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- 4.3.2010: Agadir fait son cinéma, l'IFA vous invite...
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- 1.3.2010: Il y a 50 ans c'était un 29 février… Où est le 29 février en 2010, pas même présent sur le calendrier…
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- 27.2.2010: Crise des investisseurs étrangers ou crise des fournisseurs marocains ?
- 26.2.2010: CRISE ! Une chute ou une baisse qui amènerait de l'air neuf ensuite au Maroc ou un grand coup de balai attendu pour optimiser ?
- 25.2.2010: Dans le port d'Agadir, y'a des marins qui pleurent, sur des services infidèles…
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Archive de la catégorie Admin
Maroc UE ou Maroc France, deux alliés économiques pour deux matches gagnants.
10.3.2010 par admin.
Maroc & France, ou la longue histoire d’un vieux couple avec ses périodes très particulières et divergentes, ses retrouvailles amicales, ses contrariétés selon les dossiers, mais fermement alliés désormais sur le plan économique, au même titre que la grande soeur Europe qui maintenant chapeautera l’ensemble pour demain. Pour le bien de qui, de quoi, pour les intérêts soyez-en certains, désormais. Un changement déjà engagé qui réclamera de suivre deux locomotives pour les années à venir, parfois de courir derrière pour les retardataires éventuels, bref, du développement, donc des changements, attendus pour beaucoup, moins par d’autres devenus statiques parfois… Un grand bateau à faire avancer tous ensemble maintenant.
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http://www.lematin.ma/Actualite/Journal/Article.asp?idr=110&id=128862
Entretien avec Bruno Joubert, ambassadeur de France au Maroc
«La France souhaite accompagner les grandes réformes structurelles engagées par le Royaume du Maroc»
La France est le premier investisseur étranger au Maroc, le premier créancier public du Royaume et le premier bailleur de fonds bilatéral du pays au titre de l’Aide publique au développement.

LE MATIN : Les relations entre le Royaume du Maroc et la République française sont la conséquence naturelle et logique des liens d’amitié persistant, à travers l’histoire, entre les deux pays et entre les deux nations. Comment comptez-vous œuvrer à leur renforcement ? Quels seront vos dossiers prioritaires ?
BRUNO JOUBERT :
Vous avez raison de souligner que la relation franco-marocaine est fondée sur des liens d’amitié anciens entre nos deux nations comme entre nos deux peuples. C’est une relation forte, modelée, notamment, par une histoire commune, mais aussi par une imbrication sans pareil de nos populations respectives.
Plus que des priorités, je vous dirai d’abord que ce qui guidera mon action, dans le cadre de la mission que le Président de la République m’a confiée, sera la certitude que cette relation, exceptionnelle par sa densité, doit être mise au service de l’ambition du développement qui caractérise la politique conduite par votre pays, sous l’impulsion de Sa Majesté le Roi. En effet, la France souhaite accompagner les grandes réformes structurelles engagées par le Royaume du Maroc. A titre d’exemple, j’ai assisté le 15 février dernier aux côtés de Mme Anne-Marie Idrac, la secrétaire d’Etat au commerce extérieur, à la cérémonie de signature d’une convention de financement d’un montant de 225 millions d’euros de l’Etat français au profit du projet de tramway à Casablanca. Ce prêt est le troisième du genre sur les deux dernières années, portant le financement français dans le domaine des transports à un milliard d’euros depuis 2008. La France est également présente auprès du Maroc pour le financement du « Plan Vert » dans le domaine de l’agriculture ou encore du « Plan d’urgence » dans le domaine de l’éducation. Ce sont là des projets importants pour le développement du Royaume. Ce sont des projets tournés vers l’avenir du Maroc et la population marocaine. Les priorités de mon action seront donc en grande partie celles du Maroc. Ce n’est pas là un choix de facilité mais la traduction d’une conviction française que les réformes engagées par notre partenaire marocain sont importantes pour le développement de ce pays. Cette volonté d’accompagner ces réformes sera d’autant plus ferme qu’en cette période d’après crise il est important que le « couple franco-marocain » se montre à la hauteur des défis économiques et sociaux qui l’attendent.
Avec un total de 6,1 milliards d’euros d’échanges commerciaux, la France est le premier partenaire commercial du Maroc.
Que faudra-t-il entreprendre, à votre sens, pour faire plus et mieux dans un contexte international moins porteur et plus concurrentiel ?
En 2009, sans surprise, le niveau des échanges commerciaux entre le Maroc et la France n’a pas échappé au ralentissement du rythme du commerce mondial. Ces échanges ont reculé de 16% par rapport à 2008. Mais dans ce contexte international que vous décrivez fort justement comme peu porteur et plus concurrentiel, la France reste le premier partenaire commercial du Maroc.
Pour autant, comment faire «plus» et «mieux» ?
Je souhaiterais vous donner un exemple concret : la France est aujourd’hui le premier client du Maroc. Elle absorbe le quart des exportations du Royaume. Ces exportations marocaines vers la France sont concentrées sur quelques secteurs : les produits textiles, les composants électriques et électroniques et les produits agroalimentaires.
Pour élargir la gamme de ses ventes, le Maroc a mis en place en 2009 un plan dénommé «Maroc Export plus» dont l’objectif est de doubler les exportations d’ici 2018. L’Agence française pour le développement international des entreprises, UBIFRANCE, appuie ce plan de développement des exportations marocaines. Une convention a été signée dans ce cadre entre Maroc Export et UBIFRANCE le 13 mars 2009 qui vise à renforcer le dispositif marocain d’appui aux exportations, développer un partenariat pour accompagner les entreprises marocaines dans la création et la promotion de leurs marques et soutenir la formation au commerce international. Cet exemple illustre bien, à mon sens, ce que l’on peut faire de plus pour maintenir, voire améliorer le niveau des échanges. D’autres pistes doivent bien entendu être explorées, l’idée étant d’augmenter ces échanges et de les diversifier.
Du point de vue financier, la France est le premier investisseur étranger au Maroc, le premier créancier public du Royaume et le premier bailleur de fonds bilatéral du Maroc au titre de l’Aide publique au développement.
Quels seront les grands axes de l’effort financier français en 2010 ? Et plus particulièrement en ces temps d’incertitude économique ?
Sur la période 2000-2008, les flux d’investissement directs d’origine française se sont élevés en moyenne à 900 millions d’euros par an, soit près de la moitié du total des investissements directs étrangers reçus par le Maroc. Les entreprises françaises comptent plus de 700 filiales au Maroc et fournissent de l’emploi à 100 000 personnes.
Par ailleurs, le Maroc est, et vous avez raison, premier bénéficiaire de l’Aide publique au développement française en 2008 dans la zone Afrique du Nord. Il fait partie des pays pouvant bénéficier de l’ensemble des instruments de financement français d’aide.
Prenons les engagements de l’Agence française de développement au Maroc. Ils ont dépassé 715 millions d’euros sur la période 2007-2009. Rien que pour 2009, ces engagements approchent les 400 millions d’euros, illustrant la volonté de notre coopération d’aider le Maroc à franchir cette période de crise internationale dans les meilleures conditions.
Cette implication se poursuivra avec détermination en 2010 afin d’appuyer les efforts du Royaume à faire face aux enjeux majeurs qui sont posés en termes d’éducation, de santé et de développement des infrastructures notamment. Le soutien au Plan Maroc vert, au projet marocain de l’énergie solaire et à la réduction de la fracture numérique dans le cadre du plan « Maroc Numeric 2013 » feront également partie des axes forts d’intervention de la France en 2010.
Les diplômés marocains des universités et des écoles supérieures françaises affrontent des difficultés pour s’intégrer dans le marché de l’emploi marocain, à cause de ce fameux problème de l’équivalence ?
Soyons précis. Quels sont les diplômes français dont on parle ? Quels diplômés sont effectivement concernés par la problématique de l’insertion professionnelle qui est au cœur de votre interrogation ? Cette question est importante.
C’est en déterminant précisément la population concernée que l’on est capable d’apporter des réponses concrètes et efficaces.
En fait, la très grande majorité des diplômés de l’enseignement supérieur français sont peu touchés par le problème que vous soulevez. En effet, la majorité des diplômés marocains du système supérieur français sont issus soit des Grandes Ecoles, soit des Universités. Dans le premier cas, la question de l’insertion ne se pose pratiquement pas, dans le second cas l’adoption du LMD (Licence, Master, Doctorat) par le Maroc devrait permettre de résoudre d’éventuelles difficultés transitoires.
Qui donc est concerné ?
Concrètement, deux catégories particulières de jeunes diplômés : d’une part, ceux qui sont diplômés d’un établissement d’enseignement supérieur français privé non reconnu par l’Etat. D’autre part, ceux qui ont obtenu au Maroc ce que l’on appelle un « diplôme délocalisé », qui est en fait un diplôme délivré par un établissement français, dans le cadre d’un partenariat avec un établissement marocain. Dans ces deux cas, il est vrai que l’absence d’équivalence avec un diplôme d’Etat marocain peut poser de réelles difficultés.
Quels moyens sont mis à la disposition de ces étudiants pour mieux faire valoir leurs compétences ?
A cet égard, nous pensons que la qualité du diplôme délivré est un point essentiel.
S’agissant du premier cas, celui des études en France, les étudiants doivent s’assurer de la qualité de l’enseignement dans lequel ils s’engagent. Campus-France, service de l’ambassade et point de passage obligé pour accéder à des études en France, est à la disposition des étudiants. Il les informe sur les établissements d’accueil, sur le type d’établissement, sur la nature du diplôme délivré. Campus-France aide donc ces étudiants à choisir des établissements qui délivrent un diplôme de qualité.
Dans le second cas (diplôme délocalisé), la situation est plus complexe et nous devons, en tant qu’ambassade, travailler à ce que les diplômes « délocalisés » délivrés au Maroc soient de qualité. Nous sommes à cet égard en train de renforcer le «contrôle de qualité», nous assurant en particulier du respect d’une « Charte des délocalisations». Dans un cas comme dans l’autre, vous l’aurez compris, la qualité de la formation est la question centrale. Mais s’assurer de la qualité du diplôme n’est pas tout : au Maroc comme en France, la véritable validation d’un diplôme reste l’accueil que lui fait le marché du travail. Ces étudiants peuvent et doivent faire valoir leurs avantages comparatifs : un enseignement selon les normes rigoureuses de l’enseignement supérieur français ; une forte connexion avec le monde de l’entreprise (stages par exemple) ; parfois un séjour en France et la confrontation à un autre environnement, académique, professionnel et socioculturel. Et ces atouts peuvent bien valoir une équivalence, en tout cas pour le secteur privé et les employeurs qui ne s’y trompent pas.
La reconduite à la frontière française passe aujourd’hui au-devant de la scène après l’expulsion d’un certain nombre de ressortissants marocains de la France. Quel traitement sera dorénavant accordé à la question des flux d’immigration provenant du Maroc ?
Vous évoquez la reconduite à la frontière de personnes en situation irrégulière. Je souhaiterais d’abord souligner que le Maroc, pays de transit mais aussi aujourd’hui de destination, est, comme la France, confronté à ce problème. Il est dans l’intérêt partagé des autorités de nos deux pays de continuer à coopérer très bien ensemble comme nous l’avons toujours fait.
Plus généralement, la question des flux migratoires est un enjeu pour nos deux pays. C’est une réalité. Je voudrais éclairer mon propos par quelques chiffres: la France accueille la plus forte communauté de Marocains résidant à l’étranger (près de 800 000 personnes). Près de 30 000 étudiants marocains font leurs études en France. Ils forment la plus grande communauté d’étudiants étrangers dans mon pays. Plus de 155 000 visas par an sont délivrés par les 6 consulats généraux de France au Maroc et je tiens à souligner que près de 90% des demandes reçoivent une réponse positive. Le Maroc accueille pour sa part la plus forte communauté française installée au sud de la Méditerranée : près de 40 000 immatriculés, probablement près de 70 000 résidents en permanence, sans compter près d’un million et demi de touristes français qui apprécient de se rendre chaque année dans votre pays.
La réalité de notre relation n’est pas la distance, mais, au contraire, l’imbrication des flux et des communautés humaines et l’existence de liens personnels entre la France et le Maroc. Cela nous impose d’avoir un dialogue confiant et ouvert sur toutes les dimensions de la problématique migratoire. Ces dimensions, la conférence euro-africaine de Rabat sur les migrations et le développement, organisée à l’initiative du Maroc en juillet 2006, les a identifiées avec pertinence. Il y a notre lutte conjointe et déterminée contre les migrations irrégulières.
Mais il y a l’inverse, les migrations légales et circulaires que la France encourage et qui permettent à de nombreuses catégories de personnes d’aller et venir régulièrement entre les deux pays. Je tiens, à cet égard, à souligner le travail très important que joue, auprès de l’ambassade, le service de l’Office français pour l’immigration et l’intégration, à Casablanca. Il favorise d’une part les demandes des personnes désireuses d’acquérir une expérience professionnelle en France dans des secteurs d’activité variés (agricole, informatique, automobile…). Il accompagne, d’autre part, l’immigration familiale au travers de la formation linguistique et des valeurs de la République française.
S’agissant du co-développement et du développement solidaire, la France, à travers l’Agence française de développement (AFD), a initié des projets originaux au Maroc visant à mobiliser plus efficacement l’épargne des migrants sur des projets participant au développement du pays. Cette action s’inscrit bien sûr dans le cadre plus général de ce que fait la France au Maroc et de l’ensemble des moyens (plus de 200 millions d’euros) que nous mobilisons chaque année pour accompagner la modernisation de ce pays, sans oublier aussi l’effort considérable de l’Union européenne. Nous sommes conscients que c’est aussi en créant un espace de prospérité et de stabilité des deux côtés de la Méditerranée que nous devons tous insérer cette problématique migratoire. C’est l’objectif de l’Union pour la Méditerranée.
Tous ces sujets font l’objet d’une écoute et d’un dialogue constant entre nos deux pays.
La proposition marocaine d’un statut d’autonomie élargie au Sahara a été très bien accueillie et saluée par la communauté internationale.
La France a, à maintes reprises, exprimé son soutien au projet. Quelle sera la contribution française pour faire avancer ce dossier ?
La France estime que le plan d’autonomie proposé par le Maroc en 2007 représente un pas en avant important vers le règlement de ce contentieux. Elle constate que le Maroc a fait des efforts sérieux et crédibles et l’encourage à persévérer dans cette voie.
A cet égard, elle a noté avec intérêt la tenue en février de pourparlers informels entre le Maroc et le polisario. Organisés pour la deuxième reprise à l’initiative de l’envoyé personnel du secrétaire général des Nations unies, Christopher Ross, ces contacts sont une tentative de promouvoir la confiance et de nouer un contact entre les parties dans la perspective de négociations à venir.
C’est en effet dans le cadre des Nations unies qu’une solution juste et équitable pourra être trouvée.
Membre permanent du Conseil de sécurité, la France continuera d’œuvrer en faveur d’une solution politique, seule apte à offrir une issue à la situation actuelle. Elle ne négligera aucune piste permettant d’aller de l’avant, considérant que l’initiative marocaine offre un cadre et des perspectives sérieuses.
De part et d’autre, l’on s’accorde à dire que le Maroc et la France entendent jouer pleinement leur rôle au service de l’espace euro méditerranéen. Où en est le projet d’Union pour la Méditerranée ?
Ensemble, la France et le Maroc peuvent faire beaucoup pour conforter les relations euro méditerranéennes.
C’est le message qu’a souhaité transmettre, il y a une dizaine de jours, Pierre Lellouche, secrétaire d’Etat aux Affaires européennes, lors de son voyage au Maroc.
Il s’appuie sur un constat simple et sur une conviction solide. Le constat, c’est que le Maroc a fait le choix d’un ancrage stratégique à l’Europe. Et la conviction est que la France et le Maroc partagent une relation exceptionnellement dense. Fort de ce partenariat, nos deux pays sont en mesure de contribuer efficacement au développement de l’espace euro méditerranéen.
Sa Majesté le Roi Mohammed VI a été le premier Chef d’Etat à soutenir l’initiative du président de la République de lancer l’UPM en juillet 2008. C’est à Tanger que Nicolas Sarkozy a dévoilé en octobre 2007 les contours de l’UPM. Et c’est à Marrakech que les réunions ministérielles ont pu reprendre après les événements dramatiques de Gaza.
Malgré les obstacles, l’Union pour la Méditerranée reste un projet porteur de sens, qui doit contribuer à faire de l’espace euro méditerranéen un espace de paix, de stabilité et de prospérité pour les peuples des deux rives.
En ce sens, la France accueille avec espoir la désignation du secrétaire général, Ahmed Massadeh, le 12 janvier dernier. La mise en place prochaine du Secrétariat et avec elle le développement de projets concrets entre partenaires du Nord et du Sud de la Méditerranée est une chance pour l’ensemble de la Méditerranée. Il importe aujourd’hui de ne pas la laisser passer.
Par Abdelhadi Gadi et El Mahjoub Rouane | LE MATIN
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RABAT : Nomination de Walis et de Gouverneurs avant la régionalisation. Une sagesse bien exprimée pour certaines régions et leur avenir par SM Le Roi Mohammed VI.
3.3.2010 par admin.
La régionalisation avance avant le mois de juin 2010, date attendue pour l’étude de ce grand projet pour le Maroc. Rabat et SM le Roi Mohammed VI oeuvrent en ce sens pour certaines régions du pays, notamment pour la région d’Agadir et le Souss Massa Draa. Souhaitons bon travail pour le bien de tous sur le terrain aux nouveaux nommés, par du sang neuf, et au-delà de certains clivages politiques ou personnels qui parfois perturbaient le développement tant réclamé nationalement comme sur le terrain localement.

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http://www.lavieeco.com/actualites/3786-sm-le-roi-mohammed-vi-nomme-plusieurs-walis-et-gouverneurs.html
Maroc - Nominations de Walis
SM le Roi Mohammed VI nomme plusieurs walis et gouverneurs
La liste officielle vient de tomber
SM le Roi Mohammed VI a reçu, lundi au Palais Royal à Rabat, plusieurs personnalités que le Souverain a nommées walis et gouverneurs à l’administration centrale et territoriale du ministère de l’Intérieur. Il s’agit de MM:
- Nouredine Boutayeb: wali, secrétaire général du ministère de l’Intérieur.
- Brahim Boufous, wali, directeur général des Affaires intérieures.
- Allal Sekrouhi, wali, directeur général des collectivités locales.
- Larbi Mourid, wali inspecteur général de l’administration territoriale.
- Mohamed Salah Tamek, wali, chef du cabinet du ministre de l’Intérieur.
- Mohamed Ali Al Admi, wali, directeur de la promotion nationale.
- Rachid Filali Amine, wali, attaché à l’administration centrale.
- Abdechakour Rais, wali, attaché à l’administration centrale.
- Mohamed Tricha, wali attaché à l’administration centrale.
- Mohamed Fassi Fihri, wali attaché à l’administration centrale.
- Mohammed Khabbachi, gouverneur chargé de la communication.
- Mohamed Boussaid, wali de la région de Souss-Massa-Draa,gouverneur de la préfecture d’Agadir Idda Outanane.
- Mohamed Mhidia, wali de la région de Marrakech Tensift El Haouz, gouverneur de la préfecture de Marrakech.
- Mohamed El Hafi, wali de la région Taza-Al Hoceima-Taounate, gouverneur de la province d’Al Hoceima.
- Mohamed EL Yazid Zellou, wali de la région Chaouia-Ouardigha, gouverneur de la province de Settat.
- Driss Ait Mbarek, gouverneur de la province de Figuig.
- Mohamed Fanid, gouverneur de la province de Berrechid.
- Abderrahmane Addi, gouverneur de la province de Youssoufia.
- Mamai Bahia, gouverneur de la province de Sidi Ifni.
- Mohamed Ali Habouha, gouverneur de la province de Tarfaya.
- Mohamed Tallabi, gouverneur de la province de Ouezzane.
- Jamal Khallouk, gouverneur de la province de Driouch.
- Jalal Eddine Mirimi, gouverneur de la province de Sidi Bennour.
- Noureddine Ouabbou, gouverneur de la province de Fkih Ben Saleh.
- Mohamed Nakhcha, gouverneur de la province de Tinghir.
- Houcine Amzal, gouverneur de la province de Sidi Slimane.
- Al Akel Benthami, gouverneur de province de Nador.
- Ali khalil, gouverneur de la province de Midelt.
- Othmane Souali, gouverneur de la province de Guercif.
- Farid Chourak, gouverneur de la province de Rhamna.
- Mohamed El Aouzai, gouverneur directeur de l’agence urbaine de Casablanca.A l’issue de cette cérémonie, les nouveaux walis et gouverneurs ont prêté serment devant SM le Roi. Cette audience s’est déroulée en présence du ministre de l’Intérieur, M. Taib Cherkaoui et du chambellan de SM le Roi, M. Brahim Frej.
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Les biographies des walis et gouverneurs nommés sont visibles sur :http://www.midipress.com/2010/03/02/biographies-des-walis-et-gouverneurs-nommes-par-sm-le-roi/
Agadir / Souss Massa Draa M. Mohamed Boussaid, Wali de la région de Souss-Massa-Draa
M. Mohamed Boussaid, que SM le Roi Mohammed VI a nommé, lundi, Wali de la région de Souss-Massa-Draa, gouverneur de la préfecture d’Agadir Idda Outanane, est né le 26 septembre 1961 à Fès.Il est titulaire d’un diplôme d’ingénieur de l’Ecole Nationale des Ponts et Chaussées -ENPC- Paris (option Génie Industrielle) en 1986 et d’un « Master of Business Administration de l’International School of Business de l’ENPC » en 2000. De 1986 à 1992, M. Mohamed Boussaid a exercé en tant qu’ingénieur conseil à la Banque Commerciale du Maroc. Il a, par la suite, assuré les fonctions de directeur général adjoint d’une société de production et de négoce des produits chimiques (1992/1994).De 1994 à 1995, il est chargé de portefeuille à la direction des grandes entreprises à la Banque Marocaine du Commerce et de l’Industrie (BMCI). M. Boussaid a en outre occupé, de 1995 à 1998, le poste de chef du cabinet du ministre des Travaux Publics, puis chef de cabinet du ministre de l’Agriculture, de l’Equipement et l’Environnement. De 1998 à 2001, il était directeur des programmes et des études au ministère de l’Equipement. De 2001 à 2004, il a occupé le poste de directeur des établissements publics et des participations, puis directeur des entreprises publiques et de la Privatisation au ministère des Finances et de la Privatisation.En 2004, il a été nommé ministre chargé de la modernisation des secteurs publics et en octobre 2007, ministre du Tourisme et de l’artisanat.M. Boussaid est membre du comité exécutif du Rassemblement national des indépendants.
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Dans le port d’Agadir, y’a des marins qui pleurent, sur des services infidèles…
25.2.2010 par admin.
Des vents forts, des épaves en “forte attente”, des administrations fortes par le temps, bref le temps reste bien responsable devant la catastrophe qui s’est déroulée dans le port d’Agadir. Pas de victimes heureusement comme lors de la catastrophe humaine qui a eu lieu à Meknès, mais des dégâts qui toucheront directement la vie de nombreux pêcheurs ou de propriétaires de petits bateaux de plaisance qui résidaient en ce lieu.

Depuis quelques jours avec les rayons du soleil attendus par tous, nous pouvons voir les dégâts plus ou moins importants dans les villes ou les régions rurales du pays, qui nous font tous comprendre que pour les prochaines années et vu les changements climatiques annoncés, la facture risque de s’alourdir dramatiquement si rien n’est préalablement organisé plus sérieusement, afin de donner chacun une petite part positive au destin général futur de ce monde.
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http://www.leconomiste.com/article.html?a=98750
Port d’Agadir Des pertes estimées à 10 millions de DH · Près de 200 barques détruites
· Les pêcheurs s’organisent pour réclamer des indemnisations Les marins de la pêche artisanale au port d’Agadir sont encore sous le choc de la catastrophe qu’ils viennent de vivre. Comme nous l’annoncions dans notre édition du week-end dernier, onze bateaux de l’entreprise Sonarp (Société de navigation, d’armement et de pêche) au port d’Agadir ont rompu leurs amarres, jeudi 18 février dans l’après-midi, et ont dérivé vers le carré d’amarrage de la pêche artisanale, causant d’énormes dégâts. Sur les quais, c’était la panique, pêcheurs, armateurs et autorités portuaires, sous la pluie, n’en croyaient pas leurs yeux et regardaient impuissants le spectacle digne d’une production hollywoodienne. Affolés, les marins, voyant leur moyen de subsistance voler en éclat, hurlaient à l’aide et voulaient se jeter à l’eau pour sauver leur bien. Pour l’heure, c’est l’évaluation des dégâts. Un travail qu’effectue actuellement les membres de la Chambre maritime d’Agadir et le ministère de la Pêche, qui a dépêché sur place ses représentants. Selon la profession, «près de 200 barques ont été détruites et les pertes pourraient être estimées à 10 millions de DH». Et aujourd’hui, le segment touché s’organise pour réclamer des indemnisations.
De l’avis d’opérateurs dans le secteur, le pire aurait pu être évité si des mesures de prévention avaient été prises. «Nous avons attiré l’attention de tous lors de l’assemblée générale 2009 de la Chambre maritime sur le danger que représentent ces bateaux laissés à l’abandon depuis cinq ans dans l’enceinte portuaire, mais rien n’a été fait», déplore un armateur. Pour la profession, il y a plusieurs niveaux de responsabilité dans cette catastrophe. Bien sûr, les armateurs pointent du doigt en premier lieu la Sonarp. Contactés par L’Economiste, les représentants du syndic de la société (en redressement judiciaire) ont refusé de s’exprimer sur le sujet. Pour l’autorité portuaire, également considérée par les opérateurs du secteur responsable, «il était impossible de prendre des mesures en raison de la situation juridique de la société en question». «Pourtant, la règlementation en matière d’exploitation et de sécurité des ports a bien arrêté des précautions à prendre dans pareille situation», rappelle un opérateur du secteur. Selon lui, également, «la Sonarp aurait pu au moins renforcer les amarres de ses bateaux, surtout que les intempéries étaient annoncées et qu’elles duraient depuis dimanche». «Cela aurait coûté moins cher que les dommages occasionnés aujourd’hui», juge un autre professionnel.De notre correspondante,
Malika ALAMI
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Le nouveau commerce au Maroc en toute “FRANCHISE”…
23.2.2010 par admin.
L’épicerie du coin très utile qui fait vivre la famille ne manque pas au Maroc, et est une réponse indispensable que pourraient même envier des pays plus au nord. Si l’épicier est un allié du client par ses prix face aux grandes surfaces récemment implantées au Maroc, le fondement du petit commerce prend néanmoins des tournures d’un autre monde, pour parler en toute franchise.

La Franchise parlons-en, puisque c’est l’objet de cet article, qui présente cette nouvelle manière de monter son projet, de créer son emploi, bien que cela nécessite une mise de fond qui franchement limiterait les demandeurs. Nous sommes ici loin des petits commerces classiques gérés sur deux colonnes d’un cahier d’école, avec tables de multiplications en dernière page de couverture… C’est tout un monde de gestion nouvelle qui allie qualité/prix et surtout services qui pénètre le marché commercial et qui risque aussi de perturber certaines habitudes qui, en toute franchise, balancent encore entre formel et informel.
Nous voyons de plus en plus ces nouvelles enseignes qui sortent du lot et qui transforment les rues commerciales des grandes villes du Maroc de manière qualitative, un appel d’air pour lancer une nouvelle concurrence désormais que tous ne pourront suivre. La franchise est une sorte de grande surface présentée au détail disons, sur le plan géographique.
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http://www.leconomiste.com/article.html?a=98653
Franchise: Le Maroc, eldorado malgré la crise?
· Près de 400 enseignes à fin 2009
· L’habillement se taille 28% des parts de marché
· Cherté des locaux commerciaux, manque de diversité… les principaux freins

Le secteur de la franchise au Maroc a-t-il été mis à mal par la crise? Force est de constater que non. En effet, sur le plan national, la franchise reste un domaine en pleine expansion. «Nous n’avons répertorié aucune baisse dans l’arrivée de nouvelles enseignes sur le territoire. Le secteur continue même à recruter avec la même intensité. Il demeure parmi les plus prometteurs en termes de valeur ajoutée et de création de petites et moyennes entreprises», est-il précisé auprès du ministère du Commerce et de l’Industrie. Et pour cause, la franchise au Maroc a totalisé pas moins de 400 enseignes à fin 2009, avec près de 3.700 points de vente. Elle poursuit sa progression moyenne chaque année à hauteur de 12%. Derrière ces niveaux intéressants, une très forte demande exercée par le consommateur «tendance». Laquelle reste largement soutenue par une population très jeune, puisque 45% des Marocains ont moins de 30 ans. Ce qui intéresse particulièrement les franchiseurs en quête de débouchés. La France continue à représenter le principal pays d’origine des réseaux implantés au Maroc avec 50% des enseignes. Celles-ci sont concentrées principalement dans les secteurs de l’habillement, les cosmétiques, la restauration, la bijouterie et la coiffure. Les franchises américaines viennent en seconde place avec 10% de parts de marché. Elles sont très présentes dans la restauration, l’enseignement et la location de voitures. L’Espagne et l’Italie, principalement actives dans l’habillement, occupent le troisième rang avec 6% de parts de marché chacune. Sur le total des enseignes franchisées, l’habillement se taille la part du lion avec pas moins de 28% de parts de marché, suivi de la restauration (7%), de l’ameublement (5%) et de la coiffure et cosmétiques (4%) .
D’autres secteurs ont récemment émergé, tels que les jouets, la lunetterie ou le café. Les franchises internationales d’habillement rassemblent près de 60 enseignes et s’adressent principalement à la femme et à l’enfant. Avec 7% des réseaux de franchise opérationnels au Maroc, la restauration grand public hors domicile constitue l’une des branches qui se développe le mieux en franchise. Cependant, et bien que l’étendue de la franchise reste assez variée, le marché marocain est encore loin d’être saturé. En effet, nombre de niches porteuses méritent encore d’être davantage explorées. A titre d’exemple, le commerce de proximité (l’épicerie fine, les produits de l’artisanat), la garde d’enfants, la livraison des repas… Toutefois, malgré les efforts accomplis, certaines zones d’ombre subsistent. En effet, selon le ministère du Commerce et de l’Industrie, de nombreux investisseurs dans certains secteurs, comme l’immobilier, continuent toujours à réagir en tant que spéculateurs plutôt qu’en entrepreneurs. Une tendance qui ne manque pas de faire peur aux banques, et bien évidemment aux franchiseurs.
Autre point faible, les futurs franchisés marocains sont souvent complètement obnubilés par les avantages de la franchise (marque, concept, savoir-faire, succès, assistance et image socialement valorisante grâce à l’identification à la marque). De fait, les franchisés «ne lisent pas assez les contrats, ne cherchent pas assez à prendre conscience des contraintes, et ne sélectionnent souvent pas le bon franchiseur», indiquent des experts du ministère. Ils ont donc tendance à acheter une marque tout en accordant trop de confiance au système de la franchise. Par ailleurs, l’un des principaux freins au développement des franchises au Maroc est lié au manque de locaux commerciaux. Ce problème majeur du manque de foncier semble s’atténuer au vu des nombreux centres commerciaux et de loisir en construction ou en projet dans le Royaume, à l’instar du Morocco Mall, du Marrakech Plazza, du Casa Anfa Place ou de la Casablanca Marina.
Et l’enseigne 100% Maroc?
Le succès remporté par les enseignes étrangères a encouragé des investisseurs marocains à prendre les devants. Si bien que les enseignes 100% marocaines grignotent aujourd’hui pas moins de 13% des réseaux de franchise. Ces enseignes affichent un total de 310 avec quelque 1.914 points de vente. Le réseau compte près d’une cinquantaine de franchiseurs et 141 masters franchisés. Cette année, la Maroc est l’invité d’honneur du Salon Franchise Expo Paris du 14 au 17 mars.
«Il ne s’agit pas de «faire une affaire», mais de créer une entreprise viable»
Chantal Zimmer est déléguée générale de la Fédération française de la franchise (FFF). Elle représente la franchise au conseil de surveillance de nombre d’universités. Elle est également membre de la Commission des comptes de la nation et de l’Académie des sciences commerciales- L’Economiste: En matière de franchise internationale, tous les secteurs n’ont pas été logés à la même enseigne face à la crise…- Chantal Zimmer: La franchise n’échappe pas à l’évolution générale des secteurs économiques même si ses composantes font qu’elle permet aux entreprises franchisées de beaucoup mieux résister aux turbulences. Certains secteurs se sont même développés en 2009 à l’international et en pleine crise: alimentation bio, chocolats, fleurs, services à la personne, beauté. En effet, grâce au dynamisme des chefs d’entreprises que sont les franchisés, à la créativité des franchiseurs et des franchisés et à la mise en commun de toutes ces énergies, au savoir-faire du franchiseur et à son professionnalisme pour animer le réseau, les franchisés affirment mieux résister que s’ils étaient isolés.
- La période actuelle de flottement avant la reprise est-elle idéale pour faire de bonnes affaires dans la franchise?
- Pour un futur franchisé, il ne s’agit pas de «faire une affaire», il s’agit de créer une entreprise viable et donc de se lancer dans un projet à moyen et long terme, souvent synonyme de changement de vie. Cela requiert donc du professionnalisme, du sérieux dans l’établissement du business plan et c’est de ce sérieux dont dépendra le financement.
- Que conseillez-vous aux futurs franchisés?
- La période actuelle requiert plus que jamais une meilleure préparation en amont, avec un accès plus pointu aux informations sur les caractéristiques de ce modèle d’entrepreneuriat et des formations solides dès le lancement de l’activité du franchisé. Mais ce n’est pas tout. Le franchisé devra également faire preuve de prudence dans l’établissement des comptes d’exploitation prévisionnels avec des retours sur investissements qui peuvent s’avérer plus ou moins longs.
«Le Maroc a su développer avec succès le concept»
Sylvie Gaudy est directrice du plus grand salon français dédié à la franchise. Il s’agit de Franchise Expo Paris. Ce salon, créé en 1982, réunit chaque année plusieurs centaines d’exposants et environ 25.000 visiteurs. Pour son édition 2010, qui se tiendra du 14 au 17 mars, le Maroc sera l’invité d’honneur
- L’Economiste: Avec la crise, quelle visibilité avez-vous sur le nombre d’enseignes exposantes et le nombre potentiel de visiteurs pour Franchise Expo Paris 2010?
- Sylvie Gaudy: Près de 450 exposants sont attendus pour cette édition 2010 qui devrait attirer près de 30.000 visiteurs. Parmi les exposants, nous compterons plus de 70 enseignes en provenance de 20 pays différents. Cela représente une belle progression par rapport à 2009, et c’est une réelle performance compte tenu du contexte actuel qui a impacté un grand nombre de franchiseurs sur leurs marchés (Espagne, Etats-Unis, etc.).
- Pourquoi le Maroc est choisi cette année comme invité d’honneur?
- Premier pays en nombre de visiteurs lors de l’édition 2009 de Franchise Expo Paris, le Maroc a su développer avec succès la franchise sur son territoire tant avec des marques françaises que marocaines. Particulièrement dynamique en matière d’échanges commerciaux, le Maroc représente aujourd’hui un fort potentiel de développement pour les marques françaises et étrangères. Il nous a donc semblé naturel de le mettre à l’honneur en 2010 en lui consacrant un espace privilégié afin de faciliter les échanges et les rencontres entre les directeurs de réseau, les investisseurs et les promoteurs. Le pavillon marocain offrira également une visibilité optimale aux enseignes de franchise performantes au Maroc souhaitant s’implanter en Europe.
- Pour la première fois, le salon ouvrira ses portes un dimanche. Est-ce pour pallier une baisse éventuelle d’affluence?
- En modifiant son calendrier, Reed Expositions et la Fédération française de la franchise veulent booster la fréquentation du salon en facilitant encore davantage la mise en relation entre les réseaux de franchise et le nombre croissant de salariés intéressés par la création d’entreprises, qui se déplacent principalement en semaine. Nous avons toutefois maintenu le dimanche afin d’accueillir une population plus familiale et aussi notre population historique de commerçants qui, eux, préfèrent le dimanche et le lundi.
Mohamed MOUNADI
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Gestion des communes au Maroc : un excédent ! Attention, nous parlons en Milliards de Dhs…!
19.2.2010 par admin.

La gestion budgétaire au service de la collectivité ne serait-elle pas assimilée par les administrations ou manquerait-il de projets utiles à tous ? Faire des économies, ou une bonne gestion économique d’une région ou d’une commune n’est pas dans la même vision d’une entreprise privée qui, elle, recherche le bénéfice. Les gestionnaires de budgets dans certains pays le savent bien et ne se risqueraient pas à exprimer au-dessus d’eux un trop versé, afin d’en réclamer chaque année un peu plus, autre problématique aussi à reconnaître qui n’encourage pas toujours l’optimisation de la bonne gestion, mais la recherche de dépenses nouvelles. Nous n’en sommes pas encore là au Maroc, il semble. Gérer, c’est prévoir. Il est vrai que le présent prime dans la vision à très court terme en général plus que dans celle de demain. L’investissement à long terme qualitatif pour le bien de tous n’est pas à voir par une rentabilité matérielle mais humaine disons, qualitative, autres notions.
Mais nous parlons bien ici en milliards ? Ce serait donc bien le domaine des compétences qui serait en cause, alors que la masse attend des réponses sur de nombreux plans. A lire toutes les aides, prêts, assistances et dons qui arrivent de divers organismes étrangers comme de l’Europe, il serait bon d’envisager d’assister d’abord certains “gestionnaires” par une formation moins politique et digne des attentes et de la confiance que réclame le collectif Maroc avant de venir distribuer par ailleurs un stylo ou un cahier associativement en passant dans un bled…
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http://www.lavieeco.com/economie/15690-communes-19-milliards-de-dh-d-excedent-qui-dorment%C2%A0.html
Économie
Maroc - Communes : 19 milliards de DH d’excédent qui dorment !
En 2009, les communes disposaient d’un budget de 27 milliards de DH. Elles n’en ont consommé que 24 milliards.
Les excédents s’accumulent depuis plusieurs années. Ils ont atteint 19,3 milliards de DH à fin 2009. Trois milliards de DH pour la seule région de Casablanca.
Alors que les manques sont criants la non utilisation des ressources est liée à la carence de compétences en gestion et en planification.

Paradoxal ! C’est le moins qu’on puisse dire en ce qui concerne les communes du Maroc. Le citoyen a l’habitude d’entendre dire qu’elles n’ont pas d’argent. Pas d’argent pour les routes, pas d’argent pour le revêtement de trottoirs, pour les salles de sport ou autres…. Dans des quartiers urbains comme dans de petites localités éloignées, il n’est pas rare de voir des voies détériorées, du mobilier urbain dégradé, des espaces publics sales ou mal entretenus, des jardins en friche et des transports en commun défaillants, de l’autre côté, les communes disposent de ressources financières qu’elles ne dépensent pas malgré l’ampleur des besoins.
Jugez-en. A fin décembre 2009, alors que l’Etat voyait ses ressources reculer de 14 milliards de DH par rapport à l’année précédente, l’enveloppe non consommée par les collectivités locales et qui dort dans les caisses du Trésor totalisait 19,3 milliards de DH ! Pour le seul exercice 2009, et à défaut de dépenser la totalité des crédits qui étaient à leur disposition, les communes ont laissé dans les caisses un excédent de près de 3 milliards de DH par rapport à leurs budgets.
Ainsi, au titre de l’année 2009, les collectivités locales étaient dotées d’un budget global de 27 milliards de DH. Mieux que ça. Elles pouvaient, en plus, puiser dans un réservoir supplémentaire de 16,3 milliards de DH provenant des excédents cumulés au terme des exercices antérieurs. Avec tout cela, les communes ont à peine dépensé 24 milliards de DH dont 8,5 milliards de DH pour payer les salaires de leurs 140 000 agents et les indemnités des élus (voir encadré).
Le plus étonnant est que la procédure pour engager une dépense dans les communes est de loin moins contraignante que celles appliquées aux autres administrations et organismes publics. En effet, si les ministères, par exemple, ne peuvent disposer des fonds qu’au fur et à mesure que le Trésor encaisse les recettes (la Loi de finances consistant en de simples autorisations de crédits), les collectivités locales, en revanche, disposent d’argent frais avant même l’entame de l’exercice budgétaire. Il leur suffit juste de programmer -bien entendu selon leurs ressources prévisionnelles-, lors de la session d’octobre de chaque année, les projets à financer pour l’année d’après pour que le Trésor débloque les montants demandés, en suivant un minimum de formalisme en termes de procédures. Toujours pour prendre l’exemple de l’exercice 2009, les collectivités locales disposaient donc en janvier déjà d’une enveloppe disponible de plus de 40 milliards de DH.
En 2009, 420 MDH sont restés inutilisés par la région du Grand CasablancaAlors que le débat sur la question de la décentralisation bat son plein, ce constat ne manque pas d’interpeller sur les compétences en gestion des collectivités locales surtout qu’elles sont appelées à être en première ligne du grand projet de régionalisation du pays. Après la révision en profondeur du cadre juridique des collectivités locales, l’élargissement de leurs attributions et la nette amélioration des efforts de recouvrement effectués récemment par la Trésorerie générale du Royaume (TGR), rien ne laisse présager qu’elles sont prêtes à relever le défi.
Plus inquiétant, le phénomène est quasi général. Il touche la plupart des collectivités locales urbaines et rurales. Prenons l’exemple de la région de Casablanca, qui compte une ville aux besoins colossaux en termes de voiries, d’infrastructures et d’équipements publics mais dont les gestionnaires s’offrent le luxe de snober chaque année une moyenne de 300 MDH qui restent inutilisés. La région dispose actuellement de près de 3 milliards de DH d’excédent budgétaire cumulé. C’est-à-dire autant d’argent non utilisé, dont 1,6 milliard de DH pour les communes urbaines. Rien qu’en 2009, les Casablancais ont été privés de près de 420 MDH que les élus locaux (aussi bien des communes urbaines que rurales de la région du Grand Casablanca) n’ont pas programmés. Le Grand Casablanca détient, d’ailleurs, l’excédent budgétaire le plus élevé au Maroc. «Scandaleux pour une grande ville qui manque terriblement d’infrastructures économiques, sociales et culturelles», déplore un conseiller local de l’opposition.
Meknès-Tafilalet n’a pas été mieux lotie en 2009 puisque ses élus ont laissé, au terme de l’exercice, quelque 345 MDH dans les caisses de leurs communes. Cela a augmenté l’excédent budgétaire cumulé de cette région qui culmine à 1,68 milliard de DH.
La région de Rabat-Salé-Zemmour-Zaër, elle, cumule jusqu’à aujourd’hui un total de près de 2 milliards de DH d’excédent budgétaire, le deuxième, après celui du Grand Casablanca. 336 MDH n’ont pas été programmés pendant l’année dernière dont les deux tiers par les communes urbaines de la région (la mairie de Rabat à leur tête). La région de Souss-Massa-Draa, elle, dispose d’un total de 1,9 milliard de DH de fonds non utilisés, dont 223 millions au titre de l’exercice de 2009. Pour cette région, ce sont les conseils provinciaux qui ont contribué essentiellement à l’accentuation de l’excédent de l’année 2009 avec près de 108 MDH non utilisés contre près de 66 MDH pour les communes urbaines (la mairie d’Agadir en particulier) et près de 35,5 MDH pour les communes rurales de la région. Parmi les mauvais élèves, on retrouve aussi les régions de Tanger-Tétouan et de Marrakech-Tensift-Al Haouz avec respectivement 1,68 et 1,5 milliard de DH de cumul de fonds non utilisés. La région de Chaouia-Ourdigha dispose, elle, d’un excédent budgétaire cumulé de 1,32 milliard de DH dont 372 millions enregistrés au cours de l’année dernière.
Ces chiffres étonnants, mais rigoureusement exacts, fournis par la Trésorerie générale du Royaume, viennent mettre fin à la fausse idée installée depuis longtemps de communes pauvres et privées de moyens financiers.
«Le problème des collectivités locales n’est pas nécessairement lié aux ressources et aux moyens, mais surtout aux capacités de gestion et de maîtrise d’ouvrages», signale un expert en finances publiques.
Des projets surdimensionnés pour Mohammédia, dans le but d’utiliser l’argent disponibleLe cas de Mohammédia est révélateur. Cette petite ville traîne chaque année derrière elle un budget excédentaire d’une moyenne de 50 MDH. Une somme importante vu le nombre réduit de sa population qui ne dépasse pas les 150 000 habitants. «On comprend pourquoi les dirigeants des affaires communales de cette cité se lançaient dans des projets (culturels surtout) relativement surdimentionnés par rapport à la population, tellement ils disposaient d’assez d’argent sans savoir comment bien le programmer», estime un conseiller de la ville.
Le constat est d’autant préoccupant que le phénomène n’épargne même pas les collectivités locales dont les ressources de financement sont modestes. «Il y a des communes rurales dont le budget annuel ne dépasse pas les 2 MDH et pourtant elles n’arrivent pas à consommer la totalité de leurs crédits dégageant des excédents allant de 20 000 à 30 000 DH ; ce qui n’est pas une somme banale proportionnellement à leur budget», fait remarquer notre expert en finances publiques.
Mais des exceptions, rares certes, existent quand même. Aussi, la région de Guelmim-Smara a-t-elle pu ramener son excédent à près de 416,5 MDH contre 446,6 MDH au début de l’année dernière. Autrement dit, ses élus locaux, notamment ceux des communes urbaines, ont exploité 30 MDH en sus de leur budget prévu pour 2009.
Mais ce sont les communes urbaines de la région de Fès-Boulemane qui se démarquent le plus sur ce registre. Outre la totalité de leur budget annuel, elles ont puisé 106 MDH de plus dans leurs excédents antérieurs et qui s’élevaient à près de 780 MDH. Le résultat est perceptible : la ville de Fès s’est transformée grâce aux multiples projets initiés récemment par ses responsables locaux. L’exploitation de la totalité des crédits dont ils disposent ainsi que d’une partie de l’excédent a certainement contribué à ces changements qui font le bonheur et la fierté des Fassis.
Rien à voir, par contre, avec l’état de certaines villes. Comme Salé qui figure parmi les dix villes les plus riches du pays avec un budget qui frôle le milliard de DH. Un paradoxe vu les conditions déplorables que vit cette cité. Idem pour des bourgades qui disposent de ressources financières beaucoup plus importantes que certaines villes. Citons l’exemple de la commune de Moulay Abdallah, au sud d’El Jadida, et de Oulmès. Les caisses de ces communes rurales sont renflouées chaque année de, respectivement, 192 MDH et 176 MDH grâce notamment à l’existence au sein de leurs territoires de deux grandes unités industrielles à savoir le port de Jorf Lasfar, pour la première, et les sources d’eau naturelle pour la seconde. Mais la richesse n’est pas forcément synonyme de bien-être. Ces communes en donnent l’illustration.
S’il est vrai que l’incapacité des élus à engager suffisamment de programmes est à la source de ce gâchis, il n’en reste pas moins qu’un autre facteur y a, lui aussi, contribué : les budgets des communes ont fortement augmenté et les procédures ont considérablement évolué si bien que les élus n’étaient pas préparés à gérer de telles sommes.
Il faut savoir que les collectivités locales gèrent directement, et de bout en bout, une partie des taxes locales (4,7 milliards de DH) comprenant notamment les droits d’occupation temporaire des espaces publics et privés, d’exploitations des cafés, débits de boissons et d’accès aux infrastructures publiques comme les piscines et les salles de spectacles.
Les finances des collectivités locales sont également alimentées par trois autres impôts: la taxe d’habitation, la taxe professionnelle et la taxe des services communaux. Contrairement aux premières, elles sont gérées par le ministère des finances, par le biais précisément de la direction des impôts qui se charge de l’émission et de la Trésorerie générale du Royaume (TGR) qui assume la mission de la distribution de leurs produits aux communes bénéficiaires. Celles-ci ont collecté quelque 4,24 milliards de DH grâce à ces trois taxes.
Plus de 900 communes vivent principalement de la TVA Mais ce sont les revenus de la TVA qui constituent la principale source de financement de nos collectivités locales. En 2009, la part des communes dans les revenus de la TVA a totalisé près de 14,8 milliards de DH. Etant un produit national, les revenus de la TVA sont répartis entre l’Etat à hauteur de 70% et les communes à 30%. Sur ces 14,8 milliards de DH, 80%, soit 11 milliards de DH, sont redistribués par le ministère de l’intérieur sur la base de critères définis dans une circulaire rendue publique depuis 1996. Les 20% qui restent, soit 3,8 milliards de DH, sont versés aux collectivités locales sous forme de dotations spéciales dans le cadre de leurs recettes d’équipement. C’est le ministère de l’intérieur, en concertation avec les walis et les gouverneurs, qui en fait la répartition et sans aucun critère déterminé à l’avance. Cette enveloppe sert généralement à financer les programmes d’urgence, notamment ceux initiés par le Souverain.
Les collectivités locales doivent s’estimer heureuses quand même. Car, il y a peu, elles n’en percevaient aucun centime. De 1985 à 1988, et en dépit des textes de loi, le ministère de tutelle ne leur a jamais versé la part des recettes qui leur revenait de plein droit. Ce n’est qu’en 1988 que les transferts ont commencé, sans critères au début avant que l’on aboutisse, à partir de 1996, au système actuel.
Le transfert de ces 20% des revenus de cette taxe au profit des collectivités locales suscite toujours un débat. Idem pour la redistribution de 1% des revenus de l’IS et de l’IGR réservés aux conseils régionaux qui ont perçu en 2009 près de 660 MDH. Jusqu’à présent, la distribution de ces fonds aux différents conseils régionaux du pays n’est fondée sur aucun critère clairement défini de la part du ministère de tutelle qui garde encore la mission de répartition. En principe, 50 % de ces revenus sont reversés aux communes à parts égales. L’autre moitié doit faire l’objet de critères soigneusement déterminés dans un décret qui devait être publié en 2008. Mais ce texte réglementaire tarde à voir le jour. En attendant, 50% des recettes de l’impôt sur les sociétés (IS) et de l’impôt sur le revenu (IR) destinées aux communes, représentant près de 330 MDH, sont toujours distribués selon des critères non encore définis par voie réglementaire.
La TVA demeure finalement la principale bouée de sauvetage pour de nombreuses communes surtout celles rurales et ne disposant pas d’activités économiques pouvant leur procurer des recettes.
Deux milliards de DH donnés aux associationsAinsi, selon les estimations de la direction générale des impôts, le produit de la TVA représente 90% du budget de près de 900 communes, majoritairement rurales. A l’inverse, pour des communes plus riches, la part de la TVA est beaucoup moins importante. C’est le cas de Mohammédia et de Casablanca pour lesquelles elle représente respectivement 5% et 23%.
Enfin, que ce soit un volet méconnu de l’activité des communes, ces dernières contribuent de manière substantielle à l’appui des associations. En 2009, par exemple, les collectivités locales ont dépensé près de 2 milliards de DH sous forme de subventions aux associations sportives, culturelles, de quartiers…Et avec tout cela, elles n’arrivent pas à épuiser leurs budgets. Sur une enveloppe budgétaire de 27 milliards de DH en 2009 (sans compter les cumuls d’excédents antérieurs), les communes n’en ont finalement consommé que 24 MDH. 12 milliards ont servi à financer les investissements en équipements et infrastructures, 8 milliards à payer les salaires, et 1,55 milliard à rembourser les dettes au Fonds d’équipement communal (FEC).
Palmarès : Les communes riches et les communes pauvres
Les communes qui abritent, sur leurs territoires, des activités économiques importantes en tirent des recettes conséquentes. Pas de mystère donc que la région du Grand Casablanca détienne la meilleure performance avec des recettes de près de 3,83 milliards de DH. Sans compter les excédents budgétaires (2,87 milliards de DH). Les recettes des taxes d’habitation, des taxes professionnelles et sur les services communaux arrivent en tête avec près de 1,5 milliard de DH. La richesse de Casablanca provient également de la part qui lui est transférée des produits de la TVA pour un montant de 880 MDH. Suivis des revenus des produits fiscaux gérés directement par ses communes qui ont totalisé près de 840 MDH.
C’est la région de Souss-Massa-Draa qui réalise la seconde performance avec 2,82 milliards de DH de recettes collectés en 2009 auxquels s’ajoutent 1,86 milliard d’excédent. Avec près de 2 milliards de DH, les revenus des taxes locales et de la TVA sont à l’origine de la richesse de cette région qui a, par ailleurs, le plus profité des concours du Fonds d’équipement communal (FEC) en 2009. Les revenus des régions de Marrakech-Tensift-El Haouz, de Rabat-Salé-Zemmour-Zaër et de Tanger-Tétouan s’élèvent en 2009 à respectivement 2,5, 2,4 et 2,15 milliards de DH. Les régions de l’Oriental et de Doukkala-Abda collectent elles près de 2 milliards de DH chacune en termes de recettes. La région la plus pauvre en matière de recettes est celle de Oued Dahab-Lagouira avec près de 315 MDH en 2009. Elle est suivie par Laayoune-Boujdour dont le budget n’a pas dépassé les 416 MDH.
Ressources Humaines : 140 000 agents et un sureffectif chronique
En 30 ans, les effectifs des collectivités locales ont plus que quadruplé. Aujourd’hui, elles comptent plus de 140 000 employés qui absorbent plus de 8 milliards de DH par an. Les recrutements n’ayant pas toujours répondu à de réels besoins, la plupart des communes se retrouvent aujourd’hui en situation de sureffectif avec, en plus, des taux d’encadrement très faibles. A la commune Moulay Abdallah, par exemple, la Cour des comptes a détecté en 2007, quelque 43 salariés communaux affectés à des départements étrangers à la commune voire à des organismes en dehors de la région d’El Jadida. Idem pour la commune urbaine de Fès dont 33 fonctionnaires et agents ont été mis à la disposition d’autres administrations comme la wilaya de la ville, la préfecture de Moulay Yacoub, les hôpitaux, les perceptions…
Déchéance : Riches hier, très pauvres aujourd’hui
Les communes qui n’exploitent pas aujourd’hui toutes leurs recettes peuvent le regretter car la manne peut se tarir. Le cas de Aïn Leuh en est l’illustration parfaite. Autrefois, la région disposait d’un patrimoine forestier qui lui procurait chaque année des recettes conséquentes. Elle faisait partie des communes les plus riches du pays et laissait en moyenne 30 MDH non utilisés par an. Mais après des années de surexploitation, la ressource s’est amenuisée. Aujourd’hui, la commune de Aïn Leuh fait partie des plus pauvres en ressources à tel point qu’elle n’arrive même plus à boucler ses fins de mois. A la mi-janvier, les employés de la commune n’avaient toujours pas reçu leurs salaires du mois de décembre 2009.Hakim Challot
01-02-2010
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Gros investisseurs au Maroc. La grande porte de Rabat ou les petites entrées de service locales ?
7.2.2010 par admin.
La guerre des chefs et des intérêts privés bloquera-t-elle l’avancement du Maroc malgré l’énorme potentiel ?

Un pays qui se développe et se clame depuis dix ans dans cette démarche, mais alors qu’est-ce qui empêche des projets de naître au grand jour parfois ? Agadir, ville balnéaire, certainement une des villes touristiques les plus connues et même la première bien avant le boum du tourisme du Maroc. La station terminus de nombreux étrangers ne serait-elle vouée qu’à devenir une grande maison de retraite ou de tourisme de masse l’été ?
Les projets qui meurent dans l’œuf sont souvent ceux qui sont mal couvés par diverses mères couveuses. Attirer les investisseurs avec des tonnes d’arguments pour ensuite les faire fuir par des habitudes locales non adaptées aux attentes internationales n’est qu’une source d’énergie brûlée qui peut coûter très cher à terme, pas seulement financièrement mais au regard de l’image d’une ville, d’une région, du Maroc.
A l’heure où les promoteurs courent d’un salon de l’immobilier à l’autre en Europe afin de vider leurs stocks et pour ne pas baisser les prix, où les agences de développement du tourisme mettent des moyens en jeu pour aller chercher jusqu’à leurs portes les touristes des prochains objectifs, il conviendrait au préalable de supprimer les herses invisibles qui empêchent d’entrer dans certaines villes.
Des investisseurs qui souvent entendent les chants qui fredonnent “clients”, “touristes”, et qui les confineraient dans ce seul registre de payeurs, et qui lorsqu’ils expriment “investissement”, soit “part de marché local à partager” inquièteraient plus les décideurs et certains intérêts plus particuliers selon les régions.
Ne nous cachons pas la vue par l’Atlas, la démarche d’ouverture, à Rabat, des deux battants de porte d’un Palais vers le monde extérieur ne serait en certains endroits du pays qu’une petite porte de service qui sur certains secteurs économiques reste même fermée et très protégée malgré le discours National et la volonté Royale.
Agadir, comme bien d’autres villes, ne manque pas de potentiel puisque les chiffres annoncent tous un plus en nombre. Plus de touristes en 2009. Plus de création de projets en 2009 selon le CRI. Oui, mais …! Moins de chiffres sur le bilan financier. Ô crise, que te voilà utile pour justifier chacun, alors qu’elle n’aurait pas touché vraiment le pays, dixit les mêmes, si ce n’est maintenant au travers de la compréhension des divers investisseurs étrangers qui savent mieux faire désormais la différence entre l’objet ou le service réel et le juste prix, même à quelques milliers de km de distance. C’est justement en cette période que le Maroc devrait lever le maximum d’intérêt pour la suite, alors que chacun au nord de la Méditerranée recherche par tous les moyens le rapport qualité-prix par un pouvoir d’achat promis chez eux et qui mettra désormais des années selon les experts, et les moins experts, à arriver.
La crise, oui, encore elle. De grands projets s’arrêtent au Maroc à cause d’elle, ou plus exactement à cause de l’éclatement de la bulle mondiale qui fait que les plus grands de ce monde retirent leurs billes, celles qu’ils n’ont plus ou qu’ils n’ont jamais eues, si ce n’est que sur des cadrans lumineux dans les bourses du monde. Dubaï suffit comme nom de ville pour ne plus viser en cette direction pour les prochaines années. Promoteurs espagnols … un autre nom qui résonne mal devant les clients européens et français qui se regroupent en associations de défense, s’étant fait flouer sur plans, au nord du Maroc …
Facteurs endogènes certes, mais pas seulement, d’après les analyses. Le temps ou la lenteur décourage des investisseurs, mais désormais ils se rendent bien compte que la bulle mondiale fait qu’en certains endroits du monde en développement, le principe de l’air en baudruche serait encore bien conservé, ce qui freine évidemment toute bonne volonté d’investissement très important par un statu quo actuel. Le débat présent de l’immobilier et du logement social entre promoteurs et l’Etat se suffit comme argument analytique ou comme mauvais exemple pour tous les étrangers qui désirent venir investir, principalement dans la construction (pourquoi ce seul secteur d’ailleurs …), avec ces mêmes acteurs du secteur.
Question de temps, 2010 jusque 2011 va nous répondre … et la régionalisation présentée en juin prochain serait éventuellement une première réponse … de Rabat.
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http://www.leconomiste.com/article.html?a=98421#loop
Agadir/Investissements
Beaucoup d’engagements pour peu de réalisations
· Baisse de plus de 67 % du montant global des investissements en 2009
· Annulation de projets touristiques
· Conjoncture, foncier, lenteurs administratives… à l’origine de la situation

Agadir, chef-lieu du Souss, n’a pas été épargnée par la crise économique. Les retombées de la conjoncture difficile sont palpables sur, notamment, l’investissement dans la ville. Certes, le dernier bilan annuel du Centre régional d’investissement du Souss-Massa-Draâ (CRI) met en exergue une progression de 9% en 2009 des projets validés comparativement à 2008. Cependant, le montant global des investissements programmés en 2009, d’une valeur de 4,01 milliards de DH, reste en baisse de plus de 67% par rapport à 2008. L’an dernier le montant des investissements annoncés étaient de 12,47 milliards de DH (cf. www.leconomiste.com). Du côté des emplois, on retient, de même, une baisse avec 28.063 opportunités d’emplois en 2008 et seulement 5.885 emplois en 2009. Mais encore faut-il que ces prévisions se concrétisent.
Sur le terrain, la baisse de l’investissement dans la région est visible et la réalité c’est que les engagements sont nombreux mais le nombre de réalisations reste bien faible. Trop souvent, les projets validés par le CRI tardent à passer à la phase de réalisation quand ils ne tombent pas tout simplement à l’eau. Dans ce contexte, le dossier qui est resté en travers de la gorge de tous dans la région c’est bien l’arrêt du chantier de la future station de Taghazout (cf. www.leconomiste.com) car ce dossier porteur de milliers d’emplois directs et indirects, qui n’en est pas à son premier bide, représentait beaucoup plus qu’un projet de développement local. Aujourd’hui, le projet reste en stand-by et sûrement une des premières missions du nouveau ministre du Tourisme sera de le réactiver.
Un autre projet touristique, certes de moindre envergure, mais tout aussi important pour la destination a été aussi annulé en 2009. Il s’agit du projet touristique «Agadir Sky Center» (cf. www.leconomiste.com). Pour rappel, le projet consistait en l’aménagement d’un centre intégré de services et de loisirs programmé sur 64.000 m² dans la zone d’extension du barreau est-ouest sur un terrain domanial du chef-lieu du Souss. Il devait générer à terme 400 emplois environ. Mais il n’en sera rien. Les investisseurs, des Koweïtiens, ont été touchés par la crise financière qui sévit dans les pays du Golfe et le projet est tombé à l’eau.
Dans la ville d’Agadir un autre chantier ne verra pas le jour. Il s’agit du complexe d’exposition et d’animation dont le promoteur est la société Expo Media Agadir. Ce projet avait été présenté au Souverain en 2006. Les investisseurs avaient décroché en novembre 2008 l’autorisation de construire mais le projet a buté sur un conflit entre l’investisseur et un de ses partenaires dans la réalisation du chantier. Et les institutionnels de la ville, las d’attendre, ont fini par signifier la déchéance aux investisseurs quant à l’attribution du terrain. Mais le foncier est aujourd’hui grevé d’une pré-notation, donc le dossier reste en suspens.
Cette situation peu reluisante des investissements est-elle seulement le résultat aujourd’hui de la conjoncture économique? Pour grand nombre d’observateurs, il y a également des causes endogènes à la situation, tels les lenteurs administratives, le foncier… Malgré le grand nombre de terrains vides, le foncier disponible reste rare. Sur ce plan, il y a peu de visibilité. Les porteurs de projets ont du mal à trouver du foncier libre alors que la zone rassemble à la fois des terrains privés, domaniaux et des Eaux et Forêts. Mais le recensement des terrains disponibles est difficile à faire et la spéculation foncière a eu pour résultat que beaucoup de terrains ne sont pas valorisés alors qu’ils sont déjà attribués. Sur le Founty, par exemple, le taux de terrains vendus non valorisés est de 21%. Ailleurs, dans d’autres zones, ce n’est guère mieux, alors que de grandes entreprises sont à la recherche aujourd’hui d’importantes superficies pour l’implantation de grandes surfaces commerciales porteuses de nombreuses opportunités d’emplois. Dommage pour Agadir et sa région.
Divergences
DE l’avis d’opérateurs économiques, les divergences de position entre le wali de la région, Rachid Filali et le maire de la ville, Tariq Kabbage, quant au traitement des dossiers d’investissement, ont un impact très négatif sur le développement de l’investissement dans la commune d’Agadir. En janvier dernier, plusieurs dossiers sont restés en suspens lors de la commission de dérogation car le wali et le maire ne sont pas arrivés encore une fois, à s’entendre. «Ce sont plus d’une dizaine de projets d’investissement qui sont ainsi renvoyés aux calendes grecques car la commission ne se réunit pas souvent», déplore un observateur dans la ville.De notre correspondante,
Malika ALAMI
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Lumière sur le dessous de table immobilier au Maroc. “Noir c’est noir, il n’y a plus d’espoir…” Le “Blanc” est fiscalement un plus depuis 2009…
26.1.2010 par admin.
Acheter du foncier et de l’immobilier en restant foncièrement honnête. Un avantage désormais mathématique.
Un peu de lumière sous la table.

Vous avez pratiqué le dessous de table avant 2009 ? Désormais sachez-le, l’administration depuis 2009 ne tient pas compte du prix de vente sur le contrat mais de son propre barème selon les secteurs, les quartiers et les rues…
Vous avez acquis un bien à 12000 dh le m², (ou même bien plus cher, déjà pas de chance, vous auriez dû faire construire, bref autre sujet…), et vous auriez payé 3000 dh sous la table. Soit officiellement à 9000 dh le m². Vous désirez revendre plus tard avec plus-value, à 13000 dh le m² dont 3000 dh toujours sous la table afin de récupérer le non officiel ou 10000 dh pour le nouvel acheteur. Le Fisc vous imposera d’office à 26% sur 12000 dh moins 9000 dh soit 3000 dh, alors qu’en étant transparent au départ vous auriez payé la plus-value seulement sur 1000 dh. Sans parler des autres problèmes possibles… Mais supposons que le bien baisse avec les années, ce qui arrive pour certains et qui arrivera encore en 2010 vu la situation actuelle… (Certains promoteurs ont vendu avec 30% de remise ce que d’autres clients ont acheté à 100% dans le même programme… bref encore un autre sujet, quoique). Votre bien officiel de 12000 dh le m² est revendu à 11000 dh le m², vous débourserez au Fisc néanmoins l’impôt sur la différence entre 11000 moins 9000, soit sur 2000 dh au m².

La pratique ayant été quasi habituelle et généralisée il y a encore quelques temps, il ne vous reste plus qu’à faire le calcul de vos prochaines pertes et préparer un chèque à l’ordre du Fisc… Aujourd’hui quelques agences sérieuses indiquent sur leur vitrine “TRANSACTIONS SANS NOIR” ou “AGENCE TRANSPARENTE“, un futur label “éthique” pas encore répandu néanmoins.
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http://legroupement-agadir.com/terrain-achat-vente/
A SAVOIR “foncièrement”…

IL N’EXISTE PAS D’INDICE DE L’IMMOBILIER A CE JOUR Les recherches ne peuvent donc se faire qu’en connaissance du terrain, des us et pratiques du moment, ce qui dépend donc de chacun… souvent à la tête du client et surtout des étrangers.Le premier indice de l’immobilier devrait être réalisé et exister au niveau “National” en février 2010, des indices par régions et villes ne seront présents qu’ensuite dans les 3 prochaines années selon les autorités.
SUR QUOI SE BASE LE FISC MAROCAIN ?
Les services fiscaux sont plus organisés que le marché et se basent eux sur les moyennes connues des prix pratiqués du moment, selon les secteurs et quartiers dans les villes du pays.
LA PRATIQUE DU ”NOIR” OU “DESSOUS DE TABLE”
Il était d’usage depuis des années de faire construire ou d’acheter du foncier avec une partie “non officielle”, l’usage est encore largement répandu, mais ne favorise plus désormais l’acheteur. Les services administratifs fiscaux lors de vos déclarations connaissent très bien les prix pratiqués par les offreurs malgré un indice officiel encore inexistant, donc lors de vos déclarations fiscales ou lors de la revente de votre bien, vous n’échapperez pas au rappel appliqué d’office.
ACHETER EN TOUTE TRANSPARENCE LEGALE. POURQUOI ?
Nombre d’étrangers se sont posés au Maroc à une époque où l’administration n’était pas aussi organisée comme cette dernière décennie. Il suffisait d’acheter une parcelle en direct quasiment et d’y construire en toute liberté. La personne qui désire vendre et récupérer ses finances se retrouve bloquée désormais par le Fisc, qui lui réclamera “les impossibles justificatifs” de son achat. Impossible ensuite de rapatrier ses finances en son pays d’origine. Ne jouez pas la pseudo facilité au Maroc désormais, même si cela vous est présenté par les vendeurs de foncier comme par certains promoteurs. Ayez les justificatifs et la traçabilité écrite de toutes vos transactions de paiement. Idem si vous rénovez une ruine, pour la plus-value. Et ne confiez pas vos originaux, seulement les copies certifiées, mêmes les administrations publiques comme privées peuvent perdre vos documents…
Le Groupement Conseil
http://legroupement-agadir.com/le-groupement-conseil/ http://legroupement-agadir.com/le-groupement-conseil/nos-apports/ http://legroupement-agadir.com/le-groupement-conseil/nos-professionnels/ http://legroupement-agadir.com/le-groupement-conseil/références/
http://legroupement-agadir.com/terrain-achat-vente/
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Des changements en 2010 au Groupement des ERM…
7.1.2010 par admin.
Des changements au Groupement pour 2010.
Désormais notre proposition de page publicitaire pour nos adhérents professionnels qui exercent au Maroc et dans le Souss Massa Draa sera entièrement GRATUITE.

L’association basée sur le partenariat et la synergie de communication entre les ERM prendra en charge la totalité des frais de la gestion associative, la synergie engagée depuis trois mois permettant pour la suite d’assumer seule cette partie.
Téléchargez notre proposition GRATUITE au format PDF sur la page de notre site.
http://legroupement-agadir.com/nos-partenaires-et-nos-services/
Nous vous attendons. Nous gèrerons les demandes dans l’ordre d’arrivée.
“Pourquoi payer la PUB, autant en faire profiter les clients réels…”
Le Groupement.
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Voeux 2010
31.12.2009 par admin.
Les équipes du Groupement des ERM vous souhaitent non pas ses vœux mais les vôtres pour le prochain espace-temps qui s’annonce. Nous comptons sur la synergie de tous pour se faire maintenant mieux connaître auprès de tous les autres ERM présents ou qui le seraient prochainement, c’est bien ensemble par le partenariat et une synergie commune que nous pourrons en cette prochaine année apporter des plus à chacun selon les attentes de chacun. Merci à tous de nous avoir rejoint depuis 13 semaines, ce qui existe depuis seulement 3 mois a déjà bien évolué grâce aux volontés qui construisent, nous continuons avec vous.
L’équipe du Groupement Association
L’équipe du Groupement Import
L’équipe du Groupement Conseil
(2010, ce sera le 50 ème anniversaire du tremblement de terre qui détruisit la ville d’Agadir)
Salutations associatives.
Mr DELESALLE Ph.
Le Groupement
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Chefchaouen Maroc. Du bleu au vert, au noir de la prison de Tanger. Du Rif au kif…
7.12.2009 par admin.

De l’indigo qui caractérise les rues de sa médina par ses dégradés de bleus qui attirent les touristes de cette jolie ville de 42000 habitants, Chefchaouen est une halte obligée de tous les photographes. Une jolie reconstruction d’une porte bleue traditionnelle à l’entrée de la ville vous annonce la couleur, après avoir parcouru quelques kilomètres dans le vert. Vert qui attire aussi de nombreux visiteurs d’Europe moins amateurs d’art photographique que d’autres sensations plus risquées, qui pour certains leur montrent une porte plus noire à la sortie de la ville. 66 MINUTES, magazine d’information que vous avez peut-être vu ce dimanche via vos paraboles, qui servent de passeurs de fréquence hertzienne sans risque et à domicile, nous parlait de ces Français en particulier et des étrangers en général, qui viennent dans la principale herboristerie à ciel ouvert du pays faire leur plein. Parfois même sans descendre de la voiture comme chez “Mac’Do”. La vallée du Rif. Magasin plus ou moins officiel de “Marie & Juana” une petite Française et un Espagnol, des habitués de la région, selon la manière de traiter le sujet et la vision de ce problème, vécu de deux manières très différentes selon le côté de la Méditerranée. L’offre et la demande en marketing et avec le temps, cela devient un peu comme la grande question de l’œuf ou de la poule, qui existait en premier ?
D’un supermarché dénoncé par des journalistes au nord aux raisons sociales dénoncées au sud, il existe un plus juste milieu de la réalité qui nous fait comprendre que des choses bougent au Maroc depuis quelques temps, sous une volonté à Rabat, poussée de concert par celle de l’Union Européenne. Si un seul homme en France ne peut empêcher la demande même à coup de “Karcher”, un seul ne peut empêcher l’offre ailleurs. La volonté réclame des moyens, du temps, et le facteur social et humain ne peuvent changer sur une simple décision ou une législation nouvelle. Un pays c’est grand, une capitale sous-traite ses décisions, et des régions existent, des villes en dessous, donc des intérêts et d’autres petits pouvoirs, jusqu’au petit peuple qui tombe lui aussi dans la facilité socialement. Si des petits tombent devant les caméras françaises, de gros barons se font prendre de plus en plus régulièrement et finissent au même endroit carcéral que les autres, avec saisie de tous leurs biens. Le Maroc bouge donc aussi en ce sens. Un effort réel existe il faut le reconnaître. Le paradoxe existera donc encore un moment dans les pensées des gens, qui devant des caméras jouent souvent le rôle du naïf de première, ne “semblant” pas vraiment départager le risque qui diverge selon la petite boulette en poche à usage personnel, la plaquette au fond d’un sac pour passer l’hiver en Europe et un chargement de quelques kilos ou de centaines dissimulés plus stratégiquement dans un véhicule pour défier les douanes et leurs chiens des deux côtés de la mer, où le pseudo bien-être d’une fumée se change alors en activité économique directe et très rentable.

Pour rappel la prison de Tanger, ou la porte noire après la verte et la bleue de Chefchaouen, est le centre pénitencier dans le monde qui regroupe le plus de ressortissants français, une centaine, et qui ne sont pas obligés de ressortir tous les 90 jours pour renouveler le cachet sur leur passeport touristique…. Ils sont visités régulièrement par un représentant de l’Ambassade de France de Tanger qui leur apporte savon et dentifrice, “à l’eucalyptus”, pour les soutenir dans la méditation. Donc espérons “aussi naïvement” que 66 Minutes et les habituels articles sur le sujet, ainsi que notre modeste article de ce jour, suffiront pour éviter “7 ans de réflexion” fermes et sans “Marilyne” aux plus naïfs, qui continueraient à arriver. Ceux qui passent restant les plus nombreux, quoi qu’un état fasse en attendant d’éradiquer la totalité des champs, chose déjà bien engagée dans la belle région du Rif marocain.
Cannabis version bleu blanc rouge et version rouge & vert, deux approches qui précisent…
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Cannabis : le piège du « supermarché » marocain
Ils n’ont souvent que 18 ans, et font du tourisme sac au dos. Chaque année, des centaines de français se font arrêter au Maroc ou en Espagne alors qu’ils tentaient de rapporter du cannabis en France. La plupart du temps, ils s’étaient fournis avec la plus grande facilité dans la région du Rif, au nord du Maroc. Là-bas, on découvre une incroyable hypocrisie : malgré le discours officiel de prohibition du cannabis, 50 000 hectares sont consacrés à la culture du chanvre qui ferait vivre 800 000 personnes. La plupart des agriculteurs s’y sont mis car c’est beaucoup plus rentable que la pomme de terre ou les olives. Sur les routes, les paysans accostent les touristes français et européens pour les inciter à acheter de la drogue et à la rapporter illégalement chez eux. Pour 50 euros des marocains proposent même d’aider au camouflage des tablettes de cannabis dans les roues, les portières ou le réservoir des véhicules. Mais attention, pour beaucoup de français tentés par ce trafic très lucratif, l’aventure se termine souvent à la frontière espagnole ou marocaine. Car les douaniers sont eux aussi des experts pour retrouver la drogue cachée dans les voitures ou les camping cars. La sanction : jusqu’à 7 ans de prison pour des français qui se sont parfois fait abuser par des passeurs comme ce stéphanois qui avait accepté de passer 200 kilos de cannabis. Enquête dans cet incroyable supermarché du cannabis auquel succombent tant de français chaque année. ————————————————-http://jssnews.com/2009/12/04/le-maroc-cest-plus-le-kif/
Le Maroc, c’est plus le Kif

Taounate, au nord de Fès : ici, l’état marocain poursuit sa campagne d’éradication du cannabis. Les cultures alternatives, elles, suivent difficilement. Une enquête de l’hebdomadaire Tel quel.
Lourdement harnachés, une trentaine d’ouvriers s’élancent dans les champs, armés de Gramoxon. Ils pulvérisent les jeunes pousses de cannabis de cet herbicide, sous le regard impuissant des villageois de Bouhouda, bourgade située à 70 kilomètres au nord de Fès. Un adjudant des forces du ministère de l’Intérieur encadre l’opération.Premier producteur mondial de cannabis alimentant 80 % du marché européen, le Maroc a lancé en 2004 une campagne d’éradication qui a détruit la moitié des 134 000 hectares visés, selon les chiffres du ministère de l’Intérieur. Après Larache, zone pilote aujourd’hui officiellement déclarée sans kif, c’est au tour de la province de Taounate d’être quotidiennement sillonnée par la brigade de destruction.
Cultivé depuis le XVIe siècle, le cannabis s’est propagé dans le Rif au cours des années 1980 et surtout 1990 marquées par l’explosion de la demande européenne et par de terribles sécheresses qui ont plongé les Rifains dans la famine. Selon Noureddine Hajri, militant local de l’Association marocaine des droits de l’homme (AMDH), “les autorités ont laissé faire pour apaiser la région”. Aujourd’hui, dans cette province montagneuse, économiquement marginalisée, 800 000 personnes vivent du kif qui rapporte au moins quatre fois plus que les céréales.
Mohamed n’est “jamais allé à l’école, jamais allé à la mosquée”. Il possède “trois hectares dont un consacré au cannabis” qu’il cultive depuis 1998. “Comme ça, je n’ai pas besoin d’aller travailler à l’étranger”, poursuit ce père de six enfants. Le prix à payer : “Je me sens prisonnier chez moi, j’ai peur d’être arrêté. Je n’ose même pas renouveler ma carte d’identité. Mais qu’est-ce qu’on peut faire ? Il n’y a rien ici.” Même sans s’adonner au trafic, les cultivateurs de cannabis encourent “entre quatre mois et un an ferme”, précise Noureddine Hajri. Il considère le cannabis comme un fléau : peur permanente des autorités, climat de délation, conflits familiaux, déscolarisation des jeunes, taux de suicide et de criminalité élevés. Sans compter la perte du savoir-faire agricole, la déforestation (environ 1 000 hectares par an), la salinisation des terres à force d’utiliser trop d’engrais. Mais, aux yeux du militant de l’AMDH, “l’état n’utilise que la force et ne s’occupe pas du social. Je ne vois aucune compensation, rien de concret. Personne ne s’occupe de ces gens.”
Au siège de la province de Taounate, les initiatives ne manquent pas pour offrir une alternative économique aux agriculteurs : dons de ruches d’abeilles, d’ovins et de caprins, distribution de 450 000 plants arboricoles, aides à la construction d’unités de séchage des figues et des prunes, partenariats avec une cinquantaine de coopératives, etc. Au total, ce sont 117 projets pour un montant de 22 millions d’euros. L’état revendique une “approche globale” qu’il est trop tôt pour évaluer. “L’olivier, le figuier… il faut attendre cinq ans pour que ça pousse”, avertit Noureddine Hajri, sceptique.Driss, lui, ne veut pas attendre. En plus de son commerce de matériaux de construction, ce père de deux fillettes veille sur ses quatre hectares de cannabis, dispersés ça et là, à 500 mètres de la route mais bien cachés. Une récolte estimée à 60 kilos, soit 5 200 euros, une belle somme. En septembre, contrairement à la plupart des cultivateurs, il le transforme en haschisch puis le vend “à des gens”. “Les grosses quantités, ça va à l’étranger, le reste à Agadir, Marrakech, Tanger.” Il aimerait voir le kif légalisé au Maroc. “Je n’ai pas peur de la prison”, assure-t-il, avant d’ajouter : “L’éradication touche les paysans pauvres. Les autres trouvent toujours le moyen de s’en sortir.” Lui, pour l’instant, n’a pas été inquiété.
Des exemples de reconversion réussie existent. Abdelmajid cultivait du kif entre 2003 et 2007 avant de se tourner vers l’arboriculture – il est vrai qu’il avait été refroidi par une peine de prison avec sursis. Aujourd’hui, il possède 10 hectares de vignes, oliviers, figuiers, blé et petits pois et tient un commerce de matériel agricole. “Ça offre une bonne valeur ajoutée si on maîtrise les techniques de production. Le problème, c’est que les prix ne sont pas garantis, on est à la merci des intermédiaires.” “S’ils montrent leur volonté, on est là pour les aider, insiste Mohamed Toumi, directeur provincial de l’agriculture. Mais il n’y a pas de compensation au cas par cas. On ne va pas construire une unité de trituration des olives pour -un seul agriculteur. A eux de s’organiser.”
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