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Archive pour sept  

Agadir: “Un Tramway nommé désir” ou “Taxi driver”. Transport peu commun ?

bus-agadir-et-transport.jpgCa y est, les nouveaux bus d’Agadir sont enfin arrivés.

Vous n’avez pas pu les rater depuis quelques jours dans les avenues de la ville. Non pas qu’ils soient particuliers, mais disons que par le changement qu’ils représentent face aux anciennes verrues bleues fumantes et poussives qui détérioraient l’image de cette ville balnéaire et touristique, ils seraient plus visibles que d’autres bus pour les habitués.

un-tramway-nomme-desir-1.jpgIls donnent enfin envie aux résidents étrangers comme aux touristes de se déplacer collectivement , comme c’est le cas dans la ville de Marrakech, où la société ALSA est déjà présente.

Reste que la problématique du transport collectif n’est pas résolue pour tous en cette ville, où beaucoup sont obligés de faire appel aux fameux taxis orange individuels, trés pratiques au rappel, mais surtout aux taxis collectifs, les fameux Mercédès crème, avec les aventures à surprises.

L’urbanisation de la ville et le transport urbain restent à s’accorder en vue d’un développement commun désormais, une autre histoire ou anomalie à résoudre avec encore un peu de temps…

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Agadir

Le transport urbain connaît des anomalies

Les taxis, toutes catégories confondues (grands et petits) ne répondent ni aux normes sécuritaires, ni à celles du confort.

La ville d’Agadir et ses régions souffrent depuis d’ores et déjà d’une éternité d’anomalies structurantes en matière du transport urbain par autobus.

Mais la convergence des volontés, celles, bien entendu, des autorités centrales, régionales et locales pour la clôture de ce dossier que l’on peut qualifier d’épineux, a débouché dans un premier temps dans le recours aux solutions provisoires et partiellement efficaces, s’assignant, notamment l’apaisement des souffrances des habitants de cette cité pendant les horaires de pointe, celles des étudiants de la faculté Ibnou Zohr notamment. Et ayant débouché dans un second temps dans des solutions plus profondes via l’attribution de la gestion déléguée provisoire du transport de personnes par autobus à l’opérateur potentiel espagnol Alsa City, détenteur d’un cahier de charges, quantitativement et qualitativement parlant, colossal et doté d’un arsenal draconien comptant 156 autobus neufs et dotés, également, d’une stratégie proprement dite innovatrice impliquant, entre autres, le déploiement de deux trambus, dont l’un assurera la liaison entre Tikiouine et le port quant à l’autre, il liera entre Ait Melloul et la place Assalam. La population évoluant au niveau du grand Agadir aura l’opportunité d’accès à ces prestations, avance-t-on, au début du mois de septembre prochain.Or, la naissance de nouveaux pôles urbains et de nouveaux complexes résidentiels au contour de la ville à l’issue de l’opération d’éradication des bidonvilles et de celle de relogement des ménages ciblées à travers cette opération et à cause du boom que connaît le secteur du logement, en général, appelle toutes les autorités compétentes à la méditation sur des solutions additionnelles concernant, surtout, les autres genres du transport, dont certains sont légaux, les taxis en l’occurrence et d’autres qui ne le sont point, le transport clandestin, sous-entend-on qui devrait être, infailliblement, boycotté.
Après, toute une journée de labeur, les habitants de cette ville et de ses agglomérations sont quotidiennement exposés à la souffrance à cause des comportements irréfléchis des chauffeurs de taxis qui les font attendre pour une bonne poignée de temps allant parfois jusqu’une heure, voire plus pour les dérober dudit prix tarifaire additionnel de 50%.
Pire encore est l’état de ces taxis toutes catégories confondues (grands et petits) ne répondant ni aux normes sécuritaires, ni à ceux du confort.
Une situation quasi lamentable est celle de ces chauffeurs, ceux notamment, qui sont livrés aux attentes marathoniennes à la sortie de l’aéroport Al Massira.
Des attentes dépassant parfois les deux jours, dans l’absence des sanitaires ou, au moins, d’un espace qui puisse les mettre à l’abri de la chaleur accablante des jours d’été et du froid et de la pluie pendant l’hiver.

La plupart de ces drivers sont obligés d’assurer, avant de penser à quoique ce soit, la cagnotte qu’ils livrent, chaque jour, à leurs patrons.
Une autre déficience d’ordre organisationnel portant, bien effectivement, sur l’organisation des places des taxis, à la place Assalam ou partout ailleurs et sur la répartition de cet arsenal sur les différentes destinations fait que certaines bénéficient d’une marge importante des prestations que prodigue ce genre de transport au détriment d’autres qui sont souvent peu ou pas desservies, à savoir Taddart/Anza, hay Mohammadi, hay Al Farah etc.

Appel à une approche globale

Devant cette situation, les concernés des affaires de ce transport sont appelés, aujourd’hui plus que jamais avant, à trouver des solutions selon une approche globale, tenant, d’abord, en considération l’image de la ville d’Agadir, réputée de première destination balnéaire à l’échelle africaine, tenant, ensuite, avec une ample considération le flux de touristes marocains et étrangers sur cette cité grâce à sa liaison au réseau autoroutier et tenant en fin en une aussi ample considération les conditions où évolue cette couche sociale que représentent les chauffeurs de taxis.

Délais de paiement ou outil de gestion au Maroc ? L’arbre qui cache des dépôts de bilan va être abattu prochainement.

retard-de-paiement.jpg

Les gens honnêtes sont souvent les dindons de la farce devant ceux qui ne respectent pas les principes élémentaires des affaires. Si chacun sait que le secteur formel se retrouve devant le secteur informel dans les affaires au Maroc, il n’est pas facile de pouvoir gérer ce risque devant certains clients ou fournisseurs.

Le retard de paiement de nombreuses entreprises est quasiment devenu un outil de gestion pour beaucoup d’affairistes amateurs qui se jouent du temps, qui reste de l’argent. Sur ce point la logique reste commune des deux côtés.

Un simple audit de quelques heures dans de nombreuses entreprises et non des moindres soulèverait rapidement le fait que nombreuses n’existent encore que sur le dos et les difficultés d’autres entreprises qui les soutiennent par force plus que par volonté.

Si les entrepreneurs du Maroc sont toujours très occupés, toujours en course entre deux rendez-vous professionnels, cela ne relève pas toujours d’une hyper activité économique par les clients qui attendent, mais plus du fait qu’ils représentent aussi et en grande partie leur propre service de contentieux. Combien passent la majeure partie de leur temps à courir derrière les promesses de paiement, combien récupèrent après des mois seulement et maintes démarches usantes le fruit de leur travail ? Quand ils le récupèrent, sachant très bien que l’attente au Maroc évite celle de la justice ensuite, voire inutile selon les sommes ou les frais que cela réclamerait.

Mais autre fonctionnement et développement dans les règles réclament enfin de faire le ménage sur ce point, la trésorerie sur les autres ne sera plus un outil de gestion prochainement, et les recours seront alors possibles et les indélicats ou mauvais gestionnaires se verront rappelés.

Cela présagera quelques dépôts de bilan nouveaux pour de nombreuses entreprises, qui ne pourront reporter leurs manques vers les banques.

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Délais de paiement : Le projet de loi tant attendu est enfin prêt


Un texte pour mettre de l’ordre. 60 jours maximum, pénalités dissuasives, recours… les apports.Un observatoire pour analyser les dérives.

aa1.jpg

Bouffée d’oxygène pour le monde des affaires! Le projet de loi tant attendu sur les délais de paiement est enfin prêt. La dernière mouture a été validée par la Commission PME/CGEM de la Confédération générale des entreprises du Maroc (CGEM) et transmise au ministère du Commerce et de l’Industrie, en charge de ce chantier. «Le texte fait l’unanimité de tous les opérateurs économiques», explique Kadmiri, président de la Commission PME. La réglementation vient combler un vide qui a duré trop longtemps. En effet, aucune disposition légale ne fixait de délai de paiement des créances. La loi 6-99 sur la liberté des prix et de la concurrence y faisait vaguement allusion, mais ne fixait ni délai pour le règlement des créances ni d’intérêt de retard et encore moins de voie de recours. Il s’agit de l’alinéa 1 de l’article 54. Celui-ci stipule qu’il est interdit de pratiquer des délais de paiement discriminatoires et non justifiés à l’égard d’un partenaire économique en créant pour lui un désavantage ou un avantage dans la concurrence. Par conséquent, faute d’un cadre juridique clair, les entreprises lésées n’avaient aucun recours contre le diktat de certains donneurs d’ordre. Les délais s’allongent donc, dépassant parfois 180 jours. Ces échéances, qui dépassent tout entendement, sont en réalité dues à un cercle vicieux: chaque entreprise détient des créances auprès d’une autre. Conséquence: plusieurs PME pâtissent à cause de la rubrique créances impayées. Certaines en sont même réduites à mettre la clé sous le paillasson à cause de problèmes de trésorerie. «L’argent est immobilisé pour supporter les mauvais clients au lieu d’être investi», signale le président de la Commission PME.C’est pourquoi les opérateurs économiques réclament depuis plusieurs années la réglementation des délais de paiement. Le texte a été rédigé par le ministère du Commerce et de l’Industrie et la CGEM. Plusieurs ministères ont été mis à contribution: Affaires générales et économiques, Justice, Finances… «Les pouvoirs publics adhèrent à cette revendication du monde des affaires car ils sont conscients que beaucoup d’argent échappe à l’investissement à cause du problème des délais de paiement», affirme Kadmiri. De plus, l’élaboration d’une loi sur la question n’aura aucun impact budgétaire. Le nouveau texte a donc le mérite de mettre fin à une situation de non droit. Il a pour ambition de fixer un délai pour le paiement des créances: entre 60 et 90 jours maximum. Un détail qui reste encore à trancher par le ministère du Commerce et de l’Industrie. Mais comme un benchmarking a été conduit au niveau du pourtour méditerranéen, il est fort probable que le Maroc opte pour 60 jours à l’image de la Tunisie qui vient de légiférer dans ce sens. La nouvelle réglementation sera applicable aussi bien à l’administration publique, les établissements placés sous sa tutelle, que les entreprises privées. «Mais les entités qui le souhaitent peuvent opter pour des délais plus courts», précise Kadmiri.Autre apport du nouveau texte, l’instauration d’une pénalité de retard dissuasive à l’encontre des mauvais clients. Les intérêts de retard seront bientôt fixés par le département du Commerce et de l’Industrie. L’on parle d’une pénalité de l’ordre de 15% du montant de la créance.Par ailleurs, le projet de texte prévoit des voies de recours. Contrairement au schéma précédent, le tribunal de commerce pourra statuer rapidement sur un litige portant sur les délais de paiement des créances. Un observatoire des délais de paiement sera également instauré. Il aura pour mission d’analyser les bilans des entreprises pour constater les dérives et identifier les clients et les secteurs mauvais payeurs. De plus, les commissaires aux comptes sont appelés à faire mention, dans leurs rapports, des délais de paiement pour les grandes entreprises.

En France, la loi de modernisation de l’économie, adoptée en 2008, fixe à 45 jours fin de mois, ou 60 jours à compter de la date d’émission de la facture le délai de paiement entre les entreprises. Le taux plancher des pénalités de retard est égal à 3 fois le taux d’intérêt légal. Pour certains secteurs, un délai (avant le 1er janvier) est accordé pour se conformer à la loi.

Les PME, banques des grandes entreprises.

Le non-paiement des créances dans des délais raisonnables est un phénomène généralisé. Entreprises publiques, collectivités locales, grands groupes, grandes et petites entreprises sont tous logés à la même enseigne. Aucun secteur économique n’y échappe. Ce qui confère au Maroc une mauvaise image en matière de climat des affaires. Pour Hemmad Kessal, ancien président de la Fédération des PME et enseignant à l’université Al Akhawayn, «l’absence d’une loi fixant les délais de paiement est à elle seule un facteur rebutant pour les investisseurs, qu’ils soient nationaux ou étrangers». Ce qui lui fait dire que «les PME sont ainsi devenues les banques des grandes entreprises». Ainsi, d’un côté, des entreprises sont artificiellement maintenues en vie parce qu’elles ne paient pas leurs créances. Et de l’autre, des PME performantes souffrent à cause du problème de dettes.leconomiste.com

Maroc : les avions annoncent le tourisme comme les hirondelles annoncent le printemps.

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Des avions en plus des charters et du low cost en nombre, il en faut de la place pour les recevoir, autant que de chambres d’hôtels en prévision de 2020, nouvel objectif. Fès suivra-t-elle la logique de Marrakech et d’Agadir en matière de tourisme ? L’avenir nous le dira, les prévisions l’annonceraient déjà.

L’aéroport de Marrakech, à peine remis de son dernier agrandissement se verra doubler de volume et ainsi dépasser les capacités actuelles de celui de Casablanca.

Du pain sur la planche donc pour ces dossiers, encore plus pour les professionnels du tourisme qui devront remplir tous ces nouveaux avions. Les hébergements et hôtels devraient voir arriver cette nouvelle comme un espoir pour leur remplissage prochain, du moins pour ceux qui attendent tout du ciel.

Inch’Allah, en conclusion…

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Aéroports : Fès-Saïss et Marrakech-Menara passent au format XL

L’Office national des aéroports (ONDA) a lancé deux appels d’offres de présélection pour la construction de nouveaux terminaux dans les aéroports internationaux de Fès-Saïss et de Marrakech-Menara. Fès-Saïss multipliera sa capacité par six et Marrakech-Menara par deux.

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TerEn janvier dernier, le directeur général (DG) de l’ONDA de l’époque, Abdelhanine Benallou, avait annoncé la construction du nouveau terminal à Fès. Le présent avis de présélection vient confirmer cette annonce. Le futur terminal d’une superficie de 26 000 m2 sera un  bâtiment composé d’un rez-de-chaussée avec sous sol. Objectif, augmenter la capacité totale de l’aéroport à 3 millions de passagers par an contre seulement 500 000 passagers pour le moment. Un autre appel d’offres a été lancé pour l’extension de l’aéroport international de Marrakech avec la construction d’un 3e terminal (T3) de 26 000 m2. Ultérieurement, il est prévu de faire des travaux d’agrandissement des terminaux afin d’accueillir des Airbus A380 à Marrakech. A terme, l’ensemble - le terminal 1 complètement rénové en 2008,  le terminal 2 mis en service en 2005, et le nouveau T3 - portera la capacité de Marrakech-Menara à 10 millions de passagers par an contre environ 4 millions actuellement. Pour comparaison, l’aéroport Mohamed V de Casablanca a actuellement une capacité de 16 millions de passagers par an. 

Ces travaux d’édification de nouveaux terminaux sont financés en partie par un prêt accordé à l’ONDA par la Banque africaine de développement (BAD). La date limite de dépôt de soumission à ces offres a été fixée au 30 septembre 2010 par l’autorité en charge de l’aviation civile au Maroc. Pour rappel, Abdelhanine Benallou, l’ancien DG de l’ONDA indiquait que les travaux du nouveau terminal de Fès devraient commencer en septembre 2010. Difficile de voir ce délai respecté, sachant que les avis  d’appel d’offres seront diffusés en octobre 2010. De toutes les façons, le nouveau directeur général Dalil Guendouz, nommé le 1er février 2010, a du pain sur la planche. 

Ibrahima Koné Yabiladi.com

Economie du Maroc : une pieuvre sclérose-t-elle le pays ? Le Parrain, ou la Firme ?

Le cœur d’un système capitaliste dans un pays aurait-il un autre battement dans son fonctionnement que le cœur du système capitaliste mondialisé au-dessus de lui ?

6nemaay8.jpgLe continent Afrique a-t-il eu besoin en outre d’attendre le système officiel comme partout ailleurs dans ce monde pour comprendre que l’argent et le pouvoir étaient la puissance sur les autres ? L’époque n’est plus aux tribus mais aux familles, voire aux individus depuis un bon moment, où chacun sur le grand échiquier de ce monde, même hors de toutes les frontières qu’on dit culturelles, tente chaque jour d’avancer ses pions face aux autres. Chacun ayant à coeur de se transformer de pion en cavalier, en tour, en reine ou en roi pour mettre les autres face à l’échec et mat.

Y aurait-il une mafia ou une pieuvre sur l’économie marocaine, ou est-ce comme partout ailleurs un ensemble d’hommes qui, par leur mouvement collectif dans une même direction enviable économiquement, donneraient simultanément et sans en prendre conscience la couleur des choses ?

la-firme.jpgPourquoi un pays qui se développe trouve-t-il toujours ses principales ressources dans le ciment, le béton, la construction en général ? Et à l’instar des plus gros en ce secteur que dénonce le plus petit, ces plus petits désormais auraient-ils un autre discours que celui de l’appartement, du terrain, des biens, qu’ils considèrent eux aussi comme une rente spéculative pour demain, comme une sécurisation que ne saurait apporter la société ?

Alors, Le Parrain ou La Firme ?

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http://www.lesoir-echos.com/2010/08/27/immobilier-et-banques-les-piliers-de-l%E2%80%99economie-de-rente/

Immobilier et banques : Les piliers de l’économie de rente

La richesse du Maroc serait soigneusement mise à sac par une bande de rentiers organisés et sans scrupules, aspirant jusqu’à plus soif tout ce que le Maroc posséderait. Ce sont toujours les mêmes, nous dit-on d’un air entendu, qui tirent les ficelles et qui gardent tous leurs biens à l’étranger.

Ce groupe engloberait, dans l’imaginaire populaire, les politiques, les militaires, les Fassis et autres pachas locaux.S’il n’y a pas lieu de stigmatiser une catégorie de population par rapport à une autre, ces sentiments largement partagés par nos concitoyens décrivent un modèle économique sclérosé par des situations de rente fortement encouragées par un système financier rigide et une spéculation foncière débridée. 

Si le Maroc, en tant qu’état, ne s’appuie pas sur une rente particulière, le système économique interne du pays est excessivement favorable aux rentiers, pénalisant ainsi les nombreux efforts déployés pour créer de nouvelles richesses. Ainsi les banques marocaines sont quasi-imperméables à tout financement de projet, fût-il solide, si ce financement n’est pas soutenu par ce qu’ils appellent dans leur jargon «des garanties réelles» donc des hypothèques sur des biens immobiliers. Partant de ce constat, seuls les personnes dotées d’un bien qu’ils possèdent déjà sont à même d’entreprendre.

L’état tente de palier à cette problématique avec les défunts crédits «jeunes promoteurs» ou le programme «Moukawalati» en se heurtant dans ces démarches à l’incivisme ambiant de souscripteurs sans envergure encouragés par des partenaires peu fiables. Le système financier marocain qui semble mature pour la collecte des dépôts, l’accompagnement des classes moyennes et aisées ou encore le financement des grandes entreprises ne sert finalement qu’à la gestion du capital existant et est de ce fait au service de la rente.

Sous d’autres cieux, les entreprises naissantes à fort potentiel portant le nom prometteur de «start-up» sont appuyées par un énorme réseau de fonds dit d’amorçage; les entreprises en difficultés, mais qui affichent des perspectives positives sont, elles aussi, largement financées par le système bancaire aussi efficace qu’impliqué dans l’activité de ces dernières.

Ces systèmes de financement requièrent du professionnalisme dans le suivi, une culture de la transparence et une certaine maîtrise des risques. Les banques marocaines doivent s’engager dans une approche bienveillante du risque rémunéré par des profits à l’instar de toutes les autres entreprises au lieu de tirer leurs bénéfices d’un système oligopolistique de rente. Notre système de rentes s’appuie aussi sur la spéculation immobilière. Casablanca, par exemple, affiche une densité de population de 10’900 habitant/km2 plus importante que celle de New-York (6’700 hab/km2) ou de Milan (9’400 hab/km2). Il suffit de parcourir quelques centaines de mètres au-delà du périmètre urbain pour trouver des étendues désertées et déjà possédées par de riches spéculateurs attendant que la ville se développe à coups de dérogation et de nouveaux schémas directeurs pour tirer profit de leurs investissements «éclairés».

La pression sur les prix à l’intérieur des villes est maintenue grâce à une politique dite «d’urbanisation contrôlée» destinée à accompagner le développement des villes par les infrastructures nécessaires mais qui, in-fine, encourage la spéculation aussi bien à l’intérieur des agglomérations que dans les périphéries.

L’état tente d’y remédier en créant de nouvelles villes et en essayant de préserver les couches les plus fragiles de la population par le logement social ou encore en encourageant l’investissement à travers les zones industrielles mais se heurte à une myriade de magouilles organisées détournant systématiquement tout programme de ces objectifs originels.

Que se passerait-il si les pouvoirs publics libéraient, dès demain, 1 million d’hectare à l’urbanisation au sein et autour des 6 plus grandes villes du royaume ?

Primo, la valeur des biens immobiliers diminuerait de moitié ruinant quelques entreprises constituées autour de la spéculation immobilière.

Secundo, la valeur des garanties dites « réelles » serait par conséquence divisée par 2 forçant les banques à se doter des compétences adéquates pour mieux analyser leur exposition actuelle et future aux risques.

Tertio, les ménages, qui n’ont pas encore pu le faire, seront très heureux de profiter d’une telle baisse de prix à l’achat et par voie de conséquence à la location augmentant mécaniquement leur pouvoir d’achat et libérant des moyens pour la consommation d’autres produits.

Ceci n’est bien entendu qu’un rêve car il existe tellement de forces pour contrecarrer cette proposition qu’il serait vain de s’y attarder plus longtemps.

Un système économique qui plombe l’initiative et alimente la rente ne peut en aucun cas accompagner les ambitions légitimes de développement que le Maroc affiche avec une certaine fierté et beaucoup de volontarisme. Nous avons tort de penser que notre système financier est sain car il aurait survécu à la crise. Nos banques ont résisté (ce qui reste à démontrer) car elles engrangent des bénéfices confortables sans prendre le moindre risque en s’appuyant sur des valorisations immobilières créés artificiellement et jalousement protégées. Les solutions techniques pour résoudre cette problématique sont multiples et d’une simplicité désarmante mais comme disait Voltaire : «Gouverne qui peut ; et quand on est parvenu à être le maître, on gouverne comme on peut».

Le tajine Marocain à volonté ou le Flunch Français ?

Après les opérateurs téléphoniques européens et français qui, par leur extension en terres étrangères, maintiennent les bénéfices de leurs actionnaires, d’autres secteurs ne rateront pas l’ouverture présente vers ces nouvelles terres. Les hamburgers divers et pizzerias étant déjà implantés dans les grandes villes du Maroc, il ne manquait plus que la “French touch” en matière de restauration de masse par l’arrivée prochaine de la “chaîne alimentaire” Flunch.

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Buffet à volonté ou volonté économique, le tajine perdurera-t-il à l’heure du repas d’ici quelques années, par les habitudes nouvelles d’une jeunesse Marocaine ? L’objectif restera, souhaitons-le, limité aux grandes villes du pays, car entre le hamburger-frites-coca ou la pizza carton aux quatre olives, la cuisine Marocaine et le tajine resteront dans le cœur des connaisseurs locaux comme étrangers.

L’annonce de Flunch ne dit pas néanmoins si vous aurez le tajine ou le couscous du vendredi ni le ftour du ramadan à volonté toute la nuit, le marketing réservant ses secrets et promotions pour l’ouverture…

Bon appétit à tous ce jour.

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Flunch : Bientôt les buffets à volonté au Maroc ?

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Flunch, la chaîne française de restauration en libre-service, envisage d’élargir ses activités en France mais aussi à l’étranger, notamment au Maroc et en Chine. Après les Mc Donald’s, Quick, et Pizza Hut, un nouveau géant de la restauration rapide compte s’installer en franchise exclusive au Maroc.

Vincent Lemaître, directeur général de Flunch a présenté lundi, les nouveaux objectifs de son groupe, lors de l’inauguration du plus important restaurant en surface (2 500 m2) du groupe, au centre commercial V2 de Villeneuve-d’Ascq au nord de la France. La chaîne de restauration vise le doublement de sa taille d’ici 2020, d’après Vincent Lemaître, cité par Les Echos. Cette ambition passe nécessairement par des reprises et l’ouverture de nouveaux restaurants. 

En France d’abord, où Flunch est exploitant direct de 162 restaurants (sur un total de 227), l’enseigne a « 500 sites potentiels », explique Vincent Lemaître. A l’étranger (Espagne, Italie, Pologne, Portugal, et Russie) Flunch compte 65 établissements.  L’enseigne française de restauration ambitionne de se « développer dans les pays existants », d’après le directeur du développement international, Antoine Gabert. Elle se penche aussi sur de nouveaux horizons. Parmi eux, le Maroc, le Canada, la Chine, la Roumanie. 

D’après la même source, même si rien n’est encore conclu, les dossiers du Maroc et de la Chine, où Flunch veut s’implanter en franchise exclusive, apparaissent comme « les plus avancés ». Le buffet à volonté de Flunch pourra-t-il concurrencer le menu familial de Pizza Hut ou le Happy Meal de Mc Do ? 

Ibrahima Koné Yabiladi.com

Le Maroc a-t-il du mal à trouver son point G ? G comme Gestion…

 

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Que ce soit dans le privé ou dans l’administration, la notion de projet ou de développement semble souvent bloquer, non pas sur les idées ni les bonnes volontés mais sur ce fameux point G que ne semblent trouver beaucoup de responsables pourtant désignés “gestionnaires”. La balance ne trompe pas devant les chiffres, mais que met-on dans les deux plateaux pour ne pas ajuster ou au minimum équilibrer les finances ?

Au regard des études prévisionnelles que certains effectuent dans le cadre de leurs projets en arrivant au Maroc, et au regard des obligations administratives plus “Light”, et tout en respectant ces dernières à la lettre, beaucoup d’entreprises européennes et leurs actionnaires sableraient même le champagne avant le premier bilan. Cela ne trompe d’ailleurs pas les plus grands groupes étrangers qui délocalisent leurs activités au Maroc, ce ne sont pas des amateurs ni des joueurs de casino pour autant qui recherchent les risques.

Mais tout projet selon certains secteurs abordés peut aussi se retrouver confronté au pire ennemi invisible qu’est le non officiel, l’implicite, le second marché, bref une concurrence noire qui pourrait par son invisibilité être quasiment considérée comme une forme de terrorisme économique pour ceux qui jouent le jeu de la correction et de l’Etat, donc du bien de tous, un secteur noir bien implanté car présent bien avant par le principe du vide.

Le pays y perd autant que certaines entreprises privées, sans parler du cas du secteur public où les usagers restent les prisonniers, les otages. Faut-il aussi en développant savoir mettre des bornes pour canaliser les abus de pouvoir, plus culturels que bienfaiteurs pour l’ensemble des clients.

Mais les choses changent de plus en plus. L’officialisation devient la règle, notamment en matière fiscale, et élimine de plus en plus les amateurs dans tous les secteurs. Les indélicats et incompétents tombent seuls désormais ne sachant plus suivre une règle plus collective qu’égoïste qui s’applique, que les plus hautes instances d’Etat insufflent.

Gestion sans ordres = anarchie comme le montre le sujet ci-dessous… Des biens qui, après quelques années, deviennent des halls à courants d’air mal entretenus et dégradés, mais aussi des millions pour rien que financent en fin de compte les meilleurs gestionnaires privés, mais jusqu’à quand…

Le Maroc jouira de plus en plus de ses bons gestionnaires désormais, un gage de moindre dépendance économique étrangère et de bon développement.

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http://www.leconomiste.com/article.html?a=102402

Agadir: Gare routière recherche gestionnaire

· L’entreprise en charge de l’exploitation de l’établissement a jeté l’éponge
· La structure boudée par les transporteurs
· Ils sont très nombreux à utiliser celle d’Inezgane

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«Mrrakch Mrrakch, Dar Beïda Dar Beïda, Rbatt Rbatt…».

Les rabatteurs de la gare routière d’Agadir tentent à longueur de journée (et de nuit) d’alpaguer le client. Mais, comme d’habitude, il n’y a pas grande affluence sur les lieux. Depuis son entrée en service en 2006, l’établissement peine à décoller. Et pour cause, nombreux sont les transporteurs qui continuent à bouder cette structure. Ils persistent à utiliser la gare routière d’Inezgane. Pourtant, un arrêté du ministère des Transports rend obligatoire, pour tous les transporteurs publics, le transfert des activités dans la gare routière d’Agadir.

La mesure est très claire: «les transporteurs publics de voyageurs autorisés à desservir les lignes dont le point de départ, d’arrivée ou de transit, se situe à Agadir sont tenus d’utiliser les installations de la gare routière de voyageurs de cette ville… et ce, en vue d’embarquer et de débarquer les voyageurs, de charger ou de décharger les bagages, les marchandises ou les messageries».

L’arrêté précise, par ailleurs, «qu’il est interdit aux transporteurs publics d’embarquer ou de débarquer les voyageurs, de charger ou de décharger les bagages, les marchandises ou les messageries dans tout autre lieu que la gare routière d’Agadir».

A ceci s’ajoute l’interdiction de la délivrance des billets dans tout autre lieu que les guichets de la gare. Mais, visiblement, les transporteurs passent outre ces dispositions. Ainsi rien n’a changé depuis quatre ans. Devant cette situation, la société délégataire Erreda Immobilier en charge de la gestion déléguée de la gare routière d’Agadir s’est désistée récemment de sa mission. Et ce en raison du manque de rentabilité de l’établissement.

L’entreprise avait pris en charge la gestion de la gare depuis 2006 et le montant de la redevance annuelle à sa charge était de plus de 1,3 million de DH. Il y a quatre ans, les estimations de départs d’autocars étaient de 110. Or, aujourd’hui, seulement une trentaine d’autocars prennent le départ de ces lieux, alors qu’à partir d’Inezgane où l’activité ne connaît pas de répit ce sont plus de 200 cars qui quotidiennement embarquent et débarquent les voyageurs.

De fait, ce sont surtout les grandes compagnies telles Supratours, Pullman, CTM (sans être exhaustif), qui respectent les dispositions en vigueur mises en place par le ministère des Transports en termes, notamment de départs et d’arrivées dans la gare routière d’Agadir.

«L’établissement est mal situé. Il n’y a pas de stations de taxis à proximité. Et pour le voyageur cela revient moins cher de se rendre à Inezgane. Cinq ou six dirhams la place dans un grand taxi que de venir jusqu’ici à 20 DH en petit taxi», explique un rabatteur. Selon lui, certains autocars, quand ils sont complets partent directement d’Inezgane. «Cela coûte 150 DH supplémentaires en carburant pour un autocar qui fait escale à Agadir. Donc, quand il n’y a pas au moins cinq voyageurs, les chauffeurs d’autocars ne prennent pas la peine de venir jusqu’ici. Et le voyageur qui attend à Agadir est obligé de prendre son mal en patience en attendant qu’un chauffeur daigne passer par la gare routière».

 

Gestion
Depuis juillet dernier, c’est la commune urbaine d’Agadir qui a repris en main la gestion de la gare routière en mettant en place notamment un service d’entretien et de sécurité des lieux. Les choses devraient être maintenues ainsi jusqu’à la désignation d’un nouveau gestionnaire délégué après un appel d’offres. A noter que cette infrastructure a nécessité près de 35 millions de DH et des années de travaux.


Difficile aujourd’hui de trouver un nouveau gestionnaire sans mettre de l’ordre dans l’activité des transports par autocars à Agadir. Sinon l’anarchie persistera dans la gare d’Inezgane et celle d’Agadir continuera à être désespérément vide ou presque.

De notre correspondante,
Malika ALAMI

Le petit noir toujours consommé dans la promotion et le bâtiment

La crème bien épaisse transformant le simple petit noir sur le comptoir en exquis express sous le comptoir existe toujours malgré les engagements des promoteurs et des intervenants du secteur du bâtiment il y a quelques mois.

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drapeau-noir.jpgLes drapeaux ne flottent pas plus sur les marmites que ne flottent les affiches promises de transparence et d’engagement éthiques qui devaient s’aligner sur les façades des chantiers, ou alors la transparence serait atteinte seulement par l’absence  des promesses, certainement.

Peut-être que les professionnels pensaient rejouer le même air aux nouveaux pigeonneaux attendus cette année dans ce secteur, sous l’appellation MRE. Ces derniers ne semblent pas plus ignorants que ne le seraient les investisseurs étrangers avant eux dans le standing, et qui n’arrivent plus. Et pour cause, les aventures se sont transmises de bouche à oreille depuis ces dernières années. Les MRE ne se laisseront pas prendre aussi facilement au monopoly dont chacun connaît très bien les règles du jeu, surtout celles non officielles.

En attendant, le million de vrais logements sociaux tant attendus par les Marocains localement ne semble pas être vraiment à l’affiche dans les médias ni sur les plaquettes, ni même sur ou sous le comptoir…

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La pratique du “noir” persiste dans l’immobilier marocain

Même si tous les promoteurs immobiliers marocains sont signataires de la charte d’éthique de la Fédération nationale de la promotion immobilière (FNPI), qui stipule que l’opérateur doit déclarer 100% de la transaction immobilière, rares sont les promoteurs immobiliers qui adhèrent réellement à cette règle.

La pratique du paiement au noir est monnaie courante au Maroc. Les promoteurs immobiliers qui se disent obligés de ne déclarer qu’une partie de la transaction, se justifient en pointant du doigt le taux trop élevé de la taxe de 20% imposée sur les profits immobiliers (TPI). Autre raison invoquée, les fournisseurs de matériaux de construction qui exigeraient d’être payés au noir, ce qui condamnerait tout le secteur à la base.

Malgré la campagne d’affichage contre le noir récemment lancée dans les grandes villes du royaume, rares sont les promoteurs qui ont accepté de placarder l’affiche anti-noir.

Le FNPI qui estime qu’il est trop tôt pour évaluer l’opération anti-noir, tablait sur le retour des Marocains résidant à l’étranger (MRE) au Maroc pour redresser la barre des ventes. Raté pour cette année, l’effet MRE n’a pas pris et la moyenne des transactions n’a pas changé.

Un tsunami nommé Senior arrive au Maroc !

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24% des retraités français ont en projet de quitter le pays à la retraite.

21% de seniors affiliés à la CFE (Caisse des Français de l’étranger) en plus ces 5 dernières années.

Maroc 1ère destination envisagée des retraités français avant la Tunisie, l’Asie et les DOM TOM.

Indéniablement le segment des seniors est celui qui marquera les prochaines années en Europe par les effets de la crise et des mesures gouvernementales restrictives. C’est aussi un secteur en plein essor auquel il faudra répondre très prochainement au Maroc.

La catégorie de senior étant aussi dans une mouvance qui attend d’autres produits pour se poser et surtout du service. Le phénomène ne touchera plus les quelques privilégiés qui s’inscrivaient dans la recherche du standing et du haut standing, du moins plus dans les produits proposés qui ne marchent plus en ce moment.

Il faut s’attendre à l’arrivée de diverses couches sociales désormais, un sujet que nous retrouverons de plus en plus dans nos médias.

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RTL info11 août 2010

Ces Français qui s’expatrient au Maroc pour leur retraite

Alors que la réforme des retraites sera soumise au parlement à la rentrée, une enquête Ipsos pour le magazine Pleine Vie souligne que près de 2 retraités sur 10 quittent la France pour faire face à la baisse de leur pouvoir d’achat. Après les Dom Tom, c’est le Maroc que les Français préfèrent pour leurs vieux jours. RTL vous emmène à El Jadida, une petite ville au sud de Casablanca, qui attire de plus en plus de ces retraités français.


Le Dossier de RTL : près de 2 retraités sur 10 quittent la France pour faire face à la baisse de leur pouvoir d’achat

To be or not to be MRE avec le temps ?

Né en France, de parents eux aussi nés au même endroit, quoique dans d’autres villes, issu des Flandres voisines lors des conquêtes, donc un peu Belge, mais précédemment issu des Espagnols qui occupèrent l’endroit pendant un bon moment puis finirent par s’installer. Ancêtres espagnols qui étaient partiellement issus des invasions arabes, eux aussi, plus au sud, ceci me laisserait penser, s’il m’était donné de connaître cette précision, que je suis un MRE de la cinquantième génération environ…

Que suis-je ?

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Réponse d’une Sénégalaise :  “Tu es ce que tu es”… “C’est ce mélange qui fait de toi ce que tu es aujourd’hui”. Cet aspect est fondamental pour moi… Le terme MRE tiendra-t-il longtemps et ne serions-nous pas tous des étrangers qui résident dans le monde, donc chez nous universellement à un moment ? 

Dieu merci, nous sommes tous frères…

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Zoubida Bengeloune, Marocaine résidant au Sénégal : « On s’est fondu dans la population » mre-senegalaise.jpgEn marge du Forum des Jeunes Marocains du Monde à Ifrane, Zoubida Bengeloune, Maroco-Sénégalaise dont la famille est au Sénégal depuis 5 générations, nous a expliqué la situation de Marocains résidant au Sénégal. Une situation bien différente de ce que nous sommes habitués à entendre des pays d’immigration européens.

Yabiladi: Quel est votre lien de filiation avec le Maroc ? 

- Zoubida Bengeloune:

 Mon père est Marocain né au Sénégal. Mon grand-père est Marocain né au Sénégal. C’est mon arrière grand-père je crois – si mes souvenirs sont bons – qui est parti au Sénégal. Depuis ce temps, on a des mariages mixtes dans la communauté (…). Il est vrai qu’on a toujours le prénom, le nom marocain qui reste, mais on est « sénégalisé » à 75%, par la force du métissage, par un certain nombre de choses. Et les liens qui nous unissent au Maroc, du coup, commencent à se perdre. On est la 5e ou 6e génération au Sénégal. 

- Vous faites allusion aux « liens qui se perdent », comment se manifeste votre marocanité au quotidien ? 

- La première chose qu’on a perdue est la langue. On parle tous Wolof (première langue nationale du Sénégal), je parle wolof très bien. Mais on a gardé les us et coutumes, aussi bien dans les mariages, baptêmes, que dans la façon de s’alimenter. On se sent de plus en plus Sénégalais, mais il n’y a pas de dichotomie. On ne se dit pas Marocain ou Sénégalais, on est les deux, on l’accepte et on vit avec. 

- Vivez-vous des problèmes identitaires ou de ségrégation ? 

- Aucunement. Au Sénégal, on ne connait pas de problèmes de discrimination ou d’intégration. Pas non plus de problème d’insertion. On travaille aussi bien dans le secteur privé que dans la fonction publique, sans que personne ne nous pointe du doigt. 

- Comment expliquez-vous cette différence avec l’Europe ?  - C’est totalement subjectif ce que je vais dire. Je crois qu’on ne s’est pas « sectarisé », on ne s’est pas contenté de rester dans notre cocon, d’aller nous marier entre nous. On s’est fondu dans la population. Je prends l’exemple sur mon cas. Ma mère est 100% Sénégalaise, mon père est Marocain de par son père et de par sa mère, alors que parmi ses grands parents, il y a des Sénégalais. Toujours dans mon cas, mon mari est Sénégalais et du coup ma fille est Sénégalaise. Ma présence ici aujourd’hui, vise à relever un défi et transmettre un message à ma fille, en lui disant, « tu n’es pas partagée entre deux cultures. Tu es ce que tu es. Marocaine par ta mère et Sénégalaise par ton père. C’est ce mélange qui fait de toi ce que tu es aujourd’hui ». Cet aspect est fondamental pour moi. 

- Si un Maroco-Sénégalais a la couleur de peau beaucoup plus blanche, est-ce que cela ne pose pas de problème d’intégration?  - Il n’y a pas de problèmes au Sénégal. On a des Capverdiens qui sont Sénégalais peut-être aussi depuis 5 générations, ils sont blancs ils ont les cheveux longs etc. On ne se pose pas la question de la couleur de la peau. Par exemple, mes tantes sont de teints clairs avec des cheveux raides longs typiquement marocains. Je fais partie des plus métissées (…), je passe souvent pour noire dans certains endroits alors que c’est le contraire dans d’autres. Mais, même si on voit directement que je ne suis pas 100% Sénégalaise, mais cela ne va pas plus loin. Je ne vois pas où est le problème. 

Mohammed Ezzouak et Ibrahima Koné Yabiladi.com

Le statut UE/Maroc parle-t-il à tous les Européens comme à tous les Marocains ?

La statue ne semble pas faite de marbre solide, du moins le statut entre Maroc et UE.

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 Si la plupart des Européens, en Europe ou présents au Maroc, ne connaissent pas ce texte et n’ont donc pas lu ces accords, pas plus que la majorité des Marocains certainement, il serait bien de le faire un jour pour mieux comprendre la direction commune que prendrait la tournure, du moins celle écrite.

Un statut avancé qui peut reculer, mais qui est engagé nous dit-on, mais qui n’engagerait à rien ensuite, mais néanmoins très attendu par d’autres pays qui aimeraient en avoir un eux aussi avec la vielle Europe… Chez les technocrates ce serait aussi le jeu du “J’en veux mais je n’en voudrai plus”, sauf que l’économique prime désormais dans le développement de tous, au-delà des frontières.

En échange l’économique est aussi vecteur de nombreux changements en profondeur, cela n’échappera pas à votre lecture si vous êtes amateurs d’analyse politique plus fine sur cet accord qui chante parfois “Je t’aime moi non plus…” pour beaucoup selon le moment et les intérêts…

Vous pouvez télécharger le Statut UE/Maroc sur la page :

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http://www.amadeusonline.org/publications/analyses/247-statut-avance-passer-du-symbolique-au-pratique.html

Statut avancé: passer du symbolique au pratique

Adopté en octobre 2008 par le Maroc et l’Union Européenne, le « Statut Avancé » (SA) peine à convaincre les observateurs. Deux études de l’IEMED  et de la FRIDE  ont confirmé cette impression au cours du printemps 2010.La première, menée par Laribi Jaidi et Ivan Martin, estime que les réussites dans la coopération économique ne doivent pas faire oublier la faible portée des dialogues sur les dimensions sociales et humaines du partenariat. La seconde, proposée par Kristina Kausch, déplore le manque d’avancées concrètes dans le cadre du SA. Comment expliquer ces réserves, alors que l’enthousiasme était de mise au moment de l’adoption de ce SA ?


Pour comprendre ce bilan mitigé, il faut se situer deux niveaux de réflexions. Il faut d’abord préciser ce qu’est – et surtout ce que n’est pas – exactement le SA : qu’apporte-t-il réellement aux relations entre le Maroc et l’UE ? Il faut ensuite s’interroger sur la mise en œuvre des dispositions du SA, sur la volonté et la capacité du Maroc de s’arrimer solidement à la rive Nord de la Méditerranée.

Télécharger l’analyse
  QU’EST CE QUE LE MAROC PEUT ATTENDRE DU STATUT AVANCE ? 

DE REELLES AMBITIONS
Le SA résulte de la volonté du Maroc de se rapprocher de l’Union Européenne (UE), et du souhait de l’UE de renforcer ses liens avec le Maroc. Désirant marquer les esprits, le Maroc a souhaité obtenir un statut spécial, signe de son implication dans son rapprochement avec l’Europe.  Il s’agissait d’aller au-delà de l’Accord d’Association bilatéral de 1996, de construire une coopération plus étroite encore. De son côté, l’UE, à travers sa nouvelle politique de voisinage, a choisit une stratégie de différenciation : chacun de ses partenaires a le choix d’approfondir ou de limiter sa coopération avec l’UE.  
Dans ce cadre, le Maroc serait donc le pays plus « avancé » dans l’approfondissement des liens avec l’UE, et le SA concrétise cette idée. Le SA est défini dans un « Document conjoint UE-Maroc sur le renforcement des relations bilatérales ».
Les ambitions présentées dans ce document sont immenses. Au-delà de la coopération économique et commerciale, le SA « traite désormais également des domaines stratégiques liés à la sécurité collective, à la coopération régionale, à la résolution des conflits, à la bonne gouvernance, à la lutte contre le terrorisme, à la régulation des flux migratoires, à la promotion des droits de l’homme et à la coopération en matière d’emploi et affaires sociales. Il s’étend à de nouveaux domaines tels que la coopération énergétique, la recherche et l’innovation, l’environnement et le développement durable »
Des actions concrètes sont détaillées dans la suite du document. Les mesures phares concernent le rapprochement des cadres législatifs du Maroc et de l’UE, par l’adoption progressive au Maroc de l’acquis communautaire.
 Le Maroc devrait donc chercher dans le futur à rapprocher son système de lois de ceux des membres de l’UE, afin de faciliter, voire tout simplement de rendre possible, les échanges économiques et humains entre les deux ensembles. Des propositions de coopération en matière d’éducation, d’environnement et de gestion de l’eau représentent de vraies innovations. La participation des sociétés civiles est également recherchée.

UN DOCUMENT SYMBOLIQUE
Mais il faut prendre garde à la nature de ce document conjoint. Le SA est avant tout une déclaration, une proclamation à deux voix d’une meilleure coopération future. En d’autres termes, il n’y a aucune disposition contraignante dans ce document. Le seul document qui régisse les relations entre l’UE et le Maroc est l’Accord d’Association entré en vigueur en mars 2000. Il prévoit la mise en place progressive d’une zone de libre-échange Maroc-UE d’ici 2012 et programme des rencontres entres ministres (Conseil d’Association) et  hauts fonctionnaires (Comités et Sous-comités d’Association) sur de nombreux sujets : économie et commerce bien entendu, mais aussi dialogue politique, échanges culturels, problématiques sociales, etc.

En fait, le SA de 2008 symbolise la volonté commune de l’UE et du Maroc de pousser encore plus loin cet Accord d’Association. Ce statut rend également perceptible le soutien de l’UE aux réformes en cours au Maroc, à la modernisation économique et sociale du Royaume : « le renforcement des relations bilatérales a pour ambition d’accompagner la dynamique endogène que connaît le Maroc et d’accélérer le mouvement du partenariat Maroc-Union européenne. Sa concrétisation sera mutuellement bénéfique. »  Le SA représente donc effectivement un progrès supplémentaire dans la volonté de coopérer.
Cependant le SA souffre de plusieurs faiblesses. Et en premier lieu, l’absence de définition précise de ce « statut » rend difficile son application.
En effet, le Document conjoint procure un certain « statut » au Maroc, mais ce statut n’est défini nulle part, ni dans les traités européens, ni dans le droit dérivé européen, ni dans les documents du processus de Barcelone… ni dans le document conjoint lui-même ! Les engagements des deux parties ne sont pas clarifiées, et les attentes vis-à-vis du SA dépendent donc de l’interprétation qu’on en fait.

Le caractère « avancé » du statut est donc difficilement perceptible, mais il n’en reste pas moins attractif. En effet ce statut « avancé » attire les autres partenaires méditerranéens de l’UE, qui veulent aussi faire partie des bons élèves. L’Egypte, La Tunisie, la Jordanie et Israël ont également émis le souhait d’obtenir un statut avancé.
Mais fautes de conditions claires d’obtention d’un tel statut, l’UE ne sait pas comment accéder à leur demande. La SA marocain semble donc être un « accord-test », une déclaration ad hoc qui a servi à symboliser la volonté commune de l’UE et du Maroc de coopérer plus profondément.  Mais à l’heure actuelle, le SA n’est pas encore un instrument clair dans la politique de voisinage de l’UE, tout comme il n’est pas une assurance pour le Maroc que des réalisations et des actions concrètes découlent de ce statut. Les avancées par rapport aux plans nationaux d’action de la Politique Européenne de Voisinage (PEV) sont minimes, ce que constatent également Jaidi et Martin : « le Plan d’Action de Voisinage adopté en 2005 contenait déjà une offre très semblable à celle du Document conjoint sur le Statut Avancé.  (…) au-delà du « label » de « Statut Avancé », l’offre différentielle par rapport à la PEV est éthérée.»  Pour tirer avantage de ce nouveau statut, il faut que le Maroc arrive à concrétiser les différents engagements de l’Accord d’Association.

DES AVANCEES ENCORE LIMITEES

Les avancées réalisées dans le cadre de l’Accord d’Association ne sont pas négligeables. Dans le rapport de suivi pour l’année 2009, les progrès récemment exposés sont mis en avant.
Les négociations sur les échanges des produits agricoles et de la pêche ont abouti en décembre 2009, c’est le deuxième grand accord commercial après celui concernant les échanges des produits industriels. Par contre les accords sur les services ou sur l’établissement des personnes sont toujours en cours de négociations.
Mais les réalisations dans le champ social et humain n’ont pour l’instant pas été à la hauteur des ambitions du SA. Certes le Maroc a relancé la réforme du système éducatif, a initié une réforme de la justice. Des progrès dans la coopération sont également à noter : le Maroc participe par exemple au Centre Nord/Sud du Conseil de l’Europe. Il en est le premier membre qui ne soit pas un pays européen.  Le royaume participe aussi à un certain nombre de programmes de coopération, comme le COST, programme de coopération internationale sur la recherche. Pourtant, les réformes du système judiciaire ou de l’éducation, même si elles bénéficient d’un soutien financier de la part de l’UE, restent insuffisantes au vu des exigences du SA. Les tensions au moment de l’affaire Amanitou Haïdar  ont relancé le débat sur le respect des droits de l’Homme au Maroc. Les démêlés entre presse et pouvoir n’ont pas contribué à améliorer l’image marocaine auprès des responsables de l’UE.
En outre, de nombreux points restent en suspens. L’assistance financière  qui accompagne ce SA n’est pas définie, ce qui rend peu lisible le montant futur des financements de l’UE vers le Maroc à long terme. Dans une des conférence qu’il a donnée à Rabat, M. Landaburu, représentant de l’UE à Rabat, a précisé avec honnêteté que l’UE, dans la période de crise économique qu’elle traverse, n’aura de toute manière que peu de financement à ajouter dans le cadre de ses partenariats bilatéraux et multilatéraux … Malgré cela, le Maroc restera pour les prochaines années le plus grand bénéficiaire des fonds de la politique de voisinage : le nouveau Programme Indicatif National  confirme le montant de 580,5 millions d’euros alloué au Maroc pour le soutien aux réformes du pays.

Axe prioritaire du PIN Montant alloué (en millions d’euros) 

Développement des politiques sociales 116 millions d’euros

Modernisation économique 58 millions d’euros

Appui institutionnel 232 millions d’euros

Bonne gouvernance et droits de l’Homme 87 millions d’euros

Protection de l’environnement 87 millions d’euros 

Source : Programme Indicatif National Maroc 2011-2013