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Archive de la catégorie Arnaque

2 dhs le jour 3 dhs le soir. Un stationnement enfin précisé à Agadir.

2parking-panneau.jpgDepuis le temps il était temps, bien qu’avec le temps les choses ne durent pas toujours dans le temps. Tant et si bien qu’avec le temps, les discussions temporelles quotidiennes avec les gardiens de parking, ou gardiens des rues qui passent le temps tandis que le nôtre est très rempli, la municipalité d’Agadir a enfin tranché dans le temps, non pas sur le temps de stationnement mais sur le prix.

2parking-panneau.jpgPrix du temps arrêté pendant les vacances, en souhaitant que l’inflation sur le temps ou la spéculation sur le temps ne soient reconsidérées par chaque gardien prochainement selon le temps…

2parking-panneau.jpgLes panneaux marqués d’un grand P à l’entrée des zones de parking, quand ils existent, viennent de se voir attribuer en calligraphie arabe ou européenne le nouveau tarif, ou plutôt le tarif. Un ticket assure l’ensemble et même un service après-vente pour les réclamations…

2parking-panneau.jpgUn exemple à suivre pour d’autres villes, une volonté à maintenir par tous pour ne plus se faire arnaquer, dans le temps…

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Agadir/Stationnement : Fini le racket des gardiens !

La ville d’Agadir vient de prendre une mesure contres les abus causés par les gardiens de voitures.

En effet, le conseil de la ville a rendu publics les prix de stationnement, fixés à 2 DH le jour et à 3 DH le soir. De plus, un panneau, indiquant les tarifs, est installé dans chaque aire de stationnement. En cas de litige avec les responsables de parking, un numéro de téléphone, fonctionnant 24h/24, est mis à la disposition des clients. Par ailleurs, afin d’éviter les trafics, des tickets unifiés ont été remis aux gardiens. Pour rappel, certains préposés aux parkings, parfois sans aucun lien contractuel avec le conseil de ville, exigeaient parfois jusqu’à 10 DH pour le stationnement.

L’Economiste - Vendredi 6 août - 

France ou Maroc : les clients désirent-ils vraiment payer plus cher leur bien immobilier ?

C’est la faute des étrangers et maintenant celle des seniors…!!!

Stop, arrêtez ! La récurrence du sujet déborde à un moment des esprits qui bougent encore…

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Cet article du Point repris sur de nombreux sites d’information en ligne n’a pas échappé aux sites marocains. Car ce qui s’entend en France n’est que le reflet sonore de ce qui se dit au Maroc face aux étrangers divers, jeunes comme seniors.

Certes, si l’offre et la demande sont censées réguler les prix, chacun sait bien qu’il n’en est rien, ceci reste sans compter sur le point fondamental qui demeure l’homme et ses intérêts propres, bien avant l’intérêt collectif et même national qui reste secondaire, même familial avec une analyse plus pertinente. 

Les paysans de France ont depuis bien longtemps préféré vendre à des prix parfois exorbitants localement leurs vieilles granges ou leurs vieux corps de ferme délabrés à des étrangers européens, avant même de penser aux intérêts de leurs propres enfants, obligés de s’expatrier hors des villages ensuite par impossibilité de payer, pour venir s’entasser dans des banlieues avec HLM, bien loin de la qualité de vie de leurs anciens, et pour finir renommer ensuite les petits enfants en délinquants… “Les hommes c’est comme les pommes, plus on les entasse, plus ils pourissent”… 

Il en est de même au Maroc où vous entendrez la majorité des gens exprimer que tout augmente, mais par la faute de qui encore ? Des étrangers, des autres… 

Pensez-vous, gens d’ici ou d’ailleurs, que le client en toute conscience apprécie de payer plus cher le bien acheté, si ce n’était que la problématique reste bien du côté des vendeurs ? Ce n’est pas dans un pays où la négociation est la pratique quotidienne entre les gens que cette profondeur d’analyse aurait échappé à quelqu’un. 

Sont-ce les étrangers qui ont fait monter les prix du standing et du haut standing au Maroc ou la gourmandise des promoteurs qui avaient pour sport commercial de viser les pigeons qui se posaient en confiance sur leurs balcons pour leur vendre du simple parpaing au m² aussi cher que dans les provinces de France ? Pourquoi 60% des Marocains préfèrent-ils recourir à l’auto-construction en réalisant leur maison à moins de 3000 dh le m² ? Pourquoi les promoteurs suite à la crise pensent-ils subitement au logement social ou économique attendu par 1.000.000 de Marocains qui patientent encore ? 

L’étranger qui ne connaît pas un pays, notamment un Occidental par sa culture du droit, entre par habitude dans une notion de confiance et de régulation des choses, par force de droits et de devoirs appliqués chez lui depuis des générations. Une faiblesse en d’autres contrées… 

Pourquoi deux tarifs, un pour les locaux et un autre pour les étrangers ? La balance de la justice ne serait-elle pas la même selon la couleur de la peau ou la culture en France, pays des droits et des devoirs, comme de même la balance au Maroc, pays des principes les plus respectueux sur le plan spirituel ? Le terme usure, voire parfois vol sur le plan international, n’aurait-il de sens que dans des principes lus en fin de semaine chez chacun dans son propre temple, mais point dans les pratiques quotidiennes le reste de la semaine ? 

Pourquoi le prix d’un terrain est-il multiplié par 8 quand un vendeur regarde la face d’un autre homme venant de plus loin ? Pourquoi se plaindre ici ou ailleurs que les jeunes doivent quitter les anciens afin de pouvoir vivre dignement ? Les parents ne mangent-ils pas l’assiette du lendemain de leurs propres enfants ? Ne les condamnent-ils pas à aller voir ailleurs, afin de survivre, parfois au-delà des mers, chez ceux-là mêmes dont ils ont abusé ? 

Qui veut trop perd tout à un moment, sous la tour Eiffel comme sous l’Atlas, bloquant l’énergie même de son propre développement. Combien d’investisseurs transparents viennent et repartent désormais, ayant appris par la communication très rapide car virtuelle les histoires des pigeons déplumés qui ont repris conscience, mais trop tard ? 

Faudra-t-il que les gens aillent revivre en plein désert ou entre les monts de l’Atlas, étrangers comme Marocains, ou MRE qui arrivent, afin d’échapper à la folie des hommes qui ne voient que les chiffres en oubliant les lettres plus sages pour les consciences ?

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http://www.lepoint.fr/economie/immobilier-les-seniors-et-les-etrangers-font-grimper-les-prix-31-07-2010-1220882_28.php 

Publié le 31/07/2010 Le Point.fr

ÉTUDE

IMMOBILIER - Les seniors et les étrangers font grimper les prix …

AFP

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Depuis le début de l’année, les prix des logements anciens sont repartis à la hausse, comme ici à Paris où ils se sont envolés de 5,1 % © Cyriel Martin

Les Européens de l’Ouest, attirés par la douceur de vivre des campagnes françaises, et de nombreux seniors, qui partent de plus en plus tôt à la retraite, sont, avec la pénurie de logements, les principaux responsables de la reprise de la hausse des prix de l’immobilier dans l’ancien.

Après une envolée des prix sur une dizaine d’années, l’année 2009 avait connu une baisse, conséquence de la crise financière de 2008. Mais depuis le début de l’année, les prix des logements anciens sont repartis à la hausse, aussi bien en province qu’en Ile-de-France, selon les notaires et les agents immobiliers. Sur un an (mars à mai 2010 par rapport à la même période de 2009), la hausse des prix est de 5,1 % en Ile-de-France alors que pour l’ensemble de la France métropolitaine elle est, au premier trimestre, de 1,4 % pour les appartements et de 1,2 % pour les maisons, selon les Notaires de France.

“Nous constatons un afflux de Britanniques, de Belges, de Néerlandais, d’Allemands, de Scandinaves et même d’Italiens, au point que désormais, en province, cinq pour cent des ventes dans l’ancien sont le fait d’étrangers qui tirent les prix à la hausse”, souligne pour l’AFP Me Pierre Bazaille, président de l’Institut notarial de l’immobilier. Ce qui explique que des départements comme l’Aveyron, la Corse du Sud et même la Meuse, pourtant peu dynamiques sur le plan économique, voient le prix des maisons progresser depuis le début de l’année.

7 à 8 % des acheteurs à Paris sont des étrangers

Pour Me Bazaille, “les taux d’intérêt des emprunts immobiliers qui continuent d’être bas, contrairement à ce qui était prévu, permettent également de devenir propriétaire avec une mensualité de remboursement équivalente au niveau d’un loyer”. Le nombre de transactions dans l’ancien devrait ainsi remonter en 2010 à un peu moins de 700.000, pronostique Me Bazaille, même si ce total restera en dessous des années fastueuses, de 2000 à 2007, où il a toujours évolué au dessus de 800.000. “La faiblesse de l’euro conduit également les étrangers à investir de nouveau dans la capitale”, indique Richard Tzipine, directeur général des agences Barnes, spécialisées dans l’immobilier de luxe.

“Dans le coeur de Paris, on voit de nouveau des Américains alors que les Italiens et les Russes sont toujours très présents, ce qui explique que 7 à 8 % des acheteurs dans la Ville Lumière sont des étrangers”, indique Me Christian Lefebvre, président de la Chambre des notaires d’Ile-de-France. Autre phénomène : les seniors de plus de 60 ans “vendent leurs biens immobiliers, souvent les économies de toute une vie, dans les grandes métropoles pour vivre mieux dans des petites villes ou à la campagne”, explique Laurent Vimont, président de Century 21, réseau d’agences immobilières.

Pour M. Vimont “cette population dispose d’un apport personnel important, qui lui permet de mieux de se loger, ce qui contribue mécaniquement à la hausse des prix car ils sont peu enclins à négocier”. La ville de Nice, sur la Riviera française, est un bon exemple de cette mutation sociologique. Le pourcentage des acquéreurs d’une résidence principale, qui était seulement de 52 % du total en 1998, a grimpé à 72 % au détriment de ceux qui achetaient une résidence secondaire. Effet de balancier, la population des propriétaires à Paris rajeunit avec, depuis deux ans, une baisse de 20 % des acheteurs ayant dépassé 70 ans, constate M. Vimont.

“Mahmoud Pyongyan” : Blanchisserie de génération en génération.

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Plus blanc que blanc ne signifie pas transparence pour autant, surtout quand la Chambre de Commerce et d’Industrie du Maroc soulève le drap sale. La lessive existe, la mise en œuvre aussi, mais reste l’application qui ferait défaut. Le libéralisme voulu ne fait que salir les draps en rejetant le savon de l’un à l’autre, chacun sachant bien le rattraper avant de le renvoyer. 

Le secteur implicite, même à haut niveau, semble même être un adoucissant pour le fonctionnement général des affaires. Pourtant pas si compliqué d’enrayer la machine si une volonté existe réellement. Ce qui a été fait en bas peut se faire plus haut, comme le dit un intervenant, «Et pour cause, l’escalier se nettoie par le haut».

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http://www.leconomiste.com/article.html?a=101220 

Fraude, corruption et blanchimentComment protéger l’entreprise contre le fléau ? 

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· L’arsenal juridique est là, mais les résultats font défaut

· En cause, l’impunité et le manque de dénonciation

Impunité et déficit de dénonciation, telles sont entre autres les circonstances aggravantes de la corruption. Le constat a été dressé mercredi dernier lors d’un débat organisé par la Chambre du commerce international du Maroc (CCI). Et le fléau, pour ne pas dire la pandémie, ne cesse de prendre des proportions inquiétantes surtout dans le monde des affaires. Champ souvent occulté aux détriments de la petite corruption qui met en équation le citoyen ordinaire et les agents administratif et communal.

 

Pourtant, «la corruption transactionnelle est partout présente et prend parfois l’allure de l’huile dans les rouages», dira Abdesslam Aboudrar, le président de l’Instance centrale de prévention de la corruption (Icpc). A tel point que d’aucuns n’hésitent pas à l’assimiler à de l’impôt. Si bien que l’ampleur du phénomène est plus ressentie dans les économies de rente, les gros marchés de l’Etat, le BTP, l’armement, les autorisations d’implantation et les concessions de services publics. En somme, les grands secteurs où évolue l’activité de l’entreprise. Au Maroc, les marchés publics représentent 15% du PIB et le secteur du BTP réalise 80% de son chiffre d’affaires grâce à ces marchés. A l’échelle mondiale, les chiffres laissent pantois. «Les dernières estimations du pactole généré par la corruption portent sur 2.000 milliards de dollars», signale Jean-Pierre Méan, expert international anti-corruption. C’est plus que le PIB de tous les pays à l’exception des cinq premières grandes puissances.
Alors comment protéger l’entreprise contre les risques de corruption et de fraude? C’est la grande question soulevée par le débat de la CCI-Maroc.

 

Il n’empêche que «sa formulation s’avère inappropriée», fait remarquer un intervenant. Car l’entreprise ne subit pas le phénomène de corruption et encore moins celui de la fraude. Bien au contraire, elle se trouve au centre de la mouvance du système. D’abord, de par ses relations avec le secteur public. Dans les transactions qu’elle réalise ensuite avec ses partenaires privés. Enfin en son sein même, du fait des conflits d’intérêts qui se créent. Collusions entre syndicats et chefs d’entreprises, forte différenciation entre salaires, achats, financements et recrutements, autant de sources qui attisent ces conflits. «Et l’absence, libéralisme oblige, d’un encadrement légal ne fait qu’exacerber la situation», relève Abdessamad Saddouq, président de la Commission éthique et déontologie de la CGEM. Du coup, les conséquences sont considérables: fragilisation de l’image à l’externe et perte de cohésion en interne. Plus grave encore, l’entreprise peut se trouver dans une «situation de compétitivité a contrario», estime Aboudrar.

Pour immuniser sa propre entreprise, le management n’a d’issue que la bonne gouvernance. Mais encore faut-il s’imprégner du devoir d’exemplarité. «Et pour cause, l’escalier se nettoie par le haut», rappelle le président de l’Icpc. Mais pour le reste, il ne peut qu’appuyer les mouvements pour la moralisation ou encore militer pour l’assainissement du secteur où évolue son activité. Le tout passe par le tissu associatif. D’où le déficit en termes de dénonciations. Phénomène qui s’aggrave encore plus face à l’impunité qui semble constituer la règle bien que certains cas de flagrante fraude et de corruption soient étayés par des instances aussi sérieuses que la Cour des comptes et l’Inspection générale des impôts. Pourtant, le Maroc a enregistré d’importantes avancées en ce qui concerne la mise en place d’instruments juridiques de prévention de la corruption et l’appropriation de certaines conventions internationales dédiées. Il a ainsi mis en place l’Instance centrale de prévention de la corruption, adopté la loi relative à la déclaration du patrimoine et amendé le code pénal en vue de protéger les personnes dénonçant tout acte de corruption. Sans oublier la loi contre le blanchiment d’argent sale et la révision du décret relatif à la passation des marchés ou encore la ratification en 2007 de la convention de l’ONU. En somme, tout le dispositif légal pour mener de front la lutte contre le triptyque: fraude, corruption et blanchiment. Mais, à en juger par les résultats, beaucoup de chemin reste encore à faire.

A. G. 

Régression  

L’indice de perception de la corruption tel que calculé par Transparency International place le Maroc presque au milieu des 180 pays étudiés. Il occupe la 89e place, selon les dernières évaluations de cette instance après avoir été 46e puis 79e. Certes, le mode de calcul de cet indice n’a rien de scientifique mais il se base sur les rapports de certaines institutions financières internationales des plus crédibles. L’Europe du Nord demeure la plus propre et au bas de l’échelle, il y a surtout les Etats en faillite. Mais entre les deux extrêmes, de nombreux pays développés sont gangrenés par le fléau.

Les “extraordinaires” marges des promoteurs immobiliers au Maroc

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“Immobilier, le début de la crise”, puis “La bulle immobilière sur le point d’éclater”, puis “Immobilier de luxe, les craintes se confirment” puis “Immobilier au Maroc la baisse continue” et voilà le dernier titre qui semble apporter la raison fondamentale à cette suite de titres dans la presse sur le secteur de l’immobilier depuis le début de l’année…

“Les extraordinaires marges des promoteurs immobiliers au Maroc” …

Pour une fois que ce ne sont pas les analystes indépendants de ce secteur qui sonnent le glas… depuis de nombreuses années…

Un entonnoir se présente de deux manières selon ce que l’on veut cerner ou présenter, voilà que la raison se resserre sur la problématique que chacun abordait il y a encore quelques années, mais qui ferait enfin les titres de la presse. Presse qui, ces dernières années, ne chantait pas vraiment cela, au même titre que tous les gens qui directement ou indirectement ne voyaient, eux aussi, comme les promoteurs, qu’une part du gros gâteau, sous d’autres termes, comme vendeur de foncier, agences immobilières, samsars, constructeurs divers parfois, fabricants de matériaux, commerciaux, sans oublier les clients eux-mêmes attirés par les cerises de la spéculation rapide qui, tout en étant les dindons de la farce, voulaient parfois se faire aussi gros que le bœuf.

Bref beaucoup de monde en fin de compte pour ne pas dire toute une société prise dans la synergie de l’avoir, du plus et du toujours plus.

Si l’économie d’un pays donne de l’importance à un secteur prépondérant comme l’immobilier, si on laisse gonfler la bulle pendant des années pensant que cela serait toujours très positif financièrement à un pays, la règle du jeu du monopoly se retrouve alors à un moment devant le trop, la crise, la réalité, et la vérité. Mais n’est-ce pas toute une société qui paiera le prix de ce laxisme ensuite, au même titre que l’occident présent qui par son trop d’avoir général va demander à sa base de serrer la ceinture désormais ?

Combien de gens comprennent enfin maintenant que cette course au plus par l’immobilier se transforme aujourd’hui en perte, même si beaucoup de gens s’imaginent encore qu’une nouvelle bulle arriverait ?

Voilà des gens en marge de la réalité, au même titre que les marges “extraordinaires” des promoteurs marocains qui feraient rêver de nombreux investisseurs immobiliers en Europe en ce moment. Pas étonnant que de nombreux étrangers étaient plus attirés par la brique que par le tagine ces dernières années… mais combien déchantent en ce moment ?…

Les promoteurs justement, qui reconnaissent des marges “plus que correctes” maintenant, qui au regard de la construction laisseront encore de la marge pour ceux qui seraient plus professionnels dans leurs expertises.

A quand le prochain article qui définirait enfin le prix d’une construction réelle selon le choix des matériaux en fonction du foncier retenu ? Car en fin de compte on ne peut chiffrer que la matière, la main d’œuvre, les services réels, pas encore le vent des paroles exprimées en marge de tout cela…

Vous disiez ? 40 à 100%…? Parfois encore très loin chez certains, sans mettre tout le monde dans le même panier… Si tout travail mérite sa rémunération, à quel niveau peut-on estimer le passage de l’usure au vol ? Car les conséquences seront bien à prendre dans les poches des petits demain.

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Les extraordinaires marges des promoteurs immobiliers au Maroc

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Le dernier rapport Mckinsey sur les extraordinaires marges des promoteurs immobiliers au Maroc, qui a révolté la Fédération des promoteurs immobiliers, jette les lumières sur les sacro-saints bénéfices des promoteurs immobiliers marocains. Selon cette étude, les “modestes” marges des promoteurs immobiliers varient entre 15 et 20% sur le logement social, 25 à 30 % pour le logement bas standing, 30 à 50% concernant le moyen standing, pour atteindre une moyenne allant de 40 à 100% pour le haut standing. Par souci de transparence, un important promoteur immobilier casablancais a provoqué un point de presse pour déclarer aux journalistes que la marge qu’il pratique sur le logement social ne dépasse pas 25%. Raisonnable marge… !!! Après l’âge d’or vécu par ce secteur durant cette dernière décennie, l’immobilier est désormais en crise et c’est l’économie de tout un pays qui risque d’en subir les conséquences.

Quand investir rime avec prudence… Samsars, agences ou moteurs de recherche sur internet ?

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Prix doublés ou multipliés par huit ?  

- Chère, la paire de babouches, cher ami !

- Ah ! Vous parliez d’immobilier ? Excusez-moi, c’est l’orient qui m’envoûte… Effectivement cela réclame réflexion et même conseils avisés sur place, ce qui permettrait une belle économie.

- Ou une non-dépense plutôt très importante, cher ami.

- En fin de compte la connaissance d’un secteur ou le conseil d’un averti me permettrait de m’acheter deux, trois, quatre, que dis-je, huit biens identiques ?

- Le conseil est le meilleur investissement rentable, cher ami, mais vous avez une adresse, une carte, un mail ?

- Sortons du souk et allons surfer ensemble à l’ombre, nous trouverons bien une réponse plus rapidement…

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Investir au Maroc : Vigilance de mise 

Par Anne-Héléne Pommier

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Le port d’Essaouira Crédits photo : Le Figaro  

Soleil, mer et palmiers. Depuis quelques années les Français plébiscitent les achats immobiliers au Maroc. Mais n’y fait-on que de bonnes affaires ? A l’occasion de la septième édition du Salon de l’immobilier marocain, voici quelques conseils pour éviter les pièges et réaliser un investissement avisé.

Villa avec piscine, palmeraie, plage, … les mots font rêver, et s’offrir un petit coin de paradis à seulement quelques heures d’avion au tarif low cost qui plus est - séduit de plus en plus. Selon les données du ministère des Affaires étrangères 38.800 Français dont 46% de binationaux - sont ainsi établies de façon permanente au Maroc, et 40.000 autres y résident plusieurs mois par an. Une aubaine pour les promoteurs. Des programmes immobiliers, destinés à cette clientèle fleurissent un peu partout dans tout le pays. L’argumentaire soleil, coût de la vie réduit, activités sportives- est tentant. Pourtant, investisseurs ou jeunes retraités désireux d’en profiter doivent rester vigilants.

Effet de mode

«Le Maroc est souvent présenté comme le nouvel eldorado, l’endroit où il est intéressant d’investir. Or c’est surtout une destination à la mode. Et comme avec toutes les modes il faut être prudent», met en garde Olivier Collin du cabinet de gestion de patrimoine Perspectives. Car qui dit lieu «tendance», dit excès de prix. «Il faut être conscient que chaque bien a deux prix. Celui auquel les locaux seraient prêts à l’acheter, et celui proposé aux Européens qui peut être jusqu’à huit fois plus élevé, surtout dans les villes les plus recherchées comme Marrakech», affirme Olivier Collin. Une nuance qu’il est d’autant plus important de saisir que le marché est encore jeune. «Nous sommes encore sur un marché de primo accédants. Nous n’avons pas encore de visibilité pour estimer à combien ces appartements ou maisons pourront être revendues. Il est donc impossible de vérifier si le prix de vente initial n’est pas trop élevé pour que l’acquéreur puisse ensuite revendre son bien, sans perdre d’argent», explique-t-il.

Gare aux finitions

Autre point sur lequel il faut être attentif : la qualité de construction. Beaucoup de projets pharaoniques sont vendus sur plan, et la magnifique villa sur pilotis avec piscine et lac artificiel vendue près d’un million d’euros peut finalement se révéler de médiocre facture. D’où la nécessité de se rendre sur place. Le voyage sera aussi l’occasion de constater que le programme n’est pas implanté au milieu de nulle part. «Il faut choisir un endroit qui a du sens économiquement. Certaines brochures mettent en avant la proximité de la mer, ou d’un golf, mais une fois sur place, les acheteurs constatent qu’ils sont à trois heures de route d’une grande ville», explique Olivier Collin. «Une simple question de bon sens, ajoute-t-il, il ne me viendrait pas à l’idée de proposer à mes clients d’investir en troisième couronne de Toulouse!»

Biens d’exceptions

Ces mauvais exemples mis à part, le Maroc offre également de bonnes opportunités car l’immobilier y reste globalement peu cher par rapport à la France. Des produits haut de gamme et des biens d’exceptions comme les villas sur la corniche de Casablanca vendues aux alentours de 700.000 euros sont de bons investissements. Si Olivier Collin déconseille de s’intéresser aux programmes locatifs soutenus par l’Etat, «des ensembles de 500 à 600 logements bâtis sur le front de mer » à des tarifs assez bas, il estime intéressant en revanche ceux développés pour accueillir les retraités, des appartements vendus entre 100.000 et 150.000 euros. «Sur ce type de bien, on a plus de chance de payer le juste prix car ils intéressent également les Marocains. Il s’exerce de fait une sorte de contrôle interne sur les prix », explique-t-il. Quant à sauter le pas pour s’installer définitivement au Maroc et y passer sa retraite, mieux vaut éviter de fantasmer sur le coût de la vie. «C’est un paramètre qui ne doit pas être déterminant dans le choix, car l’écart avec la France est de moins en moins marqué. Les prix à Marrakech sont aujourd’hui quasiment européens».

Des enveloppes sous les tables qui coûtent cher au Maroc désormais.

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Si l’absence de demande d’un dessous-de-table était rarissime dans le secteur de l’immobilier, il fut un temps que les moins de vingt ans doivent connaître… une époque où c’était même le client qui la réclamait au commercial si ce dernier tardait à le proposer, les situations peuvent aussi changer rapidement. La modernisation et la structuration des administrations rattrapent très rapidement désormais ces pratiques, dont les manques à gagner échappaient aux services fiscaux. 

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Il n’est plus rare depuis le début de l’année de voir des agences immobilières ou des promoteurs qui affichent en vitrine une transparence par des panneaux très directs, un argument marketing apparu depuis quelques mois… Si le conseil est de ne pas jouer dans ce panier à crabes, sachez que les services fiscaux ne sont pas des amateurs et connaissent très bien les pratiques, ils n’ont pas attendu ces annonces pour rappeler le droit à de nombreux acheteurs immobiliers, parfois avec patience pendant des années… Combien d’étrangers “oublieux”, au même titre que des locaux au Maroc, se sont vus rappeler les prix réels du m² de leur quartier du jour de leur achat, au moment même où ils ont désiré revendre leur bien, avec un petit rappel + le supplément pour l’omission… 

Qui veut trop, perd tout et parfois sa plus-value attendue… et même plus. Enfin beaucoup moins au final si vous suivez…

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Immobilier - Achat de logement au Maroc : Le montant non déclaré, un manque à gagner pour la trésorerie générale selon Taoufiq Hjira 

Le montant versé et non déclaré pour l’acquisition d’un logement représente une évasion fiscale et un manque à gagner en recette pour la trésorerie générale, a affirmé mardi le ministre de l’Habitat, de l’urbanisme et de l’aménagement de l’espace, M. Taoufiq Hjira, relevant que ce phénomène touche tous les secteurs économiques. En réponse à une question orale sur “la non-déclaration du montant global de l’opération de vente de logements”, présentée par le groupe Authenticité et Modernité à la Chambre des conseillers, le ministre a indiqué que ce phénomène est dû notamment au fait d’encaisser des avances sans les mentionner dans le contrat de vente, outre l’inadéquation entre l’offre et la demande sur les plans qualitatif et quantitatif.Dans sa réponse lue en son nom par le secrétaire d’Etat chargé de l’Aménagement de l’espace, M. Abdeslam El Masbahi, le ministre a rappelé les mesures prises pour lutter contre ce phénomène, citant notamment les larges prérogatives conférées par le Code des impôts aux inspecteurs des impôts dans le cadre de la révision des prix déclarés.Ces mesures, a poursuivi le ministre, concernent aussi la signature de la charte d’éthique et de déontologie de la profession avec la Fédération nationale des promoteurs immobiliers, ajoutant que ladite charte engage les parties concernées à respecter certaines règles liées notamment à l’exercice de la profession de promoteur immobilier, à la transparence dans les opérations de vente et à la préservation des intérêts des acquéreurs.Le ministre a, par ailleurs, souligné que l’offre de logements a enregistré une augmentation à travers le lancement de grands chantiers tels “les nouvelles villes”, “les nouvelles zones d’urbanisation” et “le produit à 140.000 dhs”.M. Hjira a, en outre, rappelé certaines dispositions de la loi de finances de l’année 2010 qui prévoient l’obligation de passer par un notaire, lors d’une opération d’achat de logement social, pour bénéficier du soutien financier de l’Etat. La loi oblige également l’acquéreur d’habiter ce logement en tant que résidence principale pendant une durée de quatre années.

Immobilier & arnaque au Maroc, le SMAP se lâche sur qui ?

Quand un Ministre de l’habitat parle comme les meilleurs analystes et observateurs vraiment professionnels de la construction…et non de l’immobilier…

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La crise et les difficultés sont des catalyseurs pour nettoyer les secteurs économiques d’un pays, une bonne chose à terme pour les prochains acheteurs. 

Mais sur quelles bases les principaux promoteurs peuvent-ils se positionner pour “sécuriser” les potentiels acheteurs ? De quelle sécurisation parle-t-on ? Avoir sa grande enseigne dans les rues, dans les plaquettes et flyers distribués aux quatre vents, ou avoir sa vitrine dans tous les salons européens ou mondiaux est-il le meilleur moyen de donner de la transparence attendue par tous ? 

Suivre le premier conseil d’un des 32.000.000 de samsars au Maroc n’est certes pas le plus judicieux, bien que de nombreux arrivants tombent dans ce schéma qui n’est absolument pas caricatural, mais le fait de bien emballer un produit par le marketing permet-il à certains professionnels en place d’être plus transparents que les premiers ? 

Les accroches commerciales, si elles présagent une organisation réelle qui peut sécuriser l’approche première du client, garantissent-elles ensuite la réalité et le rapport qualité/prix et service attendu en Europe ? 

Les arguments publicitaires, les présentations verbales de commerciaux chargés de vendre plus que de conseiller les acheteurs vous présentent-ils tous les aspects qui permettent de comparer le comparable ? “Prix à partir de…” lit-on souvent, mais en arrivant cela n’est plus disponible dans les programmes, ou alors les quelques logements prévus à ce prix ne répondent pas aux attentes ni aux réelles surfaces attendues, ce qui déplace le client potentiel vers un budget bien autre, toujours à la hausse. 

Le terrain trop petit, la cuisine équipée en plus, la piscine, ou le grand bac à eau plutôt, à ajouter, même l’ameublement est proposé jusqu’aux serviettes de bain selon, le tout emballé sous l’étiquette “Option” qui augmente encore le prix.  Surface habitable justement, avec ou sans terrasse, balcon ou pergola, cela peut parfois réduire au final le logement de 20, 30 à presque 40% le jour de la visite sur le terrain… quand ces espaces extérieurs ne sont pas présentés au même prix du m² que l’habitation ! Au Maroc, les règles de calcul divergent…  

Les beaux lotissements en couleur et en trois dimensions présentés sur les plaquettes ou les plans d’ensemble où 250 résidences attendent les bienheureux propriétaires, réservent la surprise en arrivant de ne voir que quelques maisons élevées depuis des années, et assurent aux premiers clients un objectif pour les prochaines d’avoir un chantier quotidien devant leur baie vitrée, le temps d’attendre avec inquiétude la piscine, les espaces verts et le golf, ainsi que tous les services inclus dans la promotion au départ, raisons de l’achat. La rentabilité promise ensuite pour certains biens, qui garantirait la relocation touristique de ces propriétés “à 80%” du temps non occupé, alors que les professionnels du tourisme rêveraient d’atteindre ces chiffres de remplissage, nous laisse rêveurs, encore plus à quelques dizaines de kilomètres des centres urbains touristiques, pour ne pas dire “au bled”…  

La qualité européenne attendue dans un salon n’est pas non plus très visible dans leurs cahiers techniques, qui vendent du rêve et du prix plutôt que des matériaux assemblés avec technicité, gage de la qualité du bien. Un local habitable de qualité en Europe se transforme au Maroc en un lieu assimilable à un garage en parpaing, un peu de couleurs en supplément. Un mur, un sol et un plafond sans isolation, sans étanchéité à l’air ou à l’eau, sans parler du second œuvre ni des finitions parfois à refaire en entrant… La belle décoration orientale des logements témoins ne doit pas détourner votre regard du bâti, la décoration reste du “cache misère” selon l’expression connue dans le bâtiment en France. 

Reste le point important qui veut qu’un bien acheté dans l’immobilier puisse un jour être revendu sinon au même prix, du moins avec une petite plus-value. L’immobilier doit rester un placement à terme. Certains étrangers ayant suivi les mêmes promoteurs ces dernières années au prix d’un marché empirique, alors que la crise fait chuter ou se dégonfler la bulle immobilière au Maroc aussi, il s’ensuit que de nombreux investisseurs ne pourraient vendre qu’à perte maintenant ou attendre une hypothétique prochaine bulle… La suite de la promotion immobilière très présente au Maroc qui se développera encore doit vous faire anticiper aussi vos calculs d’investissement du moment. L’erreur consiste souvent pour l’étranger de calculer son investissement au regard de l’Europe et non en fonction des critères du Maroc.

Achetez-vous un appartement, une maison, un terrain au prix du bien, avec l’ajout certes des services professionnels nécessaires et sécuritaires…

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Ou achetez-vous de la promotion commerciale ? Là reste la question, et la différence du prix de la valeur réelle d’un bien, et votre sécurisation financière à plus long terme.

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Immobilier/MRE: Attention aux arnaques! 

· Smap Immo Paris: les organisateurs sensibilisent
· Prix, faux intermédiaires, achats sur plan… les dangers

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Soleil, plage et vacances. Depuis quelques années, nos MRE ne cessent de plébisciter les achats immobiliers au Maroc. Mais y fait-on toujours que de bonnes affaires? La septième édition du Salon de l’immobilier marocain, qui s’est déroulée du 21 au 24 mai aux portes de Versailles à Paris, a été l’occasion de sensibiliser les futurs acquéreurs sur les opportunités qu’offre le Maroc dans l’immobilier, mais également de tirer la sonnette d’alarme sur les pièges et l’intérêt de réaliser un investissement avisé. Il faut dire que le créneau des Marocains résidant à l’étranger constitue toujours une aubaine pour les promoteurs. En témoignent des programmes immobiliers, taillés sur mesure pour eux, et qui fleurissent un peu partout dans le pays. L’argumentaire soleil, coût de l’immobilier réduit, vacances et bonnes affaires dans le pays d’origine y contribuent fortement.

Aujourd’hui, s’offrir un petit chez soi au «bled», à seulement quelques heures d’avion au tarif low cost, est un rêve accessible pour les Marocains d’ailleurs. Une situation exacerbée par les retournements récents de la conjoncture économique en Europe. «Avec la crise en Europe, et notamment en France, le Maroc prend les allures d’un eldorado où il est bon d’investir en attendant le dénouement de la crise. L’immobilier s’inscrit presque comme une valeur refuge où les MRE placent leur argent en attendant d’être fixés sur la conjoncture», explique Taoufiq Hejira, ministre de l’Habitat et de l’Urbanisme. Sollicité, le Maroc devient de fait une destination «à la mode» pour les acquisitions immobilières. Toutefois, comme avec toutes les modes, la prudence reste de mise puisque les arnaques en tous genres foisonnent. Pour nos Marocains résidents à l’étranger, le prix est le premier point sur lequel il convient d’être vigilant. «Un MRE qui acquiert un bien immobilier au Maroc a pour référence les prix qui existent en Europe. Il n’a donc que très peu de visibilité pour estimer à combien son acquisition immobilière pourrait être revendue s’il décide un jour de s’en séparer», indique un notaire présent au salon.

 

Autre point sur lequel nos MRE gagnent à être attentifs: la qualité des constructions. Beaucoup de projets sont en effets vendus sur plan, avec des finitions et des matériaux qui s’avèrent au final être de facture médiocre. D’où la nécessité pour les futurs acquéreurs de se rendre sur place avant l’achat pour s’enquérir de l’état de la construction et de sa viabilité. Enfin, il ne faut pas oublier que le marché des intermédiaires immobiliers n’est pas régulé au Maroc. Et souvent, un propriétaire n’hésite pas à se faire passer pour un intermédiaire et induire en erreur un futur acquéreur.

Ces mauvais exemples mis à part, le Maroc offre tout de même de bonnes opportunités car l’immobilier y reste globalement moins cher qu’en France. Une situation qui fait que de plus en plus d’Européens se trouvent à leur tour attirés par les avantages d’acquérir un logement au Maroc. En témoigne leur affluence massive au Smap Immo et leur engouement pour mieux découvrir les offres immobilières. Et pour mieux faire connaître l’offre marocaine à cette clientèle, le salon a été animé par de nombreuses conférences destinées à mettre en valeur l’avantage d’investir au Maroc. «Le Royaume possède plusieurs atouts pour séduire une clientèle purement française. Il se trouve à deux heures d’avion à peine, avec un billet aller-retour qui peut coûter moins de 200 euros et une population francophone qui possède une vraie tradition d’accueil. Nous avons estimé qu’il fallait mettre en avant tous ces avantages pour drainer la clientèle européenne», indique Samir El Chammah, directeur du Smap Immo.
Notons qu’à côté des grandes enseignes nationales de l’immobilier (Addoha, CGI, Al Omrane…), beaucoup de banques ont fait le déplacement au salon (Attijariwafa bank, Banque Populaire, SGMB, BMCI et CIH).

 

Quelques chiffres

 

POUR sa 7e édition, le Smap Immo a réuni pas moins de 145 exposants de toutes les régions du Royaume. Cette année, ce sont plus de 60.000 visiteurs qui ont arpenté les 15.000 m2 de superficie du plus grand salon marocain de l’immobilier. Parmi les visiteurs, 20% étaient des Français de souche et 80% des MRE. Leur demande est restée essentiellement orientée vers l’acquisition d’un logement (88%), plutôt que vers l’achat d’un terrain (12%). Les demandes d’achat ont concerné essentiellement les appartements (54,1%), à l’heure où les demandes de maisons et de villas ont enregistré respectivement 26 et 14,8%. A noter qu’il n’y a pas eu de différence notable entre les demandes des visiteurs maghrébins et celles des visiteurs européens.

 De notre correspondant à Paris, Mohamed MOUNADI

“HELP, TAXI !”… au Maroc, ou le cri des touristes et des Marocains associés…

Depuis ces dernières années, les odeurs d’épices qui charment les narines des visiteurs au Maroc se transforment au retour chez eux par des vagues de plaintes concernant les taxis par ce qui s’écrit de plus en plus sur Internet et dans les médias. Pour ceux qui connaissent le Maroc et notamment Marrakech depuis plus de dix ans, ces derniers ne peuvent que justifier l’aventure vécue à chaque sortie en ville désormais, qui devient même une pression négative pour sortir de chez soi en cette ville. Le Marocain est quasiment abandonné sur le bord de la route, même devant la file d’attente des taxis et si les touristes, eux, ne semblent pas manquer de taxis qui se bousculent à leurs pieds, c’est une fois assis entre le compteur et la porte de secours qu’ils comprennent mieux, quoique pas immédiatement le premier jour. 

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 La renommée mondiale de Marrakech se fait via son pseudo “Arnakech“, terme donné par les Marrakchis eux-mêmes, pour une large part suite au comportement des taximen. Si la pratique n’est pas particulière au Maroc dans cette catégorie socio-professionnelle internationale, et si les moyens mis en œuvre pour enrayer manquent, il est alors bien de prendre conscience de cela à titre personnel pour compléter ce manque de moyens et remonter tous ensemble l’image de Marrakech, car la belle qui attire reste la même qui fait fuir avec le temps les gens…Maintenant, malgré des prix fixes affichés à la sortie de l’aéroport pour ces mêmes petits taxis, soit à 50 dh la course pour se rendre en centre ville qui jouxte l’aéroport, alors que le compteur officiel vous indiquerait à peine 15 dh la course, nous ne comprenons plus rien non plus de la part des autorités locales…! 

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Il ne semble pas que les mêmes comportements se retrouvent dans toutes les villes du Maroc, bien que la fièvre touristique développe rapidement des épidémies malignes…

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Le CRIOC* et les arnaques des taxis marocains

*Centre de recherche et d’information des organisations de consommateurs

Les arnaques « Taxi »: partout dans le monde… 

Une nouvelle fois, ce sont les comportements des chauffeurs de taxis qui sont dénoncés par le CRIOC. Que ce soit à Bruxelles, Paris, Londres ou Marrakech, c’est souvent la même chose : les taximen ont une idée assez imprécise de la correction en affaires. 

Arnaque

En vacances, à Marrakech (ndlr l’exemple peut d’ailleurs être constaté partout au Maroc comme nous avons eu l’occasion nous même de la vivre), Véronique et Jean-Paul décident d’héler un taxi pour aller visiter la Médina. Quelle surprise à l’arrivée de constater que le prix de la course relève de l’arnaque: 10 fois le prix habituel! 

Décodage

Les « petits taxis », des Fiat Uno ou des Peugeot 205, constituent un moyen de déplacement très avantageux sous réserve d’en connaître le mode d’emploi car certains chauffeurs n’hésitent pas à abuser de la crédulité des touristes (ndlr : et des voyageurs en général).Et les stratagèmes sont nombreux:         

Utiliser le tarif de nuit pendant la journée (50% de différence).          Le travail à forfait “Ici, c’est une course à forfait” s’exclame le chauffeur de taxi au touriste (trop) crédule. En général, le prix du forfait multiplie par trois le prix réel.          Le choix des courses les plus rentables “Où allez-vous, mon ami?”. Le chauffeur de taxi sélectionne les courses les plus intéressantes et abandonne le touriste sur place.          La modification de la destination initiale “Où allez-vous, mon ami? Aujourd’hui, c’est fermé, je vais vous faire visiter un endroit plus intéressant”. Le chauffeur prétexte une fermeture pour profiter d’une course plus longue et donc plus rentable. (ndlr : ou vous dirigez vers une boutique où il a sa commission…)          Le paiement d’une autre course. Le consommateur monte dans le taxi alors que le chauffeur transporte déjà un autre client et le taxi demande au touriste de payer l’entièreté de la course.

Conseil

Au moment de monter dans un « petit taxi », le consommateur ne doit pas négocier le prix d’une course. Il doit donner sa destination en donnant l’impression d’être sûr de lui ou qui habite la ville. Ensuite, il vérifie que le chauffeur du taxi a bien mis le compteur. Surtout demander gentiment au chauffeur de le mettre en marché en vérifiant qu’il est bien mis à zéro. En cas de refus, le consommateur doit le faire s’arrêter et descendre.

Si tous les consommateurs agissent de la sorte, l’arnaque se régularisera à terme. D’autant que le Maroc s’est doté d’une police touristique efficace. Quand un consommateur monte dans le taxi au moment où un autre client s’’y trouve déjà, il s’agit de regarder le compteur et le prix indiqué qui constitue le prix de départ de la course et sera donc à déduire du total indiqué au moment de l’arrivée à la destination finale.

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 JAOUAD MDIDECH 20-02-2009  http://www.lavieeco.com/societe/13005-taximen-indelicats-faux-guides-ces-maux-dont-souffre-le-tourisme-a-marrakech.html Société

Taximen indélicats, faux guides… Ces maux dont souffre le tourisme à Marrakech

Marrakech, plus que les autres villes touristiques du Royaume, détient la palme d’or en matière de harcèlement de touristes.
Quelques chauffeurs de taxis peu scrupuleux demandent des prix prohibitifs. D’autres refusent catégoriquement de prendre des Marocains.
La Brigade touristique de Marrakech a du mal à surveiller une ville où transitent plus d’un million et demi de touristes chaque année, avec 130 hôtels, 150 restaurants et 800 maisons d’hôtes.

On est à Marrakech, boulevard Mohammed V, il pleut à verse. Un touriste hèle un taxi, qui s’arrête. «S’il vous plaît, emmenez-moi à Jamaâ el fna». Le chauffeur réclame illico 30 dirhams. Le client proteste, marchande, propose 15 DH. «C’est le tarif habituel que je paye. Et puis vous avez un compteur, pourquoi ne pas  l’utiliser ? Mais enfin, pourquoi vous compliquez l’existence ?», lance, révolté, le client. Le chauffeur du taxi fait la sourde oreille, et démarre en trombe. Un autre taxi s’arrête, le touriste tente sa chance une nouvelle fois. «C’est 30 DH pour aller à Jamaâ el fna», lance le chauffeur. «Espèce de bandits», rétorque le touriste, hors de lui. Désappointé, l’homme remonte le col de son blouson et, mains dans les poches, s’en va d’un pas décidé, sous la pluie, vers Jamaâ el fna. Scène exagérée d’un comportement auquel on assiste assez souvent à Marrakech «Plutôt banal», répond Mohamed Ghallab, un guide accompagnateur depuis 1985. «Comment voulez-vous que ce touriste revienne au Maroc ? Durant son séjour, il est souvent en butte à toutes les arnaques. Au restaurant, par exemple, en plus du mauvais service, la bouteille de Sidi Ali est à 30 DH…   Sans parler du harcèlement des marchands ambulants et des faux guides à l’aéroport, dans la rue, à l’entrée des monuments historiques…», ajoute-t-il ? Les touristes sont-ils si malmenés par les Marocains ? Les chiffres parlent pourtant d’une embellie et le nombre de touristes qui viennent au Maroc va crescendo à voir les statistiques du ministère de tutelle : 8 millions pour l’année 2008. Une enquête publiée début janvier 2009 révèle que même le taux de retour n’est pas aussi mauvais qu’on le pensait, il serait même respectable. En moyenne, ce touriste aurait visité le pays  2,31 fois, le même qu’en Turquie, et il serait même supérieur aux taux observés en  Tunisie ou en Egypte. Ces chiffres ne reflètent-ils pas la réalité ?  
Une chose est sûre, embellie ou pas, l’activité touristique souffre encore de certaines pratiques qui constituent autant de désagréments, selon nos guides. Le premier de ces désagréments, que le visiteur essuie dès le premier jour de son arrivée à l’aéroport : le transport.

Une mafia de taxis, des tarifs exorbitants

A Marrakech, plus que dans d’autres villes touristiques du pays, les pratiques sont nettement plus flagrantes. Le premier maillon de la chaîne à qui le touriste a affaire est le chauffeur de taxi, car, pour se rendre en ville, il lui faut bien un moyen de transport. Là, première surprise : certains chauffeurs peu scrupuleux demandent, sans sourciller, pour faire ce trajet, entre 150 et 200 dirhams. Or, le prix est publiquement affiché à l’aéroport : 50 dirhams. «Ces chauffeurs de taxi ont une seule idée en tête : saisir le touriste qui vient de débarquer à l’aéroport, profiter de sa naïveté et de sa fatigue du voyage pour lui soutirer le maximum d’argent. Ils ne savent pas que le touriste à qui ils ont affaire, avant de venir, s’est bien renseigné sur le pays, sur ses coutumes et sur les surprises, bonnes ou mauvaises, auxquelles il devrait s’attendre. C’est pour cette raison que nous conseillons souvent aux gens qui nous consultent de passer par une agence de voyages. Ça leur épargnera au moins quelques désagréments puisque nous les prenons en charge durant tout leur séjour», fait remarquer un tour-opérateur. Et pour se renseigner, Internet est l’outil incontournable. Quelques sites regorgent de forums sur le Maroc, et des dizaines de milliers de touristes y affichent leurs remarques, bonnes ou mauvaises, sur le pays qu’ils ont visité. A propos des taxis, l’un d’eux ironise : «Il y a des compteurs taxis in situ à Marrakech qui ne fonctionnent pas, et qui, lorsque vous haussez le ton se mettent comme par enchantement à fonctionner. Des chauffeurs qui éconduisent leur client lorsque ce dernier fait remarquer que le compteur est à l’arrêt ! Bref, tout ce qu’il faut pour rebuter le touriste qui arrive à Marrakech». Heureusement, ce harcèlement qui commence dès l’aéroport n’est plus de la même ampleur, tempère Jamal Saâdi, président de l’Association régionale des accompagnateurs et des guides de montagne, lui-même guide depuis plus de trente ans. Avec le nouvel agencement de l’aéroport, les chauffeurs de taxis ne se bousculent plus comme auparavant pour prendre les touristes, et ne demandent pas tous des prix exorbitants. «Mais ils essayent maintenant une autre tactique : s’accaparer coûte que coûte le touriste toute la semaine qu’il aura à passer au Maroc, en lui proposant d’autres services qui dépassent souvent leurs compétences. Tous proposent de les transporter à Essaouira. Le tarif est connu : 800 DH. Ce n’est pas cher, mais le client se sent harcelé par l’insistance du chauffeur. Certains parmi ces chauffeurs voudront faire en plus de leur travail de transporteur celui de guide». Résultat : les taxis ne veulent plus prendre que les touristes étrangers, les nationaux sont dédaignés. Une autre surprise attend notre visiteur une fois à l’hôtel, ajoute M. Saâdi : «Lors de chaque sortie, le touriste est assiégé par les chauffeurs de taxis et de calèches, de guides et de faux guides qu’il ne sait plus à quel saint se vouer».

La deuxième contrariété qui irrite le touriste au Maroc concerne l’hygiène. «Voilà un problème auquel les pouvoirs publics doivent s’attaquer d’urgence, au lieu de vendre des clichés insipides à l’étranger, genre chameau sur le sable des dunes de Merzouga ou calèches dans les rues de Marrakech», s’insurge Mohamed Ghallab. Des touristes, dit-il, «cherchent des toilettes publiques pour se soulager, qu’ils ne trouvent jamais. Dans quelques monuments historiques que nous visitons, les toilettes, quand elles existent, sont dans un état déplorable. Les seules toilettes qui se respectent dans un monument à Marrakech sont au jardin Majorelle, car c’est un monument géré par le privé. Allez voir les toilettes des tombeaux saâdiens, ou celles du palais Bahia, elles sont dans un état lamentable. Pour un touriste,  c’est un détail très important  ». Le même guide accompagnateur raconte : «Une fois j’avais un groupe de 36 personnes. Pendant une semaine, tout se passait à merveille. Le dernier jour, tous nos efforts tombent à l’eau. La veille de leur départ, la moitié du groupe est terrassée par une intoxication alimentaire.Quel souvenir ces gens vont-ils garder du Maroc ?»


Hannayas, marchands ambulants sont à l’affût des touristes dans la médina

Le circuit de la médina aussi, particulièrement à Marrakech, réserve son lot de mauvaises surprises : se balader seul n’est pas une sinécure pour le touriste. Les marchands à la sauvette, souvent des femmes et des enfants, sans parler des hannayates (des femmes qui font des tatouages au henné), sont aux trousses du touriste pour lui vendre leurs marchandises. Le harcèlement va plus loin : quand l’insistance verbale ne paye pas, on tire le touriste par la manche. Les touristes attablés aux restaurants installés en plein air au milieu de la place Jamaâ Lafna sont souvent, malgré les rondes des brigades touristiques, importunés par ces enfants qui passent leur journée à harceler les étrangers.
Un autre désagrément dans la médina, racontent nos guides : les vélomoteurs y circulent partout, sans crier gare dans les petites ruelles. Les nuages de fumée noire qu’ils dégagent aggrave le désagrément. «N’en pouvant plus, nombre de touristes n’achèvent pas le circuit et nous demandent de rentrer à l’hôtel. Il y a 20 ans, cela n’existait pas à Marrakech. Tandis que, dans la médina de Fès, on y circule plus tranquillement. Le touriste actuel est bien averti, il est très sensible aux rapports humains, à l’environnement. Il n’admet plus de se promener dans des rues sales. Il est aussi sensible à la manière dont sont traités les enfants, voire les animaux, on entend des remarques sur ce sujet à longueur de journée», martèle Abdelhay Sadouk, un ancien guide accompagnateur .

Extorquer le maximum d’argent aux touristes devient un sport national, à Marrakech plus qu’ailleurs. Si l’hôtelier verse une commission (réglementaire) de 8 à 10% à l’agence de voyages, la commission, appelée dans le jargon jaâba, que verse le bazariste et le restaurateur aux intermédiaires rabatteurs, est beaucoup plus consistante. Aucune loi ne l’interdit, mais ces derniers, avides, réclament des vendeurs la moitié du gain. Tout cela sur le dos du client qui paye la marchandise 50% plus chère. «Ce n’est pas un hasard si la destination Marrakech devient chère, et que la restauration y est à des prix souvent prohibitifs, alors que la qualité ne suit pas forcément », soutient M. Sadouk.  
De tels agissements, soutient-on au Conseil régional du tourisme (CRT), ne sont plus un secret pour personne. Les touristes d’aujourd’hui sont plus avertis que les touristes d’il y a vingt ans, et se défendent mieux.  Normal, ce touriste a changé de profil : il n’est pas forcément riche, fait des économies et essaie d’adapter son séjour aux moyens dont il dispose en évitant les dépenses superflues, et cela beaucoup de Marocains ne le comprennent pas. «On n’est plus au temps des Américains des années 1960 qui dépensaient facilement les dollars». Et la brigade touristique dans tout cela ? Dans une ville, grande comme Marrakech, avec un circuit touristique de cinq kilomètres, rien que pour la médina, 1,6 million de visiteurs par an et 130 hôtels, que peuvent 80 pauvres agents, démotivés, sans formation et sans moyens consistants pour mener à bien leur mission ?
 

Focus : Brigade touristique : 80 agents pour veiller au confort de 1,6 million de touristes chaque année !

«Les agents de la brigade touristique dans la ville de Marrakech font de leur mieux, malgré leurs effectifs dérisoires et les moyens insignifiants dont ils disposent par rapport à la taille de la ville», remarque un responsable de la wilaya de Marrakech. Créées au milieu des années 1990 sur décision des ministères du tourisme, de la justice et de l’intérieur, ces brigades étaient censées protéger les villes touristiques des faux guides et des harceleurs. Depuis, les résultats étaient plutôt probants, puisque, selon certaines sources de la wilaya, la «criminalité touristique» a baissé de plus de 90 % à Marrakech depuis l’installation de cette brigade.
Les vols à l’arrachée deviennent aussi de plus en plus rares. Mais ces brigades, opérant 24h/24, continuent d’intercepter quotidiennement des «criminels» (environ une dizaine par jour). Notons que la Brigade touristique de Marrakech est la plus étoffée du pays : elle compte 80 policiers. Mais elle dispose de peu de moyens par rapport à l’ampleur de la tâche, sachant que 1,6 million de touristes transitent annuellement par la ville ocre. La ville compte aussi 130 hôtels, 150 restaurants, et 800 maisons d’hôtes. Le circuit touristique de la médina est long de cinq kilomètres, avec plusieurs accès, souvent parcourus à pied par les touristes.
Pour surveiller tout cela, les agents ne disposent que de 6 voitures et d’une quinzaine de motos. Et la motivation matérielle pour effectuer ce travail laisse à désirer : les agents touchent un salaire de 3 000 DH alors que l’indemnité, de 300 à 800 dirhams, à laquelle ils avaient droit au début de leur création, a été supprimée.

Maroc. L’huile d’Argane aura son point GPS désormais, ou son IGP.

Si la production de cette huile est limitée géographiquement au Maroc, bien qu’il existerait de l’autre côté de l’Atlantique, juste en face, les mêmes arbres, nous la trouvons en produit fini un peu partout dans le monde. Sa commercialisation serait devenue si importante au regard de sa production que des questions de sécurisation s’imposent de plus en plus.

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Le Maroc se penche depuis un bon moment sur ce problème lié à l’engouement de trop de personnes envers ce produit qui atteint des prix spéculatifs, sans oublier les fausses huiles, les huiles coupées, quand ce n’est pas seulement de l’huile de cuisine reconditionnée. Les grands perdants de ce marché sauvage restent encore les femmes berbères qui, si elles étaient présentes à la base de ce produit localisé, en sont de moins en moins les premières bénéficiaires, au point de ne plus pouvoir même s’offrir un litre au vu des prix. 

Il existe des coopératives sérieuses locales, des projets divers qui prennent en compte l’aspect autant humain que commercial mais, devant la majorité des profiteurs et spéculateurs sur ce produit, la jungle demeure pour les acheteurs. Un produit ayant un rapport de 1 à 10 comme prix de vente entre le bord de la route et certaines boutiques dans les souks ou les médinas à touristes, encore multiplié ensuite en visitant les divers sites Internet à l’étranger, jusqu’aux présentations de luxe sachant argumenter la jeunesse attendue afin de pousser le litre plus proche des 300 euros…!!!  

A ces prix nous devrions voir les femmes berbères en profiter plus et les voir toutes arriver dans les coopérative en Dacia neuve le matin, avant de rentrer dans leur maison dans lesquelles elles investiraient le fruit de leur pénible et patient travail… La cuillère d’huile à 5 euros pour assaisonner la salade devient du luxe dans certains restaurants français qui se font prendre par l’image très bien vendue de cet orientalisme économiquement présenté… 

Et tout ceci sans aucune certification pour beaucoup malgré les prix, chacun fabriquant ses propres étiquettes ou gérant sa mise en flacon du fond de sa cuisine. Il était temps que les réactions arrivent, mais cela suffira-t-il ?  Le sigle IGP s’imprimera aussi facilement sur des étiquettes que le certificat ECOCERT déjà copié par beaucoup, la sécurisation se trouve ailleurs. A quand une AOC et d’autres réglementations plus strictes avec des contrôles “effectifs”, afin de ne pas laisser fuir cette valeur aurifère par ses qualités reconnues, une des richesses naturelles du Maroc ? Pourquoi quelques professionnels qui travaillent sérieusement entre le Maroc et la France arrivent-ils à vendre cette huile alimentaire à moins de 35 euros le litre en Europe ?

Pourquoi ces professionnels certifiés vendent-ils l’huile alimentaire comme la cosmétique quasiment au même prix ? La cosmétique réclame moins de travail, c’est l’huile initialement extraite des amandons, l’alimentaire réclame de griller ces derniers, ce qui lui confère son goût de noisette, sinon cette huile est sans aucune saveur culinaire, un simple corps gras que recherchaient les populations de la région des arganiers, par besoin vital et protecteur. Même l’image de ces femmes berbères est récupérée pour vendre ce produit à prix d’or, afin de mieux sensibiliser les acheteurs européens, ces derniers pensant qu’à travers l’acte d’achat ils aideraient un marché enfin plus humain… 

Et si le marché marocain était gagnant en ne faisant pas reconnaître certains de ses produits demain ? Quand demain l’huile d’olive, indispensable à tous au Maroc, sera reconnue par les normes européennes par l’amélioration de son industrialisation, à combien sera le prix du litre et celui du tagine quotidien localement ?

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L’huile d’argan est désormais protégée par une IGP 

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Le Conseil régional du Souss-Massa-Drâa et AMIGHA (Association marocaine de l’indication géographique de l’huile d’Argane) qui est l’association interprofessionnelle de la filière argane, ont présenté les produits des premières coopératives certifiées IGP aux représentants de la presse à Agadir. Cette présentation est l’aboutissement d’un long travail entamé depuis plusieurs années et qui annonce des évolutions importantes pour l’ensemble des partenaires de la filière argane à tous les niveaux.

Les transactions et le marché de ce produit emblématique et à forte notoriété internationale, seront profondément marqués par la mise en œuvre de l’indiation géographique protégée (IGP) dont le principe est d’assurer aux consommateurs l’origine, la traçabilité du produit et  sa qualité,  et aux producteurs, la protection de l’appellation du produit  contre les usurpations et contrefaçons et une répartition plus équitable des fruits de leur labeur.

 

AMIGHA a été créée en janvier 2008. C’est la structure représentative des principaux acteurs de la filière argane. Elle s’appuie sur un secteur coopératif structuré et des entreprises industrielles dynamiques. Sa forme interprofessionnelle lui a permis de porter l’IGP depuis son élaboration jusqu’à à sa mise en œuvre (2003-2010). Au Maroc, le cadre juridique est défini par la loi 25/06 portant sur les signes distinctifs d’origine et de qualité adoptés en juin 2008.

 

Des négociations sont en cours entre le Maroc et l’Union européenne pour une reconnaissance et une protection internationales mutuelles. Publiée au B.O.(Bulletin Officiel) du 18 janvier 2010 et inscrite au registre de l’OMPIC (Office marocain de la propriété industrielle et commerciale) le 25 janvier 2010, l’IGP argane est désormais opérationnelle.

 

Cette appellation est donc protégée et ne peut plus être utilisée pour qualifier l’huile produite sans respect du cahier des charges IGP argane, ni enregistrée en tant que marque commerciale.    
Pour l’exploiter,  les opérateurs, notamment les laboratoires de cosmétiques, devront fournir la preuve qu’ils utilisent exclusivement de l’huile d’argane certifiée IGP.

Sur le plan technique, AMIGHA accompagne les producteurs dans leur démarche de préparation à la certification assurée par Normacert, organisme certificateur agréé par le ministère de l’Agriculture et des Pêches maritimes.A cet effet, elle a élaboré une bande dessinée bilingue (amazigh et français) pour la vulgarisation du cahier des charges intitulée : Argane, la tradition au service de la qualité, et un guide système qualité.

 

Sur le plan économique, AMIGHA élabore un plan de communication et de promotion collective pour mieux faire connaître les valeurs et les avantages de l’IGP argane.Elle met en avant les caractéristiques de cette jeune filière basée sur un développement durable intégrant des femmes, un produit, un territoire, et porteur de valeurs économiques, sociales et environnementales et de vertus dans les domaines de la nutrition,  de la cosmétique et de la santé.

 

AMIGHA compte développer une image permettant de valoriser l’authenticité de ce produit unique et fortement lié à la culture amazighe, au bénéfice de la filière de production, des productrices et du territoire de l’arganeraie.
A noter enfin que le programme de travail d’AMIGHA pour la mise en œuvre de l’IGP argane bénéficie du soutien de la Région Souss-Massa-Drâa,  la Région Aquitaine en France et de l’Union européenne.

http://www.libe.ma/L-huile-d-argan-est-desormais-protegee-par-une-IGP_a11148.html

Maroc. “Elle boit pas, elle fume pas, elle drague pas, mais elle cause…”. La taxation téléphonique est sauvée…

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En Europe, chacun paie sa quote-part très importante de taxes à l’état sur l’alcool, sur ses cigarettes, et même sur la prostitution, mais le téléphone reste plus abordable. Il fallait bien que les pays du Maghreb et le Maroc notamment aient, eux aussi, une base de récupération fiscale sur les addictions des leurs. Si peu boivent des boissons fermentées, malgré la bière qui coule à flots depuis la banlieue de Casa et les celliers de Meknès qui ne se tarissent pas, si peu fument, malgré les cheminées ambulantes trop nombreuses, le Maroc est sain et sauf en matière de taxations sur les faiblesses de chacun, ils téléphonent tous sans se priver, des plus jeunes aux plus anciens, au point que ce serait une addiction pour beaucoup. 

En attendant, une Journée Nationale sans Téléphone Portable au Maroc est annoncée pour le Dimanche 30 Mai 2010 sur divers médias et sur Internet. La limite semble atteinte entre communication et taxation pour de nombreux Marocains qui se doivent d’avoir plusieurs téléphones, diverses puces et abonnements, afin de traverser la jungle des prix de la minute, inextricablement tissée de manière volontaire par les divers services téléphoniques… Une belle fable à la Audiard.

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Blog: http://legroupement.com 

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Service Investissement Seniors/Privés/Professionnels:

http://legroupement-agadir.com/le-groupement-conseil/

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http://www.afrik.com/article19781.html 

Téléphonie mobile : Maroc, le pays le plus cher du monde arabe

 Un organisme a enquêté dans 19 pays d’Afrique du Nord et du Moyen-Orient

Arab Advisors Group, entreprise jordanienne de consulting, a montré dans une étude publiée début mai, que le Maroc a des tarifs de téléphonie les plus chers du monde arabe. L’Egypte arrive à la dernière place du L’enquête porte sur 19 pays de la zone Moyen-Orient/Afrique du Nord (MENA) et sur 53 opérateurs mobiles. Arab Advisors Group, une branche de la Banque d’investissement arabe en Jordanie (AJIB), a mené une étude sur les tarifs de téléphonie. D’après les résultats, le Maroc est le pays qui a les tarifs prépayés et post-payés (abonnements) les plus élevés du monde arabe. Pour les deux dernières années, le Royaume chérifien devance la Mauritanie concernant les coûts post-payés à la minute. Le Maroc obtient également la moyenne la plus élevée au niveau des tarifs prépayés (cartes de téléphonie), devant le Liban, qui occupait cette place en 2009.

Le Maroc en tête de liste

Sur les 19 pays étudiés, douze (Algérie, Egypte, Irak, Jordanie, Liban, Mauritanie, Maroc, Palestine, Soudan, Syrie, Tunisie et le Yémen) imposeraient des taxes aux services cellulaires. Le Maroc compte parmi ceux qui appliquent des taxes très élevés. Il arriverait troisième, juste derrière la Jordanie et la Tunisie. Pour cette enquête, Arab Advisors Grouo, prend en compte les facturations des opérateurs mobiles comme Méditel, Maroc Télécom, et Inwi pour le Maroc, de même que toutes les taxes applicables pour lesquelles le Royaume chérifien semble avoir un petit penchant.

Stéphanie Plasse