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Archive de la catégorie Commerce

Crise des investisseurs étrangers ou crise des fournisseurs marocains ?

Nous abordions hier le sujet de la crise, vu du côté des investisseurs étrangers : qu’en est-il du côté des entreprises marocaines ? Les PME plus importantes qui oeuvrent directement sur des marchés à l’exportation pour de gros clients étrangers sont certes plus sensibles à cette crise mondiale, mais il semble aussi que des indicateurs locaux jouent une part non négligeable dans la problématique de crise afin de répondre aux attentes, qui seront plus exigeantes désormais, des demandeurs étrangers.  

….”Concurrence déloyale, accessibilité au crédit, RH, aggravation des secteurs d’activités”….

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Photo: http://entreprises.pwc.fr/PME–Diriger-en-temps-de-crise_439.html 

Voilà déjà des points propres localement qui sont un poids prioritaire à voir et à régler pour les temps à venir. La crise, comme nous le disions hier, aura été un révélateur pour de nombreux secteurs ou sur des prises de conscience plus ou moins forcées, à voir maintenant la photo finale et ses couleurs, et si le ciel y sera plus radieux… —————————

 http://www.lanouvelletribune.com/CGEM_Sondage_IFOP_Plus_de_400_patrons_sond_s_et_peu_optimistes.html CGEM /

Sondage IFOP : Plus de 400 patrons sondés et peu optimistes … 

Auteur : Rachid Hallaouy 

C’est à la demande de la Confédération générale des entreprises du Maroc (CGEM) que l’institut de sondage IFOP mène une série d’enquêtes qualitatives sur l’environnement économique national sur fond de crise économique internationale. Il faut savoir qu’au niveau de la méthodologie, l’IFOP a opéré par le biais du téléphone auprès d’un échantillonnage de 402 dirigeants de PME (10 à 500 salariés) sur la période de juin 2009 à octobre 2009. Si les travaux des «sondeurs» sont (toujours) en cours, il n’en reste pas moins que des premiers résultats sont tombés. Tout d’abord, qu’en est-il du moral des patrons par rapport à la crise actuelle ? En juin 2009, 10 % de dirigeants de PME oeuvrant dans le secteur du textile se montraient très pessimistes quant à l’avenir du secteur contre 8 % en octobre 2009. 50 % d’entre eux se déclaraient «assez pessimistes» en juin 2009 contre 51% en octobre 2009. 18 % des sondés se sont montrés «assez optimiste» en juin 2009 et 22 % en octobre de la même année. Sur la période de septembre 2009 – sur la base d’une enquête similaire pilotée par l’IFOP -  les opérateurs économiques français ont été amenés à se prononcer. 9 % ont déclaré être «très pessimiste», 63 % «assez pessimiste», 20 % «assez optimiste» et 7 % «très optimiste». On peut donc lire que le ressenti et la perception des entrepreneurs marocains et français sont quasi identiques. Deuxième question adressé au patronat, «en prenant en considération le contexte économique actuel, que diriez-vous sur le climat des affaires ?». En octobre 2009, ils étaient 83 % à se déclarer optimistes et 16 % à exprimer leur pessimisme. Une tendance similaire en juin 2009 (84 % d’optimistes et 16 % de pessimistes). Pour informations, en mars 2009, 76 % des sondés ont exprimé leur optimisme contre 23 % d’entrepreneurs qui ont manifesté leur pessimisme.  

Troisième interrogation des sondeurs, «parmi les menaces suivantes, laquelle craignez-vous le plus pour votre entreprise ?». 35 % des sondés, principalement des secteurs BTP et du Transport, dénonçaient la concurrence déloyale en octobre 2009 (27 %  en juin 2009 et 31 % en mars 2009).  Concurrence déloyale, accessibilité au crédit, RH, aggravation des secteurs d’activités,… 

Pour ce qui est de la menace d’une aggravation de la crise, 18 % ont exprimé leur crainte en octobre 2009 (27 % en juin 2009 et 27 % en mars 2009), 16 % des sondés ont craint une baisse des commandes (30 % dans le textile) alors qu’ils étaient 19 % en juin 2009 et 15 % en mars 2009. Sur un volet purement financier et les difficultés de financement et le resserrement des crédits, 10 % des sondés ont manifesté leur inquiétude contre 12 % en juin 2009 et 9 % en mars 2009. Du côté des ressources humaines et la difficulté à recruter du personnel formé et qualifié, 10 % des entrepreneurs ont déclaré avoir des difficultés pour embaucher (9 % en juin 2009 et 11 % en mars 2009). Quand à la crainte de voir une aggravation des difficultés dans les secteurs d’activités, 9 % se montrent inquiets en octobre 2009 contre 4 % de sondés en juin 2009 et 5 % en mars 2009.  A la lecture de ces premiers résultats, Mohamed Hourani, président de l’institution patronale, se montre optimiste. «En ce début d’année 2010, le Maroc doit poursuivre avec vigueur et confiance sa stratégie de développement économique et social. Nous sommes ravis de constater, à travers le baromètre CGEM,  l’optimisme et l’inquiétude exprimés par nos entrepreneurs. Cette perception de la conjoncture en pleine période de crise est l’expression d’une attitude à la fois de confiance et de vigilance. Un profil idéal pour affronter la crise et saisir ses opportunités. Il faut continuer à oser et à innover pour hisser notre pays au rang des champions mondiaux de la croissance économique et sociale», indique Mohamed Hourani.

Maroc ou banlieue industrielle de l’Europe ? Quel score équitable pour demain ?

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Les affaires s’inscrivent dans une vision économique et financière, mais pour les états elles s’inscrivent aussi dans une stratégie interne de développement. Le Maroc en est un exemple depuis plus de dix ans, par les transformations engendrées qui n’échappent à personne. La position géographique du Maroc, comme porte de l’Europe dans un sens et porte vers l’Afrique dans l’autre est un atout de changement, mais si l’un recherche de nouveaux marchés pour son bouquet de fleurs bleues et jaunes, l’unique rose rouge et verte pourra-t-elle faire face seule et s’imposer demain dans des décisions diplomatiques à finalité économique ? L’Europe permet au Maroc de répondre à des impératifs présents pour assurer l’emploi de masse par exemple en jouant le rôle de sous-traitant, mais quel est ou quel sera le prix pour le pays dans quelques années ? Les pays pourvoyeurs de main-d’œuvre bon marché par rapport aux salaires européens maîtrisent-ils quoi à long terme, quand, en quelques années, une usine peut se délocaliser ou quand maintenant les clients n’ont qu’à se retourner vers d’autres fournisseurs sans bouger de leur bureau ?

Les pays qui se développent seront-ils demain les banlieues industrielles de l’occident ?

A quand une vision industrielle personnelle de développement qui fera de l’économie du pays une valeur marocaine ? La DACIA, petite voiture de base du peuple ne signifie pas encore “Volkswagen” ou voiture nationale du peuple. A quand la “MACIAS” qui envahirait le marché du pays et de l’Europe ensuite, comme la TATA de l’Inde qui arrive ?

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L’investissement des particuliers jusqu’aux plus gros actionnaires marocains ne viserait que l’immobilier et l’acte d’achat et de revente de biens, ne ciblant qu’une plus-value personnelle à très court terme. Alors n’y aurait-il pas des ingénieurs au Maroc qui attendraient des aides et une volonté en ce sens pour servir en finalité leur pays ? La mondialisation se limiterait-elle à dépendre des autres, ou de savoir prendre l’exemple et le savoir des autres, pour montrer à un moment que l’on sait faire aussi bien que les autres chez soi ?

Certes il y a beaucoup de choses à faire dans un pays en plein développement, mais ne faut-il pas parfois prendre un peu de recul, avant, pour rester maître dans son système, sa culture, ses valeurs, après ?

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http://www.usinenouvelle.com/article/l-europe-peut-gagner-en-competitivite-grace-au-maroc.N125380

“L’Europe peut gagner en compétitivité grâce au Maroc”

A l’occasion de la seconde édition du salon AeroExpo de Marrakech, Ahmed Reda Chami, le ministre marocain de l’Industrie, du Commerce et des Nouvelles Technologies explique les ambitions de son pays dans le secteur aéronautique et dévoile son dispositif pour accélérer l’implantation d’entreprises européennes au Maroc.

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Usinouvelle.com : Le Maroc et l’Europe ont selon vous tout intérêt à renforcer leurs liens industriels. Pourquoi ?


Ahmed Reda Chami : 
Il suffit de s’inspirer de ce qui se passe entre les Etats-Unis et le Mexique. Le Mexique sert de plate-forme industrielle aux Etats-Unis et cette collaboration donne plus de compétitivité à l’ensemble. De même, l’Europe peut gagner en compétitivité grâce au Maroc. De par sa position géographique stratégique, le Maroc est un pont entre l’Europe et l’Afrique. Nous offrons aussi un environnement favorable pour accompagner les entreprises : notre processus démocratique est maintenant largement engagé et notre environnement juridique protège les investissements industriels. Notre bonne santé économique est également un atout. L’an dernier, le Maroc a enregistré un excédent budgétaire et le pays devrait connaître une croissance globale supérieure à 4% cette année.Alors que le salon AeroExpo tient sa seconde édition, comment se porte l’industrie marocaine aéronautique?
Ces dernières années, le secteur aéronautique avait cru de 25% par an. Avec la crise, la croissance n’a été que de 10% l’an dernier et devrait être nulle en 2010. Nous tablons sur une reprise à partir de 2011. Le tissu industriel n’a cessé de s’étoffer. 80% des entreprises qui sont installées sont arrivées depuis 2000. L’aéronautique fait partie des sept secteurs industriels identifiés par le Maroc comme stratégique. Ce secteur emploie 7000 personnes pour un chiffre d’affaires réalisé à l’export de 700 millions d’euros. Notre objectif est de créer 15 000 postes supplémentaires entre 2009 et 2015.
Quels sont les segments d’activité ciblés par le Maroc?
Toutes les productions n’ont pas vocation à être sous-traitées. Les entreprises sous-traiteront en fonction du faible caractère stratégique de leur production et du potentiel de réduction des coûts lié à une production en pays low-cost. A partir de là, nous développons donc notre offre de sous-traitance en fonction de nos points forts : proximité géographique et culturelle, coût de la main d’œuvre… Ainsi, nous nous positionnons fortement sur la fabrication de pièces composites. Leur process de fabrication rappelle ceux du tissage, et la main d’œuvre compte jusqu’à 45 % dans la structure de coût. Le câblage est aussi un axe fort de développement : 70 % du câblage de l’A350 (le futur avion d’Airbus) sera réalisé au Maroc. Comme filières et métiers stratégiques, nous avons également identifié la maintenance, l’usinage et l’assemblage de pièces de moteurs…

Les coûts de mains d’œuvre font-ils la différence ?
Globalement, uns sous-traitance au Maroc peut apporter un gain en compétitivité de l’ordre de 30 %. Cela tient pour beaucoup au coût de la main d’œuvre (le Smic au Maroc est de 170 euros pour 44 heures hebdomadaires, ndlr). Une de nos simulations montre qu’une entreprise de 480 personnes du Sud de l’Europe qui s’installerait au Maroc verrait sa masse salariale charges comprises, passer de 30,6 millions d’euros à 12,6 millions d’euros par an. En prenant en compte les exonérations fiscales et les coûts logistiques, l’économie annuelle atteint 19,5 millions d’euros.

Toutefois, la recherche d’un personnel compétent reste problématique…
Nous accélérons fortement notre plan de formation pour résoudre cette demande des entreprises. D’une part, en finançant une partie de la formation des employés, que ce soit de la formation initiale ou continue. Cela peut représenter 1 400 euros pour un opérateur et 3 600 euros pour un cadre. D’autre part, nous inaugurons l’institut des métiers de l’aéronautique qui aura une capacité de former 800 personnes par an. L’Etat le financera, les industriels piloteront son fonctionnement.

Quelles sont vos dernières initiatives pour séduire les industriels ?
Le port de Tanger Méditerranée est un atout. Ses capacités de transport vont passer de 3 millions de containers à 8 millions d’ici 2012. Un industriel peut charger les pièces dans les camions vendredi soir, et dès lundi matin, elles seront dans la chaîne de production. Enfin, nous proposons une fiscalité avantageuse. Les entreprises qui s’installent au Maroc ne paieront pas d’impôts les cinq premières années.

Propos recueillis par Hassan Meddah

Souk classique du Maroc ou hypermarché ? Le prix d’une culture ou le prix d’une autre dans son panier ?

Prix, taxes, distribution, qualité, image, marketing, publicité, stratégie commerciale … La balance n’indique plus la vérité …

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2010 commence avec les prix, mais les années précédentes étant basées sur l’économique, nous n’allions pas pouvoir commencer par autre chose. Non, l’immobilier n’est pas en cause ce jour, secteur récurrent dans la presse et qui sera certainement de retour, les conséquences de la crise ne s’arrêtent pas avec des cotillons et des confettis. 

L’assiette est au menu de ce jour ou plutôt son contenu. 2010 sera l’ouverture de certaines barrières économiques protectionnistes dans les échanges nord-sud ou UE-Maroc, que nous avons déjà évoqués l’année dernière dans divers sujets.  Des taxes baissent aux frontières, le Maroc exporte ses denrées agricoles non travaillées, mais laissera désormais entrer de plus en plus de produits de consommation alimentaire transformés venant de l’UE, un échange ou des accords qui, comme pour les agriculteurs français, ne seront pas accueillis en grande pompe par les distributeurs au Maroc. Si le prix est de plus en plus un facteur de concurrence, la qualité est aussi le vecteur des achats attendu par tous et par les Marocains, un point qui serait plus à craindre localement par les professionnels. Vendre des produits de base appelés MDD (marque de distributeur) au Maroc est un gage pour attirer la clientèle locale dans cette nouvelle manière de faire ses courses sur le modèle occidental, bien que le panier moyen de la ménagère aux caisses ne se fasse pas encore pour la majorité par un caddie moyen, où seuls quelques-uns peuvent se le remplir ainsi que la clientèle étrangère, quoique cette dernière apprécie le retour au marché traditionnel local. 

Si 2010 changera les prix de quelques produits de base, au regard de certains produits importés où la question du prix final n’est pas de la seule responsabilité des droits de douanes, ou quand certains produits recherchés par des étrangers se paient jusque 500% de plus en rayon par rapport à l’Europe, il reste de “la marge” question révision du sujet pour la grande distribution.

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Mais dans un pays où l’on vient chercher la tomate moins chère, il faut aussi faire comme les Marocains et savoir faire ses courses avec plus de raison. Le panier du souk avec tous ses produits de base ne sera pas rattrapé de sitôt par les grandes surfaces. Le petit vendeur de poulets vivants a encore de beaux jours devant lui ainsi que les milliers de petits épiciers pas plus chers que les mastodontes de la distribution. Petits commerces qui ensemble font travailler des millions de gens et donc de familles pour rappel au Maroc. Du panier au caddie, il n’y a toujours pas photo pour les départager, sans parler de l’échange humain que beaucoup d’étrangers sont heureux de retrouver en quittant les hypermarchés froids et stressants d’Europe … qui ont tué tout un secteur humain et qui domine maintenant les producteurs. 

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http://www.telquel-online.com/361/actu_economie1_361.shtml 

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Conso. Petits prix, grands distributeurs

Crise oblige, les maîtres de la distribution se plient au diktat du discount. Chacun mitonne son plan pour grignoter des parts dans le grand marché de la distribution. Explications. 

 Le prix est un critère de plus
en plus déterminant dans
l’acte d’achat. (AFP)

Depuis 3 ans, des produits chichement packagés ont fait leur apparition sur les étals de Marjane. Ce géant marocain de la distribution met à la disposition de ses clients une gamme de produits moins attractifs mais nettement moins chers que ceux proposés par les grandes marques. “Nous disposons de 200 produits économiques référencés”, indique 

Nisrine Sebti du département marketing de Marjane. Charcuterie, boissons, détergents, pâtes… le discount ratisse large et couvre une bonne partie des produits disponibles dans les grandes surfaces. Le rayon alimentaire reste le roi des denrées à bas prix, et offre une grande panoplie de produits low-cost. Ces produits économiques, destinés aux petites bourses, sont jusqu’à 20% moins chers que les produits proposés par les grandes marques.

 Qualité douteuse?
Si le concept en est encore à ses débuts sous nos latitudes, il a fait ses preuves ailleurs, en France notamment, sous l’appellation “produits blancs”. “En Europe, explique Hassan Bernoun, fin connaisseur du secteur de la distribution. Ces produits ont d’abord essuyé un revers car ils étaient de qualité douteuse”. Mais depuis, les distributeurs européens ont revisité le concept et remis sur les étalages une version plus élaborée du produit, appelée “MDD”, pour marques de distributeurs. Les seigneurs de la distribution, comme Carrefour ou Casino, ont ainsi conçu pour le marché européen des produits portant leur griffe. “Ce marché atteint aujourd’hui 25% du volume des produits commercialisés dans les hypermarchés européens”, ajoute Hassan Bernoun. Ces articles ne nécessitent aucun investissement publicitaire, ce qui explique leur prix plus compétitif que les produits de marque.
Un bémol cependant : seuls les géants du marché de la distribution peuvent se permettre ce grand luxe, car tous ne disposent pas d’une grande centrale d’achat leur permettant d’amortir les coûts et de disposer d’un stock important. Ceci est aussi valable pour les distributeurs marocains comme Marjane, qui commande à ses fournisseurs des produits à faible coût, que la filiale de l’ONA écoule dans ses GMS. “L’intérêt pour le fournisseur est de pouvoir produire sans payer les droits de coopération commerciale (Ndlr, une taxe payée par le fournisseur pour que sa marque soit référencée sur les rayons) imposés par le distributeur”, précise Hassan Bernoun.Un marché en gestation
Le risque cependant est que les produits discount rebutent les consommateurs par leur emballage mal soigné. Au Maroc, les grandes enseignes (comme Marjane) n’engagent pas leur nom. “Le distributeur ne s’approprie pas ces produits, il se contente de les baptiser ‘produits économiques’, sans autre mention de l’origine du produit”, nous explique-t-on. Un moyen de se mettre à l’abri en cas de défaillance de la marchandise ? Hassan Bernoun va plus loin?: selon lui, les distributeurs ne disposent pas de laboratoires comme leurs homologues français, pour s’assurer de la qualité des produits.
Si, en France par exemple, les MDD sont vendus à des prix bradés, au Maroc, certaines grandes surfaces les commercialisent au prix fort. C’est le cas par exemple de Label’Vie et Franprix qui commercialisent des produits Carrefour et Leaderprice qui n’ont plus grand-chose à voir avec le discount. “Les MDD européens sont relativement chers au Maroc à cause des taxes douanières. Nous sommes imposés à hauteur de 60%. Avec le démantèlement tarifaire en 2010, nous espérons être plus compétitifs que les fournisseurs locaux puisque nos prix chuteront d’environ 15%”, souligne Nicolas Friess, directeur adjoint du pôle Maroc de Franprix-Leaderprice. En revanche, la qualité de ces produits serait irréprochable, assure ce distributeur. “Nos MDD sont conçus par des leaders du marché. A titre d’exemple, les fromages Leaderprice sont fabriqués par un fromager de grande renommée, lequel nous garantit la même qualité que celle appliquée à sa propre production”, ajoute-t-il.

Nouveaux entrants
Avec la levée des barrières douanières, les marques en provenance d’Europe arroseront le marché local et risquent de coiffer sur le poteau les produits nationaux. Mais la riposte se prépare. La chaîne Asswak Assalam, branche distribution du groupe Ynna et propriété de Miloud Chaabi, a l’intention de dupliquer le modèle français en matière de produits hard discount. “Ce ne seront pas des produits de substitution que nous proposerons mais des produits complémentaires, à l’image de ce qui se passe ailleurs”, confie Kamal Hitmi, directeur général d’Asswak Assalam. Si le groupe de Miloud Chaabi tâte encore le terrain, son concurrent Label’Vie l’a déjà balisé. “Nous menons une réflexion depuis 10 mois pour offrir à notre clientèle des produits estampillés Label’Vie”, indique Rachid Hadni, son directeur général.

Ce supermarché proposera prochainement, sous l’œil vigilant de Carrefour, son nouveau partenaire, de nouveaux produits concoctés par ses fournisseurs. Pas moins de 500 références sont attendues dans les rayons Label’Vie. Le distributeur, qui a toujours pris des airs élitistes, est-il en passe de revoir son positionnement suite à la crise? “Non, c’est une évolution naturelle, assure son directeur général. D’ailleurs nous avons toujours proposé les prix les plus compétitifs”, soutient-il sans ciller. Le groupe de Zouheir Bennani ne fait pas les choses à moitié. “Nous avons élaboré un cahier des charges que nos fournisseurs sont obligés de respecter. Ces produits représenteront 10 à 15% de notre volume global et seront 20% moins chers”, affirme Rachid Hadni. Pour le plus grand bonheur de la ménagère ! 

Glossaire. Le discount pour les nulsLes marques de distributeurs.

Les MDD, aussi appelées marques propres ou marques de distribution, sont des produits commercialisés sous le logo d’une enseigne, à l’instar d’Auchan ou Leaderprice. Les caractéristiques du produit sont définies par l’enseigne. Ces produits sont exclusivement commercialisés chez le distributeur qui en assure la vente au détail.


Produits de marque. Ces produits sont fabriqués par les grands producteurs, disponibles dans toutes les enseignes et auprès des détaillants. Ils sont relativement plus chers que les MDD car le prix de vente final inclut, entre autres, les investissements publicitaires et la prime de risque.

Produits économiques. Cette appellation n’est pratiquée qu’au Maroc : c’est la version marocaine du hard discount. Il s’agit d’articles bon marché sinon bas de gamme, qui couvrent essentiellement les produits de grande consommation. Leur qualité laisse souvent à désirer.
Hard discount. Il s’agit d’un mode de distribution en moyenne surface basé sur le libre service.
Le hard discount se caractérise également par des prix en dessous de la moyenne du marché, une petite surface de vente généralement très sobre et une gamme de produits restreinte.

La tomate Marocaine/UE serait-elle plus politique que nourricière ?

La “guerre” de la tomate au Maroc est engagée mais la cavalerie arrivera-t-elle à l’heure avec son Plan Vert ? 

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 Nouveau chapitre de la tomate qui, entre Maroc et UE, se retrouve de plus en plus dans les débats à la base des premiers intéressés. L’UE et le Maroc comptent les points et les petits producteurs se dénoncent et se combattent par le verbe, séparés par une mer. Un Plan Vert attendu depuis très longtemps n’est-il pas d’office en retard par ce qui se passe sur le terrain marocain, alors que certains investisseurs européens n’ont pas attendu, eux, que les choses bougent d’en haut pour prévoir avant ce qui se passera ensuite ? 

Qui dominera en fin de compte le secteur demain, si certains ont un train de retard pour ne pas dire chez d’autres un TGV d’avance ? Que ce soit en France ou en Espagne où les uns perdent devant les industriels du secteur, qui y gagnent par cela, ou dans le Souss Massa Draa où les petits ne feraient déjà plus le poids devant ces mêmes industriels mouvants, bref c’est bien le haut par l’UE et le Maroc, entités plus collectives politiquement, qui marquera des points. Mais qui en finalité pour un plus grand lendemain ? L’intérêt du Maroc ou de l’Europe ? Le Maroc est le pays qui reçoit le plus d’euros de l’UE en ce moment, mais est-ce en compensant un secteur social d’un côté par une part de ces aides et subventions que la meilleure solution existerait ? 

A l’heure où de nombreux pays d’Afrique vendent quasiment leurs terres à des pays occidentaux afin que ces derniers puissent venir nourrir leurs nations, en oubliant totalement les problèmes de distance et la facture du CO², bientôt côté en bourse, de quelle indépendance peut-on encore parler pour demain pour des pays qui ne fêtent plus vraiment cette indépendance ? Les uns vendent, les autres achètent, mais qui perd son âme quand la notion de l’homme reste derrière ? 

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http://biladi.be/13644-alors-que-l-ue-veut-donner-une-impulsion-aux-exportations-marocaines-la-tomate-demeure-victime

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 Alors que l’UE veut donner une impulsion aux exportations marocaines : La tomate demeure victime de la surenchère des producteurs français espagnols 

Le nouvel accord d’association Maroc/UE, relatif à la libéralisation du commerce des produits agricoles, signé le 14 décembre à Bruxelles par le ministère de l’Agriculture et de la Pêche maritime et l’Union européenne prévoit l’augmentation des exportations marocaines à hauteur de 67% pour les produits agricoles. Le contingent de tomates à l’export a été de ce fait augmenté de 50 mille tonnes, le contingent additionnel annuel passe à 28 mille tonnes, le concombre a été augmenté de 10 mille tonnes et la courgette de 25 mille tonnes.

La réaction des producteurs des organismes Légumes de France, AOC tomates de France et AOC concombres de France ne s’est pas fait attendre, traitant l’accord Maroc/UE de « …nouvelle trahison » dans un communiqué. « Tomates françaises plus chères que celles importées » ; « la mévente entraîne des destructions de stocks, le prix de vente est inférieur au coût de la production » ; des plaintes pour non-respect des prix et des quotas de tomates marocaines exportées en Europe auraient été déposées par des associations du secteur en France et en Espagne…

C’est une campagne anti-tomate marocaine qui est engagée par les professionnels du secteur des fruits et légumes en France et en Espagne depuis peu. Les producteurs entendent ainsi faire pression sur leurs gouvernements respectifs pour ne pas valider l’accord. Angélique Delahay, présidente de la Fédération nationale des producteurs de légumes FNPL en France en est arrivée à déclarer «…annule(r) sa participation à la conférence internationale « Tomate du Maroc, les défis de demain » » (communiqué Légumes de France), organisée par l’Association des producteurs exportateurs de maraîchage et primeurs du Maroc (ASPEM), le 9 décembre dernier à Agadir.

En réponse à « …cet acte irrévérencieux pour les producteurs maraîchers marocains… », les professionnels du secteur des fruits et légumes du Souss-Massa ont diffusé un communiqué dans lequel ils notent qu’avec la révision à la hausse des quotas des tomates, concombres et courgettes à l’exportation dans le cadre de l’accord Maroc/UE, les quantités restent « …très modestes même dans les produits importants comme la tomate », confie My Ahmed Zahidi, de l’ASPEM et dénonce « la propagande hispano-française (qui) manipule les chiffres ».

Le prétexte de la crise, qui touche aussi le producteur marocain, n’explique pas l’acharnement des lobbys espagnol et français qui maintiennent leur pression pour bloquer les exportations marocaines de tomates. L’accusation d’avoir des frais de personnel plus bas est vite rattrapée en réalité par les frais de transport, beaucoup plus importants engagés par les producteurs exportateurs marocains. Et les professionnels des fruits et légumes de renchérir que si l’on ajoute aux frais de transport, la cherté des produits intrants (engrais, pesticides, matériel de conditionnement…), importés d’Espagne et de France, on remarquera que le prix de revient de la tomate marocaine, très demandée sur les marchés internationaux, une fois arrivée en UE, ne diffère pas trop de celui de sa consoeur française et espagnole.

La tomate marocaine ne concurrence pas la tomate de France qui bénéficie pourtant d’importantes subventions européennes. Le Maroc est le premier exportateur de tomates vers l’UE, suivie de la Turquie et Israël. Pourtant, le volume de tonnage de ses exportations a tout juste atteint les 215.130 tonnes, l’actuelle campagne, soit -30% d’octobre à la mi-décembre par rapport à la même période de la campagne précédente (343 mille tonnes). En comparant les exportations en tomates, courgettes et concombres du Maroc et de l’Espagne de la campagne 2008, les spécialistes notent que les dernières augmentations en ces produits sont très insignifiantes par rapport aux quantités réalisées par les producteurs espagnols à la même période. (Maroc : Tomate : 343.681 tonnes contre 981.583 tonnes en Espagne ; concombre : 3604 tonnes contre 462.924 tonnes en Espagne et courgette : 49.266 tonnes contre 227001 tonnes en Espagne). Les producteurs-exportateurs espagnols ont totalisé l’équivalent de 4.038.243 tonnes d’exportations des principaux légumes en 2008. Pour augmenter ses exportations de tomates vers l’UE, le Maroc exporte sur deux contingents, celui de l’UE à 46.1 euros/100kg et celui de l’OMC dont le prix d’entrée varie selon la période d’exportation entre 52.6 euros du 1er juin au 30 septembre et 112.6 euros en avril.

D’aucuns voient en cette volte-face des maraîchers français et espagnols une opportunité pour faire pression et obtenir des indemnisations du fonds européen. Faut-il rappeler que les producteurs maraîchers marocains sont concurrencés dans leur pays, la libéralisation du secteur agricole semble profiter beaucoup plus aux producteurs étrangers qui pratiquent la culture intensive qui appauvrit les terres, font diminuer davantage les ressources hydriques et écoulent plus facilement leurs productions. Au moment où les producteurs du terroir déposent le bilan, une centaine de producteurs, français et espagnols se sont délocalisés au Souss-Massa, les facilités accordées par l’Etat et une main-d’œuvre bon marché y sont pour quelque chose (coût de production dans les fruits et légumes est de 12 euros/heure en France et de 7 euros/heure en Espagne).  La technique d’investissement en production à l’étranger semble donner beaucoup de satisfaction, puisque le processus se poursuit au Maroc mais aussi en Tunisie et au Sénégal. Facilités fiscales, main-d’œuvre moins chère que dans les pays d’origine, possibilités à l’export sans limites, ne sont-elles pas les meilleures garanties pour une bonne campagne agricole ?

Aussi est-on amené à se demander qui concurrence qui ? La montée au créneau des agriculteurs français est en fait l’onde de choc des échauffourées du mois de février 2009 des agriculteurs espagnols qui s’en sont pris à la tomate marocaine, parce que pratiquant des prix bas et sans respect des quotas. La manigance a pour but de faire pression sur l’UE pour ne pas signer l’accord qui a donné une nouvelle impulsion aux exportations de la tomate marocaine et donc une nouvelle dynamique aux échanges Maroc/UE.   

Le panier de la ménagère prochainement dans l’œil de l’observatoire au Maroc

Une société se développe en fonction de ses besoins. Lesquels et pour quelle société ? A force de mettre des charrues devant les bœufs, peut-on ensuite faire entrer les meilleurs moteurs entre les jougs pour mener à bien des chargements devenus trop lourds pour toutes les  bonnes volontés ? La méthode empirique semble encore trop présente dans les sociétés en développement alors que les exemples ne manquent pas par les autres avant eux, qui ne savent plus se dépêtrer des conséquences accumulées depuis très longtemps. Les moutons de Panurge parlent-ils encore vraiment aux esprits ?

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Dix ans de développement, d’investissements externes, de copié collé sur un modèle occidental mondialisé, pour démarrer des projets de société sachant que les bases élémentaires, de l’éducation aux structures administratives et juridiques, passent seulement après par des rappels forcés de plus en plus indispensables, augure-t-il d’un succès pour autant par les décalages qui peuvent devenir des gouffres par le temps, infranchissables ? Le Maroc se dote d’un observatoire de la consommation, disons de la création pour l’instant d’une nouvelle structure qui prendra déjà quelques années avant de commencer à marcher seule “dans une rentabilité” entendons-nous déjà…, selon les attentes du moment. Bon courage donc à ces acteurs nouveaux qui rejoignent l’histoire. Faut-il dire déjà que l’observation se fait par plus de 30 millions de Marocains chaque jour que Dieu fait, réalité quotidienne reprise dans la presse et dans les propres rapports économiques et statistiques pour avoir conscience des abus tant en qualité qu’en prix ? Que nous diront demain ces organismes divers qui pousseront autour de ce projet mère, si ce n’est de nous rappeler les manques à la base qui justifient leur présence d’observateur ? 

Qui dit modèle de développement économique, matérialiste, consumériste, réclame-t-il vraiment un observatoire alors qu’il suffirait de regarder plus haut les résultats sur tous les plans ? Savoir copier les erreurs des autres n’est-il pas garant de prendre en même temps la suite dans le package ? Faut-il se poser les mêmes questions que les pays du nord pour s’apercevoir que les pays en développement se retrouvent par le même schéma avec les mêmes conséquences ? Faudra-t-il attendre demain pour trouver aussi les réponses toujours au nord devant les conséquences qui arrivent déjà à la vitesse grand V ? La Chine a fait en 20 ans ce que l’Europe économique a réalisé en plus d’un siècle, regardons les conséquences maintenant, pas seulement au niveau des comptes mais au niveau des hommes. Sous réserve de ne pas limiter l’évolution d’une société par les poches. N’est-ce pas l’Europe qui s’occupe déjà à coup de millions d’euros des espaces libres occupés par les conséquences des failles d’hier, tout en s’occupant de l’autre main pour accélérer le productivisme des pays émergents pour ses propres fins, ou sa propre faim ? 

Faut-il un observatoire des conséquences des abus pour comprendre ce qu’est le monde en son état, devant le seul Dieu entendu par tous à Copenhague ? 

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http://www.yabiladi.com/article-economie-2243.html

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Le Centre Marocain de la Consommation verra le jour dès 2010 

La protection des consommateurs se renforce doucement, mais certainement. Une étude réalisée pour le compte du ministère du Commerce et de l’Industrie propose une structure d’organisation et de fonctionnement pour le Centre Marocain de la Consommation. L’implication de l’Etat, du patronat et de la société civile est nécessaire pour réussir le défi de la protection des consommateurs, une notion nouvelle au Maroc. 

Le Centre Marocain de la Consommation sera mis en place au courant de l’année 2010. Voilà donc une bonne nouvelle pour les Marocains, qui méritent l’établissement d’une telle structure pour améliorer leur protection face à un marché de produits et de services en pleine croissance. La conception structurelle et fonctionnelle du centre est le résultat d’une étude de faisabilité que le ministère de l’industrie, du Commerce et des Nouvelles Technologies(MCINT) (département du Commerce et de l’Industrie) a réalisée avec l’appui de l’Organisation des Nations Unies pour l’Alimentation et l’Agriculture (FAO). Mais, rendons à César ce qui est à César, la mise en place de cette institution est le résultat surtout de la volonté de plusieurs intervenants, publics et associatifs, dont en particulier le MICNT.La vision est claire : créer « une structure d’appui au mouvement consumériste national et plate-forme de développement de services à valeur ajoutée dans le domaine de la consommation et la protection des consommateurs ». Le Centre sera conçu ainsi sous la forme juridique d’une Fondation et administré par un conseil d’administration. Selon les responsables, celui-ci sera constitué de six représentants des associations de consommateurs choisis parmi les associations devant siéger au sein d’un collège consommateurs, de six membres fondateurs choisis parmi les personnalités reconnues pour leur engagement citoyen et un représentant du comité d’experts désigné parmi les membres extérieurs aux représentants des administrations publiques, de la production ou de la distribution ou des partenaires financiers de la Fondation qui y siègent. Il a été précisé que durant les deux premières années, le Centre aura pour mission, surtout, la recherche consumériste, la veille consumériste, la gestion d’un fonds documentaire relatif à la consommation et bien également, la représentation des organisations de consommateurs. Le staff administratif qui assurera le lancement sera constitué de 5 collaborateurs à recruter. Cependant, cette institution prendra la vitesse de croisière dès la troisième année pour « initier les premières activités pouvant être génératrices de revenus ». Celles-ci consistent notamment dans la mise en place d’un système de résolution des litiges de consommation en partenariat avec les associations professionnelles et des labels de consommation en partenariat avec les ADC et à destination des entreprises. Le CMC compte aussi rester ouvert la coopération internationale et nationale dans le cadre de la réalisation de ses missions et objectifs.Pour finir, il faut dire que si la mise en place de cette structure est un gain, elle sera néanmoins jugée par ses actes et ses résultats.

Abdel Ouaheb Baba
Source: Maroceco.ma

Souss Massa Draa, l’âge d’or du trafic de carburant subventionné ou une région HT et une région TTC au Maroc.

Sous Massa Draa. L’âge d’or du trafic de carburant subventionné.

Lire l’article sur Libération.ma

http://www.libe.ma/Region-Souss-Massa-Draa-L-age-d-or-du-trafic-de-carburant-subventionne_a7493.html 

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De Guelmim à Guergarat ou la route du sud. “Le salaire de la peur” en descendant pour les uns, le “Royal Casino” en remontant à vide vers le nord pour d’autres. Le Maroc commence à Tanger et se termine au sud au poste frontière avec la Mauritanie. Même si les instances mondiales ne sont pas encore toutes en accord avec cela, autre sujet. La ligne qui sépare la région Saharienne et le nord du Maroc pour les Marocains est par contre bien connue par ceux qui, pendant ce temps, peuvent profiter de cette situation.  

Vous voyez tous ces camions multicolores sur le marché d’Inezgane remplis de fruits et de légumes partir vers le sud jusqu’en Mauritanie ou le Sénégal pour beaucoup. Pour avoir fait un jour ce trajet avec eux en remontant de Nouakchott, ils ne volent pas le salaire de la peur qu’ils méritent. Deux chauffeurs par camion qui se relayent, ne pouvant pas dépasser les 80/90 km, si tout se passe bien à la frontière et au déchargement et si pas de panne, c’est 6/7 jours aller et retour entre Agadir et Nouakchott en dormant dans le camion et en mangeant rapidement sur la route, au mieux 4 voyages par mois, salaire 4000 dh mensuel ou plutôt 1000 dh “par” voyage sans mouchkil… Ils s’en sortent un peu mieux en remontant des voyageurs entre Nouakchott et le Maroc, tout en étant surveillés par les divers postes de contrôle où ils paient la dime de passage pour pouvoir rester dans les temps de route. Ils s’expriment aujourd’hui, prisonniers entre un système et leurs patrons.

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 Par contre voir un camion vide qui remonte de Laayoune, alimenté simultanément par six ou huit pompes à essence dans une des très nombreuses stations sur cette route unique et payer en liasses de papier des dizaines de milliers de litres de carburant au prix HT et à la vue de tous, n’étonne plus personne depuis des années et représente un marché juteux, bien plus que de descendre les oranges à jus jusque Nouakchott. A raison de 50.000 ou 60.000 litres de carburant ou plus remontés entre Laayoune et Agadir avec une marge nette de 3 dh au litre, faites le calcul… Un retour à vide vers le nord serait plus rentable que la descente bien plus au sud en étant très chargé. Le moindre touriste qui traverse le pays de Tanger vers les autres pays du sud voisins sait faire aussi ses comptes en calculant bien ses frais kilométriques au regard du tarif de l’énergie avalée en route, certains achetant sur Dakhla des bidons vides neufs de 20 litres, vendus en quantité industrielle d’ailleurs dans les stations, et chez tous les épiciers en bordure de route qui doivent faire leur chiffre d’affaires avec cette seule référence, avant de continuer plus au sud où ils sont attendus prioritairement face à la présence officielle des contrôles… 

L’invitation au trafic est quasiment ouverte sur ce genre de route, quand on sait que le Hors Taxes est présent dans les villes du Sahara sud marocain. Une ligne droite en goudron, des pompes qui semblent se faire concurrence dans le luxe ou le kitch et par le peu de clients, vous pouvez répertorier d’ailleurs au minimum un point de carburant tous les 50/60 km désormais entre Guelmim et le poste douanier terminus de Guergarat. Une complaisance certaine d’un marché très implicitement bien organisé au profit de tous, mais subventionné par le nord du pays. A l’heure de ce jour une pompe à essence est en construction, si elle n’est pas déjà ouverte d’ailleurs, à 50 mètres à droite avant le dernier poste frontalier marocain avant la Mauritanie. Au cas où les touristes auraient oublié de gérer leur parcours plus intelligemment ou afin qu’ils ne tombent pas en panne sur les 4 kilomètres de piste restante du no man’s land entre le Maroc et la RIM… Zone neutre, enfin, servant de parking de voitures 6 mois dans l’année, organisé avec des gardiens sur place… Pour ceux qui en plus du HT ne veulent pas dédouaner leur voiture achetée aux vendeurs qui descendent plein sud et encore immatriculée à l’étranger…

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Poste de Guergarat. 2200 Km d’Agadir, reste 450 km jusque Nouakchott

UE/Maroc. Un marché commun pas communautaire pour tous ou le prix du Tagine de demain…

Du marché de Pézenas à celui d’Inezgane,

ou pourquoi le marché commun

ne rend pas joyeux les professionnels et

les consommateurs avec le temps ?

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(Marché aux légumes. Souk al Had. Agadir)

La guerre de la tomate et de la fraise a commencé entre les Européens et les Marocains. Comme nous le relations dernièrement : http://legroupement.com/2009/12/09/de-la-tomate-rouge-a-la-tomate-bleue-ou-le-marche-commun-entre-maroc-union-europeenne/ 

Le marché commun agricole se révèlera-t-il un point positif pour les Européens et les Marocains ou seulement pour l’Europe et le Maroc, donc pour le système commercial uniquement qui tôt ou tard se révèlera problématique pour le peuple ? 

Il y a, on ne peut le nier, un paradoxe évident sur divers plans quand on observe les échanges entre des pays. Qui y gagne, qui y perd ? Conséquence de l’exportation, le prix des légumes sur le marché marocain va-t-il se maintenir, ou le Maroc s’ajustera-t-il sur le marché étranger plus intéressant, et par cela changer la donne de l’offre et de la demande locales ?  Il ne faut pas se leurrer, si le Maroc profite économiquement de l’attrait des étrangers qui viennent au pays ou par des engagements et des accords signés officiellement, il en est de même en sens inverse pour l’Europe. Mais qui dit Europe, ne dit pas le consommateur européen et son assiette, et qui dit Maroc, ne dit pas le consommateur marocain face à son tagine quotidien. 

Une évolution ou un développement basés sur des échanges économiques ou mondialisés ne font que transférer les intérêts d’une partie d’un peuple vers celui de groupes d’intérêts internes, et de la nation, censée gérer ensuite les gains au mieux de la communauté toute entière, du moins dans un système impeccablement organisé administrativement et transparent en ce sens. Mais il semble bien que cette mécanique ne soit que dans le temps et avec de sérieux changements de comportement de la classe humaine et que les laissés pour compte à la base en paieront les frais les premiers. Sans oublier qu’à l’heure où le moindre kilo de CO² est calculé en devenant un nouvel enjeu “vital” celui-là, où Copenhague n’arrive à trouver le bon régime anti-pollution, faute de trop d’intérêts économiques à sauvegarder égoïstement par les uns et les autres, il y aurait donc de nombreuses questions à se “reposer” au niveau européen par ces deux positions non compatibles. 

La tomate marocaine arrivera moins chère en Europe, quoique avec le temps les filières intermédiaires de la distribution ne visent que leurs comptes…, donc contribuera à mettre sur le marché de l’emploi des chômeurs nouveaux par la fermeture des petites et moyennes productions, le monde agricole français pour indication venant de perdre 30% de son revenu annuel en 2009…! Pendant ce temps le prix de la tomate augmentera sur les marchés marocains par cette demande d’exportation. Exportation qui réclamera bientôt un passage à l’industrie agricole, déjà en vue et avec toutes ses conséquences destructrices de la nature, qui fait, pour simple rappel, que même la tomate marocaine est maintenant de plus en plus traitée chimiquement, ce qui fait qu’elle a perdu elle aussi son bon goût depuis quelques temps, si vous l’avez remarqué. Goût oublié déjà depuis des décennies en Europe…

Si Copenhague n’arrive à s’en sortir, gageons qu’à moindre niveau le tout économique primera encore sur les rayons de nos marchés lui aussi. Il est vrai que l’objectif n’est pas d’arrêter mais de ralentir la problématique tout en continuant les affaires.

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http://www.ladepeche.fr/article/2009/12/17/739083-Les-arrivages-de-fruits-et-legumes-au-port-de-Sete-montres-du-doigt.html 

Les arrivages de fruits et légumes au port de Sète montrés du doigt

Importations. Le Maroc dans la ligne de mire.

Avec la crise des fruits et légumes en France, les importations du Maroc sont montrées du doigt. CAP 21 LR s’inquiète des discours de Georges Frêche concernant l’intensification des importations agricoles en provenance d’entreprises agro-industrielles du Maroc via le port de Sète car celles-ci vont aggraver la situation d’une agriculture régionale et nationale déjà bien à mal du fait de la concurrence de pays qui ont des coûts de main d’œuvre et de protection de l’environnement bien inférieurs aux nôtres.L’importation de viande ou de fruits et légumes du Maroc (comme ceux d’origine israélienne) par la voie maritime va diminuer le coût de transport et ne fera qu’accentuer le marasme de ces secteurs dans la région. Certains producteurs proposent : «L’affirmation des principes à la base de la construction de l’Europe; c’est à dire la préférence communautaire sous forme par exemple d’un tarif douanier qui rétablisse un équilibre entre prix des denrées importées et ceux des productions locales afin de protéger nos paysans, comme cela se pratique déjà pour les céréales (PAC),» explique Georges Fandos délégué régional. Pour lui les agriculteurs sont tout à fait capables de produire des fruits et légumes et de la viande « Allal » si les conditions de marché s’y prêtent . C’est ainsi que l’abattoir de Pézenas pourrait être sauvé car utile aux éleveurs et habitants de la région. On structurerait ainsi des circuits courts conformément aux principes du développement durable. Seul, l’importation d’agrumes ou de produits exotiques peut être justifiée pour diversifier l’offre de fruits hivernaux. Le Maroc a intérêt , au contraire, à favoriser non pas l’exportation de ses denrées vivrières, mais à augmenter sa consommation interne.

Le formel et l’informel au Maroc. La dualité du sud ou la normalisation qui empêche la dignité au nord ?

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Passer d’une situation à une autre réclame du temps quand le principal facteur reste l’homme. Chacun sait très bien que Paris ne s’est pas fait en un jour, le Maroc ne se fera à l’image des autres pays occidentaux en 10 ans non plus.  Beaucoup de changement, bon ou non, c’est le temps et les conséquences des changements qui le diront et qui l’expriment déjà dans certains secteurs, quand effectivement le peuple est moins pressé et surtout moins formé ou éduqué que les décideurs.  

Il en est de même partout, encore plus quand certains usages ou traditions restent bien accrochés à la majorité des gens. Si l’informel est critiquable désormais, bien qu’il fût un temps où cela était l’unique règle et où chacun était son propre maître économique, la structuration de la mondialisation appuyée désormais par des accords comme ceux du Maroc et de l’UE, réclame maintenant des règles établies, dites “normales”, ou plutôt normatives et comptables. Cela est donc ressenti comme un double jeu entre les entreprises, qui parfois naviguent encore bien souvent entre formel et informel, entre le légal et l’illégal au regard des déclarations et du peu de bénéfices déclarés par ces dernières, par deux principes possibles qui se font directement concurrence au sein d’une même société. Chacun jongle avec ses calculs. Passer d’une organisation indépendante peu taxée à une organisation fiscale ferme n’est certes pas une chose aisée ni acceptée immédiatement, c’est non seulement une question financière mais aussi une perte de ses propres petits pouvoirs vers d’autres, donc un conflit direct. 

Les sociétés occidentales trop structurés en ce sens, dixit les premiers concernés, se plaignent de difficultés et de manque de liberté créatrice, et créer sa propre activité devient un parcours hyper dirigé et à haut risque, et réservé à certains ayant un investissement important au départ.  Le Maroc permet encore aux gens qui se sentent une volonté de travailler, même sans grand diplôme le plus souvent, de pouvoir faire vivre dignement leur famille, et nous ne dirons pas de bêtise en affirmant souvent mieux que le fonctionnaire moyen, obligé lui aussi en parallèle de trouver d’autres sorties ou d’autres entrées financières pour joindre la fin du mois, pas toujours plus honorable. La raison du retour au pays des MRE et l’arrivée de nombreux étrangers ne se résume pas seulement au soleil du pays, mais certainement aussi à cette plus grande facilité qu’offre le Maroc, où celui qui veut trouvera plus facilement une sortie digne, face à la déchéance de certains en Europe, qui même avec emploi se retrouvent à dormir dans leur voiture ou aux restaurants du cœur. 

Les extrêmes détruisent les choses et les bonnes volontés, que ce soit au nord ou au sud. Un juste milieu entre liberté d’entreprendre individuelle et le bien de la communauté serait plus judicieux à trouver pour le bien de tous. L’informel sert mieux le peuple, les lois servent mieux les fonctionnaires au détriment des premiers, bref, encore une question d’hommes, mais au niveau mondial.

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Maroc : L’économie « plombée » par l’informel

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http://www.bled.ma/maroc–l’économie-«-plombée-»-par-l’informel-actu-a1841.html

L’informel représente au Maroc 14,3% du Produit Intérieur brut. Presque autant que l’agriculture. Les résultats d’une enquête du haut Commissariat au Plan (HCP) révèlent, sans grande surprise, que les proportions du secteur informel sont très importantes. Les entreprises «structurées» dénoncent le poids de cette économie. L’Etat reste impuissant, incapable de proposer une alternative. L’informel emploie, selon l’enquête, 2,2 millions de personnes.

On le savait important car fortement créateur d’emplois. Le secteur informel au Maroc représente 14,3 % du Produit Intérieur Brut (PIB). Presque autant que le secteur agricole. Une enquête du haut Commissariat au Plan (HCP) vient de révéler en effet que l’économie informelle a un poids important au Maroc. Rien de bien étonnant. Tout le monde savait depuis longtemps déjà. L’enquête réalisée par le HCP a le mérite toutefois de quantifier le phénomène. Ce qui avait déjà été fait en 1999.

Presque 10 ans, après, on constate que l’informel prend des proportions encore plus grandes. D’abord par rapport au nombre d’unités : elles étaient 1,233 millions en 19999. Elles sont 1,55 millions aujourd’hui (plus exactement en 2007, date du lancement de l’enquête). Soit 40.000 nouvelles unités chaque année.


C’est le commerce qui reste prédominant. Sur 10 unités dans l’informel, cinq exercent dans le commerce. Trois quarts de ces entreprises emploient une seule personne.
Le chiffre moyen annuel de chacune d’entre elles est de 180.559 DH.Mais le point le plus important est qu’au total, le nombre de personnes employées par l’informel est de 2,2 millions dont 1,17 dans le commerce. La donnée est de taille.
Dans un pays où l’Etat n’arrive pas à créer les emplois suffisants, où la pauvreté gagne du terrain, où le pouvoir d’achat diminue, où les écarts se creusent socialement, un secteur qui emploie 2,2 millions de personnes est forcément crucial.
Eradiquer le phénomène ? Plus facile à dire qu’à faire.
Les entreprises « structurées » ont longtemps pointé du doigt le phénomène, accusant l’Etat de laisser faire. Elles s’estiment lésées car être les seules à payer leurs impôts, la CNNS…
Face à elle, l’Etat a un double discours : l’informel reste à éradiquer mais quelle alternative proposer ?
L’enquête du HCP remettra certainement le sujet sur le tapis. Les politiques devraient réagir. Le feront-ils pour autant ?
L.A
 

Un autre article sur le sujet:

http://www.aufaitmaroc.com/fr/actualite/economie/article/enquete-nationale-2007-sur-le-secteur-informel-le-declin-suppose-des-ferracha/

Comment est né Le Groupement des ERM ?

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Le Groupement est issu de diverses réflexions et d’un vécu sur le territoire Africain par des expatriés. Dans des pays où certains produits sont interdits ou difficilement trouvables ou alors de qualité piètre et à des prix trop élevés, des collectifs se regroupent au sein par exemple d’un foyer d’une Ambassade, pour importer des produits alimentaires ou d’usage quotidien plusieurs fois par an, parfois en HT et avec des prix défiant toute concurrence. Certains expatriés ailleurs ont créé un système de petites annonces gratuites entre eux via internet, afin de répondre à leurs besoins en arrivant, ou pour revendre leurs objets, leur voiture, en repartant, et pour communiquer toutes informations les concernant. Nous avons aussi beaucoup écouté les étrangers qui arrivaient à leur nouvelle destination pour bien entendre ce qu’ils attendaient par des nécessités culturelles naturelles. De toutes ces réflexions est né ce projet, visant non seulement le service qu’attendent des étrangers hors de leur pays d’origine, mais aussi dans une volonté commerciale et philosophique autre. C’est dans le besoin ou les difficultés rencontrées que l’homme s’organise autrement et parfois bien mieux à son profit direct…

wecain6t42cay1wudscaw1bqvbcaniye8ycatawsmeca4pj1becayjxz44cad13963cam5fbrqcatcft4rcahw82ljcaflwzvpcaes00xwcaytxniocajl31pucaklg6t8ca9t72s0cas5xlz9cae8tbcj.jpg  La crise étant venue, le moment de penser autrement le commerce et les services entre les producteurs et fournisseurs et les utilisateurs finaux ne fait qu’encourager de nouveaux concepts au profit de ceux qui produisent et qui consomment, qui sont les valeurs vives de l’économie et des échanges, et non plus au profit d’intermédiaires qui décident, pour les producteurs fournisseurs et pour les clients.

Je ne vous ferai pas un éventail des raisons de notre crise mondiale ni des conséquences sur les moins responsables de tous…

Les moyens modernes de communications aidant en ce sens, le e-commerce est né et prend des parts de marché de plus en plus importantes chaque année.

Mais “le groupement des ERM est autre que du e-commerce”, système certes plus avantageux pour le client final, mais qui ne fait que s’adapter à la technologie simplement, et qui est repris par les mêmes distributeurs maintenant, qui ne désirent pas perdre leurs positionnements pour demain.

Le Groupement est un “partenariat” où les acheteurs sont aussi les consommateurs finaux, et où les fournisseurs s’engagent avec des produits et des services de qualité et à des prix de groupement d’achat.

Qu’en pensez-vous, vous ?

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