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Archive de la catégorie Arnaque
Prix des maisons de retraite en France. A qui profitent les retraités ?
25.2.2011 par admin.
De 1723 à 2800 euros par mois dans une maison de retraite, nous sommes encore loin du prix le plus cher en France.
Comment justifier ces prix, tandis que des gens âgés, des couples aussi, demeurent chez eux en toute indépendance et vivent avec des pensions bien inférieures à ces sommes ? Le prix de gros n’est-il pas favorable au collectif dans un système d’offres et de demandes ? Un petit appartement cumulerait-il un loyer plus cher qu’en HLM avec les frais d’une maison résidentielle individuelle ? Les gens âgés mangeraient-ils 5 repas par jour avec les exigences d’un hôtel 5 étoiles pour justifier ces prix ? La partie collective doublerait ou triplerait-elle les prix ? Pourquoi une personne âgée coûterait-elle plus cher mensuellement qu’une famille complète qui partirait en vacances ? Combien de parents enverraient-ils leur enfant en colonie de vacances avec de tels tarifs mensuels ? Aucun !…
Au regard de la moyenne des pensions de retraites en France, tous sont des petits revenus quand ils doivent aborder la question de ce dernier logement. N’est-on pas en mesure de se poser les bonnes questions face au déferlement de personnes âgées, qui n’auront pas plus de moyens d’assumer seules la solution de la maison de retraite, sachant que bien souvent les générations nouvelles ne seront pas vraiment en mesure de financer leurs hébergements ?
A qui profitent les retraités des maisons de retraite ? Pas étonnant que nombre de retraités visent des pays étrangers comme le Maroc pour demain, pour payer moins cher, ou pour payer un juste prix, au soleil en plus.
Philippe DELESALLE. legroupement-agadir.com
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Pas assez de maisons de retraite pour les personnes à petits revenus ?
À Saint-Priest, les maisons de retraite privées sont inabordables. Les habitants à petits revenus doivent s’exiler.

Claudius Fournier ne s’offrira pas une maison de retraite à St-Priest-en-Jarez : trop cher. La Loire est pourtant compétitive : 45 euros/jour dans les structures habilitées à l’aide sociale. Mais elles n’existent pas partout
Dix kilomètres de marche chaque jour. À 73 ans, Claudius Fournier affiche une silhouette de jeune homme. Et l’énergie qui va avec. Coup de gueule compris…
Car cet habitant de Saint-Priest-en-Jarez est tombé de haut. « Notre commune est l’un des « Neuilly » de la ceinture stéphanoise, tout comme La Tour-en-Jarez, Villars ou l’Etrat. Les solutions actuelles d’hébergement pour les personnes âgées ? Trois résidences privées… aux tarifs inabordables pour des petits revenus ».
Cet ancien agent de maîtrise, qui vit en HLM, aligne sur la table du salon de magnifiques brochures. Papier glacé. Tarifs réfrigérants. « Les prix vont de 1 723 à 2 800 euros par mois. Pour un couple, cela peut grimper à 6 340 euros mensuels. J’aimerais bien savoir quels retraités ont ces revenus ! ».
Alors, les Mounards sont obligés de s’expatrier. « Les maisons de Saint-Etienne accueillent en priorité les Stéphanois. Le site de La Terrasse n’est pas médicalisé. Les habitants de Saint-Priest aux revenus modestes n’ont comme solution que Saint-Héand, Saint-Galmier ou Saint-Just/Saint-Rambert, accessibles car agréés par l’aide sociale. Le gros problème est leur éloignement, ce qui entraîne une rupture totale avec toutes les attaches familiales et affectives sur Saint-Priest ». Claudius Fournier sait hélas de quoi il parle, il a enterré en janvier l’un de ses « collègues » du quartier qui n’a pas supporté l’exil…
Alors, le dynamique retraité en appelle « à la mobilisation de l’opinion publique, car chacun d’entre nous sera un jour concerné. Je veux me battre pour la construction, à Saint-Priest-en-Jarez, d’une structure d’accueil pour personnes âgées agréée par l’aide sociale ».
Jean-Michel Pauze, maire de Saint-Priest, confirme. « L’équipe municipale est consciente du problème. L’avenir de nos anciens est une grande question, nous avons un projet dans nos cartons ».
Le conseil général, premier acteur institutionnel compétent en matière d’aide aux personnes âgées (lire aussi par ailleurs), relativise en rappelant « proposer, sur l’ensemble du département, une offre de place pour tous les Ligériens quel que soit leur lieu de vie ».
Marie Perrin
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Immobilier français ou la richesse virtuelle vue du Maroc
4.2.2011 par admin.
Les Français seraient tous riches grâce à leur patrimoine qui a doublé en dix ans, s’ils en ont un qui date de quelques décennies disons, ou reçu des parents en héritage. Mais il semble que les premiers intéressés ne soient pas tous dans la même analyse aussi réjouissante.
Pour certains, le patrimoine en pierre de la France, c’est un peu comme les crédits virtuels que l’on retrouve sur Internet et certains sites sociaux, où les choses ne prennent de la valeur réelle que si l’on s’en sert.
Etre issu d’une ancienne famille noble, seul dans son château et ne pas avoir le sou pour changer la toiture, ou être petit agriculteur sur l’île de Ré en Atlantique, n’ayant que ses quelques hectares pour vivre hier et être obligé de revendre régulièrement ses parcelles, juste pour payer le fisc chaque année par un prix du m² qui a flambé devant l’attrait des lieux, voilà qui résume l’état d’esprit des Français face à l’augmentation des prix de l’immobilier. Prix qui ne profitent qu’aux agences et professionnels, ainsi qu’à l’Etat. Etat, d’ailleurs, qui ne rate pas l’occasion de se rappeler à ces nouveaux riches, virtuels bien souvent. Le Ministre du Budget français prépare sa réforme fiscale envers le patrimoine ; les faux riches rapporteront plus que les quelques vrais qui feraient beaucoup parler d’eux dans la presse, en “omettant” ce service public.

Le seul moyen de voir enfin cette vraie richesse, comme disent certains analystes, serait alors de vendre rapidement ; mais au lieu de racheter un autre bien aussitôt sur un marché identique, d’acheter à l’étranger. D’une pierre deux coups, selon un vieil adage, qui permet d’avoir mieux, bien moins cher, au soleil, inaccessible selon son niveau social sur les côtes françaises, tout en profitant du pouvoir d’achat attendu depuis 2007, avec son pécule économisé sur le nouvel achat à l’étranger, pour compléter ses vieux jours en toute sécurité.
Devant le reste des situations sociales de la France, ne soyons pas étonnés de voir arriver au Maroc, en Tunisie, en Turquie ou ailleurs ces “nouveaux riches”, ou ces “anciens pauvres” selon l’approche et le change, qui ne seraient pas plus stupides que d’autres qui attendraient encore des miracles politico-économiques, et qui quittent la grosse bulle immobilière occidentale par la grande porte, avant qu’elle n’éclate à la face de tous un beau matin…
Philippe DELESALLE. legroupement-agadir.com
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Info+ François Baroin, le ministre du Budget, s’attaque avec un groupe de parlementaires, à la réforme de la fiscalité du patrimoine. Bouclier Fiscal, ISF et taxation de la résidence principale sont au menu.
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Le patrimoine des Français a doublé en dix ans
Par Cécile Crouzel
INFOGRAPHIES - À 10.000 milliards d’euros, la richesse des ménages représente cinq années de PIB de la France.
De fortes disparités

Avant de taxer le patrimoine des Français, mieux vaut savoir ce qu’ils possèdent réellement! Pour ce faire, la direction du Trésor a communiqué à quelques parlementaires de la majorité une étude recensant le patrimoine exact des Français en 2009. Les derniers chiffres disponibles dataient de 2007. Or, la situation a considérablement évolué depuis. Le ministère de l’Économie chiffre désormais à 10.000 milliards d’euros le patrimoine des Français. Cela représente huit années de revenus ou cinq années de PIB. Les Allemands et les Américains sont moins riches (six années de revenus) mais les Britanniques davantage (onze années).
La richesse des Français aurait doublé en dix ans.
La raison de cette envolée porte un nom: flambée de l’immobilier.
Les appartements, maison et autres terrains représentent en effet 61% du patrimoine privé. Plus encore: la résidence principale représente 80% des biens immobiliers. Compte tenu d’une envolée de 111% des prix des logements entre 1999 et 2009, le patrimoine immobilier des Français est passé de 2360 milliards d’euros à 6090 milliards au cours de cette période. Avec une conséquence fiscale: de plus en plus de ménages ont été pris dans les filets de l’ISF. Le nombre d’assujettis à cet impôt est passé de 212.000 foyers en 1999 à 559.000 en 2009. Rien d’étonnant dès lors que les débats sur la réforme de la fiscalité du patrimoine se concentrent sur l’exonération de la résidence principale et sur les seuils de la première tranche de l’ISF ou sur les plus-values immobilières. Le patrimoine financier des ménages - qui représente un tiers de leur richesse - n’a lui crû «que» de 54% en dix ans. Ce qui reste supérieur à la croissance de l’économie (39%). Le fait marquant, c’est le succès de l’assurance-vie. 1360 milliards y sont désormais stockés, contre 620 milliards en 1999. Un chiffre à comparer aux 1575 milliards de dette de l’État, de la Sécu et des collectivités locales réunis.
Mais si les masses sont similaires, cela ne signifie pas que les Français financent leur dette publique. Car les flux se croisent au niveau international. Ainsi, 53% du patrimoine financier des Français est investi en actions ou obligations d’autres pays; et 68% de la dette publique hexagonale est détenue par des étrangers. En tout cas, le poids de l’assurance-vie est désormais tel que le gouvernement réfléchit à orienter davantage cette épargne vers les actions.
La commission des finances du Sénat a proposé que le taux favorable d’imposition, aujourd’hui à 7,5%, passe à 5,5% pour les contrats avec 15% d’actions, et à 8,5% pour les autres. Mais rien n’est tranché. La répartition du patrimoine des Français reste plutôt inégale. Les 10% des ménages ayant le plus de biens détiennent 48% du patrimoine total, alors que la répartition des revenus est moins concentrée (les 10% des foyers aux plus forts revenus reçoivent un quart des revenus totaux). Si les ménages qui gagnent le plus ont davantage de biens, les deux phénomènes ne sont pas totalement liés. «Les deux tiers des ménages à la dernière tranche d’impôt sur le revenu ne payent pas d’ISF» précise-t-on à Bercy. De fait, l’héritage joue un rôle important dans l’accumulation de richesses. Près d’un tiers du patrimoine d’un ménage type de 50 ans lui a été transmis par succession et donation. De quoi alimenter les débats sur les droits de succession…
L’intox I
“Le boom immobilier a fait doubler le patrimoine des ménages”.
Ben voyons. Si tu restes chez toi tranquille, que ton bien ait doublé de valeur te fais une belle jambe. Si tu vends et rachètes, ta plus-value passe dans ton nouvel achat. Ta jambe est encore plus belle, Maman rajeunit soudain de 30 ans. C’est si tu vends et pars habiter en Grèce, en Turquie ou au Maroc que tu constateras réellement l’augmentation de ton patrimoine. Mais les considérations familiales et de santé sont telles que je doute que cela concerne beaucoup de monde. Je ne vois guère que les héritiers qui puissent profiter du doublement, s’ils sont déjà aisés. Autrement, après que l’Etat ait pris sa part, ils achèteront très cher un bien immobilier et l’on revient aux cas précédents.
Bulle sur les prix de l’immobilier.
Mais en réalité est il vraiment plus riche ? Non car pour le français moyen, sa maison sert à la fois de placement et de logement. Si il la vend il faut quand même qu’il continu à se loger.
Il devra donc réutiliser le produit de sa vente pour se loger et comme avec la bulle sur l’immobilier le coût du logement a explosé, il ne tirera pas ou peu de bénéfice de la vente de son bien. En fait pour le français moyen propriétaire uniquement de sa résidence principale l’augmentation de la valeur de son bien est donc purement théorique puisqu’il ne pourra en tirer des bénéfices.Et l’état cherche maintenant à taxer d’avantage ce patrimoine et le justifie en nous disant qu’il a doublé….
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Le boom immobilier a fait doubler le patrimoine des ménages
Le patrimoine des ménages a doublé en dix ans, grâce à la hausse des prix immobiliers, indique le Trésor. Près d’un tiers du patrimoine acquis à 50 ans est le fait d’un héritage.
Ecrit par Lucie ROBEQUAIN Journaliste 
Le panorama du patrimoine des ménages présenté aux parlementaires, mardi soir à Bercy, permet d’apporter un peu d’objectivité dans le grand débat fiscal de 2011. Qui est menacé par la perspective d’une taxation des revenus du patrimoine plutôt que du stock ? Les gros patrimoines sont-ils plus souvent le fait d’une vie de travail ou d’un héritage ? Pour quels ménages la résidence principale constitue-t-elle la plus grande richesse ? A toutes ces questions, la direction du Trésor apporte les données les plus récentes, en date de 2009. Elle montre, par exemple, que l’héritage représente un tiers du patrimoine détenu à 50 ans. Sans surprise, la répartition du patrimoine est bien moins égalitaire que celle des revenus : les 10 % des ménages les plus riches concentrent un quart des revenus, mais la moitié du patrimoine du pays. Pour la gauche, c’est un argument qui justifie de maintenir l’impôt de solidarité sur la fortune, seul à même de corriger cette inégalité « à la naissance ». Les 10 % les plus riches engrangent 60 % des revenus financiers et immobiliersMais le Trésor montre aussi que les revenus du patrimoine (150 milliards) sont beaucoup plus concentrés que le patrimoine lui-même (10.000 milliards). Les 10 % les plus riches engrangent ainsi 60 % des revenus financiers et immobiliers, alors qu’ils ne possèdent « que » 50 % du patrimoine. Ils pourraient donc, paradoxalement, figurer parmi les perdants de la réforme.
Mais tout dépend, évidemment, des choix retenus. Si le gouvernement osait s’attaquer à l’assurance-vie, le placement préféré des Français (1.400 milliards d’euros), il toucherait toutes les catégories de ménages, mais frapperait en proportion beaucoup plus les très riches. De fait, l’assurance-vie constitue 40 % du patrimoine du dernier décile (les 10 % les plus riches), contre moins de 5 % pour les ménages les moins aisés (les 10 % les moins riches). Si le gouvernement optait pour une taxation généralisée des plus-values sur la résidence principale, en revanche, les plus aisés seraient, en proportion, moins touchés que les classes moyennes. Et pour cause : leur patrimoine étant nettement plus diversifié (actions, biens professionnels, etc.), la résidence principale ne représente qu’un cinquième de leur patrimoine global. Elle représente, au contraire, 70 % du patrimoine des ménages qui se situent au « centre » de la population en terme de richesse (patrimoine médian à 120.000 euros).
+158 % sur 10 ans
Les plus-values -réelles ou virtuelles-des propriétaires depuis dix ans en font, quoi qu’il en soit, une population avantagée : la hausse des prix de l’immobilier a, quasiment à elle seule, fait doubler le patrimoine des ménages depuis 1999. Les Français ayant investi dans les actions ont vu leur richesse s’accroître de 23 % sur dix ans, alors que les propriétaires affichent une hausse de 158 % sur la même période (résidence principale, secondaire et autres biens). D’où la tentation pour certains, au sein de l’exécutif, de taxer plus fortement et plus largement les plus-values.
Taxer les revenus financiers ne risque-t-il pas, enfin, de freiner le développement des entreprises dans lesquelles l’épargne est investie ? Le Trésor montre que les placements des Français profitent déjà, en grande partie, au reste du monde : 30 % du patrimoine financier est investi dans les autres pays de la zone euro et 23 % hors d’Europe. Seuls 47 % sont donc investis en France. La dette française est elle aussi très internationale : un tiers est détenu par des résidents de la zone euro et un tiers par des résidents du reste du monde.
LUCIE ROBEQUAIN
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Promoteur et confiance au Maroc. “Dites 33%” … C’est grave, Mr l’Architecte ?
27.1.2011 par admin.

- Je ne me sens pas en “norme”, Docteur. Auriez-vous un traitement pour améliorer cela ?
- Mais si, tout va bien, chère Madame. Vous êtes dans la norme, ce serait juste la norme qui ne serait pas en bonne santé. C’est psychosomatique, donc. Je vais vous donner un traitement en béton avec beaucoup plus de fer, et mon collègue ophtalmo va vous doubler le vitrage de vos lunettes. Puis nous allons étanchéifier enfin l’ensemble de votre corps, vous transpirez trop, je vois. Et surtout vous arrêtez toutes les mauvaises médications chinoises que vous prescrivent vos quincailliers.
- Mais c’est moins cher…
- C’est moins cher la première fois uniquement, mais si vous devez renouveler l’ordonnance tous les mois, vous allez augmenter vos déficits très rapidement.
- Mais les autres me disent que c’est moi qui ne suis jamais satisfaite…
- Allez, habillez-vous.
- Mais je n’arrête pas de m’habiller. Tenez, le mois dernier encore, j’ai dû refaire toute ma façade, comme chaque année d’ailleurs. Je perds à chaque fois mes couleurs, je redeviens grise régulièrement.
- Un conseil, arrêtez le synthétique, et prenez des manteaux fourrés intérieurement en laine de roche avec une doublure en brique creuse. Si vous sortez juste avec une épaisseur de 20 cm de brique sur le dos, vous allez finir par vous retrouver au sanatorium ou devoir dépenser encore plus pour vous climatiser l’été en vous déshydratant.
- Et pour mes problèmes de tuyauterie, comment je fais, Docteur ?
- Votre pression est trop basse certes et vous avez même des fuites. Malheureusement je ne peux que vous conseiller de faire avec ou alors de trouver un donneur. Mais cela va être plus long, vous coûter cher et sans assurance d’un mieux, sans parler des dommages autres que cela engendrera. Vous serez obligée de revoir pas mal de choses ensuite lors de votre convalescence. Sinon côté énergie, vous semblez plutôt pas mal.
- Le jour, cela va encore. Mais la nuit, c’est là que je me sens plus mal. J’ai l’impression parfois d’être à la masse quand je touche mes boutons pour m’éclairer. J’ai des fourmillements dans les doigts. Le pire c’est quand je désire me laver ou faire la vaisselle, j’ai comme une odeur de gaz dans le nez qui m’enivre. Ce ne serait pas une allergie à l’eau chaude, dites-moi ?
- Chauffe-eau chinois, je vous dis ! Changez de marque, ou alors évacuez vos gaz à l’extérieur et non directement dans la pièce. Ou alors laissez les fenêtres ouvertes, sinon vous risquez la mort, chère Madame.
- La meilleure solution globale, Docteur, selon vous ?
- Si vous étiez plus proche des centenaires, je vous dirais : attendez. Mais comme vous n’avez pas encore dépassé l’âge de la garantie décennale…
- C’est quoi la garantie décennale ?
- Un traitement pas encore vraiment appliqué ici. Nous n’avons pas encore assez de recul scientifique. Je disais donc, vu votre très jeune âge, je ne verrais que la chirurgie esthétique : une réhabilitation totale du second oeuvre pour reprendre les défauts trop nombreux dûs à la naissance. Mais là encore, nous ne pourrons pas changer le point le plus important, les os, car vu vos radiographies, chère Madame, il semble que votre structure ne soit pas vraiment antisismique. Evitez d’ailleurs trop d’agitation ou des soirées trop dansantes, restez sur les slows, selon mon avis. Sinon trouvez-vous un autre propriétaire et ensuite reconstruisez-vous une nouvelle vie ailleurs.
- Mais c’est que je ne serai pas aussi cotée qu’il y a quelques années si je fais cela, personne n’aura le coup de foudre pour me reprendre.
- Je vous rassure, il existe encore pas mal de gens aveugles, heureusement pour vous, qui paient les yeux fermés, si je peux reprendre l’expression. Bien que maintenant de bons architectes arrivent avec de nouvelles techniques. La génétique a fait des progrès, regardez-moi…
- Bon je vais réfléchir et suivre vos conseils désormais avant de refaire deux fois la même erreur. J’aurais dû venir vous voir avant, il y a quelques années…
- Eh oui, le conseil a un coût négatif, il se calcule sur l’économie réalisée. Bon, je vous souhaite une bonne journée, Mme DEMAISON. Je vois que vous allez déjà mieux, la tête fonctionne rapidement.
- Au revoir, Mr le CHEF-CONSEIL.
- Au suivant !
- Docteur, Docteur…
- Oui, Mademoiselle, quoi encore ?
- Vous êtes appelé aux urgences, un accident grave suite aux pluies de ce matin, un certain Mr Shimo BILIER et toutes ses pièces, ses fondations ont lâché, encore un…
Philippe DELESALLE. Legroupement-agadir.com
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Source infomediaire.ma du 27/01/2011
Maroc : Les chauffe-eaux ont fait 12 morts en 4 mois
Le Centre antipoison et de pharmacovigilance du Maroc (CAPM) a enregistré, en 2010, 1.534 cas d’intoxications par le monoxyde de carbone, dont 29 décès. Durant les 4 derniers mois, le CAPM a enregistré 14 décès dont 12 (85%) sont dus aux chauffe-eaux.
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33% des marocains pensent que les promoteurs immobiliers ne respectent pas les normes de construction
Villa ou appartement, pour fin d’habitation ou d’investissement, l’achat d’une résidence est une décision dont les implications sont très importantes. Plusieurs études sectorielles ont mis en évidence l’importance primordiale que revêt le sentiment de confiance de l’acheteur envers le promoteur ; la confiance constituant un des critères de choix les plus importants dans le processus décisionnel précédant l’achat d’un bien immobilier.
Qu’en est-il au Maroc ? Peut-on faire confiance aux promoteurs du secteur immobilier en ce qui concerne le respect des normes de construction ?
Globalement, l’opinion du consommateur marocain est assez mitigée, et le doute existe bel et bien chez les répondants de notre sondage, qui ne sont que 39% à faire d’emblée confiance aux promoteurs immobiliers à cet égard. Les femmes seraient plus méfiantes, avec 36% de OUI et près d’un tiers d’indécises.Les CSP AB sont plus catégoriques : 50% d’entre eux ne font pas confiance aux promoteurs immobiliers, doutent de leur intégrité professionnelle. A l’opposé, ils sont 65% dans la CSP C1 à leur accorder leur confiance. Ceci dit, de grandes disparités sont aussi notées au niveau du lieu de résidence des répondants : parmi les grandes villes du Royaume, Fès est de loin la ville où les répondants sont les plus négatifs (NON : 71%), alors que les répondants de Casablanca sont les plus enclins à faire confiance aux promoteurs immobiliers, avec 59% de OUI. Marrakech est divisée, avec 56% de OUI et 44% de NON. Les répondants de Tanger sont les plus indécis, avec 62% de Ne Sait Pas… une hésitation qui en dit long…
Chose certaine, compte tenu de ces résultats, il importe pour tous les promoteurs du secteur de rassurer leur clientèle actuelle et potentielle, de bâtir, voire renforcer le lien de confiance, si important tout au long du processus décisionnel - de la considération du projet à la conclusion de la transaction - et tout aussi présent dans le comportement post-achat, reconnaissant ici la force du bouche-à-oreille dans ce type de transaction.
la vie éco
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Stop Corruption au Maroc. Le standard sautera-t-il en 2011 ?
19.1.2011 par admin.

Il suffit parfois de mettre un service en fonctionnement pour en comprendre la portée. Après un mois d’activité, le site, mis à la disposition des gens au Maroc contre la corruption, ne semble pas manquer de matière, et le produit ne s’adresse pour l’instant qu’aux problématiques rencontrées dans les PME. Le reste du développement prévu par ce site présage un bel avenir, si des rubriques concernant les rapports de chacun avec les divers services rencontrés au quotidien y sont référencées. Ce serait néanmoins une bonne manière d’enrayer doucement les nombreux sujets classés sous les rubriques et appellations “arnaques” que l’on trouve malheureusement en nombre sur Internet.
Philippe DELESALLE
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http://www.bladi.net/stop-corruption-site.html
Stop Corruption assiégé par les internautes
25 décembre 2010
Le site Internet marocain dédié à la lutte contre la corruption a enregistré près de 400 plaintes depuis son lancement début décembre. Dédié à l’origine à la dénonciation de la corruption dans les PME, le portail est assiégé par les internautes voulant dénoncer les actes de corruption dont ils sont victimes.
Ces cas ne sont pourtant pas traités mais simplement archivés par l’Instance centrale de prévention de la corruption (ICPC), en charge du suivi des dénonciations. Le site compte toutefois étendre son activité à tout type de plainte courant 2011.
Au baromètre mondial 2010 de la corruption, publié par Transparency International en octobre dernier, le Maroc stagne à la 85ème place mondiale, rang qu’il détient depuis 8 ans.
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Cash flow ou crédit gratuit implicite. Le mauvais outil des gestionnaires
5.1.2011 par admin.
“Mieux vaut un oiseau dans sa main que dix qui s’envolent”, “Un tiens vaut mieux que deux tu l’auras”, “Ne remets pas à demain ce que tu peux faire le jour même” et “Au pays des promesses, les hommes meurent de faim”.
En France, parmi les petits commerçants, dans de très anciennes boutiques, ou chez les vieux artisans, il arrive encore de découvrir une affiche illustrant un mendiant, ainsi qu’une légende exprimant que c’est en faisant crédit à ses clients qu’il en est arrivé à ce niveau… Un rappel qui vous fait comprendre la longévité du commerçant d’ailleurs.
Le Maroc est champion dans cette catégorie. C’est souvent le service de recouvrement qui est le plus actif dans les entreprises du pays, justifiant que les chefs de PME soient toujours très occupés et souvent absents, cherchant plus à se faire payer qu’à trouver de nouveaux clients. On croirait même que c’est la course à celui qui attraperait le premier payeur. Quand ce n’est pas le client qui, payant d’avance en confiance, se doit ensuite de courir pour recevoir le produit ou le service qui n’arrive pas.
Dans ces conditions libres et abusives le plus souvent, ne soyons pas étonnés que nombre de petites et moyennes entreprises se gèrent encore à l’ancienne, au jour le jour, le saint patron de ces entreprises étant le “Inch’Allah !”, qu’ils apportent alors aux potentiels clients qui arrivent encore, mais qui, après un coup d’essai, ne transforment pas l’expérience malheureuse première.
Dans un pays où le Cash Flow règle la majeure partie des échanges du quotidien entre les gens, qui paient tous en échange des marchandises reçues, donnant-donnant, l’application des règles modernes internationales n’aurait apporté en fin de compte que de nouveaux moyens afin d’éviter d’assumer ses responsabilités ; côté gestion, certains ont bien compris le plus de ces mauvais outils de gestion. Le Cash Flow reste le meilleur allié des entreprises, pour rappel, il libère le temps pour faire avancer les entreprises et les pays.
Philippe DELESALLE
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Où se trouvent les plus mauvais payeurs
· A 130 jours en moyenne, le BTP est en tête de liste
· Une incertitude: l’administration hors champ de la future loi?
· Les Chinois accordent 4 ans de délai sur des marchés en Afrique!

Encaisser ses factures à temps relève aujourd’hui presque du miracle. Ce chef d’entreprise qui participait à la conférence mensuelle de l’Association des centraliens du Maroc résume le sentiment général prédominant chez ses pairs. Se faire payer dans les délais contractuels est l’exception, la règle c’est de courir après le client. Le délai moyen de paiement au Maroc tourne autour de 120 jours, avec néanmoins de gros écarts intersectoriels. Cette moyenne peut masquer des disparités. Selon une enquête réalisée par la CGEM, c’est dans l’agroalimentaire où le délai de règlement est le plus court: 65 jours. Dans le BTP, c’est deux fois plus (130 jours), ce secteur apparaît comme le plus mauvais élève de la classe à côté de la chimie qui paie en moyenne à 125 jours. La métallurgie est à 120 jours. Le projet de loi entériné en conseil de gouvernement en octobre dernier fixe à 60 jours le délai maximum de paiement à compter de la date de réception ou d’exécution de la prestation, avec une marge de manœuvre allant jusqu’à 90 jours sous condition de contrat.
La grande nouveauté est l’institution de pénalités en cas de retard, analyse Salaheddine Kadmiri, président de la Commission PME au patronat. La pénalité est indexée sur le taux directeur de Bank Al-Maghrib majorée de 10 points, soit 13,25%. Mais reste une interrogation ou pas du secteur public.
Cette question reste pendante, même si du côté de la CGEM, il est précisé que les entreprises publiques sont bien dans le champ d’application. Quid alors des administrations et des collectivités locales?
Certes, une loi sur les délais de paiement ne va pas chambouler le comportement des entreprises, mais elle constitue un élément d’amélioration du climat des affaires et de rééquilibrage des rapports de force entre les entreprises. Le contexte économique marocain est majoritairement composé de PME, mais aussi de grands groupes; il est donc normal que les plus petits soient protégés, explique Saâd Bendidi, président de l’Association des centraliens. L’unification des délais de paiement est aussi un élément de renforcement de la compétitivité des entreprises.
La plupart des pays européens ont d’ailleurs réglementé les délais de paiement depuis le début des années 2000. En moyenne, le délai moyen au sein de l’Union européenne s’élève à 90 jours avec néanmoins des situations disparates. Bruxelles travaille sur un projet pour le ramener à 35 jours! Ce sont les deux pays du «Club Med» qui ont des délais les plus longs: 90 jours pour le Portugal et 73 pour l’Espagne. En Allemagne, il est à 42 jours, et 45 jours fin de mois en France ou 60 jours à compter de la date d’émission de la facture.
Mais le plus important, insiste le président de la Commission PME au patronat, c’est l’analyse du retard moyen au-delà des délais contractuels, un indicateur qui renseigne encore plus sur le comportement de paiement. Il est de 14 jours en Belgique, 11 jours en France.
Les entreprises marocaines subissent les effets collatéraux de la réglementation des délais de paiement en Europe. Fini les règlements à 5, voire 6 mois. Tous les fournisseurs européens s’alignent sur les délais légaux de leur pays; ce qui a pour conséquence de déboussoler encore plus les opérateurs marocains. A un autre niveau de concurrence internationale, la «normalisation» des délais de paiement ne peut qu’influencer leur capacité sur les marchés extérieurs. Car comment se battre avec la Chine qui accorde des délais de paiement de 4 ans sur de gros marchés de fournitures d’équipement en Afrique, s’interroge Salaheddine Kadmiri.
Le fisc aux aguets En grevant lourdement la trésorerie des entreprises, les dérives d’impayés peuvent pousser les entreprises à prendre des libertés avec les obligations légales: non-déclaration des salariés à la CNSS, fausse déclaration fiscale et dans des cas extrêmes, basculer dans l’informel. Par ailleurs, le fisc assimile tout dépassement des délais de paiement à une faveur faite au client, une libéralité. Faute de preuve de recours en justice, les intérêts calculés sur le retard de paiement du client sont réintégrés dans le chiffre d’affaires imposable. Même les petits malins qui ne comptabilisent pas les produits pour éviter l’imposition sur les intérêts de retard se trouvent face aux réserves émises par le commissaire au compte sur les sorties de stock non comptabilisé en chiffre d’affaires.
IL. B./A. S
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Maroc. Blanchiment d’argent sur marché blanc, marché gris ou marché noir ?
15.12.2010 par admin.
Tout pays qui émerge doit revoir ses marchés, ses fonctionnements, entre implicite et officiel, ainsi que sa circulation d’argent, afin de se mettre en accord avec les marchés internationaux.
Si le blanchiment d’argent est abordé souvent entre pays par la volonté de gros profiteurs internationaux, le problème risque de perdurer dans certains pays, où les marchés économiques internes se mélangent entre le noir et le blanc, en passant par tous les gris possibles.
Entre les entreprises qui jouent le jeu de la transparence et l’informel, entre le déclaré et ce qui ne l’est pas, entre certains secteurs qui effacent rapidement des sommes importantes, comme le bâtiment où l’on transforme le sans origine en bien effectif qui reste ensuite fermé, l’on ne peut pas dire que créativité et transparence soient encouragées.
Beaucoup d’entreprises seraient perdantes commercialement, tout en voulant assumer la transparence. Transparence qui dérange et qui perturbe les habitudes de ceux parfois censés devoir la jouer, administrativement. Au point même que vouloir gérer des affaires dans une ligne droite imperturbable serait une difficulté pour des gens qui transportent en eux la vraie valeur éthique des affaires. L’honnêteté ne paie pas, disons qu’à court terme elle ralentit beaucoup de choses sur le plan individuel, mais qu’à long terme elle serait plus gagnante et partageuse pour le collectif. Le Travail reste donc bien collectif à tous les niveaux, du plus petit au plus haut niveau des affaires et de l’économie.
Philippe DELESALLE
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Le Maroc renforce sa lutte contre le blanchiment de capitaux

Crédit photo : EPA
Le blanchiment de capitaux a des conséquences néfastes sur l’économie nationale. Il compromet la solidité et la stabilité des institutions, des systèmes financiers tout en accroissant l’instabilité des mouvements de capitaux internationaux, portant un coup dur aux investissements.
Grâce au soutien des pouvoirs publics et à l’assistance technique des cellules de renseignement financier (CRF) française et espagnole dans le cadre de la convention de jumelage Maroc-Union européenne, le Maroc procède au renforcement de ses capacités institutionnelles par la mise en place d’une Unité de traitement du renseignement financier (UTRF), opérationnelle et conforme aux standards internationaux.
Pour rappel, c’est le Premier ministre marocain qui avait présidé, en avril 2009, l’installation du président et des membres de l’UTRF, qui entre dans le cadre du système de lutte contre le blanchiment de capitaux.
Présidée par Hassan Alaoui Abdellaoui, l’UTRF a pour missions de recueillir, traiter et diffuser les renseignements financiers et assurer la coordination des moyens d’action des services d’enquête et d’investigation des administrations, établissements publics et autres personnes morales de droit public, comme le précise la loi 43-05 relative à la lutte contre le blanchiment de capitaux.
Calquée sur le modèle français, l’UTRF, qui n’a pas le pouvoir de saisir la Justice, vient de publier son premier rapport. Dans ce rapport 2009, il est écrit que dès le mois d’octobre de la même année, l’Unité a effectivement commencé à recevoir et à traiter les premières déclarations de soupçon effectuées par des établissements bancaires marocaines.
Auparavant, l’Unité avait entamé en avril 2009, l’exercice de ses attributions en matière de demandes de gel de biens émanant des instances internationales habilitées, pour motif d’infraction de terrorisme.
Le rapport note que l’Unité a également préparé des propositions d’amendements de l’arsenal juridique national relatif à la LAB/CFT, visant à le mettre en conformité avec les normes internationales.
Un comité de travail, constitué par ses membres, a ainsi coordonné l’action des différents départements ministériels et organismes concernés et a présenté un projet de loi qui a été adopté successivement par le Conseil de gouvernement marocain le 15 avril 2010 et le Conseil des ministres le 19 juin 2010.
Parallèlement, dans le cadre de l’exercice de ses attributions de représentation commune des administrations concernées, l’Unité a assuré le suivi de l’évaluation mutuelle du GAFIMOAN, ainsi que celle des instances du Groupe d’action financière (GAFI). Ces deux institutions ont relevé un certain nombre de déficiences du dispositif national de LAB/CFT que le Maroc s’est engagé à redresser notamment en apportant les amendements requis à la législation marocaine, écrit Hassan Alaoui Abdellaoui.
Tenant compte du nouveau défi à la coopération internationale dans la lutte contre le blanchiment d’argent que représentent les paiements par Internet et les cartes de prépaiement par téléphone mobile, il a été décidé d’élaborer des règles procédurales spécifiques de recherche et d’enquête en ligne avec la nature du crime cyber informatique.
Ainsi, le Maroc, outre la ratification des instruments internationaux, s’est investi dans le renforcement de son cadre juridique grâce à la promulgation d’une loi sur la lutte contre le blanchiment d’argent, loi qui répond aux exigences des instruments internationaux en la matière et tient en compte les quarante recommandations du GAFI concernant le blanchiment de capitaux.
Par Ayyoub Chehbouni et Lin Feng
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Maroc & immobilier. Hausse des prix ou baisse des ventes, entre les deux la bulle résiste…
14.12.2010 par admin.

Vendre moins, mais aussi cher ; la balance de la construction tente de se maintenir aux prix habituels. La crise ne semble pas passer par le Maroc par la volonté des acteurs de ce secteur qui maintiennent leurs attentes, bien que les acheteurs soient plus attentifs depuis fin 2008. Certaines plaquettes de programmes promotionnels immobiliers lancés depuis quelques années et qui semblent plus ou moins engagés de force dans une certaine durée de programmation, prendraient ainsi de l’augmentation avec le temps.
Il faut dire qu’avec certaines marges sur les appartement présentés au prix “standing” beaucoup auraient les moyens d’attendre de meilleurs jours, tandis que d’autres moins solides ont dû baisser leurs prix, voire mettre la clé sous la porte, pour ne pas dire se sauver, pour quelques-uns. Le rapport serait donc bien un rapport implicite de force entre demandes et offres sur le marché immobilier du Maroc, qui se trouve conforté dans une situation favorable, les investisseurs étrangers recherchant ailleurs ce qu’ils ne peuvent trouver chez eux. Quoique le prix du m² au Maroc sur certains programmes dépasserait même celui des grandes villes de France ou d’Europe qui, elles, jouent plus ouvertement, pour rappel, le rapport qualité-prix. Un point que les professionnels du Maroc ont intérêt à observer et y répondre dorénavant ; le client regarde ce qu’il dépose dans son panier avant de passer, éventuellement, à la caisse. Une nouvelle habitude en occident depuis fin 2008 car, en fin de compte, qu’achète-t-on quand l’on vise une demeure, si ce n’est le produit et non son emballage alléchant… ?
Philippe DELESALLE
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Maroc: La hausse des prix continue dans l’immobilier
La hausse des prix continue dans l’immobilier, selon l’indice des prix de Bank Al-Maghrib. Les prix immobiliés ont augmenté au cours du 3ème trimestre 2010 aussi bien d’un trimestre à l’autre qu’en glissement annuel dans un contexte de baisse du volume des transactions.
Les prix des actifs immobiliers résidentiels ont connu une nouvelle hausse en glissement annuel de 2,4% au 3ème trimestre 2010. Cette évolution recouvre une progression de 3,5% des prix des appartements, qui représentent l’essentiel du volume de transactions, une stagnation de ceux des maisons, et une baisse de 4% des prix des villas. D’un trimestre à l’autre, les prix des biens immobiliers résidentiels se sont également accrus de 2,4%, après 1,1% au trimestre précédent.
Par région, les tendances des prix ne sont pas uniformes. Des hausses importantes, en glissement annuel, ont été relevées dans les régions de Marrakech-Tensift-El Haouz, l’Oriental, Gharb- Charda-Beni Hssen et Tanger-Tétouan, alors que des baisses ont été observées dans les régions de Chaouia-Ourdigha, Fès-Boulmane, Meknès- Tafilalt et Rabat-Salé-Zemmour-Zaër. Les prix dans les autres régions n’ont pas connu de variations significatives.Coté volume, selon les données arrêtées 35 jours après la fin du 3ème trimestre, les ventes des biens immobiliers résidentiels immatriculés au niveau de l’ANCFCC se sont établies à près de 13 000 unités, en baisse de 16,3% d’un trimestre à l’autre. Cette contraction reflète la baisse des ventes des 3 catégories de logements, principalement les appartements. Par région, à l’exception de celle de Tadla-Azilal, où les ventes ont progressé de 66%, les autres régions ont connu des baisses des ventes.
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Au Maroc, les promoteurs se réjouissent du “BLANC” subitement !
2.12.2010 par admin.

Après l’annonce faite il y a 4 mois par les promoteurs, réunis au sein de la FNPI du Maroc, le blanc reprendrait des couleurs face au noir pratiqué, que tout le monde dénonçait. Les professionnels de la construction de masse auraient-ils retrouvé leurs esprits et seraient-ils subitement heureux de tout déclarer, de payer toutes les taxes diverses et les impôts ?
L’on se demanderait même pourquoi ils ne se sont pas réjouis bien avant…
De quoi se réjouissent-ils, au final ? Que les clients reviendraient par cela, alors qu’ils jouaient, pour beaucoup, dans la même marmite qu’eux face au fisc ?
La réalité serait tout autre et restée, elle, au fond des tiroirs de la presse, pour ne pas parler plus bruyamment des incitations à l’honnêteté nationale.
Non… L’esprit de “Saint Trésor Public” n’est pas tombé sur les têtes des patrons subitement, ni par miracle, mais bien par les volontés de plus de transparence fiscale du pays par ses administrations, qui oeuvrent sérieusement en ce sens par la volonté de Rabat. C’est que les choses changent ; les informations qui circulent conseillent “gentiment” les plus grosses entreprises du pays, via les services du fisc, ce qui ferait son effet.
Des “éponges” ont été présentées par les conseillers fiscaux de l’Etat, avant de sortir l’artillerie lourde ; les grosses entreprises savent désormais qu’il va falloir jouer le jeu lors des prochaines années, avant que les inspecteurs ne reviennent, effectivement, tirer sur les “oublieux” récalcitrants et sur quelques années en arrière…
Si certains parlaient de double comptabilité et de triple bilan à présenter selon l’organisme en face, cette époque est désormais révolue.
Philippe DELESALLE
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La fédé des promoteurs immobilier au Maroc se mobilise contre le Noir !
La Fédération nationale des promoteurs immobiliers est de plus en plus consciente que la transparence et parmi les clés de la réussite. Vu la baisse de la demande, suite à une très grande spéculation et à la cherté des prix, conjuguée à l’exigence d’une bonne partie du prix au noir (20 à 50% du montant de la transaction) pratiquée par certains promoteurs, la FNPI fait de la professionnalisation du secteur de l’immobilier au Maroc et le renforcement du climat de confiance avec les citoyens et les pouvoirs publics son cheval de bataille.«Le noir existe encore ailleurs. Chez nous, le promoteur a compris qu’il faut qu’il soit transparent pour pouvoir vendre», nous a confié Mustapha Allali, secrétaire général de la FNPI. Et d’ajouter : «Le train de la transparence a démarré et la régulation du marché doit suivre».
C’est dans cette optique que quatre mois après le lancement de la campagne de déclaration intégrale à 100% des prix de la transaction, la Fédération nationale des promoteurs immobiliers dresse le bilan de la première phase étalée sur la période estivale lancée en juin dernier. «Plus de 200 banderoles ont été affichées sur les projets immobiliers à travers différentes villes du Royaume, notamment Casablanca, Fès, Meknès, Tanger, Tétouan, Marrakech, Rabat, Salé et Agadir», apprend-on auprès de la FNPI.
D’ailleurs, cette dernière a mené une enquête auprès de ses membres ayant participé à cette opération qui a révélé que tous les participants à cette opération ont affiché leur satisfaction quant aux réactions des acquéreurs qui se sont réjouis de cette initiative. «Les promoteurs, quant à eux, sont certains que cette dynamique aura un impact positif sur leurs transactions immobilières», précise la fédération.
Et pour la relance le secteur, la FNPI réitère son appel auprès de ses membres pour qu’ils continuent dans cette voie. Des rencontres régionales sont prévues en partenariat avec les associations régionales de la FNPI à partir du mois de janvier et seront étalées sur l’année pour rencontrer les promoteurs et les sensibiliser davantage aux retombées socio-économiques de cette opération.
source : le matin
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Projets d’Etat au Maroc. Des acteurs publics et communaux oublient leurs rôles depuis 5 ans !
30.11.2010 par admin.
La ville du cinéma fait du mauvais théâtre, la pièce est censurée…

Du très mauvais Vaudeville, où les acteurs principaux ne suivent pas les directives du metteur en scène, mettrait fin au théâtre de Ouarzazate.
Où sont les projets attendus dans cette région ? La chenille, que représentent les studios de cinéma, ne s’est pas encore transformée en magnifique papillon qui devait attirer les stars du monde entier, et créer un phare nouveau sur le Maroc ; devenu, par essoufflement, un clignotant, indiquant un virage spectaculaire… mais sur les planches, ce qui ne serait pas mieux. Au théâtre ce soir se transforme ainsi en commission d’enquête pour des élus ou “responsables” de cette ville ces dernières années ; élus qui semblaient gérer des projets et des fonds au gré des vents de sable, au point qu’aucune faune nouvelle ne s’y développa par manque de volonté, si ce n’est celle plus personnelle.
La volonté des acteurs locaux ne suit pas toujours celle de Rabat, selon les régions, au point que l’on peut se poser des questions sur le choix de ces élus et éventuellement sur leurs compétences à savoir gérer une ville, leurs services, voire des projets d’envergure, qui les dépasseraient certainement, ce qui changerait l’affiche du programme collectif par “Le Roi et moi”.
La régionalisation annoncera certainement d’autres hommes plus responsables, prochainement ; mais faut-il attendre que tous les vieux éléphants boiteux laissent la place à des forces plus vives et plus compétentes, ou plus honnêtes, pour faire avancer le pays ? Entre le peuple et le Roi, les freins existent encore, mais ensemble ils savent dire non en commun. ”Au Théâtre ce soir” de Ouarzazate, les costumes et les décors n’étaient pas de Roger Hart, ni Donald Cardwell…
Philippe DELESALLE
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Enquête au sujet des projets non réalisés présentés au Souverain: Des responsables auditionnés par une commission d’enquête à Ouarzazate
La question des projets présentés à SM Mohammed VI et non exécutés revient au-devant de la scène. A Ouarzazate, les choses prennent un cours assez sérieux.
Une enquête a été ouverte pour connaître les tenants et aboutissants relatifs aux quatre grands projets présentés au Souverain depuis 2005 jusqu’à 2009. Beaucoup de gouverneurs, présidents successifs de la commune urbaine et certains fonctionnaires responsables ont ainsi été appelés à répondre aux questions d’une commission d’enquête composée de huit membres qui s’est installée depuis le 28 octobre au siège de la province de Ouarzazate, date qui a coïncidé avec la visite de SM Mohammed VI dans la région. Le premier projet qui fait la cible des enquêteurs concerne la nouvelle zone touristique de Tarmigt présentée au Souverain déjà en 2005 en marge des Assises du tourisme organisées dans cette ville. Mais concrètement et après 5 ans, aucune zone n’a vu le jour dans le site précité.
Et si le ministre de l’Habitat et de l’Urbanisme, Taoufik Hjira, avait prolongé son séjour après la visite Royale à Ouarzazate, c’était pour résoudre personnellement le problème délicat relatif au retard accusé dans un projet qui remonte à 2006 et concerne les deux lotissements d’Al Omrane Atlas et Zaouia. Les bénéficiaires qui procèdent à des versements depuis le début du projet, accusent l’entreprise chargée de mettre sur pied lesdits lotissements d’avoir imposé des prix «exorbitants», notamment dans le lotissement de Zaouia et condamnent fermement les sorties médiatiques de ses responsables avançant que les lots allaient être remis aux bénéficiaires en juin 2010 puis en septembre 2010, alors qu’il s’agit toujours d’un terrain nu.
Le ministre qui a quitté mercredi Ouarzazate, connaît d’avance l’agenda de l’association des bénéficiaires qui entend organiser des sit-in de protestation contre l’entreprise concernée et ses fausses promesses.
L’ancien gouverneur de la province, Mohamed Ichnnaren, l’ancien secrétaire général de la province de Ouarzazate et actuel gouverneur de la province de Tinghir, Mohamed Nakhcha, ont aussi été entendus au sujet notamment du projet de la mise à niveau qui avait connu des irrégularités relevées par la Cour des comptes. L’ancien président du conseil municipal, Mohamed Addad et l’ancien chef de la division technique de la province seraient également dans le collimateur. Les enquêteurs entendent aussi connaître le sort du projet de la ceinture verte initié avec une enveloppe de 70 millions de DH et qui n’a pas encore démarré.
Si Ouarzazate a été négativement impactée par la conjoncture internationale difficile, ce qui a causé le report sine die des projets qui entrent dans le cadre de Mansour Lacke-city, elle aurait au moins pris beaucoup d’avance en se conformant aux cahiers des charges des projets présentés au Souverain, et dont les initiateurs n’étaient autres que des acteurs publics et communaux.
Saïd Ouchen
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Corruption au Maroc et ailleurs… Patience. Entre volonté et terrain, entre lois et habitudes ?
11.11.2010 par admin.
Entre corruption et indice de corruption, le flou règne dans les pays qui naviguent encore entre formel et informel.

Beaucoup sur le sujet objectent que les choses ne sembleraient pas différentes d’hier, certains professionnels faisant même remarquer que ce serait pareil, voire pire qu’avant. Relativisons selon les régions, les secteurs concernés, et selon chacun. Ceux qui s’en plaignent sont à leur manière souvent les instigateurs de ces situations cachées, par habitude, ou seulement afin d’économiser du temps dans leurs démarches et affaires. Pour ceux-là, comme chacun le sait, le temps reste de l’argent.
Mais la corruption reste un sport international, et souvent ceux qui crient au loup sont plus proches de la meute, les volontés se présentant avant les actes réels.
Le temps, justement, est un facteur qui peut arranger les situations, ou les rendre plus problématiques. Serait-il possible de changer radicalement les manières occultes au Maroc ou ailleurs ? Pourrait-on imaginer en quelques années éradiquer la corruption ? Les moyens modernes qui existent désormais peuvent répondre oui à la question. Il suffit de regarder le résultat de l’apport informatique dans les services de la douane, il y a quelques années, pour se dire que cette application, dans de nombreuses autres administrations, tuerait le mal très rapidement à chaque niveau.
Les outils et les moyens existent. La police est par ailleurs dans le nouveau code de la route ; les radars, qui servaient hier à arrondir les fins de mois de certains, seront désormais au service de la sécurité routière et donc de ceux qui respectent enfin les lois derrière le volant…
La bancarisation au Maroc fonctionne très bien et soulève les anomalies possibles dans les bilans, les vrais, et non l’un des trois qui servait selon la demande administrative. Le fisc fonctionne de mieux en mieux et impose maintenant la transparence des chiffres ; gare à ceux qui ne sauraient se déshabituer prochainement.
Reste éventuellement le comportement de chacun au quotidien ; les habitués à sortir inconsciemment le petit billet devant un guichet sont encore légion, voulant surtout éviter de revenir à cinq reprises dans la semaine, depuis leur village éloigné, pour obtenir leur droit. Maintenant, si la lutte contre la corruption ne tient pas compte de quelques secteurs importants d’une société, comme la réforme de la justice, la levée de l’impunité, le suivi des constatations du rapport de la Cour des comptes, ne pas s’attendre à des évolutions venant de la base.
Ils ne mettent dans leurs ventres que du feu. Le Coran
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http://www.yabiladi.com/articles/details/3510/corruption-persiste-maroc-plan-adopte.html
Politique
Corruption : Le mal persiste au Maroc, le plan adopté du « déjà-vu »
Alors que le Maroc vient d’adopter son plan de lutte contre la corruption, l’indice de perception de la corruption (IPC) 2010, publié mardi par Transparency International (TI), montre que le pays ferait mieux de l’appliquer à la lettre. Le Maroc n’a pas réellement progressé depuis 2009 et se retrouve 85e au classement, sur 178 pays, avec une note de 3,4 sur 10. Transparency Maroc (TM) a organisé une conférence de presse pour présenter les chiffres de l’IPC sur le Maroc. Occasion de revenir aussi sur le plan biennal de lutte contre la corruption, adopté par le Maroc.
Corruption des fonctionnaires, versement de pots-de-vin pour gagner des marchés publics, détournement de fonds, efficacité de la lutte anti-corruption… Evalué dans tous ces domaines, le Maroc n’a pu progresser que de 0,2 point sur une échelle de 10 et de 4 places au classement depuis l’année dernière. Pas assez pour que Transparency compte le pays parmi ceux où le niveau de corruption a sensiblement baissé dans son indice de perception de la corruption 2010, présenté ce mardi (lire rapport).
Au Maghreb, le Royaume se retrouve ainsi derrière la Tunisie (59e avec un score de 4,3) et devant l’Algérie (105e/2,9), la Mauritanie (143e/2,3) et la Libye (146e/2,2). Le Qatar, 19e avec 7,7 points sur 10, est le premier pays arabe au classement; le Botswana a fait le meilleur résultat au niveau de l’Afrique (33e/5,8).

Le classement est mené par le Danemark, la Nouvelle Zélande et Singapour (tous ont un score de 9,3), alors qu’en bas de tableau, il y a l’Irak (175e/1,5), l’Afghanistan et Myanmar (176e/1,4), puis la Somalie (178e/1,1).
L’IPC est l’élément phare de la lutte contre la corruption à laquelle TI s’adonne depuis 1993. L’index de perception de la corruption est élaboré depuis 1995. Comme l’indique son nom, plus qu’une mesure objective, il mesure comment le secteur privé perçoit la corruption dans le secteur public. La raison en est que la corruption – « l’abus à des fins privées d’un pouvoir reçu en délégation » – est une pratique dissimulée, difficile à chiffrer. Mais comme l’indique Transparency : « Au fil du temps, il s’est avéré que les perceptions permettent d’établir une estimation fiable de la corruption. »
Le Maroc et son plan anti-corruption
Le conseil du gouvernement a adopté finalement le 21 octobre au lieu du 14, le plan biennal (2010-2012) de lutte contre la corruption. Il a été dévoilé à la presse par Mohamed Saâd El Alami, ministre délégué chargé de la Modernisation des secteurs publics, le vendredi 22 octobre. A travers ce plan, l’Etat veut se donner les moyens d’endiguer la corruption. Mais pour Rachid Filali Meknassi, secrétaire général de TM, « les déclarations d’intention et l’adoption des lois qui n’ont pas de chance d’être appliquées ne peuvent convaincre personne ». En d’autres termes, ce plan ne pourra pas faire grand-chose, car c’est du « déjà-vu ».
« Une grande partie des mesures figuraient déjà dans le plan de 2005 et d’autres dans celui de 1998. Elles ont déjà été exécutées il y a dix ans », a-t-il précisé. De même, il a déploré l’absence de concertation des autorités avec les milieux d’affaires et les organisations de la société civile concernés. « Il n’y a pas eu de participation de la société civile, je ne fais pas allusion seulement à Transparency Maroc, aucune organisation de la société civile n’a été invitée ni dans la phase de conception, ni dans la phase de mise au point (…). A aucun moment on n’a été associé, on n’a même pas été invité à la conférence de presse où a été annoncé ce plan. ».
Qui a donc élaboré ce plan ? Rachid Filali Meknassi a indiqué que c’est un « document unilatéral élaboré par six administrations constituées en comité interministériel ». Le plan en question a proposé la mobilisation de la société civile pour l’exécution de la politique gouvernementale. Seules quelques propositions émanant de la société civile ou de certains ministères, ont été prises en compte. « Ce sont des éléments sur lesquels nous travaillons ; comme la loi sur la défense des témoins, la loi sur l’accès à l’information », a expliqué Rachid Filali Meknassi. Par contre, « la reforme de la justice, la levée de l’impunité, le suivi des constatations du rapport de la Cour des comptes, ne sont pas dans le plan de lutte contre la corruption ».
TM, association reconnue d’utilité publique essaye tant bien que mal de lutter contre la propagation de la corruption. Comme l’a rappelé un représentant de Transparency Liban, présent à la conférence de presse, la lutte contre la corruption est un combat long et périlleux. Le phénomène de la corruption est presque aussi ancien que l’homme. La mise en place d’un plan ne suffira pas, les lois doivent être appliquées à la lettre.
Ibrahima Koné Yabiladi.com
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