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- 2.9.2010: Le statut UE/Maroc parle-t-il à tous les Européens comme à tous les Marocains ?
- 1.9.2010: Tourisme Maroc : ce qui se lit ou le nombre de lits.
- 31.8.2010: 2 dhs le jour 3 dhs le soir. Un stationnement enfin précisé à Agadir.
- 30.8.2010: L'immobilier ne soutiendrait plus l'image ni le rang du Maroc ! Une histoire d'oiseaux chers qui se font rares...
- 27.8.2010: Où partent-ils en vacances, les Marocains ? Dans les pays moins chers, eux aussi…
- 26.8.2010: Effet Papillon ou effet Autoroute d'Agadir sur le tourisme 2010 ?
- 25.8.2010: Agences immobilières au Maroc ou des wagons trop attachés aux promoteurs…
- 24.8.2010: Petit tour de table au Maroc de l'immobilier de l'été 2010. Ciel bleu, mais morose.
- 23.8.2010: Résident Français à l'étranger : FRE administratif ou expatrié privé…
- 20.8.2010: Tourisme au Maroc en 2020… 20 millions avec un tajine au canard laqué
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Archive de la catégorie Commerce
Le statut UE/Maroc parle-t-il à tous les Européens comme à tous les Marocains ?
2.9.2010 par admin.
La statue ne semble pas faite de marbre solide, du moins le statut entre Maroc et UE.

Si la plupart des Européens, en Europe ou présents au Maroc, ne connaissent pas ce texte et n’ont donc pas lu ces accords, pas plus que la majorité des Marocains certainement, il serait bien de le faire un jour pour mieux comprendre la direction commune que prendrait la tournure, du moins celle écrite.
Un statut avancé qui peut reculer, mais qui est engagé nous dit-on, mais qui n’engagerait à rien ensuite, mais néanmoins très attendu par d’autres pays qui aimeraient en avoir un eux aussi avec la vielle Europe… Chez les technocrates ce serait aussi le jeu du “J’en veux mais je n’en voudrai plus”, sauf que l’économique prime désormais dans le développement de tous, au-delà des frontières.
En échange l’économique est aussi vecteur de nombreux changements en profondeur, cela n’échappera pas à votre lecture si vous êtes amateurs d’analyse politique plus fine sur cet accord qui chante parfois “Je t’aime moi non plus…” pour beaucoup selon le moment et les intérêts…
Vous pouvez télécharger le Statut UE/Maroc sur la page :
http://legroupement-agadir.com/europe-maroc/
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Statut avancé: passer du symbolique au pratique
Adopté en octobre 2008 par le Maroc et l’Union Européenne, le « Statut Avancé » (SA) peine à convaincre les observateurs. Deux études de l’IEMED et de la FRIDE ont confirmé cette impression au cours du printemps 2010.La première, menée par Laribi Jaidi et Ivan Martin, estime que les réussites dans la coopération économique ne doivent pas faire oublier la faible portée des dialogues sur les dimensions sociales et humaines du partenariat. La seconde, proposée par Kristina Kausch, déplore le manque d’avancées concrètes dans le cadre du SA. Comment expliquer ces réserves, alors que l’enthousiasme était de mise au moment de l’adoption de ce SA ?
Pour comprendre ce bilan mitigé, il faut se situer deux niveaux de réflexions. Il faut d’abord préciser ce qu’est – et surtout ce que n’est pas – exactement le SA : qu’apporte-t-il réellement aux relations entre le Maroc et l’UE ? Il faut ensuite s’interroger sur la mise en œuvre des dispositions du SA, sur la volonté et la capacité du Maroc de s’arrimer solidement à la rive Nord de la Méditerranée.
DE REELLES AMBITIONS
Le SA résulte de la volonté du Maroc de se rapprocher de l’Union Européenne (UE), et du souhait de l’UE de renforcer ses liens avec le Maroc. Désirant marquer les esprits, le Maroc a souhaité obtenir un statut spécial, signe de son implication dans son rapprochement avec l’Europe. Il s’agissait d’aller au-delà de l’Accord d’Association bilatéral de 1996, de construire une coopération plus étroite encore. De son côté, l’UE, à travers sa nouvelle politique de voisinage, a choisit une stratégie de différenciation : chacun de ses partenaires a le choix d’approfondir ou de limiter sa coopération avec l’UE. Dans ce cadre, le Maroc serait donc le pays plus « avancé » dans l’approfondissement des liens avec l’UE, et le SA concrétise cette idée. Le SA est défini dans un « Document conjoint UE-Maroc sur le renforcement des relations bilatérales ».
Les ambitions présentées dans ce document sont immenses. Au-delà de la coopération économique et commerciale, le SA « traite désormais également des domaines stratégiques liés à la sécurité collective, à la coopération régionale, à la résolution des conflits, à la bonne gouvernance, à la lutte contre le terrorisme, à la régulation des flux migratoires, à la promotion des droits de l’homme et à la coopération en matière d’emploi et affaires sociales. Il s’étend à de nouveaux domaines tels que la coopération énergétique, la recherche et l’innovation, l’environnement et le développement durable »
Des actions concrètes sont détaillées dans la suite du document. Les mesures phares concernent le rapprochement des cadres législatifs du Maroc et de l’UE, par l’adoption progressive au Maroc de l’acquis communautaire. Le Maroc devrait donc chercher dans le futur à rapprocher son système de lois de ceux des membres de l’UE, afin de faciliter, voire tout simplement de rendre possible, les échanges économiques et humains entre les deux ensembles. Des propositions de coopération en matière d’éducation, d’environnement et de gestion de l’eau représentent de vraies innovations. La participation des sociétés civiles est également recherchée.
UN DOCUMENT SYMBOLIQUE
Mais il faut prendre garde à la nature de ce document conjoint. Le SA est avant tout une déclaration, une proclamation à deux voix d’une meilleure coopération future. En d’autres termes, il n’y a aucune disposition contraignante dans ce document. Le seul document qui régisse les relations entre l’UE et le Maroc est l’Accord d’Association entré en vigueur en mars 2000. Il prévoit la mise en place progressive d’une zone de libre-échange Maroc-UE d’ici 2012 et programme des rencontres entres ministres (Conseil d’Association) et hauts fonctionnaires (Comités et Sous-comités d’Association) sur de nombreux sujets : économie et commerce bien entendu, mais aussi dialogue politique, échanges culturels, problématiques sociales, etc.
En fait, le SA de 2008 symbolise la volonté commune de l’UE et du Maroc de pousser encore plus loin cet Accord d’Association. Ce statut rend également perceptible le soutien de l’UE aux réformes en cours au Maroc, à la modernisation économique et sociale du Royaume : « le renforcement des relations bilatérales a pour ambition d’accompagner la dynamique endogène que connaît le Maroc et d’accélérer le mouvement du partenariat Maroc-Union européenne. Sa concrétisation sera mutuellement bénéfique. » Le SA représente donc effectivement un progrès supplémentaire dans la volonté de coopérer.Cependant le SA souffre de plusieurs faiblesses. Et en premier lieu, l’absence de définition précise de ce « statut » rend difficile son application.
En effet, le Document conjoint procure un certain « statut » au Maroc, mais ce statut n’est défini nulle part, ni dans les traités européens, ni dans le droit dérivé européen, ni dans les documents du processus de Barcelone… ni dans le document conjoint lui-même ! Les engagements des deux parties ne sont pas clarifiées, et les attentes vis-à-vis du SA dépendent donc de l’interprétation qu’on en fait.
Le caractère « avancé » du statut est donc difficilement perceptible, mais il n’en reste pas moins attractif. En effet ce statut « avancé » attire les autres partenaires méditerranéens de l’UE, qui veulent aussi faire partie des bons élèves. L’Egypte, La Tunisie, la Jordanie et Israël ont également émis le souhait d’obtenir un statut avancé. Mais fautes de conditions claires d’obtention d’un tel statut, l’UE ne sait pas comment accéder à leur demande. La SA marocain semble donc être un « accord-test », une déclaration ad hoc qui a servi à symboliser la volonté commune de l’UE et du Maroc de coopérer plus profondément. Mais à l’heure actuelle, le SA n’est pas encore un instrument clair dans la politique de voisinage de l’UE, tout comme il n’est pas une assurance pour le Maroc que des réalisations et des actions concrètes découlent de ce statut. Les avancées par rapport aux plans nationaux d’action de la Politique Européenne de Voisinage (PEV) sont minimes, ce que constatent également Jaidi et Martin : « le Plan d’Action de Voisinage adopté en 2005 contenait déjà une offre très semblable à celle du Document conjoint sur le Statut Avancé. (…) au-delà du « label » de « Statut Avancé », l’offre différentielle par rapport à la PEV est éthérée.» Pour tirer avantage de ce nouveau statut, il faut que le Maroc arrive à concrétiser les différents engagements de l’Accord d’Association.
DES AVANCEES ENCORE LIMITEES
Les avancées réalisées dans le cadre de l’Accord d’Association ne sont pas négligeables. Dans le rapport de suivi pour l’année 2009, les progrès récemment exposés sont mis en avant.
Les négociations sur les échanges des produits agricoles et de la pêche ont abouti en décembre 2009, c’est le deuxième grand accord commercial après celui concernant les échanges des produits industriels. Par contre les accords sur les services ou sur l’établissement des personnes sont toujours en cours de négociations.
Mais les réalisations dans le champ social et humain n’ont pour l’instant pas été à la hauteur des ambitions du SA. Certes le Maroc a relancé la réforme du système éducatif, a initié une réforme de la justice. Des progrès dans la coopération sont également à noter : le Maroc participe par exemple au Centre Nord/Sud du Conseil de l’Europe. Il en est le premier membre qui ne soit pas un pays européen. Le royaume participe aussi à un certain nombre de programmes de coopération, comme le COST, programme de coopération internationale sur la recherche. Pourtant, les réformes du système judiciaire ou de l’éducation, même si elles bénéficient d’un soutien financier de la part de l’UE, restent insuffisantes au vu des exigences du SA. Les tensions au moment de l’affaire Amanitou Haïdar ont relancé le débat sur le respect des droits de l’Homme au Maroc. Les démêlés entre presse et pouvoir n’ont pas contribué à améliorer l’image marocaine auprès des responsables de l’UE. En outre, de nombreux points restent en suspens. L’assistance financière qui accompagne ce SA n’est pas définie, ce qui rend peu lisible le montant futur des financements de l’UE vers le Maroc à long terme. Dans une des conférence qu’il a donnée à Rabat, M. Landaburu, représentant de l’UE à Rabat, a précisé avec honnêteté que l’UE, dans la période de crise économique qu’elle traverse, n’aura de toute manière que peu de financement à ajouter dans le cadre de ses partenariats bilatéraux et multilatéraux … Malgré cela, le Maroc restera pour les prochaines années le plus grand bénéficiaire des fonds de la politique de voisinage : le nouveau Programme Indicatif National confirme le montant de 580,5 millions d’euros alloué au Maroc pour le soutien aux réformes du pays.
Axe prioritaire du PIN Montant alloué (en millions d’euros)
Développement des politiques sociales 116 millions d’euros
Modernisation économique 58 millions d’euros
Appui institutionnel 232 millions d’euros
Bonne gouvernance et droits de l’Homme 87 millions d’euros
Protection de l’environnement 87 millions d’euros
Source : Programme Indicatif National Maroc 2011-2013
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L’immobilier ne soutiendrait plus l’image ni le rang du Maroc ! Une histoire d’oiseaux chers qui se font rares…
30.8.2010 par admin.
Humour, quoique… Qui en doutait encore depuis la crise de la fin 2008 qui, elle aussi, ne devait jamais atteindre les côtes du pays ? Les analystes et gens sérieux n’avaient-ils pas annoncé la situation bien avant par leurs vols réguliers au-dessus d’un nid de coucous ?

Les mouettes en bord de mer ne voient plus arriver les pigeons commes lors des années précédentes, mais plutôt des cigognes qui viennent passer l’hiver seulement, et qui préfèrent garder leur nid le reste du temps en Europe, ou trouver nid en location pour l’instant, dans l’attente de la baisse des prix ou du retour de la raison chez les corbeaux.
Les secteurs chers, sans jeu de mots, quoique, comme le tourisme et l’immobilier, s’ils ont été deux vecteurs importants pour le développement du pays, soulèveront désormais la notion de la rançon du succès attendu, qui se paiera encore très cher et qui réclamerait plus des blanches colombes, symbole plus judicieux pour la suite de tous…
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http://www.lesoir-echos.com/2010/08/08/chere-chere-la-destination-maroc/
Chère, chère la destination Maroc !
La cherté de l’immobilier est attribuable, ente autres, aux marges bénéficiaires exorbitantes. Le Maroc se voit attribuer la 65e place parmi 111 destinations dans le monde pour les expatriés.Les rapports internationaux se succèdent et, malheureusement, se ressemblent pour le Maroc.
Encore une fois notre pays revendique un rang des plus inquiétants. Selon un récent rapport international, il s’est vu attribuer la 65e place parmi 111 destinations dans le monde pour les expatriés, classées selon le coût et la qualité de la vie. Il en ressort ainsi que notre pays reste plus cher comparativement à d’autres destinations concurrentes comme la Tunisie (83e), l’Egypte (80e) et la Libye (70e).
Il est, par contre, moins cher par rapport à la Turquie (50e), le Qatar (41e ), le Koweït (55e) et le Bahreïn (62e), rapporte le portail d’information africanmanager.com
Le rapport est établi sur la base des prix de l’immobilier touristique et les services quotidiens y afférant comme le transport, l’eau, l’électricité… sans oublier, bien sûr, les biens de consommation. Il faut dire aussi que la hausse des prix enregistrée sur le marché marocain tient en fait au rythme de croissance que connaît l’économie nationale, en lien principalement avec les grands chantiers lancés par le royaume.
Mais cette croissance ne devrait pas nous faire oublier que le coût de la vie dans un pays interroge ses avantages compétitifs. Et c’est là justement où le bât blesse.
Faisant recours aux nombreuses études et rapports internationaux, la destination Maroc demeure parmi les plus chères au monde. Chose surprenante du fait que la politique gouvernementale compte énormément sur les étrangers pour venir investir. Il faut savoir à ce titre que l’Etat débourse des milliards à travers ses compagnes internationales de communication pour la promotion des investissements étrangers.
Il a également érigé l’industrie touristique en priorité, voulant qu’elle joue le rôle de locomotive de la croissance de l’économie. Raison de plus pour revoir à la baisse les prix des biens et services, et de là les coûts de production. Pourtant, pour les expatriés, s’approprier un logement ou même se rendre pour faire des courses ne semble plus être une bonne affaire.
Cette cherté de l’immobilier est attribuable, ente autres, on se souvient de l’étude de McKinsey, aux marges bénéficiaires exorbitantes récoltées par les promoteurs. Sur ce terrain, il y a à boire et à manger pour l’Etat, si la volonté politique de réforme s’y met. Côté qualité de la vie, d’aucuns ne peuvent discuter les évolutions remarquables qui font aujourd’hui du Maroc l’une des destinations les plus attractives de par le monde. D’ailleurs, l’offre touristique Maroc présente des produits qui la démarquent des autres. Les étrangers ont droit à tous les biens et services auxquels ils sont habitués dans leurs pays d’origine. S’offrir le luxe a pourtant un prix.
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Où partent-ils en vacances, les Marocains ? Dans les pays moins chers, eux aussi…
27.8.2010 par admin.
Les Européens arrivent dans les pays low cost, les Marocains font de même quand ils désirent partir en vacances à l’étranger.
Ce n’est pas d’aujourd’hui que la destination Turquie attire les étrangers, que ce soit via l’immobilier ou le tourisme. Chacun semble donc bien attiré par le rapport qualité/prix dans ses attentes, qu’importe son pays d’origine.

Les Marocains, comme les Européens, recherchent les destinations low cost et veulent aussi en avoir pour leur argent par rapport à ce qui se passe chez eux. Les acteurs du tourisme au Maroc attirent les étrangers depuis des années, sans se soucier vraiment des nationaux pendant leurs périodes libres. Cependant, comme avec le temps les prix deviennent moins abordables sur place, ces derniers eux aussi recherchent ailleurs, afin d’en avoir plus. Les Européens savent déjà depuis longtemps qu’une semaine ou un mois de vacances en France ou en Europe leur coûtent bien plus cher qu’ailleurs sous d’autres contrées économiques.
A terme, seuls les habitants les plus riches visiteront encore leur propre pays…
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Vacances
Turquie, la tendance de l’été 2010
Espagne, Egypte, Turquie, Singapour et enfin Dakhla en tête des cinq destinations favorites.
La période estivale bat son plein. Les Marocains cherchent les meilleures offres pour répondre à leur désir de voyage et de découverte. Les offres sont diverses et les prix globalement accessibles.
L’Espagne, la Turquie, l’Egypte, Singapour, et l’Omra sont les destinations les plus demandées par les Marocains cet été. Elles figurent en tête de liste des produits proposés par les voyagistes. Mais la Turquie occupe la première position.
Qui n’a pas suivi avec intérêt les feuilletons et les séries turques? Qui n’a pas été séduit par les beaux paysages turcs ?
Qui n’a pas rêvé de passer un séjour au pays de Mouhanad et Nour ?
En tout cas, les marocains ont succombé à son charme. Leur engouement pour le pays de la Porte sublime n’est pas une légende. Un tour d’horizon auprès des agences de voyages et le constat est vite fait: la Turquie est la destination privilégiée des marocains, que ce soit en groupes ou en voyage individuel. “Ce pays se trouve en tête de liste des destinations les plus cotées. Il doit cette réussite, notamment, aux feuilletons diffusés à flot sur les chaînes marocaines et arabes. Une promotion bien réussie”, souligne Fouad, agent commercial au sein d’une agence de voyages.“Ce n’est pas par hasard que le prix a grimpé : il est passé de 7000 DH au mois de mai à 11.000 DH, voire 12.000 DH en juillet,” note notre interlocuteur. Et de préciser que : «la Turquie est devenue une tendance. Les clients préfèrent partir en groupe, parce que c’est moins cher. L’absence de visa encourage, encore, les ménages à choisir cette destination». Parmi les autres destinations que ce commercial énumère, il y a la France et l’Espagne. «L’Espagne est toujours parmi les 5 cibles les plus prisées par les clients, en raison de sa proximité avec le Maroc, de son climat et de son coût. Ce pays voisin accueille le plus important nombre de touristes marocains», souligne-t-il. Même constat chez Saïd, chargé des relations clients auprès d’une autre agence de voyages. «La Turquie est en tête des destinations pour cet été 2010. Elle cartonne en raison de la non-exigence du visa et de son prix promotionnel», a-t-il prononcé. Ce dernier précise également que le fait de passer les vacances à l’étranger n’est plus seulement l’apanage des personnes aisées. L’arrivée des moyens de transport low-cost, des packages et des offres économiques des agences de voyages encourage de plus en plus les ménages à opter pour des destinations étrangères. Pour étayer davantage son propos, il argue que “Les agences de voyages ont diversifié leurs offres pour stimuler les clients.Les compagnies aériennes, à leur tour, proposent des tarifs aller-retour à des prix alléchants “. Selon ses propos, 80 % des clients préfèrent la Turquie, d’autres demandent l’Egypte qui reste une destination très abordable. “On peut trouver un séjour de 10 jours à 8000 DH” affirme Saïd.
Ce même voyagiste parle aussi d’une catégorie de voyageurs de luxe qui choisissent certaines contrées asiatiques pour leurs vacances : “Ceux qui ont les moyens, les très riches en particulier, demandent des destinations lointaines comme la Malaisie, Singapour, la Thaïlande ou encore les îles Bahamas. Les prix sont fixés à 14.000 DH pour plus de 10 jours. Il note, par ailleurs, que les tarifs de groupe sont très demandés par les jeunes couples.
Les promotions sont diverses et les prix sont encourageants. Les voyagistes nationaux n’épargnent aucun effort pour attirer les clients, tout en sachant que le mois d’août coïncide avec le mois de Ramadan. «L’activité est plutôt la même.
Il n’y a pas de grand changement entre l’année précédente et cette année», selon les affirmations de ce voyagiste. En revanche, il est clair que le mois de Ramadan impacte les plans des voyages. Les demandes sont quasi-inexistantes lors de la deuxième semaine d’août. N’empêche, les demandes sur la “Omra” sont conséquentes, estime notre interlocuteur.
«Morocco Destination»
Les destinations nationales qui ont la cote aussi cet été sont : Marrakech, Tanger, Tétouan, Essaouira, Dakhla, Agadir, etc. … Les jeunes et les étrangers préfèrent Dakhla, selon les dires des voyagistes. De manière générale, ils préfèrent partir en groupes. Cette nouvelle destination balnéaire attire tant les nationaux que les étrangers. Dakhla s’impose comme une destination privilégiée pour ceux qui pratiquent les sports nautiques, notamment le Windsurf et le kitesurf. Et ce de par le caractère exceptionnel de ses spots. En effet, chaque année, la ville reçoit les plus grands noms du windsurfers qui s’y déplacent pour se mesurer à ses vents et ses vagues. L’eau reste tout au long de l’année à une température très appréciable, avec un thermomètre de 25 °C. Les surfeurs viennent alors y passer les trois mois d’hiver. Par ailleurs, la pêche stimule les visiteurs. La ville est aussi connue par son Festival du Désert, l’un des meilleurs du Royaume. D’autres groupes demandent le circuit d’Errachidia, Errich, Merzouga, même s’il y fait très chaud.
Alors que certains marocains vont favoriser leurs vacances au Maroc, d’autres préfèrent, pour un prix équivalent, s’évader pour l’étranger. Puisque, en guise d’exemple, un voyage organisé de deux semaines en Egypte peut coûter moins cher qu’un séjour à Agadir ou à Marrakech.
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Effet Papillon ou effet Autoroute d’Agadir sur le tourisme 2010 ?
26.8.2010 par admin.

Voilà les chiffres de juillet… relatifs sachant qu’ils ne concernent qu’une part des professionnels dans une même ville. La fin août s’annoncera autre cette année, ne pas s’attendre à des miracles, le retour des MRE majoritaire dans le sens du Nord début du mois sera une des raisons certainement, point la seule à voir.
Cela soulève une fois de plus l’analyse sociologique d’un secteur, peut-être plus exactement celui des annonces de la presse ou des administrations professionnelles.
Que de monde le soir sur la nouvelle corniche d’Agadir, mais peu de monde aux dires de certains commerçants. Des façades parfois remplies selon les heures, plus pour rechercher l’ombre d’un parasol le jour, mais devant un simple café ou verre d’eau qui durent des heures. Une baie qui ne se nomme pas encore la Promenade des Anglais, rêve de luxe de l’image touristique du Maroc lancée au départ, souvenirs souvenirs… Les boutiques de service rapide, de sandwichs, de glaces ou de gaufres à bon marché remplaceront demain de nombreuses enseignes actuelles…
L’autoroute de tous les rêves sera plus réaliste en ce qui concernera le reste du développement de la région du Souss Massa Draa et le grand Sud pour demain, que le seul secteur touristique immédiat.
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Reprise touristique à Agadir
Un taux moyen d’occupation de plus de 78 %
Grâce à la nouvelle autoroute, le taux d’arrivées des touristes nationaux grimpe à 42 % en un mois.
On en parlait il y a quelques jours sur nos colonnes, il s’agit d’une véritable reprise de l’activité touristique dans la ville balnéaire d’Agadir. Reprise qui coïncide plus particulièrement avec l’ouverture, le 21 juin dernier, de l’autoroute menant vers Agadir à partir de Marrakech. Infrastructure qui lie aussi Agadir à Tanger, Larache, Kénitra, Rabat et Casablanca. En effet, Agadir qui était considéré par les habitants du nord et du centre comme lointaine se trouvant au sud du Maroc, est aujourd’hui une destination moins lointaine et plus proche. Non seulement pour les touristes nationaux mais également pour les étrangers qui souhaitent visiter plusieurs villes à la fois en exploitant la voie terrestre, ce qui est encouragé par l’infrastructure autoroutière.Ceci est très visible à la lecture des dernières statistiques relatives à l’évolution de l’activité touristique gadirie. En effet, si au cours du mois de juin on parlait d’une évolution de l’ordre de + 19,09% des arrivées et +16,48% des nuitées, ce chiffre a grimpé au cours du mois de juillet à +25,67% des arrivées et +22,09% des nuitées dans les établissements hôteliers classés.
En termes de l’évolution des touristes nationaux, Agadir a connu durant le mois de juin dernier une augmentation importante s’agissant des arrivées et des nuitées des touristes nationaux, respectivement de l’ordre de +14,66% et +4,76%. Au cours du mois de juillet, ce taux s’avère trois fois plus important étant donné qu’il a grimpé, tenez-vous bien, à +42,36% et +41,34%.De même, cette évolution a apporté également du changement au niveau des clients traditionnels d’Agadir. Ainsi, durant le mois de juin, la répartition des arrivées et des nuitées par principaux marchés a permis une augmentation au niveau des marchés britannique, respectivement de 92,57% et 74,83%, russe de 78,76% et 51,62%, polonais 26,07% et 24,64%, italien 21,54% et 22,47%, français 5,45% et 9,19% et allemand qui a enregistré 6,23% en arrivées.
En juillet dernier, la répartition des arrivées et des nuitées fait ressortir une nette augmentation au niveau des marchés russe, respectivement de +168,35% et +51,62%, britannique de 68,27% et 60,45%, français 16,83% et 12,73%, polonais 14,24% et 29%, italien 21,54% et 22,47%…
Même les touristes du pays voisin, l’Algérie, sont fascinés par les atouts touristiques de la ville d’Agadir. En effet, l’on note une augmentation des arrivées des touristes algériens de + 67,98% et de +73,44% en termes de nuitées. Et ce, même si ces touristes se rendent au Maroc uniquement par voie aérienne grâce à la connexion aérienne Casablanca-Alger.
Un autre indicateur qui met en avant la croissance fulgurante du tourisme de cette région en cette période, c’est aussi la montée du taux d’occupation moyen dans les hôtels classés de la ville avec plus de 78 %.
En effet, ce taux a enregistré durant le mois de juillet 2010 une augmentation de 18,24, soit +78,29% en 2010 par rapport à +66,21% en 2009. Durant le mois de juin, ce taux a été aux alentours de 13,66, soit 58,34% en 2010 par rapport à 51,33% en 2009.
Selon des données du Conseil régional du tourisme (CRT) d’Agadir, 62 établissements hôteliers de la catégorie 5, 4 et 3 étoiles de 1re catégorie, ayant une capacité de 23.321 lits, ont pu enregistrer un taux moyen d’occupation de 81 %.
Quatorze autres établissements hôteliers de la même catégorie, avec une capacité de 2082 lits, ont enregistré un taux moyen de 45%. Alors que des établissements hôteliers de 3 et une étoile, ainsi que des résidences de 3e catégorie, d’une capacité de 554 lits, ont enregistré un taux moyen pondéré de 19%.
Par ailleurs, espérons que cette reprise va continuer crescendo et qu’elle ne sera pas perturbée par l’effet Ramadan qui pointe. Période que craignent en général les opérateurs touristiques marocains.
Un autre indicateur qui met en avant la croissance fulgurante du tourisme de cette région en cette période, c’est aussi la montée du taux d’occupation moyen dans les hôtels classés de la ville avec plus de 78 %.
Selon des données du Conseil régional du tourisme (CRT) d’Agadir, 62 établissements hôteliers de la catégorie 5, 4 et 3 étoiles de 1re catégorie, ayant une capacité de 23.321 lits, ont pu enregistrer un taux moyen d’occupation de 81 %.
Quatorze autres établissements hôteliers de la même catégorie, avec une capacité de 2082 lits, ont enregistré un taux moyen de 45%. Alors que des établissements hôteliers de 3 et une étoile, ainsi que des résidences de 3e catégorie, d’une capacité de 554 lits, ont enregistré un taux moyen pondéré de 19%.
Par ailleurs, espérons que cette reprise va continuer crescendo et qu’elle ne sera pas perturbée par l’effet Ramadan qui pointe. Période que craignent en général les opérateurs touristiques marocains.
Par Brahim Mokhliss | LE MATIN
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Agences immobilières au Maroc ou des wagons trop attachés aux promoteurs…
25.8.2010 par admin.
Crise, oui encore elle. Elle est et restera encore un moment le dénominateur commun à la base de nombreux changements qui se confirment, pas seulement sur le plan de la mondialisation mais jusqu’en bas vers chacun et dans les diverses strates commerciales.
Si l’agence immobilière est un des éléments intermédiaires entre le produit et le client, la situation parfois déborderait, pas toujours par manque de clients mais aussi par un excès d’agences.

Quand vous dites à un Marocain que vous êtes résident au Maroc, souvent sa première question est : “Vous avez un Riad ?” ! Prochainement ce sera : “Vous avez une agence immobilière” ?
En la matière le Maroc offre déjà une multitude d’agences plus ou moins officielles. Vous avez le “Samsar”, c’est un indépendant que l’on trouve dans tous les quartiers des villes. Il suffit de se renseigner dans une rue pour en trouver un ou via les serveurs des cafés qui les alimentent souvent par les demandes des clients. Une bonne approche pour celui qui désire seul trouver son bien ou sa location en un endroit précis, les agences cherchant plus souvent à placer leurs produits au lieu de chercher selon la demande du client. Ils ont parfois même un petit bureau de quelques m² dans les quartiers, et savent mieux que les agences officielles et au jour le jour les disponibilités de leur territoire.
Les agences officielles marocaines existent aussi mais n’apportent pas toujours le service attendu, du moins pour les étrangers et sans généraliser ; mais vous dérangeriez parfois la partie de carte virtuelle qui anime la journée des secrétaires et du directeur, une certaine ambiance de cyber-café…
Autre direction : les agences tenues par des Européens et autres étrangers qui, après avoir hésité entre l’orientation “Riad”, se sont lancés dans les “affaires”, ce qui signifie l’immobilier au Maroc. Une mode depuis quelques années chez les arrivants qui désirent travailler de manière indépendante au Maroc, pensant que le pays attendrait ces derniers. Nous ne comptons plus les agences au Maroc, bien qu’entre eux ils se scrutent désormais d’un mauvais oeil devant un gâteau qui lui ne grossit plus. Beaucoup qui ne se suffisent plus de leur part et se lancent même dans les travaux de rénovation, après avoir reçu à leur anniversaire une belle boîte à outils…
Vous avez aussi les agences diverses qui n’ont pas pignon sur rue et celles virtuelles qui regorgent de petites annonces gratuites. Dorénavant les clients désirent passer outre les intermédiaires qui ne s’activent pas dans le sens de leur demande. Dans une période de prix attractifs recherchés, le virtuel permet d’évincer les intermédiaires coûteux.
Cerise sur le gâteau qui rétrécit à vue d’oeil, comme on le dit au Maroc, il existe quelques “32 millions de samsars”, puisque chacun connaît des terrains et des biens à vendre ou à louer, chacun recherchant à un moment une commission au passage. Une des raisons pour lesquelles vous ne trouvez que très rarement des panneaux “A VENDRE” sur les façades des biens, ce qui complique encore la tâche des chercheurs indépendants, tout comme celle des services fiscaux…
Voilà, si vous voulez venir vous installer au Maroc vous aussi dans ce secteur, comme hier d’autres qui se sont découvert subitement des qualités professionnelles de “Riadier” sur le tard.
Sinon le Maroc attend de nombreux autres apports en matière de services, à découvrir, sous réserve de ne pas suivre une mode démodée, et des secteurs qui seraient plus bénéfiques pour un meilleur développement de tous. Faut-il se poser et découvrir un pays avec le temps, meilleur ami et conseilleur.
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Forte baisse des ventes immobilières et concurrence
Immobilier au Maroc - Marrakech, et la crise…
Ce que certains qualifient de tsunami financier continue à avoir des répercussions dans tous les secteurs d’activité au Maroc notamment à Marrakech.
A Marrakech l’immobilier surtout le segment du haut de gamme a connu des moments de léthargie dans les ventes. Mais qu’en est-il des métiers qui tournent autour du secteur de l’immobilier. L’essor de l’immobilier a créé des milliers d’emplois au Maroc dont l’avenir est conditionné à celui du secteur.
C’est le cas des agences immobilières au Maroc qui se sont multipliées dans la ville rouge ces dernières années. En effet la bonne marche du métier d’agent immobilier à Marrakech est liée à celui du secteur. Et en parlant de crise on pense le plus souvent aux promoteurs et pourtant il y a d’autres professions complémentaires qui gravitent autour du secteur de l’immobilier. Les professions de courtiers, de notaires mais aussi d’agents immobiliers qui entrent dans ce qu’on pourrait appeler la chaîne de commercialisation immobilière. Car le produit fini est le fruit d’un long processus, tel un travail à la chaîne qui nécessite l’intervention de beaucoup de corps de métiers.
Toutefois les agences immobilières constituent des relais entre l’acheteur et le promoteur.Mais comment font-ils avec la crise ?
Certes l’agent immobilier joue un rôle important dans le processus de vente. Ils interviennent en amont et en aval du processus de vente. Avant les transactions ils donnent à l’acquéreur des conseils juridiques, financiers et fiscaux. Et après la transaction il peut s’occuper de la gestion locative du bien pour le rentabiliser.
Toutefois la baisse des transactions immobilières à Marrakech s’est répercutée sur le chiffre d’affaires des agences immobilières et la concurrence est devenue accrue dans le milieu. Car beaucoup d’agences immobilières à Marrakech avaient pour clientèle le haut standing. C’est plus avantageux pour elles puisque leurs commissions dépendent du prix de vente. Et la crise immobilière à Marrakech se fait surtout sentir dans le haut de gamme qui a connu une nette baisse des ventes et une réduction des prix allant 15 à 20 % en fin décembre. Alors pour sortir de cette crise certaines agences ont adopté une stratégie d’élargissement de leur clientèle.
Au lieu de se focaliser sur le neuf où les ventes sont en léthargie, certaines agences préfèrent élargir leur l’offre en y incluant les produits du segment du moyen et économique. Car même si les commissions sont moins importantes, la fréquence d’achat permet de rattraper le manque à gagner. De ce fait les agences commencent à s’intéresser aux produits de seconde main et au locatif. Cependant la crise a eu un effet positif pour les agences immobilières.
La crise pousse les clients vers les professionnels du métier. Car malgré les apparences l’intervention de l’agent immobilier dans les transactions immobilières est très faible au Maroc. Car seulement 5 % des transactions passent par les agences immobilières au Maroc contre 55 % en France et 80 % aux Etats-Unis. Mais cette situation de crise rend les clients plus vigilants et ils font plus recours à un agent immobilier pour être sûr de faire un bon investissement affirme un agent immobilier à Marrakech.
Selon des professionnels du milieu l’effet positif de la crise immobilière à Marrakech c’est qu’elle a entraîné la professionnalisation du marché. Et l’intérêt des clients a grandi pour les agences immobilières. Il y a eu certes une baisse des transactions mais les agences ont noté une hausse des demandes d’achats.
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Petit tour de table au Maroc de l’immobilier de l’été 2010. Ciel bleu, mais morose.
24.8.2010 par admin.
A l’heure où les agences immobilières voient beaucoup de monde défiler devant leurs vitrines quand pointe le zénith, certains recherchent l’ombre de ces agences. Beaucoup se renseignent mais ne reprennent plus contact. Le doux bruit de la Fermeture Eclair d’un sac ou d’une pochette qui fait sortir le carnet de chèques ne s’entend plus souvent. La prudence reste au locatif, une manière plus sage pour beaucoup de prendre la vraie température avec plus de sagesse. Même les MRE, nouveau vecteur du film “Immobilier II le retour”, ne rentrent plus dans les salles du cinéma de papa, comme s’ils connaissaient déjà l’histoire et surtout sa fin.
A quand la période des soldes ou la semaine du blanc dans l’immobilier ?

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Transactions rares, locations qui explosent, Marocains de l’étranger invisibles…Voilà, à quelques nuances près, le bilan dressé par les promoteurs et agences immobiliers des grandes villes du Royaume.
À Tanger, le pionnier de la promotion immobilière, Abdelhay Sbai (Sbai Immobilier), indique que «le nombre d’autorisations de construire est au plus bas. Les promoteurs ne parviennent même pas à écouler leurs programmes. La demande locale est présente dans l’immobilier économique, mais le segment du haut standing est fortement affecté». L’arrivée des Marocains de l’étranger, résidant principalement en Espagne et en Belgique, n’a pas contribué à l’animation du marché. «Les Marocains d’Espagne sont là mais n’achètent rien, du fait de la crise. Nous assistons même à l’annulation de contrats de réservation», déplore M. Sbai. A Rabat, c’est aussi le calme plat. Les MRE désertent les agences. «Nous voyons passer plus d’étrangers que de MRE et espérons qu’ils seront plus nombreux en août avec l’avènement de Ramadan», indique Adil Rahmoun, le directeur général de l’agence immobilière Immo Clair Service. Il précise que l’offre «intéresse davantage les étrangers installés ici depuis quelques années et qui envisagent d’acheter plutôt que de continuer à payer un loyer».Bien que les prix se soient stabilisés, les particuliers misent davantage sur la location. La demande est très forte, même dans le haut standing. A titre d’exemple, une villa de 2 000 m2 avec piscine se loue autour de 50 000 DH par mois. Sans piscine, la location d’une villa dans le Souissi est d’environ 30 000 DH.
Le marché de l’ancien, une solution qui peut s’avérer payante
Pour Agadir, Samir Oubelaid de l’agence Century 21 est formel sur le rythme des transactions. «La situation est presque pire que l’été dernier. Il y a beaucoup de visites mais ce sont surtout des curieux qui testent la nouvelle autoroute et je n’ai encore vu aucun de mes contacts rencontrés lors du Salon marocain de l’immobilier de Paris», explique-t-il. M. Oubelaid considère que les prix restent encore trop élevés et qu’il va falloir encore une ou deux années avant que le marché reprenne. A l’en croire, «même les clients aisés ne veulent pas investir à la marina et préfèrent aller vers Hay Mohammadi où le mètre carré est à 9 000 DH». Dans la capitale du Souss, les potentiels acquéreurs se rabattent également sur le locatif, en attendant d’y voir plus clair. «Nous n’arrivons plus à satisfaire toute la demande», commente Samir Oubelaid qui fait contre mauvaise fortune bon cœur.
Idem à Casablanca, où «les ventes sont rares». «Nous pensions que les chiffres, en légère hausse, publiés sur les transferts de MRE, conduiraient à susciter l’intérêt du secteur de la pierre de cette clientèle, or, il n’en est rien», constate William Simoncelli, DG de l’agence Carré Immobilier. «Les gens en ont ras le bol, on leur propose des appartements non conformes à leurs attentes, des retards de plusieurs mois sont concédés par rapport aux délais de livraison», fait-il remarquer. Pour lui, «il ne faut pas compter sur un démarrage ni à l’automne ni en 2011».
Dans le quartier Bourgogne, le neuf se vend à pas moins de 15 000 DH le m2. Certains promoteurs réclament même 18 000 DH pour le standing, garage non compris, et ne se privent pas de réclamer le versement en liquide de 20% du montant.Une pratique pourtant proscrite par la Fédération nationale des promoteurs immobiliers (FNPI). Il est possible de trouver des prix plus abordables dans les quartiers Belvédère, la Gironde ou Oulfa qui ne semblent cependant pas très attractifs (entre 10 000 et 13 000 DH le m2), du fait des nuisances externes (circulation, pollution…) ou de l’éloignement du lieu du travail, souvent situé au centre-ville.Fayçal Benjelloun, membre du Conseil national de la chambre des notaires (CNCN), résume ainsi la situation : «Les particuliers ont besoin aujourd’hui de se sentir rassurés. Ils ne font plus confiance aux promoteurs qui livrent trop souvent leurs programmes de résidentiels touristiques avec des retards. Les prix ne se sont pas stabilisés dans toutes les villes sur les habitations principales et sont encore trop élevés à Casablanca. Le plan d’aménagement permettra de réduire la pénurie du foncier et de construire en périphérie».
Marrakech s’en sort mieux grâce aux étrangers
Le président du CNCN, Mohammed Alami, ne fonde pas trop d’espoir, quant à lui, sur les futures zones périphériques qui seront dégagées par le futur plan d’aménagement. «Encore faut-il y construire des infrastructures complètes et un cadre de vie cohérent. Qui envisagerait d’aller vivre à Bouskoura sans équipements adéquats ?», s’interroge-t-il. William Simoncelli et Fayçal Benjelloun parient à l’avenir sur les acquisitions dans le centre-ville. «C’est peut-être un peu gonflé et précurseur d’acquérir aujourd’hui sur le Boulevard Mohammed V, mais il est fort à parier que dans dix à vingt ans, le marché de la seconde main va gagner des points. Il offre de nombreux avantages, à commencer par un prix intéressant et la qualité des fondations», explique M. Benjelloun qui pense que «lorsque les anciens immeubles du centre-ville seront rachetés et retapés, ils gagneront en valeur». Seule Marrakech paraît afficher un léger dynamisme, soutenu à la fois par les particuliers nationaux et les étrangers. «Nous recevons quotidiennement des retraités locaux et étrangers qui sont intéressés par une acquisition dans la ville», note Othmane Benhallam, directeur de l’agence Guy Hochet situé dans le quartier Guéliz.
Au FNPI, le secrétaire général, Saïd Sekkat, relève également que «les investisseurs étrangers sont nombreux à ouvrir des commerces dans la ville ocre». Toutefois, l’éternel problème des superficies, trop grandes, et des prix à la hausse limitent les transactions. «Soit les acquéreurs se retournent sur des surfaces plus petites, soit ils revoient à la hausse leur budget, s’ils peuvent se le permettre. L’autre grande majorité préfère attendre et ne pas acheter», constate M. Benhallam.
La vie éco
03/08/2010 - Immobilier: Les prix toujours à la hausse
Rien ne semble prédire un changement dans les prix de l’immobilier. C’est en tout cas l’avis des professionnels, notamment les agents immobiliers. Pour le moment la situation est stable. «Il n’y a ni baisse ni augmentation des prix», souligne Adil Rahmoune, directeur général d’Immo Clair Service, à Rabat. Autrement dit, les prix sont toujours élevés. Selon Rahmoune, «la demande est plus orientée locatif». Le volume des ventes reste moyen. Quant à l’effet MRE, qui coïncide avec l’été et gonfle les prix, il semble neutralisé. «Les achats de biens immeubles effectués par les ressortissants marocains à l’étranger sont quasi absents. Par contre la dynamique des acquisitions est réalisée par les étrangers qui décident de s’installer au Maroc», affirme le DG d’Immo Clair Service Rabat.Selon ce dernier, même si la topographie semble peu claire, il n’en reste pas moins que la confiance est de retour. A Rabat par exemple, la mise à disponibilité d’un foncier de près de 70 hectares depuis le début de cette année a animé le marché. La clientèle locale commence à acheter. Une tendance favorisée par les projets immobiliers tels que Ryad Al Andalous ou encore Bab Al Bahr dont la commercialisation a débuté en mars dernier. Au niveau de l’occasion, les prix n’ont pas augmenté. Selon Immo Clair Service, «à Rabat, l’immobilier de luxe trouve toujours preneur, et la demande dépasse l’offre».
A Casablanca, et à cause des prix élevés auxquels il faut ajouter un noir exorbitant, les ventes de bien immeubles sont à leur tour très moyennes. Un constat que partage Youness Lamcharki de Capital Foncier. «La demande pour le locatif domine toujours le marché, notamment dans la capitale économique», souligne ce dernier. Les prix du m2 dans la métropole se situent entre 8.000 et 30.000 DH. «Il suffit qu’un bien, même délabré, soit situé dans un quartier très sollicité pour que les prix flambent», note Lamcharki. De son côté, l’immobilier professionnel à Casablanca ne fait pas l’exception. La location est la plus demandée.
Marrakech ne fait pas l’exception. «Le marché est calme au niveau des ventes. Par contre, la location est très prisée », souligne Meriem Janah de Century 2, à Marrakech. La demande est telle sur la location que le loyer a flambé. A titre d’exemple, le prix pour un appartement de 60 m2 situé à Guéliz ou l’Hivernage démarre à 6.000 DH. Quant au m2, à l’achat, il se situe entre 8.000 DH dans les quartiers se trouvant sur la route de Casablanca par exemple et 25.000 DH pour les zones de Gueliz et l’Hivernage. Enfin, les étrangers ne semblent plus séduits par la ville. Selon une agence immobilière de la place, beaucoup ont mis leur maison ou riad en vente.
Les étrangers à Agadir
Si les étrangers se désintéressent de Marrakech, ils sont séduits par Agadir. «Depuis novembre dernier, nous avons enregistré une reprise de la demande étrangère», souligne Michel Lehenaff de Guy Hoquet immobilier. A noter que cette clientèle est à la recherche de maison plus que d’appartement. L’âge des acquéreurs se situe entre 45 et 70 ans. S’agissant des prix, ils varient entre 8.000 et 20.000 DH/m2. Bien évidemment, plus on approche du front de mer plus les prix augmentent. Quant à une éventuelle augmentation des prix suite à l’ouverture de l’autoroute Marrakech-Agadir, Lehenaff affirme que ce n’est pas possible. Et pour cause, «on a déjà anticipé sur cette ouverture pour augmenter les prix», explique-t-il.
L’Economiste - J. B.
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France ou Maroc : les clients désirent-ils vraiment payer plus cher leur bien immobilier ?
19.8.2010 par admin.
C’est la faute des étrangers et maintenant celle des seniors…!!!
Stop, arrêtez ! La récurrence du sujet déborde à un moment des esprits qui bougent encore…

Cet article du Point repris sur de nombreux sites d’information en ligne n’a pas échappé aux sites marocains. Car ce qui s’entend en France n’est que le reflet sonore de ce qui se dit au Maroc face aux étrangers divers, jeunes comme seniors.
Certes, si l’offre et la demande sont censées réguler les prix, chacun sait bien qu’il n’en est rien, ceci reste sans compter sur le point fondamental qui demeure l’homme et ses intérêts propres, bien avant l’intérêt collectif et même national qui reste secondaire, même familial avec une analyse plus pertinente.
Les paysans de France ont depuis bien longtemps préféré vendre à des prix parfois exorbitants localement leurs vieilles granges ou leurs vieux corps de ferme délabrés à des étrangers européens, avant même de penser aux intérêts de leurs propres enfants, obligés de s’expatrier hors des villages ensuite par impossibilité de payer, pour venir s’entasser dans des banlieues avec HLM, bien loin de la qualité de vie de leurs anciens, et pour finir renommer ensuite les petits enfants en délinquants… “Les hommes c’est comme les pommes, plus on les entasse, plus ils pourissent”…
Il en est de même au Maroc où vous entendrez la majorité des gens exprimer que tout augmente, mais par la faute de qui encore ? Des étrangers, des autres…
Pensez-vous, gens d’ici ou d’ailleurs, que le client en toute conscience apprécie de payer plus cher le bien acheté, si ce n’était que la problématique reste bien du côté des vendeurs ? Ce n’est pas dans un pays où la négociation est la pratique quotidienne entre les gens que cette profondeur d’analyse aurait échappé à quelqu’un.
Sont-ce les étrangers qui ont fait monter les prix du standing et du haut standing au Maroc ou la gourmandise des promoteurs qui avaient pour sport commercial de viser les pigeons qui se posaient en confiance sur leurs balcons pour leur vendre du simple parpaing au m² aussi cher que dans les provinces de France ? Pourquoi 60% des Marocains préfèrent-ils recourir à l’auto-construction en réalisant leur maison à moins de 3000 dh le m² ? Pourquoi les promoteurs suite à la crise pensent-ils subitement au logement social ou économique attendu par 1.000.000 de Marocains qui patientent encore ?
L’étranger qui ne connaît pas un pays, notamment un Occidental par sa culture du droit, entre par habitude dans une notion de confiance et de régulation des choses, par force de droits et de devoirs appliqués chez lui depuis des générations. Une faiblesse en d’autres contrées…
Pourquoi deux tarifs, un pour les locaux et un autre pour les étrangers ? La balance de la justice ne serait-elle pas la même selon la couleur de la peau ou la culture en France, pays des droits et des devoirs, comme de même la balance au Maroc, pays des principes les plus respectueux sur le plan spirituel ? Le terme usure, voire parfois vol sur le plan international, n’aurait-il de sens que dans des principes lus en fin de semaine chez chacun dans son propre temple, mais point dans les pratiques quotidiennes le reste de la semaine ?
Pourquoi le prix d’un terrain est-il multiplié par 8 quand un vendeur regarde la face d’un autre homme venant de plus loin ? Pourquoi se plaindre ici ou ailleurs que les jeunes doivent quitter les anciens afin de pouvoir vivre dignement ? Les parents ne mangent-ils pas l’assiette du lendemain de leurs propres enfants ? Ne les condamnent-ils pas à aller voir ailleurs, afin de survivre, parfois au-delà des mers, chez ceux-là mêmes dont ils ont abusé ?
Qui veut trop perd tout à un moment, sous la tour Eiffel comme sous l’Atlas, bloquant l’énergie même de son propre développement. Combien d’investisseurs transparents viennent et repartent désormais, ayant appris par la communication très rapide car virtuelle les histoires des pigeons déplumés qui ont repris conscience, mais trop tard ?
Faudra-t-il que les gens aillent revivre en plein désert ou entre les monts de l’Atlas, étrangers comme Marocains, ou MRE qui arrivent, afin d’échapper à la folie des hommes qui ne voient que les chiffres en oubliant les lettres plus sages pour les consciences ?
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Publié le 31/07/2010 Le Point.fr
ÉTUDE
IMMOBILIER - Les seniors et les étrangers font grimper les prix …
AFP

Depuis le début de l’année, les prix des logements anciens sont repartis à la hausse, comme ici à Paris où ils se sont envolés de 5,1 % © Cyriel Martin
Les Européens de l’Ouest, attirés par la douceur de vivre des campagnes françaises, et de nombreux seniors, qui partent de plus en plus tôt à la retraite, sont, avec la pénurie de logements, les principaux responsables de la reprise de la hausse des prix de l’immobilier dans l’ancien.
Après une envolée des prix sur une dizaine d’années, l’année 2009 avait connu une baisse, conséquence de la crise financière de 2008. Mais depuis le début de l’année, les prix des logements anciens sont repartis à la hausse, aussi bien en province qu’en Ile-de-France, selon les notaires et les agents immobiliers. Sur un an (mars à mai 2010 par rapport à la même période de 2009), la hausse des prix est de 5,1 % en Ile-de-France alors que pour l’ensemble de la France métropolitaine elle est, au premier trimestre, de 1,4 % pour les appartements et de 1,2 % pour les maisons, selon les Notaires de France.
“Nous constatons un afflux de Britanniques, de Belges, de Néerlandais, d’Allemands, de Scandinaves et même d’Italiens, au point que désormais, en province, cinq pour cent des ventes dans l’ancien sont le fait d’étrangers qui tirent les prix à la hausse”, souligne pour l’AFP Me Pierre Bazaille, président de l’Institut notarial de l’immobilier. Ce qui explique que des départements comme l’Aveyron, la Corse du Sud et même la Meuse, pourtant peu dynamiques sur le plan économique, voient le prix des maisons progresser depuis le début de l’année.
7 à 8 % des acheteurs à Paris sont des étrangers
Pour Me Bazaille, “les taux d’intérêt des emprunts immobiliers qui continuent d’être bas, contrairement à ce qui était prévu, permettent également de devenir propriétaire avec une mensualité de remboursement équivalente au niveau d’un loyer”. Le nombre de transactions dans l’ancien devrait ainsi remonter en 2010 à un peu moins de 700.000, pronostique Me Bazaille, même si ce total restera en dessous des années fastueuses, de 2000 à 2007, où il a toujours évolué au dessus de 800.000. “La faiblesse de l’euro conduit également les étrangers à investir de nouveau dans la capitale”, indique Richard Tzipine, directeur général des agences Barnes, spécialisées dans l’immobilier de luxe.
“Dans le coeur de Paris, on voit de nouveau des Américains alors que les Italiens et les Russes sont toujours très présents, ce qui explique que 7 à 8 % des acheteurs dans la Ville Lumière sont des étrangers”, indique Me Christian Lefebvre, président de la Chambre des notaires d’Ile-de-France. Autre phénomène : les seniors de plus de 60 ans “vendent leurs biens immobiliers, souvent les économies de toute une vie, dans les grandes métropoles pour vivre mieux dans des petites villes ou à la campagne”, explique Laurent Vimont, président de Century 21, réseau d’agences immobilières.
Pour M. Vimont “cette population dispose d’un apport personnel important, qui lui permet de mieux de se loger, ce qui contribue mécaniquement à la hausse des prix car ils sont peu enclins à négocier”. La ville de Nice, sur la Riviera française, est un bon exemple de cette mutation sociologique. Le pourcentage des acquéreurs d’une résidence principale, qui était seulement de 52 % du total en 1998, a grimpé à 72 % au détriment de ceux qui achetaient une résidence secondaire. Effet de balancier, la population des propriétaires à Paris rajeunit avec, depuis deux ans, une baisse de 20 % des acheteurs ayant dépassé 70 ans, constate M. Vimont.
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Dans le port de Tanger, il y a des marins qui pleurent, et des commerçants aussi…
16.8.2010 par admin.

2010 sera pour plusieurs raisons différente des autres années en ce qui concerne les entrées des MRE et des visiteurs annuels.
Entre crise, baisse du pouvoir d’achat en Europe et en France, manque de perspectives pour les lendemains, mais aussi Ramadan cette année qui commence en pleine saison en août, mais aussi nouveau port de Tanger qui, par ses normes sécuritaires internationales, ne répond plus à tous avec autant de facilité qu’avant, voilà de quoi multiplier les analyses possibles pour justifier les chiffres annoncés officiellement par les services des douanes. Moins 66% d’entrées début juillet ou moins 71% de véhicules, la basse saison serait sur 12 mois cette année.
Les petits emplois qui gravitaient hier autour du port et dans le port même autour des arrivants déchantent cette année, une époque faste qui se termine pour beaucoup de petits intermédiaires, parfois utiles comme parfois pénibles ou problématiques pour des étrangers, une situation souvent incompréhensible pour nombre d’Européens dans un endroit douanier sécuritaire et contrôlé. La porte de l’Europe en Afrique s’internationalise désormais, ce qui facilitera le service pour tous certainement. Mais 2010 ne touche pas que les chiffres du Maroc mais l’international aussi…
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Tanger-ville Y a-t-il une vie après le port ?
Le port historique de la ville affiche depuis juin dernier des résultats en berne même s’il garde encore la quasi-totalité des liaisons maritimes avec l’Europe. Cette baisse de régime impacte également des commerces et des activités très liés à l’activité du port.

«Pendant l’été d’une manière générale et durant le mois de juillet en particulier, l’activité du port de Tangerville atteignait son summum. Cette année, la haute saison s’est transformée en une basse saison». C’est ainsi que ce responsable décrit la situation du port qui affiche des résultats en baisse depuis le début de l’opération transit des MRE (Marocains résidant à l’étranger). Les chiffres parlent d’eux mêmes. Du 5 juin au 15 juillet 2010, le port a enregistré 120.657 rentrées toutes catégories confondues de passagers (MRE, touristes étrangers…) et 96.605 sorties, soit des baisses respectives de -66% et -13%. Concernant la partie voiture, 29.408 unités ont effectué leurs entrées par le port de Tangerville, contre 25.343 véhicules sortis. Autrement, les entrées et les sorties de véhicules ont accusé respectivement des baisses de l’ordre de -71% et -10%. Dans la catégorie des autocars, la baisse a été moins importante. Pour la même période, 87 autocars ont effectué leurs entrées contre 73 sorties.Les statistiques montrent tout de même que les sorties n’ont pas beaucoup reculé. Du moins, pas à la même cadence des sorties. En effet, de nombreux passagers, spécialement des touristes marocains qui passent leurs vacances au Sud de l’Espagne continuent toujours de transiter par Tangerville. «Je pense qu’il s’agit plutôt d’une question d’habitudes. Depuis des années, les gens se sont habitués à quitter le territoire par ce port.Les choses changeront dès que le” bouche à oreille”sur les avantages du nouveau port Tangermed passagers commencera à faire son effet», explique ce fonctionnaire à Tangerville. Les temps ont donc changé depuis l’entrée en service du nouveau port dont les équipements et les infrastructures sont alignés sur les standards internationaux. Une raison suffisante pour que plus de 223.000 personnes fassent leurs entrées par Tangermed passagers, soit une hausse de 30% par rapport à l’année dernière. Avec la seule liaison maritime avec Algésiras (pas moins de quarante arrivées et départs dans les deux sens et la possibilité d’accueillir jusqu’à quatre bateaux par heure), Tangermed passagers brasse un pourcentage important du trafic après quelques semaines de son entrée en service. D’autres entrées maritimes affichent donc des résultats au négatif notamment Sebta.Mais c’est le port de Tangerville qui semble le plus impacté même s’il garde des liaisons avec Tarifa et Barcelone ainsi que les longs courriers avec Gênes en Italie et Sète en France. Certains commerces aux alentours du port (Snack, restaurant ou même de simples épiciers), qui tablaient essentiellement sur la saison du retour des MRE pour augmenter leurs chiffres d’affaires, ont vu leurs revenus fondre cet été. «Disons qu’il y avait une moyenne de 10.000 passagers qui rentraient chaque jour. Imaginons que chacun achète une bouteille d’eau ou simplement un pot de yaourt. Faites le calcul et vous verrez combien les commerçants pouvaient gagner durant l’été. Le résultat que vous allez obtenir vous aidera à calculer l’impact sur les revenus », explique ce restaurateur. Parmi les métiers qui ont été le plus touchés, on trouve les écrivains publics. Payés dans certains cas en devise, ces derniers gagnaient beaucoup d’argent à l’occasion de chaque été.
Ahmed est l’un des ces écrivains qui constituent en quelque sorte un trait d’union entre leurs clients, en majorité des MRE, et les administrations publiques notamment la douane. «Notre métier consistait à aider les clients à remplir des documents, notamment la fiche verte de la douane. Les immigrants vivant à l’étranger n’ont pas l’habitude de remplir ces documents. Ils faisaient automatiquement appel à nous. En période de pic, il m’arrivait de recevoir quotidiennement des dizaines voire des centaines de clients qui me payaient dans certains cas en Euro.
C’est le bon vieux temps», se remémore Ahmed, sur une note nostalgique. Aujourd’hui, les choses ont complètement changé pour les écrivains publics du port qui reçoivent à peine quelques clients par jour. Une baisse d’activité qui a même poussé certains à ranger leurs stylos et changer de boulot. L’impact sur ces petits boulots ainsi que sur l’activité générale du port a poussé les responsables à trouver une solution. C’est dans cette optique que le projet de reconversion du port en un port de plaisance. Selon une source bien renseignée, des accords ont déjà été trouvés avec les porteurs et autres travailleurs journaliers en attendant les grands travaux qui commenceront dès la finalisation de la phase des études.
C’est à partir du mois d’octobre que toutes les liaisons maritimes avec le nord de la Méditerranée seront shiftées vers le port de Tangermed passagers. En effet, un accord a été passé entre les responsables marocains et espagnols pour adopter une démarche basée sur la progressivité. Selon cet accord, la flotte des deux rives ne change pas avant le mois d’octobre. Ainsi, Tangermed passagers compte actuellement et depuis son entrée en service, une seule liaison avec le port d’Algésiras. Les autres destinations maritimes sont toujours traitées au port de Tangerville. Il s’agit notamment de Sète, Barcelone, Tarifa et Gênes.
Cependant, les responsables au nouveau port affirment qu’ils reçoivent déjà des demandes de la part des armateurs pour la création de nouvelles liaisons notamment avec Valence et Cadix. A noter qu’une nouvelle desserte réservée pour les camions TIR avec cette ville espagnole sera lancée.
Par Mohamed Badrane | LE MATIN
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Economie et Maroc. Etat des lieux d’après crise ou crise de conscience ?
11.8.2010 par admin.
Quand la forêt brûle dans le monde, même une île déserte isolée en pleine mer ressent au moins un degré de différence à un moment. C’est l’effet papillon. Même si l’on feint de l’ignorer, les conséquences arrivent, plus ou moins problématiques. Le Maroc s’en sort mieux dans le monde côté crise, une bonne chose, mais l’échauffement des autres est néanmoins ressenti désormais.

Comme le dit l’article en conclusion ci-dessous… “Et si la crise économique mondiale avait comme impact « majeur » la mise à nue de la structure socio-économique ?” au Maroc …
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Maroc : La crise menace-t-elle les digues de l’économie nationale ?
L’impact de la crise économique mondiale commence à se faire sentir au Maroc alors que des acteurs institutionnels, le personnel politique ou encore certains « faiseurs d’opinions » ont déclaré, à maintes reprises, que « la crise n’a pas touché le Maroc car notre système financier n’est pas suffisamment arrimé à celui des grandes places financières et que notre croissance est tirée principalement par la consommation intérieure ». Donc, et selon eux, pas de risque sismique à l’ordre du jour.Cependant, la réalité semble toute autre. Si tout ne peut être imputé à la crise économique internationale, il n’en reste pas moins que des problématiques d’ordre structurel sont en phase d’émergence au sein du périmètre national. C’est le cas du secteur financier.
En effet, la Banque du Maroc injecte depuis plusieurs semaines près de 11 milliards de dirhams dans le circuit bancaire - au taux directeur de 3,25 % - afin de fluidifier le marché des liquidités, mis à mal depuis quelques mois (le manque de liquidités serait de plus de 20 milliards de dirhams).Les raisons ? Baisse des privatisations (qui étaient à l’origine de la surliquidité), forte croissance des crédits, faible épargne, chute des Investissements directs étrangers (- 46 % en 2009), fléchissement des transferts en devises des MRE qui représentent une part importante des ressources des banques, soit plus de 28 % des dépôts à terme (comptes rémunérés).
Il faut savoir qu’en fin mars 2010, les dépôts à terme des MRE se sont établis à 43,5 milliards de dirhams sur un volume total de 155 milliards de dirhams. C’est dire l’importance des transferts en devises des MRE pour les institutions bancaires et, en conséquence, pour le financement de l’économie nationale.
En ce qui concerne la démocratisation des crédits, la Banque du Maroc a décidé d’interpeller les banques pour plus de vigilance. En effet, à ce jour, les crédits accordés par les banques sont supérieurs aux ressources. Ce qui explique, entre autres, les tensions sur le marché des liquidités bancaires.Pour faire face à cette situation, la Banque du Maroc demande aux banques d’encourager l’épargne et de booster la bancarisation des populations. Population cible ? Les catégories les plus vulnérables. L’objectif est d’atteindre 50 % de bancarisation d’ici fin 2010. Aujourd’hui, le niveau de bancarisation se situe autour de 40 %, si on y intègre la Poste, récemment «reconvertie» en banque postale sur la base du modèle français.Autre problématique à gérer, et elle est de taille, la situation financière de la Caisse de Compensation.
Tous les voyants sont au rouge : le déficit a dépassé les 11 milliards de dirhams et l’année n’est pas finie. Il reste encore un semestre. Pour rappel, la Loi de Finances 2010 avait tablé sur un baril de pétrole à 70 dollars (aujourd’hui à environ 86 dollars) et une enveloppe de 14 milliards de dirhams avait été dégagée. Il se murmure que le déficit de la Caisse de Compensation pourrait s’établir à près de 24 milliards de dirhams, en fin 2010.
Du côté du gouvernement, on ne cesse de taper en touche pour gagner du temps car l’équation n’est pas simple. Comment faire pour que l’Etat continue à subventionner les produits de première nécessité (sucre, huile, gaz) alors que les finances publiques ne sont pas au beau fixe ? De plus, outre la pression financière, il doit gérer celle exercée par l’Union européenne (UE) qui exige une réforme profonde de la Caisse de Compensation voire sa disparition par la mise en place d’une «Caisse» (voire un Fonds), destiné à soutenir les populations les plus démunies. Ceci au nom de l’équité et de la solidarité.
Du coup, on peut s’interroger sur les effets directs et indirects de la crise internationale sur l’économie nationale.Et si la crise économique mondiale avait comme impact « majeur » la mise à nue de la structure socio-économique ?
Rachid Hallaouy Yabiladi.com
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Aérien au Maroc. Low cost ou vols au-dessus d’un tourisme de masse. Et “si l’économie était à revoir” ?
7.8.2010 par admin.

Low cost, un terme qui devient habituel en cette économie mondialement malade. Si ce terme est issu notamment du secteur aérien depuis plus d’une décennie, ce n’est pas la mode qui aurait étendu cette vision de prix et de services moins chers, pour ne pas dire au prix réel, que chacun attendait… La crise est-elle par les prix ou les prix seront-ils demain plus honnêtes et plus calculés, sans trop d’intermédiaires désormais, afin de relancer toute l’économie ? La loi de l’offre et de la demande sera-t-elle enfin régulée par une offre plus abondante que par les demandes, afin de répondre à cette inextricable synergie économique, financière, spéculative surtout ?

Faudra-t-il au Maroc comme partout ailleurs désormais revoir toutes les classifications des services, des rapports qualité-prix présentés qui, par la situation présente, ne renseignent plus les consommateurs au regard du produit et qui interpellent aussi les commerçants divers ?
Vous entrez dans un “5 étoiles” qui vous présente sur catalogue des prix qui relèvent d’une simple pension de famille, vous achetez désormais une voiture neuve guère plus cher qu’une épave trouvée dans les petites annonces, vous pouvez même trouver maintenant des maisons construites au Maroc par des étrangers vendues “au prix réel” des services et des compétences recherchés, (http://legroupement-agadir.com/construire-au-maroc/)
bien loin des prix clés en mains des promoteurs qui pour certains persistent encore.

La question de fond n’est peut-être pas la crise, mais éventuellement la correction et l’éthique qui, grâce à la situation actuelle, redeviendraient la normalité. Le low cost n’est-il pas en fin de compte, non pas une concurrence, mais la réalité de nos échanges plus transparents pour un lendemain déjà présent ? Une situation qui imposera enfin à certains commerçants de devoir se remettre en cause, et de jouer la vraie concurrence des prix au regard de la vraie qualité, pour le bien des acheteurs, enfin…
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Le low-cost s’impose au Maroc
Les vols à bas coût ont le vent en poupe. Dans le royaume chérifien, les compagnies low cost accaparent aujourd’hui 35 % des vols (5 % de plus que l’an dernier) et grignotent du terrain. Première d’entre elles, Ryanair a doublé ses vols marocains, avec 123 fréquences hebdomadaires. La compagnie irlandaise – qui pourrait devenir en 2010 le premier transporteur aérien au monde en nombre de passagers (66 millions) en passant devant Air France-KLM – cible notamment les touristes européens à destination d’Agadir et de Marrakech.Viennent ensuite la britannique EasyJet (89 fréquences, + 25 % en un an), sur le même créneau de clientèle, puis la marocaine Jet4you (86 fréquences, + 62 %), qui opère depuis huit aéroports du royaume, et enfin l’émiratie Air Arabia (+ 13 %), lancée en 2009, qui a installé un hub à Casablanca et qui séduit les Marocains de l’étranger.
Ces compagnies ont profité de la libéralisation du marché aérien en 2004 puis de l’accord « Open Sky » signé avec l’Union européenne fin 2006, qui a simplifié l’ouverture de lignes entre le royaume et l’Europe. « En 2004, il y avait 22 transporteurs aériens dans le pays, ils sont 44 aujourd’hui, dont 18 low-cost », se félicite Hamid Zhar, directeur du transport aérien, pour qui le dynamisme de ces compagnies favorise le tourisme et les déplacements des Marocains de l’étranger vers le pays.
La Royal Air Maroc (RAM) a souffert de cette offensive, mais a réussi, en adaptant ses prix, à conserver 50 % du marché. Tentée elle aussi par le low-cost, elle a créé en 2004 Atlas Blue, mais n’a pas réussi à lui appliquer ce modèle économique : handicapée par un parc d’avions hétéroclite et un système de réservation sur internet obsolète, la filiale n’a jamais réussi à percer. La RAM n’a pourtant pas renoncé à tirer son épingle du jeu: le 8 juillet, elle a annoncé son intention d’acquérir 66 % de Jet4you, propriété du tour-opérateur allemand TUI depuis 2008.
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