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C’est les vacances… reprise des articles fin Août…

Bonjour, cher lecteur du Groupement

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Voilà 21 mois que nous sommes fidèles dans nos articles, cette année nous nous devons de souffler un peu. Si la plage n’est pas loin de notre bureau d’Agadir, si elle nous appelle chaque matin en vain, nous vous souhaitons à vous aussi de la retrouver rapidement. Nous reprendrons fin Août nos articles sur le blog et sur notre page Facebook.

Mais néanmoins nos bureaux restent ouverts pour tous nos autres services professionnels.

Bonnes vacances à tous.

L’équipe du Groupement des ERM

Les arts dans la rue avec l’IFA, en juillet à Agadir

3èmes rencontres du cirque et des arts de la rue

Du 16 au 28 Juillet 2011 

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COOPERATION 

RENCONTRES, CULTURE ET FORMATION AVEC LES INSTITUTIONS ET ARTISTES PARTENAIRES 

CIRQUE/ARTS DE LA RUE

Ateliers avec

la compagnie Chabatz d’Entrar
Du 19 au 21 juillet, de 10h à 13h

–Théâtre de Verdure 

Sur inscription auprès du service culturel de l’institut au 0528 84 75 76 

ARTS DE LA RUE  

Ateliers de conception de marionnettes géantes encadrés par la compagnie

Les Grandes PersonnesDu 19 au 25 juillet de 10h à 17h, et du 26 au 28 juillet de 14h à 17h - Complexe culturel Mohamed Khair-Eddine Sur inscription auprès du service culturel de l’institut au 0528 84 75 76A partir de 8 ans 

CIRQUE/ARTS DE LA RUE

Ateliers de présélection au cursus de formation de l’Ecole Nationale de Cirque Shems’y de Salé(pré-audition avant la sélection nationale du 12 septembre 2011)Les 27 et 28  juillet, de 9h30 à 12h30 – Sous le chapiteau – Place Al AmalSur inscription auprès du service culturel de l’institut au 0528 84 75 76 

CAPOEIRA/ARTS DE LA RUE

Atelier d’initiation à la capoeira encadré par l’Association Santa Cruz Extreme (Dhafir Hafidi)Du 25 au 27 juillet, de 15h à 17h30 – Institut français d’AgadirSur inscription auprès du service culturel de l’institut au 0528 84 75 76A partir de 6 ans 

BREAK DANCE/ARTS DE LA RUE

Atelier d’initiation au break dance encadré par l’Association Souk ArtsDu 18 au 20 juillet, de 15h à 17h30 – Institut français d’AgadirSur inscription auprès du service culturel de l’institut au 0528 84 75 76A partir de 6 ans 

GRAFF’ART/ARTS DE LA RUE

Atelier d’initiation au graff’art encadré par l’Association Souk ArtsDu 18 au 22 juillet, de 9h à 13h – Complexe culturel Mohamed Khair-EddineSur inscription auprès du service culturel de l’institut au 0528 84 75 76A partir de 12 ans 

CIRQUE/ARTS DE LA RUE 3E Rencontres du Cirque et des Arts de la rue du 17 au 28 juillet  CENTRE VILLE – CORNICHE – THEATRE DE VERDURE DE

LA VILLE D’AGADIR
 Les Rencontres du Cirque et des Arts de la rue à Agadir présentent chaque année durant toute la 2e quinzaine du mois de juillet des spectacles de haut niveau artistique, accessibles à tous et accompagnés d’ateliers, sous chapiteau et dans divers espaces publics. Pour cette 3e édition,

la compagnie Chabatz d’Entrar,

la compagnie Les Grandes Personnes et l’Ecole Nationale de Cirque Shems’y animeront journées et soirées.

 Les Rencontres du Cirque et des Arts de la rue à Agadir sont organisées en partenariat avec la Wilaya d’Agadir,

la Communauté Urbaine d’Agadir, le Conseil Régional du Tourisme d’Agadir. Elles ont le soutien de l’Institut Français du Ministère des Affaires Etrangères et Européennes et de nombreuses entreprises privées d’Agadir 

  CIRQUE/ARTS DE LA RUE« Perchés … », spectacle de la compagnie Chabatz d’Entrar

Du 17 au 21 juillet au Théâtre de Verdure d’Agadir, 21hSpectacle sur invitation à retirer à l’IFA  Créée en 1997 en Limousin,

la compagnie Chabatz d’Entrar a toujours expérimenté des formes artistiques visuelles où le corps et le mouvement sont le point de départ de la recherche d’un spectacle vivant, contemporain. Manipulation d’objets et acrobaties sont au service d’œuvres qui ont l’intention de divertir au sens politique du terme : détourner, prendre du recul, dévier des trajectoires de pensées uniques.
 Avec son spectacle « Perchés … »,

la compagnie Chabatz d’Entrar donne une nouvelle dimension à la pratique des échasses pour mieux explorer l’espace, le corps, la virtuosité et la question du vivre ensemble.

  « Bon sang ! Si on vivait tous à cette hauteur-là,

sur des bouts de bois, notre vision du monde et notre comportement serait radicalement différent. » Si une personne vivait quotidiennement

sur des échasses, arriverait-elle à s’adapter à notre point de vue de simple terrien ? Tel est le point de départ de ce spectacle.
Un homme et une femme. Un en l’air, l’autre au sol. Deux univers, deux points de vue complètement différents sur ce qui les entoure … ils se livrent à une exploration inattendue pour mieux sublimer les gestes de la vie quotidienne et trouver un centre de gravité commun. La matière des échasses est incontestablement onirique et poétique, elle parle

au plus profond de nous, elle démultiplie le temps et amplifie l’espace, c’est un point de vue rarement dégusté.
 L’utilisation de cet agrès et le développement de cette technique, associé à un travail précis sur le son et la lumière nous amènent à définir deux espaces, deux dimensions : le sol et le « non sol ».  Conception/Interprétation : Anne-Karine Keller, Olivier LégerMise en scène/Recherche de matière : Rémy BalaguéCréation lumière/Scénographie : Stéphane JollardCréation musicale/Mise en espace sonore : Yves-Henry GuillonetCostumes : Emmanuelle  GrobetProduction : Compagnie Chabatz d’EntrarCo-production : Pôle culturel La Mégisserie / EPCC Vienne-Glane, Le Sirque - Pôle Cirque de Nexon, Théâtre de Cusset, La Batoude - Centre des arts du cirque de Beauvais, Le Moulin de l’étang - Billom, SHEMS’Y - Ecole Nationale des Arts du cirque de Rabat-Salé et l’Institut Français d’Agadir, DRAC Limousin, Conseil Régional du Limousin, Fond Leader Châtaigneraie Limousine 

CIRQUE/ARTS DE LA RUEAtelier avec la compagnie Chabatz d’Entrar

  Du 19 au 21 juillet, de 10h à 13h – Théâtre de Verdure d’AgadirSur inscription auprès du service culturel de l’institut au 0528 84 75 76 

CIRQUE/ARTS DE LA RUE« Le cauchemar, de rue et de rêves », spectacle de la compagnie Les Grandes Personnes 

Déambulation de marionnettes géantes dans les rues d’Agadir à partir de 18h :23 juillet : Place Al Wahda24 juillet : Proximité Beach Club25 juillet : Complexe Culturel Khair-Eddine26 juillet : Vallée des Oiseaux / Place Al Amal27 juillet : Place Aït Souss28 juillet : Proximité IFA, rue du 29 février  Durée : spectacle déambulatoire de 45 minutes - Public familial 

Les Grandes Personnes est un collectif français né en 1998, installé à Aubervilliers en France et à Boromo au Burkina Faso. Sa vocation s’est d’abord développée autour d’une pratique populaire et intrusive des arts plastiques, autour du désir de créer des sculptures qui puissent jouer et exister dans

la rue. Pendant plusieurs années, l’équipe a travaillé

sur des formes déambulatoires et participatives. Elle a notamment créé des marionnettes géantes qui font irruption dans la ville et lui apportent une nouvelle perspective.
 « Le cauchemar » est un de ces spectacles déambulatoires. Il présente dans la rue une succession de courtes scénettes fixes ou en mouvement mêlant comédiens, musiciens, grandes marionnettes, sculptures et masques.  Le passant devenu spectateur, assiste notamment à l’apparition imprévisible d’une chambre à coucher dans un espace public et familier, accompagnée d’une cohorte de chimères poétiques et d’interactions burlesques. 

L’idée n’est pas de présenter un spectacle qui fasse peur, mais de donner à voir les associations incongrues que l’esprit humain est capable de produire chaque nuit, et dont l’origine est nourrie autant par notre quotidien que par notre propre culture.« Le cauchemar » est une occasion de réfléchir ensemble sur l’imaginaire et les frissons qui, souvent, y sont associés. C’est aussi une approche de la culture populaire  qui ravit et terrifie en même temps.  L’équipe « Les Grandes Personnes » se compose d’artistes plasticiens, marionnettistes, sculpteurs, comédiens.  

Elle travaillera en partenariat avec l’Institut Français d’Agadir, le service culturel de la Municipalité d’Agadir, le Centre de Sauvegarde de Jeunes Filles d’Agadir, ainsi qu’avec différentes associations d’artisans de la ville d’Agadir. 

Ateliers de conception de marionnettes géantes encadrés par la compagnie Les Grandes Personnes

 Du 19 au 25 juillet de 10h à 17h, et du 26 au 28 juillet de 14h à 17h - Complexe culturel Mohamed Khair-Eddine Sur inscription auprès du service culturel de l’institut au 0528 84 75 76A partir de 8 ans 

CIRQUE/ARTS DE LA RUE 

« Isli D Tislit », spectacle de l’Ecole Nationale de Cirque Shems’y de Rabat-SaléDu 23 au 28 juillet -  Place El Amal, 20h30 La création de l’école nationale de cirque Shems’y à Salé, en octobre 1999, devenue Ecole Nationale de Cirque Shems’y en 2009, a permis l’implication de centaines d’enfants déshérités dans leur propre trajectoire de vie grâce aux vertus éducatives et de socialisation des arts du cirque. 

Devenue pôle artistique de spectacle vivant, l’Ecole Nationale de Cirque Shems’y est un lieu de résidences artistiques et pédagogiques de compagnies de cirque européennes en partenariat avec l’Ambassade de France, et constitue un bel exemple de réussite de coopération culturelle franco-marocaine. Mis en piste par Jaouad Essounani, artiste incontournable de la scène marocaine, Isli d Tislti est un spectacle en darija, mettant en scène la belle et triste histoire d’Isli et Tislit, les Roméo et Juliette du Haut Atlas, obligés de fuir dans les montagnes pour pouvoir s’aimer suite aux querelles opposant leurs familles.Un amour en quête de la bénédiction des “Autres”, traduit scéniquement par la musicalité des corps en variation entre mouvements en duo et duel, alimenté avec des tensions de foules et de solos. 

Un spectacle vivant avec plus de vingt artistes sur la piste et une musique vivante interprétée par cinq musiciens. Mise en scène/Dramaturgie : Jaouad EssounaniAssistante : Chaïmae EjjbiriCostumes : ZéliaCompositeur : Singhkeo Panya 

Isli d Tislit, mise en scène et dramaturgie de Jaouad Essounani, production de l’AMESIP - École Nationale de Cirque SHEMS’Y. Les partenaires : Ambassade de France – Service de coopération et d’Action Culturelle – Réseau des Instituts Français

au Maroc,

Centre National des Arts de la rue de Niort, Initiative Nationale de Développement Humain, ONCF, SNTL, DARI, La Poste, Conservation foncière, Fondation CDG, ONEP, Crédit Immobilier et hôtelier
 Les partenaires média : Tel Quel,

Au fait, SNRT, Reporter

 Ateliers de présélection au cursus de formation de l’Ecole Nationale de Cirque Shems’y de Salé(pré-audition avant la sélection nationale du 12 septembre 2011)Les 27 et 28  juillet, de 9h30 à 12h30 – Sous le chapiteau – Place Al AmalSur inscription auprès du service culturel de l’institut au 0528 84 75 76 

ARTS DE LA RUE Break Dance / Hip Hop 

L’association Souk’Arts  Art-Culture-Développement a été crée en 2009 dans un cadre  associatif et artistique avec l’optique de promouvoir la production d’artistes vivant dans la région et susciter des collaborations avec des institutions culturelles.Les membres de l’association, sont des professionnels du théâtre, du cinéma, des arts plastiques et de la danse.  Les danseurs professionnels de Souk’Arts se retrouvent sous l’appellation de groupe Original Fever Crew avec pour spécialité danse Hip Hop / Break Dance. Ils œuvrent dans des manifestations artistiques dans tout le Maroc. 

Performances de break dance avec 10 danseurs de l’association, d’une durée de 15min :16 juillet à 19h30 : Place Al Wahda17 juillet à 19h30 : Place Aït Souss18 juillet à 19h30 : Skate Park19 juillet à 19h30 : Place Al Amal 

ARTS DE LA RUE Graff’Art 

L’association Souk’Arts Art-Culture-Développement a été crée en 2009 dans un cadre  associatif et artistique avec l’optique de promouvoir la production d’artistes vivant dans la région et susciter des collaborations avec des institutions culturelles.Les membres de l’association, sont des professionnels du théâtre, du cinéma, des arts plastiques et de la danse.  Véritable mode de communication, le Graph Art est bien plus qu’une technique de dessins ou d’inscriptions calligraphiées, peints ou tracés sur un mur. Porteur de message aussi bien politique que social-culturel, cet art graphique devient de plus en plus apprécié dans les grandes métropoles du mondeAtelier d’initiation au graff’art encadré par l’Association Souk ArtsDu 18 au 22 juillet, de 9h à 13h –  Complexe culturel Mohamed Khaïr-eddine 

ARTS DE LA RUE Capoeira 

La capoeira est un art martial qui associe, musique, chant, danse, langue étrangère et bien évidemment self defense.Le groupe de Capoeira Senzala de Santos Agadir vise à la promotion de la culture afro-brésilienne à travers cet art complexe et complet, au Maroc et notamment dans la région du Souss.  

Aujourd’hui affilié au groupe de Capoeira Senzala de Santos à Saint-étienne en France ainsi qu’à l’Académie Senzala de Santos au Brésil de Mestre Sombra, le groupe poursuit son évolution sous la direction du Professeur Martins Santos Thiago à Saint-Etienne secondé par Dhafer Hafidi Jogolimpo à Agadir et offre la possibilité de suivre des stages de formation réguliers aussi bien à l’étranger qu’au sein de la ville d’Agadir où les démonstrations de cet art sur la corniche et lors d’événements associatifs sont nombreuses. Prochainement, le groupe participera au mois d’août prochain à une rencontre internationale de Capoeira à Barcelone.    Performances de capoeira avec 10 danseurs de l’association, d’une durée de 15min :20 juillet à 19h30 : Place Al Wahda21 juillet à 19h30 : Place Aït Souss22 juillet à 19h30 : Skate Park23 juillet à 19h30 : Place Al Amal

Logement économique du Maroc sur terrain vague…

Des immeubles sans routes, des enfants sans écoles, des croyants sans mosquées, des malades sans proches secours, des foules sans policiers. Non, ce n’est pas une liste à la Jacques Prévert, bien que les ratons laveurs circulent librement par manque d’équipement entre le béton neuf.

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Le développement des villes en cours d’urbanisation aboutit parfois dans certains quartiers nouveaux à des zones boueuses difficiles d’accès, qui le demeurent pendant des années, sans parler des inconvénients du quotidien pour de nombreuses familles. Ville nouvelle, ou ville-dortoir comme l’appellation court désormais, n’encouragerait pas les demandeurs à devoir s’exiler de toute vie sociale pour autant. Avant de signer l’acte d’achat allez vous rendre compte de l’environnement qui parfois est très beau, quand seul le paysage naturel existe et moins quand les panneaux promesses vous annoncent une suite potentielle…

Le charme des anciennes médinas n’est pas près de disparaître, avec sa vie active et grouillante, critère indispensable d’un groupe social viable au Maroc. 

Philippe DELESALLE. legroupement-agadir.com

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—————————————————— http://www.lavieeco.com/news/economie/Des-logements-des-logements%E2%80%A6–mais-les-equipements-ne-suivent-toujours-pas-19786.html 

Des logements, des logements… mais les équipements ne suivent toujours pas

Le taux de réalisation des équipements publics est à peine de 15%. A Rabat, Tanger et Marrakech, les exemples d’ensembles immobiliers déjà habités et dépourvus d’équipements sont légion.  En dépit d’une mobilisation depuis plusieurs mois et une attention en haut lieu, le taux de réalisation des équipements publics des projets d’habitat reste très faible. A l’issue des 4 premiers mois de l’année, il stagnait toujours à 15%, soit le même niveau qu’en 2009 et chute même à 10% pour certaines catégories d’équipements, d’après des données recueillies auprès de la Direction de l’urbanisme au ministère de l’habitat. On y précise que ce taux déjà très bas aurait pu se dégrader si ce n’était «les équipements réalisés dans le cadre de l’Initiative nationale de développement humain (INDH) et les terrains de sport créés sur les derniers mois».
Il faut rappeler que pour éviter que les nouvelles unités de logement social à 250 000 DH ne viennent à leur tour creuser ce déficit, la question de l’équipement public dans ces nouveaux ensembles a été propulsée au rang de priorité. S’en était suivie une réunion tenue en janvier dernier par Zoulikha Nasri, conseillère du Souverain, avec les responsables concernés, dont 7 membres du gouvernement. Car, qui dit équipements publics dit hôpitaux, mosquées, écoles, dispensaires,
mais également les routes, etc. Il avait alors été décidé d’installer un comité interministériel pour veiller à la coordination en amont des projets de logements sociaux. Ce comité s’est réuni plusieurs fois, selon un de ses membres, et l’on attend maintenant ses apports sur le terrain. L’enjeu est en tous cas considérable. «Près de 100 000 nouvelles unités à 250 000 DH sont actuellement en construction dans tout le Maroc. A raison de cinq occupants par logement et considérant un cycle de production d’un an, c’est bien pour un demi million de Marocains qu’il faut aménager des espaces de vie efficaces d’ici 2012», résume-t-on au ministère de l’habitat. 

Les ministères et collectivités locales confrontés au manque de terrains et de ressourcesPour venir à bout du problème, le comité interministériel pourra en tout cas faire l’économie de la phase de diagnostic. Car les facteurs qui maintiennent pour l’heure le taux de réalisation des équipements publics à son bas niveau sont bien connus et se résument en trois points.    
En premier lieu vient la difficulté pour les ministères, les organismes publics mais également les collectivités de mobiliser le foncier et les budgets nécessaires dans le cadre des plans d’aménagement. Certes, les promoteurs immobiliers s’impliquent de plus en plus dans la réalisation de ces équipements pour valoriser leurs produits, mais cet effort reste insuffisant pour réduire le déficit.

Le deuxième facteur qui justifie le faible taux d’équipement est le déphasage du rythme de réalisation par rapport à la croissance démographique. Cela tient au fait que l’évaluation des besoins se base sur des données qui ne sont pas fiables. Il ressort des procédures relatées par des agences urbaines contactées, qu’on a davantage tendance à recourir aux grilles normatives qui produisent des projections figées plutôt qu’aux enquêtes de terrain.

Le troisième facteur renvoie à l’absence de mise en œuvre des documents d’urbanisme. Contre cela, il faut «bannir le recours à la dérogation en matière d’urbanisme qui touche les équipements publics et l’examen au cas par cas des grands projets urbains en l’absence d’une vision stratégique de développement durable», tranche-t-on à l’Agence urbaine de Marrakech.
 

Beaucoup de retard dans les nouvelles villes

Comme a pu le constater La Vie éco en contactant plusieurs agences urbaines dans différentes villes, le phénomène ne touche pas uniquement les cités ou quartiers existants, les villes nouvelles en sont également affectées. De fait, l’appellation de cités- dortoirs qu’on colle habituellement à ces villes nouvelles paraît à peine exagérée. Pour s’en convaincre, la ville nouvelle de Tamesna à Rabat cumule un tel retard en matière d’équipements publics que toute la ville ne compte pas un seul poste de police alors que la norme en prévoit un dans un rayon d’un kilomètre et demi et un deuxième tous les 2,25 km (voir encadré). Les habitants de cette ville nouvelle ne sont pas mieux desservis s’agissant d’autres catégories d’équipements. L’ensemble immobilier R+4 Annour, qui y est développé par Addoha, s’étend sur 73 hectares, pour 227 immeubles, 4 200 logements (soit au bas mot 16 800 habitants) et… zéro équipement public. Avec tout cela Rabat fait figure d’élève modèle à l’échelle nationale avec un taux de réalisation des équipements publics de 28%.
Tanger affiche ce même taux relativement correct mais n’en abrite pas moins plusieurs exemples aberrants. Deux projets situés dans la périphérie immédiate de la ville en apportent la preuve. Le projet Bab Al Andalous, développé par le groupe Jamaï, habité dès 2007 et regroupant 3 082 unités, ne dispose pas à ce jour de lycée, d’école, de mosquée et de centre de santé prévus. Pour une taille deux fois plus grande, l’ensemble Al Irfane souffre d’un manque d’infrastructures aussi importants. Le collège et deux des 4 écoles prévues initialement viennent tout juste d’être autorisés ce début d’année…Cet ensemble est pourtant habité depuis 5 ans.

A Marrakech, le cas du quartier M’Hamid est des plus parlants. Celui-ci a connu un développement urbain déstructuré sous l’effet d’une forte croissance de sa population, ce qui l’apparente d’ailleurs plus à un ensemble de grands secteurs de logements (selon les termes de l’Agence urbaine de la ville). En tout et pour tout, la zone ne dispose que d’un seul centre de santé qui, pour ne rien arranger, doit aussi couvrir une grande partie des besoins de la population du quartier Askejour et des communes Saada et Tassoultante. Et preuve que l’inadéquation peut aussi intervenir par l’excès, le quartier M’Hamid abrite 34 garderies… Autant d’erreurs qu’il ne faut pas reproduire.
 

Normes : Une école pour 8 000 habitants

Lorsqu’elles élaborent les documents d’urbanisme, les autorités locales doivent se conformer à une liste qui fixe le nombre d’équipements publics (écoles primaires ou secondaires, équipements sportifs, centres de santé) à prévoir pour chaque quartier. La norme est d’une école primaire pour 8 000 habitants et d’un collège pour 16 000. Un centre de santé urbain doit également être mis en place pour les groupements de 30 000 habitants et dans un rayon de 2 kilomètres. Il est également envisagé une mosquée pour la prière du vendredi dans un rayon de 600 mètres. Viennent enfin les postes de police : il en faut un poste de proximité, dans un rayon d’un kilomètre et demi, et un deuxième, appelé arrondissement de police, dans un rayon de 2,25 km. 

Reda Harmak. La Vie éco www.lavieeco.com

IDE au Maroc et idées pour le Maroc…

capitaliste.jpgLe tapis rouge des investisseurs au Maroc ne suffit pas dans la globalité des attentes. Mais à force de parler des IDE représentés uniquement par les grands groupes visés ou attendus, le tour des listings internationaux finit par se réduire à un moment, encore plus après la crise de 2008 qui change la vision internationale des affaires. 

Qui dit IDE oublie souvent les idées de nombreux petits et moyens projets qui passent en prospection au Maroc, mais qui ne trouvent pas un accueil aussi intéressé dans les diverses administrations. Apporter quelques millions ou milliards ouvre les portes, mais des milliers de petits projets dans un pays qui apportent des milliers de petites sommes et qui permettraient de répondre plus localement aux attentes du développement général pour tous et plus directement, est une vision malheureusement mise de côté et les partants se retrouvent seuls devant le système D de A à Z. suggestion.jpg

Les petits projets apportent autant que le gros, surtout quand les volontaires vivent au pays pour y dépenser leur gain au quotidien, chose différente pour les actionnaires, dont certains doivent à peine savoir où se trouve l’usine dans laquelle ils investissent… 

Philippe DELESALLE. legroupement-agadir.com

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Conjoncture
Le Maroc en crise continue de capitaux étrangers depuis 2008 

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Les Investissements Directs à l’Etranger (IDE) au Maroc sont en baisse continue depuis 2008./DR

Voir aussi:L’attractivité du Maroc en investissements étrangers débattue  

Le Maroc est le pays qui a attiré le moins d’Investissement Direct à l’Etranger (IDE) depuis 2008 dans tout le Maghreb. C’est la conclusion de la dernière lettre du Centre Marocain de Conjoncture (CMC) publiée vendredi dernier. 

L’étude, basée sur une analyse comparative avec la Tunisie, la Turquie, la Jordanie, l’Egypte et l’Algérie, montre que vu la taille de l’économie nationale et le volume de sa population, le Maroc a drainé un volume des IDE relativement faible, le positionnant parmi les derniers de la liste. Pour cause, les capitaux étrangers qui s’intéressent au Maroc sont plutôt concentrés et focalisés sur un nombre restreint de secteurs. C’est en effet la France et l’Espagne qui, entre 2000 et 2010, ont été à l’origine de plus de 50% des Investissements directs étrangers. Ces deux partenaires commerciaux du Maroc sont suivis des Emirats Arabes Unis, souligne l’étude. 

Au plan sectoriel, ce sont les télécommunications qui ont bénéficié d’une attention particulière des investisseurs étrangers durant la période avec un cumul de 63.65 millions DH. Viennent après les secteurs de l’industrie, de l’immobilier, du tourisme et des banques, qui ont tout de même connu une contraction à partir de 2008, due à la crise économique mondiale. Notons à ce titre que les IDE ont accusé une chute de 39% dans le monde l’année suivante.  Dans l’immobilier, la contraction des capitaux étrangers en 2009 est de 36%, à près de 6 milliards de DH. Le secteur financier et le tourisme ont enregistré 20 et 46% de moins qu’en 2008, à 4 milliards et 3,1 milliards de DH. Le secteur de l’énergie présente d’intéressantes opportunités, mais pour attirer davantage de ressources extérieures, il faudra, selon l’étude, mieux vendre des secteurs comme l’agriculture à des sources diversifiées. 

Hayin Fadi

Résidence Senior en France ou au Maroc ? Des questions à se poser avant…

A même nom mêmes problèmes d’étude et d’analyse des besoins, mais certainement pas les mêmes produits entre les deux pays.

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Si la France réclame des résidences seniors pour faire oublier l’image plus traditionnelle des maisons de retraite depuis les nouvelles classifications de tranches d’âge apparues voici quelques années, si le produit doit de plus en plus coller au service sur mesure, il reste du travail pour les Français. 

La situation est autre au Maroc car pour l’instant la résidence senior sert de support à la présentation de programmes immobiliers à la vente, où l’investisseur est au service du constructeur plutôt que l’inverse, au regard de la notion de service direct à la personne. Un service que certains seniors retrouveraient parfois plus proche de leur attentes en prenant résidence à l’hôtel en continu, avec ses services existants et l’encadrement immédiat en cas de besoin. 

Philippe DELESALLE. legroupement-agadir.com

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http://lexpansion.lexpress.fr/immobilier/pourquoi-les-residences-seniors-peinent-a-decoller-en-france_256897.html 

Pourquoi les résidences seniors peinent à décoller en France

 Par Alexia Eychenne - publié le 09/06/2011

Le vieillissement de la population ouvre un nouveau filon aux promoteurs qui proposent leurs propres solutions à l’immense défi du logement des papy-boomers. Parmi elles, les “résidences services”, sensées séduire les investisseurs. 

Sur les plaquettes commerciales, elles affichent des noms bucoliques et des allures de jardins d’Eden. “Villages d’or”, “Hespérides”, “Jardins d’Arcadie”… les résidences pour seniors trônent au milieu de jardins fleuris qu’arpentent des résidents épanouis. Depuis que le concept a fleuri dans les années 80, une poignée de promoteurs se partagent le marché de ces immeubles ou lotissements aménagés. Et se positionnent sur un secteur prometteur : celui du logement des seniors autonomes qui anticipent des besoins en services sans être encore dépendants. Le papy-boom annoncé pour les prochaines années pose de réels problèmes de logements. Alors qu’en 2005, un Français sur cinq était âgé de plus 60 ans, ils seront un sur trois en 2050, selon les projections de l’Insee. Or “le parc actuel de logement n’est pas adapté, tant qualitativement que quantitativement, aux besoins naissants du fait du vieillissement démographique”, estime le rapport Boulmier sur l’habitat des personnes âgées, remis au gouvernement en 2009. 

Les résidences pour seniors viennent donc combler un manque entre l’aménagement des locaux existants -coûteux et parfois compliqué- et les Ehpad ou maisons de retraite, aussi onéreuses et impopulaires. Et ce en pleine période de débats sur la dépendance et le maintien à domicile des personnes âgées. “A Versailles par exemple, c’est la commune qui a lancé l’appel à projet pour la construction d’une résidences services”, observe François Georges, ancien directeur de Pierre & Vacances, président depuis cinq ans du groupe Acapace-Les Jardins d’Arcadie, qui gère six résidences et une dizaine en construction. Il y a une réelle demande parce qu’on se rend compte que l’on manque d’hébergement intermédiaire entre le domicile et l’Ephad.” 

Un loyer et des services à la carte

Première garantie : l’autonomie. Les seniors sont locataires, plus rarement propriétaires, du bien, du studio aux maisons de plusieurs pièces. En plus d’un loyer de 10 à 15% supérieur au marché, ils payent un forfait en fonction des services dont ils ont besoin et de leur degré d’autonomie : ménage, restauration, activités, soins, etc. Les promoteurs vendent aussi calme et sécurité, les résidences étant surveillées, parfois même clôturées.Chez Domitys, l’un des leaders du secteur, le prix d’un mois de location avec accès à un forfait d’activités et de services de base avoisine les 980 euros, auxquels s’ajoutent 175 euros pour une assistance personnalisée. “On s’adresse à la catégorie supérieure de la population en essayant de garder un positionnement non élitiste, avec un revenu annuel moyen des résidents de 20 000 euros”, commente Frédéric Walther, directeur général en charge des exploitations du groupe. La cible des résidences services, ce sont les 75-85 ans. “L’âge moyen d’entrée en maison de retraite est de 85 ans, rappelle Sophie Schmidt, fondatrice de la société de conseil en marketing Seniosphère. Avant cet âge, ces résidences peuvent être une solution pour les personnes qui souhaitent rester chez elles tout en bénéficiant de services et de sociabilité.” D’où une “forte croissance d’un marché qui fait déjà ses preuves aux Etats-Unis”. 

Seulement 200 résidences en France

Et pour doper le secteur, rien de tel qu’un arsenal de déductions fiscales pour convaincre les particuliers d’investir en signant un bail commercial avec la société gestionnaire. L’achat d’un bien en résidence services donne droit aux avantages de la loi Bouvard, soit une réduction d’impôt de 18% du montant investi pour l’acquisition. D’autres dispositifs permettent de récupérer la TVA à 19,6%. “Les propriétaires n’ont pas de problèmes de recouvrement de loyers puisque les locataires sont respectueux des biens, qui demandent donc peu d’entretien à leur départ”, promet aussi Frédéric Walther.Le succès du concept est pourtant encore loin d’être assuré. Le cabinet d’études Xerfi estime que moins de 1% des seniors -les 8 millions de Français de plus de 60 ans- vivent en résidence avec services. Le France n’en compte qu’environ 200, soit quelques 16 000 logements, selon une étude du cabinet Développement construction.Des débuts difficiles  Pourquoi un démarrage si timide ? Côté investisseur, le système a mis du temps à se roder. La première génération des résidences services, gérées en copropriétés, a même parfois tourné au fiasco. “Les propriétaires étaient responsables de la commercialisation ce qui posait des problèmes de vacance et de charges très importantes. Les héritiers finissaient par devoir vendre à vil prix, d’où la mauvaise réputation du concept”, explique François Georges, des Jardins d’Arcadie. “Privatiser l’exploitation par une société gestionnaire a permis de dissocier les charges locatives des services qui sont payés par l’occupant, ce qui évite les problèmes en cas de vacances et protège la valeur patrimoniale des biens”, assure Frédéric Walther. 

Dominique.C*, qui a investi dans une résidence pour seniors en région parisienne en 2008, a pourtant continué d’essuyer les plâtres. “Dès le départ, ça n’a pas fonctionné, raconte-t-elle. On a été contacté pour souscrire à des opérations de défiscalisation, c’était le principal argument des vendeurs. Mais malgré des dépenses publicitaires énormes, le gestionnaire a dû rapidement supprimer certains services et diversifier la clientèle.” Avec à la clé une baisse de plus de 50% des loyers. “Il faut bien faire attention au prix des biens et à l’emplacement”, reconnaît François Georges. Car l’attractivité des résidences tient beaucoup à la proximité des transports et des commerces, elle-même garante du remplissage des immeubles et donc de la viabilité des sociétés qui les gèrent.Quant aux personnes âgées, elles préfèrent encore majoritairement vivre dans des logements classiques, surtout face au développement des aides à domicile. “Si, une fois en résidence, le client est fidèle, il demeure en revanche très difficile à capter”, résume le cabinet Xerfi. 

* le prénom a été changé

La plus grande arnaque concerne chacun au Maroc

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Au bout du fil se trouve l’arnaque marocaine qui génère certainement le plus de revenus aux instigateurs. Votre téléphone, avec ou sans fil surtout, reste l’un des plus chers au monde.

Cela soulève déjà des questions quand nous savons que ces opérateurs téléphoniques sont issus d’associations avec des investisseurs étrangers dont les grands groupes sont plus que connus. Non seulement cela leur permet de maintenir leurs bilans en Europe et ailleurs dans des chiffres positifs désormais pour leurs actionnaires, mais les concurrents qu’ils sont n’hésitent pas à maintenir faussement le marché de la téléphonie dans les pays du Maghreb comme au Maroc. 

Le téléphone est désormais un poste important dans le budget d’un Marocain, qui se nourrit plus de minutes téléphoniques que de légumes dans son tagine quotidien. 

Philippe DELESALLE. legroupement-agadir.com

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MAZINI Abderrazak : Les clients sont arnaqués par les opérateurs des télécoms

Le Conseil de la Concurrence vient d’en apporter la preuve 

Le Conseil de la Concurrence vient de présenter (le 24 mai 2011) une étude commandée aux Cabinets Masnaoui Mazars pour l’examen du marché du mobile au Maroc, la structure de tarification adoptée et les modalités de la concurrence loyale entre les opérateurs.  

Cette enquête vient de dévoiler ce que tout le monde soupçonnait il y a longtemps : Il y aurait une entente entre les opérateurs des télécoms pour fausser le marché et maintenir les tarifs artificiellement élevés.

Depuis sa nomination à la tête du Conseil de la concurrence, Monsieur A. BENAMOR ne cesse d’œuvrer pour donner du crédit à cet organe confiné depuis sa création en 2000 dans le rôle de figurine. Il a réclamé et obtenu la promesse du Roi de voir l’ancienne loi 06 – 99 sur la liberté des prix et de la concurrence revue pour faire sortir le Conseil de son rôle de pantin auprès du Premier Ministre (donner des avis ou recommandations quand on le lui demande – Art 14) pour lui attribuer des attributions décisionnelles propres. Il est arrivé à décrocher également le statut d’une autorité indépendante, organiquement (un Président nommé par le Roi est non à la solde du Premier Ministre) et financièrement (un Budget autonome). Ca me rappelle les revendications de M. Terrab dès sa nomination à la tête de l’ANRT. Il en a fait les frais par la pression du premier du gouvernement d’alternance.

Les conflits de compétences entre le Conseil et l’ANRT

Comme nous n’avons pas cessé de le souligner il y a longtemps, il est nécessaire de recentrer les attributions de l’ANRT pour en faire être un organe de régulation (et non de réglementation comme dit la loi), indépendant. Cela rendrait l’exercice de ses attributions plus effectif. En effet, depuis 1996, date d’adoption de la loi sur la Poste et les Télécoms ayant baptisé l’ANRT organe de Réglementation », cette dernière n’a pas cessé depuis lors de glisser des modifications pour renforcer ses attributions (sur les SVA, sur la cryptologie, sur le nommage, sur la publicité via GSM). La dernière modification introduite en 2004 avait investi l’ANRT de la veille au respect d’une concurrence loyale. En effet, l’article 8 bis introduit en 2004 dans la loi 24/96 dispose que l’ANRT tranche (sic !) les litiges relatifs au respect de la loi sur la liberté des prix et de la concurrence ; et quand elle le fait, elle se contente d’en d’informer le Conseil de la Concurrence. Or en vertu de la loi n°06 – 99 (Art 6) sur la liberté des prix et de la concurrence, c’est le Conseil de la Concurrence qui est compétent pour connaître des agissements qui faussent la concurrence. Tiraillée entre plusieurs missions disparates, empiétant parfois sur les attributions d’autres organes (avec le ministère sur les compétences réglementaires ; avec le CSA sur la régulation du contenu d’Internet, et la publicité mensongère sur GSM, etc), l’ANRT a négligé parfois l’exercice de ses attributions naturelles (éditions de annuaires, portabilité du numéro, secret de communications électroniques, etc)

Le Conseil de la Concurrence vient d’apporter la preuve que le conflit des compétences entre lui et l’ANRT a permis jusque là aux opérateurs de fausser la concurrence et empêcher la tendance naturelle de baisse des tarifs suite à la concurrence.

Conclusion

Nous croyons qu’il est temps de reposer la refonte de loi 24/96 en vue de renforcer l’indépendance de l’ANRT, d’expliciter ses compétences de régulateur par rapport à celles des autres organes (l’autorité gouvernementale en charge des télécoms, la HACA, le Conseil de la Concurrence, l’OMPIC et le nommage, etc)

Abderrazak MAZINI
Juriste Expert en droit des NTICs
Directeur Associé des Cabinets JURISnet

Le Souk Al Had ou la Place Jemaa El Fna qui manquait à Agadir

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La baie est à Agadir ce qu’est la place Jemaa el Fna à Marrakech. Néanmoins entre le sable chaud et les terrasses de café sur la corniche, le programme de découverte reste limité à Agadir intra muros. Après avoir grimpé la colline vers les remparts de l’ancienne médina qui permet la photo de la ville vue d’avion à bon prix, à bord d’un petit taxi rouge qui s’essouffle à chacun des nombreux virages, la seule échappatoire touristique possible reste le souk Al Had. C’est l’hyper surface commerciale marchande traditionnelle pour l’ensemble des Gadiris, plus agréable il est vrai que les allées des nouvelles surfaces qui s’implantent désormais elles aussi au Maroc. Le souk Al Had est le plus grand du pays, différent de ceux qui rejoignent la place Jemaa el Fna de Marrakech. Si le touriste s’y promène, c’est plutôt l’autochtone qui en ressort avec des paquets sur les bras. Vous y trouverez certes plus de produits du quotidien made in China ou Maroc que les traditionnelles réalisations de l’artisanat, plus limitées. Le souk est aussi et avant tout le marché nourricier de milliers de familles gadiries. Le marché aux fruits et légumes est à voir, un tableau naturel aux couleurs appétissantes qui donne toute leur splendeur aux tagines quotidiens. 

Entrez par le nord, le sud, l’est et l’ouest, ce ne sont pas les portes qui manquent, chacune offre des étalages selon vos besoins et recherches. Les autochtones connaissent le plan par habitude, les touristes ont le temps de découvrir et parfois de s’y perdre aussi sans accompagnateur. De quoi passer une bonne journée, la restauration est présente sur place. Une petite ville dans la ville… 

Le souk renaît de certaines de ses cendres ou plutôt de son usure dans le temps. La modernisation apporte l’organisation doucement et de nouvelles structures plus confortables désormais pour les commerçants, les Gadiris et les visiteurs. Un incontournable donc, à visiter à Agadir. Attention, fermé le lundi… 

Philippe DELESALLE. legroupement-agadir.com

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http://www.leconomiste.com/article/883660-agadir-souk-al-had-reamenage 

Agadir: Souk Al Had réaménagé  

L’opération a coûté près de 87 millions de DH

Quelque 400 boutiques de plus.

  

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Souk El Had, le plus grand souk urbain du pays, est en train de faire peau neuve  

Pour les habitants d’Agadir et les touristes, aussi bien nationaux qu’internationaux, Souk El Had est un passage obligé. Avec ses quelque 3.000 boutiques, le client est sûr d’y trouver sa quête d’autant plus que ce grand marché est organisé en différentes ailes: fruits et légumes, boucherie, épices, meubles, artisanat d’art local, vêtements…


Protégé par un mur crénelé de 6 mètres de haut avec bastions, cet édifice commercial qui compte 14 entrées, est le plus grand du pays et d’Afrique. De fait, il est construit sur 11 hectares dont deux en extension actuellement. Cette opération a été possible grâce au transfert du terrain Abdallah Didi, mitoyen au souk, vers le quartier Mohammadi. Cette zone comprendra plus de 400 nouvelles boutiques, un bloc d’abattage de volailles, un centre de logistique, un parking de livraison et un centre de transfert des déchets du souk. Cette troisième tranche de travaux relatifs à la requalification du souk englobe aussi des travaux à l’intérieur même de l’édifice. Il s’agit du revêtement et de la couverture des allées, de la construction de charpentes et travaux d’assainissement et de démolition dans un but de dédensification. Les axes principaux et secondaires ainsi libérés représentent 430 boutiques selon le directeur du souk. Ils permettront plus de fluidité pour la circulation et faciliteront éventuellement l’intervention des pompiers ou autres en cas de besoin.

«Ce projet de réhabilitation mené par la commune urbaine d’Agadir, s’inscrit dans le cadre de mise à niveau des infrastructures commerciales de la ville et de l’amélioration du potentiel touristique», explique Lahoucine Oukessou, vice-président du Conseil municipal d’Agadir. «Il vise aussi à faire de Souk El Had un édifice attractif et un pôle commercial de premier rang», ajoute-t-il.  L’enveloppe budgétaire allouée à cette troisième tranche est de près de 87 millions de DH. En principe, la fin des travaux est prévue pour l’été 2011, mais elle reste tributaire des 6 entreprises engagées et de leur respect des délais. Pour le moment, les travaux, en cours de finition, avancent bien. Il faut toutefois signaler que travailler dans un chantier où les commerces sont ouverts, présente des contraintes aussi bien pour les entreprises que pour les commerçants qui sont parfois obligés de fermer pendant plusieurs jours. «Les travaux perturbent notre commerce mais c’est pour la bonne cause», dit ce commerçant. Certains ont d’ailleurs profité de cette effervescence pour faire refaire leurs locaux. D’autres espèrent des jours meilleurs dans un cadre agréable avec leur transfert dans les nouvelles boutiques du terrain Didi.

Pour rappel,
les travaux de mise en valeur de Souk El Had ont commencé en 2009 et ont nécessité près de 32 millions de DH pour la première et deuxième tranche. Ces travaux, réalisés à cent pour cent, concernent la construction d’un hall ouest légumes, sur une superficie de 3.000 m2 et d’un hall central sur 7.000 m2. Il s’agit aussi de la construction d’une charpente métallique de 8.000 m2 avec un revêtement du sol en dallage industriel et dallage imprimé sur une surface de 10.200 m2, avec un réseau d’assainissement pluvial.

Restauration
La mise à niveau du grand souk comprend de même, la restauration de la muraille, haute de six mètres, et son éclairage par 210 projecteurs au sol de 150 watts. 6 autres projecteurs de 2000 Watts chacun ont été déployés pour éclairer la charpente métallique. Pour ce qui est des blocs sanitaires, six ont été réaménagés et un a été nouvellement construit sur une surface de 10 m2.
Ouvert six jours sur sept, le grand souk d’Agadir accueille plus de 1.500 visiteurs par jour. Il génère près de 10.000 emplois et permet des transactions évaluées à plus de 10 millions de DH par semaine, soit plus de 520 millions de DH annuellement.

De notre correspondante Fatiha NAKHLI

Festival Timitar 2011 Agadir, demandez le programme

En cette fin juin les jours indiquent déjà des températures élevées depuis quelques jours, une raison de plus pour apprécier la fraîcheur du soir, accompagné par le festival N°8 Timitar à Agadir. La musique résonnait cette première nuit sur les toits de la ville, il reste trois jours pour en profiter…

Philippe DELESALLE. legroupement-agadir.com

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DEMANDEZ LE PROGRAMME…

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Les clients du logement social iront-ils aux salons immobiliers en Europe ?

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Moins de 50.000 visiteurs sur 1.000.000 de clients potentiels qui attendent du logement social et économique au Maroc laissent interrogatifs sur la démarche marketing ou publicitaire engagée pour attirer les premiers intéressés. Le logement social et économique s’adressera-t-il effectivement aux premiers nécessiteux, c’est-à-dire aux Marocains locaux ? La dérive est apparue rapidement. Dès les premiers produits commercialisés et présentés au Maroc, l’on a pu voir les banques, notamment à l’approche de l’arrivée des MRE en période estivale, s’orner de propositions de crédits et de package pour leur vendre ces logements. 

Voilà que les salons de l’immobilier marocain à l’étranger qui, au lieu d’adapter leurs produits dits de standing ou de haut standing, dans une vision de qualité européenne et de prix plus raisonnables attendus désormais par les étrangers, se mettent tous à vendre à de futurs “investisseurs” MRE, ce “social béton”, tout en leur faisant bénéficier des avantages consentis aux plus nécessiteux au Maroc… Certes, ces derniers ont raison de penser à leur lendemain pour leur retraite, mais leurs appartements bon marché économiques et sociaux viendront-ils rejoindre les milliers de logements vides et inoccupés qui ceinturent de nombreuses villes et quartiers où construisent encore d’autres MRE, ou ce qu’ont fait ceux des premières générations de MRE ? 

N’est-on pas en train de relancer un nouveau secteur spéculatif au Maroc sur ces produits ? Pourquoi ne pas mettre le “paquet” de communication et d’approche en direction des familles au Maroc qui attendent de se loger plus dignement ? Le programme engagé envers ces dernières pour les 10 prochaines années semble bien dériver vers des objectifs financiers et commerciaux plus que vers une recherche accélérée de solutions sociales. 

Philippe DELESALLE. legroupement-agadir.com

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SMAP Immo Paris : - 10% de fréquentation 07.06.2011 

Le Salon de l’immobilier marocain à Paris a fermé ses portes, dimanche 5 juin, enregistrant une légère baisse de visiteurs par rapport à 2010. Malgré cela, organisateurs, promoteurs immobiliers et banques semblent satisfaits. Pour l’occasion, le mouvement du 20 février s’est invité au salon, pour une action très ciblée. Le SMAP Immo 2011 de Paris a enregistré une baisse d’environ 5 000 visiteurs, soit de 10% de son public. Le salon de l’immobilier, qui s’est tenu du 2 au 5 juin au Parc des Expositions de Paris, a accueilli 45 000 personnes cette année, au lieu de 50 000 en 2010, rapporte les organisateurs cités par la MAP. 

Samir Chamah, PDG du groupe SMAP Immo, se dit « très satisfait » de cette 8e édition. L’affluence et les résultats enregistrés démontrent que le secteur sait faire face à la crise ; « on a pu relever un défi », estime-t-il. Côté promoteurs et banques, même constat positif. Les deux mettent l’accent sur « l’importance des transactions immobilières réalisées », explique la MAP. Aucun ordre de grandeur n’a toutefois été donné. Un aspect expliquerait ces bons résultats : l’offre immobilière s’est diversifiée au Maroc, selon M. Chamah, aussi bien géographiquement que sur le plan financier. Au SMAP, les acheteurs potentiels peuvent trouver des logements situés presque n’importe où au Maroc. Les prix varient entre 22 000 euros pour des logements économiques, à plusieurs millions d’euros pour le haut de gamme, explique-t-il. 

Certaines tendances se seraient dégagées. Des financements auraient surtout été sollicités auprès des banques pour le logement économique. Plusieurs des 7 banques présentes auraient eu en moyenne 1500 visiteurs par jour. Côté promoteurs, « des dizaines de concrétisations de contrats » sont évoqués selon la MAP. Un chiffre moins impressionnant, mais il faut y ajouter les « prises de contact avec les clients potentiels qui préfèrent visiter les biens proposés sur place avant de décider ». Un certain scepticisme s’est dégagé cette année au SMAP Immo. Les conférences de conseils juridiques auraient connu une très grande affluence. Les risques liés à un investissement immobilier au Maroc sont vraisemblablement présents dans les esprits des acheteurs. 

Le printemps arabe s’invite au SMAP Immo 

Le SMAP Immo 2011 a aussi intégré l’actualité marocaine. Etaient ainsi invités, pour une conférence-débat « Transition démocratique au Maroc », J.C. Dassier, directeur de la chaîne LCI, Abdelmejid Jmahri, de l’USFP, et A. Berrada de SAPRESS, premier éditeur de journaux au Maroc.

Tous les invités n’ont pas été approuvés par l’organisation du salon : des jeunes de la section parisienne du Mouvement du 20 février ont voulu empécher la conférence. Selon eux, elle était un exemple de « propagande du Makhzen ». LCI serait « connu par tous pour son soutien inconditionnel au régime autoritaire en place » et Jmahri de l’USFP se serait discrédité en traitant les jeunes du Mouvement de « wakkaline ramdan » (non jeûneurs). Les jeunes ont « scandé des slogans dénonçant le pillage en cours, condamnant la répression sanglante du régime Makhzenien des marches pacifiques du peuple marocain et mettant à nu le simulacre de démocratie que le régime tente de vendre à l’opinion publique française et parmi la diaspora marocaine », explique un communiqué. 

Frederic Schmachtel Yabiladi.com

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http://www.lematin.ma/journal/SMAP-Immo-Paris-2011_Grande-affluence-d-une-clientele-de-qualite/152136.html 

SMAP Immo Paris 2011 

Grande affluence d’une clientèle de qualité

Plus de 45.000 visiteurs sont venus s’enquérir de l’offre exposée. La huitième édition du Smap Immo 2011 confirme encore l’engouement des Marocains du monde et même des étrangers pour l’acquisition d’un bien immobilier au Maroc malgré la conjoncture actuelle. Au total, 45.300 visiteurs se sont rendus au Parc des expositions Portes de Versailles pour assister à ce rendez-vous incontournable de la promotion de l’immobilier marocain à l’étranger, qui s’est tenu du 2 au 5 juin à Paris. 

Autant leurs motivations sont variées, autant ils sont unanimes quant à la grande attractivité de l’immobilier au Maroc. Preuve en est : ces clients potentiels n’ont pas hésité à se déplacer, lors d’un week-end férié (fête de l’ascension), pour rechercher les bonnes opportunités offertes par cette vitrine de l’immobilier marocain qui gagne en maturité et en qualité, soit pour acquérir ou construire un logement secondaire, effectuer un achat en vue de leur retraite, faire un investissement fructueux ou encore pour rechercher un placement financier…

Comme attendu, cette année, c’est le social qui a raflé la mise. Cette tendance a été relevée lors des deux premières étapes du roadshow Smap Immo (Berlin et Milan) et se confirme davantage. «Je viens au salon pour rechercher un logement à 250.000 DH. Comme je suis encore jeune, c’est un placement financier que je fais pour assurer ma retraite», a affirmé un jeune cadre installé à Lyon. D’ailleurs, les MRE bénéficient des mêmes avantages que les personnes résidant au Maroc, y compris l’aide directe de 40.000 DH que l’Etat verse au promoteur via un notaire. «Nous sommes à la recherche d’un appartement à El Jadida. Notre budget se situe aux environs de 50.000 euros», a souligné un père de famille. Le salon a accueilli des personnes jeunes et plus âgées à la recherche de bonnes opportunités de placement financier. «Fait marquant de cette édition : la concrétisation à l’issue de ce salon d’un nombre important de transactions et/ou de réservations représentant plusieurs dizaines de millions d’euros effectuées par les MRE, mais aussi par les Européens présents en France et dans les pays frontaliers», déclaré Samir El Chammah, P-DG du Smap Group. Et d’ajouter : «Un sondage effectué sur le terrain auprès d’un grand nombre d’exposants a montré leur très grande satisfaction».Du côté des promoteurs, le satisfecit est général. «Nous avons effectué une centaine de ventes et nous avons largement atteint nos objectifs», a déclaré le directeur du pôle immobilier d’un grand groupe. Les clients effectuaient des réservations par chèques et attendent leur retour au Maroc pour finaliser les ventes. La particularité cette année, surtout, en moyen standing et le luxe, c’est la disponibilité immédiate du bien immobilier. Plusieurs projets, en cours de commercialisation, sont finalisés et achevés, ce qui rassure les clients. Les banques étaient également de la partie. Les stands des 7 établissements financiers n’ont pas désempli du jeudi au dimanche derniers avec toutefois une petite accalmie vendredi qui a été rattrapée dès le lendemain. Que ce soit les chargés de clientèle ou même les directeurs, tout le monde a retroussé les manches et mis la main à la pâte.

Ouverture de comptes, conseils en termes d’investissements, simulation de crédit logement et traitement des réclamations des MRE… les tâches étaient multiples.
Selon Abdellah Hamza, directeur de division animation des Réseaux de distribution marocains du monde de la Banque populaire : «Nous sommes contents de notre présence au Smap Immo car c’est un lieu de rencontres avec les Marocains du monde pour connaître davantage leurs attentes et adapter nos offres à leur besoin». Ce responsable a souligné qu’il y avait toutefois moins d’étrangers par rapport aux éditions précédentes et que de plus en plus de jeunes veulent acheter des résidences secondaires allant du social jusqu’au haut standing avec toutefois une préférence pour les appartements à 250.000 DH HT l’unité et ceux de moyen standing. «Nous sommes présents à ce salon pour fournir à nos clients une meilleure qualité de services. Nous avons reçu beaucoup de visiteurs qui demandent des informations sur nos produits», a expliqué Nour Eddine Charkani, président du directoire de Dar Assafaa. «La nouveauté cette année, c’est l’octroi de l’autorisation sur place au lieu d’attendre le retour au Maroc pour traiter le dossier de crédit», a-t-il affirmé. Pour leur part, les notaires du Maroc ont animé des conférences-débats quotidiennes pour mieux expliquer aux visiteurs l’environnement juridique lié à l’investissement immobilier au Maroc (VEFA, transmission du patrimoine, convention fiscale France/Maroc, régimes fonciers…).

Ces rendez-vous ont drainé un grand nombre de participants, dont beaucoup d’Européens intéressés par les thématiques développées.
Par ailleurs, en dehors des conférences, les notaires Chimaa Haddioui, Kawtar Haddioui et Abdelmajid Bargach ont été à la disposition des visiteurs pour les informer et les conseillers sur les démarches à entreprendre. ”Noir”, arnaques, problèmes d’héritage, sécurisation des transactions immobilières… autant de points qui ont été relevés par la diaspora marocaine et les Européens. Les représentants de la Fédération nationale des promoteurs immobiliers ont également eu leur lot de visites.

Une grande majorité des visiteurs voulait s’informer sur les procédures et la VEFA.
A rappeler, in fine, que cette édition du Smap Immo a réuni 120 exposants représentant 64 villes de toutes les régions du Royaume. L’offre immobilière exposée a été de plus en plus large et diversifiée et accessible à tous les budgets. «Ce succès confirme une fois de plus le grand potentiel que recèle l’immobilier marocain en France et en Europe, ainsi que la capacité du Smap Immo à attirer un grand public, fortement motivé par une acquisition immobilière», a conclu Samir El Chammah. Fort de ce succès parisien et de ceux rencontrés à Bruxelles et à Milan, le roadshow Smap 2011 fixe deux autres rendez-vous de l’immobilier et de l’art de vivre marocains : à Marseille du 11 au 13 novembre et à Barcelone de 2 au 4 décembre prochains.

Le haut standing

C’est le luxe qui n’est pas très présent, cette année, au Smap Immo. D’ailleurs, le pavillon ‘’Excellence” n’a pas été programmé. Vu la conjoncture économique, la clientèle étrangère ‘’a décidé de reporter ses projets d’acquisition de résidences secondaires” au Maroc. Pour l’heure, le segment commence à reprendre son rythme petit à petit, surtout à Marrakech.
C’est ce que nous a confié à Paris le ministre concerné Ahmed Taoufiq Hejira, qui a inauguré la 8e édition du Smap Immo. Notons aussi que les promoteurs immobiliers, durant cette période de crise, ont revu ‘’le montage financier de leurs projets” et certains ont fortement révisé leurs tarifs. Certes, des groupes ont maintenu leurs prix, mais il y a eu une correction du marché qui a causé énormément de dégâts au sein de la profession. Actuellement, il y a des projets qui étaient suspendus et qui ont redémarré. Est-ce le début de fin de crise ? On n’en sait rien pour le moment, des indicateurs confortent cette thèse, mais rien n’est encore sûr. En tout cas, lors de ce salon, une dizaine de projets haut standing étaient exposés et qui ont, d’ailleurs, suscité de l’intérêt de la part de la clientèle parisienne. «Nous sommes ravis de rencontrer de la clientèle que nous avons reçue et nous sommes pleinement satisfaits de notre participation au Smap Immo Paris», a insisté Céline Serna, directrice commerciale de Dar Lamia, qui fait la promotion d’un projet de villas de luxe à Marrakech.


Même son de cloche chez Jean Claude Rolland, P-DG de Club Evasion qui vend des villas à Mirleft : «Les clients qui se sont déplacés au Smap, cette année, sont des ‘’clients de qualité” qui veulent investir au Maroc car ils ont confiance dans ce pays».
Outre les séniors qui veulent s’installer au Maroc pour passer leur retraite, particulièrement à Marrakech et le Sud d’Agadir, les MRE investissent également dans le segment haut standing pour avoir un pied-à-terre pour y passer les vacances ou pour préparer la retraite.

Moments forts…

En marge de la 8e édition du Smap Immo, une rencontre-débat sous le thème «Evolution démocratique au Maroc» a été organisée à Paris et à laquelle a pris part Khalid Naciri, ministre de la Communication et porte-parole du gouvernement. Initiée par le groupe Sapresse, cette conférence a rassemblé des journalistes marocains ainsi que d’autres arabes et français en plus d’autres personnalités marocaines.

Lors de cet événement, Khalid Naciri a présenté les acquis du Royaume et ses points forts au moment où le monde arabe est en ébullition. Il a mis en exergue le contexte exceptionnel que vit le Maroc suite au discours royal du 9 mars qu’il a qualifié de «révolutionnaire». Il a également précisé que les réformes constitutionnelles sont «largement engagées» et ont fait l’objet de «débats nationaux et populaires extrêmement avancés».

Evoquant le projet de la nouvelle Constitution, tel que annoncé par le discours royal, le ministre a affirmé que la première mouture a été élaborée par une Commission de juristes et a fait l’objet de consultations entre les partis politiques et les syndicats.
Il a indiqué que ce sera «un projet extrêmement avancé». Ce texte «donnera du Maroc l’image d’un pays fortement ancré dans la modernité et désireux de tourner la page d’une approche traditionnelle et obsolète».
Autre moment fort, la projection du match Maroc-Algérie en direct au sein du Parc d’exposition Portes de Versailles.
Sur invitation des organisateurs, les exposants ont préféré rester après la fermeture du salon pour suivre le match tant attendu par les Marocains. Dès le premier but, l’euphorie a gagné la salle qui s’enflammait à chaque but marquant créant ainsi une ambiance de fête, de joie partagée et créant également des liens chaleureux entre les téléspectateurs présents. Un moment que beaucoup d’entre eux ne sont pas prêts d’oublier.

MRE : Un poids lourd dans la balance électorale prochaine

je-vote-donc-je-suis.jpgUn poids qui pèse depuis des années entre le Maroc et ses MRE, entre associations d’un côté et dialogue au ralenti depuis des années de l’autre. L’annonce de la nouvelle constitution est une raison importante pour la communauté à l’étranger de se faire entendre plus démocratiquement sur sa propre représentation dans l’histoire du Maroc. Une communauté de poids qui peut peser lourd et très lourd pour la suite, un bienfait pour une avancée globale de démocratie que chacun encourage à tous les étages. 

Le temps permettra-t-il de répondre aux MRE disséminés ? Les moyens pour voter et la législation en ce sens seront-ils prêts à l’heure ? Toute une organisation qui devra répondre dans une certaine urgence.  je-pense-donc-je-vote.jpg

Un peu plus de 12 millions d’inscrits sur les listes au Maroc. Il resterait 10% de votants potentiels MRE selon les chiffres incertains, certainement plus éventuellement. Un groupe, donc, qui véhicule politiquement un poids lourd, s’il passe le nouveau port de Tanger Med cette année. 

Philippe DELESALLE. legroupement-agadir.com

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5 millions de MRE… Combien vont voter pour la Constitution et quid des législatives ?

Pour le référendum, des bureaux devront être ouverts au sein des consulats mais seront-ils suffisants ? La participation politique des MRE est encore en débat. Le CCME se prépare à donner un avis consultatif sur la question.  Ils sont, à peu près, cinq millions et ils seront, eux aussi, impliqués dans les changements constitutionnels profonds que connaîtra le Maroc. Bien sûr, il faut compter outre les 3,78 millions dûment inscrits sur les listes des consulats, les jeunes de moins de 16 ans et les clandestins, mais, c’est un fait, ces Marocains qui représentent plus de 10% de la population sont également concernés. Comment vont-ils voter au référendum?

Et qu’en sera-t-il des prochaines élections législatives ? Si la réponse à la première question coule de source, la seconde est plutôt problématique. Il faut d’abord préciser, observe Driss Ajbali, membre du Conseil de la communauté marocaine à l’étranger (CCME), que «dans la masse migratoire, tout le monde n’est pas potentiellement votant dont par exemple les mineurs, les non-inscrits, les désintéressés, les doubles ou triples nationaux. Ce n’est pas un corps électoral homogène».
Une fois ce point clarifié, le même responsable explique: «Pour le référendum, comme ce fut le cas par le passé, tous les Marocains du monde pourront voter grâce, à ma connaissance, au dispositif qui sera mis en place dans les consulats et les ambassades».

Le référendum, ajoute-t-il, est «un scrutin exceptionnel et ne pose pas de conditions particulières si ce n’est d’être Marocain, en âge de voter et d’être inscrit sur les listes électorales». En conséquence, «les Marocains établis à l’étranger qui remplissent ces conditions ou qui viennent de s’inscrire lors de la dernière campagne du 7 au 20 mai pourront donc voter. Il n’y a pas nécessairement de logistique particulière si ce n’est celle qui sera mise en place dans les chancelleries marocaines dans les différents pays de résidence». Les choses ne sont pas aussi simples, estime, toutefois, Saïd Ida Hassan, ancien directeur de bureau de la MAP à Madrid, et président de l’Instance des Marocains de l’étranger pour la réforme constitutionnelle. Il cite le cas de l’Espagne qui ne compte que dix consulats pour une population émigrée de près de 900 000 personnes pour illustrer la difficulté de l’opération. Aussi propose-t-il, «nous en tant qu’instance des Marocains expatriés, nous allons militer pour que des bureaux de vote itinérants soient mis en place».  
 

Il faut attendre la Constitution pour y voir un peu plus clair

Concrètement, cette instance appelle à l’installation des bureaux de vote dans les locaux des différentes associations de MRE. Pour l’heure, le ministère de l’intérieur a bien mis en place une procédure spécifique pour faciliter l’inscription des MRE sur les listes électorales. Selon une source du ministère de l’intérieur, les MRE ont été invités à déposer leurs demandes d’inscription dans différents consulats, ces demandes ont été transmises par le ministère des affaires étrangères à celui de l’intérieur et les services de ce dernier se sont chargés de les répartir entre les différentes communes selon la demande de chaque inscrit. Pour l’opération de vote, la carte d’immatriculation au consulat fera office de carte d’électeur. Ceci pour le vote référendaire du début juillet prochain. Pour les élections législatives, la question n’a pas encore été tranchée. Ce sera en effet au futur texte de la Constitution de définir les modalités de représentation des MRE dans les instances législatives. Ainsi, explique M. Ajbali, «il faudra d’abord attendre de savoir ce que dira, sur ce sujet, la nouvelle Constitution. Si la question de la participation politique ne pose pas véritablement de problème, la question de la représentation, dans l’une ou l’autre Chambre ou dans les deux reste une question technique délicate, et, en l’occurrence, la technique en la matière peut être très politique». Une fois cette question réglée, se pose, ensuite, celle du découpage électoral. Pour ce responsable du CCME, «on peut prendre, par exemple, l’ampleur de la dispersion de l’immigration marocaine avec certes une concentration en Europe (85%) mais aussi un éclatement sur tous les continents. Cette configuration peut poser un problème de découpage et par là un véritable problème d’égalité des citoyens face à ce travail de ciseaux». Mais, ajoute-t-il, cette question, «ce n’est pas la Constitution qui la règle, c’est le code électoral. Et celui-ci est défini par une loi après concertation avec les partis politiques».  

Pas seulement au Parlement, mais aussi au CES, à la Haca …

 La question de représentativité des MRE n’ayant pas encore été tranchée, une partie de la classe politique estime néanmoins que l’idéal serait que cette communauté soit représentée au sein de la deuxième Chambre. L’instance que préside Saïd Ida Hassan, qui vient de présenter dernièrement un mémorandum de réforme à la commission chargée de la révision de la Constitution, n’est pas de cet avis. Bien plus, affirme Ida Hassan, «confiner les MRE dans la deuxième Chambre serait une spoliation de leur droit constitutionnel en tant que citoyens marocains qui ont le droit d’être représentés dans les instances de l’Etat, comme le Conseil économique et sociale, la Haca, etc, et pas uniquement au Parlement avec ses deux Chambres». De là à concrétiser ces revendications,  il y a tout un chemin à parcourir. A commencer par définir les circonscriptions électorales. Sur ce point, note M. Ida Hassan, c’est une question purement technique à laquelle seul l’Intérieur peut répondre.
A en croire les responsables du CCME, c’est une problématique bien plus profonde. Ainsi, et aux dires de Driss Ajbali, «le CCME mène une réflexion interne au sein d’un groupe de travail dédié à cette question et depuis trois ans. L’objectif est d’élaborer un avis consultatif qui sera soumis à qui de droit. Cette question, pour nous, est tellement sérieuse qu’on souhaite la traiter avec la hauteur de vue qui lui sied et un raisonnement rigoureux loin de la démagogie et des slogans». En définitive, la question de la participation politique des MRE reste une des questions majeures pour notre pays.
 

Tahar Abou El Farah. La Vie éco www.lavieeco.com