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Associatif ou “Tatawo” au Maroc ? Qu’en est-il sur le terrain ?

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Volontaire et/ou bénévole, ou comment aborder le domaine associatif au Maroc.

S’il reste des choses à faire en de nombreux endroits, faut-il tout attendre des autres ou de l’état ?

Le secteur associatif est une grande possibilité pour chacun de s’investir et même à terme de créer une structure utile, voire de permettre à son ou ses créateurs de pouvoir vivre la tête haute de ce travail, au même titre que tout autre entrepreneur, sous réserve d’une gestion transparente et d’objectifs clairs face à tous. Il ne faut pas voir au départ l’associatif comme une porte de sortie personnelle ni financière, mais bien avoir en soi une volonté de faire, d’aider, de créer, de réunir, pour ensuite tous ensemble s’y retrouver. 

Un secteur qui réclame des buts arrêtés, bref une politique éthique bien déterminée dès le départ, pour ne pas dire gravée dans le marbre comme des commandements. Qu’en est-il et que voit-on plus couramment en ce secteur, qui reste encore flou pour beaucoup, sans direction précise pour les uns, sans organisation pour d’autres, un simple moyen pour d’autres buts moins humanistes et donc plus égoïstes parfois… 

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Mouvement associatif 

Le bénévolat et le volontariat sur la mauvaise pente 

Des failles inhérentes surtout à l’éthique et au mode de fonctionnement des associations, rendent l’apport des bénévoles et des volontaires peu valorisant et valorisé. 

Force vive du pays, le mouvement associatif au Maroc est en pleine expansion. La dernière décennie a vu un foisonnement sans précédent des associations civiles, tous domaines confondus. A l’heure actuelle, on estime entre 30.000 et 50.000 le nombre des associations existantes au Royaume. Par voie de conséquence, les bénévoles et les volontaires, chevilles ouvrières de l’associatif, sont sollicités à large échelle par les associations pour couvrir leurs besoins croissants en ressources humaines. «Cette tendance s’est renforcée après le lancement de l’INDH, le 18 mai 2005 par Sa Majesté le Roi Mohammed VI. Les associations sont ainsi devenues des partenaires essentiels, institutionnalisés et siègent dans les organes de gouvernance de cette initiative tant au niveau local que provincial et régional», précise Nouzha Skalli, ministre du Développement social, de la Famille et de la Solidarité, dans un atelier de présentation des résultats de l’étude sur «l’engagement bénévole et volontaire des jeunes et l’action associative au Maroc», tenu récemment à Rabat. Malgré leur rôle déterminant dans la vie et la survie des associations et, par ricochet, de la société civile, ces deux formes d’engagement citoyen n’ont fait l’objet auparavant d’aucune étude approfondie. Les rares travaux de recherche qui ont été conduits sur ce sujet étaient soit du ressort d’organismes étrangers comme le PNUD, soit le fruit d’efforts individuels, notamment de chercheurs et d’étudiants dans le cadre de thèses ou de mémoires soutenues. Dans les deux cas de figure, ces recherches n’étaient que fragmentaires et ne reflétaient pas donc fidèlement l’état des lieux de l’engagement associatif. Par conséquent, on relève un manque de données sur ce sujet, ne serait-ce que par rapport au nombre des personnes engagées dans des associations au niveau national. Le ministère du Développement social, de la Famille et de la Solidarité, a été donc le premier à défricher ce terrain largement méconnu. De prime abord, son étude se penche sur la définition des concepts. C’est que, dans le langage courant, les termes «bénévolat» et «volontariat» sont employés indifféremment et abusivement pour désigner la même chose, à savoir «une activité libre et non rémunérée». D’autant plus qu’en langue arabe, un seul mot «tatawo’» sert à indiquer à la fois le bénévolat et le volontariat. Il en va de même pour l’anglais où un terme à double sens «volunteer» est employé pour désigner ces deux formes d’engagement associatif. Or, il s’agit de deux notions différentes à bien des égards. Par définition, le bénévole est une personne engagée de son plein gré dans une activité non rémunérée au service de l’intérêt général et qui travaille au sein d’une organisation formelle, généralement une association, mais qui ne bénéficie d’aucun statut légal. En revanche, le volontaire, engagé lui aussi dans une activité «socialement utile», travaille dans un cadre formalisé et dispose d’un statut reconnu sans pour autant être soumis à un contrat de travail.

Contrairement au bénévole qui travaille de manière désintéressée et paye même de sa poche pour accomplir ses missions, le volontaire tire bénéfice de son engagement. Ce bénéfice peut être d’ordre matériel, sous forme d’indemnité ou de prise en charge, comme il peut être d’ordre moral, en termes surtout de satisfaction et de valorisation personnelle, de reconnaissance légale sous forme de statut ou d’expertise. De quoi dire que le volontariat se situe à la charnière du bénévolat et du salariat. Pour résumer, le bénévolat est un don de soi, tandis que le volontariat est un don contre don. Autre différence essentielle, le volontaire est non seulement amené à effectuer les tâches que lui confie l’association, mais il a également une obligation de résultats, puisqu’il exerce dans un cadre institutionnel et soumis à des lois. Par contre, le bénévole n’a de comptes à rendre à personne et n’a aucune obligation de résultats à part celle qu’il s’impose personnellement ou que l’association a préalablement fixée.

Ce sont autant de différences sensibles qui peuvent servir à tracer les limites entre le bénévolat et le volontariat. Cela dit, ces deux types d’engagement présentent des caractéristiques communes et invariantes. Le travail bénévole et volontaire est foncièrement un travail non obligatoire que la personne exerce de son libre choix et qui n’est pas soumis à un contrat de travail. C’est aussi un travail non rémunéré, qui rend service à la communauté (qualité de vie, éducation, santé, environnement…) et qui est exercé dans le cadre d’une structure légitime.

Notons bien qu’au Maroc, le terme «volontariat» n’est entré dans l’usage qu’après l’indépendance, précisément en 1957, lorsque des milliers de jeunes ont donné un bel exemple de patriotisme en participant à la construction de «Tariq Al Ouahda» (route de l’unité) qui visait à jeter les ponts entre les zones sous occupation française et celles sous occupation espagnole. Depuis, beaucoup d’eau a coulé sous les ponts et le volontariat est devenu de nos jours une activité plus ou moins structurée, menée par une catégorie bien précise de la population. Le profil du volontaire, tel que dressé par l’étude, montre une forte dominance des jeunes (entre 22 et 30 ans), ayant en moyenne un niveau d’éducation Bac+3 et qui sont en quête d’emploi. Par contre, les seniors, âgés jusqu’à 65 ans sont une minorité et sont d’une formation spécialisée (agronomes, vétérinaires…) qui leur permet d’accomplir des missions ponctuelles. Cette tendance s’inverse dès qu’il s’agit du bénévolat. Celui-ci est pratiqué majoritairement par les seniors, généralement des cadres d’administration et des enseignants et qui occupent traditionnellement les postes de décision au sein de leurs associations respectives.

On en distingue 3 types, selon le degré d’engagement. Ainsi, on trouve des bénévoles très actifs engagés à plein temps dans les activités de l’association, ceux qui participent à des actions occasionnelles sans vraiment s’impliquer dans la vie de l’association, et d’autres qui ne participent qu’à titre temporaire au fonctionnement de l’association, notamment en prenant part à des événements nationaux et locaux, à des journées thématiques, etc. Quant aux jeunes, surtout ceux en chômage, ils intègrent grosso modo les associations pour le même motif, à savoir s’enrichir sur le plan professionnel et se sentir d’une certaine utilité pour la société. Souvent, ils ne s’engagent qu’à moyen et court terme. Mais leur vie au sein de l’association n’est pas d’habitude un long fleuve tranquille. En effet, l’étude relève un certain nombre d’éléments qui mettent des bâtons dans les roues de ces jeunes militants, qui les démotivent et qui font, par conséquent, que le bénévolat et le volontariat se trouvent «en essoufflement» au Maroc.

Ces éléments se rapportent notamment aux pratiques associatives en vigueur qui, il faut le dire, ne sont pas toujours saines. En premier lieu, l’étude signale le peu d’importance qu’attachent les associations à leur référentiel éthique. Rares sont les associations qui définissent clairement les engagements éthiques de leur personnel. Même si des valeurs et des principes fondateurs sont parfois déclinés, ils restent encre sur papier et sont peu présents dans le quotidien des associations. Résultat : le climat est propice au développement de pratiques déviantes, de malversations, surtout que les associations communiquent très peu sur la gestion de leurs ressources financières. Pour remédier à ce problème, le ministère du Développement social, de la Famille et de la Solidarité a demandé un audit financier de ses associations partenaires. Cependant, «force est de reconnaître que, jusqu’à présent, ces initiatives relèvent davantage du vœu pieux.

Très peu de mesures cadrant l’action associative ont été mises en place jusqu’à ce jour», remarque l’étude qui considère que la transparence est le «maillon faible» de l’éthique associative. En deuxième lieu, le manque d’organisation interne de la plupart des associations est on ne peut plus frustrant pour les jeunes bénévoles et les volontaires y travaillant. Lors d’entretiens réalisés avec eux, ils déploraient l’ambiguïté des rôles qui leur sont assignés, ainsi que de ceux assignés aux autres. Bien souvent, ils n’ont pas voix au chapitre et ne participent pas à la prise de décision qui se fait d’ailleurs dans l’urgence et l’improvisation. Par-dessus-le marché, leurs activités au sein des associations ne sont pas documentées et leur impact ne fait l’objet d’aucune capitalisation.

Ce qui revient à dire, pour reprendre l’étude, que l’apport de ces jeunes bénévoles et volontaires reste «peu visible, peu valorisant et valorisé» et, pire encore, il «s’apparente à l’exploitation d’une main d’œuvre bon marché», toujours selon l’étude. Le manque de vision stratégique à moyen et à long terme, voilà une autre faille dans le mode de fonctionnement de beaucoup d’associations. Certaines fonctionnent dans l’anarchie totale, sans détermination de leurs programmes de travail, de leurs besoins et de leur positionnement.

Il se peut très souvent qu’elles changent de bord au gré des opportunités de financement qui se présentent. De ce fait, « les financeurs deviennent les décideurs quant aux secteurs d’activité à développer et ce, en fonction de leurs seuls centres d’intérêts», fait remarquer l’étude. Dans la plupart des cas, les jeunes bénévoles et volontaires ne sont pas informés de ce changement dans les orientations stratégiques de leurs associations. D’ailleurs, nombreux sont les bénévoles/volontaires interrogés qui affirmaient que les tâches qu’ils étaient amenés à faire n’avaient rien à voir avec les missions pour lesquelles ils ont été recrutés. Si on ajoute au compte la procédure de recrutement peu minutieuse et l’environnement peu accueillant dans lequel vivent les bénévoles/volontaires nouvellement recrutés, l’on peut comprendre pourquoi les jeunes éprouvent de plus en plus de la désaffection vis-à-vis de l’engagement associatif.

Il est grand temps donc de réconcilier ces jeunes avec l’associatif et de faciliter leur intégration et leur exercice au sein de leurs associations, pour que «le bénévolat altruiste et militant» ne soit plus «l’apanage que d’irréductibles cinquantenaires pleinement engagés», pour reprendre l’étude.

Recommandations

Dans la perspective de promouvoir l’engagement associatif au Maroc, y compris le bénévolat et le volontariat, l’étude émet plusieurs recommandations. En premier lieu, elle appelle à clarifier et à vulgariser les droits et responsabilités des bénévoles et des volontaires à travers notamment des guides précisant les conséquences de l’engagement et les responsabilités des structures d’accueil. Il faut aussi, d’après l’étude, accorder un intérêt particulier à la dimension formation, à travers le financement de formations organisées au profit de leurs membres. L’étude recommande également de développer les outils de gestion du bénévolat et du volontariat (recrutement, accueil, accompagnement, valorisation de l’apport et suivi ». De même, il est indispensable d’initier une pratique de tutorat des jeunes bénévoles pour les guider, les encadrer et les familiariser avec leur nouvel environnement.
Et enfin, il faut tenir compte des aspirations, des choix et des potentiels en matière d’activité du bénévole/volontaire afin qu’il se sente plus impliqué.
 

Par Meriem Rkiouak | LE MATIN

Des autoroutes au Maroc, et encore des autoroutes…

Les grandes villes du Maroc seront-elles toutes bientot reliées entre-elles ? Il semble que le pays ait de l’ambition routière, ce ne sont pas les voyageurs qui s’en plaindront.

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Quant à ceux qui ont déjà eu l’occasion de prendre depuis quelques jours la liaison nouvelle entre Agadir et Marrakech, ils applaudissent des deux mains, sans pour autant lâcher le volant, restons prudents… Une belle réalisation qui au quotidien soulage et arrangera nombre de projets en développement pour toute une région.

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Maroc / Autoroutes : Marrakech-Fès et Fès-Tanger en perspective

Déjà porté à plus de 1100 kilomètres avec l’ouverture récente de la liaison Marrakech-Agadir, le réseau autoroutier marocain est encore appelé à se développer. L’un des prochains défis serait d’ailleurs de relier le nord et le sud du pays sur un axe intérieur.

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La liaison Marrakech-Agadir par autoroute, inaugurée il y a deux semaines,  était l’un des projets très attendus dans le domaine des infrastructures au Maroc. Devant servir de locomotive pour le désenclavement et le développement de régional du sud du pays, cette ligne est un maillon essentiel du plan autoroutier marocain qui devrait à l’horizon 2015, connecter les grands pôles urbain du pays entre eux, comme le soulignait le ministre des transports en avril dernier.

 Dans cette optique, deux nouveaux projets pourraient bientôt voir le jour selon l’hebdomadaire La Vie Eco. Leur objectif serait d’assurer la liaison entre Marrakech et Tanger par l’intérieur du pays. Selon la publication, la société nationale des autoroutes du Maroc (ADM) envisagerait ainsi la création des liaisons Marrakech-Fès via Béni Mellal et Khénifra, et de Fès-Tanger.

Ces nouvelles lignes prolongeront ainsi le nouvel axe Marrakech-Agadir, et permettront non seulement de relier Agadir à Tanger sur un axe intérieur, mais aussi de désenclaver les villes du Moyen Atlas et du Rif.

Aucun délai n’a pour le moment été communiqué concernant ces nouvelles lignes d’autoroute, qui permettront à coup sûr des échanges économiques plus fluides entre les villes du nord et du sud du pays, en même temps qu’elles relieront aisément les différents pôles touristiques de ces régions.

Par ailleurs, d’autres projets avaient été annoncés dans la foulée de l’autoroute Marrakech-Agadir, à l’instar de Fès-Oujda, qui prolongera de 328 km l’axe Rabat-Fès qui devrait être achevée dès 2011. De même, l’autoroute Berrechid-Béni Mellal via Khouribga, dont le chantier a été inauguré en avril dernier, sera la principale courroie de transmission entre ces villes et les métropoles environnantes.

En outre, l’axe côtier Tanger-El Jadida  sera prolongé à l’horizon 2015, par le tronçon El Jadida-Safi, dont les travaux sont en cours. Cette ligne sera une étape de plus, vers la connexion entre le nord et le sud du pays via l’autoroute.

 Rappelons que ces aménagements s’inscrivent dans le cadre du développement logistique constaté ces dernières années dans le Royaume, qui se manifeste par un ensemble de projets d’envergure comme la ligne de TGV qui reliera Tanger à Casablanca, le Tramway Rabat-Salé, celui de Casablanca, mais aussi et surtout, le Port de Tanger Med. 

Yann Ngomo Yabiladi.com

Maroc. Le SMIG est dans le Smog…

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La moindre des choses est de respecter les minima sociaux. Ceci vaut en général pour les visiteurs dans un pays étranger. Choses que suivent de nombreux investisseurs et entrepreneurs qui s’installent au Maroc dans leurs projets. Choses que reconnaissent aussi beaucoup de Marocains en travaillant pour ces étrangers. Si cela est une évidence de fonctionnement dans les pays hyper administrés, la règle est bien autre encore pour le personnel de base non qualifié au Maroc. 

Si le SMIG est dans un certain brouillard légalement pour beaucoup, que devrait-on dire du SMAG, le minimum dans le secteur agricole inférieur de 30%, quand ces petites mains rurales sont encore payées, sans parler des conditions de service, de travail ou de vie, parfois limites humainement parlant.  Le secteur implicite économique laisse aussi une grande part de mauvaise liberté à de nombreux petits entrepreneurs, mais toujours dans le mauvais sens pour les comptes et les heures de travail effectifs des employés et ouvriers. 

Un peu plus de 2,2 millions de Marocains sont officiellement inscrits à la caisse de la CNSS pour rappel, et peuvent ainsi être respectés autrement. Sur 32 millions d’habitants, il reste du travail pour sortir du Smog

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Économie

Faut-il lier la progression du Smig à l’inflation ?

En cinq ans, le Smig mensuel a augmenté de 11,3% pour une durée de travail allégée, alors que le coût de la vie progressait de 11,7%.
L’indexation du salaire minimum sur l’inflation figure dans le code du travail mais elle n’est pas appliquée.
La mesure permettrait d’apaiser la tension sociale, mais les entreprises y sont réticentes.

C’est fait ! Depuis le 1er juillet, le salaire minimum interprofessionnel garanti (smig) vient d’augmenter dans le secteur du textile et de l’habillement. Il prend ainsi 2,5% de plus, atteignant 10,39 DH l’heure. Le secteur constitue toutefois une exception. Cette revalorisation est en fait l’application de la troisième tranche de la hausse de 10% du Smig décidée en 2008 au profit des secteurs de l’industrie, du commerce, des professions libérales et de l’agriculture. Alors que pour les autres secteurs, l’augmentation a été appliquée en deux temps (5% le 1er juillet 2008 et 5% le 1er juillet 2009), une exception avait été accordée pour le secteur textile au motif que celui-ci était en proie à des difficultés économiques : ladite augmentation avait été étalée sur quatre ans à raison de 2,5% par an. C’est donc le 1er juillet 2011 que les travailleurs du textile et de l’habillement auront un Smig aligné sur le reste des autres secteurs, soit 10,64 DH l’heure. Sachant que le nouveau code du travail, entré en vigueur en 2004, fixe la durée normale de travail dans les activités non agricoles à 2 288 heures par année ou 44 heures par semaine (article 184), le Smig, si on le mensualisait, serait de 2 030 DH pour l’ensemble des secteurs, à l’exception du textile où il serait de 1981 DH, en attendant 2011.

10% de rattrapage en 2004 avec l’arrivée du nouveau code du travail

Certes, le Smig mensuel n’a plus cours depuis 2004, date d’entrée en vigueur du nouveau code du travail. Ce texte, qui est venu après une longue bataille entre les syndicats et les employeurs, a en effet consacré la notion de Smig horaire, et, du coup, la référence à la mensualité qui correspondait à l’époque au Smig effectivement perçu par les salariés, disparaît. Le ministère de l’emploi avait cessé dès le 7 juin 2004 de publier le Smig mensuel, et même journalier, se contentant d’indiquer le Smig horaire.

De combien ce Smig a-t-il évolué ? Une revue des différentes hausses opérées depuis cinq ans montre que le Smig horaire aussi bien celui appliqué à l’industrie, au commerce et aux professions libérales que celui relatif à l’agriculture, a considérablement évolué. Ainsi, entre début juin 2004 et juillet 2009, le cumul des augmentations aboutit à un taux de 21,55%. Considérées en valeur relative, ces augmentations paraissent conséquentes, la majorité des salaires, dans le cadre d’une carrière sans promotion s’entend, n’ayant pas évolué d’autant en cinq ans.


Il faut cependant compter avec le changement intervenu dans le code du travail. En effet, avec son entrée en vigueur en 2004, on avait constaté que le Smig mensuel qui était de 1826,24 DH tombait le lendemain à 1761 DH, alors même qu’une augmentation de 5 % venait d’être accordée. Cela sachant que le Smig horaire, lui, passait de 8,78 DH à 9,22 DH.

L’explication réside dans le changement de la durée de travail. En effet, avec l’arrivée du nouveau code, la durée de travail hebdomadaire avait baissé de 48 heures à 44 heures. Or, le code, dans son article 184, alinéa 4, est clair là-dessus : «La réduction de la durée de travail dans les activités non agricoles de 2 496 à 2 288 heures dans l’année et dans les activités agricoles de 2 700 à 2 496 heures dans l’année n’entraîne aucune diminution du salaire». Logiquement, en vertu de cette disposition, les «smigards» ne devaient subir aucune diminution de leur salaire après l’entrée en vigueur de ce code. On s’en souvient, il y eut un long et vigoureux débat là-dessus et les syndicats avaient réclamé une augmentation qui devait permettre au moins de maintenir le Smig à son niveau d’avant le nouveau code. Suite à quoi, il y eut les deux augmentations de l’été 2004 : +5% le 7 juin et +5% le 1er juillet. Ainsi, le Smig horaire passait à 9,66 DH et, en théorie, à 1845 DH par mois, soit légèrement plus que les 1826 DH qui étaient en vigueur auparavant, mais pour quatre heures de moins travaillées par semaine !

Vient ensuite l’augmentation de 10 % de 2008 dans le cadre du dialogue social, une augmentation étalée sur deux ans, à raison de 5% par an, sauf pour le secteur du textile et habillement qui bénéficia d’un étalement sur quatre ans. En cinq ans, donc, le Smig mensuel qui était de 1826 DH dans l’industrie est passé à 2 032 DH. En annulant l’effet de rattrapage dû au nouveau code (deux augmentations de 5% chacune) la hausse n’est que de 11,3%.

Les syndicats continuent à demander un Smig à 3 000 DH par mois !

Aujourd’hui (sauf pour le textile, encore une fois), le Smig dans l’industrie est à 10,64 DH l’heure et à 2 032 DH pour ceux qui ont la chance de travailler un mois. Pour les syndicats, c’est très insuffisant. Et cette question, d’ailleurs, s’invite régulièrement à la table des discussions dans le cadre du dialogue social. Des syndicats ont même revendiqué un Smig mensuel de 3 000 DH «au minimum». Mais ni le gouvernement ni le patronat n’entendent discuter pareille revendication. Le premier parce que, explique-t-il sans cesse, il a déjà procédé à des revalorisations salariales et à deux baisses successives de l’impôt sur le revenu, le second (le patronat), en raison, dit-il, de la conjoncture et de la fragilité des entreprises face à cette conjoncture.

«Normalement, cette discussion ne devrait même pas avoir lieu. Se déchirer à intervalles réguliers sur le Smig, c’est-à-dire sur un minimum vital, c’est une perte de temps et d’énergie. Il existe une méthode simple pour clore définitivement ce dossier : indexer le Smig sur l’inflation», explique Abdellah Lefnatsa, responsable syndical UMT à Rabat. Ce que dit notre syndicaliste, c’est exactement, avec peut-être d’autres mots, le sens de l’article 358 du code du travail : «Le salaire minimum légal s’entend de la valeur minimale due au salarié et assurant aux salariés à revenu limité un pouvoir d’achat leur permettant de suivre l’évolution du niveau des prix et de contribuer au développement économique et social ainsi qu’à l’évolution de l’entreprise».

Le principe de l’indexation du Smig sur l’inflation est donc bel et bien consacré par le législateur dans le nouveau code du travail. Et en vérité, ce n’est pas une nouveauté, puisque le code ne fait que reconduire, de manière moins explicite, ce qui existait déjà depuis 50 ans, c’est-à-dire le dahir du 31 octobre 1959 relatif au relèvement général des salaires en fonction de l’augmentation du coût de la vie. Ce dahir, plus favorable aux salariés puisqu’il avait institué un «relèvement général des salaires», a été abrogé après l’entrée en vigueur du code du travail de 2004, mais l’esprit du texte y est repris, de façon plus limitée : il n’est plus en effet question de salaires de façon générale mais simplement de Smig à adosser à l’évolution des prix, ou à ce qu’on appelle plus communément l’inflation.

La crainte de la spirale inflationniste

Pourquoi cela ne se fait-il pas ou plus ? Parce que, d’une part, des employeurs ne le veulent pas, invoquant la maladresse de ceux qui ont négocié ce code du travail, «guère favorable à l’entreprise», et, d’autre part, le gouvernement croit y voir un «aliment» de l’inflation à éviter à tout prix.

Un moment, raconte un syndicaliste, Driss Jettou, lorsqu’il était encore aux affaires, était à deux doigts d’accepter le principe de ce que les syndicalistes appellent l’échelle mobile des salaires, c’est-à-dire tout simplement l’indexation de ceux-ci sur l’inflation. Il dut faire marche arrière par crainte de cette fameuse spirale inflationniste que sa mesure risquait de déclencher.

Pourtant, ailleurs, l’indexation du Smig à l’inflation et/ou à d’autres paramètres est une réalité. Pour ne prendre que les économies proches du Maroc, la Pologne par exemple ajuste son Smig une ou deux fois par an, sur la base des prévisions d’inflation du gouvernement, Malte a institué une indexation automatique, la Turquie procède à sa révision chaque année ou, au minimum, tous les deux ans, etc.


Faut-il alors lier le salaire minimal au coût de la vie ? Si l’on fait le calcul de l’inflation entre 2004 et 2009, on se retrouve avec une progression de 11,7% alors que le Smig, lui, a pris 11,3% pour une durée de travail réduite de quatre heures. On le voit, les progressions sont similaires. Si le Maroc décidait d’opter pour l’indexation, est-ce que cela nuirait réellement à la compétitivité des entreprises, comme on le dit tout le temps ici et là ? Une chose est sûre : il vaut mieux augmenter le Smig de 2% par exemple, comme moyenne  annuelle d’inflation, calmement, plutôt que de devoir y céder sous la contrainte de la négociation et de manière brutale, ce qui risque de donner des hausses beaucoup plus importantes, en période de tension sociale.

Réfractaires : Qui applique le Smig ?

Est-ce que toutes les entreprises appliquent le Smig ? Evidemment non, répondent les syndicalistes qui disent être régulièrement confrontés à cette réalité. «Dans les carrières, le BTP et certaines entreprises de textile, les travailleurs viennent souvent se plaindre du fait qu’ils ne perçoivent même pas le Smig», raconte un syndicaliste de l’UMT. Jamal Belahrach, président de la commission sociale de la Confédération patronale, CGEM, est à peu près de cet avis. Il estime qu’en plus du secteur informel qui, par définition, se situe en dehors des règles de fonctionnement normal de l’activité économique, «il doit certainement y avoir des réfractaires au respect de la réglementation sur le Smig». Il ne manque cependant pas de rajouter que le phénomène existe aussi «dans la fonction publique». M. Belahrach n’a pas tort de citer la fonction publique puisque certains agents, jusqu’à la suppression des échelles 1 à 4 il y a encore tout juste quelques semaines, percevaient moins que le Smig, alors que la revalorisation de celui-ci remonte, au moins pour moitié (augmentation de la première tranche de 5%), au 1er juillet 2008. Donc, l’Etat lui-même, sur cette question, n’était pas en règle en dépit des dénégations de certains ministres. S’agissant du secteur privé, c’est une évidence que le problème ne se pose même pas dans de nombreuses entreprises. Mais c’est une réalité aussi qu’il se pose dans beaucoup d’autres. «Je ne peux pas donner de chiffres, mais je sais qu’il y a des chefs d’entreprises qui ne l’appliquent pas. Nous recevons régulièrement des réclamations à ce sujet», raconte un inspecteur du travail qui précise toutefois que dès que l’anomalie est relevée, l’employeur en question se met en règle !
Si des statistiques n’existent pas sur le nombre d’entreprises ne respectant pas le SMIG ou le nombre de salariés concernés, les données de la CNSS en donnent une idée.
A fin décembre 2009, 42% des salaires déclarés sont inférieurs à 2 000 DH par mois. Cette information est à relativiser en tenant compte du nombre de mois travaillés dans l’année. Nous l’avons écrit ici même, plus de 1/5e des salariés est déclaré moins de cinq mois dans l’année (voir à ce sujet «La Vie éco» du 18 juin 2010).
Il ne semble pas pour autant que ce soit la seule explication à l’importance de la part des salaires (42% tout de même !) qui sont inférieurs à 2 000 DH.

Salah Agueniou

Crise + Ramadan = le grand point d’interrogation du secteur du tourisme au Maroc…

  

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Voilà deux années que les professionnels du tourisme nous parlaient avec une certaine inquiétude de la période du Ramadan, qui arrivera pour les prochaines années en pleine saison estivale. Nous voilà au point de rendez-vous à l’heure et il ne semble pas que les solutions ni les propositions soient arrivées pour autant afin de réduire ce qui risque bien de se passer cette année et les prochaines. Principe de précaution ignoré ou simple calcul préalable non abordé par les gestionnaires du secteur, le bilan tombera donc en septembre prochain. 

Certains prévoient déjà moitié moins, mais sur une base qui serait déjà plus que moindre depuis la crise, que devrait-il en rester, sans parler du comportement attentiste de nombreux en ce secteur misant sur la roue de secours MRE… catégorie fortement appréciée et encadrée, pensant que ce serait la réponse à de nombreux maux économiques après les visiteurs ou investisseurs étrangers… Faut-il s’installer devant sa porte d’hôtel chaque matin, le journal en main et son petit café pour attirer le client et remplir ses chambres en se basant uniquement sur un Inch’Allah en conclusion ?  

Mais qui attendrait qui dans le secteur touristique pour les prochaines années ? Les hôteliers ou les clients ?

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Économie

Les hôteliers et les voyagistes s’attendent à un été morose à cause de Ramadan

Certains professionnels s’attendent à une baisse de 50% de leurs activités.
Les agences de voyages n’ont pas anticipé et proposent les mêmes offres que les années passées.
Ni l’Omra ni les Marocains résidents à l’étranger (MRE) ne pourront sauver la saison.

Les professionnels du tourisme s’attendent à une saison estivale mitigée en raison de Ramadan. Beaucoup de voyagistes s’accordent à estimer que leur activité durant la saison estivale baissera de l’ordre de 50%.

«Les rares demandes que nous recevons pour des réservations pour la période de l’après-Ramadan émanent de personnes seules ou de couples sans enfants, qui sont souvent des fonctionnaires», déclare un agent de voyages à Marrakech. En effet, pour les salariés du secteur privé, il est difficile de prendre ses congés en septembre qui est considéré par les entreprises comme une période de reprise de l’activité, sans oublier que la rentrée des classes a lieu durant ce mois.

Le même constat est dressé par Mustapha Boucetta, président du CRT de Tanger, qui estime que la saison sera mauvaise, même si les hôtels sont surbookés en juillet. En effet, beaucoup de ceux qui veulent profiter d’un repos en compagnie de leur famille ont avancé leur congé, quand ils en ont la possibilité.

A Agadir, par exemple, qui est comme on le sait l’une des destinations préférées des nationaux durant la saison estivale, il est difficile de trouver des chambres pour le mois de juillet. La ruée vers cette ville est davantage encouragée par l’ouverture de l’autoroute, gratuite de surcroît durant un mois. Résultat : les prix flambent dans les hôtels classés qui savent qu’ils vivront un mois d’août très morose.

Pour sauver les meubles, les hôteliers de Tanger sont en train de réfléchir à des formules Ramadan destinées aux nationaux avec des prix «défiant toute concurrence», c’est-à-dire, précise sans grande conviction M. Boucetta, des packages en pension complète avec le prix de la chambre symbolique.

Une offre inadaptée pour les voyages à l’étranger

Quant aux agences, on aurait pu s’attendre à les voir réagir aussi en proposant des packages pour le mois de juillet. Or, étrangement, il n’en est rien. Les produits proposés sont pratiquement les mêmes que pour les autres années. Mais quand bien même elles auraient pris cette initiative, analyse un spécialiste, les agences auront du mal à y répondre parce que, généralement, elles ne réservent pas beaucoup de places auprès des compagnies aériennes et des hôtels, de peur de ne pouvoir les vendre. Il est quand même curieux que ces professionnels n’aient pas fait preuve d’anticipation. Ils savaient tous, depuis des années, que Ramadan coïncidera avec l’été durant les premières années de la décennie 2010.

L’Omra de Ramadan ne s’annonce pas non plus fructueuse. D’ailleurs, il est constaté que la demande avait baissé l’année dernière. Cette évolution est expliquée par un voyagiste par la chaleur qui sévit dans les Lieux saints durant l’été. «La moyenne d’âge des  Marocains qui accomplissent le hadj et l’Omra est supérieure à 60 ans, une population qui ne peut pas supporter de vivre à 40 degrés à l’ombre», explique-t-il.

Pour les voyagistes marocains qui font du réceptif, il apparaît également que les réservations ne sont pas au rendez-vous. Certes, le Maroc est parmi les destinations qui recueillent le plus d’intentions de voyages chez les Français qui constituent la plus grande partie des visiteurs qu’accueille le Maroc. Mais la crise est passée par là, et il semble que ces clients préféreront rester dans l’Hexagone. Selon un spécialiste du réceptif, c’est surtout Ramadan que redoutent les touristes étrangers.

Il est temps, pensent certains voyagistes, que le Maroc communique intelligemment pour attirer les touristes y compris durant le mois de Ramadan, surtout que dans les quatre ou cinq ans à venir, le phénomène va se répéter. L’on sait que l’Office national marocain du tourisme (ONMT) vient de lancer une étude pour se pencher sur la question, mais, pour la saison actuelle, il ne faut pas espérer grand-chose en termes de communication sur ce plan.


Enfin, les MRE (Marocains Résidents à l’Etranger) ne peuvent pas sauver la saison estivale. Ceux parmi les MRE qui passent Ramadan au Maroc sont ceux de l’ancienne génération, que le mois sacré soit en été ou en hiver. Les plus jeunes ont un comportement d’un touriste normal. Autant dire que cette année, la saison estivale s’annonce plutôt avec de la grisaille ! M.M

Ciel bleu pour Paris en échange de l’électricité verte du Maroc, mais avec option nucléaire en contrepartie !

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Maroc. Un pays qui demain sera un exemple sur le plan de l’énergie solaire et éolienne fait exprimer un paradoxe aux amis français, du moins à Paris intra-muros.  A une époque où chacun parle dans l’hexagone français comme en Europe de non-pollution, d’écologie, de vert par ci pour ne plus voir le noir que nous connaissions, à l’heure où la technologie avance vers la nouveauté, voilà que Paris échangerait de l’énergie verte du Maroc contre l’option… du nucléaire ! 

Le paradoxe était trop tendu pour ne pas le saisir… sans parler de la quasi-condition, “tu me prends ma centrale, ensuite nous discuterons du reste…”

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Tenir ses exigences internationalement en utilisant de l’énergie verte produite au Maroc tout en continuant chez les autres de placer son nucléaire noir clé en main, voilà un échange lourd de conséquences diverses dans le temps pour les héritiers… 

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Paris renforce son aide à Rabat pour y garder sa première place

La rencontre de haut niveau entre la France et le Maroc s’est soldée par la conclusion de dix accords et conventions.

 MARIE-CHRISTINE CORBIER, LES ECHOS

Entre la France et le Maroc, «le ciel est bleu», affirmait la ministre française de l’Economie, Christine Lagarde, vendredi, au Medef, au côté du Premier ministre marocain, Abbas el-Fassi. Dix accords et conventions ont été signés, vendredi, à Paris, dans le cadre de la dixième rencontre franco-marocaine.

Comme prévu (Les Echos du 2 juillet), plusieurs accords ont été conclus dans le secteur de l’énergie. Un accord-cadre doit, selon le Premier ministre, François Fillon, permettre «d’accompagner le Maroc sur le chemin de l’énergie nucléaire […]». Plus tard, la France «fera naturellement des propositions commerciales», a-t-il assuré. La France soutient aussi la stratégie du Maroc dans les énergies renouvelables : un accord de coopération institutionnelle a été conclu. Pour atteindre ses objectifs européens, la France pourra compter sur l’électricité verte produite au Maroc. Les deux pays coopéreront aussi dans le solaire, l’Agence française de développement (AFD) contribuant notamment au financement du projet de centrale de Ouarzazate. D’autres conventions ont été signées pour soutenir la stratégie d’accès aux soins primaires du ministère de la Santé, la pêche, la réhabilitation du réseau d’eau de la régie d’Oujda ou encore le financement d’un projet de dessalement et d’irrigation dans la région d’Agadir.

La France a assuré le Maroc de son soutien à sa politique de grands chantiers. Les financements concessionnels de l’Agence française de développement (AFD) pour la période 2010-2012 seront ainsi portés à 600 millions d’euros au lieu de 460 millions d’euros pour la période 2007-2009. «Le renforcement de la cadence de réalisation des grands chantiers jette les bases d’une nouvelle ère de développement», a déclaré le Premier ministre marocain, Abbas el-Fassi.

Le Maroc «reste» le premier partenaire de coopération de la France, explique-t-on à Matignon. Mais «il est temps de passer à une nouvelle étape» et de «mettre les bouchées doubles» pour garder ce premier rang, a prévenu, vendredi, la patronne du Medef, Laurence Parisot.

 Sur la période 2008-2010, le Maroc a bénéficié d’un soutien de la France de plus de 1,5 milliard d’euros au total, affirme t-on à Matignon ; à travers des financements concessionnels destinés notamment au financement de la réalisation par les entreprises françaises du projet de ligne à grande vitesse, des tramways de Rabat et de Casablanca.

France ou Maroc. Faut-il suivre les moutons de Panurge, même au niveau de l’investissement ?

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Celui qui voit plus loin a toujours un coup d’avance dans le temps. Ce n’est pas ce qui ressort de la masse en matière d’évolution, de développement, pas plus en matière d’investissement, quel que soit le niveau de ses moyens. Chacun suit quelqu’un s’il n’est maître de sa personne et de sa vie.

Quand tout fonctionne un moment, chacun se donne raison de son choix et clame ce dernier comme le bon. Beaucoup moins bruyantes sont les victimes en fin de cycle quand, en suivant la troupe, la masse se retrouve dans le déshonneur silencieux des poches vidées ou perdantes. Vous entendrez d’ailleurs et vous lirez sur tous les médias les réussites plus que les échecs, laissant penser à tous que le positif dominerait le négatif des situations, à tort. Tout un fonctionnement psychologique que beaucoup de ceux qui approchent les sciences humaines vous confirmeraient.

 Pas les seuls d’ailleurs. Ceux qui attirent les masses sous l’appellation de commerce ou de marketing l’ont bien compris aussi, mais eux ne tentent pas de vous l’expliquer, mais de l’utiliser à leurs seules finalités bénéficiaires égoïstes.

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Tendances : le cerveau reptilien de l’investisseur

 

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Pourquoi les investisseurs et leurs conseillers se comportent-ils trop souvent comme un banc de poissons ? C’est la question que se pose cette semaine Jason Sweig, chroniqueur au Wall Street Journal (WSJ).


Dans un texte intitulé « So That’s Why Investors Can’t Think for Themselves » le journaliste fait appel aux scientifiques pour expliquer le comportement des investisseurs.
« L’Homme est un animal social » disait Aristote. Il semble qu’en matière de choix d’investissement, cette maxime s’applique pleinement.

Selon la publication scientifique Current Biology, la valeur que vous donnez à quelque chose va monter à vos yeux si quelqu’un vous dit qu’elle est élevée. À l’inverse, elle va baisser si on vous affirme qu’elle est moins attrayante.

Ça ne s’arrête pas là. Si votre évaluation est conforme à celle des autres, la partie responsable du traitement des récompenses dans votre cerveau passera en mode haute vitesse et vous procurera une sensation de bien-être. C’est pourquoi les investisseurs qui se conforment à l’effet de foule se sentent vraiment bien dans leur peau après avoir fait leur choix.

En suivant le troupeau, les investisseurs se sentent non seulement en sécurité, mais ont également beaucoup de plaisir.

C’est ainsi que le WSJ explique les changements rapides observés dans les marchés par les temps qui courent. De plus, on comprend mieux pourquoi il est si difficile de dénicher de véritables investisseurs de type contrarian. L’investisseur moyen est naturellement porté à consulter « le consensus qui prévaut sur Wall Street » ou chez les analystes avant de faire ses choix.

Le journal fait état de cette expérience menée par l’University College de Londres. On a demandé à 28 personnes de choisir une liste de chansons qu’elles voulaient acheter en ligne. De cette liste, elles devaient en faire une sélection. Avant de faire leur choix, ils devaient lire les recommandations de ces chansons par des « experts » de la musique. Une fois qu’ils avaient lu l’opinion de ces experts, ils devaient faire leur choix final. Pendant toutes ces étapes, les chercheurs regardaient ce qui se passait dans leur cerveau grâce à un scanneur à résonance magnétique.

Les scans ont démontré que, dès que les sujets découvraient qu’ils avaient choisi une chanson « validée » par un expert, les cellules du stratium ventral se mettaient en mode hyperactif. Le stratium ventral est une section du cerveau qui agit comme centre de récompense. Il est saturé de neurones inondés de dopamine qui réagissent lorsqu’une personne est exposée à des plaisirs comme le sucre ou le sexe.

Les chercheurs considèrent que lorsque vous apprenez que quelqu’un est d’accord avec vous, vous en retirez immédiatement du plaisir. C’est ainsi dans toutes les sphères de la vie et, surtout, lorsqu’on parle d’argent. Ce genre d’influence (l’opinion des autres) a un effet quasi immédiat sur votre cerveau. C’est une question de secondes. Les scientifiques croient que ce mécanisme du cerveau est à l’origine du phénomène de dissémination rapide d’une opinion au sein d’une grande population d’investisseurs.

D’autre part, les chercheurs ont découvert que lorsque les sujets apprenaient que les experts s’entendaient entre eux, peu importe s’ils étaient d’accord avec leurs opinions, cela stimulait de l’activité dans l’insula, une région du cortex cérébral associée notamment à la douleur et à la conscience accrue de son corps. Ce qui suggère, selon les scientifiques, que lorsque l’on est en accord avec les autres, cela attire immédiatement notre attention. Impossible, dans ces conditions, d’ignorer un consensus entre experts, si vous êtes un investisseur.

Benjamin avait raison

Le WSJ corrobore ainsi les propos de Benjamin Graham, investisseur légendaire et idole de Warren Buffett et ceux d’autres investisseurs contrarian. Graham affirmait que le marché ne soupèse pas chaque titre pour sa valeur intrinsèque. Au contraire, le marché est une « machine à voter », où des hordes d’individus enregistrent leurs choix en partie basés sur la raison, en partie sur l’émotion. Le journal considère que Graham avait instinctivement compris que « l’effet de troupeau » chez l’investisseur fait donc partie de la condition humaine.

Le chroniqueur suggère que lorsque le troupeau s’en va dans une direction, l’investisseur (ou son conseiller) devrait considérer d’aller dans le sens inverse. La liste des nouveaux titres à la baisse depuis 52 semaines est un excellent guide de ces sociétés injustement battues par le marché. Puis, il faut faire ses devoirs : lire les bilans financiers, trouver les informations se rapportant aux produits et aux compétiteurs, pour déterminer la valeur de l’entreprise. Tout en ignorant le cours actuel de son action.

Le WSJ suggère également de tenir un registre permanent de ce qui motive les choix de placement. De cette façon, vos arguments seront « écrits dans la pierre » s’il vous prenait un doute ou, pire, l’envie de céder au fameux « effet de troupeau ». Ce qui peut être pratique quand on a à s’expliquer avec un client.

Photo Stock Exchange

Immobilier et pratiques illégales au Maroc. La FNPI sort le drapeau noir…

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 Certains dénoncent les illégaux, d’autres se défendent d’en être, une autre manière de se présenter transparent sans viser personne. Désormais l’honnêteté serait tenue de s’afficher, au grand risque de ceux qui ne s’y résoudraient pas assez rapidement…

Chacun affichera-t-il demain sur sa façade tous les justificatifs du bon règlement de toutes ses obligations fiscales pour justifier son côté loyal dans le marché sur lequel il pratique au quotidien ?  Mais en fin de compte qui pratique encore le noir dans l’immobilier ? A moins que la question ne soit prématurée… Le plus troublant, c’est que cette démarche de transparence émane des incriminés même d’hier, et non d’une déclaration effective imposée par la collectivité du pays pour l’instant, bien que la chose soit abordée en haut lieu entre les députés. 

Mieux vaut laver le linge sale en famille comme le dirait le proverbe.

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Immobilier Maroc : les promoteurs s’insurgent contre la pratique du «noir»

Immobilier : les promoteurs s’insurgent contre la pratique du «noir»Après le lancement de la charte d’éthique en novembre 2008, la FNPI appelle ses membres à l’affichage des prix de leurs projets immobiliers dans leurs supports de communication à partir du 1er juillet.La Fédération nationale des promoteurs immobiliers (FNPI) affine sa lutte contre la pratique du «noir» dans les transactions immobilières. Désormais, des banderoles seront affichées clairement sur les façades des projets immobiliers. Ces banderoles, portant le label de la FNPI, attestent que le promoteur n’exige pas du «noir». Pratique très répandue, le «noir» est le montant que l’acquéreur d’un bien immobilier paie au promoteur, sans faire aucune déclaration au fisc. «Afin d’aller vers la voie de la transparence, la FNPI invite l’ensemble de ses membres à afficher les prix de leurs projets immobiliers dans leurs supports de communication», a annoncé Youssef Iben Mansour, président de la FNPI, lors d’une rencontre-débat organisée, lundi 21 juin à Casablanca, autour du thème de l’affichage des prix dans l’immobilier.

Après le lancement de la charte d’éthique par la Fédération en novembre 2008 et les actions qui s’en sont suivies, la FNPI appelle ses membres à appliquer cette démarche qui vise à instaurer la confiance avec l’acquéreur et les pouvoirs publics. «Cette démarche a été prise en considération par beaucoup de promoteurs immobiliers et a été accueillie favorablement par l’ensemble des présidents des associations régionales de la FNPI», a ajouté M. Iben Mansour. Et pour réaliser cette action, les membres de cette fédération sont engagés à afficher, à partir du 1er juillet prochain, les prix de leurs projets immobiliers dans leurs supports de communication. Cette démarche volontariste sera poursuivie par des actions de communication nationales au niveau local où la fédération compte une vingtaine d’associations membres. «Nous avons démarré cette campagne depuis le 16 juin 2010. On va sensibiliser les opérateurs dans les autres régions du Royaume sur cette démarche. Nous avons déjà 200 banderoles qui ont été distribuées dans ce cadre», a indiqué M. Iben Mansour.

D’autre part, Karim Amor, membre de la fédération, est intervenu lors de ce point de presse pour souligner les dispositions de la loi de Finances 2010 visant à promouvoir le secteur du logement social notamment l’exonération de la TVA, la réduction du volume des logements à construire de 2500 à 500 unités ainsi que la prise en considération de l’évolution du foncier et des matériaux de construction. «L’objectif de la fédération est de généraliser le logement social sur l’ensemble du territoire national. Notons que ce logement se pose avec intensité sur l’axe Kenitra-El Jadida qui regroupe 60% des besoins et 40% des besoins sont concentré à Casablanca», a expliqué M. Amor. En ce qui concerne le financement, M. Amor a souligné que les banques doivent mettre en place un outil pour financer ce genre de logement. Les membres de la FNBI ont annoncé que les premières livraisons de logements sociaux seront vers la fin 2011. A Casablanca, ces logements devront voir le jour dans les quartiers de Rahma, Lahraouiyne et Zenata.

Source : Aujourd’hui le maroc Par : Siham Jadraoui

Agadir & Maroc. La classification demandée aux hôtels est-elle en rapport avec le public qui arrive ?

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La professionnalisation des secteurs de l’économie réclame des normalisations indispensables. Chose qui a donc évolué depuis des années notamment dans le secteur de l’hôtellerie, de la restauration et du tourisme. Il existe une normalisation effective au Maroc, réclamée en fonction de la catégorie des lieux touristiques qui se construisent. Cela va du simple bivouac en passant par les campings, gîtes et pensions, auberges et villages de vacances, résidences touristiques, maison d’hôtes diverses et motels, puis les hôtels sous diverses catégories jusqu’aux hôtels dits de luxe. Bref, des solutions normatives, aussi bien sur le plan architectural qu’au niveau des services, qualités et prix, afin de répondre à chacun selon ses attentes et ses moyens. Ces obligations sont imposées aux investisseurs qui oeuvrent dans ce secteur et les engagent dans des investissements à la base, dans des frais de gestion comme de personnel, à des contraintes strictes afin d’obtenir leur reconnaissance ainsi que les diverses autorisations légales.

De tout ceci découle donc évidemment la qualité des hébergements et la justification des prix demandés, des plats servis et du service. Si en amont la qualification administrative s’est imposée avec le temps, le marché du tourisme est-il représentatif au Maroc de cette normalisation qualitative devant la catégorisation du public reçu dans ces hébergements ? Si le marché géré par le système des tour-opérateurs permet à beaucoup de gens de profiter d’une classification supérieure en matière de prestations, du moins dans le nombre des étoiles de l’hôtel présenté, mais pas toujours dans l’ensemble des normes effectives de service, le jeu n’est-il pas trompeur désormais en matière de classification des hébergements proposés ? Un hôtel 4 étoiles qui afficherait une chambre au tarif de 1500 ou 2000 dh la nuit sur son tableau face à un client de passage qui franchit la porte, alors qu’il remplit ses chambres majoritairement à des tarifs bien inférieurs par un tourisme de masse, est-il encore dans le cadre d’une réglementation du marché et dans la concurrence loyale vis-à-vis des autres professionnels dans d’autres catégories ?

N’est-ce pas tout un marché touristique et hôtelier qui est ainsi mis à mal actuellement et qui fait perdre les moins solides ? Le Maroc permet à tous de se loger mais chacun sait que du petit hôtel familial au plus grand hôtel, le rapport qualité et prix ne représente pas pour autant le service à en attendre. L’on est parfois surpris très positivement par un prix bas et un service plus qu’honnête, au détriment d’un prix élevé et d’un service non assuré qualitativement.

Faut-il rechercher “les bonnes adresses” ou les classifications désormais ? Où vont les gens qui désirent avoir un service assuré à 100% au regard des promesses annoncées ? Est-il étonnant de voir des riads, des petites structures qualitatives pousser partout, afin de répondre à ces demandeurs plus exigeants qui désirent en avoir pour leurs attentes ?

La qualité et le prix d’un hébergement dépend-il encore de l’investissement et d’une architecture imposante et très chère, d’un personnel nombreux imposé qui parade plus qu’il ne sert à temps plein ? Est-il étonnant de voir la dégradation des hôtels dans le temps, qui ne peuvent même assumer par l’amortissement seul la remise à neuf des biens, avec parfois des chambres de 20 ans ou plus ?

La qualité et le service attendus résident-ils dans le clinquant oriental, le coût d’une nuitée, le nombre du personnel ? Ou la qualité se situe-t-elle davantage dans la réflexion de l’hôtellerie et du vrai service, pas pour autant plus cher et moins normatif ? Le vrai luxe est peut-être à revoir et à présenter autrement dorénavant au Maroc…

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Vu le 28 06 2010

“Soleil et dépaysement garantis ! Partez au Maroc avec XXXXX qui vous propose des prix incroyables pour vos vacances. Allez à l’Hôtel XXXXXXXX 4 étoiles. Situé dans la baie d’Agadir, cet hôtel confortable est idéal pour des vacances alliant détente et découverte en formule “tout compris” ! Et en ce moment, vous bénéficiez d’une remise de 46 % soit un prix à partir de 369 € par personne, en fonction de votre date de départ….”

SOS recherche de terrain, pour la suite du développement du Maroc…

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Tout le monde cherche du foncier, et tout le monde veut en vendre. Voilà une réalité au Maroc qui apparaît à l’investisseur qui se présente. Qu’il s’agisse du citoyen lambda qui désire monter sa maison pour y vivre paisiblement ou de plus gros investisseurs sur projet, la même problématique se présente dès la première recherche. L’écueil, ce n’est pas le manque de foncier, ni l’absence de vendeurs ou d’intermédiaires qui se proposeront toujours de vous présenter des surfaces, mais plutôt le lien entre les terrains et la faisabilité de clore une affaire à bon droit devant Mr le notaire et dans les diverses instances administratives, censées vous éclairer sur ce point. De même ne vous attendez pas à rencontrer des panneaux nombreux sur les terrains en vente, comme c’est le cas en Europe, la transparence n’est pas de mise sur ce genre de transactions au regard des autres.

Instances administratives qui devraient nous donner au moins en réponse une carte des endroits possibles ou non en matière de montage de projets.

Entre les zones privées, et celles d’état, les zones pour les Marocains et non vendables officiellement aux étrangers, entre les endroits ruraux ou agricoles et urbains, entre le droit musulman et le cadastre officiel désormais présent, entre le légal et l’illicite, entre l’éthique et le passe-droit, entre le bienfait d’un projet qui développerait le pays mais en dérangeant le décideur ou le petit chef localement rencontré, la situation est pire qu’une jungle qui ne permet à ceux qui jouent la carte du développement, en accord même avec les directives désirées nationalement, de comprendre, si ce n’est alors de tourner les talons pour aller investir ailleurs. Quand les propriétaires ne sont pas certains de l’être, comment voulez-vous que les acheteurs soient dans une situation transparente et sécuritaire pour investir ? Pas étonnant en certaines régions plus touristiques de voir quantités d’étrangers, résidant sur des terrains ruraux sans avoir reçu la VNA*, y obtenir néanmoins un permis de construire, mais sans titre final personnel au cadastre, parfois avec un acte de propriété sous un prête-nom, celui d’un Marocain, dont certains parmi les plus sournois récupèrent tout ensuite… Difficile ensuite pour un étranger de se présenter la tête haute devant la justice pour réclamer son droit en tant que “complice et donc coupable” de la situation…

*VNA: Vocation non Agricole. Demande d’autorisation de déclassement d’un terrain hors zone urbaine (grandes villes officielles) à demander avant tout engagement et paiement d’un terrain si vous êtes un étranger. La vente d’un terrain à un étranger (même marié à un Marocain) en zone rurale agricole est interdite. Dahir N°1-63-288 du 7 jourmada I 1383 (26 septembre 1963)

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http://www.lavieeco.com/economie/16990-foncier-75-du-sol-marocain-toujours-non-immatricules.html

Économie

Foncier : 75% du sol marocain toujours non immatriculés

Un projet de loi relatif à la simplification des procédures d’immatriculation est au Parlement.
Depuis 2008, 58 communes ont bénéficié d’opérations d’immatriculation collectives.
Pour réduire les délais des procédures, l’agence placera des huissiers de justice au niveau de chacun de ses 74 bureaux en régions.

Encore 75% du pays à immatriculer ! Pour les citadins que nous sommes, le chiffre paraît énorme et il est vrai qu’entre les zones désertiques, dépendant de manière tout à fait officielle d’organismes étatiques (Eaux et Forêts par exemple) ou de ministères, mais ne disposant pas de titre foncier et le milieu rural où des terres ont pour seul titre de reconnaissance un acte adoulaire, on sait à peu près ce qui appartient à qui, mais il reste que les trois quarts de la superficie du Maroc ne sont pas enregistrés à la conservation foncière, ce qui n’assure pas à leurs occupants ou propriétaires une protection juridique infaillible.

Avec cela, il faut dire que l’on revient de loin. Ce taux d’immatriculation augmente régulièrement et de manière accélérée depuis 2008. Il est passé de 15% début 2009 à 25% actuellement.

Cette moyenne générale est tirée par les villes où 95% des terrains sont immatriculés, contre seulement 10% en milieu rural. Selon l’Agence nationale de la conservation foncière du cadastre et de la cartographie (ANCFCC), la faiblesse de ce taux s’explique par l’importance des superficies des zones montagneuses et désertiques. Du côté des responsables de la conservation foncière, l’on invoque par contre une procédure de plus en plus longue et complexe, ainsi que le niveau «élevé» des frais. Selon un promoteur immobilier à Rabat, ce dernier facteur constitue, d’ailleurs, un des freins les plus importants aux immatriculations.
Une position que ne partagent évidemment pas les responsables de l’ANCFCC qui assurent que «les frais d’enrôlement de la réquisition d’immatriculation restent en deçà des dépenses réelles engagées par l’agence pour l’accomplissement des formalités et les différentes opérations topographiques». En plus, ajoute-t-on à l’agence, «les tarifs des droits de la conservation foncière sont fixés par le décret du 30 juin 1997 et, depuis, ils n’ont subi aucun changement». Mieux encore, l’agence n’hésite pas à supporter des frais occasionnés par certaines opérations afin d’améliorer le taux d’immatriculation, expliquent, en substance, les mêmes sources. Il s’agit par exemple des frais occasionnés par l’ouverture des zones d’immatriculation d’ensemble ou des domaines privés de l’Etat. Les terrains réservés aux projets de logements sociaux sont, dans le même esprit, exonérés des droits de la conservation foncière.

La durée de la procédure sera ramenée à neuf mois au lieu de deux ans actuellement
  

Il faut dire qu’en deux ans, l’ANCFCC a initié plusieurs opérations d’immatriculation collectives pour certaines zones jugées prioritaires. «La généralisation de l’immatriculation foncière constitue l’un des objectifs stratégiques de l’agence. Pour y arriver, nous comptons sur l’ouverture des zones d’immatriculation d’ensemble d’envergure. Ces opérations sont gratuites et concernent les régions à fort potentiel économique», explique un haut cadre de l’agence. Ainsi, durant l’année 2010, 28 communes rurales ont bénéficié de l’ouverture de projets d’immatriculation d’ensemble contre une vingtaine en 2009 et à peine une dizaine une année auparavant. Cette politique des immatriculations collectives semble bien fonctionner à tel point que les responsables de l’ANCFCC ont haussé, depuis 2008, le niveau de l’unité d’un secteur d’immatriculation d’ensemble qui est devenue la totalité (et non plus une partie) d’une commune rurale.

Outre la politique des immatriculations collectives, l’ANCFCC compte également sur le projet de loi 14-07 relatif à la simplification des procédures d’immatriculation. Le nouveau texte, toujours à l’étude au Parlement depuis l’année dernière, vise la suppression des certificats d’affichage et leur remplacement par des accusés de réception ou encore la fixation des délais qui s’imposent à tous les intervenants dans les procédures d’immatriculation. Pouvant aller jusqu’à 2 ans actuellement, ces délais seront sensiblement réduits pour ne plus dépasser neuf mois.

Vœux pieux ? Non, assure la direction générale de la conservation foncière. «Des huissiers seront placés dans chacune des 74 agences de conservation foncière que compte le Royaume», souligne-t-elle. Chargés de tous les rapports de l’agence avec les collectivités locales et le ministère de la justice, ces huissiers permettront de réduire considérablement le délai de réquisition puisqu’une grande partie de cette procédure repose sur l’affichage de la demande de réquisition et l’attente d’un délai de deux mois en vue de recevoir une éventuelle opposition. En fait, l’agence est obligée d’attendre une correspondance de la part de l’autorité locale de la région concernée qui atteste que la réquisition a bien été affichée durant deux mois, avant de commencer la procédure d’immatriculation. «Et c’est justement cette attente qui peut durer 3 ou 4 mois que nous allons éviter en plaçant un huissier de justice dans chacun de nos bureaux», explique l’agence.

Le projet 14-07 qui amendera le dahir du 12 août 1913 relatif à la conservation foncière prévoit également d’autres changements comme l’aggravation des sanctions pour les oppositions et pré notations abusives ou encore la possibilité d’ouverture, gratuitement, des zones d’immatriculation obligatoire.

 FOCUS : Immatriculations gratuites mais génératrices de recettes

Contrairement à ce que l’on pourrait croire, la politique des immatriculations collectives ne bénéficie pas aux communes pauvres, mais aux plus riches. En fait, les immatriculations collectives rapportent de l’argent à l’ANCFCC lorsqu’elles sont menées sur des terrains à fort potentiel économique ou touristique. Une fois réalisées, les immatriculations, bien qu’elles soient gratuites, entraînent plusieurs autres opérations sur les titres fonciers (inscriptions d’hypothèques, saisies, pré notations, certificats de propriété). Or, les revenus générés par ces opérations représentent 98% des recettes de l’ANCFCC. Ceux qui sont générés par les immatriculations ne dépassent guère les 1,5%.
Naoufal Belghazi

Marrakech Agadir en 2 heures… Une autoroute est-elle la seule réponse pour booster le développement d’une région ?

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Tout développement se fait sur la base de la communication entre les hommes, du chemin à la route et de la route à l’autoroute, sans oublier les autres voies possibles techniquement parlant. Maintenant un nouveau cordon ombilical renoué redonne-t-il toute l’énergie suffisante à plus long terme à un peuple, à une région ? La grande question entre développement matériel et développement humain se posera encore demain s’il fallait attendre aussi l’arrivée du TGV en la prochaine première gare d’Agadir. Quel désenclavement aborde-t-on matériellement, alors que la voie de la communication humaine reste toujours la seconde solution jamais abordée ? Depuis le chantier de ce nouveau lien, soit quand même quelques années, nous entendions, notamment sur Agadir, que cette voie serait celle de la sortie, bref la roue de secours attendue afin d’augmenter toutes les attentes matérielles de chacun. 

Cette autoroute répondra-t-elle prochainement à toutes les problématiques économiques de la région du Souss Massa Draa, et aux divers manques constatés ? Cela permettra-t-il de remplir les hôtels et les restaurants qui attendent passivement, de liquider l’immobilier en stock et en attente ainsi que ses prix pour rassurer enfin les agences plus que nombreuses qui ne savent proposer que l’habituel produit classique ? Cela enlèvera-t-il tous les maux entretenus, plus par l’attente de solutions de l’extérieur que par la réalisation à titre personnel d’un changement de fonctionnement en interne ? Si le large cordon permettra des facilités économiques évidentes à beaucoup selon son secteur, cela peut aussi permettre à beaucoup de s’exporter ailleurs plus au nord, mais aussi plus au sud. Après Agadir, le Grand Sud ouvre désormais ses portes plus largement et plus facilement. 

Un sursaut positif pour la région concernée, mais pas vraiment une raison de s’endormir sur ses lauriers pour cette dernière, pour ses acteurs régionaux, à tous les niveaux. Plus de liaisons ne signifie pas plus de finalités mais plus d’échanges, donc aussi plus de concurrence qui arrivera en nombre avec d’autres réponses plus adaptées à tous. Une autoroute n’est pas une route à une voie unique mais à double sens pour rappel, et toute chose qui n’évolue pas par elle-même meurt et se fait remplacer par d’autres, un moment… 

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Agadir-Marrakech L’autoroute désenclave la région

· Plus d’investissements en perspective
· Près de 7.000 utilisateurs enregistrés le 3e jour de l’ouverture

L’impact de l’autoroute Marrakech-Agadir sur la dynamique économique de la région Souss-Massa-Draâ est-il à démontrer? Le défi est relevé et l’axe autoroutier fonctionnel. Désormais, les régions Marrakech-Tensift et Souss-Massa-Draâ (SMD) sont à seulement deux heures de route l’une de l’autre au lieu de quatre. Une situation qui va permettre de donner un élan positif à la dynamique économique de ces deux pôles touristiques car elle encourage les investissements.

Sur le plan économique, la rentabilité du projet est de 12,3%, sur le plan financier, elle est de 7,9%. La circulation connaîtra, quant à elle, une hausse de 5,4%. Ainsi, en 2010, la moyenne quotidienne d’utilisation est de 4.800 véhicules par jour, un chiffre qui peut atteindre 12.000 à l’horizon 2030. Par ailleurs, le coût d’exploitation des voitures et camions sera réduit de près de 20% et la compétitivité du transport autoroutier améliorée. Ce qui va, par conséquent, développée la compétitivité des secteurs de l’agriculture, de l’industrie et de la pêche dans la région.


En outre, «avec ce nouvel axe autoroutier, le nombre d’accidents va être réduit de plus de moitié, la sécurité des citoyens étant l’une de nos principales préoccupations», avance Hicham Nhmoucha, directeur des autoroutes au ministère de l’Equipement et du Transport,
Durant les travaux, l’autoroute a fourni 40 millions de journées de travail aux habitants locaux. Maintenant qu’elle est ouverte, elle offre d’autres opportunités de travail dans les domaines liés au tourisme, artisanat, transport et hébergement. Il faut ajouter que ce nouvel axe autoroutier offre plus de 250 emplois permanents. De plus, il va permettre d’améliorer le niveau de vie des femmes rurales aussi bien sur le plan économique que social grâce à une meilleure commercialisation des produits issus de l’arganier.
L’impact positif de l’autoroute Marrakech-Agadir peut d’ores et déjà être ressenti. En effet, le troisième jour de l’ouverture, plus de 7.000 véhicules ont été enregistrés.
Un essor est aussi attendu dans le secteur touristique régional qui représente 30% de la capacité d’absorption nationale avec 32.400 lits dont 26.000 à Agadir, soit plus de 7 milliards de DH du produit intérieur global. Le nombre d’emplois générés par ce secteur est de 150.000, soit 16% de l’effectif total dans la région. En 2009, plus de 4.708.982 nuitées ont été enregistrées dans la zone -pour plus de 1.087.941 touristes- au niveau des hôtels classés, dont 4.062.443 nuitées enregistrées à Agadir. «Grâce à cette nouvelle autoroute, nous escomptons une nette augmentation des touristes affluents vers Marrakech, Agadir et ses régions», indique Abderrahim Oumani, président du Conseil régional du tourisme (CRT)». Par ailleurs, une réunion a eu lieu le 22 juin dernier au CRT pour la mise en place d’une stratégie publicitaire d’un coût global de 980.000 DH. Elle commencera les prochains jours. Il faut aussi ajouter qu’avec le prochain lancement du projet Immiouaddar, le tourisme interne connaîtra un développement important. Déjà, en 2009, 24% des touristes affluant vers Agadir étaient des nationaux. Le marché marocain, en hausse depuis 2006, est classé en 2e position après le marché français. «Nous espérons recevoir 245.000 touristes marocains en 2011 après en avoir reçu 168.000 en 2009. De 24%, nous comptons atteindre 35% pour arriver à 45% en 2015. A l’instar des pays d’Europe, nous comptons développer notre politique de tourisme interne afin de dépasser la crise économique internationale», explique Oumani.
Il est donc clair que l’ouverture de la nouvelle autoroute, en facilitant l’accès à la région, désormais désenclavée, augmentera le nombre de visiteurs surtout que la plage d’Agadir est l’une des plus proches de Marrakech. Afin que les touristes profitent en même temps du tourisme balnéaire et de l’arrière-pays des régions du sud et du tourisme culturel et historique de Marrakech. Une réunion a, d’ailleurs, eu lieu entre les CRT de Marrakech et d’Agadir afin de mettre sur pieds une stratégie de commercialisation internationale commune de ces deux destinations qui se complètent.
 

Reprise UNE nette augmentation a été enregistrée dernièrement au niveau du Centre régional d’investissement (CRI) de Souss-Massa-Draâ quant au nombre de personnes et sociétés désirant créer leurs entreprises ou acquérir des lots dans la zone industrielle dans la région. Les investisseurs dans le domaine de l’immobilier se font aussi plus nombreux, de même que celui des sociétés de transport routier de marchandises nationales et internationales.De notre correspondante, Fatiha NAKHLI