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Archive de la catégorie Communication
Résident Français à l’étranger : FRE administratif ou expatrié privé…
23.8.2010 par admin.
Le Maroc s’intéresse de plus en plus aux MRE ;
la France “administrative” aussi n’oublie pas ses FRE.

Ambassades et consulats ont un rôle et des apports dans divers pays envers leurs expatriés, mais de nombreuses autres organisations aussi. Un sujet qui d’ailleurs devrait être plus ouvert, beaucoup de Français expatriés ne sont pas souvent en contact avec leurs administrations à l’étranger, à moins que ce ne soit le contraire, au vu de certains manques sur les vrais intérêts non entendus que soulève la communauté à l’étranger.
A l’heure de la communication rapide Internet l’on ne peut pas dire, par expérience, que les Ambassades excellent dans cette pratique envers leurs compatriotes, notamment quand ces derniers se retrouvent dans des situations délicates hors de chez eux. La partie nationale administrative ne se mélange pas avec la partie privée lorsqu’une problématique surgit hors de chez soi, et le ressortissant Français se sent parfois apatride et abandonné… Faut-il vraiment des organisations privées, des clubs, des associations qui regroupent les expatriés afin qu’ensemble et localement les gens puissent se défendre contre certains abus subis selon le pays ou pour avoir des renseignements qui, par diplomatie, ne sortent pas des guichets mais des expériences de chacun ? Les mésaventures survenues dans divers secteurs, comme l’arnaque, l’immobilier ou le foncier, qui rassemblent de nombreux dossiers dans les palais de justice entre expatriés et locaux, sans parler des entrepreneurs ni des spoliations parfois, restent malheureusement sans aucune réaction de la part des organismes officiels, une fin de non-recevoir.
Qui s’occupe du privé vraiment lorsqu’il s’agit des expatriés Français ? A quand une Fondation de l’Etat français qui accueillera les siens quand ils reviennent au pays tout le long des autoroutes, comme pour les MRE ? A quand un Ministre des FRE pour défendre les intérêts privés hors des frontières ? Par les temps qui arrivent, qui propose de Paris des solutions aux milliers de Français qui désirent quitter l’Hexagone, ne trouvant plus leurs attentes personnelles dans leur propre pays ?
En attendant, les expatriés, pour ne pas dire les exilés volontaires désormais, peuvent tenter de répondre sur ce plan à cette dernière enquête sur le site de la MFE… aux questions qui ne sont toujours que de l’ordre administratif pour l’administratif donc, et non dans le sens de l’écoute de chacun pour améliorer ce dernier point, privé mais humain, soulevé ce jour.
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Français résidant à l’étranger : Enquête Expatriation 2010
L’enquête Expatriation 2010 est en ligne sur le site de la Maison des Français de l’étranger.Le ministère des Affaires étrangères et européennes souhaite connaître les attentes des ressortissants français résidant à l’étranger ainsi que des Français qui ont un projet d’expatriation, afin de mieux répondre à leurs besoins.Pour mener cette enquête, un questionnaire est mis en ligne jusqu’au 25 septembre 2010 sur le site Internet de la Maison des Français de l’Etranger.
http://mfe.org/index.php/Actualites/ENQUETE/Expatries-et-futurs-expatries-EXPRIMEZ-VOUS
ENQUETE05/08/10 | Expatriés et futurs expatriés, EXPRIMEZ-VOUS!La MFE souhaite connaître les attentes des ressortissants français résidant à l’étranger ainsi que des Français qui ont un projet d’expatriation, afin de mieux répondre à leurs besoins.
Aidez-nous en répondant à notre enquête.
http://www.mfe.org/index.php/enquete/Formulaire-d-enquete
Pour mener cette enquête, ce questionnaire est mis en ligne du 25 juin jusqu’au 25 septembre 2010. Nous remercions nos compatriotes expatriés ou candidats au départ pour leur collaboration et les quelques minutes qu’ils consacreront à ce questionnaire. Les résultats de l’étude seront présentés en fin d’année.
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Maroc France. Petite synthèse générale vue de la France.
14.8.2010 par admin.
La presse parle, les politiques remettent de l’ordre, les chiffres relèvent les a priori et les “on dit”… Il est donc bien d’entendre une petite synthèse de la France au Maroc de temps à autres. Comme l’on dit sous les villages de France et de Navarre : ”il est bien d’entendre les deux sons de cloches”.
La parole est à vous Mr Bruno JOUBERT, Ambassadeur de France au Maroc.
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Maroc-France :«Nous avons des intérêts concordants» Entretien avec Bruno Joubert, Ambassadeur de France au Maroc
Au lendemain de la réunion mixte maroco-française, comment se portent les relations bilatérales entre Paris et Rabat sur le plan politique et économique ? Quelle est aujourd’hui la place du Maroc dans la politique étrangère de la France ?
Sur le plan humain, cette réunion de haut niveau s’est passée dans un climat chaleureux, je dirais de complicité, entre les ministres qui étaient autour de la table. Elle a été marquée par une implication de chacun et une maîtrise des dossiers de part et d’autre. L’accent a été mis sur le partenariat au service du développement humain durable.
Au-delà des relations stratégiques entre nos deux pays, nos deux gouvernements ont voulu mettre l’accent sur des domaines de la santé, de l’éducation, de la recherche, du sport et du développement social, pour lesquels des coopérations doivent être engagées, poursuivies ou approfondies. Ces coopérations font rarement l’objet de grandes annonces mais sont essentielles.
Les autorités françaises ont donc souhaité intensifier ces efforts, aux côtés du royaume du Maroc, pour aller plus loin dans la dimension humaine de nos relations. La place du Maroc, premier partenaire de la France, a été réaffirmée. Le royaume a bénéficié de plus d’un milliard et demi d’euros d’engagements financiers au cours des trois dernières années, à travers l’Agence française de développement. Pour cette dernière, il a été décidé d’augmenter sa contribution à 660 millions d’euros pour le prochain triennum. L’effort français sera maintenu, ce qui nous amène à un dernier élément affirmé, à savoir la volonté d’accompagner le Maroc dans les grands plans énergétiques voulus par Sa Majesté le Roi. Il s’agit du solaire et de l’éolien. Pour compléter le bouquet énergétique, un accord cadre a été signé dans le domaine du nucléaire civil. Pour reprendre ce qu’a dit le Premier ministre, François Fillon, «le Maroc est aussi stratégique pour la France que la France est stratégique pour le Maroc. Nous ne pouvons pas vivre l’un sans l’autre et nous ne le voulons pas». Il avait ajouté, parlant de la relation franco-marocaine, que celle-ci «était à son meilleur niveau, mais n’avait pas atteint son pic».
Le Maroc se positionne comme un interlocuteur important sur la scène africaine comme en témoignent les récentes annonces (Attijari, IAM, BMCE, etc.). Peut-on parler d’un tandem franco-marocain sur ce dossier ?
Nous avons des intérêts concordants en Afrique et des avantages complémentaires. Il est logique que nous recherchions les moyens d’une action concertée de nos opérateurs économiques. Il y a déjà eu de beaux exemples de réussite dans les télécommunications ou la banque.
Pourriez-vous revenir sur le changement de politique africaine de la France sous la présidence de M. Sarkozy ? Quelle lecture faites-vous du dernier sommet de Nice et de sa coloration économique ?
Le Sommet Afrique-France de Nice a été celui de la rénovation.
Première nouveauté, d’intéressantes rencontres se sont déroulées entre opérateurs économiques. Ils ont évoqué les moyens concrets de favoriser la croissance du privé et des entreprises sur le continent africain, indispensables au décollage de l’Afrique. Dans cette perspective, la France, à travers l’Agence française de développement, engagera des moyens financiers, de l’ordre de 1,5 milliards d’euros, pour l’essor des entreprises africaines.
Mais ce sommet n’a pas été qu’économique. Il a permis d’entamer une nouvelle page grâce à un dialogue très franc et novateur par son ton, qui a débouché sur des accords dans plusieurs domaines.
Concernant la sécurité, l’Afrique et l’Europe sont solidaires face aux nouvelles menaces. Le président de la république a réaffirmé sa volonté de conduire la rénovation des accords de défense passés avec huit pays d’Afrique, en renonçant à leurs clauses secrètes. D’ores et déjà plusieurs ont été renégociées et rendues publiques.
Ensuite, il y a le point crucial de la place de l’Afrique au sein des institutions multilatérales. Le président français et ses pairs sont convenus de la nécessité que l’Afrique soit mieux représentée au G20 et dans les institutions financières. Simultanément, il est apparu urgent de faire siéger l’Afrique au Conseil de sécurité des Nations unies. Le président français a proposé une formule transitoire originale qui permettrait de sortir du statu quo actuel.
Ce sont là des points majeurs dans la structuration de nouveaux rapports entre la France et l’Afrique, et il était nécessaire de les rappeler.
Au Moyen-Orient, peut-on encore parler d’une spécificité de l’approche française et quel rôle peut jouer votre pays dans la résolution de la crise israélo-palestinienne ?
La France entretient des relations d’amitié et de confiance avec l’ensemble des partenaires du processus de paix. Si nous restons attachés à la sécurité d’Israël, notre objectif est la création d’un Etat palestinien dans les meilleurs délais, car nous sommes persuadés que rendre ce droit aux Palestiniens servira la paix.
La position de la France est connue. Nous sommes favorables à un retrait israélien des territoires occupés depuis 1967, conformément aux résolutions du Conseil de sécurité des Nations unies et nous soutenons, d’ici le premier trimestre de l’année 2012, la création d’un Etat palestinien viable, indépendant, démocratique et vivant en paix et en sécurité aux côtés d’Israël, conformément à l’objectif fixé par le Quartet dans son communiqué du 19 mars 2010. Jérusalem doit de plus pouvoir être la capitale des deux Etats. Le Chef de l’Etat a soutenu ce point devant la Knesset, dès sa première visite d’Etat en Israël, en juin 2008.
Afin d’atteindre cet objectif, la France soutient le plan Fayyad (plan palestinien) et la mise en place des institutions du futur Etat palestinien. Dans cette logique, les autorités françaises ont jugé opportun de franchir une nouvelle étape en rehaussant le statut de la Délégation générale de Palestine en France qui devient «Mission de Palestine», avec à sa tête un «Ambassadeur, chef de Mission de Palestine».
Un des points particuliers de la politique française dans la région est qu’elle est le seul Etat européen présent à Gaza. Nous attachons beaucoup d’importance au soutien à la population civile dans le contexte humanitaire. 30% de notre aide aux Palestiniens lui est destinée. Nous y menons des projets de développement (réhabilitation de l’hôpital Al-Qods) et une coopération culturelle.
S’agissant de la relance des négociations, nous pensons que la reprise rapide des négociations directes est dans l’intérêt de tous. Le président de la république a récemment eu l’occasion de le rappeler à M. Abbas et à B. Netanyahou. La mise en œuvre de mesures de confiance sur le terrain renforcerait la crédibilité du processus en cours et faciliterait la reprise des négociations directes. Nous devons peser sur les parties pour qu’elles s’abstiennent de tout acte de nature à enrayer la reprise du dialogue et nuire au rétablissement d’un climat de confiance.
Nous réfléchissons, en lien avec l’Autorité Palestinienne, à l’organisation d’une seconde conférence de Paris qui doit s’inscrire dans le cadre d’une dynamique politique.
La France est membre permanent du Conseil de sécurité. A l’issue des pourparlers ayant abouti à une série de sanctions contre l’Iran, l’Union européenne a décidé de renforcer ses sanctions. S’agit-il d’une reconnaissance de la faiblesse des Nations unies ?
La résolution 1929 prise par le Conseil de sécurité souligne une nouvelle fois les inquiétudes de la communauté internationale face à la menace nucléaire iranienne. Les sanctions que cette résolution a adoptées portent sur de nombreux domaines tels que les transports, l’armement, les secteurs bancaires et financiers.
Pour permettre à l’Europe d’appliquer ces mesures, le Conseil des ministres des Affaires étrangères de l’Union européenne a pris des sanctions. C’est une volonté européenne. Ces mesures résultent du comportement de l’Iran qui poursuit ses activités nucléaires en violation des décisions du Conseil de sécurité. Nous n’avons pas d’autre choix, pour ramener l’Iran vers le dialogue, que la fermeté. Nous restons convaincus qu’une solution négociée à long terme sur le nucléaire iranien est possible. Nous appelons l’Iran a faire le choix du dialogue.
Que pouvez-vous nous dire concernant les centres d’appel ?
Il faut souligner qu’en période de crise la préoccupation de sauvegarde de l’emploi est légitime pour tout gouvernement. Il est logique que le secrétaire d’Etat français à l’Emploi se soucie de la manière dont cette donnée évolue.
Il ne s’agit pas d’une mesure destinée à mettre en cause les progrès considérables accomplis par certains pays, dont le Maroc qui, avec succès et grâce à la bonne maîtrise du français, offrent des débouchés à des jeunes dans les centres d’appels. Il est intéressant de noter que la plupart de ces acteurs ont des bureaux au Maroc et en France. Mais face à des pertes d’emploi dans ce secteur en France, il était inévitable qu’un débat s’instaure.
Il est logique que ce débat se déroule aussi entre nos deux pays qui sont des partenaires notamment dans le cadre du statut avancé. L’idée n’est pas de prendre aux uns pour donner aux autres mais de construire ensemble un espace cohérent et ordonné dans lequel la valeur ajoutée des uns crée les emplois des autres, au bénéfice de tous. J’espère que cette discussion aura lieu rapidement entre les ministres concernés et qu’elle permettra de trouver une solution à ce problème qui a mobilisé la presse marocaine.
Sur le plan national, la rigueur budgétaire en France est instaurée, la France cherche des relais de croissance à l’étranger pour ses entreprises.
Les entreprises françaises investissent au Maroc avant tout parce qu’elles croient à l’avenir économique du pays.
A preuve, le Maroc est la première destination de leurs investissements en Afrique et au Moyen-Orient ; c’est l’une des premières destinations de nos investissements vers les grands pays émergents, avec la Chine et l’Inde. Les investissements directs français vers le Maroc se chiffrent à 8,1 milliards d’euros, près de 90 milliards de dirhams.
Ces investissements s’opèrent dans un cadre de plus en plus compétitif. Il en va de même pour l’attribution des grands contrats publics au Maroc, qui font l’objet d’appels d’offres très disputés. Il suffit pour s’en convaincre de regarder les succès remportés par certains de ces appels d’offre marocains auprès des partenaires étrangers. Dans ce contexte, les entreprises françaises savent qu’elles ne sont pas au Maroc en «terrain conquis» et que l’on attend d’elle les meilleures offres et les meilleures prestations.
Dans le cas du TGV, une petite partie des appels d’offres, celle concernant le «matériel roulant», est à titre exceptionnel, «restreinte aux entreprises françaises». Encore est-il juste de préciser que la France apporte en contrepartie de cet avantage lié à son immense savoir-faire dans ce domaine un financement de 900 M€, lui aussi exceptionnel : il n’a été octroyé à aucun autre pays. Il reste que la plus grande partie des marchés liés au TGV sont ouverts à la concurrence internationale ; le génie civil représente une part essentielle du coût du projet et il est riche en emplois et en opportunités pour les entreprises marocaines.
Pourriez-vous revenir sur la politique des visas et le récent rapport de la CIMADE
Il n’est pas exact de dire qu’il est de plus en plus difficile pour un Marocain d’obtenir un visa pour aller en France, au contraire.
Tout d’abord, il existe au Maroc 6 consulats généraux. C’est l’un des réseaux consulaires les plus denses au monde. Il permet aux demandeurs de visa de bénéficier d’une proximité géographique pour ses démarches. Nous délivrons 160.000 visas par an et le taux de délivrance est de 92%. Cela veut dire que 92% des demandes de visas reçoivent une réponse positive. De plus, nous allons vers l’allongement de la durée des visas octroyés. Le but de ces visas n’est pas d’empêcher la libre circulation mais d’empêcher un contournement des procédures dans un sens contraire aux lois sur le séjour des étrangers.
Le rapport de la CIMADE est un rapport qui n’est pas spécifique au Maroc et les autorités françaises sont en train de procéder à un examen sur la base des critiques qui ont été faites pour voir ce que l’on peut améliorer, pour le Maroc et pour l’ensemble de notre réseau consulaire. Croyez-vous vraiment qu’un pays qui accueille comme le fait la France, 70 millions de visiteurs par an soit un pays fermé ?
Les Etats-Unis comme l’Europe donnent des visas de longue durée. En Europe nous sommes encadrés par les dispositions Schengen qui nous limitent à 5 ans. Quand la situation le justifie, nos consulats ont à cœur de donner ce type de visas, parce que cela facilite leur travail.
La francophonie est-elle encore importante pour la France ? Le lancement, annoncé la semaine dernière par Bernard Kouchner, de la nouvelle agence nommée «Institut français», montre que la politique culturelle et francophone demeure une option centrale.
Créée il y a quelques semaines, cette agence se substituera à Cultures France dont elle reprendra les missions. L’Institut français sera un établissement public, sous la tutelle du ministère des Affaires étrangères ; il travaillera en coopération avec les autres ministères, comme le ministère de la Culture.
Cette nouvelle Agence sera dirigée par M. Xavier Darcos, et devra promouvoir les artistes et les contenus culturels français à l’étranger. Mais elle devra favoriser l’accueil en France des cultures étrangères, à travers l’organisation de «saisons». L’un des enjeux de l’Institut français sera la place du français dans le monde et la place de la France dans les débats d’idées à l’étranger.
La gestion de la scolarité dans les missions françaises ne fait pas l’unanimité au Maroc. Ne pensez-vous pas que cela se traduira dans le futur par un recul des valeurs françaises au Maroc ?
Vous parlez à la fois de la gestion de la qualité de l’enseignement et du coût de la scolarité. Ce sont deux problèmes différents, je les aborderai séparément.
Sur le premier point, je vous rappelle que les taux de réussite au baccalauréat dans le réseau scolaire français au Maroc est de 96% contre 87% en France. Par ailleurs 75% des candidats ayant obtenu leur baccalauréat dans le réseau français au Maroc, ont obtenu une mention. Je suppose donc légitimement à la vue de ces chiffres, et vous en serez d’accord, que la qualité de l’enseignement français au Maroc répond à des standards élevés, que nous nous efforçons de maintenir au quotidien. Nous le devons d’ailleurs à nos élèves, qu’ils soient français ou étrangers.
S’agissant du coût de la scolarité, les tarifs sont certes en augmentation depuis 2009. Il n’est pas surprenant dès lors que certains parents d’élèves contestent ces accroissements, c’est souvent une part importante du budget des ménages et comme toute dépense supplémentaire, elle n’est pas appréciée. Cependant, cette augmentation est inéluctable et cela tient à plusieurs raisons.
Il y a tout d’abord un effet naturel de rattrapage. Les tarifs pratiqués au Maroc sont depuis longtemps parmi les plus bas du monde, avec ceux de la Tunisie. Je précise à cet égard qu’ils continuent de l’être, aujourd’hui encore, après augmentation.
Ensuite, il y a les coûts budgétaires croissants qui sont la condition du maintien d’une haute qualité d’enseignement à laquelle vous faisiez référence, et qui pèsent sur l’Agence pour l’Enseignement Français à l’Etranger.
Enfin, vous avez abordé la question des études en France. Au Maroc, près de 90% des demandes de visa pour études sont satisfaites. Autrement dit, le taux de refus sur cette catégorie particulière de visa long séjour, est d’un peu plus de 10%. C’est le meilleur taux des pays de la zone Maghreb. Par ailleurs, je vous rappelle qu’il y a près de 30.000 étudiants marocains qui poursuivent actuellement leurs études en France, soit le premier contingent d’étudiants étrangers en France et je m’en félicite.
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Discours de SM Mohammed VI lors de la fête du trône 2010.
5.8.2010 par admin.
La fête du trône est l’occasion d’entendre SM Mohammed VI chaque année nous présenter une synthèse du pays, toujours intéressante à lire pour tout résident étranger en ce pays au même titre que les Marocains.
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Discours de SM le Roi à la Nation à l’occasion de la fête du Trône
SM le Roi Mohammed VI a adressé, vendredi, un discours à la Nation à l’occasion de la fête du Trône qui coïncide cette année avec le onzième anniversaire de l’intronisation du Souverain. Voici le texte intégral du Discours Royal:
“Louange à Dieu.Prière et salut sur le Prophète, Sa famille et Ses compagnons. Cher peuple,Nous commémorons aujourd’hui le onzième anniversaire de Notre accession au Trône. C’est une heureuse occasion et un moment privilégié pour renouveler les liens d’allégeance mutuelle qui nous unissent indéfectiblement. C’est aussi le moment idoine pour réaffirmer l’unanimité scellée autour des constantes du Royaume.L’unité nationale, territoriale et identitaire forme le socle immuable de ces constantes, au même titre que les valeurs sacrées de la nation dont Nous sommes le Garant en Notre qualité d’Amir Al Mouminine.
Ces valeurs sont portées par notre foi islamique tolérante, qui se distingue par ses spécificités marocaines et s’appuie sur le rite sunnite malékite. Elles prônent le respect mutuel entre les religions célestes, et incitent à l’ouverture sur les autres civilisations.Nous avons décidé de consacrer le discours du Trône de cette année à l’examen objectif des avancées enregistrées, ainsi que des écueils rencontrés et des défis qui restent à relever pour parachever la construction d’un modèle de développement et de démocratie que Nous voulons spécifiquement marocain.
Induisant un développement harmonieux, ce modèle repose sur une croissance économique soutenue, propre à conforter notre politique de solidarité sociale. Il a aussi vocation à favoriser la réalisation d’un développement durable, prenant en compte les impératifs de la protection de l’environnement. C’est également un modèle dont la méthodologie repose sur les règles de bonne gouvernance.
Ainsi, depuis que Nous a été dévolue la charge d’assurer la conduite de notre nation, Nous nous sommes attaché à impulser un changement qualitatif au processus de développement, opérant pour ce faire, des choix qui ont fait la preuve de leur pertinence et de leur efficience. Ces choix reposent sur quatre piliers fondamentaux, à savoir :
- La nécessité de veiller à ce que l’Etat, sous Notre conduite, assume le rôle stratégique qui lui revient dans la détermination des options fondamentales de la nation, la réalisation des grands chantiers structurants, l’impulsion, l’organisation et l’encouragement de l’initiative privée et de l’ouverture économique maîtrisée.
- Quant au deuxième pilier, il consiste en la consolidation de l’édifice démocratique. A cet égard, Nous n’avons cessé d’oeuvrer au raffermissement de l’Etat de droit et à la mise en oeuvre de réformes profondes en matière juridique et institutionnelle, ainsi que dans le domaine de la protection des droits de l’homme. Nous avons également tenu à élargir l’espace des libertés, et à conforter une pratique politique efficiente, fondée sur les principes de proximité et de participation.
Mais, pour importants qu’ils soient, les acquis qui ont été enregistrés risquent de rester purement formels, s’ils ne sont pas confortés par le renforcement des droits socioéconomiques et culturels de nos concitoyens, et par le raffermissement de la solidarité. Ce sont autant d’exigences à inscrire au centre des politiques publiques de notre pays.
- De ce fait, le troisième pilier constitue une nécessité impérieuse. Il s’agit, en l’occurrence, de placer le citoyen au coeur de l’opération de développement, comme Nous l’avons concrètement démontré à travers l’Initiative Nationale pour le Développement Humain qui a permis d’enregistrer, sur une période de cinq années, des résultats tangibles dans le combat contre la pauvreté, l’exclusion et la marginalisation.De fait, Nous nous sentons encouragé et déterminé à aller de l’avant pour en affiner et étendre davantage les programmes de l’INDH, notamment en effectuant des visites sur le terrain et en multipliant les actions d’évaluation et de réajustement de ses projets dans la perspective d’une généralisation sur l’ensemble du pays, permettant de couvrir toutes les régions et les populations démunies.
- Le quatrième pilier réside dans la volonté de doter l’économie nationale de moyens permettant sa mise à niveau et son décollage, pour la réalisation de projets structurants et la mise en oeuvre de plans ambitieux, lesquels ont d’ailleurs commencé à donner leurs fruits sur les plans stratégique, sectoriel et social.Ainsi, au niveau stratégique, ces projets d’équipement et ces plans ont permis de moderniser notre économie, d’en améliorer la productivité et la compétitivité, de renforcer les investissements publics et de créer des pôles de développement régional intégré.
Grâce à ces plans et projets, notre pays dispose désormais d’un cadre stable et clair pour son développement économique, et d’une capacité de résilience face aux effets et impacts de la crise financière mondiale. En effet, ceux-ci ont largement favorisé le positionnement du Maroc comme destination attractive pour les investissements productifs et en tant qu’axe majeur des échanges aux plans régional et international.Avec la même volonté et la même ambition, Nous entendons poursuivre résolument la réalisation des grands projets d’infrastructure dans toutes les régions du Royaume, l’objectif étant de conforter les progrès déjà enregistrés en matière d’extension des réseaux et stations de transport et des voies de communication.
Nous comptons également aller de l’avant dans la création de zones off-shore et de pôles industriels intégrés, outre la réalisation de grands complexes portuaires, notamment celui de Tanger-Med. C’est un ouvrage que Nous avons érigé, en peu de temps, en hub stratégique, industriel, commercial et en pôle d’investissement, jouissant de la confiance de nos partenaires.Sur le plan sectoriel, Nous engageons le gouvernement, le parlement et les différents acteurs à redoubler d’effort pour une mise en oeuvre optimale des multiples stratégies de développement qui ont été adoptées. Ainsi, s’agissant de l’agriculture, Nous rendons grâce au Très-Haut d’avoir gratifié notre pays de pluies bénéfiques qui nous ont permis d’assurer une bonne campagne agricole. Nous tenons également à réitérer au monde rural l’intérêt particulier que Nous lui portons, et de Notre volonté de continuer à apporter Notre soutien à la mise en oeuvre du Plan Maroc Vert, dans le cadre de Notre conception de la solidarité et de Notre démarche écologique et spatiale.
C’est une approche qui a pour vocation de favoriser le développement des zones oasiennes, à travers l’extension des superficies des palmeraies et la préservation de notre patrimoine végétal et forestier, notamment les Arganiers qui constituent une richesse agricole spécifiquement marocaine, et un atout appréciable pour notre écosystème.Quant au secteur de la pêche maritime, et conformément à notre vision prospective pour son développement, il importe de faire de l’investissement piscicole un axe majeur du Plan Halieutis et un nouvel atout pour consolider la modernisation et la rationalisation de l’exploitation de nos richesses halieutiques.
S’agissant du tourisme, un saut qualitatif a été réalisé dans la concrétisation des objectifs définis dans la Vision 2010. L’accroissement du flux touristique, porté à plus de 9 millions de visiteurs, constitue le meilleur facteur incitatif pour susciter une adhésion franche et massive aux objectifs fixés dans le cadre de la Vision 2020 pour la prochaine décennie.
Le même esprit d’initiative doit prévaloir pour impulser le “Plan Emergence”, en s’engageant plus résolument dans des industries et des métiers nouveaux, à vocation internationale, tout en facilitant la création d’entreprises, surtout les PME.Pour ce qui concerne le secteur du logement, l’effort incitatif soutenu que fournit l’Etat, requiert l’adhésion de tous les opérateurs, et l’engagement résolu et efficace des autorités gouvernementales compétentes. Celles-ci doivent veiller à une stricte application de la loi, et conjuguer leurs efforts pour répondre à Notre volonté de permettre aux populations à faibles revenus et aux habitants des bidonvilles, d’accéder à un logement social décent, dans le cadre de programmes bien définis.Toutefois, au-delà de l’objectif d’incitation à l’investissement et à la libre entreprise, ce que Nous attendons de ces chantiers de développement, c’est d’abord et avant tout, qu’ils se traduisent concrètement par une amélioration des conditions de vie de nos citoyens, surtout les plus démunis, et par la création d’emplois pour les jeunes.
Cher peuple, pour encourageants qu’ils soient, les résultats enregistrés dans la mise en Œuvre des différents plans sectoriels ne devraient pas pour autant occulter le fait que ces plans resteront d’une efficacité limitée tant que ne seront pas levées trois entraves majeures, la première étant la faiblesse de la compétitivité. A cet égard, Nous insistons avec force sur la nécessité d’une mise en oeuvre optimale de la stratégie logistique nationale.Quant au deuxième écueil, il tient aux entraves qui caractérisent la gouvernance de ces plans, et qui doivent être impérativement éliminées. D’où la nécessité de mettre en place les mécanismes nécessaires pour assurer une meilleure synergie entre ces plans, dans le cadre d’une vision stratégique intégrée, excluant toute approche sectorielle étriquée. Enfin, le troisième obstacle -qui représente en fait, le plus grand défi
- c’est celui qui pénalise la mise à niveau des ressources humaines. Ici le devoir de vérité s’impose avec franchise et sans nulle complaisance : la responsabilité est collective. Il incombe donc à tous de prendre des décisions courageuses pour assurer l’adéquation de la formation scientifique, professionnelle et technique, avec les exigences de l’économie moderne et de la promotion de la recherche scientifique et de l’innovation, ainsi qu’avec les impératifs de l’insertion dans l’économie de la société du savoir et de la communication.A moins de répondre à ces exigences, notre système éducatif
-depuis longtemps plombé par des entraves démagogiques ayant empêché la mise en oeuvre de réformes constructives- continuera, hélas, à obérer les énergies de l’Etat et les potentialités des couches populaires. En confinant ces réformes dans les schémas stériles et éculés de l’enseignement dispensé, ce système risque de transformer notre capital humain en handicap entravant notre développement, au lieu d’en être la locomotive.Cher peuple,Quel que soit le niveau d’évolution de notre modèle de développement, il appartient à tous, surtout dans un contexte de crise mondiale, de redoubler de mobilisation, de vigilance, de pro activité et d’esprit d’initiative, pour donner corps à la grande ambition qui Nous anime de hisser le Maroc à la place qui lui revient dans le concert des nations avancées. Nous sommes donc plus déterminé que jamais à veiller à ce que notre pays dispose de nouveaux atouts en matière de développement et dans le domaine institutionnel, pour opérer un saut qualitatif déterminant lui permettant d’entrer de plain pied dans le processus de mondialisation, de s’inscrire ainsi dans le nouveau créneau de l’éco développement, de gagner le pari de la bonne gouvernance et d’assurer l’élargissement des classes moyennes.
De tels défis ne peuvent être relevés que si l’on se résout à poursuivre les réformes engagées dans le cadre des quatre orientations suivantes:
- Premièrement : la nécessité d’impulser le processus de développement durable, dans lequel la question écologique occupe une place centrale. Elle se situe à la base de la croissance verte et de la nouvelle économie qui ouvre de vastes perspectives pour l’émergence d’activités innovantes, potentiellement génératrices d’emplois.Aussi, engageons-Nous le gouvernement à donner corps aux grandes orientations issues du dialogue élargi visant l’élaboration d’une Charte nationale pour la protection de l’environnement et le développement durable, dans un plan d’action intégré ayant des objectifs précis et réalisables dans tous les secteurs d’activité. Parallèlement, Nous exhortons le gouvernement à formaliser ce plan dans un projet de loi-cadre, dont nous voulons qu’il constitue une véritable référence pour les politiques publiques de notre pays en la matière.
A cet égard, il faudrait susciter une forte adhésion en faveur de la mise en oeuvre de la stratégie d’efficacité énergétique, notamment à travers le développement des énergies renouvelables et propres. Pour ce faire, il importe de poursuivre l’exploitation optimale de l’énergie éolienne et de généraliser l’implantation des stations y afférentes dans toutes les régions appropriées, sur le Royaume. De même qu’il est nécessaire de donner une forte impulsion au décollage de notre grand projet de production d’énergie solaire, pour lequel nous avons institué une agence spécialisée et affecté des investissements colossaux. Nous appelons donc à l’intensification des efforts pour promouvoir des partenariats fructueux, en vue de la réalisation de ce projet pionnier, d’une envergure internationale.
Il faut également mettre en valeur les acquis notoirement connus du Maroc dans le domaine des barrages, et conforter ces réalisations, par une politique de l’eau, fondée sur la mobilisation et l’exploitation rationnelle des ressources hydriques.
- Quant à la deuxième orientation, elle incite à relever les défis de l’ouverture et de la compétitivité, en engageant les réformes nécessaires, en vue de restructurer les secteurs dont la crise mondiale a dévoilé les insuffisances et de tirer parti des prémices de la reprise de l’économie mondiale.De même, la préservation des équilibres macro-économiques s’impose comme une nécessité impérieuse, au même titre que la rationalisation des dépenses publiques et la modernisation du cadre légal et réglementaire, assurant une plus grande attractivité pour l’entreprise et les affaires. Il faut également veiller à une exploitation judicieuse de la crédibilité dont jouit le secteur bancaire et financier national, et de la confiance témoignée à l’égard du Maroc comme pôle d’attraction des capitaux et des investissements internationaux.
- La troisième orientation porte, elle, sur le raffermissement de la bonne gouvernance. Elle requiert des réformes que Nous entendons poursuivre en matière de développement et aux niveaux institutionnel et politique.En tête de ces réformes figure la régionalisation avancée que Nous ne considérons pas seulement comme un nouveau mode de gouvernance territoriale, mais plutôt et foncièrement comme une réforme profonde et une vaste entreprise de modernisation des structures de l’Etat.
Nous sommes également attachés à la réforme de la justice qui est la clef de voûte de la suprématie de la loi, veillant à ce qu’elle évolue dans la bonne direction et selon un agenda précis. Nous sommes aussi déterminés à assurer une bonne opérationnalisation du Conseil Economique et Social, pour qu’il apporte sa contribution au raffermissement de la bonne gouvernance en matière de développement.
- Pour ce qui concerne la quatrième orientation, il y a lieu de focaliser les politiques publiques sur l’élargissement de la base de la classe moyenne. Celle-ci constitue, en effet, le socle sur lequel repose l’équilibre social, et le moteur du développement et de la modernisation.Cher peuple,Le renforcement de la position du Maroc et de son rayonnement régional et international passe par une synergie accrue entre les politiques intérieure et extérieure. Il exige également de continuer à mener une action diplomatique à même de conforter l’ouverture de notre pays sur son environnement et de préserver ses intérêts supérieurs.
Le Maroc, de par son appartenance multiple, accorde la priorité, dans ses relations extérieures, à son voisinage et à son environnement proche, diversifié et porteur de nombreux enjeux, dont il s’attache à faire autant d’opportunités à fructifier au service des intérêts fondamentaux de tous les peuples de la région.Nous considérons l’intégration maghrébine comme une aspiration populaire profonde et une nécessité stratégique et sécuritaire pressante. Elle s’impose comme un impératif économique rendu inéluctable à l’ère des regroupements et des rassemblements.
Par conséquent, Nous entendons poursuivre les efforts de concertation et de coordination nécessaires pour approfondir nos relations bilatérales avec les Etats maghrébins frères. Ceci, en attendant que l’Algérie cesse de contrarier la logique de l’Histoire, de la géographie, de la légitimité et de la légalité au sujet du Sahara marocain, et qu’elle renonce à ses manoeuvres désespérées visant vainement à torpiller la dynamique enclenchée par Notre initiative d’autonomie pour nos provinces du sud.
Il s’agit, en effet, d’une initiative audacieuse qui demeure une proposition réaliste, innovante et consensuelle, et qui vise à trouver une solution définitive à ce différend régional, dans le cadre de l’ONU. A cet égard, Nous tenons à réitérer la disposition du Maroc à continuer à soutenir les efforts de l’Organisation onusienne, de son Secrétaire général et son Envoyé personnel.
En tout état de cause, le Maroc continuera à défendre sa souveraineté, son unité nationale et son intégrité territoriale, avec la détermination de ne pas renoncer au moindre pouce de son Sahara.Nous continuerons donc à aller de l’avant dans la mise en oeuvre de la vision ambitieuse que Nous avons définie dans Notre dernier discours de la Marche Verte. Ainsi, le Sahara marocain sera en tête des bénéficiaires du processus de régionalisation avancée. De même que seront poursuivis sans relâche les efforts soutenus que nous déployons en faveur du développement solidaire de nos provinces du Sud. Nous comptons au même titre, procéder à une restructuration profonde du Conseil Royal Consultatif pour les Affaires sahariennes (CORCAS). Par ailleurs, nous déploierons des efforts accrus pour la levée du blocus imposé à nos citoyens dans les camps de Tindouf, et pour leur permettre d’exercer leur droit légitime au retour à la mère patrie pour y retrouver leurs familles et leurs proches, conformément aux conventions internationales pertinentes.
Constamment animé par la volonté de donner une expression tangible à son appartenance africaine, le Maroc continuera de mettre en Œuvre une politique africaine cohérente, au service du développement humain et de la consolidation de la sécurité régionale, inscrivant son action, notamment, dans le cadre de la coopération engagée avec les pays du Sahel et du Sahara, et les Etats d’Afrique atlantique, en vue de faire face aux multiples menaces qui pèsent sur la région.
Fidèle aux liens de fraternité et de solidarité arabo-islamique, Nous avons apporté une contribution régulière et efficiente aux efforts visant à faire prévaloir les justes causes de notre Oumma, ainsi qu’aux actions dédiées à la recherche d’un règlement global, juste et durable dans la région du Moyen Orient, sur la base de la solution des deux Etats. En Notre qualité de Président du Comité Al Qods, symbole de la conscience collective islamique, et dans le cadre de la mission qui lui est dévolue de défendre l’identité authentique et la sacralité de cette ville usurpée, Nous tenons à souligner de nouveau la nécessité de conjuguer les efforts et les initiatives, aux niveaux arabe, islamique et international, en les inscrivant dans une stratégie intégrée et cohérente et une démarche globale empreinte de solidarité.
En effet, se fondant sur les résolutions de la légalité internationale, il incombe de contrecarrer fermement les violations du droit et les plans expansionnistes qu’Israël persiste à mettre en oeuvre, dans le cadre de la politique du fait accompli. Il faut également déjouer ses tentatives visant à exercer une tutelle exclusive sur le devenir d’Al Qods Acharif. Voilà pourquoi Nous entendons continuer à défendre le cachet spirituel, civilisationnel et juridique de cette ville, comme capitale de l’Etat palestinien indépendant.Nous tenons à rappeler également la volonté du Maroc de développer et d’approfondir aussi bien le partenariat euro méditerranéen qui est si prometteur, que le statut avancé qui nous lie à l’Union Européenne, et qui nécessite la mobilisation de tous les pouvoirs publics et autres acteurs nationaux.
Ces efforts doivent s’inscrire dans une démarche concertée et cohérente, afin d’en déterminer les espaces, la portée et le rythme et d’assurer l’exploitation la plus judicieuse qui soit des opportunités offertes par ce statut.Outre ses préoccupations régionales, le Maroc ne cesse d’oeuvrer pour le développement et la diversification de ses partenariats, notamment par le biais de conventions et d’accords multidimensionnels, et plus particulièrement, les accords de libre-échange et les partenariats contractuels et préférentiels. Notre pays a également inscrit parmi ses priorités sa volonté d’adhérer résolument au consensus mondial renouvelé, pour l’émergence d’une gouvernance globale à visage humain, fondée sur les principes d’équité, de co-responsabilité et de partenariat.
Cher peuple,En ce jour mémorable, Nous nous inclinons avec émotion et recueillement devant la mémoire des pionniers de la libération, de l’indépendance et de l’édification de notre Etat moderne, en l’occurrence Nos vénérés Grand-père et Père, Leurs Majestés les Rois Mohammed V et Hassan II - que Dieu les bénisse dans leur dernière demeure-, ainsi que celle des valeureux martyrs de la patrie.Nous tenons, par ailleurs, à adresser un hommage particulier aux Forces Armées Royales, à la Gendarmerie Royale, la Sûreté Nationale, l’Administration Territoriale, les Forces Auxiliaires et la Protection Civile, pour le dévouement et l’abnégation dont ils font preuve, sous Notre conduite, dans la défense de l’intégrité territoriale, la souveraineté et la sécurité de la nation, et pour la contribution qu’ils apportent aux opérations de secours humanitaire.
En exaltant le génie créateur de Notre peuple fidèle, et en saluant le patriotisme farouche et le sens élevé du devoir des Marocains, toutes catégories confondues, Nous tenons à dire la joie et la fierté que Nous inspire l’indéfectible attachement à leur patrie des membres de la communauté marocaine résidant à l’étranger. Ils sont, en effet, de plus en plus nombreux à visiter leur pays et maintenir leurs solides attaches familiales, malgré les effets de la crise mondiale sur leurs pays de résidence. Nous les saluons aussi chaleureusement pour le concours efficient qu’ils apportent à l’essor du Royaume et à la défense de ses causes nationales et de ses intérêts supérieurs.
Fidèles à notre engagement mutuel, nous poursuivrons avec confiance et optimisme, notre action commune pour parachever l’édification du Maroc de l’unité, de la démocratie et du développement. Nous comptons, pour y parvenir, sur la ferme détermination qui anime ton Premier Serviteur, et la parfaite symbiose qui unit le Trône et le peuple.
Cette communion a constitué à travers l’histoire une source intarissable de force et de motivation pour relever les défis, avec une foi inébranlable dans la promesse divine énoncée dans le verset coranique qui dit en substance : ” Oui, Dieu accordera la victoire à ceux qui l’assistent, Dieu est, en vérité, fort et puissant “. Véridique est la parole de Dieu le Très-Haut.
Wassalamou alaikoum warahmatoullahi wabarakatouh”.
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Maroc. PC + Internet = Sphère privée et/ou une solution possible pour le professionnel ? A méditer…
30.7.2010 par admin.

Le Maroc est le pays d’Afrique qui est le plus branché sur Internet et sur Facebook. Si cela concerne le privé principalement, beaucoup ne semblent pas encore avoir pris conscience que le PC allié à Internet était bien plus que cela, voire une entreprise personnelle contenue dans un rectangle bourré d’électronique de quelques décimètres carrés. Passer du privé au professionnel n’est qu’un pas, non pas à franchir mais bien à méditer. Beaucoup ont attendu en Europe pour comprendre cela, il en serait de même au Maroc où, reconnaissons-le, les sites même professionnels et commerciaux ressemblent rapidement à des vitrines poussiéreuses par manque de mouvement.
Si le télétravail peut être une solution, souvent envisagée d’ailleurs par les entreprises pour leur personnel, y voyant des intérêts d’entreprise, de là à penser soi-même que cet outil vous reliant au monde peut être votre meilleur allié pour franchir le cap de l’indépendance ne saute pas à l’esprit de beaucoup.

Les professionnels occidentaux ont très vite compris l’outil Internet comme un allié professionnel en interne, économique, rentable, réactif. Il suffit de voir les sites professionnels et commerciaux, dont tous ne sont pas que des vitrines ni des cartes de visite améliorées. Un site est un service complet, utile, à faire vivre en synergie avec le reste du monde désormais. Et ce qui est valable pour une entreprise face à cet outil l’est tout autant pour l’individu seul face à ce même outil. Outil unique qui permet de monter sa petite entreprise, ou du moins par lui d’avoir en fin de compte toute sa partie publicitaire, commerciale, qui fait que le demandeur arrive lui-même jusqu’à votre bureau. C’est le nerf d’une stratégie d’entreprise à peu de frais, le reste n’étant que la réponse professionnelle à apporter, que chacun maîtrise selon ses capacités et son secteur propre.
Les entreprises de demain ne seront pas les plus grandes ni les plus grosses en nombre de salariés, ni par leurs structures coûteuses, mais celles qui sauront utiliser au mieux les moyens modernes de la communication mondiale. Il reste parfois juste à réfléchir, derrière sa table, dans son canapé ou dans son lit, au concept que vous pourriez présenter, quelques jours de travail pour créer votre équipe commerciale virtuelle mais réelle, sans même devoir faire appel désormais à des webmasters qui vous oublieraient très vite après paiement.
Votre PC est-il juste un moyen plus facile de passer des petites annonces pour trouver du travail comme hier ou d’occuper vos soirées sur des sites sociaux pour refaire le monde jusqu’au lendemain matin, ou enfin le moyen de créer votre propre travail, votre propre monde ? A méditer…
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La Vie éco Carrières
Le télétravail encore peu prisé au Maroc, malgré ses avantages
Nouvelles technologies, marketing, médias, communication et commercial sont les activités qui se prêtent le plus au télétravail.
La présence au bureau est encore jugée indispensable dans beaucoup d’entreprises.
Le télétravail requiert un management par objectif et une confiance mutuelle entre l’employeur et l’employé.
Porté par l’essor des technologies de l’information et de la communication (TIC), le télétravail est une forme d’organisation qui pourrait s’imposer dans les prochaines années un peu partout dans le monde. Et ce, pour des raisons objectives que sont les difficultés de plus en plus élevées à se déplacer dans les grandes villes, l’augmentation des coûts du transport et, en toile de fond, la recherche de gains de productivité. D’autant plus que (et c’est tout aussi déterminant dans cette évolution) les gens sont en quête d’une vie meilleure qui s’acquiert, notamment, par un équilibre entre le travail et les activités privées. Ici comme ailleurs, cette évolution a commencé par les consultants et autres commerciaux dont une présence permanente au bureau reflète plutôt le manque d’efficacité. Puis ce fut au tour de ceux qui exercent, entre autres, dans les solutions informatiques, les médias, le marketing et la communication.
Le phénomène ne se propage cependant pas au même rythme dans tous les pays parce qu’il est fortement influencé par le facteur culturel. Par exemple, une enquête réalisée en Europe montre qu’en France le nombre de télétravailleurs est de 6% contre 25,4% aux Pays-Bas, 22,8% en Allemagne. Au Danemark, 42% des cadres se sont mis au télétravail. Ils sont plus de 15% en Italie et au Royaume-Uni. Au Maroc, aucune enquête sur cette forme d’organisation n’a encore été menée. Cependant, en se fiant aux DRH et cadres dirigeants d’entreprises, on peut en déduire qu’elle est résiduelle, même si les sites de recrutement en ligne diffusent de plus en plus d’offres d’emploi dans ce domaine. C’est parce que le «présentéisme» est ancré dans les entreprises au Maroc. Pour beaucoup de dirigeants, le travail ne se conçoit que dans un cadre déterminé qu’est le local destiné à cet effet : le bureau, l’usine ou le chantier. L’explication est que le contrôle du temps de travail est un élément central de leur pouvoir hiérarchique. Cet état d’esprit est d’ailleurs confirmé par Khalid Benghanem, DRH d’Altadis Maroc.
Que faire par exemple quand un employé travaillant à domicile est victime d’un accident durant la période impartie à ses activités professionnelles ? Quelles preuves peut-on utiliser ? Dans quelles conditions les assurances accepteront-elles de rembourser facilement ce genre de sinistres ? Quel est le statut réel du télétravailleur ? Doit-on le considérer comme un employé à plein temps ou comme un indépendant ? Beaucoup de questions restent encore sans réponse. Même en France, notre éternelle référence dans beaucoup de domaines, ce volet législatif n’est pas encore tout à fait réglé. Une loi a certes été adoptée par l’Assemblée nationale en juin 2009, mais n’est toujours pas passée devant le Sénat.
Pour le moment, on sait que le texte définit le télétravail comme «toute forme d’organisation du travail dans laquelle un travail, qui aurait également pu être exécuté dans les locaux de l’employeur, est effectué par un salarié hors de ces locaux de façon régulière et volontaire en utilisant les technologies de l’information dans le cadre d’un contrat de travail ou d’un avenant à celui-ci». Pour ce qui est du statut, le législateur précise que le télétravailleur a «les mêmes droits que tous les autres salariés de l’entreprise. Il est soumis aux mêmes conventions collectives, aux mêmes accords d’entreprise. Il a les mêmes droits de vote, les mêmes avantages sociaux». En France, le secrétariat d’Etat chargé de la prospective et du développement de l’économie numérique, a même émis l’idée de développer des télé centres (locaux équipés en outils informatiques et dotés de systèmes de télécommunications) dans les zones excentrées pour susciter l’intérêt pour ce mode d’organisation.
Un seul principe : être dans une logique de performance Cependant, les fonctions ne se prêtent pas toutes au télétravail. On imagine mal un préposé au guichet d’une banque ou un chef de production se permettre une telle souplesse. Et pour cause, il y a un client à satisfaire durant des heures précises et une ligne de production qui doit tourner.
Pour une entreprise, la mise en place du télétravail «nécessite un management par objectif et une relation de confiance», fait remarquer Karim El Ibrahimi, DG du cabinet RMS Conseil. Et de poursuivre : «Le principe est d’être dans une logique de performance et d’obligation de résultat. Il n’y a plus le travail à la maison et le travail au bureau, mais seulement le travail. Personne n’a jamais à donner une excuse ou à se justifier du moment qu’il atteint ses objectifs. Cela demande aussi de tout formaliser, en fixant par exemple des réunions régulières pour éviter un excès de flottement».
En effet, comme le souligne, à juste titre, Abdelillah Jennane, directeur de l’Institut des ressources humaines (IRH), «la présence est toujours nécessaire ne serait-ce que pour entretenir des relations avec son entourage professionnel et partager les expériences. La distance peut, au fil du temps, entraîner un faible degré de compréhension, de partage, de motivation collective, de cohérence et de performance d’une équipe». Il reste que l’employeur ne doit pas profiter du travail à distance pour surcharger le collaborateur. Il peut en effet arriver que celui qui est doté de tous les outils numériques nécessaires, et joignable à tout temps, soit sollicité plus qu’il ne faut. Ce qui est contraire au but recherché à savoir faire coexister la performance et une bonne qualité de vie.
LECTURE : Comment mieux comprendre le télétravail
De nombreuses personnes souhaitent gagner leur vie tout en restant chez elles. Leurs motivations sont multiples : conserver une activité tout en ayant plus de temps à consacrer aux enfants et à la famille, échapper à la routine du «métro (ou auto), boulot, dodo» et profiter d’un mode de vie plus agréable, dépasser un handicap physique, se créer un emploi là où le tissu des entreprises est pauvre… Aujourd’hui, le télétravail rend ces désirs et projets réalistes. Avec un équipement informatique et Internet, un télétravailleur est à même d’offrir ses services et de répondre aux demandes de missions et travaux ponctuels des entreprises. Le but de cet ouvrage est donc de préciser à tous ceux qui souhaitent gagner leur vie par le télétravail :- les questions à se poser avant de démarrer (secteurs d’activité compatibles, équipement nécessaire, statuts juridiques possibles, plein temps ou temps partiel…) ;- les procédures à suivre pour lancer son activité, la développer, la vendre (qualités de rigueur et d’organisation, gestion comptable, fidélisation du client…) ;
- les avantages et inconvénients de cette «rencontre professionnelle», tant pour le télétravailleur que pour l’entreprise qui fait appel à lui.
Un guide indispensable prouvant que le travail à distance est une autre piste pour gagner sa vie, puisque la demande des entreprises peut rencontrer en temps réel via Internet l’offre des travailleurs
«Le télétravail ou gagner sa vie en restant chez soi», (Broché), de Matthieu Billette de Villemeur Editions Vuibert ( mars 2003).
Brahim Habriche
19-07-2010
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Allo Casablanca ? Ici Paris ! Repassez-moi le 22 à Asnières svp…
21.7.2010 par admin.

Le libre échange est un échiquier stratégique où il faut gagner plus que l’on ne perd, surtout sur le plan économique.
Un rappel qui arrive depuis la crise en certains pays qui verraient moins agréablement partir ses emplois donc une partie de sa richesse chez les autres. Mais qui perd quoi dans ces usines à téléphone où le taylorisme a repris de la fougue depuis des années ? Serrer des boulons à la chaîne chez Ford au début du siècle dernier ou répondre comme une machine à travers une technologie de la communication en suivant des objectifs de rentabilité, pas beaucoup d’évolution humaine au premier abord.
Voilà ce que voudrait récupérer Paris en faisant ses comptes et des décomptes. Paris va-t-il revoir aussi tout ce qui sort de France depuis la crise ? Viendra-t-il rechercher ses milliers de Français retraités qui, par le manque et les prochaines restrictions, ont choisi l’exode vers le Maghreb ou ses jeunes désormais qui ne trouvent plus de sortie chez eux ?
Paris montera-t-il prochainement un plan d’accueil sur les autoroutes en France pour faire de l’oeil aux FRE* de première génération qui reviendraient au pays natal uniquement pour les vacances ?
*Français Résidant à l’Etranger
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France : Les centres d’appels au Maroc sont-ils menacés ?
L’annonce faite par le gouvernement Fillon de «préparer un plan pour lutter contre les délocalisations des centres d’appels», a fait mouche au Maroc. On y apprend que Laurent Wauquiez, Secrétaire d’Etat à l’Emploi, étudie plusieurs pistes telles qu’une surtaxe «des appels provenant des sites implantés à l’étranger» et une aide financière destinée aux entreprises qui ne recourent pas aux délocalisations. Des assises nationales devraient se tenir à la rentrée.

Dès lors, comment lire cette annonce et quelle (s) conséquence (s) pour cette activité au Maroc ? Tout d’abord, il convient de (re)situer le cadre politico-économique. La France est plongée dans une crise économique structurelle avec des tensions sociales grandissantes. Nicolas Sarkozy est au plus bas dans les sondages, affaibli par les affaires (Bettencourt / Woerth). Tout cela le conduit à mener une politique économique teintée de protectionnisme voire de populisme. Il faut savoir que cette annonce intervient au lendemain de l’annonce de suppression d’emplois (environ 800) au sein de Teleperformance, une entreprise de mise en relation client. Les syndicats sont montés au créneau pour dénoncer le transfert d’activité vers la Tunisie et le Maroc. La société justifiait ses licenciements par une baisse d’activité liée à la crise et non à un transfert d’activité vers des pays à bas coûts.
Reste que malgré la crise, les créations d’emplois restent significatives dans ce secteur en France. En effet, ce domaine d’activité emploie environ 300 000 personnes dont près de 70 000 dans les centres d’appels à l’étranger. Selon le ministère de l’Economie et des Finances, l’offshore représenterait plus de 60 000 salariés aujourd’hui, contre 10 000 en 2004. Parmi eux, 30 000 salariés travaillent à partir du Maroc, 12 000 de la Tunisie, le reste est réparti entre le Sénégal et l’île Maurice. Par ailleurs, la «fuite» d’une partie des emplois n’aurait pas que des inconvénients. Loin s’en faut. L’externalisation et l’offshoring de ce service non stratégique pour les grands groupes, a permis a de nombreuses entreprises françaises (PME/ PMI/ TPE) de se créer, de se développer ou encore de se diversifier. Le Maroc, comme d’autres pays, a constitué et constitue un relais de croissance pour ce genre d’activités et bien d’autres encore.
La vision quelque peu idyllique de Laurent Wauquiez ne peut masquer les réalités économiques. Les prix sont sans cesse tirés vers le bas, des fois même sous la pression croissante des associations de consommateurs et du gouvernement. Les entreprises françaises ont donc suivi le mouvement et n’ont pas attendu le feu vert des politiques.Du coup, il se pourrait bien que l’annonce politique exprimée par le gouvernement français se solde par un coup d’épée dans l’eau. En conclusion, peu de chance de voir des fermetures de centre d’appel au Maroc et ailleurs.
Rachid Hallaouy Yabiladi.com
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Langue de Shakespeare, langue de Voltaire, le Darija, l’Arabe classique, les nouvelles générations issues des MRE vont y perdre leur Latin ! Sont-ils encore par le terme des MRE ?
28.6.2010 par admin.
A lire certaines approches sur les MRE, l’on peut comprendre que certains jeunes aient du mal à se connecter ensuite à un pays. Ce qui était valable en France avec les Marocains nés au Maroc, n’est-il pas en train de se reproduire au Maroc avec ces “Européens” qui devraient s’adapter, pour ne pas dire s’intégrer, demain au pays de leurs ancêtres ? Ecoute-t-on réellement ces nouvelles générations et leur culture “personnelle”, non pas double mais nouvelle ? Car en fin de compte ne sont-ils pas les exemples de l’évolution culturelle positive qu’attendrait le monde par le mélange ? La culture est une chose vivante qui ne doit pas être étouffée dans l’œuf, encore moins en voulant récupérer les uns et les autres. Les MRE sont aussi très utilisés selon les besoins, plus économiques qu’humains, cela chacun le sait, jusqu’à quand irait-on chercher les nouvelles générations avant de les écouter ?
Si apprendre les langues est certes une bonne chose sur un plan général, une invitation, ne rechercherait-on pas pour d’autres volontés de désintégrer ? “A partir de quelle génération est-on Français ?” Voilà ce que l’on entendait parfois lors d’une récupération idéologique en France qui s’estompa. La logique inverse serait-elle meilleure ? Et si l’on écoutait davantage les MRE, mais surtout leurs enfants et petits-enfants, ainsi que les suivants, déjà présents pour certains…?
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http://www.yabiladi.com/articles/details/2687/quelles-langues-pour-deuxieme-generation.html MRE : Quelles langues pour la deuxième génération? Le Conseil de la communauté marocaine à l’étranger organisera les 24 et 25 juin 2010 une conférence internationale sous le thème « Langues en immigration : mutations et nouveaux enjeux ». Des représentants de huit pays, en plus du Maroc y sont attendus.
Dans un communiqué, le CCME a indiqué que l’un des objectifs de la conférence était de poursuivre la réflexion sur quelques unes des problématiques qui découlent de l’émigration marocaine, à savoir par exemple, la transmission de la langue maternelle aux nouvelles générations issues de cette émigration, ou encore, les rapports entre apprentissage des langues et éducation religieuse.
Le constat dressé par le CCME fait état d’une nouvelle génération de Marocains nés dans les pays de résidence, et pour qui la nécessité d’apprendre la langue des parents se ferait de plus en grande. Le CCME rappelle dans le communiqué les efforts fournis dans ce sens. Le Maroc envoie notamment des centaines de professeurs pour enseigner la langue et la culture d’origine (ELCO).
Il sera donc aussi question d’évaluer ces efforts, d’en tirer des enseignements, et de les rendre plus efficaces. Sont attendus à cet effet, des chercheurs, des responsables des gouvernements étrangers représentant la France, l’Italie, l’Espagne, la Belgique, les Pays-Bas, l’Allemagne, les Etats-Unis, et le Canada.
Yann Ngomo Yabiladi.com
Posté dans France, Immigration Emigration, Communication, Europe, Développement, Société, Education, Culture, ERM et MRE | Aucun commentaire »
Les pays sont-ils gagnants par les médias et la communication touristique qui en est faite ?
12.6.2010 par admin.

Tunisie ici, Maroc un autre jour, les reportages TV ou ceux des revues sont souvent dans des extrêmes qui n’abordent qu’un aspect du sujet, pas toujours dans le sens de l’objectivité. Des médias qui vous écrivent un article de presse sur une promotion immobilière à l’adresse des retraités, où tout est présenté comme sur les plaquettes commerciales sans plus de connaissance du reste des propositions d’un marché dans un pays, est-ce de l’information ou de la publicité ? Depuis le riad qui ne cesse de charmer les Français depuis 30 ans, rêvant encore à l’époque de Mr Eugène Delacroix, et le choc devant la réalité des travaux ensuite, combien ont-ils suivi les sirènes de la presse depuis…? Si tout n’est pas blanc ou noir dans la vie, les journaux ne sont-ils pas orientés par les instigateurs ou les promoteurs concernés ? Que ce soit l’immobilier, le tourisme, tout semble bon ou mauvais, au point avec le temps de faire comprendre à nombre de visiteurs tout l’inverse de ce qu’ils lisent, ou de confirmer en ne voyant ou en recherchant uniquement ce qui est dit. Le paradis par ci, l’eldorado par là, rien n’est parfait dans le meilleur des mondes, l’attrape-nigaud par ci, l’arnaque par là, rien n’est faux dans le pire des mondes.
Combien de gens au Maroc ou en Tunisie doivent-ils sourire et rire devant ce qu’ils lisent, ou ce qu’ils perçoivent des médias divers, en vivant au jour le jour la réalité, comme la voie du milieu plus sage que le positivisme ou le négatif extrême de ceux qui ne savent vraiment que ce qu’ils pensent être….
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«Enquêtes et révélations» sur TF1 : un reportage à charge sur la destination Tunisie Par sa récurrence, le sujet intrigue et suscite les interrogations…

Par sa récurrence, le sujet intrigue et suscite les interrogations… A la veille de chaque haute saison touristique, certaines chaînes de télévisions françaises nous servent d’une manière on ne peut plus tendancieuse les mêmes plats à propos de la destination Tunisie. Après M6 et France 2 durant les dernières années, c’était au tour de TF1 de montrer, cette année, ce que la destination Tunisie a de pire en matière d’accueil, de service, d’installations, d’hygiène, de cuisine, de sécurité. De l’avis même de Jean da Luz, rédacteur en chef de nos confrères français TourMaG.com et TourMaGazine.fr, qui font autorité chez les professionnels, l’émission «Enquêtes et révélations » diffusée mardi soir sur TF1 a constitué une « enquête exclusivement à charge» sur le tourisme tunisien. L’émission suivie par plus de 2 millions de téléspectateurs s’inscrit dans la nouvelle vague de coaching, c’est-à-dire l’assistance des téléspectateurs à bien gérer leur budget vacances et à éviter de tomber dans les arnaques.
Pour braquer pleins feux sur ces destinations qui se vendent à quelques centaines d’euros la semaine tout compris comme la Tunisie, l’émission a choisi cet angle récurrent à la veille des vacances: Comment éviter les arnaques liées aux offres alléchantes de vacances à prix cassés. « Une plage de rêve, un hôtel de luxe, du soleil, et le tout pour à peine quelques centaines d’euros… Quels sont les secrets des tour-operators pour casser les prix ? Et surtout, comment éviter les mauvaises surprises, pour que les vacances ne tournent pas au cauchemar ? Car, derrière les offres alléchantes de séjour au soleil à prix cassés, se cachent parfois de véritables arnaques : vétusté des hôtels, problème d’insonorisation, plages insalubres, prestations inexistantes : des vacances ratées sur toute la ligne ». Tel était l’accroche du reportage. Pour éclairer les consommateurs, les journalistes de TF1 ont choisi un hôtel en deuxième ou troisième zone à Nabeul. Et ils n’ont fait que regarder par « le trou de la serrure ». Et là, on découvre que le tourisme tunisien qui s’engage depuis plusieurs années vers une montée en gamme à coups de plusieurs milliards de dinars est réduit à «une plage poubelle, une table peu ragoûtante, un accueil détestable et une sécurité improbable».L’équipe de TF1, qui prône l’objectivité et l’opinion contraire, n’a rapporté que les points négatifs dans l’un des ces hôtels qui existent en Tunisie comme ailleurs partout dans le monde. Des oreillers sales, des toilettes défectueuses, une fuite d’eau, des cafards… Le tableau est pour le moins répugnant.
Les journalistes de TF1 n’ont pas par ailleurs hésité à limiter à deux minutes l’intervention d’un fin connaisseur en la matière, en l’occurrence le rédacteur en chef des magazines TourMag TourMaGazine.fr. « Je suis intervenu dans le sujet à la demande de Valérie Rouvière de TF1. Je devais expliquer comment éviter les arnaques et pourquoi certains produits “border line” se retrouvent toujours dans les étals de voyagistes alors qu’ils font l’objet de litiges consécutifs. J’ai passé une matinée à détailler les processus de cet engrenage. La chaîne en a retenu… 2 minutes !
C’est son droit certes, mais il est évident qu’il est beaucoup plus vendeur de montrer des images choc (cafards, poubelles…) que d’essayer de montrer et d’expliquer au consommateur ce qui cloche», indique Jean da Luz dans un article publié sur le portail TourMag.com. Ce journaliste impartial qui constate qu’ «en Tunisie comme ailleurs, les brebis galeuses ne manquent pas » estime que la profession toute entière a essuyé une drôle de claque ce mardi soir sur TF1 à 23h30. «Comment en effet espérer passer de bonnes vacances au bord de la mer à 2 000 kilomètres de chez soi pour un budget de 230 ou 250 euros avec avion, transferts, petit-déjeuner, déjeuner, dîner, animation, ménage et sourire de l’hôtelier ? Même pas en rêve », s’insurge-t-il contre cette « contre publicité pour le tourisme et la destination Tunisie, qui ne méritait pas tant». C’est dire qu’il s’agit là d’une bonne dose de mauvaise foi qui intrigue par sa récurrence à la veille de chaque haute saison. Le pire dans cette histoire c’est que les Français qui n’ont pas choisi encore leurs vacances pourraient même renoncer à visiter la Tunisie et opter pour d’autres pays à l’instar de la Turquie et le Maroc, qui, eux, sont en train de charmer les touristes – Et c’est de bonne guerre- en rachetant aux chaînes de télévision des reportages pour le moins complaisants!
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Maroc. S’il suffisait de venir pour réussir…
8.6.2010 par admin.
Si le Maroc est vu comme un Eldorado, surtout en cette période tourmentée en Europe, l’entrepreneur se doit de prendre du recul au même titre que les retraités qui s’y posent pour leurs vieux jours. Combien après quelques années plient-ils bagages par manque d’approche réelle ? Tout pays réclame une période d’adaptation nécessaire, non pas sur l’aspect du climat, le charme et les paysages du Maroc ne sont pas en cause, mais travailler est une autre chose encore, une école à ne pas oublier.

Un pays l’est par ses hommes, des us et des coutumes, mais aussi des manières et des comportements différents au quotidien, ce qui occasionne les principales difficultés pour l’étranger pas assez préparé, qui se pose trop rapidement avec ses convictions bien souvent.
Si beaucoup de choses sont à faire, parfois à refaire par ce que l’on perçoit avec ses yeux d’étranger, l’on peut déjà se poser la question du pourquoi cela n’est-il pas encore fait ?
La sagesse vous dira déjà de poser vos valises et de sentir, non pas les parfums des épices des souks, de voir, avec les yeux non pas du photographe mais plus du sociologue, de toucher la réalité, d’entendre et non d’écouter les conteurs et les avis des uns et des autres, dont les étrangers arrivés avant vous, comme de goûter aussi le tagine des familles et non seulement celui des touristes.
Sans connaissance d’un pays, y débarquer ne peut que réserver des surprises, bonnes aussi rassurez-vous, mais certainement pas une optimisation de vos projets dès le départ. Du moins pas si vous vous aventurez seul, mais quand bien même. Offrez-vous le temps de comprendre, de connaître, de découvrir, de savoir, et donc de vous réajuster, sans pour autant, comme certains vous le diront par facilité, vous adapter aux mauvais travers.
Si beaucoup arrivent non pas avec des projets industriels ou commerciaux d’envergure qui nécessitent de s’entourer de cabinets d’experts divers en Consulting, qui poussent bien par le besoin effectif, la plupart ne sont pas dans cette logique, et c’est là que commence le parcours empirique de ces combattants, qui réclame aux volontaires du caractère et de la patience.
Mais des pays vous offrent aussi le temps, une valeur encore présente et oubliée plus au nord…
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http://www.econostrum.info/Bien-souvent-les-echecs-d-installation-au-Maroc-se-jouent-sur-pas-grand-chose_a2814.html
« Bien souvent, les échecs d’installation au Maroc se jouent sur pas grand-chose »
MAROC. Pour econostrum.info, Abdel-Ilah Jennane, directeur exécutif du cabinet de conseil en ressources humaines Diorh-IRH, fait le point sur les écueils à éviter pour réussir l’installation d’une entreprise française au Maroc. Avec un leitmotiv : attention aux faux amis culturels!
Basé à Casablanca avec une quarantaine de collaborateurs, Diorh-IRH intervient essentiellement dans les domaines du recrutement, de l’évaluation, du conseil, de la formation et le team building.

Abdel-Ilah Jennane, directeur exécutif de Diorh (photo Diorh)
Econostrum.info : Quels conseils donneriez-vous à des entreprises françaises qui souhaitent s’implanter au Maroc ? Abdel-Ilah Jennane :
La première des choses est de ne pas se laisser berner par l’apparente proximité culturelle et organisationnelle entre la France et le Maroc. En arrivant, lorsque l’on trouve les mêmes produits dans les hypermarchés Carrefour et Marjane, les mêmes appellations administratives, on a tendance à penser que cela fonctionne de la même façon. Si on le croit vraiment, on va au-devant de désillusions importantes. La deuxième chose, c’est d’offrir aux collaborateurs qui vont s’installer au Maroc une sorte de module d’immersion culturelle qui permet de décrypter ou de lire entre les lignes ce que les Marocains ne disent pas forcément. Il y a énormément de non-dit, de bienséance. Il est important d’acquérir des grilles de lecture culturelle : comprendre des notions sociologiques, savoir ce qu’est le régionalisme au Maroc, quels sont ses ressorts, ce qu’est l’humour marocain, quels sont les sujets que l’on peut aborder, les sujets plus délicats à mettre sur la table, comprendre un certain nombre de références notamment religieuses, quelle est la place de la famille dans la société marocaine, etc.
Revisiter le management
Abdel-Ilah Jennane : L’autre point important c’est de revisiter des concepts assez basiques de management : comprendre ce que signifie la délégation pour un Marocain, la responsabilité, la gestion du temps, le fameux « Inch Allah » (Si Dieu le veut). Ce sont des éléments assez surprenants pour des responsables économiques qui ont l’habitude de la force de l’engagement, sur les délais notamment. Eux qui attendent de leurs collaborateurs d’être informés à temps si un délai n’est pas tenu.
Econostrum.info : Le Maroc véhicule une image de pays low-cost. Est-ce toujours vrai ? Abdel-Ilah Jennane : Encore aujourd’hui, on s’installe au Maroc pour pouvoir faire des économies sur les salaires. C’est toujours vrai pour les métiers à basse qualification où le jeu de l’offre et de la demande font que le marché est favorable à l’employeur. Mais depuis quelques années, cela l’est beaucoup moins pour des métiers plus élaborés. A partir d’un niveau ingénieur, on commence à rattraper les salaires de pays d’Europe du sud, comme l’Espagne, le Portugal, la Grèce. Et donc le niveau d’exigence des collaborateurs marocains devient de plus en plus élevé. Pas seulement sur le plan salarial, mais aussi sur l’évolution de carrière, sur les perspectives offertes, les avantages en nature. Les gens acceptent de moins en moins un traitement différencié entre un expatrié et un Marocain, à niveau de compétences équivalent ou considéré comme équivalent. Christelle Marot CASABLANCA
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Le Maroc ne lit pas, mais les Marocains “facebookent”…
4.6.2010 par admin.
Les libraires se plaignent de survivre et se lassent aussi de ne pas voir plus de titres littéraires entre les manchettes de journaux, mais ces derniers ne semblent pas avoir plus d’amateurs pour autant. Et puis pourquoi payer les journaux quand vous les retrouvez en ligne gratuitement, dans leur totalité pour certains périodiques, avec quelques jours de décalage ? Quand Internet n’est pas plus rapide que les rotatives des imprimeries très souvent…

Le prix est-il d’ailleurs le seul blocage des gens envers la presse au Maroc comme dans le monde entier actuellement ? La passivité de lire un article est certainement la raison de l’engouement d’Internet et des sites sociaux, comme Facebook. Beaucoup n’y sont présents que pour avoir leur petite vitrine et annoncer leurs humeurs du jour, sans grand fondement littéraire ni journalistique. Ceci exprime certainement plus le besoin d’être présent face à l’officielle transmission de la société conditionnante en général. Qui dit Facebook, dit néanmoins presse. Plus réduite, plus locale, plus spécialisée par l’apport de chacun, ce qui offre donc des réponses plus précises, plus ouvertes, plus libres aussi que nombre de journalistes ayant une autorité plus ou moins affirmée au-dessus d’eux, qu’elle soit professionnelle, politique, économique…
S’il est nécessaire de faire le tri et de multiplier ses propres sources d’information sur Facebook ou sur Internet en général, cela offre au moins le choix désormais de ne pas suivre le rail unique de la pensée des autres.
Le Groupement des ERM, c’est aussi un quotidien
“LE JOURNAL LE GROUPEMENT”
Gratuit sur Facebook
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Facebook, une longueur d’avance sur la presse écrite dans le monde arabe

Le nombre des utilisateurs du réseau social Facebook dépasse celui des lecteurs de journaux dans la région Moyen-Orient et Afrique du Nord (MENA) d’après un sondage du cabinet d’études et d’analyses Dubaïote, « Spot On PR ». Il y aurait plus de 15 millions d’utilisateurs de Facebook, contre moins de 14 millions d’exemplaires de journaux vendus dans cette région.
Les profils des médias sont très différents dans les dix-sept pays du MENA inclus dans l’étude de « Spot On PR ». Les Émirats arabes unis (EAU) par exemple, ont en plus de l’arabe, de fortes concentrations de journaux en langue anglaise, contrairement aux nations d’Afrique du Nord, où il y a plus de français. De même, les habitudes de lecture font que la pénétration des journaux par habitant est très variée. Près d’un millions d’exemplaire sont vendus dans les EAU pour une population de quelque 5 millions d’habitants, alors qu’en Arabie Saoudite, on vend moins de 1,5 millions par jour, pour une population de 28 millions de personnes.
Toutefois, tous se voient face à une certitude émergeante: Il y a aujourd’hui plus d’utilisateurs du site de réseautage social que d’acheteurs de journaux dans la région MENA. Facebook n’est pas un moyen traditionnel d’informations, mais il est entrain d’en devenir, au point de rivaliser aujourd’hui avec la presse dans certains endroits du monde, et la dépasse même dans le monde arabe. Plus de 3,5 millions de personnes dans la zone arabe étudiée ont rejoint le réseau social au cours de l’année dernière. Ceci est dû selon l’étude de « Spot On PR », à l’incorporation à Facebook depuis mars 2009, d’une interface en arabe.
Facebook permet le partage de son quotidien avec d’autres personnes, amies ou pas. C’est aussi un moyen de transmission d’informations, de publicité à moindre coût que les médias papiers. Ainsi, des messages ou groupes de discussion pour une manifestation d’intérêt, pour une cause ou juste pour le plaisir ne se comptent plus sur Facebook. C’est ce qui fait d’ailleurs son succès au Maroc, où 17% des personnes utilisant l’internet, sont sur Facebook d’après l’étude. Un exemple: récemment, un groupe marocain s’est créé sur Facebook pour lutter contre les prix des télécommunications, en lançant une journée nationale sans portables.
Avec près de 1,8 millions d’utilisateurs, le Maroc arrive en 3e position derrière l’Egypte (3,4 millions) et l’Arabie Saoudite (2,3 millions) dans l’utilisation de Facebook dans le monde arabe. Toujours au Maroc, 67% ont moins de 25 ans et 61% sont des hommes. La langue la plus prisée est le français (82,3%) suivie par l’arabe (10,6%).
Cependant, la célébrité du site de réseautage social se retourne en partie contre lui. En effet, après avoir été confronté à un problème de confidentialité et de gestion des données des utilisateurs ces dernières semaines, beaucoup d’entre eux souhaitent désormais supprimer leur compte. Mais avec plus de 400 million d’adhérents à travers le monde (dont, depuis peu, yabiladi maroc), le succès de Facebook n’est pas encore en danger.
Ibrahima Koné Yabiladi.com
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Le Routard Maroc 2010. Une image, un pays. Un pays, des images. C’est selon chacun et le moment.
2.6.2010 par admin.
L’image parle parfois bien plus qu’un long discours, comme parfois de longs discours sont nécessaires afin de démonter une volonté dissimulée derrière l’image. Chacun en use selon ses intérêts, ce ne sont pas les médias du Maroc qui nous contrediront sur cette pratique ni de nombreux sites Internet.

Le guide du routard en ferait gentiment les frais avec son dernier numéro 2010 Maroc, selon certains plus pinailleurs que présents au Maroc, où ce genre d’originalité ne manque pas au quotidien dans les rues d’un pays qui ne manque pas du sens de l’humour.
Il serait bien de voir si le Routard a enfin enlevé les appréciations de certains restaurants ou auberges qui n’existent plus et, pour info, l’hôtel où je descends à Casablanca dont une des marches est cassée au second palier d’entrée, l’a restaurée depuis quelque années. En clair à tous, venez voir ce qui bouge avant de parler ou d’écrire des guides à distance, autre raison de bien faire rire les Marocains comme les touristes en retour…
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http://www.al-kanz.org/2010/05/22/maroc-routard/
Ci-dessous la première de couverture du Guide du routard édition Maroc. Un lecteur d’Al-Kanz, choqué par le choix de la photo, nous a interpellé à ce sujet. Est-ce que comme lui vous trouvez cette image dégradante ?
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