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Archive pour fév
Je veux du vert au Maroc. Comment et à quel prix ?
28.2.2011 par admin.
Les briques sont arrivées avant les constructeurs compétents, le gazon fait de même ; mais si ce n’était pas le cas, les pays émergents n’en seraient plus. Après le toit au Maroc, c’est le petit coin de verdure qui est attendu par beaucoup de gens et de propriétaires. Le Maroc Vert touche tous les niveaux de la société, notamment celui des particuliers.

Le jardin anglais, le jardin à la française, le jardin japonais, tout le monde connaît ; mais le jardin oriental, chacun se l’imagine avec quelques palmiers, l’arbre qui fait rêver les étrangers et qu’ils s’attendent à voir dans leur paysage nouveau. Le gazon fleuri normand est-il donc attendu au Maroc et est-il judicieux au regard de l’approche culturelle et naturelle des terrains abordés ?
Le vert se réglementera certainement plus en fonction des intérêts des professionnels divers, pros et amateurs, que de la bonne logique de la nature, qui parfois peut apporter ses réponses, si nous savons encore l’écouter, la regarder, l’observer. A une époque où nous voyons pousser des golfs nombreux là où l’eau manque et où le désert domine, où nous voyons des camions amener de la terre là où la nature ne l’a pas encore acceptée ou rejetée, là où la réflexion de l’homme et de la nature n’est pas présente ou effacée par intérêts, gageons que les patchworks aussi étonnants que détonants fleuriront prochainement partout.
Mais à force de se planter, il y aura bien quelque chose qui poussera de plus compétent, sous réserve que les écoles ne forment pas que des théoriciens. Le jardin est un rapport entre nature et homme pour rappel, comme tant d’autres choses.
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Philippe DELESALLE. legroupement-agadir.com
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http://www.leconomiste.com/article/paysagiste-une-profession-reglementer
Paysagiste: Une profession à réglementer
Une association nouvellement créée, l’AAPM
Manque de compétences et de matériel végétal
Pour un m2 végétal, le coût s’élève à 100 DH/HT. Un m2 minéral coûte quant à lui 300 DH/HT, et un m2 verdure (gazon, fleur) revient 25 DH/HT. Selon des professionnels, le désordre et l’absence de contrôle ont permis à « des simples jardiniers » de s’enrichir
AMÉNAGEURS d’espaces verts, fleuriste paysagiste, concepteur de jardins… Les entreprises du paysage poussent comme des champignons. Elles ont flairé un business juteux, celui d’aménager les jardins et parcs de résidences. Mais le métier n’est pas encore réglementé. Un jardinier peut facilement se faire passer pour paysagiste. Le seul établissement qui forme aujourd’hui des ingénieurs paysagistes est l’Institut agronomique et vétérinaire Hassan II.
L’objectif de la filière de formation Architecture du paysage est de former des spécialistes de l’aménagement du paysage dans toutes ses composantes depuis le simple aménagement d’un jardin de loisirs jusqu’au projet d’aménagement à grande échelle. L’architecte-paysagiste doit pouvoir répondre aux besoins du pays en ce qui concerne l’analyse des sites, la conception paysagère, la maîtrise d’œuvre et la réalisation des projets d’aménagement du paysage. La protection des sites naturels et la valorisation des sites sensibles ou dégradés font partie des objectifs de la formation. Une association est en cours de création. Il s’agit de l’AAPM, association des architectes paysagistes du Maroc. Derrière l’association, Rachid Haouch, architecte, urbaniste et paysagiste, diplômé de l’Ecole nationale supérieur de Versailles et de l’Ecole d’architecture de Paris la Villette. Il sera vice-président de l’association et Mounia Bennani sa présidente. L’objectif est de défendre et promouvoir le métier, ainsi que de sensibiliser le public autour de la problématique du paysage.
L’association cherche à instituer aussi des procédures: Chaque paysagiste devra noter l’entreprise à laquelle il fait appel et chaque année l’association publiera un fascicule sur les compétences et la spécialisation de ces entreprises. L’association compte également militer pour la création d’une école nationale supérieure du paysage à l’instar de l’Ecole de Versailles. Cette association sera inscrite à la fédération internationale des architectes paysagistes. Le Maroc sera ainsi le premier pays africain à entrer dans l’art du paysage alors qu’il y était déjà. «Le Maroc a inventé l’art du jardin et il est tombé dans une sorte d’amnésie», s’indigne Rachid Haouch. A côté de la pénurie de compétences, il y a une pénurie végétale à l’échelle du Maroc. «Le Maroc s’est développé en négligeant ses pépinières», signale Haouch. Il faut 5 ans pour cultiver un arbre et 10 ans pour le vendre. Quelle est donc la pépinière qui peut attendre autant de temps? Il faut aussi donner la possibilité aux professionnels de pouvoir importer certaines espèces végétales. Tout comme il faut par ailleurs donner un statut à l’espace public marocain, selon des professionnels.
J. K.
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“Ah, quel bonheur d’avoir un mari bricoleur”… au Maroc !
26.2.2011 par admin.

En France, le succès des grandes surfaces de bricolage était dû en grande partie aux devis et honoraires réclamés par les artisans et les divers professionnels ; le joint ou la rondelle à deux sous posé par l’artisan qui arrêtait la fuite risquait de grever le budget mensuel de toute la famille. Aujourd’hui, tout un chacun peut devenir un pro de la construction ou de la décoration grâce aux émissions de la télévision. Merci, Valérie Damidot et son équipe.
Le Maroc est à son tour dans la logique des maris qui bricolent ; l’approche serait tout autre néanmoins. Les étrangers qui savent manier la clé à molette s’y retrouveront, non pas tant pour une question de coût, mais parce qu’ils sont fatigués de rechercher la main d’œuvre adéquate, une main d’œuvre sans qualification.
La multitude de petites quincailleries demeurent encore les fournisseurs privilégiés des nombreux petits ouvriers de quartier ; vous risquez cependant d’y trouver là le matériel dernier cri made in China ou pseudo européen.
Un choix à faire alors avec réflexion avant toute intervention chez vous ; le moins cher se révèle rapidement le plus cher ensuite ou l’inutile, dès que la garantie s’arrête à la porte du magasin, ou dès que l’ouvrier passe la porte en vous quittant. Comme dirait la chanson, “boîte à outils”….
Philippe DELESALLE. legroupement-agadir.com
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Distribution
Après Bricorama, Mr. Bricolage s’installe à Tanger
Un magasin de 2700 m2 . C’est le 3ème après Casablanca-Bouskoura et Marrakech. Une ouverture est prévue à Agadir avant juin 2011

La chaîne de distribution Mr. Bricolage a inauguré son 3ème magasin marocain à Tanger jeudi 10 février. Le magasin de Tanger s’étend sur 2700 m2 mitoyen au Marjane-Médina. 35 000 produits y sont référencés sur huit rayons : Quincaillerie, outillage, électricité, sanitaire, décoration, bois, matériel de construction et jardin. Le magasin emploie 30 personnes.
Mr. Bricolage Maroc est le fruit d’une joint-venture entre la maison-mère française, le groupe Finace.com et le groupe Benjelloun dont font partie les frères Kamil et Majid Benjelloun.
Le magasin de Tanger vient après une ouverture à Marrakech en 2009 et à Casablanca sur la route de Bouskoura.
C’est le 2ème magasin spécialisé qui ouvre ses portes à Tanger en deux mois, le premier étant Bricorama en décembre dernier à quelques centaines de mètres du nouveau magasin Mr. Bricolage. D’ici la fin du printemps, un 3ème magasin devrait ouvrir ses portes, Bricoma, également dans le voisinage.
Pour Majid Benjelloun qui a supervisé depuis le mois de septembre le projet du magasin de Tanger « l’avantage de Mr. Bricolage est d’offrir un éventail de choix très important et donc un avantage de prix également ».
Le montant de l’investissement est estimé à 35 MDH sachant que le local est loué au holding Marjane. Le chiffre d’affaires annuel de Mr. Bricolage à Tanger devrait atteindre les 50 MDH la première année. A titre comparatif, Bricorama qui a ouvert en décembre 2010 dispose d’un magasin de 1500 M2 pour un investissement de 15 MDH et un chiffre d’affaires prévisionnel pour 2011 de 20 à 25 MDH.
Sur Tanger, une éventuelle arrivée de Weldom est attendue mais elle n’est pas confirmée.
Le secteur du bricolage et de la décoration sur la région est dopé par l’importance du secteur de la construction et du bâtiment dans la région. Le magasin de Tanger est situé au cœur d’une zone en très forte croissance urbaine et démographique située sur la route de Rabat. Tanger compte un million d’habitants aujourd’hui et son économie a cru à deux chiffres durant toute la décennie 2000 contre une moyenne nationale située entre 4 et 5%.
Jamal Amiar.
La Vie éco
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Prix des maisons de retraite en France. A qui profitent les retraités ?
25.2.2011 par admin.
De 1723 à 2800 euros par mois dans une maison de retraite, nous sommes encore loin du prix le plus cher en France.
Comment justifier ces prix, tandis que des gens âgés, des couples aussi, demeurent chez eux en toute indépendance et vivent avec des pensions bien inférieures à ces sommes ? Le prix de gros n’est-il pas favorable au collectif dans un système d’offres et de demandes ? Un petit appartement cumulerait-il un loyer plus cher qu’en HLM avec les frais d’une maison résidentielle individuelle ? Les gens âgés mangeraient-ils 5 repas par jour avec les exigences d’un hôtel 5 étoiles pour justifier ces prix ? La partie collective doublerait ou triplerait-elle les prix ? Pourquoi une personne âgée coûterait-elle plus cher mensuellement qu’une famille complète qui partirait en vacances ? Combien de parents enverraient-ils leur enfant en colonie de vacances avec de tels tarifs mensuels ? Aucun !…
Au regard de la moyenne des pensions de retraites en France, tous sont des petits revenus quand ils doivent aborder la question de ce dernier logement. N’est-on pas en mesure de se poser les bonnes questions face au déferlement de personnes âgées, qui n’auront pas plus de moyens d’assumer seules la solution de la maison de retraite, sachant que bien souvent les générations nouvelles ne seront pas vraiment en mesure de financer leurs hébergements ?
A qui profitent les retraités des maisons de retraite ? Pas étonnant que nombre de retraités visent des pays étrangers comme le Maroc pour demain, pour payer moins cher, ou pour payer un juste prix, au soleil en plus.
Philippe DELESALLE. legroupement-agadir.com
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Pas assez de maisons de retraite pour les personnes à petits revenus ?
À Saint-Priest, les maisons de retraite privées sont inabordables. Les habitants à petits revenus doivent s’exiler.

Claudius Fournier ne s’offrira pas une maison de retraite à St-Priest-en-Jarez : trop cher. La Loire est pourtant compétitive : 45 euros/jour dans les structures habilitées à l’aide sociale. Mais elles n’existent pas partout
Dix kilomètres de marche chaque jour. À 73 ans, Claudius Fournier affiche une silhouette de jeune homme. Et l’énergie qui va avec. Coup de gueule compris…
Car cet habitant de Saint-Priest-en-Jarez est tombé de haut. « Notre commune est l’un des « Neuilly » de la ceinture stéphanoise, tout comme La Tour-en-Jarez, Villars ou l’Etrat. Les solutions actuelles d’hébergement pour les personnes âgées ? Trois résidences privées… aux tarifs inabordables pour des petits revenus ».
Cet ancien agent de maîtrise, qui vit en HLM, aligne sur la table du salon de magnifiques brochures. Papier glacé. Tarifs réfrigérants. « Les prix vont de 1 723 à 2 800 euros par mois. Pour un couple, cela peut grimper à 6 340 euros mensuels. J’aimerais bien savoir quels retraités ont ces revenus ! ».
Alors, les Mounards sont obligés de s’expatrier. « Les maisons de Saint-Etienne accueillent en priorité les Stéphanois. Le site de La Terrasse n’est pas médicalisé. Les habitants de Saint-Priest aux revenus modestes n’ont comme solution que Saint-Héand, Saint-Galmier ou Saint-Just/Saint-Rambert, accessibles car agréés par l’aide sociale. Le gros problème est leur éloignement, ce qui entraîne une rupture totale avec toutes les attaches familiales et affectives sur Saint-Priest ». Claudius Fournier sait hélas de quoi il parle, il a enterré en janvier l’un de ses « collègues » du quartier qui n’a pas supporté l’exil…
Alors, le dynamique retraité en appelle « à la mobilisation de l’opinion publique, car chacun d’entre nous sera un jour concerné. Je veux me battre pour la construction, à Saint-Priest-en-Jarez, d’une structure d’accueil pour personnes âgées agréée par l’aide sociale ».
Jean-Michel Pauze, maire de Saint-Priest, confirme. « L’équipe municipale est consciente du problème. L’avenir de nos anciens est une grande question, nous avons un projet dans nos cartons ».
Le conseil général, premier acteur institutionnel compétent en matière d’aide aux personnes âgées (lire aussi par ailleurs), relativise en rappelant « proposer, sur l’ensemble du département, une offre de place pour tous les Ligériens quel que soit leur lieu de vie ».
Marie Perrin
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Immobilier au Maroc : l’hyper luxe après le très haut standing
22.2.2011 par admin.
Il y a le logement social et le logement économique ; puis le standing et le haut standing ; vient ensuite le très haut standing superfétatoire. Ainsi sont apparues de nouvelles appellations dans l’immobilier, afin de stratifier les produits proposés. Et ce que ces termes induisent dans les cahiers des charges n’est pas toujours bien défini par les uns et les autres ; il faudra prochainement un terme bien spécifique à chaque promoteur et à chaque projet ! Le qualificatif n’étant pas toujours en rapport avec la qualité, les matériaux et les finitions, il devient aventureux, pour un client potentiel étranger, de s’engager dans la jungle des professionnels. Oui, un étranger, ou alors quelques clients locaux qui peuvent se permettre ce niveau de biens. La majorité des Marocains ont rarement la possibilité d’acheter des biens au-dessus des 8000 dh le m².
Ce marché parle donc de produits hyper luxueux. Voilà que sous cette appellation est proposée une construction avec isolation, double vitrage et des finitions de qualité, ce qui, en Europe, représente tout bonnement et depuis longtemps une habitation classique aux normes, attendue par tous. C’est donc un très bon point qu’abordent désormais de nouveaux promoteurs. Sans toutefois généraliser, l’approche des normes, des calculs thermiques et des techniques reste encore insuffisante. Il faut préciser qu’au Maroc la maison ou l’appartement de base, c’est schématiquement un mur de briques agglomérées de 20 cm avec du ciment taloché sur les deux faces et emballé avec une couleur ; construction appelée garage ou remise, en Europe. Le luxe réside dans la finition désormais et se traduit par des apports autres que le bâtiment en lui-même, comme le spa, les piscines, et des équipements sportifs, voire d’autres choses de l’ordre du gadget, mais qui suffisent à justifier le luxe. Question prix, on pourrait se préparer à s’accrocher avant de l’entendre. Eh bien non (quoique relatif pour ceux qui liront, selon leurs moyens personnels) : 25.000 dh le m². Nous avons même entendu des prix bien plus chers dans certaines villes plus au sud, pour des produits plus simples, et de piètre qualité, comparés à celui présenté ici. Un autre bon point.
Il semble donc, toute relativité mise à part, que la qualité recherchée désormais compenserait une baisse des prix attendue sur les produits dits de haut et de très haut standing ; ou en donner vraiment plus pour le même prix. Une carte qualité payante devant des clients à ce niveau, qui ne désirent plus acheter les yeux fermés comme avant 2008. Des appartements à plus de 25.000 dh le m² qui fuient de partout, où rien ne fonctionne, et que les acheteurs désirent revendre maintenant, très difficilement ou en oubliant la plus-value parfois, cela existe. Mais c’est un produit que l’on achète dans ce type de bien : l’approche spéculative reste un jeu comme au casino, où il faut beaucoup de perdants pour peu de gagnants.
Les crises ont au moins l’avantage de nettoyer les marchés et de relever la qualité pour le bonheur des clients. Toute relativité prise en compte selon le Dh ou l’€…
Philippe DELESALLE. legroupement-agadir.com
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Immobilier
Balcony suites de Tanger : des appartements hyper-luxueux qui coûtent entre 5,3 et 6,7 MDH
Il comprend seulement 16 lofts et appartements. Isolation thermique et phonique, équipement pléthorique, parquets en chêne massif, piscine individuelle, jets massants, spa… , le projet se propose d’offrir un luxe inédit.

Le site fait partie des endroits prisés de Tanger. Il s’agit de la colline de Ghandori, à l’est de la baie, que la Compagnie générale immobilière (CGI) a aménagée et sur laquelle poussent de nombreux projets immobiliers, entre autres des hôtels des chaînes Golden Tulip, Idou ou Mogador, des maisons d’hôtes, un projet du groupe La Palmeraie, le futur Tingis Mall, les riads de l’aménageur développeur, aujourd’hui terminés et livrés, ainsi que le campus flambant neuf de l’institut HEM.
C’est sur cet emplacement adossé à la forêt de Malabata et à partir duquel la vue est imprenable sur la mer, la médina et les pins du cap Malabata que le groupe El Alami (GEA) est en train de construire un complexe résidentiel de très haut standing dénommé le Balcony suites & spa Tanger. Cette résidence est constituée de 16 appartements et lofts répartis sur 3 niveaux et 3 retraits, dont 10 avec des piscines suffisantes pour se rafraîchir, sans oublier que le spa de la résidence en cours d’aménagement au niveau du rez-de-chaussée dispose d’une piscine de 22 mètres de long sur 10 mètres de large. Salle de fitness, hammam et sauna y sont également prévus. Les promoteurs du projet ont voulu proposer des espaces de vie d’une superficie allant de 200 à 260 m2 avec, à chaque fois, des terrasses de 50 à 70 m2 ainsi qu’une configuration très ouverte pour certains, ce qui justifie la dénomination de loft. Le prix unitaire est fixé entre 5,3 MDH et 6,7 MDH, soit 25 000 DH/m2 en moyenne, y compris 2 places de parking et l’accès aux services communs, les installations sportives notamment. Le coût d’une villa en quelque sorte.
Une réalisation signée Patrick Collier
Ce prix peut cependant être justifié compte tenu du niveau de la prestation. L’architecture de l’ensemble, œuvre du Casablancais Patrick Collier, frappe par sa simplicité, sa sobriété et la pureté de ses lignes. Les finitions figurent probablement parmi ce qui se fait de mieux sur le marché. Foi de Mourad El Bied, Pdg du holding El Alami, «même les chambres et les suites d’un 5* ne disposent pas de certains des équipements proposés». C’est probablement vrai tant la qualité des matériaux et des différentes pièces est optimale.
Au niveau des gros œuvres, le parasismique est de rigueur et les murs sont tous réalisés en double cloison avec isolation. L’isolation thermique et phonique est également soignée avec notamment de larges vitres de 30 millimètres d’épaisseur montées sur des cadres en aluminium avec rupture de pont thermique. Les hauteurs sous plafond sont supérieures à 2,80 m, le système de climatisation de dernier cri, à volume réfrigérant variable, permet une consommation énergétique optimisée. Aux prix proposés, les salles de bains sont équipées de jets d’eau massants, de douches italiennes et d’accessoires de grand luxe. La penderie des dressings est organisée intelligemment et les chaussures y ont leur place bien indiquée. Les sols sont revêtus de parquet en chêne massif et les cuisines sont entièrement équipées : du sèche-linge au congélateur, sans oublier le lave-vaisselle et un cellier à température réglable.
Avec cela il y a bien sûr des petits jardins pour certains appartements et des espaces verts communs. Mais surtout, tous les appartements disposent d’une vue sur la baie de Tanger, son port et sa kasbah, le détroit de Gibraltar, le cap Malabata et la côte de Tarifa. «Nous avons voulu faire le meilleur, un produit de très haute qualité», assure Mourad El Bied. Sur les 16 appartements et lofts, 6 sont déjà réservés notamment par des cadres du groupe. Les 10 restants seront mis sur le marché à partir de février à travers des intermédiaires anglais comme Savill’s. Si les délais sont tenus, Balcony Tanger devrait accueillir ses premiers résidents cet été.
Diversification : Immobilier : la nouvelle carte du groupe El Alami
Après l’aluminium avec Aluminium du Maroc, la métallurgie avec Industube et le sanitaire avec Jacob Delafon (les participations ont été cédées au groupe Kohler) à partir de la fin des années 70 et Afric Industries pour les produits abrasifs dans les années 90, le groupe El Alami a investi le secteur de l’immobilier sur Tanger à partir de 2005 en lançant les résidences Lotinord de moyen standing (600 appartements réalisés) sur la route de Rabat, au sud de la ville.Aujourd’hui le groupe développe la 3e tranche du projet avec 211 unités à des prix oscillant entre 8 000 et 9000 DH/m2, pour une offre de résidence principale qualifiée par le groupe comme étant «de bonne qualité». Là aussi, assure-t-on, les finitions y sont de bonne facture et les espaces verts suffisamment développés. Le groupe El Alami poursuit actuellement l’édification d’un ensemble hôtelier et de villas avec son partenaire indien Oberoï à Marrakech. A Casablanca, des projets de moyen standing et des villas de haut standing sont en cours de mise en œuvre.
Jamal Amiar. La Vie éco
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Maroc. Histoire d’eau et d’intelligence ou quand le ciel donne encore gratuitement
21.2.2011 par admin.

La facture d’eau est arrivée. Pas cher, comme disent certains au Maroc ; mais tout a un coût. Si quelques m3 ne grèvent pas le budget de ceux qui font attention à leur consommation et paient plus d’abonnement que de consommation, il n’en va pas de même pour ceux qui, depuis l’arrivée des robinets, laissent couler les flots comme au temps où ces derniers passaient dans les rivières ou les oueds. La femme qui entretient la maison s’occupe de l’eau, le mari s’occupe du compteur et des factures, d’où le décalage. Certains consomment beaucoup d’eau, par mauvaise habitude, mais commencent à comprendre que le confort peut réserver des surprises.
Juste rappel, donc, pour penser de nouveau aux anciens qui, avant de prendre à l’oued ou aux puits, savaient apprécier les bienfaits de la nature qui livre gratuitement et à domicile.
Récupérer évite de travailler ensuite pour payer ce qui n’est pas récupéré. Bref, une histoire où il faut payer de sa personne à un moment, ou de prévention pour ne pas devoir soigner le mal plus tard et souvent plus cher.
Le Maroc, ce sont des architectures en terrasses ; les toits en pointe ne sont visibles que dans la région d’Ifrane. Des terrasses qui, souvent, chauffent les têtes l’été et se transforment en filtre à eau quand il pleut. L’étanchéité, pas plus que l’isolation, n’est livrée dans les logements ; cela évolue doucement. Donc, quitte à aborder ces travaux plus sérieusement, autant penser un peu écolo, c’est la tendance actuelle ; et en profiter ainsi pour amortir plus rapidement ces travaux, devenus indispensables suite à la pluviométrie de ces dernières années.
Et si cela permet de développer les jardins et la verdure dans nos villes afin de cacher une partie du béton, la pollution visuelle y gagnera. Soyons moins sots et prenons les seaux…
Philippe DELESALLE. legroupement-agadir.com
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Récupération des eaux de pluie: le Maroc fait le pari de développer ses modes traditionnels et d’innover
Face aux changements climatiques et à l’urbanisation rapide, le Maroc multiplie les efforts pour améliorer la gestion de ses ressources en eau.
Le développement des modes de collecte et d’utilisation de l’eau de pluie s’impose comme un moyen d’économie de cette ressource de plus en plus rare, preuve en est l’intérêt qui lui est accordé dans le programme de partenariat initié avec l’Allemagne, pionnier dans le domaine, et qui s’étale jusqu’à 2018.
Il faut dire qu’au Maroc, comme l’ont souligné experts nationaux et étrangers réunis cette semaine à Agadir, les techniques de mobilisation et d’utilisation des eaux pluviales ont été pratiquées pendant longtemps aussi bien dans les villes qu’en milieu rural.
“Le captage et la gestion durable des eaux pluviales a traditionnellement joué un rôle très important pour le Maroc, qui a connu beaucoup de techniques de captage et de retenue des eaux pluviales, tels que les terrasses, les Metfias et les Seguias, qui ont été développés il y a des centaines d’années pour faire face aux irrégularités du régime pluviométrique du pays”, rappelle le Directeur de l’Agence Allemande de Coopération Internationale (GIZ) au Maroc, Tilman Herberg.
Des techniques anciennes qui reviennent au goût du jour
Avec les changements climatiques globaux, ces techniques “gagnent une nouvelle importance”, non seulement pour réduire la vulnérabilité envers les sècheresses, mais aussi pour retenir les eaux et réduire les ruissellements qui contribuent aux crues et inondations, s’accordent les spécialistes.
“Le problème majeur avec l’eau est qu’elle est soit abondante ou bien rare”, explique la Zimbabwéenne Elizabeth Khaka du Programme de l’ONU pour l’environnement (PNUE) qui rappelle que 14 pays africains sur 53 souffrent aujourd’hui de stress hydrique et de rareté de l’eau, un nombre appelé à grimper à 25 d’ici 2025. Elle a déploré que le taux d’utilisation des eaux de pluies reste très infime dans les pays du sud par rapport aux pays développés ou émergents comme la Chine et l’Inde. Au Maroc, cette option revient au goût du jour vu les effets des aléas climatiques sur le régime pluviométrique qui sont aujourd’hui encore accentuées par l’impact de l’urbanisation rapide, du déboisement et du surpâturage, lesquels augmentant les crues et les effets d’érosion.
“Hier comme aujourd’hui, les maîtres-mots sont : bonne gestion et entretien”, insiste Said Gouzlane de l’Ecole Hassania des ingénieurs, qui rappelle que les enjeux que pose aujourd’hui la rareté de l’eau militent pour la valorisation des techniques traditionnelles de captage des eaux pluviales et l’adaptation au contexte marocain des meilleures pratiques appliquées à l’échelle internationale.
Les utilisations de l’eau récupérée à des fins domestiques vont de l’alimentation des toilettes, le lave-linge ou encore l’arrosage de jardins.
L’investissement consenti dépend du mode utilisé mais nombre de techniques ne nécessitent souvent pas de budget conséquent. En réunissant des experts de différentes nationalités pour l’atelier de formation d’Agadir, dans le cadre du programme de coopération maroco-allemand “Appui à la gestion Intégrée des ressources en eau (AGIRE), le secrétariat d’Etat chargé de l’eau et de l’environnement en partenariat avec l’AIZ ambitionnent justement de mettre en valeur les connaissances traditionnelles de gestion des eaux pluviales et de présenter la gamme de techniques novatrices appliquées aujourd’hui à travers le monde.Au final, il est question, indique-t-on, d’élaborer un plan d’action pour le captage et l’utilisation des eaux pluviales dans le Royaume.
D’après M. Abdelkader Benomar du Secrétariat d’Etat à l’eau et l’environnement, il est important d’identifier le potentiel des eaux pluviales au Maroc et de développer les moyens pour leur mobilisation et utilisation. “Bien que le Maroc dispose de ressources hydriques importantes, la demande en eau sans cesse croissante pour l’alimentation en eau potable, l’irrigation, le tourisme ou encore l’industrie a engendrée une forte pression sur les ressources en eau ce qui a entrainé une surexploitation des eaux souterraines et une augmentation des risques de pollution “, a-t-il indiqué.Face à l’impact de cette problématique sur le développement socioéconomique au Maroc, une nouvelle stratégie de développement du secteur de l’eau a été d’ailleurs adoptée en 2009.
Parer aux aléas climatiques
Cette stratégie vise, selon le département de tutelle, d’ici 2030, à économiser 2.5 Milliards de m3 par an à travers la gestion de la demande et à mobiliser 2.5 Milliards de m3 par an additionnels par la construction de nouveaux barrages et par la valorisation des ressources non conventionnelles comme le dessalement de l’eau de mer, la réutilisation des eaux usées épurées ou encore le captage des eaux pluviales.
Aussi, l’atelier d’Agadir s’inscrit-il dans le cadre de l’accompagnement de cette stratégie par le renforcement des capacités des cadres nationaux en matière de captage et utilisation des eaux pluviales, l’identification du potentiel en eau pluviale au Maroc et les moyens de la mobiliser à travers des projets pilotes par bassin avant un éventuel déploiement à plus grande échelle.
Globalement, le programme maroco-allemand “Agire” se décline en quatre indicateurs à atteindre d’ici juin 2018, à savoir améliorer l’efficacité du système de suivi et de contrôle des prélèvements des eaux souterraines, stabiliser la vitesse de rabattement annuelle moyenne des principales nappes dans les régions d’intervention (agences de bassin hydraulique du Tensift, Souss Massa Draa et l’Oum Er Rbia), et faire en sorte que les eaux usées domestiques épurées soient réutilisées de manière contrôlée dans des projets pilotes. Le quatrième volet consiste à assurer que les principales nappes dans les régions d’intervention soient gérées dans un cadre participatif en tenant compte de la participation notamment des femmes.
Un vaste programme qui illustre combien “l’or bleu” est une ressource de plus en plus rare et précieuse surtout au vu des changements climatiques dont l’impact est ressenti à travers sécheresses, cyclones, et inondations ca et là à travers le monde.
Omar Achy/MAP
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Logement social au Maroc : besoins et réalités
18.2.2011 par admin.

Le logement saute-t-il une classe sociale en fonction du temps ? D’un appartement de 150.000 dhs qui passe à 250.000 dhs, suite à d’âpres négociations entre les professionnels et l’Etat, voilà que les produits proposés, régis dans un cadre social pour combler les attentes de dix millions de familles, se transforment en produits immobiliers pour les MRE.
Un avantage pour eux, s’ils désirent investir. Mais est-ce encore une optique sociale qui est visée ou une réponse, afin d’écouler les logements commencés ces dernières années et qui doivent pousser comme des champignons jusqu’en 2020 ? En été 2010, n’avions-nous pas déjà vu les affiches en direction des MRE fleurir sur les façades de banques et recouvrir les panneaux 4×3 dans les villes du pays, pour appâter les acheteurs MRE ?
Le marché du logement dit social et économique ne prendra-t-il pas la direction qu’avaient connue les classifications dites de standing, avec son corollaire de jeu spéculatif dérivant ? Qui achète l’immobilier au Maroc, secteur d’investissement plus que secteur social, qui excite toutes les classes sociales ? Ne serait-il pas opportun que le logement social soit placé sous l’égide de l’Etat, afin d’ajuster le secteur locatif aux salaires réels des gens ? “L’économiquement faible” qui ne peut louer un logement digne, au vu des prix d’un marché libre donc abusif, se doit-il de devenir propriétaire dans sa logique ?
Philippe DELESALLE. legroupement-agadir.com
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Les MRE bénéficieront du nouveau dispositif de logement social
SMAP expo. /DR
Le ministre de l’Habitat, de l’Urbanisme et de l’Aménagement de l’espace, M. Ahmed Taoufiq Hjira, a annoncé, samedi soir à Bruxelles, que les membres de la communauté marocaine établie à l’étranger pourront désormais bénéficier du nouveau dispositif de logement social à 250.000 dhs.
Cette nouvelle génération d’offre de logements s’inscrit dans le cadre d’un plan de relance étalé sur la période 2010-2020 conformément aux hautes instructions de SM le Roi Mohammed VI qui a fait du logement social l’une des premières priorités du Royaume, a précisé le ministre, qui intervenait dans le cadre de la 1ère édition du salon SMAP Expo Bruxelles (4-6 février).
Ce plan, a poursuivi M. Hjira, offre plus de visibilité aux investisseurs sur une période de dix ans et garantit une stabilité fiscale dans l’immobilier social national.
Après avoir assuré que l’ensemble des prescriptions techniques de qualité et de sécurité sont soumises à un contrôle rigoureux, M. Hjira a fait savoir que l’acquéreur bénéficiera du montant de la TVA afférente à ce logement social dont la superficie est comprise entre 50 et 100 m2.
Concernant les promoteurs, le ministre a expliqué qu’ils doivent s’engager à construire 500 logements minimum sur cinq ans, tout en respectant le cahier de charges relatif à la qualité et la sécurité.
M. Hjira a de même souligné l’engagement de l’Etat au niveau du contrôle de la conformité de ces logements sociaux, la réduction des délais de l’octroi des autorisations de construire en plus du relèvement du plafond FOGARIM.
Rappelant l’expérience pionnière du Maroc à l’échelle arabe et africaine en matière du logement social, M. Hjira a indiqué que parmi les objectifs premiers de ce genre de logements figurent notamment l’élargissement du secteur organisé, la stimulation de l’économie, la promotion de la qualité, l’encouragement de la production et la diversification de l’offre immobilière nationale.
S’agissant de la première édition du “SMAP Expo Bruxelles”, M. Hjira s’est félicité de l’engouement de la communauté marocaine de Belgique qui manifeste de plus en plus un intérêt toujours grandissant pour leur pays d’origine.
Il a souligné que cette manifestation s’inscrit dans le cadre d’un programme itinérant baptisé “Road Show Europe” qui sillonnera cinq grandes métropoles européennes à savoir Bruxelles, Milan, Paris, Marseille et Barcelone.
Organisé par le groupe spécialisé dans l’ingénierie événementielle du Maroc à l’étranger “SMAP Group”, ce salon comprend des conférences-débats, des soirées artistiques, des ateliers de cuisine et des dégustations de mets typiques de l’art culinaire marocain.
Parmi les thèmes débattus lors de ce salon de trois jours, figurent notamment “Autonomie et régionalisation au Maroc”, “Décryptage et vision d’avenir du projet de société au Maroc” et “Nouveaux espaces d’expression”.
MAP
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Cinéma d’Agadir, l’IFA vous invite
17.2.2011 par admin.
CINÉ DIMANCHE
Les pieds nus sur les limaces
Dimanche 20 février 2011 à 18h
Cinéma RIALTO
Réalisé par Fabienne Berthaud
Avec Diane Kruger, Ludivine Sagnier, Denis Ménochet
France 2009, 1h48’
Tous publics
Lily, drôle et insaisissable, vit dans un univers fantaisiste en harmonie avec la nature, à la campagne, chez sa mère. Sa grande sœur, Clara, mariée et citadine, a quitté la maison familiale. A la mort de leur mère, Clara doit bouleverser ses priorités pour s’occuper de Lily. Les deux sœurs vont alors se révéler l’une à l’autre…
Art cinéma Award, la Quinzaine des réalisateurs Cannes 2010
Le 6ème festival du film de la Réunion :
Meilleure interprétation féminine : Diane Kruger dans Pieds nus sur les limaces
Prix du jury jeune : Pieds nus sur les limaces de Fabienne Berthaud.
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Nouveau Partenaire au Groupement des ERM. Un pro du pot et bien plus
17.2.2011 par admin.
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Entreprise ou assistance. Le paradoxe Franco-Marocain du développement
16.2.2011 par admin.
Moi, je suis dans l’auto-emploi

Tout pays qui se développe a besoin de créateurs. Mais tout pays développé n’encourage plus vraiment ses entrepreneurs. Voilà un paradoxe que l’on peut observer en Europe aussi bien qu’au Maroc désormais. La France regorge de gens qualifiés qui aimeraient bien entreprendre ; mais devant des marchés hyper concurrentiels et fortement encadrés administrativement comme fiscalement parlant, s’engager dans l’entreprise serait comme s’engager dans la légion, avec la promesse de voir un jour de plus beaux pays.
Au Maroc, pour beaucoup d’Européens, les choses semblent plus simples à concrétiser que dans leur pays d’origine, tandis que les locaux fraîchement débarqués des écoles, diplômes en main, ne cherchent qu’à se sécuriser en visant leur employabilité dans les entreprises, et si possible les plus importantes, voire l’administration du pays. Pourtant le Maroc, pour rappel, bien que la structuration rapide du pays pousse chacun à s’officialiser, reste un pays où chacun, par la nécessité passée, œuvre majoritairement au quotidien dans un système implicite. Un secteur où la personne est au premier rang de son propre rendement, de son propre bilan au quotidien.
Il semble que la structuration de la société oblitère l’initiative individuelle en offrant une prétendue sécurité du travail, où au bout du compte beaucoup s’en sortiraient financièrement plus mal. Si nous suivons l’exemple de la France, demain nous aurons des forces vives remplies de savoirs qui attendront aux portes des agences de recrutement, ne sachant plus que, seul et sans assistance, l’homme peut aussi trouver d’autres raisons d’exister dans un groupe. La création reste libre, même des écoles…
Philippe DELESALLE. legroupement-agadir.com
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3,4 millions des personnes actives sont dans l’auto-emploi
Le dispositif «Moukawalati» a généré 3 200 entreprises et 9 500 emplois depuis 2006.
Les sans diplôme sont les plus nombreux à se lancer dans la création de leur entreprise.
Le déficit de la culture entrepreneuriale et l’absence de financement alternatif sont parmi les principaux freins à la création d’entreprise.
L’auto-emploi, comme moyen de création de revenus et, pourquoi pas…d’emplois, commence à se développer, malgré l’insuffisance des conditions objectives (faiblesse du financement adéquat, notamment) et culturelles (culture embryonnaire de l’entrepreneuriat) pour son expansion, comme l’ont noté, à propos de l’ensemble des pays arabes, certains experts lors du séminaire international sur le sujet organisé récemment à Marrakech.
Pour aider les diplômés chômeurs et les chercheurs d’emplois à intégrer la vie active, le Maroc a mis en place en 2006 un dispositif d’appui à la création de la toute petite entreprise (TPE), connu sous le nom de «Moukawalati». Depuis le démarrage de ce programme à la fin de 2006 et jusqu’à la fin du mois de novembre 2010, 3 200 entreprises ont été créées dans ce cadre (voir histogramme), selon Hafid Kamal, directeur général de l’Agence nationale pour la promotion de l’emploi et des compétences (Anapec), gestionnaire du dispositif. Et ces entreprises ont généré 9 500 emplois, soit près de trois emplois par unité. D’ici la fin de l’année, près de 200 autres TPE devraient voir le jour, selon les estimations de M. Kamal.
Ce rythme de création est évidemment lent et les responsables, aussi bien de l’Anapec que ceux des départements ministériels concernés comme l’Emploi et le Commerce et l’Industrie, le reconnaissent. Surtout lorsqu’on sait que, faute de structures d’accompagnement post-création, les entreprises créées n’arrivent pas toutes à se maintenir en vie.
Même en atteignant «un régime de croisière» avec 1 000 à 1 500 créations par an, «cela reste très faible en comparaison avec ce qui se fait dans d’autres pays», explique le DG de l’Anapec.
«Moukawalati» en synergie avec l’INDH
Les diagnostics réalisés par l’Anapec sur l’auto-emploi, et plus particulièrement sur son programme «Moukawalati», mettent en évidence des difficultés de plusieurs ordres. On peut citer, pêle-mêle, le déficit de la culture entrepreneuriale, l’absence de financement alternatif au financement bancaire, guère adapté aux besoins de la TPE, la complexité des procédures administratives pour le démarrage des activités, les difficultés d’accès au foncier, l’absence de protection sociale (en dehors de contrats privés, jugés onéreux)… Bref, l’environnement, dans sa configuration actuelle, paraît peu propice au développement de la TPE. Ceci a amené l’Anapec à entreprendre, à partir de 2009, certaines actions en vue de pallier les déficits constatés. Outre la multiplication de campagnes audiovisuelles autour du sujet, elle a surtout opéré un rapprochement avec l’Initiative nationale de développement humain (INDH) pour le financement de certains projets. Moyennant la conclusion de conventions de partenariat avec des provinces, une vingtaine d’entreprises ont pu être créées cette année par ce mécanisme.
Toujours pour atténuer les difficultés de financement, l’Anapec a également mis en place des plates-formes régionales d’appui à la création de la TPE, et l’expérience menée à Agadir, baptisée «Souss Massa Draa Initiative», a permis le financement de 43 projets depuis 2009. «Cela laisse penser que cette expérience pourrait donner encore de meilleurs résultats», espère-t-on à l’Anapec.
Mais au-delà du dispositif «Moukawalati», qui est, après tout, de création récente, que représente aujourd’hui l’auto-emploi dans le développement de l’emploi au Maroc de façon générale ? Selon les statistiques du Haut commissariat au plan (HCP), l’auto-emploi (dans lequel sont regroupés les indépendants et les employeurs(*)) pèse un bon tiers dans l’emploi total : près de 33% au troisième trimestre de 2010, soit environ 3,4 millions d’emplois.
Les diplômés de niveau supérieur peu présents dans l’auto-emploi
Ce n’est évidemment pas négligeable, sauf que cette proportion semble s’inscrire dans une certaine stagnation. Et cette stagnation concerne aussi bien les indépendants que les employeurs (voir tableau). L’explication de ce phénomène, outre les difficultés déjà mentionnées, pourrait avoir un lien avec la qualification des porteurs de projets. La structure de l’auto-emploi selon le diplôme montre en effet, chez les indépendants, que les sans diplôme sont les plus nombreux : 2 287 232 personnes, soit 80,5% des travailleurs indépendants. Quelque 485 089 personnes ont un niveau moyen (17%) et seulement 70 182 ont un niveau supérieur (2,5%). C’est exactement la même configuration que l’on observe chez les employeurs, avec certes une différence moins prononcée quant aux écarts qui séparent chaque catégorie : 45,2% pour les sans diplôme, près de 30% pour les diplômés moyens et moins de 25% pour les diplômés du supérieur.
L’autre caractéristique de l’auto-emploi, qui découlerait d’ailleurs probablement de ce qui précède, c’est qu’il est marqué par un sous-emploi assez élevé ; du moins comparativement au sous-emploi dans l’emploi total. En effet, le sous-emploi pour l’année 2009 (cette donnée est seulement annuelle) représente 30% de l’auto-emploi quand il n’est que de 10% dans l’emploi total !
Tout cela corrobore le constat selon lequel l’auto-emploi est encore faible, non plus seulement d’ailleurs au Maroc mais partout dans les pays arabes. Il n’est pas surprenant, dans ces conditions, que «75% de l’économie arabe et 90% de son commerce» soient contrôlés par…5 000 familles, comme l’a indiqué un responsable de l’Organisation arabe du travail lors du séminaire de Marrakech sur l’auto-emploi. (*) Définition : les indépendants sont les personnes qui travaillent pour eux-mêmes, et les employeurs sont ceux qui emploient les autres et…s’emploient eux-mêmes.
Salah Agueniou
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Un 17ème salon du livre de Casablanca avec des chaises vides
15.2.2011 par admin.
“Longtemps, longtemps, longtemps, après que les poètes ont disparu…” Voilà l’air que l’on entendrait cette année au salon du livre de Casablanca, le SIEL, suite au boycott des auteurs marocains et des poètes. Ce salon 2011 ayant mis l’Italie à l’honneur, les auteurs reprocheraient à l’organisation et au Ministère de la Culture du Maroc de ne pas avoir sélectionné plus objectivement les invités de ce pays, sans parler de leur propre reconnaissance au Maroc au niveau des services administratifs culturels, qui les laissent bien seuls avec leurs pages blanches le reste de l’année.
Certes, pour ceux qui ont joué le jeu de se déplacer à Casablanca pour cette occasion spéciale, les amoureux des mots et du livre papier, il subsiste souvent un goût d’amertume. L’on reste sur sa faim intellectuelle face à un grand hall commercial, où parmi les quelques librairies bien connues se faufilent celles plus nombreuses qui viendraient réaliser leur chiffre d’affaires annuel, voire vider à coup de remises et en lots promotionnels leurs innombrables stocks ; une partie du salon se transformant ainsi en gigantesque vente de livres religieux ou de Coran, quasiment au kilo.
Quand bien même vous voudriez suivre une conférence, faudrait-il y avoir accès, sous réserve que l’organisation ne foire quelques heures avant, beaucoup s’en souviennent encore, quand ce n’est pas parfois le report de 24 heures de l’inauguration officielle.
Quand bien même vous seriez un écrivain, un auteur, qui se présente à ces éditeurs toujours heureux de vous recevoir ou de vous présenter à leur cour présente, vous restez étonné ensuite de ne plus avoir aucune nouvelle de vos tapuscrits laissés, pas même un contact après de nombreux rappels ou mails répétés. Idem si vous êtes déjà édité en Europe et que vous voudriez alors contacter les nombreux professionnels imprimeurs présents sur le salon qui, eux aussi et même en les payant pour faire autoéditer vos livres, ne vous contactent jamais plus ensuite ni ne donnent de réponse à vos demandes de devis. A croire que les exposants des salons (pas seulement celui du livre) ne viennent que s’exposer personnellement pour apparaître dans les pages des journaux le premier jour.
A quand un salon SIEL à Casa avec uniquement des auteurs du Maroc et de tous les pays attendus par un public amoureux des mots ? Comme répondraient les éditeurs très poliment, selon la formule consacrée de refus de votre texte d’auteur : ”Vous n’entrez pas dans notre ligne politique éditoriale”… Avec nos salutations.
Philippe DELESALLE. legroupement-agadir.com
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17ème Salon de l’Edition et du Livre de Casablanca
L’éditrice Layla Chaouni, décorée Chevalier des Arts et des Lettres.
Outre découvrir des livres, rencontrer des auteurs et débattre, le Salon de l’Edition et du livre est aussi une occasion de récompenser ceux qui agissent pour la culture. Ils ont ainsi été quatre dont Layla Chaouni, Directrice des Editions le Fennec, à avoir été décorés samedi soir à la Résidence du Consul de France à Casablanca par Frédéric Mitterrand, ministre français de la Culture et de la Communication.

Layla Chaouni, Directrice des Editions Le Fennec, en compagnie de Frédéric Mitterrand, ministre français de la Culture et de la Communication, samedi soir après avoir reçu le titre de Chevalier des Arts et des Lettres.
aufait :Vous êtes l’une des quatre personnalités à avoir été décorée par Frédéric Mitterrand, ministre de la Culture et de la Communication français. Comment s’est passée la remise de cette récompense?
-J’ai été informée il y a seulement quelques jours. Frédéric Mitterand souhaitait, lors de sa venue au Salon attribuer ces décorations et cela a été fait, de manière moins formelle que de coutume. Cela m’a fait très plaisir car c’est pour moi une reconnaissance officielle du travail effectué.
Vous êtes actuellement présente avec votre maison d’édition sur le Salon de l’Edition et du Livre de Casablanca. Quel est votre ressenti après ce week-end d’ouverture de l’édition 2011?
-De mon avis et de ceux de nombreux professionnels présents au Salon, il y a vraiment peu de monde pour le moment en comparaison avec les autres années. Je pense que cela vient d’une faible médiatisation et du fait que les fêtes tombent cette semaine.
Est-ce, selon vous, un mauvais signe pour l’évolution de la place du livre au Maroc et de la lecture dans les habitudes des marocains?
-Je pense que l’évolution de la place du livre et de la lecture au Maroc est positive. La production d’ouvrages est de plus en plus importante et c’est, malgré tout, la 17ème édition du Salon, qui commence à ressembler à un vrai Salon international. Le problème du manque de public vient principalement, je pense, d’un manque de communication et d’un manque de consultation des professionnels du secteur pour son organisation. Cette année l’Union des écrivains du Maroc a d’ailleurs boycotté le Salon.
Outre Layla Chaouni, Frédéric Mitterrand a décoré Tajeddine Baddou (ancien Ambassadeur du Maroc en Italie), Jacqueline Aluchon (architecte et fondatrice de l’association Casamémoire) et Benaissa Msiid (acteur associatif et activiste culturel Allemagne/Maroc).
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