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Archive pour 20.7.2010
Crédit au Maroc. Des règles du jeu pas toujours bien comprises.
20.7.2010 par admin.

Bancarisation et ensuite prêt, en veux-tu, en voilà, mais un service en plus ou une facilité qui ensuite se paie, ou plutôt se rembourse.
L’argent qui dort dans le bas de laine, entre les piles de draps, au fond du puits, ou transformé en m² de foncier ou en quelques murs élevés a laissé place aux banques, mais a révélé le principe du prêt avec intérêts, une des formes de l’usure parfois, qui piège les moins avertis du système.
Entrez, entrez, braves gens ! Les plaquettes et la communication suffisent pour rapidement se retrouver avec l’argent que l’on n’a pas encore, mais qui se transforme par des changements rapides et incertains de la vie en problématique, quand l’on ne respecte pas les règles de ce jeu, où le plus puissant reste toujours le gagnant. La société de consommation a désormais franchi les portes orientales et charmera de plus en plus de désargentés qui ne pourront attendre d’avoir pour obtenir leur rêve, en oubliant que le cauchemar arrive aussi parfois ensuite.
Du petit qui finance son mouton pour garder tête haute en famille ou face aux voisins, à celui qui, même diplômé, ne peut commencer ses projets faute de famille aisée, aux jeunes couples indépendants qui n’ont pas d’autres solutions pour se loger, la main qui donne d’un côté cache la main qui reprend aussi vite et bien plus sur chacun. Le prêt est à étudier dans le cadre d’une sécurisation qu’oublient beaucoup de particuliers, qui devraient davantage se comporter comme des entrepreneurs plutôt que comme simples consommateurs rêveurs devant les distributeurs de toutes les marchandises qui ne viennent plus à manquer, comme les remboursements ensuite.
A ce petit jeu il semble qu’au Maroc les plus oublieux ne seraient pas les moins nantis mais les plus hauts salaires, ce qui prouverait effectivement que la spirale du consumérisme a bien implanté son virus comme en occident, celui du toujours plus sans fin. Mais si crédit rime avec plaisir, prêt rime parfois avec huissier, ou surendettement qui arriverait aussi avec le temps.
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http://www.yabiladi.com/articles/details/2798/maroc-endettement-mythe-riche-flambeur.html
Maroc/Endettement : Le mythe du riche flambeur avéré ?
C’est le constat paradoxal qui ressort dans L’Economiste, qui cite ce mercredi un récent rapport de Bank Al Maghrib (BAM) sur l’état des crédits non remboursés, qui semblent plus importants chez les personnes à revenus aisés. Paradoxal, mais pas totalement dénué de sens…
Les riches sont bien les

plus mauvais payeurs! Source: L’Economiste
Le rapport de BAM cité dans le quotidien L’Economiste fait état d’une hausse des créances en souffrances (CES), autrement dit, des emprunts non remboursés pour l’année 2009, pendant que leur taux de couverture notamment par les approvisionnements bancaires est en baisse.
Les premiers concernés par ce constat, les sociétés de financement, principalement les « sociétés de crédit à la consommation », dont le taux de CEF aurait pratiquement doublé en un an, pour avoisiner aujourd’hui les 15%, tandis que le taux de couverture aurait chuté de 5 points.
Si pour l’Association professionnelle des sociétés de financement (APSF) une telle situation traduit une confiance accrue dans le recouvrement des dettes contractées, L’Economiste parle d’une « lecture optimiste » de la situation.
Il soulève un fait de prime abord surprenant : les taux de crédits non remboursés sont plus importants pour les personnes à revenus aisés. Pour confirmer cet état des lieux, le quotidien avance les statistiques suivantes : en 2009, le taux de CES est de 16%, et supérieur de 3 points par rapport à 2008, pour une catégorie d’emprunteurs dont le revenu est supérieur à 20 000 Dhs. En revanche, ce chiffre est de l’ordre de 9% et en net recul par rapport à 2008, lorsqu’il s’agit des personnes ayant un revenu compris entre 4000 et 5000 Dhs.
Le constat a de quoi surprendre, quand on sait, d’après L’Economiste que « le taux d’endettement est inversement proportionnel au revenu ». En d’autres termes, pour un revenu de 24 000 Dhs par exemple, le taux d’endettement moyens ne serait que de 10%, et donc une grande partie du montant reste disponible.
Une explication serait à chercher dans la facilité, pour les personnes à revenus aisés de réaliser des dépassements dans leurs budgets déjà assez conséquents. Comme le mentionne l’Economiste, « la délivrance rapide d’un crédit ne fait aucun doute » quand on est un client aisé d’une banque. Le quotidien ajoute que question standing, les riches auraient souvent plus de mal à diminuer leur train de vie. Il cite un professionnel du secteur, selon qui « l’image du riche flambeur n’est pas qu’un cliché, elle est quelques fois bien réelle. »
Yann Ngomo Yabiladi.com
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