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Archive de la catégorie Culture
Les arts dans la rue avec l’IFA, en juillet à Agadir
1.7.2011 par admin.
3èmes rencontres du cirque et des arts de la rue

COOPERATION
RENCONTRES, CULTURE ET FORMATION AVEC LES INSTITUTIONS ET ARTISTES PARTENAIRES
CIRQUE/ARTS DE LA RUE
Ateliers avec
Du 19 au 21 juillet, de 10h à 13h
–Théâtre de Verdure
Sur inscription auprès du service culturel de l’institut au 0528 84 75 76
ARTS DE LA RUE
Ateliers de conception de marionnettes géantes encadrés par la compagnie
Les Grandes PersonnesDu 19 au 25 juillet de 10h à 17h, et du 26 au 28 juillet de 14h à 17h - Complexe culturel Mohamed Khair-Eddine Sur inscription auprès du service culturel de l’institut au 0528 84 75 76A partir de 8 ans
CIRQUE/ARTS DE LA RUE
Ateliers de présélection au cursus de formation de l’Ecole Nationale de Cirque Shems’y de Salé(pré-audition avant la sélection nationale du 12 septembre 2011)Les 27 et 28 juillet, de 9h30 à 12h30 – Sous le chapiteau – Place Al AmalSur inscription auprès du service culturel de l’institut au 0528 84 75 76
CAPOEIRA/ARTS DE LA RUE
Atelier d’initiation à la capoeira encadré par l’Association Santa Cruz Extreme (Dhafir Hafidi)Du 25 au 27 juillet, de 15h à 17h30 – Institut français d’AgadirSur inscription auprès du service culturel de l’institut au 0528 84 75 76A partir de 6 ans
BREAK DANCE/ARTS DE LA RUE
Atelier d’initiation au break dance encadré par l’Association Souk ArtsDu 18 au 20 juillet, de 15h à 17h30 – Institut français d’AgadirSur inscription auprès du service culturel de l’institut au 0528 84 75 76A partir de 6 ans
GRAFF’ART/ARTS DE LA RUE
Atelier d’initiation au graff’art encadré par l’Association Souk ArtsDu 18 au 22 juillet, de 9h à 13h – Complexe culturel Mohamed Khair-EddineSur inscription auprès du service culturel de l’institut au 0528 84 75 76A partir de 12 ans
CIRQUE/ARTS DE LA RUE 3E Rencontres du Cirque et des Arts de la rue du 17 au 28 juillet CENTRE VILLE – CORNICHE – THEATRE DE VERDURE DE
Les Rencontres du Cirque et des Arts de la rue à Agadir présentent chaque année durant toute la 2e quinzaine du mois de juillet des spectacles de haut niveau artistique, accessibles à tous et accompagnés d’ateliers, sous chapiteau et dans divers espaces publics. Pour cette 3e édition,
Les Rencontres du Cirque et des Arts de la rue à Agadir sont organisées en partenariat avec la Wilaya d’Agadir,
CIRQUE/ARTS DE LA RUE« Perchés … », spectacle de la compagnie Chabatz d’Entrar
Du 17 au 21 juillet au Théâtre de Verdure d’Agadir, 21hSpectacle sur invitation à retirer à l’IFA Créée en 1997 en Limousin,
Avec son spectacle « Perchés … »,
« Bon sang ! Si on vivait tous à cette hauteur-là,
CIRQUE/ARTS DE LA RUEAtelier avec la compagnie Chabatz d’Entrar
Du 19 au 21 juillet, de 10h à 13h – Théâtre de Verdure d’AgadirSur inscription auprès du service culturel de l’institut au 0528 84 75 76
CIRQUE/ARTS DE LA RUE« Le cauchemar, de rue et de rêves », spectacle de la compagnie Les Grandes Personnes
Déambulation de marionnettes géantes dans les rues d’Agadir à partir de 18h :23 juillet : Place Al Wahda24 juillet : Proximité Beach Club25 juillet : Complexe Culturel Khair-Eddine26 juillet : Vallée des Oiseaux / Place Al Amal27 juillet : Place Aït Souss28 juillet : Proximité IFA, rue du 29 février Durée : spectacle déambulatoire de 45 minutes - Public familial
Les Grandes Personnes est un collectif français né en 1998, installé à Aubervilliers en France et à Boromo au Burkina Faso. Sa vocation s’est d’abord développée autour d’une pratique populaire et intrusive des arts plastiques, autour du désir de créer des sculptures qui puissent jouer et exister dans
« Le cauchemar » est un de ces spectacles déambulatoires. Il présente dans la rue une succession de courtes scénettes fixes ou en mouvement mêlant comédiens, musiciens, grandes marionnettes, sculptures et masques. Le passant devenu spectateur, assiste notamment à l’apparition imprévisible d’une chambre à coucher dans un espace public et familier, accompagnée d’une cohorte de chimères poétiques et d’interactions burlesques.
L’idée n’est pas de présenter un spectacle qui fasse peur, mais de donner à voir les associations incongrues que l’esprit humain est capable de produire chaque nuit, et dont l’origine est nourrie autant par notre quotidien que par notre propre culture.« Le cauchemar » est une occasion de réfléchir ensemble sur l’imaginaire et les frissons qui, souvent, y sont associés. C’est aussi une approche de la culture populaire qui ravit et terrifie en même temps. L’équipe « Les Grandes Personnes » se compose d’artistes plasticiens, marionnettistes, sculpteurs, comédiens.
Elle travaillera en partenariat avec l’Institut Français d’Agadir, le service culturel de la Municipalité d’Agadir, le Centre de Sauvegarde de Jeunes Filles d’Agadir, ainsi qu’avec différentes associations d’artisans de la ville d’Agadir.
Ateliers de conception de marionnettes géantes encadrés par la compagnie Les Grandes Personnes
Du 19 au 25 juillet de 10h à 17h, et du 26 au 28 juillet de 14h à 17h - Complexe culturel Mohamed Khair-Eddine Sur inscription auprès du service culturel de l’institut au 0528 84 75 76A partir de 8 ans
CIRQUE/ARTS DE LA RUE
« Isli D Tislit », spectacle de l’Ecole Nationale de Cirque Shems’y de Rabat-SaléDu 23 au 28 juillet - Place El Amal, 20h30 La création de l’école nationale de cirque Shems’y à Salé, en octobre 1999, devenue Ecole Nationale de Cirque Shems’y en
Devenue pôle artistique de spectacle vivant, l’Ecole Nationale de Cirque Shems’y est un lieu de résidences artistiques et pédagogiques de compagnies de cirque européennes en partenariat avec l’Ambassade de France, et constitue un bel exemple de réussite de coopération culturelle franco-marocaine. Mis en piste par Jaouad Essounani, artiste incontournable de la scène marocaine, Isli d Tislti est un spectacle en darija, mettant en scène la belle et triste histoire d’Isli et Tislit, les Roméo et Juliette du Haut Atlas, obligés de fuir dans les montagnes pour pouvoir s’aimer suite aux querelles opposant leurs familles.Un amour en quête de la bénédiction des “Autres”, traduit scéniquement par la musicalité des corps en variation entre mouvements en duo et duel, alimenté avec des tensions de foules et de solos.
Un spectacle vivant avec plus de vingt artistes sur la piste et une musique vivante interprétée par cinq musiciens. Mise en scène/Dramaturgie : Jaouad EssounaniAssistante : Chaïmae EjjbiriCostumes : ZéliaCompositeur : Singhkeo Panya
Isli d Tislit, mise en scène et dramaturgie de Jaouad Essounani, production de l’AMESIP - École Nationale de Cirque SHEMS’Y. Les partenaires : Ambassade de France – Service de coopération et d’Action Culturelle – Réseau des Instituts Français
Les partenaires média : Tel Quel,
Ateliers de présélection au cursus de formation de l’Ecole Nationale de Cirque Shems’y de Salé(pré-audition avant la sélection nationale du 12 septembre 2011)Les 27 et 28 juillet, de 9h30 à 12h30 – Sous le chapiteau – Place Al AmalSur inscription auprès du service culturel de l’institut au 0528 84 75 76
ARTS DE LA RUE Break Dance / Hip Hop
L’association Souk’Arts Art-Culture-Développement a été crée en 2009 dans un cadre associatif et artistique avec l’optique de promouvoir la production d’artistes vivant dans la région et susciter des collaborations avec des institutions culturelles.Les membres de l’association, sont des professionnels du théâtre, du cinéma, des arts plastiques et de la danse. Les danseurs professionnels de Souk’Arts se retrouvent sous l’appellation de groupe Original Fever Crew avec pour spécialité danse Hip Hop / Break Dance. Ils œuvrent dans des manifestations artistiques dans tout le Maroc.
Performances de break dance avec 10 danseurs de l’association, d’une durée de 15min :16 juillet à 19h30 : Place Al Wahda17 juillet à 19h30 : Place Aït Souss18 juillet à 19h30 : Skate Park19 juillet à 19h30 : Place Al Amal
ARTS DE LA RUE Graff’Art
L’association Souk’Arts Art-Culture-Développement a été crée en 2009 dans un cadre associatif et artistique avec l’optique de promouvoir la production d’artistes vivant dans la région et susciter des collaborations avec des institutions culturelles.Les membres de l’association, sont des professionnels du théâtre, du cinéma, des arts plastiques et de la danse. Véritable mode de communication, le Graph Art est bien plus qu’une technique de dessins ou d’inscriptions calligraphiées, peints ou tracés sur un mur. Porteur de message aussi bien politique que social-culturel, cet art graphique devient de plus en plus apprécié dans les grandes métropoles du mondeAtelier d’initiation au graff’art encadré par l’Association Souk ArtsDu 18 au 22 juillet, de 9h à 13h – Complexe culturel Mohamed Khaïr-eddine
ARTS DE LA RUE Capoeira
La capoeira est un art martial qui associe, musique, chant, danse, langue étrangère et bien évidemment self defense.Le groupe de Capoeira Senzala de Santos Agadir vise à la promotion de la culture afro-brésilienne à travers cet art complexe et complet, au Maroc et notamment dans la région du Souss.
Aujourd’hui affilié au groupe de Capoeira Senzala de Santos à Saint-étienne en France ainsi qu’à l’Académie Senzala de Santos au Brésil de Mestre Sombra, le groupe poursuit son évolution sous la direction du Professeur Martins Santos Thiago à Saint-Etienne secondé par Dhafer Hafidi Jogolimpo à Agadir et offre la possibilité de suivre des stages de formation réguliers aussi bien à l’étranger qu’au sein de la ville d’Agadir où les démonstrations de cet art sur la corniche et lors d’événements associatifs sont nombreuses. Prochainement, le groupe participera au mois d’août prochain à une rencontre internationale de Capoeira à Barcelone. Performances de capoeira avec 10 danseurs de l’association, d’une durée de 15min :20 juillet à 19h30 : Place Al Wahda21 juillet à 19h30 : Place Aït Souss22 juillet à 19h30 : Skate Park23 juillet à 19h30 : Place Al Amal
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Essaouira, son port, ses mouettes, et le festival Gnaoua 2011
9.6.2011 par admin.
Sea, sun and music… Le festival Gnaoua revient comme chaque année dans son écrin de pierres, tous les éléments en cet endroit plaisant vous attendent encore cette année, plus d’une raison pour rejoindre Essaouira en ce mois 6…

Philippe DELESALLE. legroupement-agadir.com
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Service Investissement Seniors/Privés/Professionnels:
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Système D ou systèmes légaux. Canal+ jette l’éponge devant l’arnaque
1.6.2011 par admin.

Le piratage est connu dans toute l’Afrique. Qui dit PC ne dit pas achat du système pour le faire fonctionner, qui dit anti-virus ne dit pas abonnement de mise à jour, qui dit logiciel ne dit pas droit payé non plus, qui dit DVD répond copie vendue publiquement dans les souks la semaine même de la sortie d’un film ou d’une musique dans le monde…
Donc qui dit parabole ne dit pas abonnement pour autant. Canal+ en aurait fait lui aussi les frais, au point que pour cette société le continent se nommerait Canal moins.
L’électronique et la programmation ne sont pas des freins au Maghreb et sur le continent africain en général. Tout comme les virus et les anti-virus des PC sont un jeu pour des ingénieurs qui, en quelques semaines, savent déjouer les programmations les plus sécurisées. A se demander parfois si ce ne sont pas les mêmes qui oeuvrent des deux côtés sur ce marché…
Canal+ jette l’éponge, qui sèche financièrement à cause d’une concurrence trop forte et incontrôlable, une attaque invisible. Le moindre installateur de parabole qui arrive chez vous étant en mesure de vous présenter toutes les cartes non officielles, afin de programmer votre décodeur, pour un prix plus local, chose que les diffuseurs européens n’ont pas encore comprise, semble-t-il…
Philippe DELESALLE. legroupement-agadir.com
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Canal+ met fin à sa commercialisation en Algérie et au Maroc
La chaîne cryptée française Canal+ a décidé d’arrêter la commercialisation de ses programmes au Maroc et en Algérie. Le piratage a eu raison de cette chaîne qui s’est lancée dans les deux pays du Maghreb via satellite en 2009. Néanmoins, Canal+ a tenu à souligner que les abonnés qui ont déjà acquis des cartes prépayées continueront de recevoir le signal par satellite jusqu’à la fin de l’année 2011. Au-delà de cette date personne ne connaît la suite ni quel recours elle compte mettre en place pour venir à bout du piratage dont elle est victime.
CCFA
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L’IFA fait sa danse…
24.5.2011 par admin.


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Corruption. Un sujet important abordé un 1er avril…
25.4.2011 par admin.

Le Maroc avance, le Maroc bouge ; toutefois la corruption reste un challenge non pas à relever mais à anéantir. C’est bien la base de l’ensemble des réclamations que chacun fait et qui est à l’origine de l’annonce de SM Mohammed VI du 9 mars dernier. Réclamation unanime de l’ensemble des usagers du pays, bien au-delà d’ambitions politiques personnelles ou de groupe. Les Marocains ne s’y trompent pas depuis des semaines, c’est bien ce mal qu’ils désignent comme coupable de la majorité de leurs maux.
La moralisation est certes un terme d’actualité désormais, la prévention aussi est un des outils pour y arriver ; mais afin d’assurer la meilleure application et des résultats, n’est-ce pas des choses concrètes que les gens attendent ? Le quotidien administratif change-t-il en ce moment et changera-t-il dans les prochains mois ? Car la moralisation, quand le virus se trouve implanté dans toutes les strates d’un système, et faut-il le dire dans l’esprit général par force, devient plus qu’un challenge, et parfois une mission impossible dans des délais qui apaiseraient chacun. La sanction est un autre outil, mais n’est pas pour autant la meilleure démarche pour accélérer les choses ; là aussi la véritable question est celle des moyens à mettre en oeuvre sur le terrain pour empêcher le mal.
S’en prendre aux conséquences n’a jamais tué un virus, la cause. Pour que la corruption à très court terme périsse, il ne faut plus lui donner la possibilité de s’accrocher aux tissus humains. Les moyens existent désormais par les possibilités techniques, le 0 et le 1 informatiques, tels le oui ou le non sont appliqués dans divers services administratifs afin de garantir une transparence des dossiers ; les entreprises privées ne se posent plus la question de savoir qui dans leurs murs se sert illégalement, depuis un bon moment. Le Maroc peut être un exemple, comme annoncé par beaucoup ; maintenant ne pas oublier que la notion de temps n’est pas un outil mais le vecteur de réussite.
Philippe DELESALLE. legroupement-agadir.com
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Lutte contre la corruption
Le Maroc fortement engagé
Du nouveau en matière de lutte contre la corruption au Maroc. Le Conseil des ministres, réuni vendredi, 1er avril, sous la présidence de SM le Roi, a adopté, entre autres, un projet de loi modifiant la procédure pénale concernant la protection des victimes, des témoins, des experts et des dénonciateurs des crimes de corruption, de détournement de deniers publics et de trafic d’influence.
Le projet a pour principal but la consolidation de la moralisation de la vie publique et de la bonne gouvernance. Il répond aux instructions Royales, contenues dans le discours historique du 9 mars 2011 qui a appelé à « la consolidation des mécanismes de moralisation de la vie publique et la nécessité de lier l’exercice de l’autorité et de toute responsabilité ou mandat publics aux impératifs de contrôle et de reddition des comptes ».
Il s’inscrit aussi dans le cadre du discours Royal du 20 août 2009 dans lequel le Souverain a appelé à la nécessité de la mise à niveau des structures judiciaires et administratives et la soumission des services centraux du ministère de la Justice et des tribunaux à la bonne gouvernance.
En matière de lutte contre le fléau de la corruption, faut-il le souligner, le Maroc a signé la Convention des Nations Unies contre la Corruption le 9 décembre 2003 et l’a ratifiée le 9 mai 2007.
Son article 6 met à la charge des Etats Parties l’obligation de mettre en place un ou plusieurs organes chargés de prévenir la corruption. C’est en application des dispositions de cet article que fut créée l’Instance Centrale de Prévention de la Corruption par le décret n° 2-05-1228 du 13 mars 2007. Cette Instance a pour mission de coordonner, superviser et assurer le suivi de la mise en œuvre des politiques de prévention de la corruption, de recueillir et de diffuser les informations dans ce domaine.
Seulement, sur le terrain, cette Instance accomplit-elle vraiment toutes ses prérogatives ?
La réponse d’Abdeslam Aboudrar, président de l’ICPC, est non.
Dans un entretien accordé récemment à un hebdomadaire casablancais, M. Aboudrar a réclamé plus de prérogatives pour assumer ses missions, en particulier une « autorité suffisante » pour bien faire son travail.
Il a estimé que l’ICPC a, certes, « le droit de réclamer des informations », mais sans « aucune garantie que ces informations » lui soient fournies.
Il a considéré aussi que « la prévention sans la sanction ne fait que verser de l’eau dans le moulin de l’inapplication des lois ».
M. Aboudrar a rappelé, dans ce sens, qu’il y a « des dossiers comme ceux du CIH, de la CNSS, de la BNDE et d’autres, ouverts depuis une décennie ou plus, qui n’aboutissent pas encore à des conclusions, par des sanctions contre les contrevenants et/ou des acquittements ». Il faut, a-t-il dit, « mettre fin à l’impunité (qui) est un passage obligé vers plus de transparence et de lutte contre la corruption ».
Pour accorder ainsi plus d’efficacité à cette Instance, SM le Roi a donné récemment Ses Hautes instructions au gouvernement pour qu’il procède à la révision du cadre légal régissant cette instance, dans le sens de l’élargissement de ses prérogatives et du renforcement de ses modes de fonctionnement, notamment en lui conférant les compétences d’auto-saisine pour les cas de corruption et toutes les formes de prévarication.
Cette révision devrait également lui permettre de se doter des ressources humaines et matérielles nécessaires, ainsi que des mécanismes juridiques, à même de lui permettre d’accomplir ses missions avec l’objectivité et l’efficacité requises, tout en veillant à la cohérence institutionnelle destinée à la consolidation de la citoyenneté responsable et des valeurs de moralisation de la vie publique.
Le dernier classement de l’ONG Transparency international (TI) fait ressortir que le Maroc arrive en 85ème position sur une liste de 180 pays. C’est ce qui justifie, d’ailleurs, les efforts fournis actuellement au Maroc pour faire face au fléau.
Cette expérience en matière de lutte contre la corruption peut servir de « modèle » pour les autres pays de la région, où les appels à la moralisation de la vie publique se font actuellement de plus en plus pressants, a affirmé, en février 2011, Stuart Gilman, expert et principal conseiller de l’Initiative pour la Primauté de la Loi de l’Association du Barreau Américain (ABA-ROLI).
« Le Maroc constitue un partenaire important dans la lutte contre la corruption en raison de sa capacité d’être un modèle pour les autres pays de la région », a-t-il souligné dans un entretien accordé à la MAP.
Il a noté que le Maroc « a franchi des pas importants dans la lutte contre la corruption » en raison notamment de l’existence d’une « véritable volonté politique » d’éradiquer ce fléau, tout en soulignant le « travail remarquable » réalisé par le Royaume en la matière.
M. Gilman a cité, à cet égard, la création de l’ICPC, dont l’action constitue un « modèle » en la matière, se félicitant dans ce sens de sa composition représentative de la société marocaine et de son large mandat pour la lutte contre la corruption dans l’ensemble des secteurs.
En dépit des efforts, il reste à espérer que les citoyens adhèrent, massivement, à la lutte contre la corruption.
6/4/2011
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http://www.telquel-online.com/213/maroc3_213.shtml
Samedi 16 Avril 2011
Société. Comment briser le cercle vicieux de la corruption
Aux oubliettes le numéro vert, la déclaration des biens, les îlots de transparence et toutes ces belles mesures qui ont entretenu le rêve autour de la lutte contre la corruption ! Le Maroc va mal. La corruption s’est généralisée. Que choisir ? Une réforme des institutions de l’Etat, des sanctions publiques ou une agence gendarme ?
La lutte contre la corruption est une belle dame que tout le monde convoite mais que personne n’approche. On l’admire de loin, on se permet de lui jouer des sérénades sous le balcon, mais on hésite à taper à sa porte. Peur de tomber sur un mirage ? Peur de devoir affronter une mauvaise surprise sur le palier ?
Depuis le premier gouvernement d’alternance de Abderrahman Youssoufi, la lutte anti-corruption, appelée en langage soft “moralisation de la vie publique”, est devenue un de ces sujets galvaudés qui animent les discussions de salon et les meetings internationaux. Après un break de quatre ans, voilà que le gouvernement revient à la charge avec une idée ingénieuse: la création d’une instance de prévention de la corruption. Le texte, soumis en première lecture au conseil de gouvernement, est critiqué par Transparency Maroc qui y voit “un outil de plus à la solde de l’administration”.
L’indépendance, une chimère
“Telle qu’elle a été configurée, l’instance ne sera qu’un jouet dans la main de l’exécutif, soutient Azzedine Akesbi, secrétaire général de Transparency Maroc. Placée sous la tutelle du Premier ministre et présidée par un magistrat, la structure devra rendre compte à l’exécutif et au judiciaire. De quoi irriter un monde associatif qui ne jure que par son indépendance vis-à-vis du pouvoir. “Il n’existe aucune instance indépendante dans le monde”, se défend un membre du gouvernement, associé à l’élaboration du projet. “Oui pour l’autonomie, oui pour l’intégrité des membres de l’instance, mais arrêtons de rêver ! Dans tous les pays qui nous ont dépassés en matière de démocratisation, les instances de prévention sont liées à l’Etat”, soutient fermement notre source gouvernementale qui donne l’exemple de la France, où le Service central de prévention de la corruption est placé sous la tutelle de la Justice. Là aussi, arrêtons de rêver! Car la Justice dans ces pays démocratiques a connu de grandes avancées en matière d’indépendance. A la base et comme le montre l’exemple de Hong Kong (voir encadré), les organismes de tutelle dont dépendent ces instances de lutte, jouissent de prérogatives précises et claires qui atténuent les risques d’interférences et “les amabilités” entre les appareils de l’Etat.
En réalité, le fond du débat entre le gouvernement et le monde associatif ne se résume pas à l’identité des pouvoirs qui chapeauteront cette instance, mais à l’indépendance même de ces derniers. Résumons : on craint que l’agence ne soit une coquille vide de plus parce que l’exécutif et le judiciaire ne sont pas indépendants.
Si c’est vraiment le fond du problème, pourquoi alors faire de cette agence le remède de la corruption au Maroc ? D’autant plus que cette instance n’aura pas un véritable pouvoir d’investigation et de décision. Ses rapports seront validés par ses tuteurs. Elle risque même de devenir un de “ces appareils de bonne gouvernance” qu’on a entouré de sacralité pour les éloigner du citoyen (Diwan Al Madhalim, Cour des comptes…). Alors, autant s’attaquer à la réforme institutionnelle ! Erreur. A part la brèche ouverte par les discussions sur l’agence, Transparency a très peu de chances de dialoguer avec le gouvernement sur les autres revendications de son plan d’action 2005, plus particulièrement la réforme de la justice et la fin de l’impunité, revendications hautement politiques et d’actualité qui ne sont pas du goût du pouvoir.
Une agence elle-même corrompue !
Kamal Mesbahi, de Transparency Maroc, a élaboré une note intéressante sur ce qui fera réussir ou capoter l’expérience de l’agence. Entre autres, il dit que “sans indépendance réelle, aucune agence ne pourra tenir face aux interventions politiques au cas où elle enquêterait sur des personnalités publiques”. Peur des conséquences de son action, faible volonté politique, dépendance excessive vis-à-vis des lois, le risque est que l’agence devienne elle-même “corrompue”. Comble de l’histoire, l’arroseur serait ainsi arrosé. Dans un système de pouvoir absolu, à quoi sert l’autonomie? Citons l’exemple de la Cour des comptes. Voilà un établissement de moralisation publique, autonome, souverain mais qui agit dans l’ombre. Il ne rend compte qu’au roi à travers un rapport d’activité dont la publication n’est pas automatique.
Entre la vision associative prônant l’indépendance et celle de l’Etat, plus fermée, plus centralisatrice, la conciliation est loin d’être facile. Pour ne pas compromettre l’avenir, le gouvernement et l’association continuent leurs consultations. Cela dit, les points de vue restent radicalement opposés. Un accord est-il possible? Bachir Rachdi de Transparency acquiesce en souriant : “Nous avons bien précisé au gouvernement que notre association ne compte pas apporter un simple amendement mais une nouvelle vision”. Voilà qui pourrait faire revivre bien des mauvais souvenirs. Transparency n’a t-elle pas claqué la porte de la commission de moralisation de la vie publique de l’ex-ministre Ahmed Lahlimi pour “divergences de points de vue”, entraînant ainsi l’arrêt de tout le projet “anti-corruption” ? Et le gouvernement ? N’oublions pas que son but initial et principal est de se conformer à la Convention des Nations unies qui impose la constitution d’une structure spéciale de lutte contre la corruption. A la base, l’agence reste donc, pour lui, une action procédurale. Que cette dernière soit forte, indépendante et autonome comme le demandent ses interlocuteurs associatifs, c’est une autre paire de manches.
Casser la résistance de l’Etat
Au sein du gouvernement en effet, on s’accroche à l’idée que la création d’une telle agence doit répondre au contexte national. Décodage : un contexte monarchique, où la concentration des pouvoirs empêche le développement de mécanismes d’une gouvernance autonome, claire et équilibrée. “Tant que l’Etat reste ballotté entre ses aspirations modernistes et son besoin d’exploiter des méthodes archaïques pour garantir la stabilité des dominants, aucune solution ne pourra être trouvée à la généralisation de la corruption”, estime pertinemment Fouad Abdelmoumni, membre de l’AMDH.
À la base, ce qui rend le sujet de la corruption très institutionnel, théorique, voire même barbant pour le commun des Marocains, c’est “la résistance de l’Etat”. “Ce dernier se complaît dans une stabilité relative alors que les contraintes politiques et économiques mondiales imposent des solutions radicales. Avec l’islamisme, le prix du pétrole, les Chinois et le chômage, continuer à miser sur un taux de croissance de 3% est un pousse-au-crime”, se révolte Abdelmoumni. Le World Economic Forum (WEF) estime que les compétences du Maroc sont décevantes au niveau de la compétitivité par rapport aux autres pays arabes. Il est classé 8ème derrière la Tunisie (6ème place). “La croissance est molle et les objectifs de transparence, bien que clairement affichés, ne sont pas encore atteints”, selon le WEF. La corruption est ainsi citée comme le 4ème facteur de blocage à l’entreprenariat.
Dans ce contexte, ce qui est symptomatique, ce n’est pas uniquement l’argent de la corruption mais aussi le manque à gagner des recettes publiques. Quand on esquive une amende de 400 DH pour excès de vitesse en glissant 50 ou 100 DH dans la poche d’un agent de circulation, ça fait 400 DH qui ne rentrent pas dans les caisses de l’Etat. Multipliés par le nombre de fois où ça se produit…
“Il existe des foyers de gaspillage tout aussi nocifs que la corruption”, indiquent les spécialistes. Par exemple, la fonction publique est toujours inutilement pléthorique. Le plan gouvernemental des départs volontaires a vu la fuite des compétences, mais n’a pas encore ramené d’économies budgétaires significatives. Pour sa part, le dossier du Sahara pompe encore beaucoup d’argent et n’apporte pour l’instant aucune solution. Les situations de rente dans les transports, les mines, la pêche… le monopole de certains secteurs vitaux comme le sucre et la fraude fiscale privent le Maroc d’une partie substantielle de ses recettes.
Des procès publics
Comment comprendre que le Maroc régresse au niveau de l’indice de perception de la corruption alors que des réformes sont en cours. De la position 45 en 1999, il est en effet tombé au 78ème rang sur un ensemble de 158 pays. On est en droit de s’interroger devant ces chiffres. Sont-ce les autres pays qui progressent plus vite que le Maroc en matière de lutte anti-corruption ou nous qui reculons dans cette période? La particularité de la corruption au Maroc, d’après Transparency, est qu’elle s’est généralisée, touchant tous les domaines et toutes les couches sociales. “Nous ne sommes pas dans une démarche de rupture. Nous sommes en train de faire un ravalement de façade”, critique t-on.
La rupture, chacun la voit à sa façon. Pour certains, le cercle de la corruption ne pourra être rompu qu’à travers des méthodes musclées qui “parlent davantage aux gens” : des sanctions contre les corrompus. “Il faut arrêter de penser qu’en envoyant des gendarmes au tribunal, on va décrédibiliser tout le système. C’est un passage obligé”, soutient Abdelmoumni. Souvenez-vous des affres subies par le capitaine Adib qui a osé dénoncer la corruption dans l’armée!
Citoyens responsables
Face aux adeptes des solutions “coups de poing”, il y a ceux qui prônent un changement en douceur, basé sur le courage et la volonté des citoyens eux-mêmes. C’est le cas d’Ahmed Lahlimi, “M. anti-corruption” du premier gouvernement d’alternance. “Je ne crois pas aux sanctions spectaculaires ou à la création de structures de lutte. La seule grande agence est le citoyen. C’est en refusant la corruption qu’on impose la lutte”, soutient-il. Comment croire en cette vision réductrice quand 43% de la population est analphabète et que 13% vit en deçà du seuil de pauvreté (un dollar par jour), sans compter le chômage des jeunes et leur désengagement politique ? “Allez prêcher la bonne parole à un citoyen qui recherche un document administratif dans la journée, il vous rira au nez !”, s’emporte Abdelmoumni.Malgré le pouvoir qu’il a eu au sein du gouvernement Youssoufi, Lahlimi n’est pas arrivé à mettre en application sa conception. “La campagne gouvernementale a été arrêtée car on a estimé qu’elle ne valait pas le coup”, explique-t-il brièvement et sur un ton sec. En réalité, le commissaire au plan est rongé par une colère sourde. Derrière son air faussement détaché, on perçoit un homme brimé, écrasé dans son élan par des enjeux politiques qui ont condamné toutes ses actions. Le cocotier était trop grand pour être secoué d’un seul coup. Si grand qu’un membre du gouvernement tempêta, il y a cinq ans, que cette campagne de moralisation allait “gâcher l’image du Maroc à l’international”. Tout a été arrêté d’un seul coup. L’argent qui devait servir à financer une étude sur le parcours du citoyen a été transféré vers une manifestation de prestige à Marrakech.
Moralité : Peut-on vraiment évaluer la volonté politique du Maroc dans la lutte contre la corruption? A la merci d’enjeux de pouvoirs, celle-ci fluctue en fonction des personnes qui l’incarnent. Pour le citoyen, tout cela reste une bagarre d’intellos. La moralisation de la vie publique, ce sont toutes ces petites choses qui se font au niveau de l’accès à l’information dans les administrations, les hôpitaux et le monde économique. C’est cela qui pourrait rompre le cercle vicieux de la corruption. ça prendra du temps.
Finalement, la lutte contre la corruption est bien transparente au Maroc.. mais pas comme on le souhaiterait…
Ailleurs. À Hong Kong, ça a marché
L’exemple français ne devrait pas déplaire aux officiels marocains, gardiens de l’Etat central. Créé en 1993, le Service central de prévention de la corruption (SCPC) est placé sous l’autorité du Ministère de la Justice. “Il est composé de magistrats et de fonctionnaires d’origines diverses”, lit-on dans la note de Kamal Mesbahi. En somme, le gouvernement marocain propose la même architecture pour sa future agence en associant en plus des acteurs associatifs et des hommes d’affaires. Cependant, ce qui a réussi chez les autres, ne réussira pas forcément chez nous. En France, il existe un Conseil de la concurrence, très actif, une Cour des comptes qui publie annuellement ses rapports et des inspections financières et ministérielles régulières. Ces outils de bonne gouvernance fonctionnent en synergie, ce qui atténue les risques de corruption d’un pouvoir centralisé. Au Maroc, le conseil de la concurrence est mort-né!
L’exemple de Hong Kong est plus marquant par les résultats obtenus et par l’indépendance de son agence anti-corruption. Celle-ci est plus efficace, plus préventive et touche à toutes les affaires de la corruption. Dotée de moyens juridiques, financiers et humains importants, elle a un rôle d’investigation. Le risque d’une agence forte est qu’elle devienne un instrument de répression et de règlements de compte. C’est pourquoi, elle est soumise à une surveillance parlementaire et judiciaire. L’exemple de Hong Kong représente ce que devrait être une véritable agence de proximité. Celle-ci répond directement et rapidement aux dénonciations publiques en s’appuyant sur des pouvoirs de contrôle, de saisie et d’arrestation. Elle ne clôt son enquête que par une poursuite ou après avis d’une commission extérieure. Son personnel, engagé sur contrat est soumis à la déclaration du patrimoine et à des limitations d’activités extérieures. Pas mal. Et si on commençait par faire la même chose au Maroc ?
“Moralisation”. La corruption, c’est pas bien !
“Non à la corruption”. Qui ne se rappelle pas de ces fameux spots publicitaires diffusés en 2001 où on nous exhortait à combattre ce fléau ? Cela nous a bien fait rigoler parce qu’il n’y avait rien de dissuasif dans ce genre de discours. Les spots en question faisaient partie de la campagne de moralisation diligentée par Ahmed Lahlimi, ex-ministre des Affaires générales du gouvernement. “N’oubliez pas qu’à l’époque, la corruption était un tabou. Le fait d’en parler publiquement était une preuve de courage”, se défend-il. Peut-être. Mais la corruption est passée du tabou à la banalité. De la même manière, on utilise TPS au Maroc sans jamais évoquer ni oublier que l’abonnement est nécessairement piraté. Cependant, l’achat des démodulateurs et leur installation sont proposés même dans les grandes surfaces. Piratage et corruption sont deux fléaux identiques. Ils sont tellement banalisés qu’ils deviennent difficiles à endiguer.
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L’IFA d’Agadir fait son cirque
12.4.2011 par admin.
CIRQUE
28-29-30 avril
& 2 - 3 - 4 mai 2011
SAISON CULTURELLE
FRANCE MAROC 2011
âm

Spectacle de la 22ème promotion du Centre National des Arts du Cirque Châlons-en-Champagne – France
Place Al Amal – Agadir
Invitations à retirer à l’IFA à partir du 15 Avril
Le Centre National des Arts du Cirque (CNAC) se produit pour la première fois au Maroc. Ecole professionnelle supérieure des artistes de cirque, sous tutelle du Ministère de la culture et de la communication, le CNAC forme, durant trois ans, des artistes de très haut niveau dans plusieurs disciplines circassiennes. Chaque année, une quinzaine de jeunes, entre 20 et 27 ans, et nouveaux artistes de très haut niveau quitte l’établissement pour entrer dans la profession en France, en Europe ou ailleurs.
« Âm », spectacle de la 22e promotion du CNAC a été créé en décembre 2010. Il sera présenté sous un chapiteau de 500 places par les Instituts Français de Oujda, Meknès, Rabat, Marrakech et Agadir du 10 mars au 4 mai 2011.
Les 18 jeunes artistes du spectacle animeront des ateliers de différentes disciplines circassiennes sous chapiteau dans chaque ville de la tournée marocaine.
« Âm » est mis en scène par Stéphane Ricordel. Trapéziste de formation, remarqué au Festival mondial du Cirque de demain puis en tournée avec le célèbre Cirque du Soleil, Stéphane Ricordel a fondé Les Arts Sauts en 1993. Le public marocain se souvient du spectacle magistral des Arts Sauts présenté au Maroc en 2001 ; l’art du trapèze allié à la poésie avait fasciné le public des Instituts Français de Tanger, Meknès, Rabat, Marrakech.

Dans une scénographie mobile où l’air, l’eau et l’image dessinent l’espace, les circassiens laisseront transpirer leurs émotions à travers l’acrobatie, le risque, la virtuosité, l’éphémère et l’immédiat…
La tournée du CNAC au Maroc est soutenue par les partenaires officiels de la Saison culturelle France Maroc et par la Région Champagne Ardenne,la Ville de Reims, l’Institut Français, opérateur culturel du Ministère des Affaires Etrangères et Européennes
Invitations à retirer à l’IFA à patir du 15 Avril
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Maroc en archives et musées qui manquent, ou merci Internet
18.3.2011 par admin.
Beaucoup de choses dites qui se perdent, beaucoup de culture verbale aussi qui disparaît, et malheureusement pas toujours de lieux et de musées qui oeuvrent dans ce sens.
Heureusement Internet est maintenant la vitrine ou le relais, par les richesses qui se trouvent dans les cartons des privés de ce monde.
L’histoire contemporaine n’est plus en fonction de l’un ou de l’autre ou selon sa propre vision, elle existe aussi grâce aux vidéos qui remettent de l’ordre dans les idées avant de parler ou parfois d’affirmer.
Histoire du Maroc, histoire d’un Maroc, histoire de son Maroc, l’époque des livres d’histoire d’hier, qui parfois pouvaient nous mentir ou cacher des choses, est révolue en ce monde. Il existe maintenant des témoins multiples qui éclairent les plus jeunes. Merci Internet ou Facebook, sans oublier d’autres supports. Quand vous êtes bien utilisés, vous êtes au service du collectif, sans oublier les bonnes volontés personnelles qui pensent aux autres et savent ainsi partager leurs savoirs et leurs éléments.
Une petite recherche personnelle vous fera aussi découvrir de nombreuses autres pages sur de nombreuses autres villes du Maroc.
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Agadir en Photos sur Facebook.
Une page Facebook très remarquée au Maroc sur la ville d’Agadir, une source de photos anciennes et de photos actuelles qui vous fera découvrir la ville. Une référence et un travail à remercier.
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http://www.madein-marrakech.com/societe/600-photos-de-marrakech-autrefois-article6568.html
600 photos de Marrakech Autrefois
http://marrakech-autrefois.centerblog.net/
L’histoire du Maroc manque parfois de précisions. Si les quelques livres d’histoire racontent les évènements du siècle dernier, les cartes postales sont souvent l’une des dernières preuves par l’image qu’il nous reste. Eric Bron, collectionneur de cartes postales anciennes, a lancé le site Internet Marrakech Autrefois. Interview.
Made in Marrakech : Pouvez-vous nous parler de votre parcours ?
Eric Bron : Je suis né en 1950 à Montpellier, fils et petit fils de photographes montpelliérains. Si je n’ai pas suivi au départ leurs traces, préférant l’architecture, la photographie m’a rattrapé par la suite. La passion de la photo et l’image qu’elle véhicule m’a amené à publier un livre de photographies noir et blanc infrarouge sur ma ville natale. J’ai par la suite créé une maison d’édition de livres avec comme ligne directrice ’’villes et villages d’hier et d’aujourd’hui’’, mettant en parallèle des cartes postales anciennes et des photos que je réalisais.
Made in Marrakech : Quelle passion vous est venue d’abord, Marrakech ou les cartes postales ?
Eric Bron : Depuis quand avez-vous commencé à collectionner ces cartes ?
Je suis venu en janvier 2004 pour la première fois à Marrakech et je suis tombé sous le charme de cette ville fascinante et envoutante. En février, retour à Marrakech à la recherche d’un petit dar. Fin 2004 j’étais l’heureux propriétaire d’une maison à Sidi Mimoun. Après une année de travaux de réhabilitation et deux ans à chiner pour la meubler, mon envie de mieux connaître Marrakech m’a poussé en 2007 à commencer cette collection. Les cartes postales anciennes sont nombreuses et relativement abordables et restent avec les photos et les livres anciens les témoins formidables d’une époque pas très lointaine, mais déjà révolue.
Made in Marrakech : Quelles ambitions vous ont poussé à faire cette collection ?
Eric Bron : Il n’y a pas vraiment d’ambition proprement dite, mais plutôt une envie et un désir de mieux connaître Marrakech tel qu’il était avant sa métamorphose. Je suis très intéressé par l’histoire et la façon de vivre des gens au début du XXème siècle.
Made in Marrakech : Où vous procurez-vous toutes ces cartes postales ?
Eric Bron : Principalement sur des sites de ventes aux enchères sur internet. Également sur les salons, bourses de collectionneurs, très nombreux en France et sur des marchés aux puces.
Made in Marrakech : Combien en avez-vous ?
Eric Bron : Environ 600, toutes visibles sur mon site “Marrakech-Autrefois”.
Made in Marrakech : Laquelle est la plus ancienne ? Que représente-elle ?
Eric Bron : ’’Souvenir de Marrakech (Maroc)’’. C’est la première sur le site internet qui me sert de support de présentation. On peut voir un pont probablement dans la palmeraie de Marrakech. La partie blanche autour de l’image servait pour la correspondance. Le verso n’était utilisé uniquement que pour l’adresse du destinataire. Celle-ci n’a jamais voyagé et je la date approximativement entre 1900 et 1905.
Made in Marrakech : En avez-vous une préférée ?
Eric Bron : Oui, il s’agit du libraire sur la place Djemaa el Fna. Une image pleine de charme et empreinte de nostalgie.
Combien coûte une carte postale ancienne ?
Eric Bron : Le prix des cartes est soumis à la loi de l’offre et de la demande. Il est bien difficile d’établir un barème précis. On va dire que les plus courantes oscillent entre 1 et 5 euros. Les plus rares peuvent dépasser 50 euros. Les cartes animées (avec des personnages) sont les plus recherchées. L’état de la carte est important, plus une carte est rare, plus les défauts sont pénalisants.
Made in Marrakech : Avez-vous une anecdote sur vos cartes ?
Eric Bron :Oui, certaines cartes postales anciennes, assez rares, que je désirais et qui m’ont été ’’soufflées’’ par une enchère de dernière minute sur internet. J’ai pu les trouver par la suite sur des puces pour un prix modique.
Made in Marrakech : A quand une exposition autre que sur Internet ?
Eric Bron :Il est difficile d’exposer des cartes postales à cause de leurs petits formats. Reste internet, la meilleure façon de partager ce patrimoine culturel et artistique que sont les cartes postales anciennes. J’envisage d’ici quelques temps une exposition de photos de Marrakech et du Maroc que j’ai réalisé au cours de mes séjours, mais ceci et une autre histoire !
Interview C. Alary
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Administratif, cauchemar des entrepreneurs. France/Maroc 1-1
17.3.2011 par admin.

Les “paperasses” ou les démarches administratives en France ont toujours été reconnues abondantes depuis très longtemps. Il semble bien que les volontés soient moins présentes pour des raisons de justification de poste que pour l’amélioration des usagers, même si depuis des années les choses bougent grâce à l’informatique et Internet.
Le Maroc reste plus simple pour créer des projets, monter des entreprises, un avantage qui attire des professionnels et des particuliers. Là aussi la notion de “paperasses” existe, ce qui est un bien par contre, car réclamé par tous afin de rentrer dans un certain formalisme officiel plus transparent.
Au Maroc, ce ne sont pas les papiers à faire qui sont à craindre, puisque les Européens connaissent et ont été élevés à la feuille blanche A4, mais la démarche en elle-même. De fait, on sait quand cela commence mais on ne maîtrise pas le planning de la fin de ces démarches. Les administrations privées ne sont pas à exclure de l’analyse pour autant, malgré les posters qui rappellent que le service est dans les pensées de tous…
L’information reste certainement l’aspect le plus problématique dans les diverses administrations pour des étrangers ; mais rassurez-vous, cela l’est aussi pour les locaux. Dans les pays du verbe plus que de l’écrit, tout se demande. C’est ainsi que les professionnels préfèrent souvent prendre un intermédiaire, un cabinet privé, un expert-comptable ou un avocat pour se libérer, non pas de la démarche mais surtout du temps. Un calcul à faire, qui selon les projets fait gagner de l’argent par le conseil. Une organisation préalable avec des formulaires-types devrait néanmoins assurer aux usagers et surtout aux fonctionnaires un plus grand plaisir au quotidien. Faire les choses avec le mode d’emploi, voilà ce qui manque, sans généraliser. Un simple tableau d’information en arrivant devant une douane éviterait le grand cirque qui arrive tous les jours aux divers postes, où plus personne ne sait parfois qui est le voyageur, le douanier, sans parler des intermédiaires ou des vendeurs d’eau ou porteurs et aides diverses. Toujours surprenant dans des services de contrôle aussi importants pour un pays et sa sécurité…
D’une région à une autre, les bureaux administratifs vous réclament, lors d’une même démarche, des justificatifs différents. D’un moment à l’autre et selon l’interlocuteur et le jour, vous ne saurez jamais exactement d’avance le justificatif qu’il faut amener ou non. Quand néanmoins à terme un autre fonctionnaire au guichet le lendemain ne vous dit pas autre chose ou que la moitié des documents ne sont pas utiles. Des pros qui vous indiquent la suite des démarches au fur et à mesure de vos déplacements, ainsi que les pièces à fournir, est une épreuve de patience qui frise parfois l’exploit en matière de maîtrise et de calme. Quand un Marocain vient de son village et en fonction des moyens de déplacement et du temps passé, cela expliquerait aussi autant de monde sur les routes et dans les villes aux heures d’ouverture des administrations, voire les nombreuses absences des fonctionnaires à leur poste, occupés eux aussi à courir à titre personnel, mais dans les autres administrations.
L’administration n’est pas vraiment pire au Maroc qu’ailleurs en fin de compte, elle se structure de plus en plus pour le bien de tous ; mais la communication devrait gommer cette image et même faire passer le pays comme moins contraignant que de nombreux pays européens. Dans un pays qui est le champion d’Internet en Afrique et sur Facebook, prions le dieu virtuel de nous faciliter la suite prochainement, il semble que cette démarche soit en cours d’étude déjà.
Philippe DELESALLE. legroupement-agadir.com
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Décryptages
Les chefs d’entreprises françaises apprécient au Maroc des méthodes de travail européanisées
En dépit d’une certaine proximité politique, les entrepreneurs français restent plutôt distants, en termes d’investissements, avec les pays d’Afrique centrale, leur préférant ceux d’Afrique de l’Ouest, puis du Maghreb et d’Afrique australe.

Une étude commanditée par la Chambre de commerce et d’industrie de Bordeaux, qui abritera du 23 au 25 mai la 3ème édition du salon d’affaires annuel ‘’Afrique France affaires’’, a révélé que la majorité des entrepreneurs français sondés (68%) dissocient les pays d’Afrique en fonction des difficultés rencontrées.Aussi, ils trouvent plus de facilité à travailler avec l’Afrique francophone et le Maghreb (souvent les clés d’entrée dans le continent pour des raisons de proximité géographique, mais aussi culturelles et linguistiques).Pour ce qui est de l’Afrique de l’Ouest et l’Afrique centrale, ils avouent travailler avec la majorité des pays francophones, où ils perçoivent une circulation sans problèmes d’un pays à l’autre. S’il est vrai que le constat d’une concurrence internationale sur les marchés historiques de la France est bien réel, la majorité des entrepreneurs français dissocient les pays d’Afrique en fonction des difficultés rencontrées. Aussi, ils trouvent plus de facilité à travailler avec l’Afrique francophone et le Maghreb.En termes de craintes, les hommes d’affaires français redoutent généralement les lenteurs administratives et/ou des législations lourdes. A cela s’ajoute l’instabilité politique, qui engendre des doutes sur la stabilité économique de certains pays et demeure un frein majeur et rédhibitoire.Au classement du Top cinq d’Afrique, ils positionnent, dans l’ordre de leur priorité d’abord l’Afrique de l’Ouest (36 points) suivie ex æquo du Maghreb (32 pts) et de l’Afrique australe (32 pts), puis de l’Afrique de l’Est (16 pts) et de l’Afrique centrale (11 pts).
Les interviewés sont attirés vers l’Afrique du Nord avec une dominante Maroc et Tunisie plus marquée. S’ils connaissent l’Algérie, il n’en demeure pas moins qu’ils y rencontrent des difficultés, sachant que les autres pays d’Afrique du Nord, comme la Libye ou l’Egypte, sont plus rarement cités. Aussi, cette partie septentrionale du continent constitue pour eux une région à part entière, qu’ils ont parfois du mal à rattacher à l’Afrique.
Il ressort enfin de cette étude réalisée que les chefs d’entreprises françaises apprécient au Maroc un climat d’affaires assez propice, un bon niveau de formation des cadres, des méthodes de travail européanisées, une corruption apparemment plus modérée, même si beaucoup trouvent l’administration trop pesante.
L’étude montre par ailleurs que les entrepreneurs français souhaitent des partenaires de confiance sur place et une stabilité politique et économique. Ils sont freinés, à l’inverse, par la barrière linguistique et les différences de culture, les difficultés administratives (en particulier dans les pays du Maghreb), la corruption et l’instabilité politique.
Mardi 8 Mars 2011 Par Ahmed Midaoui
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8 mars : une journée pour les femmes, l’année pour les hommes
15.3.2011 par admin.

Sans lutte, rien ne change dans le monde. La reconnaissance des autres ne passe que très rarement par des volontés d’éveil des groupes, des Etats, des sociétés, des cultures, des croyances ; bref, rien n’avance sans mouvement ou alors par phénomènes destructeurs qui eux changent parfois tout un ensemble subitement.
En attendant, Mesdames, il vous reste le 8 mars de chaque année, non pas que ces Messieurs vous l’offrent, disons qu’ils vous le laissent et encore partiellement, cette journée ne devant certainement pas changer la vie de la gente féminine pour autant, noyée dans les 365 jours où dominent les dominants. Bien que le droit ne soit pas une question de sexe, mais d’êtres humains entre eux. Mais le bien commun est plus souvent du communisme déguisé sous une hiérarchie, même entre deux personnes.
La femme naît libre et demeure égale à l’homme en droits.
Les distinctions sociales ne peuvent être fondées que sur l’utilité commune.
Marie Gouze, dite Marie-Olympe de Gouges (1748-1793
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Droits de la femme Yes, she can!
Un siècle après l’instauration de la journée de la femme, c’est le remue-ménage dans les associations marocaines de défense des droits de la femme. Elles se préparent, le poing levé, à dépoussiérer non pas des meubles, mais des projets de loi passés aux oubliettes depuis plusieurs années. Aux côtés des jeunes et des moins jeunes, elles prévoient elles aussi de crier haut et fort ce que d’autres disent à voix basse.
“Nos droits restent en danger”
“Nous sommes nous aussi dans la dynamique des mouvements actuels pour que les futures réformes tiennent également compte de l’égalité entre les hommes et les femmes. Même s’il y a eu des avancées, nos droits restent en danger, il reste encore beaucoup de choses à revoir”, souligne Fouzia Assouli, ex-présidente de la Ligue démocratique des droits des femmes (LDDF) et parlementaire USFP depuis 2007. Dans ce sens, un sit-in est prévu samedi 12 mars devant la wilaya de Casablanca.
Même combat pour l’union de l’action féminine qui, depuis 1996, commémore la journée de la femme par un tribunal fictif, un tribunal symbolique durant lequel des femmes victimes de violations de leurs droits confient leur vécu devant un public, et un jury notamment constitué d’avocats et de militants. Il se tiendra cette année le 26 mars à Marrakech, à la salle de conférence du club de la justice. “Marrakech, parce que beaucoup de femmes de cette région sont affectées par des problèmes d’ordre socio-économiques”, explique Latifa Jbabdi, membre de l’Union de l’action féminine (UAF). “Nous envoyons par la suite des recommandations aux décideurs pour leur mettre un coup de pression. Même si les résultats ne sont pas rapides, notre action vise d’abord à ouvrir le débat pour sensibiliser et changer les mentalités”, ajoute-t-elle.
Le code de la famille vs les mentalités
Malgré la récente réforme du code de la famille, des habitudes restent. Des jeunes filles sont encore mariées en deçà de l’âge légal (18 ans), parfois même à leur insu, la polygamie persiste et parfois même sans l’avis de la première épouse, des femmes divorcées attendent souvent longtemps pour percevoir une pension alimentaire, pour ne citer que ces exemples.
Si cette réforme est tout de même saluée, le sociologue Mustapha Aboumalek regrette la lenteur de son application: “C’est du côté du Maroc rural que les problèmes sont les plus marqués. La réforme du code de la famille reste une excellente initiative mais en tant que grand projet, il a du mal à évoluer normalement car il doit faire face à des résistances. Certains hommes ont du mal à accepter ce changement. Il faudra encore patienter pour que les mentalités évoluent.”
D’ici ce changement de mentalités, des militantes se disent prêtes à hausser le ton pour que la justice ne marginalise pas certaines femmes. “Le projet de loi sur la violence conjugale, déposé au parlement il y a déjà un an, ne concerne que les femmes mariées”, s’indigne Fouzia Assouli.
Et la journée mondiale de la femme fut…
On remonte cent ans en arrière. Le 8 mars 1910, à Copenhague. Une confédération internationale de femmes socialistes de plusieurs pays se réunit pour créer cette journée avec pour objectif de promouvoir le droit de vote des femmes. À cette époque, les manifestations de femmes réclamant également de meilleures conditions de travail se multiplient en Europe et aux Etats-Unis. Un an plus tard, un million de femmes descendent dans les rues en Europe pour manifester. Il faut attendre 1977 pour que les Nations Unies officialisent “La Journée Internationale des femmes” demandant à chaque pays de la célébrer.
Nabila El Hadad
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Petit agriculteur nouveau ou les héros de la terre au Maroc
10.3.2011 par admin.

A l’heure du Plan Vert au Maroc, qui organisera les petites exploitations pour gérer au mieux le marché de la production agricole, à l’heure des importantes coopératives d’Etat qui apportent la technocratie entre les sillons des champs, d’autres initiatives nouvelles émergent en parallèle. Après avoir vu les résultats des industriels de l’agriculture en Europe, où les clients se sont bien sentis eux aussi prisonniers des belles théories, voilà que le nord encouragerait, certainement par crainte de tout un ensemble à venir en occident, le retour aux petites structures agricoles.
Le mouvement écologique, mais encore plus la crise occidentale, révèlent que de nombreux individus s’en retournent aux origines du monde ou de l’assiette, la terre nourricière, en visant même les très petites exploitations. C’est vrai que la crise vide les frigidaires mais n’apporte pas de solution de remplacement, si ce n’est les bonnes paroles économiques pour demain, donc indirectement pour les consommateurs. La crainte du changement, de la hausse des matières premières de base, la vache folle et le poulet aux hormones, sans parler des produits chimiques, sans parler de l’apocalypse qui pourrait chapoter l’ensemble, tout cela irait donc bien à l’inverse du mouvement évolutif émergent des pays qui entrent dans une production de masse, en oubliant eux aussi que la tomate avait un goût.
“Auprès de mon arbre, je vivais heureux”, ou “Que la montagne est belle”, deux chansons qui se rappellent à nous parfois rapidement, avant de ne pas faire les erreurs des autres. Les exemples de victimes qui le disent et le démontrent sont visibles pourtant. A l’heure où tous les parents rêvent de l’enfant prodigue plus technocrate en revenant de son université, diplôme en main et ne sachant pas vraiment quoi en faire, le sujet mérite réflexion désormais pour son avenir.
Philippe DELESALLE. legroupement-agadir.com
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Agriculture locale
Premier marché de la terre
Le rendez-vous des petits producteurs agricoles avec les consommateurs sera organisé par Slow Food Maroc du 10 au 12 juin à Rabat.
«Vous êtes des héros». C’est en ces termes que Carlo Petrini, président-fondateur de l’ONG Slow Food de défense de l’agriculture locale, s’est adressé aux deux jeunes, un Américain et une Marocaine, les deux seules personnes à avoir répondu par l’affirmative à la question posée à la salle : «Qui parmi vous souhaite revenir travailler la terre?» M. Petrini, qui a présenté mardi dernier une conférence sur le thème « Slow Food : politique alimentaire en Méditerranée» à l’Institut scientifique de Rabat, a exhorté les pouvoirs publics à soutenir les petits agriculteurs et les jeunes ruraux, qui sont de plus en plus tentés par l’immigration vers les villes.
A défaut, la relève agricole ne serait pas assurée. A l’appui de ses propos, il a cité l’exemple de son pays, l’Italie, où, après la Seconde Guerre mondiale, les agriculteurs représentaient 50% de la population et aujourd’hui, ils ne sont que 3%. Le défenseur des produits de terroir s’est dit aussi préoccupé par la perte de valeur des produits agricoles. A cet effet, il a parlé du prix de l’huile d’olive extra-vierge en Italie… et que, par ailleurs, quelque 4.000 tonnes de produits agricoles sont jetés quotidiennement dans les poubelles, alors que de plus en plus de personnes meurent de faim dans le monde. Combattre l’injustice, c’est aussi dénoncer les quelque 80% des subventions agricoles européennes accordées aux grands producteurs, alors que les petits paysans n’en reçoivent que 15%. « Nous travaillons sur la création de la version européenne de notre grand événement mondial de la défense du terroir, Terra Madre, qui se déroule tous les deux ans à Turin. Avec cette initiative, nous souhaitons déployer un lobbying à la Commission européenne de Bruxelles à l’instar de la grande distribution», a-t-il souligné.
Dans le collimateur de ce défenseur du savoir ancestral agricole, les cinq multinationales de l’agroalimentaire, dont Monsanto, qui contrôlent 70% des semences mondiales et les firmes étrangères qui accaparent progressivement des millions d’hectares en Afrique au détriment des villageois. Aujourd’hui, l’agriculture intensive a réduit la fertilité de la terre via l’utilisation des produits chimiques, qui, à leur tour, polluent l’eau et tuent la biodiversité. Pour sortir de cette crise, selon M. Petrini, il faut changer les mentalités et cesser d’être des consommateurs passifs en devenant des co-producteurs. Comment ? « En demandant des informations sur ce que nous mangeons », a-t-il répondu.
Pour ce qui est du projet des 1.000 jardins potagers (scolaires, familiaux, communautaires, etc.) en Afrique, lancés par Slow Food en octobre dernier et dont 50 seront réalisés au Maroc, les premières démarches ont été entamées entre Slow Food Maroc et la délégation régionale de l’éducation à Témara.Pour faire rencontrer directement producteurs et consommateurs, Slow Food Maroc organisera le premier marché de la terre du 10 au 12 juin à l’esplanade Mahaj, quartier Ryad à Rabat. Cette date correspondra également à la réunion du Conseil international de Slow Food au Maroc. Les marchés de paysans «Farmers Markets» sont devenus une réalité. Aux Etats-Unis, le premier marché de ce genre a été créé en 1995 à Chicago et aujourd’hui, il en existe 8.000 à travers le territoire américain.
La tribune des sans voix
Slow Food est une association créée en 1989 en Italie par Carlo Petrini. Elle compte plus de 100.000 membres actifs dans le monde. Ses sièges nationaux se trouvent en Italie, en Allemagne, en Suisse, en France, aux Etats-Unis, au Japon, au Royaume-Uni et aux Pays-Bas mais grâce à ses activités et ses nombreux projets, elle rassemble des millions de personnes sur tous les continents. Terra Madre (Terre Mère) est le nom de ce grand réseau d’acteurs qui travaillent afin de mettre en place un modèle « bon, propre et juste » de production et de consommation alimentaire : des producteurs alimentaires durables, des éducateurs engagés dans les projets de jardins pédagogiques et de cantines, des universitaires, des chercheurs, des experts, etc. Le rapport entre Slow Food et Terra Madre correspond à l’image d’une couverture en patchwork: Slow Food et ses membres constituent la trame, Terra Madre et ses communautés de la nourriture sont ‘’les morceaux colorés” de tissu coloré. Ensemble, ils forment une vaste chaîne, dont les composantes sont interdépendants, qui offre une tribune à celles et ceux que personne n’écouterait individuellement.
Par Rachid Tarik | LE MATIN
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