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Archive de la catégorie Découverte
Petit agriculteur nouveau ou les héros de la terre au Maroc
10.3.2011 par admin.

A l’heure du Plan Vert au Maroc, qui organisera les petites exploitations pour gérer au mieux le marché de la production agricole, à l’heure des importantes coopératives d’Etat qui apportent la technocratie entre les sillons des champs, d’autres initiatives nouvelles émergent en parallèle. Après avoir vu les résultats des industriels de l’agriculture en Europe, où les clients se sont bien sentis eux aussi prisonniers des belles théories, voilà que le nord encouragerait, certainement par crainte de tout un ensemble à venir en occident, le retour aux petites structures agricoles.
Le mouvement écologique, mais encore plus la crise occidentale, révèlent que de nombreux individus s’en retournent aux origines du monde ou de l’assiette, la terre nourricière, en visant même les très petites exploitations. C’est vrai que la crise vide les frigidaires mais n’apporte pas de solution de remplacement, si ce n’est les bonnes paroles économiques pour demain, donc indirectement pour les consommateurs. La crainte du changement, de la hausse des matières premières de base, la vache folle et le poulet aux hormones, sans parler des produits chimiques, sans parler de l’apocalypse qui pourrait chapoter l’ensemble, tout cela irait donc bien à l’inverse du mouvement évolutif émergent des pays qui entrent dans une production de masse, en oubliant eux aussi que la tomate avait un goût.
“Auprès de mon arbre, je vivais heureux”, ou “Que la montagne est belle”, deux chansons qui se rappellent à nous parfois rapidement, avant de ne pas faire les erreurs des autres. Les exemples de victimes qui le disent et le démontrent sont visibles pourtant. A l’heure où tous les parents rêvent de l’enfant prodigue plus technocrate en revenant de son université, diplôme en main et ne sachant pas vraiment quoi en faire, le sujet mérite réflexion désormais pour son avenir.
Philippe DELESALLE. legroupement-agadir.com
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Agriculture locale
Premier marché de la terre
Le rendez-vous des petits producteurs agricoles avec les consommateurs sera organisé par Slow Food Maroc du 10 au 12 juin à Rabat.
«Vous êtes des héros». C’est en ces termes que Carlo Petrini, président-fondateur de l’ONG Slow Food de défense de l’agriculture locale, s’est adressé aux deux jeunes, un Américain et une Marocaine, les deux seules personnes à avoir répondu par l’affirmative à la question posée à la salle : «Qui parmi vous souhaite revenir travailler la terre?» M. Petrini, qui a présenté mardi dernier une conférence sur le thème « Slow Food : politique alimentaire en Méditerranée» à l’Institut scientifique de Rabat, a exhorté les pouvoirs publics à soutenir les petits agriculteurs et les jeunes ruraux, qui sont de plus en plus tentés par l’immigration vers les villes.
A défaut, la relève agricole ne serait pas assurée. A l’appui de ses propos, il a cité l’exemple de son pays, l’Italie, où, après la Seconde Guerre mondiale, les agriculteurs représentaient 50% de la population et aujourd’hui, ils ne sont que 3%. Le défenseur des produits de terroir s’est dit aussi préoccupé par la perte de valeur des produits agricoles. A cet effet, il a parlé du prix de l’huile d’olive extra-vierge en Italie… et que, par ailleurs, quelque 4.000 tonnes de produits agricoles sont jetés quotidiennement dans les poubelles, alors que de plus en plus de personnes meurent de faim dans le monde. Combattre l’injustice, c’est aussi dénoncer les quelque 80% des subventions agricoles européennes accordées aux grands producteurs, alors que les petits paysans n’en reçoivent que 15%. « Nous travaillons sur la création de la version européenne de notre grand événement mondial de la défense du terroir, Terra Madre, qui se déroule tous les deux ans à Turin. Avec cette initiative, nous souhaitons déployer un lobbying à la Commission européenne de Bruxelles à l’instar de la grande distribution», a-t-il souligné.
Dans le collimateur de ce défenseur du savoir ancestral agricole, les cinq multinationales de l’agroalimentaire, dont Monsanto, qui contrôlent 70% des semences mondiales et les firmes étrangères qui accaparent progressivement des millions d’hectares en Afrique au détriment des villageois. Aujourd’hui, l’agriculture intensive a réduit la fertilité de la terre via l’utilisation des produits chimiques, qui, à leur tour, polluent l’eau et tuent la biodiversité. Pour sortir de cette crise, selon M. Petrini, il faut changer les mentalités et cesser d’être des consommateurs passifs en devenant des co-producteurs. Comment ? « En demandant des informations sur ce que nous mangeons », a-t-il répondu.
Pour ce qui est du projet des 1.000 jardins potagers (scolaires, familiaux, communautaires, etc.) en Afrique, lancés par Slow Food en octobre dernier et dont 50 seront réalisés au Maroc, les premières démarches ont été entamées entre Slow Food Maroc et la délégation régionale de l’éducation à Témara.Pour faire rencontrer directement producteurs et consommateurs, Slow Food Maroc organisera le premier marché de la terre du 10 au 12 juin à l’esplanade Mahaj, quartier Ryad à Rabat. Cette date correspondra également à la réunion du Conseil international de Slow Food au Maroc. Les marchés de paysans «Farmers Markets» sont devenus une réalité. Aux Etats-Unis, le premier marché de ce genre a été créé en 1995 à Chicago et aujourd’hui, il en existe 8.000 à travers le territoire américain.
La tribune des sans voix
Slow Food est une association créée en 1989 en Italie par Carlo Petrini. Elle compte plus de 100.000 membres actifs dans le monde. Ses sièges nationaux se trouvent en Italie, en Allemagne, en Suisse, en France, aux Etats-Unis, au Japon, au Royaume-Uni et aux Pays-Bas mais grâce à ses activités et ses nombreux projets, elle rassemble des millions de personnes sur tous les continents. Terra Madre (Terre Mère) est le nom de ce grand réseau d’acteurs qui travaillent afin de mettre en place un modèle « bon, propre et juste » de production et de consommation alimentaire : des producteurs alimentaires durables, des éducateurs engagés dans les projets de jardins pédagogiques et de cantines, des universitaires, des chercheurs, des experts, etc. Le rapport entre Slow Food et Terra Madre correspond à l’image d’une couverture en patchwork: Slow Food et ses membres constituent la trame, Terra Madre et ses communautés de la nourriture sont ‘’les morceaux colorés” de tissu coloré. Ensemble, ils forment une vaste chaîne, dont les composantes sont interdépendants, qui offre une tribune à celles et ceux que personne n’écouterait individuellement.
Par Rachid Tarik | LE MATIN
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Maroc. Histoire d’eau et d’intelligence ou quand le ciel donne encore gratuitement
21.2.2011 par admin.

La facture d’eau est arrivée. Pas cher, comme disent certains au Maroc ; mais tout a un coût. Si quelques m3 ne grèvent pas le budget de ceux qui font attention à leur consommation et paient plus d’abonnement que de consommation, il n’en va pas de même pour ceux qui, depuis l’arrivée des robinets, laissent couler les flots comme au temps où ces derniers passaient dans les rivières ou les oueds. La femme qui entretient la maison s’occupe de l’eau, le mari s’occupe du compteur et des factures, d’où le décalage. Certains consomment beaucoup d’eau, par mauvaise habitude, mais commencent à comprendre que le confort peut réserver des surprises.
Juste rappel, donc, pour penser de nouveau aux anciens qui, avant de prendre à l’oued ou aux puits, savaient apprécier les bienfaits de la nature qui livre gratuitement et à domicile.
Récupérer évite de travailler ensuite pour payer ce qui n’est pas récupéré. Bref, une histoire où il faut payer de sa personne à un moment, ou de prévention pour ne pas devoir soigner le mal plus tard et souvent plus cher.
Le Maroc, ce sont des architectures en terrasses ; les toits en pointe ne sont visibles que dans la région d’Ifrane. Des terrasses qui, souvent, chauffent les têtes l’été et se transforment en filtre à eau quand il pleut. L’étanchéité, pas plus que l’isolation, n’est livrée dans les logements ; cela évolue doucement. Donc, quitte à aborder ces travaux plus sérieusement, autant penser un peu écolo, c’est la tendance actuelle ; et en profiter ainsi pour amortir plus rapidement ces travaux, devenus indispensables suite à la pluviométrie de ces dernières années.
Et si cela permet de développer les jardins et la verdure dans nos villes afin de cacher une partie du béton, la pollution visuelle y gagnera. Soyons moins sots et prenons les seaux…
Philippe DELESALLE. legroupement-agadir.com
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Récupération des eaux de pluie: le Maroc fait le pari de développer ses modes traditionnels et d’innover
Face aux changements climatiques et à l’urbanisation rapide, le Maroc multiplie les efforts pour améliorer la gestion de ses ressources en eau.
Le développement des modes de collecte et d’utilisation de l’eau de pluie s’impose comme un moyen d’économie de cette ressource de plus en plus rare, preuve en est l’intérêt qui lui est accordé dans le programme de partenariat initié avec l’Allemagne, pionnier dans le domaine, et qui s’étale jusqu’à 2018.
Il faut dire qu’au Maroc, comme l’ont souligné experts nationaux et étrangers réunis cette semaine à Agadir, les techniques de mobilisation et d’utilisation des eaux pluviales ont été pratiquées pendant longtemps aussi bien dans les villes qu’en milieu rural.
“Le captage et la gestion durable des eaux pluviales a traditionnellement joué un rôle très important pour le Maroc, qui a connu beaucoup de techniques de captage et de retenue des eaux pluviales, tels que les terrasses, les Metfias et les Seguias, qui ont été développés il y a des centaines d’années pour faire face aux irrégularités du régime pluviométrique du pays”, rappelle le Directeur de l’Agence Allemande de Coopération Internationale (GIZ) au Maroc, Tilman Herberg.
Des techniques anciennes qui reviennent au goût du jour
Avec les changements climatiques globaux, ces techniques “gagnent une nouvelle importance”, non seulement pour réduire la vulnérabilité envers les sècheresses, mais aussi pour retenir les eaux et réduire les ruissellements qui contribuent aux crues et inondations, s’accordent les spécialistes.
“Le problème majeur avec l’eau est qu’elle est soit abondante ou bien rare”, explique la Zimbabwéenne Elizabeth Khaka du Programme de l’ONU pour l’environnement (PNUE) qui rappelle que 14 pays africains sur 53 souffrent aujourd’hui de stress hydrique et de rareté de l’eau, un nombre appelé à grimper à 25 d’ici 2025. Elle a déploré que le taux d’utilisation des eaux de pluies reste très infime dans les pays du sud par rapport aux pays développés ou émergents comme la Chine et l’Inde. Au Maroc, cette option revient au goût du jour vu les effets des aléas climatiques sur le régime pluviométrique qui sont aujourd’hui encore accentuées par l’impact de l’urbanisation rapide, du déboisement et du surpâturage, lesquels augmentant les crues et les effets d’érosion.
“Hier comme aujourd’hui, les maîtres-mots sont : bonne gestion et entretien”, insiste Said Gouzlane de l’Ecole Hassania des ingénieurs, qui rappelle que les enjeux que pose aujourd’hui la rareté de l’eau militent pour la valorisation des techniques traditionnelles de captage des eaux pluviales et l’adaptation au contexte marocain des meilleures pratiques appliquées à l’échelle internationale.
Les utilisations de l’eau récupérée à des fins domestiques vont de l’alimentation des toilettes, le lave-linge ou encore l’arrosage de jardins.
L’investissement consenti dépend du mode utilisé mais nombre de techniques ne nécessitent souvent pas de budget conséquent. En réunissant des experts de différentes nationalités pour l’atelier de formation d’Agadir, dans le cadre du programme de coopération maroco-allemand “Appui à la gestion Intégrée des ressources en eau (AGIRE), le secrétariat d’Etat chargé de l’eau et de l’environnement en partenariat avec l’AIZ ambitionnent justement de mettre en valeur les connaissances traditionnelles de gestion des eaux pluviales et de présenter la gamme de techniques novatrices appliquées aujourd’hui à travers le monde.Au final, il est question, indique-t-on, d’élaborer un plan d’action pour le captage et l’utilisation des eaux pluviales dans le Royaume.
D’après M. Abdelkader Benomar du Secrétariat d’Etat à l’eau et l’environnement, il est important d’identifier le potentiel des eaux pluviales au Maroc et de développer les moyens pour leur mobilisation et utilisation. “Bien que le Maroc dispose de ressources hydriques importantes, la demande en eau sans cesse croissante pour l’alimentation en eau potable, l’irrigation, le tourisme ou encore l’industrie a engendrée une forte pression sur les ressources en eau ce qui a entrainé une surexploitation des eaux souterraines et une augmentation des risques de pollution “, a-t-il indiqué.Face à l’impact de cette problématique sur le développement socioéconomique au Maroc, une nouvelle stratégie de développement du secteur de l’eau a été d’ailleurs adoptée en 2009.
Parer aux aléas climatiques
Cette stratégie vise, selon le département de tutelle, d’ici 2030, à économiser 2.5 Milliards de m3 par an à travers la gestion de la demande et à mobiliser 2.5 Milliards de m3 par an additionnels par la construction de nouveaux barrages et par la valorisation des ressources non conventionnelles comme le dessalement de l’eau de mer, la réutilisation des eaux usées épurées ou encore le captage des eaux pluviales.
Aussi, l’atelier d’Agadir s’inscrit-il dans le cadre de l’accompagnement de cette stratégie par le renforcement des capacités des cadres nationaux en matière de captage et utilisation des eaux pluviales, l’identification du potentiel en eau pluviale au Maroc et les moyens de la mobiliser à travers des projets pilotes par bassin avant un éventuel déploiement à plus grande échelle.
Globalement, le programme maroco-allemand “Agire” se décline en quatre indicateurs à atteindre d’ici juin 2018, à savoir améliorer l’efficacité du système de suivi et de contrôle des prélèvements des eaux souterraines, stabiliser la vitesse de rabattement annuelle moyenne des principales nappes dans les régions d’intervention (agences de bassin hydraulique du Tensift, Souss Massa Draa et l’Oum Er Rbia), et faire en sorte que les eaux usées domestiques épurées soient réutilisées de manière contrôlée dans des projets pilotes. Le quatrième volet consiste à assurer que les principales nappes dans les régions d’intervention soient gérées dans un cadre participatif en tenant compte de la participation notamment des femmes.
Un vaste programme qui illustre combien “l’or bleu” est une ressource de plus en plus rare et précieuse surtout au vu des changements climatiques dont l’impact est ressenti à travers sécheresses, cyclones, et inondations ca et là à travers le monde.
Omar Achy/MAP
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17.2.2011 par admin.
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Au Maroc, des routes qui relient les hommes ou la leçon d’un monde rural
31.1.2011 par admin.
Le Maroc, ce sont des autoroutes, des aéroports, bientôt des TGV, mais ce sont aussi des milliers de kilomètres qui relient les hommes au quotidien. Le développement n’est pas seulement celui que l’on observe depuis l’étranger ou dans les nombreux articles qui présentent le développement du pays à l’international, c’est aussi la vie du quotidien qui s’améliore.
Beaucoup ne voient à travers un prisme qu’une partie du développement des pays émergents, alors que beaucoup de choses s’améliorent depuis des années dans l’aspect plus social interne du pays. Il est bien de le rappeler de temps à autres. Si beaucoup encouragent le social, secteur indéniable pour le bon équilibre du développement général, et si certains s’impatientent parfois face à des mécanismes plus politiques que logiques, des secteurs importants au niveau des structures et des infrastructures restent prioritaires et travaillent en silence néanmoins pour demain.
Les visiteurs qui connaissent le Maroc depuis des années, et qui parcourent les magnifiques paysages offerts, en font l’expérience en arrivant au plus proche des populations des petites villes et des villages, qui par cela jouent et joueront de plus en plus le développement du Maroc à leur propre niveau. Ce n’est pas en centralisant tout sur les grandes villes d’un pays que l’on peut répondre à tous, car tous n’y trouvent leur place en s’agglutinant dans les périphéries et les banlieues. Une route qui relie les hommes, une ligne électrique, et voilà que chacun s’exprimera mieux en lieu et place où il désire continuer à vivre. Si hier ce sont les petits chemins qui, avec le temps, ont créé des villes parfois énormes, le retour d’ascenseur restera une meilleure logique pour le bien et la qualité de vie recherchée par tous.
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Souss-Massa-Draâ : Le forcing sur les routes rurales
· 1.859 km de nouvelles routes rurales
· Une enveloppe budgétaire de 1,41 milliard de DH
L’impact socioéconomique des routes rurales sur les populations des zones enclavées est tangible. En effet, l’accessibilité et l’amélioration de l’état des routes ont des retombées positives, notamment sur le transport et la qualité du service, sur la santé avec une augmentation des consultations médicales, sur l’agriculture par la production de produits de haute valeur, sur l’enseignement avec un meilleur taux de scolarité et une égalité des chances entre filles et garçons.
Dans la région de Souss-Massa-Draâ et à la fin du premier Programme national des routes rurales (PNRR1), le taux d’accessibilité au réseau routier de la population rurale de la région a atteint 61% en 2005. Le PNRR2, quant à lui, vise à porter ce taux à 93% en 2012 afin de désenclaver 558.400 habitants dont 378.533 personnes desservies de manière directe et 179.867 de façon indirecte. Les opérations retenues totalisent 1.859 km pour un coût de 1,41 milliard de DH.
Ce programme est réalisé en partenariat avec le conseil régional, les conseils préfectoraux et provinciaux et les communes rurales concernées. Il est financé par le ministère de l’Equipement et du transport à hauteur de 85%, le conseil régional prend en charge 7,5% et les conseils préfectoraux et provinciaux et les communes rurales mobilisent 7,5% du coût global du programme. A ce jour, le bilan répond aux objectifs visés. Ainsi, et à deux ans de l’échéance, les opérations achevées totalisent 985 km et les opérations en cours d’achèvement 426,5 km. Il ne reste à lancer que 19,6% du programme.
Un taux d’accessibilité de la population rurale de 81% a été enregistré. Ainsi, 357.921 habitants de la région ont pu être désenclavés aujourd’hui. En ce qui concerne la préfecture d’Agadir Ida Outanane, les réalisations retenues portent sur 230 km pour un montant de 209 millions de DH. «Le bilan est plus que positif», avance un responsable de la délégation régionale de l’équipement et du transport. Les réalisations à ce jour sont même en avance par rapport au calendrier, 169 km ont été réalisés, soit 73% du programme avec un taux d’accessibilité de la population de 77%». Pour évaluer l’impact socioéconomique du PNRR2, une étude a été réalisée à fin 2009 par le département de l’Equipement sur une route construite dans ce cadre depuis plus d’une année. Il s’agit de la route de Tamri –Taba qui s’étend sur 27 km et qui se trouve dans la préfecture Agadir Ida Outanane. Les usagers de cette route ont constaté une réduction de 67% du temps de parcours pour les voyageurs et de 60% pour les marchandises. Sur le plan social, il a été enregistré une nette augmentation du nombre d’enseignants de plus de 47% et de celui des élèves inscrits de plus de 44%. La fréquentation des centres médicaux par les bénéficiaires a, par ailleurs, plus que doublé. Les consultations médicales ont donc augmenté de plus de 130% et le nombre d’accouchements assistés a atteint plus de 330%.
Les projets routiers ont aussi transformé l’économie agricole dans les zones desservies. L’étude a fait ressortir une augmentation de plus de 158% des superficies cultivées de céréales dont plus de 60% pour les légumes et plus de 11% pour les arbres fruitiers. Le développement rural en tant que visée de la politique de proximité préconisée par le gouvernement est un enjeu réel pour le développement. Il nécessite la participation effective de tous les intervenants pour un meilleur aménagement du territoire. L’objectif étant de réduire les disparités régionales et d’améliorer les conditions socioéconomiques de la population par la promotion de l’emploi, la lutte contre la pauvreté et la préservation des ressources naturelles du pays.
C’est donc pour répondre aux besoins immédiats que le ministère de l’Equipement et du transport s’était engagé dans le Programme national des routes rurales (PNRR).
Sur le plan national, entre 1995 et 2005, le premier programme a été concrétisé par la construction et l’aménagement de 11.236 km de routes, soit en moyenne un rythme de réalisation de 1.000 km/an, ce qui a permis de porter le taux des populations desservies par une route à 54% en 2005 contre 36% enregistré en 1995.
2.000 km par an
Un deuxième programme plus ambitieux, le PNRR2, a été adopté dès 2005 visant à doubler le rythme de réalisation pour passer à 2.000 km par an, à augmenter le taux d’accessibilité de la population rurale au réseau routier de 54% en 2005 à 80% à l’horizon 2012 à travers 15.000 km de routes rurales et à désenclaver 300.000 habitants annuellement. Le montant global nécessaire à la réalisation du PNRR2 a été estimé à 10 milliards de DH avec une participation de 15% des collectivités locales et 85% de l’Etat.
Fatiha NAKHLI. L’économiste
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Trois saisons en Europe et l’hiver au Maroc
28.1.2011 par admin.

La France des vacances, c’est l’été le plus souvent, pour ceux qui peuvent en prendre, ou alors l’hiver pour les amateurs de ski. Depuis des années néanmoins, beaucoup gèrent leurs congés, leurs RTT et les jours fériés afin de faire durer le plaisir à petites doses. Stress oblige. Donc par cela ils visent plutôt les pays étrangers où le terme vacances revêt une notion commerciale et peut, si possible, s’étirer sur quasiment toute l’année.
C’est le cas de la destination Maroc qui offre tous ses atouts et qui classifie d’ailleurs ses périodes touristiques différentes en fonction du calendrier.
L’été, les familles étrangères et locales de plus en plus ; septembre ou mai avec ses retraités ; novembre pour les camping-cars qui fuient l’hiver du grand nord, et le reste du temps pour les employés qui viennent se détendre une semaine entre deux périodes de stress. Le Maroc, c’est quand vous voulez, et comme vous voulez, un pays qui s’adapte à tous, à toutes les attentes et à toutes les bourses désormais.
Philippe DELESALLE. Legroupement-agadir.com
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5 bonnes raisons de visiter le Maroc en hiver

Le Maroc en hiver, vous hésitez ? Vous pensez encore que c’est comme chercher midi à quatorze heures ? Voici 5 arguments qui devraient vous faire changer d’avis !
1. Le Maroc… sans ses touristes
Tous ceux qui ont visité le Maroc en pleine haute saison (printemps et automne) en reviennent enchantés mais un peu exaspérés par le fait d’avoir eu à supporter des dizaines de milliers de touristes, venus pour la même chose: un patrimoine exceptionnel dans un climat de rêve. Partir au Maroc pendant l’hiver, c’est profiter en toute tranquillité des merveilles de Marrakech, Agadir et des autres hauts lieux du tourisme marocain.
L’hiver, réchauffez-vous au Maroc
2. La douceur au coeur de l’hiver
Si elles peuvent être très froides au milieu de la nuit, les températures marocaines en hiver tournent aux alentours de 20°C entre la journée. Ce qui n’est pas désagréable lorsque celles-ci descendent en-dessous de zéro en France. Privilégiez le sud du pays.
3. Des prix de billets d’avion tout doux
Les prix des billets d’avion ont tendance à être bien moins chers pendant les mois d’hiver que pendant la haute-saison. Un Paris-Fès sur easyJet en hiver est disponible à 59 €, tandis que le même vol est proposé à 79 € en mai. La compagnie low cost Transavia fait aussi de nombreuses promotions sur ses destinations marocaines en hiver.
4. Une ambiance plus authentique
Moins stressés par la présence touristique, les habitants du Maroc se montreront d’autant plus hospitaliers et naturels en dehors des grandes vagues d’arrivées de touristes. Vous prêterez également plus attention aux traditions et à l’habillement local qui font plus « vie normale » qu’en haute saison.
5. Des hôtels et séjours à prix réduits
De grosses promos sur les riads sont à attendre pendant les mois d’hiver. Ceux qui restent ouverts ont tout intérêt à baisser leurs prix pour faire venir les touristes. Un conseil : en hiver,choisissez un établissement confortable, les adresses très bon marché n’ont parfois pas de chauffage.
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V’Ouarzazate et mourir…
25.1.2011 par admin.
Silence, on tourne…ACTION !

Il semble que non ou très peu, pas l’ombre d’une star dans les rues de la ville de Ouarzazate. Il faut dire que les dernières qui venaient jouer dans des grandes réalisations internationales datent de quelques décennies maintenant ; le public ne connaît plus vraiment les classiques du cinéma au point de revenir sur les traces de Lawrence d’Arabie. Si Astérix, une des dernières comédies à succès françaises, attire encore quelques Gaulois en cette région désertique pour voir quelques décors en carton pâte, en faisant très attention de ne pas passer au travers du polystyrène en certains endroits, et en se faisant réprimander très directement par les guides si vous ne les suivez pas au pas de course entre les décors, le dernier scénario attendu et en cours d’écriture serait bien “Il faut sauver le soldat Ouarzazate”. Ville, parmi les plus touristiques du Maroc, dont le nom résonnait aussi fort que celui de Marrakech, sinon plus dans les esprits des Européens dans les années 80. Mais les nouvelles générations se seraient tournées vers Hollywood aux USA, voire Bollywood en Inde. Aujourd’hui les retombées touristiques sont au plus bas, les hôtels de cette ville qui n’a pas su rebondir à temps se vident. Le Festival du Film de Marrakech se porte pourtant de mieux en mieux chaque année. Les atouts économiques pour de nombreux films existent au Maroc, même si les péplums ne sont plus vraiment le genre attendu.
Pourtant les plus beaux et plus solides décors existent en cette région, porte du désert. Il suffit de rester dehors et de circuler en cette région qui vous offrira sans ticket d’entrée ses paysages magnifiques.
Ouarzazate se mérite, ce n’est pas une destination clé en main où l’on se pose en troupeau comme sur les aéroports de Marrakech ou d’Agadir ; c’est une petite organisation à prévoir et une belle boucle à faire en quelques jours, par ceux qui désirent en avoir plein les yeux et ne pas se contenter seulement de l’entrée majestueuse d’un hôtel en all inclusive.
Quelques amis, un 4×4, trois à quatre jours et à vous la vallée du Dadès entre ses montagnes. C’est la vallée du Drâa au sud et ses palmeraies jusqu’à Zagora, Tamegroute, puis Mhamid ; c’est aussi cette magnifique traversée à flanc de montagnes entre les deux petites villes de Aït Benhaddou et Telouèt, qui vous offriront chacune leur vrai bijou qu’attendent les visiteurs, et où chacun se fera son propre film en souvenir. C’est aussi, à seulement quelques kilomètres des studios vides, un décor naturel par l’oasis de Fint, un havre de paix qui vous invitera à une pause inoubliable.
Ouarzazate et sa région se méritent et réclament de mouiller un peu sa chemise, en sortant un peu plus des organisations touristiques plus proches d’une série B de la télévision, que d’un voyagiste digne de ce nom. Mais non, mais non, Ouarzazate n’est pas morte, elle réclame des touristes vivants.
Philippe DELESALLE. Legroupement-agadir.com
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Écrit par Boualem Alami
Maroc : Faute de touristes, Ouarzazate, la “Hollywood” marocaine se meurt

Ouarzazate, la ‘’porte du désert’’ ou la ‘’Hollywood’’ du cinéma au Maroc se meurt. Une des destinations touristiques privilégiées des années 90-2000, la ville du sud marocain n’arrive plus à attirer les touristes. L’industrie locale du tourisme rêve toujours d’attirer de grands acteurs du cinéma pour faire remplir ses hôtels.
Les voyagistes marocains n’arrivent pas à placer suffisamment de touristes sur la destination de Ouarzazate, au sud de Marrakech, alors que les hôteliers de la ville échafaudent mille et une solutions pour sortir le secteur du marasme. ‘’Il faut sauver Ouarzazate !’’ Cet appel de détresse est en fait devenu le mot d’ordre des professionnels du tourisme, particulièrement les hôteliers. La destination est tombée, de l’avis de tours opérateurs marocains, depuis une dizaine d’années dans un extrême isolement. ‘’La région de Ouarzazate est incontestablement la destination la plus authentique du Maroc et elle peut devenir rapidement la plaque tournante du tourisme dans tout le sud marocain’’, soutient Abdellatif Kabbaj, patron du groupe Kenzi Hôtels. Selon lui, ‘’la destination vit une situation catastrophique, car il n’y a presque pas de vols directs vers la ville, et les rares vols qui existent sont programmés à des heures tardives de la nuit’’. Le touriste qui veut visiter Ouarzazate doit forcément prendre un vol vers Marrakech ou Agadir avant de la rejoindre par route, ce que peu s’aventure à faire.
Les hôtels tournent au ralenti
Fatalement, presque tous les hôtels de la ville tournent au ralenti, avec un taux de remplissage de 20% depuis plusieurs années, et la plupart des patrons de Palaces sont endettés. Et, pour aggraver leur situation, les banques ne leur accordent plus de crédits ils doivent donc faire face à des sit-in des travailleurs qui réclament leurs salaires. Avec Marrakech et Agadir, Ouarzazate était dans les années 90 une des destinations préférées au Maroc des touristes du Nord de l’Europe. Il y a seulement une dizaine d’années, les hôtels tournaient avec un taux d’occupation autour de 50%. Mais, faute d’investissements pour la mise à niveau des structures hôtelières, et, surtout l’absence de vols directs vers la ville, surnommée ‘’la Porte du Désert’’, ont (définitivement ?) scellé le sort du secteur touristique dans cette région, qui compte 11.000 lits, dont 6.000 lits à Ouarzazate seulement. Un comité de ‘’salut public’’ a été mis en place pour sauver le tourisme local. Des commissions réfléchissent autour de plusieurs thèmes fédérateurs dont la réhabilitation des nombreux ksour de la région et la création d’un festival du cinéma à thèmes. Quant à la compagnie marocaine RAM, elle compte lancer vers le mois de mars prochain trois liaisons hebdomadaires pour sauver Ouarzazate.
L’ombre de Lawrence d’Arabie
Pourtant, les trois grands studios de cinéma de la ville ne semblent pas avoir réussi à lui donner un cachet touristique propre, comme pour Marrakech avec ses Palaces et ses palmeraies, déplorent des voyagistes et hôteliers. Car dans les studios de Ouarzazate, de grandes productions cinématographiques ont été tournées, dont Ali Baba et les 40 voleurs (1954), Lawrence d’Arabie (1962), Jeux d’espions (2001), Gladiator (2000), La Colline a des yeux (2006-2007) et Alexandre (2004). Leonardio Di Caprio, Matt Damon, Michael Douglas ou Kurt Russell, les ‘’feux follets’’ du cinéma hollywoodien actuel ont déjà tourné à Ouarzazate, qui n’arrive pas, pour autant, à devenir une destination de grandes stars.
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Les Philosophes à l’IFA d’Agadir
22.1.2011 par admin.
THEATRE

Le jardin des lumières
Théâtre du Versant
Scène nationale de Biarritz Samedi 29 janvier A 20h30
Salle polyvalente de l’IFA Interprétation : Fabien Lupinelli Tous publics
Les Lumières ont-elles combattu efficacement l’esclavage ? C’est à la fois un pamphlet théâtral contre l’intolérance et le fanatisme et une fine analyse de la société européenne qui s’est enrichie par la traite négrière.C’est l’autre face du Nouveau Monde, la richesse des Amériques basée sur le pillage humain de l’Afrique.Voltaire, cette immense voix de la culture européenne s’est dressée contre ce désastre.
A partir de textes majeurs de :
• Voltaire : « Candide », l’affaire Calas et correspondances diverses.
• Marivaux : « L’île aux esclaves ».
• Montesquieu : « L’Esprit des lois » et en particulier le chapitre sur l’esclavage.
• Diderot : « Le supplément au voyage de Bougainville ».
• Rousseau : « Discours sur l’origine de l’inégalité » et « l’Emile ».
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Stop Corruption au Maroc. Le standard sautera-t-il en 2011 ?
19.1.2011 par admin.

Il suffit parfois de mettre un service en fonctionnement pour en comprendre la portée. Après un mois d’activité, le site, mis à la disposition des gens au Maroc contre la corruption, ne semble pas manquer de matière, et le produit ne s’adresse pour l’instant qu’aux problématiques rencontrées dans les PME. Le reste du développement prévu par ce site présage un bel avenir, si des rubriques concernant les rapports de chacun avec les divers services rencontrés au quotidien y sont référencées. Ce serait néanmoins une bonne manière d’enrayer doucement les nombreux sujets classés sous les rubriques et appellations “arnaques” que l’on trouve malheureusement en nombre sur Internet.
Philippe DELESALLE
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http://www.bladi.net/stop-corruption-site.html
Stop Corruption assiégé par les internautes
25 décembre 2010
Le site Internet marocain dédié à la lutte contre la corruption a enregistré près de 400 plaintes depuis son lancement début décembre. Dédié à l’origine à la dénonciation de la corruption dans les PME, le portail est assiégé par les internautes voulant dénoncer les actes de corruption dont ils sont victimes.
Ces cas ne sont pourtant pas traités mais simplement archivés par l’Instance centrale de prévention de la corruption (ICPC), en charge du suivi des dénonciations. Le site compte toutefois étendre son activité à tout type de plainte courant 2011.
Au baromètre mondial 2010 de la corruption, publié par Transparency International en octobre dernier, le Maroc stagne à la 85ème place mondiale, rang qu’il détient depuis 8 ans.
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CASA Bouskoura : “A l’Oued, rien de nouveau”
4.1.2011 par admin.

On ne s’arrête jamais dans le lit d’un oued au Maroc. On ne construit jamais sa maison trop proche des rives d’un oued, pas plus qu’on n’y plante sa tente une nuit provisoirement. Si ces conseils sont souvent répétés au Maroc, notamment envers les touristes, qui laissent chaque année leurs affaires personnelles, voire leur beau 4×4 partir dans les flots qui surprennent, si chaque année des Marocains voient partir leur maison de la même manière, cela n’empêche pas non plus les plus hautes instances administratives du pays de jouer avec le feu. Enfin, avec l’eau.
L’urbanisation a souvent fait fi de simples mesures de prudence, de sécurité, de bonne logique. Quelques canaux, quelques canalisations d’un moment, ne suffisent plus désormais à maîtriser la nature qui, comme ce fut démontré récemment par les pluies abondantes de ces dernières années, remet les dossiers au-dessus des piles pour la suite. Des pluies qui, régulièrement, coupent des routes pendant plusieurs jours. Quelques camions de terre, quelques rustines de béton ou de goudron ne suffisent plus comme réponse. Mais ces quelques points habituels cachent aussi des choses plus dramatiques, en suspens au-dessus de nous.
Les pluies récentes sur Casablanca doivent certainement soulever de nombreuses questions quant à la mise en œuvre des travaux publics de ces dernières années. Si 15 cm de pluie bloquent une ville, que se passera-t-il si un oued, contrarié hier, se met à parler, à gronder, à reprendre sa place ? Déplacer un filet d’eau en aval n’est en rien gérer ce qui se passe en amont, l’exemple de l’oued Bouskoura laisse interrogateur.
Philippe DELESALLE
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Oued Bouskoura, cette menace qui plane encore sur Casablanca
Au début du XXe siècle, l’oued arrivait encore jusqu’à son embouchure près de Casa-port. Le tracé historique de oued Bouskoura passe par des points névralgiques de la ville : Route d’El Jadida, Maârif, Twin Center, boulevard Roudani, Parc de la Ligue arabe…

Une rivière finit toujours par reprendre son lit. C’est aujourd’hui le cas de l’oued Bouskoura, à Casablanca. En voyant des photos aériennes de la métropole, il est difficile de croire qu’il y a tout juste un siècle la ville était traversée d’est en ouest par une rivière qui venait se jeter dans l’Océan à l’emplacement actuel de la gare ferroviaire Casa-port. Oui, oued Bouskoura, jusqu’au début du XXe siècle, était encore là. Mais progressivement, au fil des années, sous l’effet de l’urbanisation, le lit a cédé place à la ville. Mais à la périphérie sud de la métropole, oued Bouskoura est toujours présent. Aujourd’hui encore, si l’on voulait dresser une carte des risques majeurs qui menacent Casablanca, cette rivière figurerait incontestablement en tête de liste. Le danger est d’autant plus grand qu’entre-temps le lit de l’oued a été envahi par des constructions et pas seulement à usage d’habitation.
Dans les années 70 et 80, la construction de la route d’El Jadida qui servira de prolongement au périphérique (autoroute urbaine) allait être fatale à l’oued dont le lit sera définitivement obstrué.
Aujourd’hui, nombre d’édifices publics sont construits dans le lit de l’oued. C’est le cas du Parc d’exposition de l’Office des changes, de l’Ecole Hassania des travaux publics. L’imposant siège de l’OCP, non plus, n’est pas épargné. Il n’est pas bâti dans le lit de l’oued mais se trouve dans une zone inondable en cas de crue. Et c’est ce qui s’est passé lors des dernières intempéries. Il en est de même pour des zones résidentielles comme le lotissement Laymoune, entre autres.
Des dépressions naturelles protègent la ville mais ça reste insuffisant
Il faut savoir également que l’ancien aéroport d’Anfa, qui abritera le futur nouveau pôle urbain, se trouve lui aussi dans l’ancien parcours de l’oued au niveau de l’ancienne caserne de l’Armée de l’air. D’ailleurs, une des premières études réalisées par l’Agence d’urbanisation et de développement d’Anfa (AUDA) portait justement sur l’impact d’éventuelles crues de l’oued. Mais les études avaient abouti à l’absence de risque, le site n’étant pas zone inondable. Les dernières inondations l’ont d’ailleurs prouvé puisque le site n’a pas été touché.
Certes, pour le moment, les manifestations de l’oued ne sont pas très fréquentes en raison notamment de «l’existence de plusieurs dépressions naturelles (dayates) dans son bassin versant qui permettent de retenir les eaux de pluie avant leur arrivée vers la ville», explique Hamid El Misbahi, directeur des grands projets à Lydec. Mais rien ne garantit que ces dayates continueront à assurer cette mission de «protection» temporaire. Autrement dit, «une fois ces dépressions naturelles saturées suite à de fortes pluies, l’arrivée des eaux des régions voisines situées en amont (Berrechid et Settat) vers la ville est inévitable, ce qui constitue un risque majeur d’inondation», prévient M. Misbahi.
Inquiétant ! d’autant que les projets de construction vont bon train dans cette région. Récemment, et pour accompagner l’urbanisation galopante, les pouvoirs publics y ont aménagé de grands axes routiers qui traversent le lit de l’oued. Et selon des experts, «encore une fois, les précautions nécessaires n’ont pas été prises, et l’on s’est contenté d’aménager des petites voies à proximité des routes et autoroutes qui s’avéreraient incapables de contenir les eaux en cas de fortes précipitations».
Des projets de lacs artificiels abandonnés au profit de l’urbanisation
Ce qui complique davantage la situation, ajoutent-ils, c’est que même les projets de réalisation de parcs ont été abandonnés. Il en est ainsi de «la zone verte de protection de l’oued Bouskoura contenue dans le premier Schéma directeur d’aménagement urbain (SDAU) de la ville en 1984 et qui prévoyait deux lacs de retenue mais qui n’a jamais vu le jour», déplore l’architecte Ouadie Soubat. A cela s’ajoute le projet d’un parc de 55 ha intégré dans le même SDAU et prévu dans le vaste programme immobilier Nassim de 320 ha destiné à reloger une partie des habitants de l’Ancienne médina dont les maisons sont situées sur le tracé de l’Avenue Royale. D’anciens responsables de la Sonadac se souviennent qu’un vif débat avait été soulevé entre architectes et ingénieurs sur l’importance à accorder au projet du parc en raison, entre autres, du danger que constitue l’oued. Mais, c’est l’avis des ingénieurs qui a prévalu. L’esprit commercial avait pris le dessus sur toute autre considération sécuritaire, écologique… Résultat : une grande partie de l’espace destiné au parc a été amputée au profit des constructions.
Aujourd’hui, à défaut de dégager le lit de l’oued, il faudra trouver tout de même une solution radicale. Cette solution, ce sera le super collecteur ouest. Un canal long de 7 kilomètres qui devrait à partir d’un point situé à proximité de l’actuel Parc des expositions de l’Office des changes réorienter les eaux de crue directement vers le littoral avec un débit maximal de 65 m3/s. Lydec a réactivé, il y a quelques mois, le projet qui était pourtant dans les tiroirs depuis plusieurs années. Mais il reste un gros problème à résoudre : le financement. L’ouvrage coûtera dans les 500 millions de DH et le gestionnaire délégué devra trouver un montage pour le réaliser. Mais il faut croire que même avec un super collecteur de cette taille, les crues du volume de celles provoquées le 29 novembre dernier ne pourront pas totalement être évacuées. C’est dire que la menace de l’oued Bouskoura, bien que moins grande, restera toujours présente.
Hakim Challot
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Maroc. Corruption ou Délation ?
30.12.2010 par admin.

Nous apprenons la morale à l’école, celle de ne pas voler, de ne pas tromper, de ne pas mentir, tout cela pour le bien collectif, de la nation le plus souvent, mais les mêmes maîtres nous ont aussi parfois grondés, quand l’un des élèves mouchardait. Paradoxe de l’éducation. Mais pour rappel, la délation reste le moyen de base de tous les systèmes de sécurisation, que ce soit celui de la police, de la justice par des témoignages attendus, bref, une certaine vérité qui sort difficilement des consciences, même si cela est pour le bien de tous.
Le web permettra-t-il d’arrêter la corruption au Maroc ? Du moins serait-ce un outil potentiel, ou permettant d’apeurer les consciences de ceux qui, au quotidien, profitent des faiblesses des systèmes. www.stopcorruption.ma existe désormais. Toutefois l’objectif de l’anonymat et ainsi la limitation des poursuites effectives ne devraient pas fouetter un chat rapidement ; tout au moins faire réfléchir certains à l’éventualité de se retrouver un jour dans des dossiers, même invisibles.

Le temps nous dira si ce nouveau service de communication aura le même succès récolté dernièrement par un autre du même genre, qui fait un buzz mondial actuellement, sous le nom de Wikileaks…

Philippe DELESALLE
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http://www.yabiladi.com/articles/details/3800/maroc-contre-corruption-pourra-t-il-etre.html
Pour votre info :le Centre d’Assistance Juridique Anti-Corruption
Mis en place par Transparency Maroc
a cette adresse
Résidence Kays, Rue Oum Errabia, Immeuble D, 3ème étage, Appt 14, Agdal, Rabat-Maroc
Tel : 080 100 76 76 (appel à tarif réduit)
Maroc : Contre la corruption, le web pourra-t-il être efficace ?
Un portail destiné à lutter contre la corruption vient de voir le jour au Maroc. Stopcorruption.ma est un site destiné à dénoncer les actes et tentatives de corruption. Un pas en avant dans la lutte contre la corruption mais sera-t-il vraiment décisif ? Une première au Maroc. Un portail de dénonciation de la corruption vient d’être lancé. La cérémonie de mise en ligne a eu lieu ce lundi 29 novembre à Casablanca. Objectif : permettre à toute personne témoin d’actes, pratiques et tentatives de corruption de pouvoir les dénoncer dans l’anonymat. Une initiative qui, selon l’Instance Centrale de Prévention de la Corruption (ICPC) illustre l’approche participative adoptée et visant à mobiliser toutes les énergies et à canaliser les efforts des différents acteurs concernés pour renforcer la prévention de la corruption. En se connectant on peut anonymement dénoncer des actes de corruption, dans le cadre notamment de marchés publics.
Le site comporte plusieurs grandes rubriques permettant à l’internaute de mieux connaitre les différents actes de corruption et la réglementation en vigueur. De plus, une partie est destinée à la dénonciation de pratiques de corruption. Dans cette partie, l’internaute peut dénoncer les cas ou tentatives de corruption dont il est témoin tout en gardant son anonymat. Pour ajouter des compléments d’informations ou voir la suite accordée à sa « dénonciation », il lui est possible de créer une boite aux lettres. Les dénonciations sont ensuite étudiées par l’ICPC pour connaître ou non une suite.
Dénoncer… et après ? Des expériences similaires sont pratiquées dans plusieurs pays, dont l’Allemagne, l’Indonésie et le Kenya. Et il semble qu’elles y sont plutôt réussies. Attendons de voir ce qu’il en sera pour le Maroc.
Mais d’ores et déjà, on est tenté de dire que même si ce site web peut contribuer à dénoncer les actes de corruption, sa portée risque d’être limitée, si l’initiative n’est pas accompagnée par d’autres mesures pour lui donner tout son sens. A ce niveau, il faut souligner que certaines ONG qui font de la lutte contre la corruption leur cheval de bataille reconnaissent ne pas être au courant de l’existence de ce portail. C’est dire qu’une campagne de promotion doit entourer le portail pour lui éviter de sombrer dans l’anonymat. Ce portail pourrait connaître un succès auprès du monde des affaires (sa principale cible), mais difficilement au-delà. En attendant, les interrogations se soulèvent : les informations fournies par l’internaute peuvent-elles réellement permettre de dire ou pas si les actes dénoncés relèvent de la corruption ? Les membres de l’ICPC auront-ils suffisamment de preuves pour se prononcer avec assurance? Les premiers dossiers qui seront révélés nous en diront un peu plus.
Oumar Baldé Yabiladi.com
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