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Une maison de retraite au Maroc ?
Maison de retraite ou maison médicalisée, seniors actifs ou seniors dépendants : deux approches différentes.

La maladie a un coût, encore plus dans un pays qui n’est pas couvert par un régime collectif de sécurité sociale optimum. Certes il en existe un au Maroc, mais encore trop insuffisant pour répondre aux attentes des gens et les rassurer comme en Europe.
L’autre inquiétude réside aussi dans un système technique médical de terrain. Pour un Marocain, le passage dans un hôpital public le stresse plus sûrement qu’il ne le calme ; en cas d’urgence mieux vaut avoir sa famille proche au plus près et ce porte-monnaie collectif constitué, réunis au pied de son lit pour penser s’en sortir.
Le soin ou la ruine, ou l’endettement des familles, est surtout la question posée en cas de problèmes médicaux sérieux, la seule sécurité sociale pouvant s’estimer au nombre des siens qui cotiseront directement alors pour le malade au moment présent.
Les cliniques privées sont moins directes, mais la facture lourde tombe à la sortie ou dès l’entrée, quand l’accueil s’assure à son tour que vous pourrez bien assumer le paiement global avant tout acte. Une journée d’hôpital ferait bien plus peur aux gens que le bistouri ; un mal réduit en quelques jours en crée un autre dans le temps pour beaucoup de familles, qui perdront parfois bien plus financièrement qu’une cotisation régulière à la CNSS qui, si elle était assumée par tous, relèverait éventuellement le défi médical.
En attendant, des solutions privées arriveraient. Si de nombreux malades, notamment âgés, sont pris en charge dans les familles, le développement rapide de la société fait que désormais les enfants ne sont plus tous disponibles pour assumer ce point. Même si la culture, autre aspect social collectif important existe au Maroc, la problématique des personnes âgées ou gravement malades se doit de rechercher des solutions extérieures désormais.
Pour l’Européen étranger le problème est autre ; la fourmi ayant travaillé tout l’été se trouve moins prise au dépourvu que la cigale, quand la maladie fut venue… Il assume avec plus de sérénité la problématique au Maroc. Il peut le cas échéant se retrouver dans les structures de son pays d’origine entouré des meilleurs spécialistes.
Concernant les personnes âgées dépendantes qui réclament une médicalisation suivie ou du moins un encadrement continu, les structures comme les maisons de retraite n’existent pas vraiment au Maroc pour l’instant. Les seniors ne sont vus que comme des “actifs” et des investisseurs dans de nombreux projets en leur direction, mais la situation changera rapidement. Les étrangers arrivent en nombre et la question se pose déjà pour beaucoup, sachant aussi que la réponse européenne et ses tarifs stresseraient dorénavant autant les concernés que leurs familles…
Etrangers et Marocains se posent donc les mêmes questions, qui verront arriver prochainement des solutions. La maison de retraite assurant la médicalisation ou un encadrement suivi devient de plus en plus présente dans les attentes et les demandes.
Un exemple : un étranger résidant au Maroc depuis de nombreuses années, se devant d’assumer son parent, une mère âgée dépendante, n’a d’autres solutions que de faire venir la personne chez lui, et éventuellement de faire appel à une aide à domicile ou une infirmière privée. Le niveau des salaires permet encore cela plus facilement qu’en France.
Des projets de maisons médicalisées ont survolé la communication un moment ces dernières années, mais ne semblent pas encore sortir du sol pour l’instant. Des volontés existent mais réclament certainement une approche délicate, entre hébergements et normes, la médicalisation et l’encadrement des retraités n’étant pas une approche culturelle évidente au Maroc.
Un secteur professionnel à aborder sérieusement entre les investisseurs étrangers, premiers concernés pour l’instant, et les instances du pays.
Un secteur qui bougera et à suivre désormais.
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Blog: http://legroupement.com
Site: http://legroupement-agadir.com
Service Investissement Seniors/Privés/Professionnels:
http://legroupement-agadir.com/le-groupement-conseil/
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http://www.leconomiste.com/article.html?a=102940
Hospitalisation à domicile Le concept s’implante au Maroc
· Matériel médicalisé et soins postopératoires sur demande
· Hospidom a le quitus de certains praticiens

Le concept est encore peu connu au Maroc. Pourtant, l’hospitalisation à domicile fait déjà figure de bonne vieille recette en Europe et en Amérique du Nord. Au Maroc, il est même encore méconnu de certains professionnels de santé. C’est dans ce flou artistique que Fayçal El Harouchi a choisi de s’engouffrer, en créant Hospidom, la première au Maroc à offrir le service complet de «confort médical à domicile» sur base de location.
L’hospitalisation à domicile est une prise en charge à part entière, qui se fait chez le patient, une fois le gros du traitement est assuré par un praticien dans un établissement médical. Une sorte de «permanence des soins et de suivi 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7», s’adressant aux personnes atteintes de pathologies lourdes, nécessitant des soins souvent complexes et fréquents. L’offre de Hospidom permet ainsi de prendre en charge, à leur domicile, les patients souffrant de pathologies lourdes, aiguës ou chroniques, en phase évolutive ou terminale. En règle générale, elle s’adresse à tout patient en convalescence et à mobilité réduite. Bien plus, selon El Harouchi, «le but est de positionner Hospidom comme une entreprise à caractère familial, proche du patient et du praticien». A ce titre, la genèse de son entreprise a consisté (et consiste encore) à recevoir la bénédiction du médecin traitant. Une sorte de quitus d’aptitude palliative à l’hospitalisation prolongée, souvent pas nécessaire et coûteuse, dans les établissements de santé. Quel est l’intérêt de ce concept? Selon le directeur général de Hospidom, «l’hospitalisation à domicile permet aux patients de rester dans leur environnement, près des leurs, avec des intervenants habituels, si besoin, à savoir médecin traitant, pharmacien, kinésithérapeute, infirmiers».
De même, c’est «une réponse concrète au problème de financement du système de santé, lié au vieillissement de la population, et peut-être une réponse à la désertification médicale en zone rurale». On n’en est pas encore là. Car l’offre de Hospidom, créée il y a quelques mois, ne dispose pour le moment que de quelques packs, répartis en deux offres locatives. Un pack de base loué à 800 DH HT les 8 jours, qui se compose d’un lit médicalisé électrique complet et d’une table de chevet inclinable. Sur demande du patient, d’autres éléments peuvent y être adjoints. Ce qui induit un surcoût. B. T.
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