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Archive de la catégorie Culture
Crise identitaire pour l’émigré et crise doublement identitaire pour le MRE…
17.8.2010 par admin.
Les MRE ne sont pas que des chiffres qui remplissent des attentes économiques comme ces dernières années, ils savent aussi apporter les lettres qui manquent pour faire le mot le plus long.

Il s’expriment et soulèvent non seulement les problèmes rencontrés au nord mais aussi au sud, chez eux ou dans le pays de leurs pères. L’étranger, d’où qu’il vienne, capte bien son étrangeté dans un groupe aussi étrange que lui. C’est et cela reste universel. Mais certes que ressentir cela doublement quand la personne se sent double par deux cultures vécues, soulève de nombreuses questions au point de ne plus savoir où trouver de réponses logiques si ce n’est des comportements bien globalisés désormais et non uniquement dans certains pays. Les Marocains qui ne connaissent pas les pays étrangers ne verraient donc pas les MRE comme des Marocains, mais ne faudrait-il pas aborder plus sociologiquement le terme MRE par des chiffres enfin plus précis selon les générations abordées, et changer les sigles pour éviter les confusions ?
Double identité sur les papiers soulève des problèmes humains il semble, autant qu’intégration hier ailleurs, la question posée sera pour combien de générations de MRE qui n’en seraient plus vraiment déjà pour une bonne partie, étant aussi étrangers au Maroc que n’importe quel autre étranger. Ministère des MRE ou de l’intégration, le concept devient flou à un moment dans les échanges quotidiens…
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Société
Sondage BVA sur les jeunes Marocains à l’étranger : Intégrés chez eux, il leur manque la reconnaissance au Maroc
2610 jeunes Marocains de 18 à 34 ans, résidant dans six pays européens, ont répondu aux questions diverses et variées de l’institut de sondage BVA. Discriminations, pratique religieuse, mariages, transferts financiers, image du Maroc et des MRE : le sondage est d’envergure. Contrairement aux idées reçues, le sondage dépeint l’image d’une population ouverte et de jeunes se sentant parfaitement « chez eux » dans les pays de résidence. Mais il n’est toutefois pas sans omettre certains sujets.
inistère

25 minutes de questions, par téléphone ou en face à face (en Espagne et Italie), voilà ce à quoi les 2610 sondés à travers l’Europe, âgés de 18 à 34 ans, ont consenti pour donner matière à interprétation aux instances officielles, aux journalistes et universitaires, et aux lecteurs.Commandité par le Conseil de la communauté marocaine à l’étranger (CCME), le sondage a été effectué par l’institut BVA (Brulé, Ville et associés) et présenté lundi 26 juillet à Casablanca en présence de MM. Driss El Yazami, président du CCME, et Mohamed Bernoussi, secrétaire général du ministère chargé de la communauté marocaine résident à l’étranger.
Les résultats du sondage ont été déclinés en trois grands axes : la situation des jeunes MRE dans les pays de résidence respectifs (Italie, Espagne, France, Belgique, Pays-Bas, Allemagne), les repères identitaires au Maroc, et les liens tangibles avec le Royaume. S’il n’est possible que de traiter quelques uns des aspects, le sondage complet est attaché en bas du document. Très sommairement, il dépeint les jeunes MRE comme attachés à leur pays d’origine – 94% se sentent Marocains et 43% soutiennent financièrement un proche au Maroc – tout en s’insérant pleinement dans les sociétés d’accueil. A noter également que chaque réponse a été différenciée selon les pays de résidence et selon si le ou la jeune interrogé(e) était de première ou de seconde génération vivant en dehors du Maroc.

Le pays de résidence, plus déterminant que la génération
Sur ce plan, un premier enseignement à tirer est que les réponses varient plus en fonction des pays de résidence que des générations. Ainsi, pour 93% des MRE des Pays-Bas, il serait par exemple important de se marier à une personne de religion musulmane, tandis qu’en Allemagne, ce pourcentage n’est que de 34%.Les plus grands changements entre les 1è et 2è générations sont à observer dans la relation des jeunes avec leurs parents. De manière générale, les premières générations se disputeraient plus souvent avec leurs parents que ceux dont les parents ont émigré du Maroc. Notamment 58% des immigrés (à proprement dire) se seraient déjà disputés avec leur parents concernant la religion et les traditions, contre 42% des jeunes de la deuxième génération. L’écart est de 13 % sur le plan des disputes liées au job et à l’activité professionnelle (53% : 40%), et 39% des premières générations auraient eu des différends avec leurs parents en rapport avec leurs relations amoureuses, contre seulement 22% parmi les deuxièmes générations.
Pleinement insérés dans les pays d’accueil, mais pourtant considérés ici et là comme « racailles » et étrangers
Cette propension plus haute à la dispute, les statistiques la démontrent sans pour autant en donner les raisons. Un début d’explication pourrait se trouver dans le restant des résultats, concernant l’insertion des jeunes dans les sociétés d’accueil. Il se dégage une image de jeunes qui font le choix de s’insérer pleinement dans les sociétés d’accueil, et qui s’y sentent clairement « chez eux ». Ce sentiment est moins fort en Italie (63%) et en Espagne (68%), mais très net en France (80%), aux Pays-Bas (81%), en Belgique (87%) et en Allemagne (90%). Des jeunes dont 95% estiment qu’il est important de maitriser la langue du pays de résidence, et qui parlent, lisent et écrivent effectivement ces langues à 84% . Et des jeunes, finalement, qui quant à leurs amitiés et relations sociales, ne restent pas cantonnés entre Marocains, mais qui sympathisent naturellement (à 91%) avec les nationaux des pays de résidence.
Seule exception : les mariages et les couples. 84% des jeunes MRE interrogés vivant en couple ou étant mariés sont liés à un(e) Marocain(e). Une endogamie très forte, sans être réellement obligatoire. Si 59% des sondés affirmaient tout de même qu’il leur était « important » de se marier avec un(e) Marocain(e), seuls 32% disaient qu’il leur était « indispensable » d’avoir l’opinion de leurs familles concernant le choix de leurs conjoints. Ces résultats vont droit à l’encontre des stéréotypes des jeunes immigrés que l’on retrouve (trop) souvent dans les médias du vieux continent : communautaires, incapables de s’exprimer correctement dans la langue du pays de résidence, et pourquoi pas racailles et criminels… Une image dont ces jeunes souffrent. Selon les sondés, la perception des jeunes MRE dans les pays de résidence se serait dégradée depuis l’année dernière. Seul 48% estiment que les MRE ont une bonne image, contre 52% l’année dernière. Avec 18%, les Pays-Bas sont la lanterne rouge à cet égard. Si ces pourcentages baissent quant à la réalité des discriminations subies, ils restent néanmoins alarmants. Les résultats du sondage qui démontrent la réalité de jeunes pleinement intégrés dans les sociétés d’accueil mériteraient d’être largement diffusés.
Autre aspect qui mériterait d’être diffusé davantage : le fait que sur une question ouverte concernant les attentes envers le Royaume, 35% des jeunes MRE ont spontanément dit qu’ils voulaient qu’on arrête de les considérer comme étrangers au Maroc.
Bémols importants?
Ce sondage, dont il n’a été présenté qu’une partie des résultats, n’est cependant pas sans soulever quelques critiques. Des questions non posées qui semblent pourtant découler des questions déjà inclues dans le questionnaire, quelques manques de précisions, des résultats pour les MRE d’Allemagne qui pourraient être mis en doute…Ainsi, tout au long du sondage, l’Allemagne semble tenir une place à part dans l’émigration marocaine. Une population de MRE qui a moins de liens avec le Maroc, qui est beaucoup moins encline à l’endogamie et qui semble plus critique envers le Royaume, notamment sur le plan des droits humains, selon le sondage. Mais quand il s’agit de décrire le profil des MRE sondés en Allemagne, l’institut BVA se contredit. Pour ce qui est du niveau d’études, 42% des sondés n’en auraient aucun et 54% auraient absolvé seul le primaire. En même temps, sur les 500 MRE de 18 à 34 ans interrogés, 37% auraient déclaré être élèves ou étudiants – donc clairement au delà du primaire. Qu’en est-il par conséquent de la fiabilité des données récoltées en Allemagne?
S’il peut s’agir là d’une simple erreur technique, sur d’autres aspects, la nature même du questionnaire omet quelques éclairages supplémentaires. Ainsi, il a été question des connaissances de l’arabe et du désir d’apprendre à parler, lire et écrire cette langue, avec des résultats assez probants, surtout pour le deuxième volet. Cependant, cette même question n’a pas été posée concernant les dialectes berbères. Alors que l’on commence à les inclure dans l’éducation nationale au Maroc, concernant les MRE, cela n’est-il pas encore à l’ordre du jour? D’autre part, s’il est question transferts financiers, de facilitation des investissements au Maroc, pourquoi ne pas demander l’avis des MRE sur la convertibilité du dirham en euros? Dernièrement, la question de la participation politique dans les pays d’accueil a été posée, tout comme la question de savoir où les MRE considèrent qu’il est plus important de s’engager politiquement, au Maroc ou dans le pays d’accueil. La réponse est que nombreux sont ceux qui participent à la vie politique du pays de résidence, et seuls les MRE d’Espagne estiment qu’il est plus important de s’engager au Maroc qu’en Espagne. Mais pourquoi alors ne pas suivre la logique et demander si les MRE considèrent l’engagement politique au Maroc comme important (ou pas)?
Sur cette dernière question, la chargée Elodie Jouannec, chargée d’études senior à l’institut BVA, répondait en marge d’une conférence de presse que cela fut « un choix ». Un choix qui intrigue, sachant que le CCME, commanditaire, est né justement d’un désir de participation politique des MRE à la vie politique marocaine.Faut-il alors suivre Winston Churchill, quand il affirmait que « les statistiques, c’est comme un ivrogne avec un lampadaire : utilisés comme soutien plutôt que pour éclairer » ? Du moins en partie. Mais on peut également continuer d’éclairer l’ivrogne.
Frederic Schmachtel Yabiladi.com
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Autre article complet sur :
http://www.lematin.ma/Actualite/Journal/Article.asp?idr=116&id=137389
1er forum des jeunes marocains du monde
La double identité fait débat

Jeunes MRE, académiciens et acteurs politiques et associatifs ont décortiqué la « crise identitaire » des immigrés.
Chaque fois que des marocains du monde se réunissent autour de tables rondes, la question de l’identité revient au-devant de la scène. C’est cette question d’ailleurs qui a été au centre des débats les 27 et 28 juillet à l’Université Al Akhawayn Ifrane, lors du 1er forum international des jeunes marocains du monde.
Posté dans Immigration Emigration, Culture, Société, ERM et MRE | Aucun commentaire »
Discours de SM Mohammed VI lors de la fête du trône 2010.
5.8.2010 par admin.
La fête du trône est l’occasion d’entendre SM Mohammed VI chaque année nous présenter une synthèse du pays, toujours intéressante à lire pour tout résident étranger en ce pays au même titre que les Marocains.
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Discours de SM le Roi à la Nation à l’occasion de la fête du Trône
SM le Roi Mohammed VI a adressé, vendredi, un discours à la Nation à l’occasion de la fête du Trône qui coïncide cette année avec le onzième anniversaire de l’intronisation du Souverain. Voici le texte intégral du Discours Royal:
“Louange à Dieu.Prière et salut sur le Prophète, Sa famille et Ses compagnons. Cher peuple,Nous commémorons aujourd’hui le onzième anniversaire de Notre accession au Trône. C’est une heureuse occasion et un moment privilégié pour renouveler les liens d’allégeance mutuelle qui nous unissent indéfectiblement. C’est aussi le moment idoine pour réaffirmer l’unanimité scellée autour des constantes du Royaume.L’unité nationale, territoriale et identitaire forme le socle immuable de ces constantes, au même titre que les valeurs sacrées de la nation dont Nous sommes le Garant en Notre qualité d’Amir Al Mouminine.
Ces valeurs sont portées par notre foi islamique tolérante, qui se distingue par ses spécificités marocaines et s’appuie sur le rite sunnite malékite. Elles prônent le respect mutuel entre les religions célestes, et incitent à l’ouverture sur les autres civilisations.Nous avons décidé de consacrer le discours du Trône de cette année à l’examen objectif des avancées enregistrées, ainsi que des écueils rencontrés et des défis qui restent à relever pour parachever la construction d’un modèle de développement et de démocratie que Nous voulons spécifiquement marocain.
Induisant un développement harmonieux, ce modèle repose sur une croissance économique soutenue, propre à conforter notre politique de solidarité sociale. Il a aussi vocation à favoriser la réalisation d’un développement durable, prenant en compte les impératifs de la protection de l’environnement. C’est également un modèle dont la méthodologie repose sur les règles de bonne gouvernance.
Ainsi, depuis que Nous a été dévolue la charge d’assurer la conduite de notre nation, Nous nous sommes attaché à impulser un changement qualitatif au processus de développement, opérant pour ce faire, des choix qui ont fait la preuve de leur pertinence et de leur efficience. Ces choix reposent sur quatre piliers fondamentaux, à savoir :
- La nécessité de veiller à ce que l’Etat, sous Notre conduite, assume le rôle stratégique qui lui revient dans la détermination des options fondamentales de la nation, la réalisation des grands chantiers structurants, l’impulsion, l’organisation et l’encouragement de l’initiative privée et de l’ouverture économique maîtrisée.
- Quant au deuxième pilier, il consiste en la consolidation de l’édifice démocratique. A cet égard, Nous n’avons cessé d’oeuvrer au raffermissement de l’Etat de droit et à la mise en oeuvre de réformes profondes en matière juridique et institutionnelle, ainsi que dans le domaine de la protection des droits de l’homme. Nous avons également tenu à élargir l’espace des libertés, et à conforter une pratique politique efficiente, fondée sur les principes de proximité et de participation.
Mais, pour importants qu’ils soient, les acquis qui ont été enregistrés risquent de rester purement formels, s’ils ne sont pas confortés par le renforcement des droits socioéconomiques et culturels de nos concitoyens, et par le raffermissement de la solidarité. Ce sont autant d’exigences à inscrire au centre des politiques publiques de notre pays.
- De ce fait, le troisième pilier constitue une nécessité impérieuse. Il s’agit, en l’occurrence, de placer le citoyen au coeur de l’opération de développement, comme Nous l’avons concrètement démontré à travers l’Initiative Nationale pour le Développement Humain qui a permis d’enregistrer, sur une période de cinq années, des résultats tangibles dans le combat contre la pauvreté, l’exclusion et la marginalisation.De fait, Nous nous sentons encouragé et déterminé à aller de l’avant pour en affiner et étendre davantage les programmes de l’INDH, notamment en effectuant des visites sur le terrain et en multipliant les actions d’évaluation et de réajustement de ses projets dans la perspective d’une généralisation sur l’ensemble du pays, permettant de couvrir toutes les régions et les populations démunies.
- Le quatrième pilier réside dans la volonté de doter l’économie nationale de moyens permettant sa mise à niveau et son décollage, pour la réalisation de projets structurants et la mise en oeuvre de plans ambitieux, lesquels ont d’ailleurs commencé à donner leurs fruits sur les plans stratégique, sectoriel et social.Ainsi, au niveau stratégique, ces projets d’équipement et ces plans ont permis de moderniser notre économie, d’en améliorer la productivité et la compétitivité, de renforcer les investissements publics et de créer des pôles de développement régional intégré.
Grâce à ces plans et projets, notre pays dispose désormais d’un cadre stable et clair pour son développement économique, et d’une capacité de résilience face aux effets et impacts de la crise financière mondiale. En effet, ceux-ci ont largement favorisé le positionnement du Maroc comme destination attractive pour les investissements productifs et en tant qu’axe majeur des échanges aux plans régional et international.Avec la même volonté et la même ambition, Nous entendons poursuivre résolument la réalisation des grands projets d’infrastructure dans toutes les régions du Royaume, l’objectif étant de conforter les progrès déjà enregistrés en matière d’extension des réseaux et stations de transport et des voies de communication.
Nous comptons également aller de l’avant dans la création de zones off-shore et de pôles industriels intégrés, outre la réalisation de grands complexes portuaires, notamment celui de Tanger-Med. C’est un ouvrage que Nous avons érigé, en peu de temps, en hub stratégique, industriel, commercial et en pôle d’investissement, jouissant de la confiance de nos partenaires.Sur le plan sectoriel, Nous engageons le gouvernement, le parlement et les différents acteurs à redoubler d’effort pour une mise en oeuvre optimale des multiples stratégies de développement qui ont été adoptées. Ainsi, s’agissant de l’agriculture, Nous rendons grâce au Très-Haut d’avoir gratifié notre pays de pluies bénéfiques qui nous ont permis d’assurer une bonne campagne agricole. Nous tenons également à réitérer au monde rural l’intérêt particulier que Nous lui portons, et de Notre volonté de continuer à apporter Notre soutien à la mise en oeuvre du Plan Maroc Vert, dans le cadre de Notre conception de la solidarité et de Notre démarche écologique et spatiale.
C’est une approche qui a pour vocation de favoriser le développement des zones oasiennes, à travers l’extension des superficies des palmeraies et la préservation de notre patrimoine végétal et forestier, notamment les Arganiers qui constituent une richesse agricole spécifiquement marocaine, et un atout appréciable pour notre écosystème.Quant au secteur de la pêche maritime, et conformément à notre vision prospective pour son développement, il importe de faire de l’investissement piscicole un axe majeur du Plan Halieutis et un nouvel atout pour consolider la modernisation et la rationalisation de l’exploitation de nos richesses halieutiques.
S’agissant du tourisme, un saut qualitatif a été réalisé dans la concrétisation des objectifs définis dans la Vision 2010. L’accroissement du flux touristique, porté à plus de 9 millions de visiteurs, constitue le meilleur facteur incitatif pour susciter une adhésion franche et massive aux objectifs fixés dans le cadre de la Vision 2020 pour la prochaine décennie.
Le même esprit d’initiative doit prévaloir pour impulser le “Plan Emergence”, en s’engageant plus résolument dans des industries et des métiers nouveaux, à vocation internationale, tout en facilitant la création d’entreprises, surtout les PME.Pour ce qui concerne le secteur du logement, l’effort incitatif soutenu que fournit l’Etat, requiert l’adhésion de tous les opérateurs, et l’engagement résolu et efficace des autorités gouvernementales compétentes. Celles-ci doivent veiller à une stricte application de la loi, et conjuguer leurs efforts pour répondre à Notre volonté de permettre aux populations à faibles revenus et aux habitants des bidonvilles, d’accéder à un logement social décent, dans le cadre de programmes bien définis.Toutefois, au-delà de l’objectif d’incitation à l’investissement et à la libre entreprise, ce que Nous attendons de ces chantiers de développement, c’est d’abord et avant tout, qu’ils se traduisent concrètement par une amélioration des conditions de vie de nos citoyens, surtout les plus démunis, et par la création d’emplois pour les jeunes.
Cher peuple, pour encourageants qu’ils soient, les résultats enregistrés dans la mise en Œuvre des différents plans sectoriels ne devraient pas pour autant occulter le fait que ces plans resteront d’une efficacité limitée tant que ne seront pas levées trois entraves majeures, la première étant la faiblesse de la compétitivité. A cet égard, Nous insistons avec force sur la nécessité d’une mise en oeuvre optimale de la stratégie logistique nationale.Quant au deuxième écueil, il tient aux entraves qui caractérisent la gouvernance de ces plans, et qui doivent être impérativement éliminées. D’où la nécessité de mettre en place les mécanismes nécessaires pour assurer une meilleure synergie entre ces plans, dans le cadre d’une vision stratégique intégrée, excluant toute approche sectorielle étriquée. Enfin, le troisième obstacle -qui représente en fait, le plus grand défi
- c’est celui qui pénalise la mise à niveau des ressources humaines. Ici le devoir de vérité s’impose avec franchise et sans nulle complaisance : la responsabilité est collective. Il incombe donc à tous de prendre des décisions courageuses pour assurer l’adéquation de la formation scientifique, professionnelle et technique, avec les exigences de l’économie moderne et de la promotion de la recherche scientifique et de l’innovation, ainsi qu’avec les impératifs de l’insertion dans l’économie de la société du savoir et de la communication.A moins de répondre à ces exigences, notre système éducatif
-depuis longtemps plombé par des entraves démagogiques ayant empêché la mise en oeuvre de réformes constructives- continuera, hélas, à obérer les énergies de l’Etat et les potentialités des couches populaires. En confinant ces réformes dans les schémas stériles et éculés de l’enseignement dispensé, ce système risque de transformer notre capital humain en handicap entravant notre développement, au lieu d’en être la locomotive.Cher peuple,Quel que soit le niveau d’évolution de notre modèle de développement, il appartient à tous, surtout dans un contexte de crise mondiale, de redoubler de mobilisation, de vigilance, de pro activité et d’esprit d’initiative, pour donner corps à la grande ambition qui Nous anime de hisser le Maroc à la place qui lui revient dans le concert des nations avancées. Nous sommes donc plus déterminé que jamais à veiller à ce que notre pays dispose de nouveaux atouts en matière de développement et dans le domaine institutionnel, pour opérer un saut qualitatif déterminant lui permettant d’entrer de plain pied dans le processus de mondialisation, de s’inscrire ainsi dans le nouveau créneau de l’éco développement, de gagner le pari de la bonne gouvernance et d’assurer l’élargissement des classes moyennes.
De tels défis ne peuvent être relevés que si l’on se résout à poursuivre les réformes engagées dans le cadre des quatre orientations suivantes:
- Premièrement : la nécessité d’impulser le processus de développement durable, dans lequel la question écologique occupe une place centrale. Elle se situe à la base de la croissance verte et de la nouvelle économie qui ouvre de vastes perspectives pour l’émergence d’activités innovantes, potentiellement génératrices d’emplois.Aussi, engageons-Nous le gouvernement à donner corps aux grandes orientations issues du dialogue élargi visant l’élaboration d’une Charte nationale pour la protection de l’environnement et le développement durable, dans un plan d’action intégré ayant des objectifs précis et réalisables dans tous les secteurs d’activité. Parallèlement, Nous exhortons le gouvernement à formaliser ce plan dans un projet de loi-cadre, dont nous voulons qu’il constitue une véritable référence pour les politiques publiques de notre pays en la matière.
A cet égard, il faudrait susciter une forte adhésion en faveur de la mise en oeuvre de la stratégie d’efficacité énergétique, notamment à travers le développement des énergies renouvelables et propres. Pour ce faire, il importe de poursuivre l’exploitation optimale de l’énergie éolienne et de généraliser l’implantation des stations y afférentes dans toutes les régions appropriées, sur le Royaume. De même qu’il est nécessaire de donner une forte impulsion au décollage de notre grand projet de production d’énergie solaire, pour lequel nous avons institué une agence spécialisée et affecté des investissements colossaux. Nous appelons donc à l’intensification des efforts pour promouvoir des partenariats fructueux, en vue de la réalisation de ce projet pionnier, d’une envergure internationale.
Il faut également mettre en valeur les acquis notoirement connus du Maroc dans le domaine des barrages, et conforter ces réalisations, par une politique de l’eau, fondée sur la mobilisation et l’exploitation rationnelle des ressources hydriques.
- Quant à la deuxième orientation, elle incite à relever les défis de l’ouverture et de la compétitivité, en engageant les réformes nécessaires, en vue de restructurer les secteurs dont la crise mondiale a dévoilé les insuffisances et de tirer parti des prémices de la reprise de l’économie mondiale.De même, la préservation des équilibres macro-économiques s’impose comme une nécessité impérieuse, au même titre que la rationalisation des dépenses publiques et la modernisation du cadre légal et réglementaire, assurant une plus grande attractivité pour l’entreprise et les affaires. Il faut également veiller à une exploitation judicieuse de la crédibilité dont jouit le secteur bancaire et financier national, et de la confiance témoignée à l’égard du Maroc comme pôle d’attraction des capitaux et des investissements internationaux.
- La troisième orientation porte, elle, sur le raffermissement de la bonne gouvernance. Elle requiert des réformes que Nous entendons poursuivre en matière de développement et aux niveaux institutionnel et politique.En tête de ces réformes figure la régionalisation avancée que Nous ne considérons pas seulement comme un nouveau mode de gouvernance territoriale, mais plutôt et foncièrement comme une réforme profonde et une vaste entreprise de modernisation des structures de l’Etat.
Nous sommes également attachés à la réforme de la justice qui est la clef de voûte de la suprématie de la loi, veillant à ce qu’elle évolue dans la bonne direction et selon un agenda précis. Nous sommes aussi déterminés à assurer une bonne opérationnalisation du Conseil Economique et Social, pour qu’il apporte sa contribution au raffermissement de la bonne gouvernance en matière de développement.
- Pour ce qui concerne la quatrième orientation, il y a lieu de focaliser les politiques publiques sur l’élargissement de la base de la classe moyenne. Celle-ci constitue, en effet, le socle sur lequel repose l’équilibre social, et le moteur du développement et de la modernisation.Cher peuple,Le renforcement de la position du Maroc et de son rayonnement régional et international passe par une synergie accrue entre les politiques intérieure et extérieure. Il exige également de continuer à mener une action diplomatique à même de conforter l’ouverture de notre pays sur son environnement et de préserver ses intérêts supérieurs.
Le Maroc, de par son appartenance multiple, accorde la priorité, dans ses relations extérieures, à son voisinage et à son environnement proche, diversifié et porteur de nombreux enjeux, dont il s’attache à faire autant d’opportunités à fructifier au service des intérêts fondamentaux de tous les peuples de la région.Nous considérons l’intégration maghrébine comme une aspiration populaire profonde et une nécessité stratégique et sécuritaire pressante. Elle s’impose comme un impératif économique rendu inéluctable à l’ère des regroupements et des rassemblements.
Par conséquent, Nous entendons poursuivre les efforts de concertation et de coordination nécessaires pour approfondir nos relations bilatérales avec les Etats maghrébins frères. Ceci, en attendant que l’Algérie cesse de contrarier la logique de l’Histoire, de la géographie, de la légitimité et de la légalité au sujet du Sahara marocain, et qu’elle renonce à ses manoeuvres désespérées visant vainement à torpiller la dynamique enclenchée par Notre initiative d’autonomie pour nos provinces du sud.
Il s’agit, en effet, d’une initiative audacieuse qui demeure une proposition réaliste, innovante et consensuelle, et qui vise à trouver une solution définitive à ce différend régional, dans le cadre de l’ONU. A cet égard, Nous tenons à réitérer la disposition du Maroc à continuer à soutenir les efforts de l’Organisation onusienne, de son Secrétaire général et son Envoyé personnel.
En tout état de cause, le Maroc continuera à défendre sa souveraineté, son unité nationale et son intégrité territoriale, avec la détermination de ne pas renoncer au moindre pouce de son Sahara.Nous continuerons donc à aller de l’avant dans la mise en oeuvre de la vision ambitieuse que Nous avons définie dans Notre dernier discours de la Marche Verte. Ainsi, le Sahara marocain sera en tête des bénéficiaires du processus de régionalisation avancée. De même que seront poursuivis sans relâche les efforts soutenus que nous déployons en faveur du développement solidaire de nos provinces du Sud. Nous comptons au même titre, procéder à une restructuration profonde du Conseil Royal Consultatif pour les Affaires sahariennes (CORCAS). Par ailleurs, nous déploierons des efforts accrus pour la levée du blocus imposé à nos citoyens dans les camps de Tindouf, et pour leur permettre d’exercer leur droit légitime au retour à la mère patrie pour y retrouver leurs familles et leurs proches, conformément aux conventions internationales pertinentes.
Constamment animé par la volonté de donner une expression tangible à son appartenance africaine, le Maroc continuera de mettre en Œuvre une politique africaine cohérente, au service du développement humain et de la consolidation de la sécurité régionale, inscrivant son action, notamment, dans le cadre de la coopération engagée avec les pays du Sahel et du Sahara, et les Etats d’Afrique atlantique, en vue de faire face aux multiples menaces qui pèsent sur la région.
Fidèle aux liens de fraternité et de solidarité arabo-islamique, Nous avons apporté une contribution régulière et efficiente aux efforts visant à faire prévaloir les justes causes de notre Oumma, ainsi qu’aux actions dédiées à la recherche d’un règlement global, juste et durable dans la région du Moyen Orient, sur la base de la solution des deux Etats. En Notre qualité de Président du Comité Al Qods, symbole de la conscience collective islamique, et dans le cadre de la mission qui lui est dévolue de défendre l’identité authentique et la sacralité de cette ville usurpée, Nous tenons à souligner de nouveau la nécessité de conjuguer les efforts et les initiatives, aux niveaux arabe, islamique et international, en les inscrivant dans une stratégie intégrée et cohérente et une démarche globale empreinte de solidarité.
En effet, se fondant sur les résolutions de la légalité internationale, il incombe de contrecarrer fermement les violations du droit et les plans expansionnistes qu’Israël persiste à mettre en oeuvre, dans le cadre de la politique du fait accompli. Il faut également déjouer ses tentatives visant à exercer une tutelle exclusive sur le devenir d’Al Qods Acharif. Voilà pourquoi Nous entendons continuer à défendre le cachet spirituel, civilisationnel et juridique de cette ville, comme capitale de l’Etat palestinien indépendant.Nous tenons à rappeler également la volonté du Maroc de développer et d’approfondir aussi bien le partenariat euro méditerranéen qui est si prometteur, que le statut avancé qui nous lie à l’Union Européenne, et qui nécessite la mobilisation de tous les pouvoirs publics et autres acteurs nationaux.
Ces efforts doivent s’inscrire dans une démarche concertée et cohérente, afin d’en déterminer les espaces, la portée et le rythme et d’assurer l’exploitation la plus judicieuse qui soit des opportunités offertes par ce statut.Outre ses préoccupations régionales, le Maroc ne cesse d’oeuvrer pour le développement et la diversification de ses partenariats, notamment par le biais de conventions et d’accords multidimensionnels, et plus particulièrement, les accords de libre-échange et les partenariats contractuels et préférentiels. Notre pays a également inscrit parmi ses priorités sa volonté d’adhérer résolument au consensus mondial renouvelé, pour l’émergence d’une gouvernance globale à visage humain, fondée sur les principes d’équité, de co-responsabilité et de partenariat.
Cher peuple,En ce jour mémorable, Nous nous inclinons avec émotion et recueillement devant la mémoire des pionniers de la libération, de l’indépendance et de l’édification de notre Etat moderne, en l’occurrence Nos vénérés Grand-père et Père, Leurs Majestés les Rois Mohammed V et Hassan II - que Dieu les bénisse dans leur dernière demeure-, ainsi que celle des valeureux martyrs de la patrie.Nous tenons, par ailleurs, à adresser un hommage particulier aux Forces Armées Royales, à la Gendarmerie Royale, la Sûreté Nationale, l’Administration Territoriale, les Forces Auxiliaires et la Protection Civile, pour le dévouement et l’abnégation dont ils font preuve, sous Notre conduite, dans la défense de l’intégrité territoriale, la souveraineté et la sécurité de la nation, et pour la contribution qu’ils apportent aux opérations de secours humanitaire.
En exaltant le génie créateur de Notre peuple fidèle, et en saluant le patriotisme farouche et le sens élevé du devoir des Marocains, toutes catégories confondues, Nous tenons à dire la joie et la fierté que Nous inspire l’indéfectible attachement à leur patrie des membres de la communauté marocaine résidant à l’étranger. Ils sont, en effet, de plus en plus nombreux à visiter leur pays et maintenir leurs solides attaches familiales, malgré les effets de la crise mondiale sur leurs pays de résidence. Nous les saluons aussi chaleureusement pour le concours efficient qu’ils apportent à l’essor du Royaume et à la défense de ses causes nationales et de ses intérêts supérieurs.
Fidèles à notre engagement mutuel, nous poursuivrons avec confiance et optimisme, notre action commune pour parachever l’édification du Maroc de l’unité, de la démocratie et du développement. Nous comptons, pour y parvenir, sur la ferme détermination qui anime ton Premier Serviteur, et la parfaite symbiose qui unit le Trône et le peuple.
Cette communion a constitué à travers l’histoire une source intarissable de force et de motivation pour relever les défis, avec une foi inébranlable dans la promesse divine énoncée dans le verset coranique qui dit en substance : ” Oui, Dieu accordera la victoire à ceux qui l’assistent, Dieu est, en vérité, fort et puissant “. Véridique est la parole de Dieu le Très-Haut.
Wassalamou alaikoum warahmatoullahi wabarakatouh”.
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France ou Maroc. Faut-il suivre les moutons de Panurge, même au niveau de l’investissement ?
10.7.2010 par admin.

Celui qui voit plus loin a toujours un coup d’avance dans le temps. Ce n’est pas ce qui ressort de la masse en matière d’évolution, de développement, pas plus en matière d’investissement, quel que soit le niveau de ses moyens. Chacun suit quelqu’un s’il n’est maître de sa personne et de sa vie.
Quand tout fonctionne un moment, chacun se donne raison de son choix et clame ce dernier comme le bon. Beaucoup moins bruyantes sont les victimes en fin de cycle quand, en suivant la troupe, la masse se retrouve dans le déshonneur silencieux des poches vidées ou perdantes. Vous entendrez d’ailleurs et vous lirez sur tous les médias les réussites plus que les échecs, laissant penser à tous que le positif dominerait le négatif des situations, à tort. Tout un fonctionnement psychologique que beaucoup de ceux qui approchent les sciences humaines vous confirmeraient.
Pas les seuls d’ailleurs. Ceux qui attirent les masses sous l’appellation de commerce ou de marketing l’ont bien compris aussi, mais eux ne tentent pas de vous l’expliquer, mais de l’utiliser à leurs seules finalités bénéficiaires égoïstes.
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Tendances : le cerveau reptilien de l’investisseur
Stéphane Desjardins

Pourquoi les investisseurs et leurs conseillers se comportent-ils trop souvent comme un banc de poissons ? C’est la question que se pose cette semaine Jason Sweig, chroniqueur au Wall Street Journal (WSJ).
Dans un texte intitulé « So That’s Why Investors Can’t Think for Themselves » le journaliste fait appel aux scientifiques pour expliquer le comportement des investisseurs. « L’Homme est un animal social » disait Aristote. Il semble qu’en matière de choix d’investissement, cette maxime s’applique pleinement.
Selon la publication scientifique Current Biology, la valeur que vous donnez à quelque chose va monter à vos yeux si quelqu’un vous dit qu’elle est élevée. À l’inverse, elle va baisser si on vous affirme qu’elle est moins attrayante.
Ça ne s’arrête pas là. Si votre évaluation est conforme à celle des autres, la partie responsable du traitement des récompenses dans votre cerveau passera en mode haute vitesse et vous procurera une sensation de bien-être. C’est pourquoi les investisseurs qui se conforment à l’effet de foule se sentent vraiment bien dans leur peau après avoir fait leur choix.
En suivant le troupeau, les investisseurs se sentent non seulement en sécurité, mais ont également beaucoup de plaisir.
C’est ainsi que le WSJ explique les changements rapides observés dans les marchés par les temps qui courent. De plus, on comprend mieux pourquoi il est si difficile de dénicher de véritables investisseurs de type contrarian. L’investisseur moyen est naturellement porté à consulter « le consensus qui prévaut sur Wall Street » ou chez les analystes avant de faire ses choix.
Le journal fait état de cette expérience menée par l’University College de Londres. On a demandé à 28 personnes de choisir une liste de chansons qu’elles voulaient acheter en ligne. De cette liste, elles devaient en faire une sélection. Avant de faire leur choix, ils devaient lire les recommandations de ces chansons par des « experts » de la musique. Une fois qu’ils avaient lu l’opinion de ces experts, ils devaient faire leur choix final. Pendant toutes ces étapes, les chercheurs regardaient ce qui se passait dans leur cerveau grâce à un scanneur à résonance magnétique.
Les scans ont démontré que, dès que les sujets découvraient qu’ils avaient choisi une chanson « validée » par un expert, les cellules du stratium ventral se mettaient en mode hyperactif. Le stratium ventral est une section du cerveau qui agit comme centre de récompense. Il est saturé de neurones inondés de dopamine qui réagissent lorsqu’une personne est exposée à des plaisirs comme le sucre ou le sexe.
Les chercheurs considèrent que lorsque vous apprenez que quelqu’un est d’accord avec vous, vous en retirez immédiatement du plaisir. C’est ainsi dans toutes les sphères de la vie et, surtout, lorsqu’on parle d’argent. Ce genre d’influence (l’opinion des autres) a un effet quasi immédiat sur votre cerveau. C’est une question de secondes. Les scientifiques croient que ce mécanisme du cerveau est à l’origine du phénomène de dissémination rapide d’une opinion au sein d’une grande population d’investisseurs.
D’autre part, les chercheurs ont découvert que lorsque les sujets apprenaient que les experts s’entendaient entre eux, peu importe s’ils étaient d’accord avec leurs opinions, cela stimulait de l’activité dans l’insula, une région du cortex cérébral associée notamment à la douleur et à la conscience accrue de son corps. Ce qui suggère, selon les scientifiques, que lorsque l’on est en accord avec les autres, cela attire immédiatement notre attention. Impossible, dans ces conditions, d’ignorer un consensus entre experts, si vous êtes un investisseur.
Benjamin avait raison
Le WSJ corrobore ainsi les propos de Benjamin Graham, investisseur légendaire et idole de Warren Buffett et ceux d’autres investisseurs contrarian. Graham affirmait que le marché ne soupèse pas chaque titre pour sa valeur intrinsèque. Au contraire, le marché est une « machine à voter », où des hordes d’individus enregistrent leurs choix en partie basés sur la raison, en partie sur l’émotion. Le journal considère que Graham avait instinctivement compris que « l’effet de troupeau » chez l’investisseur fait donc partie de la condition humaine.
Le chroniqueur suggère que lorsque le troupeau s’en va dans une direction, l’investisseur (ou son conseiller) devrait considérer d’aller dans le sens inverse. La liste des nouveaux titres à la baisse depuis 52 semaines est un excellent guide de ces sociétés injustement battues par le marché. Puis, il faut faire ses devoirs : lire les bilans financiers, trouver les informations se rapportant aux produits et aux compétiteurs, pour déterminer la valeur de l’entreprise. Tout en ignorant le cours actuel de son action.
Le WSJ suggère également de tenir un registre permanent de ce qui motive les choix de placement. De cette façon, vos arguments seront « écrits dans la pierre » s’il vous prenait un doute ou, pire, l’envie de céder au fameux « effet de troupeau ». Ce qui peut être pratique quand on a à s’expliquer avec un client.
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Langue de Shakespeare, langue de Voltaire, le Darija, l’Arabe classique, les nouvelles générations issues des MRE vont y perdre leur Latin ! Sont-ils encore par le terme des MRE ?
28.6.2010 par admin.
A lire certaines approches sur les MRE, l’on peut comprendre que certains jeunes aient du mal à se connecter ensuite à un pays. Ce qui était valable en France avec les Marocains nés au Maroc, n’est-il pas en train de se reproduire au Maroc avec ces “Européens” qui devraient s’adapter, pour ne pas dire s’intégrer, demain au pays de leurs ancêtres ? Ecoute-t-on réellement ces nouvelles générations et leur culture “personnelle”, non pas double mais nouvelle ? Car en fin de compte ne sont-ils pas les exemples de l’évolution culturelle positive qu’attendrait le monde par le mélange ? La culture est une chose vivante qui ne doit pas être étouffée dans l’œuf, encore moins en voulant récupérer les uns et les autres. Les MRE sont aussi très utilisés selon les besoins, plus économiques qu’humains, cela chacun le sait, jusqu’à quand irait-on chercher les nouvelles générations avant de les écouter ?
Si apprendre les langues est certes une bonne chose sur un plan général, une invitation, ne rechercherait-on pas pour d’autres volontés de désintégrer ? “A partir de quelle génération est-on Français ?” Voilà ce que l’on entendait parfois lors d’une récupération idéologique en France qui s’estompa. La logique inverse serait-elle meilleure ? Et si l’on écoutait davantage les MRE, mais surtout leurs enfants et petits-enfants, ainsi que les suivants, déjà présents pour certains…?
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http://www.yabiladi.com/articles/details/2687/quelles-langues-pour-deuxieme-generation.html MRE : Quelles langues pour la deuxième génération? Le Conseil de la communauté marocaine à l’étranger organisera les 24 et 25 juin 2010 une conférence internationale sous le thème « Langues en immigration : mutations et nouveaux enjeux ». Des représentants de huit pays, en plus du Maroc y sont attendus.
Dans un communiqué, le CCME a indiqué que l’un des objectifs de la conférence était de poursuivre la réflexion sur quelques unes des problématiques qui découlent de l’émigration marocaine, à savoir par exemple, la transmission de la langue maternelle aux nouvelles générations issues de cette émigration, ou encore, les rapports entre apprentissage des langues et éducation religieuse.
Le constat dressé par le CCME fait état d’une nouvelle génération de Marocains nés dans les pays de résidence, et pour qui la nécessité d’apprendre la langue des parents se ferait de plus en grande. Le CCME rappelle dans le communiqué les efforts fournis dans ce sens. Le Maroc envoie notamment des centaines de professeurs pour enseigner la langue et la culture d’origine (ELCO).
Il sera donc aussi question d’évaluer ces efforts, d’en tirer des enseignements, et de les rendre plus efficaces. Sont attendus à cet effet, des chercheurs, des responsables des gouvernements étrangers représentant la France, l’Italie, l’Espagne, la Belgique, les Pays-Bas, l’Allemagne, les Etats-Unis, et le Canada.
Yann Ngomo Yabiladi.com
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Gnaoua à Essaouira, Amazigh à Agadir, un festival, des festivals… Mieux vaut Timitar que jamais…
23.6.2010 par admin.
Agadir sous la musique en juillet. Comme chaque année le Timitar nous reviendra dans nos rues et dans les airs de la ville et sera une animation pour nombre de Gadiris comme pour les touristes, pour quelques jours…
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Festival Timitar : Rencontre d’artistes amazigh et du monde entier De sa première édition en 2004 à nos jours, le Festival Timitar d’Agadir qui se tient sous le thème « Signes et Culture » a beaucoup mûri. En prélude à la 7e édition, prévue du 7 au 10 juillet prochains, dans la capitale du Souss, les organisateurs ont tenu mardi 8 juin, un point de presse mardi à Agadir. Plus de 600 artistes donneront 32 concerts sur 3 scènes, a précisé la directrice du festival, Fatim-Zahra Ammor.Fidèle à sa vocation de promotion de la culture amazighe, Timitar est un espace de rencontres, d’échanges et de partages. L’édition 2010 réunira une nouvelle fois des artistes amazighs et du monde entier, de tous les courants musicaux, des musiques traditionnelles mais aussi actuelles. Timitar a drainé 500 000 personnes l’année dernière. Ses initiateurs entendent maintenir la même cadence voire faire plus, et espèrent que l’ouverture de l’autoroute Marrakech-Agadir contribuera à augmenter le nombre de festivaliers. Deux grandes nouveautés seront introduites à Timitar 2010 : la programmation de deux têtes d’affiche par soirée et la réduction du nombre d’artistes invités, qui permetttra cependant d’allonger chaque concert.
Rencontre de musiques amazighes, marocaines de toutes tendances…Timitar 2010 rendra hommage dès son ouverture aux répertoires Rayssates et Hassania, avec Raïssa Khadija Taiyalt, Raïssa Amina Tabaamrant ou encore Batoul El Merouani Guedra des provinces du Sud. De même les groupes amazighs Izenzaren et Oudaden, se produiront. S’agissant toujours des artistes marocains, la troupe Ahwat Demnet, Ali Chouhad, le chanteur amazigh Rachid Itri, les Hoba Hoba Spirit avec leur nouvel album, Oum-Lik’Oum, Ribab Fusion d’Agadir et le groupe Haoussa, sont attendus. Les Marocains de l’étranger ne seront pas en reste.OneVoiz, de son vrai nom Ahmed Mahrach, originaire de Tétouan, Hindi Zahra qui vient de sortir un album, feront le déplacement respectivement des Pays-Bas et de la France. Enfin, la formation Kamlinn, un groupe composé de trois musiciens d’Agadir, ambassadeurs de la culture amazighe et un trio réunionnais, Lo Griyo, tenteront d’enchanter le public.
…et du monde entier Du côté de la programmation internationale, Julian Ricardo Marley, fils du légendaire Bob Marley, sera sans doute l’une des têtes d’affiche les plus attendues. Les festivaliers découvriront Ali Campbell, l’un des membres fondateurs du groupe de reggae UB40, qu’il a quitté pour une carrière solo. Ils verront aussi une palette d’artistes internationaux : le prince du Rai Faudel, Amazigh Kateb, les rappeurs de Tres Coronas (Colombie), Mounira Mitchala (Tchad), Mami Bastha (Madagascar), Belo (Haïti), la Mauritanienne Noura, …Des DJ et VJ (vidéo jockeys) venant du Maroc, de la France, du Liban, de la Turquie tiendront en haleine les publics des scènes Al Amal et Bijaouane chaque soir, entre les concerts. Le programme complet est sur la page…010
http://www.yabiladi.com/articles/details/2649/festival-timitar-rencontre-d-artistes-amazigh.html Ibrahima Koné Yabiladi.com
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La saison des festivals est de retour, s’ils arrivent à l’heure…
15.6.2010 par admin.
Les beaux jours reviennent, même s’ils ne se sont pas éloignés bien loin au Maroc, et avec cela les chants des montagnes et régions qui redescendent dans les villes charmer les visiteurs. Essaouira avertit déjà, Agadir aussi et bien d’autres qui suivront, à l’heure prévue souhaitons-le, les surprises de dernière minutes énervent parfois les organisés qui se déplacent plus que les stars le jour promis…
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Culture
Essaouira: Le festival gnaoua entre dans sa treizième année
Amazigh Kateb aux côtés du Maâlem Abdeslam Alikane, Patrice, Karim Ziad et près de 300 autres artistes transformeront la ville côtière en lieu de musique et de fêtes du 24 au 27 juin prochain. 400 000 festivaliers sont attendus pour cette treizième édition du festival Gnaoua et Musiques du Monde d’Essaouira.lepoint.fr
Longtemps tombé aux oubliettes, c’est notamment grâce au festival d’Essaouira que la musique et le patrimoine gnaoui ont pu retrouver une place respectée dans la société marocaine. Depuis 1998, le festival offre aux musiciens gnaoua une occasion unique de se produire et se faire connaître. Mais dès le départ, le concept misait autant sur la sauvegarde que sur l’ouverture et la fusion de la musique gnaoua avec d’autres styles, pour conserver mais aussi développer la musique gnaoua. De très grands musiciens internationaux, tels Cheb Khaled ou encore Pat Metheny se sont ainsi produits aux cotés des maâlems marocains, et cette année encore, les concerts se départagent entre concerts gnaoua, concerts fusion, et quelques concerts de groupes internationaux et marocains.
Têtes d’affiches internationales de l’édition 2010, le chanteur reggae-soul Patrice, le vocaliste tunisien Youssef Dhafer, l’Armenian Navy Band, le trio cubain-américain Horacio, Daby Touré ou encore Amazigh Kateb attireront les foules aux différentes scènes.
A côté de cela, 23 maâlems monteront sur scène cette année, notamment Hassan Boussou, Mahmoud Guinea et son frère Abdellah Guinea, tous deux descendants d’une longue lignée de maâlems. Ils souligneront, une fois de plus, que le festival d’Essaouira est le premier rendez-vous de son genre au monde. Et, comme le promettent les organisateurs, ils contribueront à « faire de chaque concert un moment inoubliable. »
Cela attire les foules. Si en 1998, les 20 000 spectateurs avaient encore dépassé les attentes des organisateurs, aujourd’hui, le festival ne joue plus dans la même ligue. Cette année, 400 000 festivaliers sont attendus sur les 4 jours que dure le festival. La ville sera remplie par des amateurs marocains, mais aussi du monde entier, car le festival a acquis une renommée internationale.
Mais la grande force du festival réside surtout en ce qu’il ne devienne pas un festival lambda de musiques du monde. Pour cela, les organisateurs misent sur un très haut niveau de musiciens, gnaoui et autres, et organisent chaque année des résidence d’artistes, où Maâlems marocains et artistes internationaux se rencontrent sur plusieurs jours pour mettre en place des spectacles fusion. Finalement, une association a été créée en 2009, Yerma Gnaoua, qui se veut porte parole des musiciens gnaoui au Maroc. Préserver et faire inscrire à l’UNESCO le patrimoine et la musique gnaoua, mais aussi obtenir des cartes d’artistes aux Maâlems marocains et payer l’assurance maladie d’un nombre croissant d’entre eux sont les objectifs de cette association. Le festival d’Essaouira est devenu ainsi le point de départ pour de nombreuses initiatives soutenant et renouvelant les gnaouas au Maroc.
Pour plus d’informations, visitez le site du festival: www.festival-gnaoua.netYabiladi.com est partenaire média officiel de l’édition 2010 du festival d’Essaouira Gnaoua Musiques du Monde.
Frederic Schmachtel Yabiladi.com
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Maroc. S’il suffisait de venir pour réussir…
8.6.2010 par admin.
Si le Maroc est vu comme un Eldorado, surtout en cette période tourmentée en Europe, l’entrepreneur se doit de prendre du recul au même titre que les retraités qui s’y posent pour leurs vieux jours. Combien après quelques années plient-ils bagages par manque d’approche réelle ? Tout pays réclame une période d’adaptation nécessaire, non pas sur l’aspect du climat, le charme et les paysages du Maroc ne sont pas en cause, mais travailler est une autre chose encore, une école à ne pas oublier.

Un pays l’est par ses hommes, des us et des coutumes, mais aussi des manières et des comportements différents au quotidien, ce qui occasionne les principales difficultés pour l’étranger pas assez préparé, qui se pose trop rapidement avec ses convictions bien souvent.
Si beaucoup de choses sont à faire, parfois à refaire par ce que l’on perçoit avec ses yeux d’étranger, l’on peut déjà se poser la question du pourquoi cela n’est-il pas encore fait ?
La sagesse vous dira déjà de poser vos valises et de sentir, non pas les parfums des épices des souks, de voir, avec les yeux non pas du photographe mais plus du sociologue, de toucher la réalité, d’entendre et non d’écouter les conteurs et les avis des uns et des autres, dont les étrangers arrivés avant vous, comme de goûter aussi le tagine des familles et non seulement celui des touristes.
Sans connaissance d’un pays, y débarquer ne peut que réserver des surprises, bonnes aussi rassurez-vous, mais certainement pas une optimisation de vos projets dès le départ. Du moins pas si vous vous aventurez seul, mais quand bien même. Offrez-vous le temps de comprendre, de connaître, de découvrir, de savoir, et donc de vous réajuster, sans pour autant, comme certains vous le diront par facilité, vous adapter aux mauvais travers.
Si beaucoup arrivent non pas avec des projets industriels ou commerciaux d’envergure qui nécessitent de s’entourer de cabinets d’experts divers en Consulting, qui poussent bien par le besoin effectif, la plupart ne sont pas dans cette logique, et c’est là que commence le parcours empirique de ces combattants, qui réclame aux volontaires du caractère et de la patience.
Mais des pays vous offrent aussi le temps, une valeur encore présente et oubliée plus au nord…
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« Bien souvent, les échecs d’installation au Maroc se jouent sur pas grand-chose »
MAROC. Pour econostrum.info, Abdel-Ilah Jennane, directeur exécutif du cabinet de conseil en ressources humaines Diorh-IRH, fait le point sur les écueils à éviter pour réussir l’installation d’une entreprise française au Maroc. Avec un leitmotiv : attention aux faux amis culturels!
Basé à Casablanca avec une quarantaine de collaborateurs, Diorh-IRH intervient essentiellement dans les domaines du recrutement, de l’évaluation, du conseil, de la formation et le team building.

Abdel-Ilah Jennane, directeur exécutif de Diorh (photo Diorh)
Econostrum.info : Quels conseils donneriez-vous à des entreprises françaises qui souhaitent s’implanter au Maroc ? Abdel-Ilah Jennane :
La première des choses est de ne pas se laisser berner par l’apparente proximité culturelle et organisationnelle entre la France et le Maroc. En arrivant, lorsque l’on trouve les mêmes produits dans les hypermarchés Carrefour et Marjane, les mêmes appellations administratives, on a tendance à penser que cela fonctionne de la même façon. Si on le croit vraiment, on va au-devant de désillusions importantes. La deuxième chose, c’est d’offrir aux collaborateurs qui vont s’installer au Maroc une sorte de module d’immersion culturelle qui permet de décrypter ou de lire entre les lignes ce que les Marocains ne disent pas forcément. Il y a énormément de non-dit, de bienséance. Il est important d’acquérir des grilles de lecture culturelle : comprendre des notions sociologiques, savoir ce qu’est le régionalisme au Maroc, quels sont ses ressorts, ce qu’est l’humour marocain, quels sont les sujets que l’on peut aborder, les sujets plus délicats à mettre sur la table, comprendre un certain nombre de références notamment religieuses, quelle est la place de la famille dans la société marocaine, etc.
Revisiter le management
Abdel-Ilah Jennane : L’autre point important c’est de revisiter des concepts assez basiques de management : comprendre ce que signifie la délégation pour un Marocain, la responsabilité, la gestion du temps, le fameux « Inch Allah » (Si Dieu le veut). Ce sont des éléments assez surprenants pour des responsables économiques qui ont l’habitude de la force de l’engagement, sur les délais notamment. Eux qui attendent de leurs collaborateurs d’être informés à temps si un délai n’est pas tenu.
Econostrum.info : Le Maroc véhicule une image de pays low-cost. Est-ce toujours vrai ? Abdel-Ilah Jennane : Encore aujourd’hui, on s’installe au Maroc pour pouvoir faire des économies sur les salaires. C’est toujours vrai pour les métiers à basse qualification où le jeu de l’offre et de la demande font que le marché est favorable à l’employeur. Mais depuis quelques années, cela l’est beaucoup moins pour des métiers plus élaborés. A partir d’un niveau ingénieur, on commence à rattraper les salaires de pays d’Europe du sud, comme l’Espagne, le Portugal, la Grèce. Et donc le niveau d’exigence des collaborateurs marocains devient de plus en plus élevé. Pas seulement sur le plan salarial, mais aussi sur l’évolution de carrière, sur les perspectives offertes, les avantages en nature. Les gens acceptent de moins en moins un traitement différencié entre un expatrié et un Marocain, à niveau de compétences équivalent ou considéré comme équivalent. Christelle Marot CASABLANCA
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Le Maroc ne lit pas, mais les Marocains “facebookent”…
4.6.2010 par admin.
Les libraires se plaignent de survivre et se lassent aussi de ne pas voir plus de titres littéraires entre les manchettes de journaux, mais ces derniers ne semblent pas avoir plus d’amateurs pour autant. Et puis pourquoi payer les journaux quand vous les retrouvez en ligne gratuitement, dans leur totalité pour certains périodiques, avec quelques jours de décalage ? Quand Internet n’est pas plus rapide que les rotatives des imprimeries très souvent…

Le prix est-il d’ailleurs le seul blocage des gens envers la presse au Maroc comme dans le monde entier actuellement ? La passivité de lire un article est certainement la raison de l’engouement d’Internet et des sites sociaux, comme Facebook. Beaucoup n’y sont présents que pour avoir leur petite vitrine et annoncer leurs humeurs du jour, sans grand fondement littéraire ni journalistique. Ceci exprime certainement plus le besoin d’être présent face à l’officielle transmission de la société conditionnante en général. Qui dit Facebook, dit néanmoins presse. Plus réduite, plus locale, plus spécialisée par l’apport de chacun, ce qui offre donc des réponses plus précises, plus ouvertes, plus libres aussi que nombre de journalistes ayant une autorité plus ou moins affirmée au-dessus d’eux, qu’elle soit professionnelle, politique, économique…
S’il est nécessaire de faire le tri et de multiplier ses propres sources d’information sur Facebook ou sur Internet en général, cela offre au moins le choix désormais de ne pas suivre le rail unique de la pensée des autres.
Le Groupement des ERM, c’est aussi un quotidien
“LE JOURNAL LE GROUPEMENT”
Gratuit sur Facebook
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Facebook, une longueur d’avance sur la presse écrite dans le monde arabe

Le nombre des utilisateurs du réseau social Facebook dépasse celui des lecteurs de journaux dans la région Moyen-Orient et Afrique du Nord (MENA) d’après un sondage du cabinet d’études et d’analyses Dubaïote, « Spot On PR ». Il y aurait plus de 15 millions d’utilisateurs de Facebook, contre moins de 14 millions d’exemplaires de journaux vendus dans cette région.
Les profils des médias sont très différents dans les dix-sept pays du MENA inclus dans l’étude de « Spot On PR ». Les Émirats arabes unis (EAU) par exemple, ont en plus de l’arabe, de fortes concentrations de journaux en langue anglaise, contrairement aux nations d’Afrique du Nord, où il y a plus de français. De même, les habitudes de lecture font que la pénétration des journaux par habitant est très variée. Près d’un millions d’exemplaire sont vendus dans les EAU pour une population de quelque 5 millions d’habitants, alors qu’en Arabie Saoudite, on vend moins de 1,5 millions par jour, pour une population de 28 millions de personnes.
Toutefois, tous se voient face à une certitude émergeante: Il y a aujourd’hui plus d’utilisateurs du site de réseautage social que d’acheteurs de journaux dans la région MENA. Facebook n’est pas un moyen traditionnel d’informations, mais il est entrain d’en devenir, au point de rivaliser aujourd’hui avec la presse dans certains endroits du monde, et la dépasse même dans le monde arabe. Plus de 3,5 millions de personnes dans la zone arabe étudiée ont rejoint le réseau social au cours de l’année dernière. Ceci est dû selon l’étude de « Spot On PR », à l’incorporation à Facebook depuis mars 2009, d’une interface en arabe.
Facebook permet le partage de son quotidien avec d’autres personnes, amies ou pas. C’est aussi un moyen de transmission d’informations, de publicité à moindre coût que les médias papiers. Ainsi, des messages ou groupes de discussion pour une manifestation d’intérêt, pour une cause ou juste pour le plaisir ne se comptent plus sur Facebook. C’est ce qui fait d’ailleurs son succès au Maroc, où 17% des personnes utilisant l’internet, sont sur Facebook d’après l’étude. Un exemple: récemment, un groupe marocain s’est créé sur Facebook pour lutter contre les prix des télécommunications, en lançant une journée nationale sans portables.
Avec près de 1,8 millions d’utilisateurs, le Maroc arrive en 3e position derrière l’Egypte (3,4 millions) et l’Arabie Saoudite (2,3 millions) dans l’utilisation de Facebook dans le monde arabe. Toujours au Maroc, 67% ont moins de 25 ans et 61% sont des hommes. La langue la plus prisée est le français (82,3%) suivie par l’arabe (10,6%).
Cependant, la célébrité du site de réseautage social se retourne en partie contre lui. En effet, après avoir été confronté à un problème de confidentialité et de gestion des données des utilisateurs ces dernières semaines, beaucoup d’entre eux souhaitent désormais supprimer leur compte. Mais avec plus de 400 million d’adhérents à travers le monde (dont, depuis peu, yabiladi maroc), le succès de Facebook n’est pas encore en danger.
Ibrahima Koné Yabiladi.com
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Le Routard Maroc 2010. Une image, un pays. Un pays, des images. C’est selon chacun et le moment.
2.6.2010 par admin.
L’image parle parfois bien plus qu’un long discours, comme parfois de longs discours sont nécessaires afin de démonter une volonté dissimulée derrière l’image. Chacun en use selon ses intérêts, ce ne sont pas les médias du Maroc qui nous contrediront sur cette pratique ni de nombreux sites Internet.

Le guide du routard en ferait gentiment les frais avec son dernier numéro 2010 Maroc, selon certains plus pinailleurs que présents au Maroc, où ce genre d’originalité ne manque pas au quotidien dans les rues d’un pays qui ne manque pas du sens de l’humour.
Il serait bien de voir si le Routard a enfin enlevé les appréciations de certains restaurants ou auberges qui n’existent plus et, pour info, l’hôtel où je descends à Casablanca dont une des marches est cassée au second palier d’entrée, l’a restaurée depuis quelque années. En clair à tous, venez voir ce qui bouge avant de parler ou d’écrire des guides à distance, autre raison de bien faire rire les Marocains comme les touristes en retour…
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http://www.al-kanz.org/2010/05/22/maroc-routard/
Ci-dessous la première de couverture du Guide du routard édition Maroc. Un lecteur d’Al-Kanz, choqué par le choix de la photo, nous a interpellé à ce sujet. Est-ce que comme lui vous trouvez cette image dégradante ?
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Exposition à Agadir. Art comtemporain. Invitation.
1.6.2010 par admin.
EXPOSITION
Le Sous-Sol Art Gallery Agadir
a le plaisir de vous convier au
cocktail du vernissage de l’exposition
“Attention peinture fraîche “
le jeudi 10 JUIN 2010 à 19 heures.
Exposition du 10 JUIN au 08 JUILLET 2010
les jeunes talents de la région d’Agadir
Artistes peintres présentés
Rachid Bakkar
Hafid Marbou
Lahcen Achiq
Brahim Achibane
Yamine El Rhorba
Immeuble Achar, angle Avenue 29 février Avenue Kennedy
Talborjt Agadir (en face de la mosquée)
lesous-sol@menara.ma
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