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Archive pour août
Crise identitaire pour l’émigré et crise doublement identitaire pour le MRE…
17.8.2010 par admin.
Les MRE ne sont pas que des chiffres qui remplissent des attentes économiques comme ces dernières années, ils savent aussi apporter les lettres qui manquent pour faire le mot le plus long.

Il s’expriment et soulèvent non seulement les problèmes rencontrés au nord mais aussi au sud, chez eux ou dans le pays de leurs pères. L’étranger, d’où qu’il vienne, capte bien son étrangeté dans un groupe aussi étrange que lui. C’est et cela reste universel. Mais certes que ressentir cela doublement quand la personne se sent double par deux cultures vécues, soulève de nombreuses questions au point de ne plus savoir où trouver de réponses logiques si ce n’est des comportements bien globalisés désormais et non uniquement dans certains pays. Les Marocains qui ne connaissent pas les pays étrangers ne verraient donc pas les MRE comme des Marocains, mais ne faudrait-il pas aborder plus sociologiquement le terme MRE par des chiffres enfin plus précis selon les générations abordées, et changer les sigles pour éviter les confusions ?
Double identité sur les papiers soulève des problèmes humains il semble, autant qu’intégration hier ailleurs, la question posée sera pour combien de générations de MRE qui n’en seraient plus vraiment déjà pour une bonne partie, étant aussi étrangers au Maroc que n’importe quel autre étranger. Ministère des MRE ou de l’intégration, le concept devient flou à un moment dans les échanges quotidiens…
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Société
Sondage BVA sur les jeunes Marocains à l’étranger : Intégrés chez eux, il leur manque la reconnaissance au Maroc
2610 jeunes Marocains de 18 à 34 ans, résidant dans six pays européens, ont répondu aux questions diverses et variées de l’institut de sondage BVA. Discriminations, pratique religieuse, mariages, transferts financiers, image du Maroc et des MRE : le sondage est d’envergure. Contrairement aux idées reçues, le sondage dépeint l’image d’une population ouverte et de jeunes se sentant parfaitement « chez eux » dans les pays de résidence. Mais il n’est toutefois pas sans omettre certains sujets.
inistère

25 minutes de questions, par téléphone ou en face à face (en Espagne et Italie), voilà ce à quoi les 2610 sondés à travers l’Europe, âgés de 18 à 34 ans, ont consenti pour donner matière à interprétation aux instances officielles, aux journalistes et universitaires, et aux lecteurs.Commandité par le Conseil de la communauté marocaine à l’étranger (CCME), le sondage a été effectué par l’institut BVA (Brulé, Ville et associés) et présenté lundi 26 juillet à Casablanca en présence de MM. Driss El Yazami, président du CCME, et Mohamed Bernoussi, secrétaire général du ministère chargé de la communauté marocaine résident à l’étranger.
Les résultats du sondage ont été déclinés en trois grands axes : la situation des jeunes MRE dans les pays de résidence respectifs (Italie, Espagne, France, Belgique, Pays-Bas, Allemagne), les repères identitaires au Maroc, et les liens tangibles avec le Royaume. S’il n’est possible que de traiter quelques uns des aspects, le sondage complet est attaché en bas du document. Très sommairement, il dépeint les jeunes MRE comme attachés à leur pays d’origine – 94% se sentent Marocains et 43% soutiennent financièrement un proche au Maroc – tout en s’insérant pleinement dans les sociétés d’accueil. A noter également que chaque réponse a été différenciée selon les pays de résidence et selon si le ou la jeune interrogé(e) était de première ou de seconde génération vivant en dehors du Maroc.

Le pays de résidence, plus déterminant que la génération
Sur ce plan, un premier enseignement à tirer est que les réponses varient plus en fonction des pays de résidence que des générations. Ainsi, pour 93% des MRE des Pays-Bas, il serait par exemple important de se marier à une personne de religion musulmane, tandis qu’en Allemagne, ce pourcentage n’est que de 34%.Les plus grands changements entre les 1è et 2è générations sont à observer dans la relation des jeunes avec leurs parents. De manière générale, les premières générations se disputeraient plus souvent avec leurs parents que ceux dont les parents ont émigré du Maroc. Notamment 58% des immigrés (à proprement dire) se seraient déjà disputés avec leur parents concernant la religion et les traditions, contre 42% des jeunes de la deuxième génération. L’écart est de 13 % sur le plan des disputes liées au job et à l’activité professionnelle (53% : 40%), et 39% des premières générations auraient eu des différends avec leurs parents en rapport avec leurs relations amoureuses, contre seulement 22% parmi les deuxièmes générations.
Pleinement insérés dans les pays d’accueil, mais pourtant considérés ici et là comme « racailles » et étrangers
Cette propension plus haute à la dispute, les statistiques la démontrent sans pour autant en donner les raisons. Un début d’explication pourrait se trouver dans le restant des résultats, concernant l’insertion des jeunes dans les sociétés d’accueil. Il se dégage une image de jeunes qui font le choix de s’insérer pleinement dans les sociétés d’accueil, et qui s’y sentent clairement « chez eux ». Ce sentiment est moins fort en Italie (63%) et en Espagne (68%), mais très net en France (80%), aux Pays-Bas (81%), en Belgique (87%) et en Allemagne (90%). Des jeunes dont 95% estiment qu’il est important de maitriser la langue du pays de résidence, et qui parlent, lisent et écrivent effectivement ces langues à 84% . Et des jeunes, finalement, qui quant à leurs amitiés et relations sociales, ne restent pas cantonnés entre Marocains, mais qui sympathisent naturellement (à 91%) avec les nationaux des pays de résidence.
Seule exception : les mariages et les couples. 84% des jeunes MRE interrogés vivant en couple ou étant mariés sont liés à un(e) Marocain(e). Une endogamie très forte, sans être réellement obligatoire. Si 59% des sondés affirmaient tout de même qu’il leur était « important » de se marier avec un(e) Marocain(e), seuls 32% disaient qu’il leur était « indispensable » d’avoir l’opinion de leurs familles concernant le choix de leurs conjoints. Ces résultats vont droit à l’encontre des stéréotypes des jeunes immigrés que l’on retrouve (trop) souvent dans les médias du vieux continent : communautaires, incapables de s’exprimer correctement dans la langue du pays de résidence, et pourquoi pas racailles et criminels… Une image dont ces jeunes souffrent. Selon les sondés, la perception des jeunes MRE dans les pays de résidence se serait dégradée depuis l’année dernière. Seul 48% estiment que les MRE ont une bonne image, contre 52% l’année dernière. Avec 18%, les Pays-Bas sont la lanterne rouge à cet égard. Si ces pourcentages baissent quant à la réalité des discriminations subies, ils restent néanmoins alarmants. Les résultats du sondage qui démontrent la réalité de jeunes pleinement intégrés dans les sociétés d’accueil mériteraient d’être largement diffusés.
Autre aspect qui mériterait d’être diffusé davantage : le fait que sur une question ouverte concernant les attentes envers le Royaume, 35% des jeunes MRE ont spontanément dit qu’ils voulaient qu’on arrête de les considérer comme étrangers au Maroc.
Bémols importants?
Ce sondage, dont il n’a été présenté qu’une partie des résultats, n’est cependant pas sans soulever quelques critiques. Des questions non posées qui semblent pourtant découler des questions déjà inclues dans le questionnaire, quelques manques de précisions, des résultats pour les MRE d’Allemagne qui pourraient être mis en doute…Ainsi, tout au long du sondage, l’Allemagne semble tenir une place à part dans l’émigration marocaine. Une population de MRE qui a moins de liens avec le Maroc, qui est beaucoup moins encline à l’endogamie et qui semble plus critique envers le Royaume, notamment sur le plan des droits humains, selon le sondage. Mais quand il s’agit de décrire le profil des MRE sondés en Allemagne, l’institut BVA se contredit. Pour ce qui est du niveau d’études, 42% des sondés n’en auraient aucun et 54% auraient absolvé seul le primaire. En même temps, sur les 500 MRE de 18 à 34 ans interrogés, 37% auraient déclaré être élèves ou étudiants – donc clairement au delà du primaire. Qu’en est-il par conséquent de la fiabilité des données récoltées en Allemagne?
S’il peut s’agir là d’une simple erreur technique, sur d’autres aspects, la nature même du questionnaire omet quelques éclairages supplémentaires. Ainsi, il a été question des connaissances de l’arabe et du désir d’apprendre à parler, lire et écrire cette langue, avec des résultats assez probants, surtout pour le deuxième volet. Cependant, cette même question n’a pas été posée concernant les dialectes berbères. Alors que l’on commence à les inclure dans l’éducation nationale au Maroc, concernant les MRE, cela n’est-il pas encore à l’ordre du jour? D’autre part, s’il est question transferts financiers, de facilitation des investissements au Maroc, pourquoi ne pas demander l’avis des MRE sur la convertibilité du dirham en euros? Dernièrement, la question de la participation politique dans les pays d’accueil a été posée, tout comme la question de savoir où les MRE considèrent qu’il est plus important de s’engager politiquement, au Maroc ou dans le pays d’accueil. La réponse est que nombreux sont ceux qui participent à la vie politique du pays de résidence, et seuls les MRE d’Espagne estiment qu’il est plus important de s’engager au Maroc qu’en Espagne. Mais pourquoi alors ne pas suivre la logique et demander si les MRE considèrent l’engagement politique au Maroc comme important (ou pas)?
Sur cette dernière question, la chargée Elodie Jouannec, chargée d’études senior à l’institut BVA, répondait en marge d’une conférence de presse que cela fut « un choix ». Un choix qui intrigue, sachant que le CCME, commanditaire, est né justement d’un désir de participation politique des MRE à la vie politique marocaine.Faut-il alors suivre Winston Churchill, quand il affirmait que « les statistiques, c’est comme un ivrogne avec un lampadaire : utilisés comme soutien plutôt que pour éclairer » ? Du moins en partie. Mais on peut également continuer d’éclairer l’ivrogne.
Frederic Schmachtel Yabiladi.com
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Autre article complet sur :
http://www.lematin.ma/Actualite/Journal/Article.asp?idr=116&id=137389
1er forum des jeunes marocains du monde
La double identité fait débat

Jeunes MRE, académiciens et acteurs politiques et associatifs ont décortiqué la « crise identitaire » des immigrés.
Chaque fois que des marocains du monde se réunissent autour de tables rondes, la question de l’identité revient au-devant de la scène. C’est cette question d’ailleurs qui a été au centre des débats les 27 et 28 juillet à l’Université Al Akhawayn Ifrane, lors du 1er forum international des jeunes marocains du monde.
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Dans le port de Tanger, il y a des marins qui pleurent, et des commerçants aussi…
16.8.2010 par admin.

2010 sera pour plusieurs raisons différente des autres années en ce qui concerne les entrées des MRE et des visiteurs annuels.
Entre crise, baisse du pouvoir d’achat en Europe et en France, manque de perspectives pour les lendemains, mais aussi Ramadan cette année qui commence en pleine saison en août, mais aussi nouveau port de Tanger qui, par ses normes sécuritaires internationales, ne répond plus à tous avec autant de facilité qu’avant, voilà de quoi multiplier les analyses possibles pour justifier les chiffres annoncés officiellement par les services des douanes. Moins 66% d’entrées début juillet ou moins 71% de véhicules, la basse saison serait sur 12 mois cette année.
Les petits emplois qui gravitaient hier autour du port et dans le port même autour des arrivants déchantent cette année, une époque faste qui se termine pour beaucoup de petits intermédiaires, parfois utiles comme parfois pénibles ou problématiques pour des étrangers, une situation souvent incompréhensible pour nombre d’Européens dans un endroit douanier sécuritaire et contrôlé. La porte de l’Europe en Afrique s’internationalise désormais, ce qui facilitera le service pour tous certainement. Mais 2010 ne touche pas que les chiffres du Maroc mais l’international aussi…
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Tanger-ville Y a-t-il une vie après le port ?
Le port historique de la ville affiche depuis juin dernier des résultats en berne même s’il garde encore la quasi-totalité des liaisons maritimes avec l’Europe. Cette baisse de régime impacte également des commerces et des activités très liés à l’activité du port.

«Pendant l’été d’une manière générale et durant le mois de juillet en particulier, l’activité du port de Tangerville atteignait son summum. Cette année, la haute saison s’est transformée en une basse saison». C’est ainsi que ce responsable décrit la situation du port qui affiche des résultats en baisse depuis le début de l’opération transit des MRE (Marocains résidant à l’étranger). Les chiffres parlent d’eux mêmes. Du 5 juin au 15 juillet 2010, le port a enregistré 120.657 rentrées toutes catégories confondues de passagers (MRE, touristes étrangers…) et 96.605 sorties, soit des baisses respectives de -66% et -13%. Concernant la partie voiture, 29.408 unités ont effectué leurs entrées par le port de Tangerville, contre 25.343 véhicules sortis. Autrement, les entrées et les sorties de véhicules ont accusé respectivement des baisses de l’ordre de -71% et -10%. Dans la catégorie des autocars, la baisse a été moins importante. Pour la même période, 87 autocars ont effectué leurs entrées contre 73 sorties.Les statistiques montrent tout de même que les sorties n’ont pas beaucoup reculé. Du moins, pas à la même cadence des sorties. En effet, de nombreux passagers, spécialement des touristes marocains qui passent leurs vacances au Sud de l’Espagne continuent toujours de transiter par Tangerville. «Je pense qu’il s’agit plutôt d’une question d’habitudes. Depuis des années, les gens se sont habitués à quitter le territoire par ce port.Les choses changeront dès que le” bouche à oreille”sur les avantages du nouveau port Tangermed passagers commencera à faire son effet», explique ce fonctionnaire à Tangerville. Les temps ont donc changé depuis l’entrée en service du nouveau port dont les équipements et les infrastructures sont alignés sur les standards internationaux. Une raison suffisante pour que plus de 223.000 personnes fassent leurs entrées par Tangermed passagers, soit une hausse de 30% par rapport à l’année dernière. Avec la seule liaison maritime avec Algésiras (pas moins de quarante arrivées et départs dans les deux sens et la possibilité d’accueillir jusqu’à quatre bateaux par heure), Tangermed passagers brasse un pourcentage important du trafic après quelques semaines de son entrée en service. D’autres entrées maritimes affichent donc des résultats au négatif notamment Sebta.Mais c’est le port de Tangerville qui semble le plus impacté même s’il garde des liaisons avec Tarifa et Barcelone ainsi que les longs courriers avec Gênes en Italie et Sète en France. Certains commerces aux alentours du port (Snack, restaurant ou même de simples épiciers), qui tablaient essentiellement sur la saison du retour des MRE pour augmenter leurs chiffres d’affaires, ont vu leurs revenus fondre cet été. «Disons qu’il y avait une moyenne de 10.000 passagers qui rentraient chaque jour. Imaginons que chacun achète une bouteille d’eau ou simplement un pot de yaourt. Faites le calcul et vous verrez combien les commerçants pouvaient gagner durant l’été. Le résultat que vous allez obtenir vous aidera à calculer l’impact sur les revenus », explique ce restaurateur. Parmi les métiers qui ont été le plus touchés, on trouve les écrivains publics. Payés dans certains cas en devise, ces derniers gagnaient beaucoup d’argent à l’occasion de chaque été.
Ahmed est l’un des ces écrivains qui constituent en quelque sorte un trait d’union entre leurs clients, en majorité des MRE, et les administrations publiques notamment la douane. «Notre métier consistait à aider les clients à remplir des documents, notamment la fiche verte de la douane. Les immigrants vivant à l’étranger n’ont pas l’habitude de remplir ces documents. Ils faisaient automatiquement appel à nous. En période de pic, il m’arrivait de recevoir quotidiennement des dizaines voire des centaines de clients qui me payaient dans certains cas en Euro.
C’est le bon vieux temps», se remémore Ahmed, sur une note nostalgique. Aujourd’hui, les choses ont complètement changé pour les écrivains publics du port qui reçoivent à peine quelques clients par jour. Une baisse d’activité qui a même poussé certains à ranger leurs stylos et changer de boulot. L’impact sur ces petits boulots ainsi que sur l’activité générale du port a poussé les responsables à trouver une solution. C’est dans cette optique que le projet de reconversion du port en un port de plaisance. Selon une source bien renseignée, des accords ont déjà été trouvés avec les porteurs et autres travailleurs journaliers en attendant les grands travaux qui commenceront dès la finalisation de la phase des études.
C’est à partir du mois d’octobre que toutes les liaisons maritimes avec le nord de la Méditerranée seront shiftées vers le port de Tangermed passagers. En effet, un accord a été passé entre les responsables marocains et espagnols pour adopter une démarche basée sur la progressivité. Selon cet accord, la flotte des deux rives ne change pas avant le mois d’octobre. Ainsi, Tangermed passagers compte actuellement et depuis son entrée en service, une seule liaison avec le port d’Algésiras. Les autres destinations maritimes sont toujours traitées au port de Tangerville. Il s’agit notamment de Sète, Barcelone, Tarifa et Gênes.
Cependant, les responsables au nouveau port affirment qu’ils reçoivent déjà des demandes de la part des armateurs pour la création de nouvelles liaisons notamment avec Valence et Cadix. A noter qu’une nouvelle desserte réservée pour les camions TIR avec cette ville espagnole sera lancée.
Par Mohamed Badrane | LE MATIN
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Maroc France. Petite synthèse générale vue de la France.
14.8.2010 par admin.
La presse parle, les politiques remettent de l’ordre, les chiffres relèvent les a priori et les “on dit”… Il est donc bien d’entendre une petite synthèse de la France au Maroc de temps à autres. Comme l’on dit sous les villages de France et de Navarre : ”il est bien d’entendre les deux sons de cloches”.
La parole est à vous Mr Bruno JOUBERT, Ambassadeur de France au Maroc.
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Maroc-France :«Nous avons des intérêts concordants» Entretien avec Bruno Joubert, Ambassadeur de France au Maroc
Au lendemain de la réunion mixte maroco-française, comment se portent les relations bilatérales entre Paris et Rabat sur le plan politique et économique ? Quelle est aujourd’hui la place du Maroc dans la politique étrangère de la France ?
Sur le plan humain, cette réunion de haut niveau s’est passée dans un climat chaleureux, je dirais de complicité, entre les ministres qui étaient autour de la table. Elle a été marquée par une implication de chacun et une maîtrise des dossiers de part et d’autre. L’accent a été mis sur le partenariat au service du développement humain durable.
Au-delà des relations stratégiques entre nos deux pays, nos deux gouvernements ont voulu mettre l’accent sur des domaines de la santé, de l’éducation, de la recherche, du sport et du développement social, pour lesquels des coopérations doivent être engagées, poursuivies ou approfondies. Ces coopérations font rarement l’objet de grandes annonces mais sont essentielles.
Les autorités françaises ont donc souhaité intensifier ces efforts, aux côtés du royaume du Maroc, pour aller plus loin dans la dimension humaine de nos relations. La place du Maroc, premier partenaire de la France, a été réaffirmée. Le royaume a bénéficié de plus d’un milliard et demi d’euros d’engagements financiers au cours des trois dernières années, à travers l’Agence française de développement. Pour cette dernière, il a été décidé d’augmenter sa contribution à 660 millions d’euros pour le prochain triennum. L’effort français sera maintenu, ce qui nous amène à un dernier élément affirmé, à savoir la volonté d’accompagner le Maroc dans les grands plans énergétiques voulus par Sa Majesté le Roi. Il s’agit du solaire et de l’éolien. Pour compléter le bouquet énergétique, un accord cadre a été signé dans le domaine du nucléaire civil. Pour reprendre ce qu’a dit le Premier ministre, François Fillon, «le Maroc est aussi stratégique pour la France que la France est stratégique pour le Maroc. Nous ne pouvons pas vivre l’un sans l’autre et nous ne le voulons pas». Il avait ajouté, parlant de la relation franco-marocaine, que celle-ci «était à son meilleur niveau, mais n’avait pas atteint son pic».
Le Maroc se positionne comme un interlocuteur important sur la scène africaine comme en témoignent les récentes annonces (Attijari, IAM, BMCE, etc.). Peut-on parler d’un tandem franco-marocain sur ce dossier ?
Nous avons des intérêts concordants en Afrique et des avantages complémentaires. Il est logique que nous recherchions les moyens d’une action concertée de nos opérateurs économiques. Il y a déjà eu de beaux exemples de réussite dans les télécommunications ou la banque.
Pourriez-vous revenir sur le changement de politique africaine de la France sous la présidence de M. Sarkozy ? Quelle lecture faites-vous du dernier sommet de Nice et de sa coloration économique ?
Le Sommet Afrique-France de Nice a été celui de la rénovation.
Première nouveauté, d’intéressantes rencontres se sont déroulées entre opérateurs économiques. Ils ont évoqué les moyens concrets de favoriser la croissance du privé et des entreprises sur le continent africain, indispensables au décollage de l’Afrique. Dans cette perspective, la France, à travers l’Agence française de développement, engagera des moyens financiers, de l’ordre de 1,5 milliards d’euros, pour l’essor des entreprises africaines.
Mais ce sommet n’a pas été qu’économique. Il a permis d’entamer une nouvelle page grâce à un dialogue très franc et novateur par son ton, qui a débouché sur des accords dans plusieurs domaines.
Concernant la sécurité, l’Afrique et l’Europe sont solidaires face aux nouvelles menaces. Le président de la république a réaffirmé sa volonté de conduire la rénovation des accords de défense passés avec huit pays d’Afrique, en renonçant à leurs clauses secrètes. D’ores et déjà plusieurs ont été renégociées et rendues publiques.
Ensuite, il y a le point crucial de la place de l’Afrique au sein des institutions multilatérales. Le président français et ses pairs sont convenus de la nécessité que l’Afrique soit mieux représentée au G20 et dans les institutions financières. Simultanément, il est apparu urgent de faire siéger l’Afrique au Conseil de sécurité des Nations unies. Le président français a proposé une formule transitoire originale qui permettrait de sortir du statu quo actuel.
Ce sont là des points majeurs dans la structuration de nouveaux rapports entre la France et l’Afrique, et il était nécessaire de les rappeler.
Au Moyen-Orient, peut-on encore parler d’une spécificité de l’approche française et quel rôle peut jouer votre pays dans la résolution de la crise israélo-palestinienne ?
La France entretient des relations d’amitié et de confiance avec l’ensemble des partenaires du processus de paix. Si nous restons attachés à la sécurité d’Israël, notre objectif est la création d’un Etat palestinien dans les meilleurs délais, car nous sommes persuadés que rendre ce droit aux Palestiniens servira la paix.
La position de la France est connue. Nous sommes favorables à un retrait israélien des territoires occupés depuis 1967, conformément aux résolutions du Conseil de sécurité des Nations unies et nous soutenons, d’ici le premier trimestre de l’année 2012, la création d’un Etat palestinien viable, indépendant, démocratique et vivant en paix et en sécurité aux côtés d’Israël, conformément à l’objectif fixé par le Quartet dans son communiqué du 19 mars 2010. Jérusalem doit de plus pouvoir être la capitale des deux Etats. Le Chef de l’Etat a soutenu ce point devant la Knesset, dès sa première visite d’Etat en Israël, en juin 2008.
Afin d’atteindre cet objectif, la France soutient le plan Fayyad (plan palestinien) et la mise en place des institutions du futur Etat palestinien. Dans cette logique, les autorités françaises ont jugé opportun de franchir une nouvelle étape en rehaussant le statut de la Délégation générale de Palestine en France qui devient «Mission de Palestine», avec à sa tête un «Ambassadeur, chef de Mission de Palestine».
Un des points particuliers de la politique française dans la région est qu’elle est le seul Etat européen présent à Gaza. Nous attachons beaucoup d’importance au soutien à la population civile dans le contexte humanitaire. 30% de notre aide aux Palestiniens lui est destinée. Nous y menons des projets de développement (réhabilitation de l’hôpital Al-Qods) et une coopération culturelle.
S’agissant de la relance des négociations, nous pensons que la reprise rapide des négociations directes est dans l’intérêt de tous. Le président de la république a récemment eu l’occasion de le rappeler à M. Abbas et à B. Netanyahou. La mise en œuvre de mesures de confiance sur le terrain renforcerait la crédibilité du processus en cours et faciliterait la reprise des négociations directes. Nous devons peser sur les parties pour qu’elles s’abstiennent de tout acte de nature à enrayer la reprise du dialogue et nuire au rétablissement d’un climat de confiance.
Nous réfléchissons, en lien avec l’Autorité Palestinienne, à l’organisation d’une seconde conférence de Paris qui doit s’inscrire dans le cadre d’une dynamique politique.
La France est membre permanent du Conseil de sécurité. A l’issue des pourparlers ayant abouti à une série de sanctions contre l’Iran, l’Union européenne a décidé de renforcer ses sanctions. S’agit-il d’une reconnaissance de la faiblesse des Nations unies ?
La résolution 1929 prise par le Conseil de sécurité souligne une nouvelle fois les inquiétudes de la communauté internationale face à la menace nucléaire iranienne. Les sanctions que cette résolution a adoptées portent sur de nombreux domaines tels que les transports, l’armement, les secteurs bancaires et financiers.
Pour permettre à l’Europe d’appliquer ces mesures, le Conseil des ministres des Affaires étrangères de l’Union européenne a pris des sanctions. C’est une volonté européenne. Ces mesures résultent du comportement de l’Iran qui poursuit ses activités nucléaires en violation des décisions du Conseil de sécurité. Nous n’avons pas d’autre choix, pour ramener l’Iran vers le dialogue, que la fermeté. Nous restons convaincus qu’une solution négociée à long terme sur le nucléaire iranien est possible. Nous appelons l’Iran a faire le choix du dialogue.
Que pouvez-vous nous dire concernant les centres d’appel ?
Il faut souligner qu’en période de crise la préoccupation de sauvegarde de l’emploi est légitime pour tout gouvernement. Il est logique que le secrétaire d’Etat français à l’Emploi se soucie de la manière dont cette donnée évolue.
Il ne s’agit pas d’une mesure destinée à mettre en cause les progrès considérables accomplis par certains pays, dont le Maroc qui, avec succès et grâce à la bonne maîtrise du français, offrent des débouchés à des jeunes dans les centres d’appels. Il est intéressant de noter que la plupart de ces acteurs ont des bureaux au Maroc et en France. Mais face à des pertes d’emploi dans ce secteur en France, il était inévitable qu’un débat s’instaure.
Il est logique que ce débat se déroule aussi entre nos deux pays qui sont des partenaires notamment dans le cadre du statut avancé. L’idée n’est pas de prendre aux uns pour donner aux autres mais de construire ensemble un espace cohérent et ordonné dans lequel la valeur ajoutée des uns crée les emplois des autres, au bénéfice de tous. J’espère que cette discussion aura lieu rapidement entre les ministres concernés et qu’elle permettra de trouver une solution à ce problème qui a mobilisé la presse marocaine.
Sur le plan national, la rigueur budgétaire en France est instaurée, la France cherche des relais de croissance à l’étranger pour ses entreprises.
Les entreprises françaises investissent au Maroc avant tout parce qu’elles croient à l’avenir économique du pays.
A preuve, le Maroc est la première destination de leurs investissements en Afrique et au Moyen-Orient ; c’est l’une des premières destinations de nos investissements vers les grands pays émergents, avec la Chine et l’Inde. Les investissements directs français vers le Maroc se chiffrent à 8,1 milliards d’euros, près de 90 milliards de dirhams.
Ces investissements s’opèrent dans un cadre de plus en plus compétitif. Il en va de même pour l’attribution des grands contrats publics au Maroc, qui font l’objet d’appels d’offres très disputés. Il suffit pour s’en convaincre de regarder les succès remportés par certains de ces appels d’offre marocains auprès des partenaires étrangers. Dans ce contexte, les entreprises françaises savent qu’elles ne sont pas au Maroc en «terrain conquis» et que l’on attend d’elle les meilleures offres et les meilleures prestations.
Dans le cas du TGV, une petite partie des appels d’offres, celle concernant le «matériel roulant», est à titre exceptionnel, «restreinte aux entreprises françaises». Encore est-il juste de préciser que la France apporte en contrepartie de cet avantage lié à son immense savoir-faire dans ce domaine un financement de 900 M€, lui aussi exceptionnel : il n’a été octroyé à aucun autre pays. Il reste que la plus grande partie des marchés liés au TGV sont ouverts à la concurrence internationale ; le génie civil représente une part essentielle du coût du projet et il est riche en emplois et en opportunités pour les entreprises marocaines.
Pourriez-vous revenir sur la politique des visas et le récent rapport de la CIMADE
Il n’est pas exact de dire qu’il est de plus en plus difficile pour un Marocain d’obtenir un visa pour aller en France, au contraire.
Tout d’abord, il existe au Maroc 6 consulats généraux. C’est l’un des réseaux consulaires les plus denses au monde. Il permet aux demandeurs de visa de bénéficier d’une proximité géographique pour ses démarches. Nous délivrons 160.000 visas par an et le taux de délivrance est de 92%. Cela veut dire que 92% des demandes de visas reçoivent une réponse positive. De plus, nous allons vers l’allongement de la durée des visas octroyés. Le but de ces visas n’est pas d’empêcher la libre circulation mais d’empêcher un contournement des procédures dans un sens contraire aux lois sur le séjour des étrangers.
Le rapport de la CIMADE est un rapport qui n’est pas spécifique au Maroc et les autorités françaises sont en train de procéder à un examen sur la base des critiques qui ont été faites pour voir ce que l’on peut améliorer, pour le Maroc et pour l’ensemble de notre réseau consulaire. Croyez-vous vraiment qu’un pays qui accueille comme le fait la France, 70 millions de visiteurs par an soit un pays fermé ?
Les Etats-Unis comme l’Europe donnent des visas de longue durée. En Europe nous sommes encadrés par les dispositions Schengen qui nous limitent à 5 ans. Quand la situation le justifie, nos consulats ont à cœur de donner ce type de visas, parce que cela facilite leur travail.
La francophonie est-elle encore importante pour la France ? Le lancement, annoncé la semaine dernière par Bernard Kouchner, de la nouvelle agence nommée «Institut français», montre que la politique culturelle et francophone demeure une option centrale.
Créée il y a quelques semaines, cette agence se substituera à Cultures France dont elle reprendra les missions. L’Institut français sera un établissement public, sous la tutelle du ministère des Affaires étrangères ; il travaillera en coopération avec les autres ministères, comme le ministère de la Culture.
Cette nouvelle Agence sera dirigée par M. Xavier Darcos, et devra promouvoir les artistes et les contenus culturels français à l’étranger. Mais elle devra favoriser l’accueil en France des cultures étrangères, à travers l’organisation de «saisons». L’un des enjeux de l’Institut français sera la place du français dans le monde et la place de la France dans les débats d’idées à l’étranger.
La gestion de la scolarité dans les missions françaises ne fait pas l’unanimité au Maroc. Ne pensez-vous pas que cela se traduira dans le futur par un recul des valeurs françaises au Maroc ?
Vous parlez à la fois de la gestion de la qualité de l’enseignement et du coût de la scolarité. Ce sont deux problèmes différents, je les aborderai séparément.
Sur le premier point, je vous rappelle que les taux de réussite au baccalauréat dans le réseau scolaire français au Maroc est de 96% contre 87% en France. Par ailleurs 75% des candidats ayant obtenu leur baccalauréat dans le réseau français au Maroc, ont obtenu une mention. Je suppose donc légitimement à la vue de ces chiffres, et vous en serez d’accord, que la qualité de l’enseignement français au Maroc répond à des standards élevés, que nous nous efforçons de maintenir au quotidien. Nous le devons d’ailleurs à nos élèves, qu’ils soient français ou étrangers.
S’agissant du coût de la scolarité, les tarifs sont certes en augmentation depuis 2009. Il n’est pas surprenant dès lors que certains parents d’élèves contestent ces accroissements, c’est souvent une part importante du budget des ménages et comme toute dépense supplémentaire, elle n’est pas appréciée. Cependant, cette augmentation est inéluctable et cela tient à plusieurs raisons.
Il y a tout d’abord un effet naturel de rattrapage. Les tarifs pratiqués au Maroc sont depuis longtemps parmi les plus bas du monde, avec ceux de la Tunisie. Je précise à cet égard qu’ils continuent de l’être, aujourd’hui encore, après augmentation.
Ensuite, il y a les coûts budgétaires croissants qui sont la condition du maintien d’une haute qualité d’enseignement à laquelle vous faisiez référence, et qui pèsent sur l’Agence pour l’Enseignement Français à l’Etranger.
Enfin, vous avez abordé la question des études en France. Au Maroc, près de 90% des demandes de visa pour études sont satisfaites. Autrement dit, le taux de refus sur cette catégorie particulière de visa long séjour, est d’un peu plus de 10%. C’est le meilleur taux des pays de la zone Maghreb. Par ailleurs, je vous rappelle qu’il y a près de 30.000 étudiants marocains qui poursuivent actuellement leurs études en France, soit le premier contingent d’étudiants étrangers en France et je m’en félicite.
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Le MRE, une valeur professionnelle sûre pour l’entreprise Maroc.
13.8.2010 par admin.
Un stage de formation en France est un point apprécié sur un CV pour beaucoup de jeunes Marocains après quelques années d’études préalables. Pour le MRE qui a connu le milieu professionnel à l’étranger ou en Europe pendant quelques années, c’est une forme de garantie pour sa carrière lorsqu’il se présente dans un recrutement en son pays d’origine.

L’exigence des entreprises n’est plus à démontrer en Europe : celui qui ne sait travailler ne reste pas longtemps dans le milieu professionnel, ne dépassant guère la semaine en période d’essai. Si les MRE par manque de postes en Europe reviennent au pays d’origine, ils reviendront donc certainement bien chargés en bagages par cette haute valeur ajoutée et fortement reconnue professionnellement au Maroc. Le made in France est un label en ce domaine. De là à passer le cap de la création d’entreprise à titre personnel par leurs capacités reconnues aussi bien en Europe qu’ici au Maroc, cela devrait améliorer la qualité de quelques secteurs économiques importants qui pêchaient par manque de formation des ouvriers ou des employés.

Une main d’œuvre qualifiée nouvelle qui pourra répondre à l’amélioration recherchée par de nombreuses entreprises au Maroc. Les secteurs de la construction, de la technicité, de l’industrie devraient sortir gagnants de cela, si ces MRE sont bien encadrés en arrivant. Une possibilité qui peut faire gagner quelques années au Maroc dans ses objectifs de développement comme en matière de qualité réclamée par de nombreux clients en divers secteurs. Une carte à jouer gagnante…
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Création d’entreprise. Dans la peau d’un MRE
L’environnement des affaires au Maroc est en constante amélioration. Depuis la mobilisation du partenariat public/privé pour stimuler la création d’entreprises, plusieurs facilités administratives, incitations fiscales et facilités d’octroi de crédit ont été instaurées. L’entrepreneuriat devient une aventure de plus en plus stimulante.

Le ministre délégué chargé de la communauté marocaine résidant à l’étranger, Mohamed Ameur. /DR
Nombre de marocains ont toujours évité de créer leurs entreprises. Les causes sont connues et relèvent entre autres d’une absence d’information et de conseil dans son processus de création, des manques de culture du risque et de transparence structurelle et conjoncturelle, conjugués à la complexité et la lenteur administrative, aux désavantages fiscaux et aux problèmes de financement.
La conséquence directe a longtemps été une prédominance importante de l’économie informelle, provoquant d’énormes fuites et évasion fiscales, à hauteur de 35 milliards Dh en 2008 selon le Haut Commissariat au Plan (HCP). Mais c’est à partir de l’ouverture des barrières douanières par démantèlement tarifaire que le Maroc a pris conscience d’une perte de vitesse en termes de compétitivité nationale.
Des mesures d’urgence
Dès lors, plusieurs mesures portant sur l’amélioration du climat des affaires ont été prises par le gouvernement, notamment en termes de facilité de création d’entreprises.Un panel de partenaires accompagnateurs existe désormais sur la place. Par exemple, la Fondation Banque populaire pour la création d’entreprise accompagne en moyenne 900 porteurs de projets chaque année. Au total, plus de 6.500 promoteurs ont été conseillés, assistés, formés et accompagnés durant leur démarrage. Pour sa part, le Centre des Jeunes Dirigeants (CJD), association créée il y a plus de 5 ans, milite pour la multiplication des jeunes pousses. Cette année, elle vient de lancer un programme d’accompagnement des créateurs d’entreprise.
D’autres réseaux comme Maroc Entreprendre, l’Agence nationale pour la promotion de la PME (ANPME), les Centres régionaux d’investissement (CRI), la Fédération des PME/PMI, les chambres de commerce et d’industrie peuvent aussi être efficaces.
Procédures administratives simplifiées
Par ailleurs, les procédures administratives de création d’entreprise ont été largement simplifiées.“Le CRI met à la disposition du demandeur un formulaire unique contenant l’inscription à la patente, la déclaration d’immatriculation au registre de commerce et une demande d’affiliation à la Caisse Nationale de Sécurité Sociale”M. Ben Elafdil, directeur du CRI de Casablanca.
De leur côté, les conditions fiscales sont de moins en moins contraignantes, avec des baisses successives de l’Impôt sur le Revenu.De plus, les entreprises exportatrices de produits et services bénéficient d’une exonération totale d’impôt pendant 5 ans et d’une réduction de 50% les années suivantes. Plusieurs autres exonérations sont prévues en fonction du territoire et de l’activité.Les résultats sont tels que à fin mai 2010, Casablanca compte 2.965 entreprises nouvellement créées, en progression de 17%, comparé au cinq premiers mois de 2009. Selon le Centre Régional d’Investissement de la capitale économique, pour le mois de mai uniquement, 591 structures ont été établies.
L’aventure entrepreneuriale devient stimulante!
1.000 PME pour MRE en 2013
“Le programme de création de 1.000 PME au Maroc par les ressortissants marocains en France, qui a été initié il y a quelques semaines par les deux pays, est aujourd’hui activé”, déclarait Mohamed Ameur, ministre délégué auprès du Premier ministre, chargé de la communauté marocaine résidant à l’étranger.
Cette annonce a été faite lors d’une conférence tenue à l’occasion du lancement du programme national d’accompagnement des MRE pendant la période estivale, durant laquelle le ministre a exposé les principaux axes de ce programme ainsi que les différentes manifestations et activités qui seront mises en œuvre au profit de la communauté marocaine résidant à l’étranger.Le programme de création de 1.000 PME, rappelons-le, vise notamment à appuyer la définition et la mise en place d’une stratégie nationale d’accueil des investissements de la diaspora et à garantir un accompagnement de qualité en France et au Maroc aux promoteurs MRE.Ceci afin d’accompagner la création de ce nombre d’entreprises à l’horizon 2013.
Hayin Fadi
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Français exilés au Maroc, ou le nouvel exode de “l’homo-economicus-europeanus”
12.8.2010 par admin.
Les MRE qui rentrent au pays amèneront-ils dans leur sillage les Français qui sont dans la même vision économique qu’eux ?

L’histoire de la valise en carton d’une petite chanteuse du Portugal qui réussit à Paris se chantera prochainement mais en sens inverse, entre la vieille Europe et les pays dits en développement. “La France va mal” pour beaucoup de gens, pas seulement depuis le septembre noir de 2008, mais par un courant ressenti bien avant à l’aube du millénaire qui commençait avec l’Euro.
La morosité domine sur le plan comptable, non vraiment celui des banques qui elles se relèvent par les aides de l’Etat, donc du peuple qui paiera la facture demain, mais bien pour la population à la base, qui alors se doit de rechercher des solutions seule et parfois ailleurs, comme au Maroc. Le Français moyen représente la plus grande partie de la France qui ne s’y retrouve plus et qui en plus ne voit pas d’un œil optimiste les prochaines années ni les prochaines décennies, beaucoup associant la notion de retraite à celle de misère. Le Français est un “homo-securitus” qui pense à ses lendemains : déjà au début de sa vie il est éduqué en ce sens, pour se sécuriser, pour sa protection sociale, et même pour l’assurance sur la vie. Alors quand le présent lui exprime brutalement “no future“, il réagit très rapidement pour changer de direction.
Direction Maroc ou Maghreb bien souvent, ne désirant pas complètement couper les divers cordons culturels, notamment par besoin de se sentir moins éloigné par les quelques liens familiaux existant encore. Il lorgne même vers l’Asie qui offre maintenant des opportunités pour se poser à très bon prix entre deux cocotiers. Exil, entend-on, immigration ou émigration, le terme de fuite utilisé aussi chez certains, des expressions plus précises que l’on entendait il y a quelques années de la part des gens qui quittaient leur sud par force, non seulement pour des raisons économiques mais aussi politiques ou idéologiques.
“L’homo-economicus-europeanus” sera-t-il le nouveau nomade, le nouvel immigré pour les prochaines générations ? Un témoignage ci-dessous qui n’est pas isolé et que l’on entend de plus en plus souvent…
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http://www.rtl.fr/fiche/5947727420/ces-francais-qui-s-expatrient-au-maroc-pour-leur-retraite.html
RTL info 11 août 2010
Ces Français qui s’expatrient au Maroc pour leur retraite
Alors que la réforme des retraites sera soumise au parlement à la rentrée, une enquête Ipsos pour le magazine Pleine Vie souligne que près de 2 retraités sur 10 quittent la France pour faire face à la baisse de leur pouvoir d’achat. Après les Dom Tom, c’est le Maroc que les Français préfèrent pour leurs vieux jours. RTL vous emmène à El Jadida, une petite ville au sud de Casablanca, qui attire de plus en plus de ces retraités français.
Dossier audio sur RTL:
Le Dossier de RTL : près de 2 retraités sur 10 quittent la France pour faire face à la baisse de leur pouvoir d’achat
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http://www.senego.com/actualites/la-vie-est-elle-devenue-trop-chere-en-france/2010/04/27/9540
La vie est-elle devenue
trop chère en France?
Moi qui vis l’étranger toute l’année et qui ne rentre qu’une fois l’an en France pour les congés, je me pose sincèrement la question: combien de temps pourra-t-on encore vivre en France, ou plutôt survivre?

Il y a plus de 10 ans, avant l’Euro, je me considérais comme un privilégié. J’avais un travail, mon épouse également et chaque année nous rentrions en France pour les vacances avec suffisamment d’économies pour passer d’excellents congés et parfois faire un petit voyage hors Europe.
Avec l’arrivée de l’Euro, notre budget a fondu de 30% et cela dans l’année 2002, soit un an après la mise en place de la monnaie unique. Depuis, chaque année le coût de la vie augmente de façon inversement proportionnelle à nos capacités financières.
Comment accepter qu’un simple café au comptoir coûte entre 1,75 € et 2,00 €, comment accepter qu’une population ne puisse plus se payer de fruits ou légumes, comment accepter qu’un loyer dans une grande ville coûte l’équivalent d’un salaire ? Comment accepter qu’un litre de carburant coûte 1,40 euros (plus de 9 Frs) ou qu’une simple baguette de pain frôle les 1 euro ? Pour tous ceux qui vivent à l’année dans l’hexagone, il est difficile de s’apercevoir à quel point la vie est devenue intenable. On fait vivre sous perfusion les plus précaires pour s’assurer la paix sociale, mais cette politique tiendra-t-elle encore longtemps? En a-t-on seulement les moyens?
La crise grecque nous démontre, s’il en est encore besoin, que la situation au sein de la zone euro est catastrophique. Pire, d’autres pays sont sur la corde raide: Espagne, Portugal, Irlande et…la France. Notre Premier ministre l’avait indiqué il y a deux ans, il a hérité d’un pays en état de faillite. A une époque, on nous parlait régulièrement de la dette française. Bizarrement, depuis des mois, celle-ci a disparu des infos économiques.
Quand je rentre en France, les pauvres me semblent plus nombreux, les SDF sont légion dans le métro parisien et ceux qui ont encore un petit boulot n’arrivent plus à en vivre. Dans ma propre famille, certains, alors même qu’ils ont un salaire apparemment convenable, ne peuvent plus s’offrir un restaurant en famille. Il faut payer les charges de la maison, les dettes, l’abonnement téléphone/Internet, le carburant, la nourriture etc..
Que l’on ne me dise pas c’est la faute de tel ou tel gouvernement. Quel que soit le parti politique, ils sont tous aux affaires à un moment donné et aucun n’a fait mieux que l’autre. Quel est désormais notre avenir ? On sait déjà que d’ici quelques années nous n’aurons plus de retraites ou qu’elles seront si faibles qu’elles ne permettront pas de vivre. Pour ma part, afin de ne pas trop sentir la baisse de mon pouvoir d’achat, je passe une bonne partie de mes vacances au Maroc. Je suis obligé de m’exiler de mon propre pays afin de pouvoir offrir des congés à ma famille. Je suis conscient d’être encore un peu privilégié, mais pour combien de temps et surtout, quel avenir aurons-nous à offrir à nos enfants?
E.FSource: LePost.fr
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Economie et Maroc. Etat des lieux d’après crise ou crise de conscience ?
11.8.2010 par admin.
Quand la forêt brûle dans le monde, même une île déserte isolée en pleine mer ressent au moins un degré de différence à un moment. C’est l’effet papillon. Même si l’on feint de l’ignorer, les conséquences arrivent, plus ou moins problématiques. Le Maroc s’en sort mieux dans le monde côté crise, une bonne chose, mais l’échauffement des autres est néanmoins ressenti désormais.

Comme le dit l’article en conclusion ci-dessous… “Et si la crise économique mondiale avait comme impact « majeur » la mise à nue de la structure socio-économique ?” au Maroc …
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Maroc : La crise menace-t-elle les digues de l’économie nationale ?
L’impact de la crise économique mondiale commence à se faire sentir au Maroc alors que des acteurs institutionnels, le personnel politique ou encore certains « faiseurs d’opinions » ont déclaré, à maintes reprises, que « la crise n’a pas touché le Maroc car notre système financier n’est pas suffisamment arrimé à celui des grandes places financières et que notre croissance est tirée principalement par la consommation intérieure ». Donc, et selon eux, pas de risque sismique à l’ordre du jour.Cependant, la réalité semble toute autre. Si tout ne peut être imputé à la crise économique internationale, il n’en reste pas moins que des problématiques d’ordre structurel sont en phase d’émergence au sein du périmètre national. C’est le cas du secteur financier.
En effet, la Banque du Maroc injecte depuis plusieurs semaines près de 11 milliards de dirhams dans le circuit bancaire - au taux directeur de 3,25 % - afin de fluidifier le marché des liquidités, mis à mal depuis quelques mois (le manque de liquidités serait de plus de 20 milliards de dirhams).Les raisons ? Baisse des privatisations (qui étaient à l’origine de la surliquidité), forte croissance des crédits, faible épargne, chute des Investissements directs étrangers (- 46 % en 2009), fléchissement des transferts en devises des MRE qui représentent une part importante des ressources des banques, soit plus de 28 % des dépôts à terme (comptes rémunérés).
Il faut savoir qu’en fin mars 2010, les dépôts à terme des MRE se sont établis à 43,5 milliards de dirhams sur un volume total de 155 milliards de dirhams. C’est dire l’importance des transferts en devises des MRE pour les institutions bancaires et, en conséquence, pour le financement de l’économie nationale.
En ce qui concerne la démocratisation des crédits, la Banque du Maroc a décidé d’interpeller les banques pour plus de vigilance. En effet, à ce jour, les crédits accordés par les banques sont supérieurs aux ressources. Ce qui explique, entre autres, les tensions sur le marché des liquidités bancaires.Pour faire face à cette situation, la Banque du Maroc demande aux banques d’encourager l’épargne et de booster la bancarisation des populations. Population cible ? Les catégories les plus vulnérables. L’objectif est d’atteindre 50 % de bancarisation d’ici fin 2010. Aujourd’hui, le niveau de bancarisation se situe autour de 40 %, si on y intègre la Poste, récemment «reconvertie» en banque postale sur la base du modèle français.Autre problématique à gérer, et elle est de taille, la situation financière de la Caisse de Compensation.
Tous les voyants sont au rouge : le déficit a dépassé les 11 milliards de dirhams et l’année n’est pas finie. Il reste encore un semestre. Pour rappel, la Loi de Finances 2010 avait tablé sur un baril de pétrole à 70 dollars (aujourd’hui à environ 86 dollars) et une enveloppe de 14 milliards de dirhams avait été dégagée. Il se murmure que le déficit de la Caisse de Compensation pourrait s’établir à près de 24 milliards de dirhams, en fin 2010.
Du côté du gouvernement, on ne cesse de taper en touche pour gagner du temps car l’équation n’est pas simple. Comment faire pour que l’Etat continue à subventionner les produits de première nécessité (sucre, huile, gaz) alors que les finances publiques ne sont pas au beau fixe ? De plus, outre la pression financière, il doit gérer celle exercée par l’Union européenne (UE) qui exige une réforme profonde de la Caisse de Compensation voire sa disparition par la mise en place d’une «Caisse» (voire un Fonds), destiné à soutenir les populations les plus démunies. Ceci au nom de l’équité et de la solidarité.
Du coup, on peut s’interroger sur les effets directs et indirects de la crise internationale sur l’économie nationale.Et si la crise économique mondiale avait comme impact « majeur » la mise à nue de la structure socio-économique ?
Rachid Hallaouy Yabiladi.com
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La culture sauvera-t-elle Saïdia au Maroc ou suite d’une fin annoncée ?
10.8.2010 par admin.
Ce qu’Homme veut est-il stratégique plus que réflexion dans le temps ? Si l’on ne fait rien, certes que rien n’avance sur le plan personnel comme pour un peuple et ses décideurs. Mais laisser faire des intermédiaires plus affairistes qu’autre chose dans des projets gigantesques, en imposant à certains secteurs naissants ou en période d’adolescence la quasi-industrialisation du tourisme, ne peut laisser, quand le vent tourne, que des conséquences du même ordre de grandeur.
La société marocaine dans son ensemble se doit alors de relever un second défi, non pas celui d’inaugurer en fête le navire, mais bien de créer des festivités afin de voir dans le temps le bateau quitter enfin le port.
La crise, diront certains. Mais non, le Maroc s’en sort mieux que d’autres pays et reste un terrain très attractif pour les investisseurs et les demandeurs sur le plan du tourisme.
Mais faut-il penser investissement seulement, faut-il penser pour soi ou pour les attentes des touristes, ou des retraités qui achèteront ensuite dans les projets que l’on envisage ? Saïdia en est un exemple et non des moindres. Car en se promenant dans tous les lieux touristiques de la Méditerranée à l’Atlantique, combien de vitrines restent-elles sans commerçants, combien d’anneaux de port restent-ils sans navires, combien de fenêtres d’appartements restent-elles sans vie, combien de chambres et d’hôtels hébergent-ils de fantômes ? Il suffit de longer les côtes pour se poser des questions plus judicieuses après coup, après projets, une situation qui interpelle, pour rappel, de nombreux petits investisseurs à la recherche d’un lieu de vie, d’un lieu vivant donc, et qui ne désirent pas s’enterrer dans des espaces isolés, vides, parfois morts la plus grande partie de l’année… Combien ont-ils déjà essuyé les plâtres en suivant en toute confiance des commerciaux aux promesses radieuses, leur vendant le rêve mais jamais le cauchemar qui s’ensuivait ? Combien d’étrangers se sont-ils vu livrer avec retard ces projets parfois bruts de décoffrage et combien se sont-ils regroupés en association de défense ? Enfin, combien rêvent-ils désespérément de trouver un passant parfois plus naïf qu’eux, ou plus pigeon, en se transformant en mauvais commercial afin de revendre leur cauchemar ?
Toutes les raisons pour justifier après coup le bilan ne change pas la donne pour l’instant, il s’agirait plus de revoir des copies que de persister dans le pharaonique qui déjà, comme le Goliath, se fatigue, s’écroule et emporte des foules dans son mouvement…
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Saïdia : la culture à la rescousse de l’industrie touristique
Juin 2011, la région de l’Oriental du royaume Chérifien accueillera la première édition du festival « Maghreb Culture » qui célébrera annuellement les arts maghrébins : cinéma, musique, théâtre, art culinaire, arts plastic, mode, etc. Une rencontre que les initiateurs veulent trans-maghrébine. Un évènement qui arrive à point pour soutenir la promotion du tourisme balnéaire en difficulté dans cette partie moins exposée du Maroc. Reportage.

En annonçant la création de ce festival lors d’une cérémonie qui s’est déroulée le 19 juin dans la nouvelle ville balnéaire de Saïdia (à environ 60 km d’Oujda, nord-est), le président du Conseil Régional de l’Oriental M. Ali Belhadj souligne ceci : Maghreb Culture ne sera pas un succédané de l’Union du Maghreb Arabe, désespérément en panne. Ce festival est dénué « d’arrière-pensées politiques » et « n’est pas un prélude au règlement du problème des frontières avec l’Algérie », précise-t-il dans le quart d’heure d’entrevue qui précèdera l’annonce officielle.
Un rapide tour dans la nouvelle ville de Saïdia aura déjà suffi à convaincre de cela. Recouverte de forêts et de marécages voilà trois ans encore, la région ambitionne aujourd’hui de devenir un pôle touristique avec ses hôtels flambants neufs d’une capacité dépassant les 2 000 lits, ses résidences d’été, sa médina, sa marina (l’une des trois plus grande de méditerranée), son centre commercial et son terrain de golfe. Tout cela résultant de l’Initiative Royale pour le développement de la région de l’Oriental lancée par le roi Mohamed VI dans un discours fondateur en mars 2003.
La métamorphose
Depuis, la ville de Saïdia a vu sa physionomie radicalement changée. De campagne, elle est passée au statut de cite balnéaire-pilote pour la construction de laquelle les institutions du royaume se sont associées à de grands groupes espagnols. Aux premiers revenait de créer et de développer les infrastructures de base ; aux seconds d’apporter le savoir faire dans le domaine du tourisme. L’Etat marocain a eu ainsi à mettre en place les réseaux de communication : dédoublement de la voie de contournement de Saïdia et construction de toutes les voies d’accès à la ville, aménagement de son réseau de collecte des eaux usées et pluviales, de ses digues de protection, de ses stations d’épuration et de pompage et de sa corniche longeant ses 15 km de plage. Le tout pour un montant globale de 369 millions de DH (1 DH= 10 euros) selon les termes d’une convention pour la mise à niveau urbaine de la ville. Les enseignes hôtelières Iberostar et Barcelo pourront en outre compter sur l’aide de l’Etat et de la région pour le lancement de leurs établissements et leur remplissage.
De la sorte, la région de l’Oriental escompte séduire et attirer chaque année quelques milliers de touristes espagnols, bien sûr, mais aussi britanniques, chinois, nippons, indiens, ceux des pays du Golfe et des pays de l’Est. A la clé, 50 000 emplois nouveaux et des gains de l’ordre de 5 milliards de DH, indique le journal maghrébin l’Economiste.
Le forcing
Sauf que pour l’instant, les hôtels sont loin de refuser les clients alors que les résidences d’été qui jalonnent les routes de Saïdia demeurent vides. Aux marques de peinture sur les vitres, on voit que la plus part d’entre elles n’a pas trouvé preneur.
Le parc immobilier vacant, la marina silencieuse et l’activité commerciale timide de Saïdia menaceraient non seulement l’avenir du tourisme dans l’Oriental mais aussi le succès de l’ensemble du projet. A terme, il s’agit de l’intégration de la région à l’espace euro méditerranéen. Le souci immédiat est donc de provoquer l’affluence vers ce nouveau pôle touristique, comme les autorités se sont engagées à le faire. Les deux hôtels ibériques 5 étoiles n’avaient fonctionné la saison dernière que pendant deux mois, toujours selon l’Economiste. En ce début de saison, le Barcelo reçoit essentiellement des clients venus de la péninsule ibérique.
D’où l’idée du festival Maghreb Culture. L’évènement est imaginé pour drainer les foules sur ce site et le faire vivre, comme l’explique de manière si prosaïque M. Ali Belhadj : « c’est une démarche de promotion du développement économique ».
Quant à l’estampille « maghrébin », elle est censée rappeler les attaches qui lient Oujda à son environnement. M. Belhadj soutient que l’« on se sent profondément maghrébins dans cette région frontalière». Elle est idéale pour rassembler les artistes et les scientifiques maghrébins. Ceci pour dire que les organisateurs de Maghreb Culture 2011 évacuent d’un revers de la main toutes les inquiétudes que l’on pourrait concevoir quant à sa crédibilité. On considère que les obstacles politiques ne résistent pas devant l’identité maghrébine fortement ancrée dans la région. Qui d’ailleurs abrite déjà plusieurs festivals au cachet incontestablement maghrébin : le festival des oasis, le festival du raï, le festival de la musique gharnati, ou encore celui de la musique alaoui.
L’identité et la culture maghrébine font d’ailleurs, pour le moment, office de programme de ce festival. Il s’agit davantage de mettre en œuvre une volonté politique de développement économique et l’événement n’est pas encore réellement réfléchi. Avant sa présentation samedi passé devant la presse et quelques invités tels le consul adjoint de l’Algérie à Oujda, personne parmi les membres de la presse locale n’en avait entendu parler. Avant de quitter la salle, le représentant de l’Algérie, M. Bachir Belatrache a indiqué qu’il resterait à l’écoute.
Katia Semi
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Que faire à Agadir ? Pourquoi pas du parapente ?
9.8.2010 par admin.
Agadir : sa baie, ses hôtels, sa plage, ses 300 jours de soleil par an. Une image qui ne remplit pas toujours la journée, la semaine ou le séjour quand les habitudes s’installent. L’animation ou les activités sont des choses qui semblent manquer notamment aux étrangers et à beaucoup de locaux qui recherchent de plus en plus d’autres sensations que le soleil et la plage ou les terrasses de cafés. beucoup de marocains préfèrent d’ailleurs quitter le pays pour rejoindre l’Espagne plus animée…

Le Maroc offre d’autres approches que le tourisme de base par le remplissage des chambres l’été comme le reste de l’année. Mais ni le pays ni les acteurs du tourisme ne misent vraiment sur ces ouvertures qu’attendent beaucoup de visiteurs, notamment après quelques séjours dans le pays. Les initiatives nouvelles en ce sens restent le plus souvent la volonté de petits groupes, de petits projets individuels, qui arrivent avec les Européens, et qui demain sauront répondre aux demandes attendues.
En attendant si vous désirez visiter et voir de plus haut l’un des plus beaux pays de ce monde, vous saurez où vous envoyer dans les airs, même pour les débutants en vol biplace, à quelques kilomètres d’Agadir pour commencer, un peu plus haut ensuite dans l’Atlas pour les plus assurés et passionnés qui se prendront au jeu d’Icare mais en sécurité. Beautés et sensations garanties, n’en doutons pas, même en restant au sol.
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Blog: http://legroupement.com
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http://legroupement-agadir.com/le-groupement-conseil/
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http://www.news-mag.com/Le-parapente-au-Maroc_a162.html
Le parapente au Maroc
L’histoire du parapente débute en France en 1986. Quelques parachutistes décollent, avec leurs voiles de saut, des falaises de Mieussy dans les Alpes. 25 ans plus tard, ce sport a acquis ses lettres de noblesse et la maturité nécessaire pour être pratiqué par n’importe qui, dans les nombreuses structures en place. Les écoles de parapente existent dans tous les pays et dispensent un enseignement de qualité.

Depuis de nombreuses années les parapentistes Européens sont venus au Maroc pour pratiquer leur activité sur les sites très variés du pays. Comme pour de nombreux sports, le climat du Maroc permet une pratique hivernale, alors qu’en Europe la météo est souvent défavorable. Avec ses chaînes de montagnes et ses falaises côtières, le Maroc est le pays idéal pour le parapente.
De nombreuses écoles on fleuri au Maroc au cours des années, souvent sous l’impulsion de moniteurs Européens, offrant aujourd’hui une gamme très élargie de services: cours, initiations, vols biplace, perfectionnements,… L’apprentissage est idéal en bord de mer, au Sud d’Agadir par exemple, là où les dunes de sable et autres falaises permettent de faire ses premiers gonflages et premiers petits vols sous un vent régulier et une aérologie stable. Par la suite, l’Atlas offre toutes les joies et les possibilités des vols de haute montagne en thermiques. Les sites Internet regorgent d’infos sur les possibilités de vols au Maroc. L’endroit de référence pour le parapente au Maroc se trouve à Aguergour, près de Marrakech. Aguergour c’est le Saint Hilaire du Maroc (les parapentistes comprendront ce que cela veut dire). En saison, il n’est pas rare de se trouver à plusieurs dizaines de voiles au décollage et en l’air. Le décollage est assez facile et large, et une partie est bétonnée. Les conditions de vols sont souvent agréables le matin et le soir mais peuvent rapidement se tonifier en journée. Attention à la brise qui se renforce rapidement. Les départs en cross sont faciles mais selon où vous allez le retour peut être long. Prenez garde aussi aux lignes électriques qui d’année en année deviennent plus nombreuses.
L’atterrissage se fait généralement à côté du gîte d’Ahmed. Mais il est possible de se poser dans d’autres champs à conditions de respecter les cultures. Pour monter au décollage on trouve souvent d’autres personnes pour partager les navettes. Le chemin final est payant pour les véhicules, mais il est possible de se garer.Le succès de ce site est dû au fait qu’il y a de nombreux gîtes à proximité:Chez Hamed (à l’atterrissage): Historiquement, le premier gîte du coin. De la simple bâtisse au sol en terre battue, ce gîte est devenu un palace. L’accueil est sympa.
Chez Latifa (derrière le gîte d’Hamed): Gîte sympa aussi. Latifa fait une cuisine qui vous fera adorer le Maroc.
Chez Abdou (à coté du gite d’Hamed): Gite plus petit et plus tranquille. Tenu par le très sympathique frère d’Hamed, ce gîte est plutôt destiné aux parapentistes seuls ou à des très petits groupes.
Chez Mohamed Lamkaden (en haut, au déco): Accueil sympa et détendu, mais confort plus rudimentaire. Le décollage lui appartenant, n’hésitez pas à y consommer (thé ou repas chaud) dans la journée.
Portrait : Didier Parfait
Didier est Français, installé depuis 32 ans au Maroc, c’est un vieux routard du vol libre. Dès les années 1970 il arpente le Maroc avec son aile delta. En 1988, il découvre le parapente et se lance dans la découverte des tous les spots possibles dans le pays. Son but : rester le plus longtemps possible en l’air !!! Il vivra ainsi l’évolution constante de ce sport. Depuis 3 ans ½, il a fondé son club : Parapente-Maroc, basé à Agadir. Avec son expérience de plus de 30 ans de vol libre au Maroc, Didier vous fera découvrir des sites naturellement préservés par leur situation géographique et bénéficiant de conditions aérologiques particulièrement favorables permettant de vous accueillir toute l’année sur nos reliefs.
Il vous propose des évasions au détour des paysages surprenants de l’Atlas. Pour ceux qui veulent se faire plaisir, les sommets culminant entre 2400m et 4200m seront des terrains de jeu sans limites. Les sensations fortes sont assurées pour les pilotes confirmés. Sans oublier les instants de découverte en pays berbère, les balades dans les souks, la visite de villages authentiques en pierres et en pisé. Didier nous confie qu’il croit beaucoup au développement de ce sport, par la délocalisation des structures Européennes vers le Maroc en hiver. De nombreux clubs et écoles des parapentes en Europe le contactent pour organiser des stages en hiver. Il nous emmène pour une session de parapente en bord de mer, à 50km au Sud d’Agadir, en direction de Tiznit. De belles dunes finissent dans la mer, permettant le vol en «soaring». Histoire de goûter aux joies du vol libre, au bord des vagues. Une expérience unique, entre mer et désert, entre brumes et océan…
Informations pratiques - Parapente au Maroc :
Au Maroc, le parapente dépend de la «Fédération Royale Marocaine De l’Aviation légère et Sportive»
BP:1782 Rabat
Tel: 212 (037) 708347
Fax: 212 (037) 706958 Parapente-Maroc :
Didier Parfait
www.parapente-maroc.info Un site très sympa avec beaucoup d’infos :
Site de Michel Lacroix
Marc d’Haenen Pour les passionnés de sports qui aiment faire l’alliance entre voyage et tourisme découvrez http://www.news-mag.com/
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Aérien au Maroc. Low cost ou vols au-dessus d’un tourisme de masse. Et “si l’économie était à revoir” ?
7.8.2010 par admin.

Low cost, un terme qui devient habituel en cette économie mondialement malade. Si ce terme est issu notamment du secteur aérien depuis plus d’une décennie, ce n’est pas la mode qui aurait étendu cette vision de prix et de services moins chers, pour ne pas dire au prix réel, que chacun attendait… La crise est-elle par les prix ou les prix seront-ils demain plus honnêtes et plus calculés, sans trop d’intermédiaires désormais, afin de relancer toute l’économie ? La loi de l’offre et de la demande sera-t-elle enfin régulée par une offre plus abondante que par les demandes, afin de répondre à cette inextricable synergie économique, financière, spéculative surtout ?

Faudra-t-il au Maroc comme partout ailleurs désormais revoir toutes les classifications des services, des rapports qualité-prix présentés qui, par la situation présente, ne renseignent plus les consommateurs au regard du produit et qui interpellent aussi les commerçants divers ?
Vous entrez dans un “5 étoiles” qui vous présente sur catalogue des prix qui relèvent d’une simple pension de famille, vous achetez désormais une voiture neuve guère plus cher qu’une épave trouvée dans les petites annonces, vous pouvez même trouver maintenant des maisons construites au Maroc par des étrangers vendues “au prix réel” des services et des compétences recherchés, (http://legroupement-agadir.com/construire-au-maroc/)
bien loin des prix clés en mains des promoteurs qui pour certains persistent encore.

La question de fond n’est peut-être pas la crise, mais éventuellement la correction et l’éthique qui, grâce à la situation actuelle, redeviendraient la normalité. Le low cost n’est-il pas en fin de compte, non pas une concurrence, mais la réalité de nos échanges plus transparents pour un lendemain déjà présent ? Une situation qui imposera enfin à certains commerçants de devoir se remettre en cause, et de jouer la vraie concurrence des prix au regard de la vraie qualité, pour le bien des acheteurs, enfin…
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Le low-cost s’impose au Maroc
Les vols à bas coût ont le vent en poupe. Dans le royaume chérifien, les compagnies low cost accaparent aujourd’hui 35 % des vols (5 % de plus que l’an dernier) et grignotent du terrain. Première d’entre elles, Ryanair a doublé ses vols marocains, avec 123 fréquences hebdomadaires. La compagnie irlandaise – qui pourrait devenir en 2010 le premier transporteur aérien au monde en nombre de passagers (66 millions) en passant devant Air France-KLM – cible notamment les touristes européens à destination d’Agadir et de Marrakech.Viennent ensuite la britannique EasyJet (89 fréquences, + 25 % en un an), sur le même créneau de clientèle, puis la marocaine Jet4you (86 fréquences, + 62 %), qui opère depuis huit aéroports du royaume, et enfin l’émiratie Air Arabia (+ 13 %), lancée en 2009, qui a installé un hub à Casablanca et qui séduit les Marocains de l’étranger.
Ces compagnies ont profité de la libéralisation du marché aérien en 2004 puis de l’accord « Open Sky » signé avec l’Union européenne fin 2006, qui a simplifié l’ouverture de lignes entre le royaume et l’Europe. « En 2004, il y avait 22 transporteurs aériens dans le pays, ils sont 44 aujourd’hui, dont 18 low-cost », se félicite Hamid Zhar, directeur du transport aérien, pour qui le dynamisme de ces compagnies favorise le tourisme et les déplacements des Marocains de l’étranger vers le pays.
La Royal Air Maroc (RAM) a souffert de cette offensive, mais a réussi, en adaptant ses prix, à conserver 50 % du marché. Tentée elle aussi par le low-cost, elle a créé en 2004 Atlas Blue, mais n’a pas réussi à lui appliquer ce modèle économique : handicapée par un parc d’avions hétéroclite et un système de réservation sur internet obsolète, la filiale n’a jamais réussi à percer. La RAM n’a pourtant pas renoncé à tirer son épingle du jeu: le 8 juillet, elle a annoncé son intention d’acquérir 66 % de Jet4you, propriété du tour-opérateur allemand TUI depuis 2008.
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Changement d’heure au Maroc le 8 août 2010…
6.8.2010 par admin.
Petit rappel qui perturbe chacun dès qu’un changement d’heure arrive, encore plus pour les touristes pris entre deux aéroports ou deux ports comme par le décalage déjà naturel des pays….
Dans la nuit du 7 au 8 août 2010.
Samedi 7 au soir n’oubliez pas de reculer d’ 1 heure vos montres et pendules en étant au Maroc, cette année le changement s’effectue bien plus tôt par le Ramadan.
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