choses pour enfin comprendre que la qualité minimum se devait d’avoir ses raisons économiques. L’état prend en main la problématique, mais peut-on penser que les promoteurs divers s’en préoccuperont assez rapidement, avant la fin des constructions du million de logements sociaux et économiques en prévision pour 2020 ? Sans cela la problématique persisterait pour de nouvelles et nombreuses décennies….
La question que beaucoup se poseront sera le coût supplémentaire de ces améliorations techniques comme l’isolation, le double vitrage, la normalisation et l’amélioration des techniques de réalisation, autre problématique de la main d’œuvre qui n’arrivera pas avec les seuls nouveaux produits pour autant… La qualité est-elle multiplicatrice des prix de vente réellement ? Est-il vraiment plus coûteux de bien faire avant, ou de payer des factures de chauffage l’hiver ou de climatiseur l’été ? Sans parler des malfaçons, autre approche… Vue du promoteur ou du client, la facture est différente mais toujours pour le client pour rappel.
Une idée de prix entre un garage et une maison digne de ce nom ?
Une plaquette est disponible sur le lien suivant :
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Le Maroc peaufine sa règlementation énergétique pour le bâtiment
Après l’adoption en février dernier par le Conseil du gouvernement, du projet de loi sur l’efficacité énergétique, le Maroc prépare sa règlementation pour le secteur du bâtiment. Le but : faire participer la construction, à l’origine de 15 à 20 % de la consommation énergétique nationale, à l’effort d’économie d’énergie du pays (12 % d’ici 2020).
263 millions de dirhams (24 millions d’euros)
Encore en discussion, le programme prévoit de s’attaquer, sur une période de quatre ans, à trois grands aspects de la consommation énergétique, c’est-à-dire l’optimisation de la conception du bâtiment (architecture, isolation, vitrage, matériaux…), l’équipement du bâtiment (chauffage, éclairage…) et la gestion du service énergétique via des contrôles réguliers dans les établissements. Rassemblés sous forme de code, les textes règlementaires sur la consommation énergétique des bâtiments pourraient être disponibles dès l’année prochaine. Toutefois, un délai serait accordé aux professionnels pour préparer leur stratégie d’application des textes.Pour la mise en œuvre de ce programme, soutenu notamment par la Commission européenne, le Fonds pour l’environnement mondial (FFEM), le programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD) et la Caisse de dépôt et de gestion (CDG), une enveloppe de 263 millions de dirhams (environ 24 millions d’euros) sera débloquée. La moitié sera prise en charge par le gouvernement marocain.
Un appel à projet lancé en octobre
En attendant la mise en place de cette nouvelle règlementation énergétique, l’Agence de développement des énergies renouvelables et de l’efficacité énergétique (ADEREE) qui mène le projet, organise des actions de sensibilisation auprès du grand public et de tous les acteurs du bâtiment. De même, pour montrer l’exemple, 5.000 constructions résidentielles et tertiaires « éco-responsables » subventionnées par la Commission européenne seront mises en chantier à partir de 2011. Un appel à projet sera lancé en octobre prochain à destination des promoteurs immobiliers.
Source : Lavieeco.com.
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Ciel bleu pour Paris en échange de l’électricité verte du Maroc, mais avec option nucléaire en contrepartie !
12.7.2010 par admin.

Maroc. Un pays qui demain sera un exemple sur le plan de l’énergie solaire et éolienne fait exprimer un paradoxe aux amis français, du moins à Paris intra-muros. A une époque où chacun parle dans l’hexagone français comme en Europe de non-pollution, d’écologie, de vert par ci pour ne plus voir le noir que nous connaissions, à l’heure où la technologie avance vers la nouveauté, voilà que Paris échangerait de l’énergie verte du Maroc contre l’option… du nucléaire !
Le paradoxe était trop tendu pour ne pas le saisir… sans parler de la quasi-condition, “tu me prends ma centrale, ensuite nous discuterons du reste…”

Tenir ses exigences internationalement en utilisant de l’énergie verte produite au Maroc tout en continuant chez les autres de placer son nucléaire noir clé en main, voilà un échange lourd de conséquences diverses dans le temps pour les héritiers…
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Paris renforce son aide à Rabat pour y garder sa première place
La rencontre de haut niveau entre la France et le Maroc s’est soldée par la conclusion de dix accords et conventions.
MARIE-CHRISTINE CORBIER, LES ECHOS
Entre la France et le Maroc, «le ciel est bleu», affirmait la ministre française de l’Economie, Christine Lagarde, vendredi, au Medef, au côté du Premier ministre marocain, Abbas el-Fassi. Dix accords et conventions ont été signés, vendredi, à Paris, dans le cadre de la dixième rencontre franco-marocaine.
Comme prévu (Les Echos du 2 juillet), plusieurs accords ont été conclus dans le secteur de l’énergie. Un accord-cadre doit, selon le Premier ministre, François Fillon, permettre «d’accompagner le Maroc sur le chemin de l’énergie nucléaire […]». Plus tard, la France «fera naturellement des propositions commerciales», a-t-il assuré. La France soutient aussi la stratégie du Maroc dans les énergies renouvelables : un accord de coopération institutionnelle a été conclu. Pour atteindre ses objectifs européens, la France pourra compter sur l’électricité verte produite au Maroc. Les deux pays coopéreront aussi dans le solaire, l’Agence française de développement (AFD) contribuant notamment au financement du projet de centrale de Ouarzazate. D’autres conventions ont été signées pour soutenir la stratégie d’accès aux soins primaires du ministère de la Santé, la pêche, la réhabilitation du réseau d’eau de la régie d’Oujda ou encore le financement d’un projet de dessalement et d’irrigation dans la région d’Agadir.
La France a assuré le Maroc de son soutien à sa politique de grands chantiers. Les financements concessionnels de l’Agence française de développement (AFD) pour la période 2010-2012 seront ainsi portés à 600 millions d’euros au lieu de 460 millions d’euros pour la période 2007-2009. «Le renforcement de la cadence de réalisation des grands chantiers jette les bases d’une nouvelle ère de développement», a déclaré le Premier ministre marocain, Abbas el-Fassi.
Le Maroc «reste» le premier partenaire de coopération de la France, explique-t-on à Matignon. Mais «il est temps de passer à une nouvelle étape» et de «mettre les bouchées doubles» pour garder ce premier rang, a prévenu, vendredi, la patronne du Medef, Laurence Parisot.
Sur la période 2008-2010, le Maroc a bénéficié d’un soutien de la France de plus de 1,5 milliard d’euros au total, affirme t-on à Matignon ; à travers des financements concessionnels destinés notamment au financement de la réalisation par les entreprises françaises du projet de ligne à grande vitesse, des tramways de Rabat et de Casablanca.
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Maroc sur deux roues : “Je ne crains plus personne en Harley Davidson….” Cela devrait être bientôt terminé…
7.6.2010 par admin.

L’on parle toujours des voitures et de l’incivilité des conducteurs, mais le pire, ce ne sont pas toujours les 4 roues ou plus, mais les deux roues qui naviguent à vue entre les autres véhicules et les piétons, quand leurs capitaines regardent devant eux. Le code de la route revu dernièrement va entrer prochainement en vigueur et ces deux roues ne seront pas oubliées.
Outre la réglementation plus administrative des cylindrées, des permis et des assurances, le problème majeur en certaines villes restera bien le bruit et la pollution de ces mobylettes et petites motos, qui se baladent dans les médinas entre les touristes, telles des taurillons lâchés l’été dans les festivités des villes du sud-ouest de la France. La différence au Maroc est que cela est inattendu au point que les touristes, comme à Marrakech, ne peuvent plus faire un pas ni poser leurs yeux sur les beautés du Maroc au grand regret des boutiquiers, se devant de regarder leurs pieds et d’anticiper les bêtes fumantes qui arrivent devant et derrière eux. Le plaisir des yeux disparaît…

Les inconscients qui roulent la nuit se faisant un malin plaisir de pétarader dans les grandes artères des villes devraient ainsi être obligés de respecter enfin le sommeil de beaucoup, sous réserve que les véhicules des autorités chargées de ces contrôles soient, eux aussi, préalablement aux normes…
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Des milliers de motos, triporteurs et autres scooters circulent illégalement. En effet, bien que dotés d’une cylindrée supérieure à 50 cm3, ils échappent aux formalités de l’homologation, de l’immatriculation et de l’obtention du permis de conduire. Ces véhicules contribuent à l’aggravation des dangers de la circulation routière et donc de la sinistralité en raison de leur puissante motorisation. D’autant plus que ces véhicules subissent parfois de profondes modifications.C’est pourquoi le ministère du Transport veut mettre de l’ordre. Le code de la route, qui entrera en vigueur dès le 1er octobre, comporte justement des dispositions rendant obligatoires l’homologation et l’immatriculation de tous types de vélos et de motos, même celles dont la cylindrée est inférieure à 50 cm3.En pratique, selon le patron du CNEH, les bicyclettes seront soumises à l’obligation d’homologation et seront équipées d’une plaque d’identification en aluminium.
Autre démarche à accomplir, le redressement du contrat d’assurance en fonction de la cylindrée réelle. Celui-ci se fera sur la base de la nomenclature définie par la Fédération marocaine des sociétés d’assurances et de réassurances.
Enfin, dernière démarche et non des moindres, les conducteurs seront obligés de passer le permis de conduire afin de pouvoir circuler avec leurs véhicules dotés d’une cylindrée de 50 cm3 et plus. Ces usagers de la route sont déjà en infraction par rapport à la législation sur la circulation routière de 1953. «Mais le nouveau code de la route traite ce problème de manière structurelle et fixe la date du 1er octobre pour régulariser la situation de tous les véhicules circulant sur la voie publique, y compris les tracteurs, les moissonneuses-batteuses et tout autre véhicule agricole ou industriel».
Situation cocasse, le gouvernement a fourni des triporteurs aux bénéficiaires de l’INDH, mais curieusement, ces derniers se retrouvent dans le lot taxé d’illégal! Aucune dérogation n’est prévue pour ce type de véhicules. Lesquels seront eux aussi soumis à la nouvelle réglementation.
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Maroc. L’huile d’Argane aura son point GPS désormais, ou son IGP.
28.5.2010 par admin.
Si la production de cette huile est limitée géographiquement au Maroc, bien qu’il existerait de l’autre côté de l’Atlantique, juste en face, les mêmes arbres, nous la trouvons en produit fini un peu partout dans le monde. Sa commercialisation serait devenue si importante au regard de sa production que des questions de sécurisation s’imposent de plus en plus.

Le Maroc se penche depuis un bon moment sur ce problème lié à l’engouement de trop de personnes envers ce produit qui atteint des prix spéculatifs, sans oublier les fausses huiles, les huiles coupées, quand ce n’est pas seulement de l’huile de cuisine reconditionnée. Les grands perdants de ce marché sauvage restent encore les femmes berbères qui, si elles étaient présentes à la base de ce produit localisé, en sont de moins en moins les premières bénéficiaires, au point de ne plus pouvoir même s’offrir un litre au vu des prix.
Il existe des coopératives sérieuses locales, des projets divers qui prennent en compte l’aspect autant humain que commercial mais, devant la majorité des profiteurs et spéculateurs sur ce produit, la jungle demeure pour les acheteurs. Un produit ayant un rapport de 1 à 10 comme prix de vente entre le bord de la route et certaines boutiques dans les souks ou les médinas à touristes, encore multiplié ensuite en visitant les divers sites Internet à l’étranger, jusqu’aux présentations de luxe sachant argumenter la jeunesse attendue afin de pousser le litre plus proche des 300 euros…!!!
A ces prix nous devrions voir les femmes berbères en profiter plus et les voir toutes arriver dans les coopérative en Dacia neuve le matin, avant de rentrer dans leur maison dans lesquelles elles investiraient le fruit de leur pénible et patient travail… La cuillère d’huile à 5 euros pour assaisonner la salade devient du luxe dans certains restaurants français qui se font prendre par l’image très bien vendue de cet orientalisme économiquement présenté…
Et tout ceci sans aucune certification pour beaucoup malgré les prix, chacun fabriquant ses propres étiquettes ou gérant sa mise en flacon du fond de sa cuisine. Il était temps que les réactions arrivent, mais cela suffira-t-il ? Le sigle IGP s’imprimera aussi facilement sur des étiquettes que le certificat ECOCERT déjà copié par beaucoup, la sécurisation se trouve ailleurs. A quand une AOC et d’autres réglementations plus strictes avec des contrôles “effectifs”, afin de ne pas laisser fuir cette valeur aurifère par ses qualités reconnues, une des richesses naturelles du Maroc ? Pourquoi quelques professionnels qui travaillent sérieusement entre le Maroc et la France arrivent-ils à vendre cette huile alimentaire à moins de 35 euros le litre en Europe ?
Pourquoi ces professionnels certifiés vendent-ils l’huile alimentaire comme la cosmétique quasiment au même prix ? La cosmétique réclame moins de travail, c’est l’huile initialement extraite des amandons, l’alimentaire réclame de griller ces derniers, ce qui lui confère son goût de noisette, sinon cette huile est sans aucune saveur culinaire, un simple corps gras que recherchaient les populations de la région des arganiers, par besoin vital et protecteur. Même l’image de ces femmes berbères est récupérée pour vendre ce produit à prix d’or, afin de mieux sensibiliser les acheteurs européens, ces derniers pensant qu’à travers l’acte d’achat ils aideraient un marché enfin plus humain…
Et si le marché marocain était gagnant en ne faisant pas reconnaître certains de ses produits demain ? Quand demain l’huile d’olive, indispensable à tous au Maroc, sera reconnue par les normes européennes par l’amélioration de son industrialisation, à combien sera le prix du litre et celui du tagine quotidien localement ?
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L’huile d’argan est désormais protégée par une IGP

Le Conseil régional du Souss-Massa-Drâa et AMIGHA (Association marocaine de l’indication géographique de l’huile d’Argane) qui est l’association interprofessionnelle de la filière argane, ont présenté les produits des premières coopératives certifiées IGP aux représentants de la presse à Agadir. Cette présentation est l’aboutissement d’un long travail entamé depuis plusieurs années et qui annonce des évolutions importantes pour l’ensemble des partenaires de la filière argane à tous les niveaux.
Les transactions et le marché de ce produit emblématique et à forte notoriété internationale, seront profondément marqués par la mise en œuvre de l’indiation géographique protégée (IGP) dont le principe est d’assurer aux consommateurs l’origine, la traçabilité du produit et sa qualité, et aux producteurs, la protection de l’appellation du produit contre les usurpations et contrefaçons et une répartition plus équitable des fruits de leur labeur.
AMIGHA a été créée en janvier 2008. C’est la structure représentative des principaux acteurs de la filière argane. Elle s’appuie sur un secteur coopératif structuré et des entreprises industrielles dynamiques. Sa forme interprofessionnelle lui a permis de porter l’IGP depuis son élaboration jusqu’à à sa mise en œuvre (2003-2010). Au Maroc, le cadre juridique est défini par la loi 25/06 portant sur les signes distinctifs d’origine et de qualité adoptés en juin 2008.
Des négociations sont en cours entre le Maroc et l’Union européenne pour une reconnaissance et une protection internationales mutuelles. Publiée au B.O.(Bulletin Officiel) du 18 janvier 2010 et inscrite au registre de l’OMPIC (Office marocain de la propriété industrielle et commerciale) le 25 janvier 2010, l’IGP argane est désormais opérationnelle.
Cette appellation est donc protégée et ne peut plus être utilisée pour qualifier l’huile produite sans respect du cahier des charges IGP argane, ni enregistrée en tant que marque commerciale.
Pour l’exploiter, les opérateurs, notamment les laboratoires de cosmétiques, devront fournir la preuve qu’ils utilisent exclusivement de l’huile d’argane certifiée IGP.
Sur le plan technique, AMIGHA accompagne les producteurs dans leur démarche de préparation à la certification assurée par Normacert, organisme certificateur agréé par le ministère de l’Agriculture et des Pêches maritimes.A cet effet, elle a élaboré une bande dessinée bilingue (amazigh et français) pour la vulgarisation du cahier des charges intitulée : Argane, la tradition au service de la qualité, et un guide système qualité.
Sur le plan économique, AMIGHA élabore un plan de communication et de promotion collective pour mieux faire connaître les valeurs et les avantages de l’IGP argane.Elle met en avant les caractéristiques de cette jeune filière basée sur un développement durable intégrant des femmes, un produit, un territoire, et porteur de valeurs économiques, sociales et environnementales et de vertus dans les domaines de la nutrition, de la cosmétique et de la santé.
AMIGHA compte développer une image permettant de valoriser l’authenticité de ce produit unique et fortement lié à la culture amazighe, au bénéfice de la filière de production, des productrices et du territoire de l’arganeraie.
A noter enfin que le programme de travail d’AMIGHA pour la mise en œuvre de l’IGP argane bénéficie du soutien de la Région Souss-Massa-Drâa, la Région Aquitaine en France et de l’Union européenne.
http://www.libe.ma/L-huile-d-argan-est-desormais-protegee-par-une-IGP_a11148.html
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Arénophiles, cessez de prélever le sable de la baie d’Agadir…
17.5.2010 par admin.
Ce ne sont certainement pas les quelques collectionneurs de sables qui reviennent chez eux avec un échantillon de la plage rencontrée qui sont à montrer du doigt. Le problème du désensablement de la baie ne date pas de l’arrivée du tourisme, c’est un phénomène naturel, inscrit de longue date par dame nature.

Agadir 02/2010
Nous avons tous le souvenir cet hiver de cette petite tempête inhabituelle sur Agadir, qui fit quelques ravages dans le port par faute de l’homme effectivement, mais aussi la surprise au petit matin de voir un manque de sable de 1 à 2m par endroit sur la plage d’Agadir…

Si les solutions existent, si les discussions apportent de possibles solutions, le nerf de la guerre ne semble pas arriver devant le coût des réponses à apporter. Faut-il apporter une solution et contrarier la nature en injectant des millions ou revoir l’adaptation des hommes ? Devant le coût pour sauver l’image à présenter aux touristes, la question s’imposera d’elle-même avec le temps, si rien n’est rapidement décidé, la nouvelle jetée et les restaurants de la baie d’Agadir risqueraient à un moment de se retrouver dans le vide…
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Agadir: La plage perd son sable
· Le phénomène particulièrement accentué au sud de la baie
· Brise-lames, rechargement en sable, des solutions

La belle plage d’Agadir perd son sable fin et doré. Le front de mer est, en effet, rongé par l’érosion. Par endroit, le site est devenu même très caillouteux. Ainsi, selon une étude hydraulique et sédimentologique réalisée par un cabinet d’études privé bien avant l’aménagement de l’actuelle corniche, les conditions d’érosion sont aigues au sud de l’Oued Lahouar. Et ce du fait des extractions antérieures mais aussi d’une sous-alimentation en sable par le transit du littoral.
La même étude préconise, par ailleurs, qu’il est indispensable de procéder à des rechargements en sable au sud du littoral pour stabiliser un haut de plage. La problématique de l’érosion au niveau de la plage d’Agadir a été depuis très longtemps discutée dans le milieu des élus de la ville et des professionnels du tourisme en raison de l’importance du front de mer dans le produit touristique d’Agadir.
La mise en place de brise-lames avec la collaboration financière des hôteliers avait été suggérée, mais rien n’a été fait jusqu’à présent. Pour l’heure les brise-lames implantés sur le littoral de la baie d’Agadir sont ceux au sud de la baie après le club Robinson, face au palais royal, ainsi que celui face au Club méditerranéen. Ce dernier est le plus ancien sur le littoral d’Agadir et a contribué fortement à la stabilisation de la plage. «Cependant cet ouvrage est en mauvais état avec d’importantes ouvertures entre les blocs qui favorisent son démantèlement par le déferlement des plus fortes houles. Il convient donc de le restaurer pour améliorer la stabilisation du trait de côte dans ce secteur», est-il indiqué. Mais le coût important de la restauration de cet ouvrage, comme l’aménagement d’autres du même genre, est peut-être la raison pour laquelle rien n’a été fait jusqu’à présent.
A noter qu’il faut compter près de 20 millions de DH pour l’implantation d’un brise-lames. Le coût du mètre linéaire est en fait estimé à 100.000 DH, précise un institutionnel de la ville. Au-delà du coût, c’est l’impact esthétique de brise-lames sur la baie que désapprouvent certains intervenants du dossier. Aussi, le rechargement de la plage en sable est suggéré. «Cela coûterait trop cher à la ville», souligne à ce sujet Tariq Kabbage, maire de la commune d’Agadir. L’élu est en fait pour la solution «de brise-lames mais à peine visibles à la surface de l’eau». Reste à étudier la question plus en profondeur. Il y a cependant urgence pour protéger le capital environnemental de la destination touristique Agadir.
De notre correspondante,
Malika ALAMI
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