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Archive pour 5.7.2010

SOS recherche de terrain, pour la suite du développement du Maroc…

panneau-a-vendre.jpg

Tout le monde cherche du foncier, et tout le monde veut en vendre. Voilà une réalité au Maroc qui apparaît à l’investisseur qui se présente. Qu’il s’agisse du citoyen lambda qui désire monter sa maison pour y vivre paisiblement ou de plus gros investisseurs sur projet, la même problématique se présente dès la première recherche. L’écueil, ce n’est pas le manque de foncier, ni l’absence de vendeurs ou d’intermédiaires qui se proposeront toujours de vous présenter des surfaces, mais plutôt le lien entre les terrains et la faisabilité de clore une affaire à bon droit devant Mr le notaire et dans les diverses instances administratives, censées vous éclairer sur ce point. De même ne vous attendez pas à rencontrer des panneaux nombreux sur les terrains en vente, comme c’est le cas en Europe, la transparence n’est pas de mise sur ce genre de transactions au regard des autres.

Instances administratives qui devraient nous donner au moins en réponse une carte des endroits possibles ou non en matière de montage de projets.

Entre les zones privées, et celles d’état, les zones pour les Marocains et non vendables officiellement aux étrangers, entre les endroits ruraux ou agricoles et urbains, entre le droit musulman et le cadastre officiel désormais présent, entre le légal et l’illicite, entre l’éthique et le passe-droit, entre le bienfait d’un projet qui développerait le pays mais en dérangeant le décideur ou le petit chef localement rencontré, la situation est pire qu’une jungle qui ne permet à ceux qui jouent la carte du développement, en accord même avec les directives désirées nationalement, de comprendre, si ce n’est alors de tourner les talons pour aller investir ailleurs. Quand les propriétaires ne sont pas certains de l’être, comment voulez-vous que les acheteurs soient dans une situation transparente et sécuritaire pour investir ? Pas étonnant en certaines régions plus touristiques de voir quantités d’étrangers, résidant sur des terrains ruraux sans avoir reçu la VNA*, y obtenir néanmoins un permis de construire, mais sans titre final personnel au cadastre, parfois avec un acte de propriété sous un prête-nom, celui d’un Marocain, dont certains parmi les plus sournois récupèrent tout ensuite… Difficile ensuite pour un étranger de se présenter la tête haute devant la justice pour réclamer son droit en tant que “complice et donc coupable” de la situation…

*VNA: Vocation non Agricole. Demande d’autorisation de déclassement d’un terrain hors zone urbaine (grandes villes officielles) à demander avant tout engagement et paiement d’un terrain si vous êtes un étranger. La vente d’un terrain à un étranger (même marié à un Marocain) en zone rurale agricole est interdite. Dahir N°1-63-288 du 7 jourmada I 1383 (26 septembre 1963)

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http://www.lavieeco.com/economie/16990-foncier-75-du-sol-marocain-toujours-non-immatricules.html

Économie

Foncier : 75% du sol marocain toujours non immatriculés

Un projet de loi relatif à la simplification des procédures d’immatriculation est au Parlement.
Depuis 2008, 58 communes ont bénéficié d’opérations d’immatriculation collectives.
Pour réduire les délais des procédures, l’agence placera des huissiers de justice au niveau de chacun de ses 74 bureaux en régions.

Encore 75% du pays à immatriculer ! Pour les citadins que nous sommes, le chiffre paraît énorme et il est vrai qu’entre les zones désertiques, dépendant de manière tout à fait officielle d’organismes étatiques (Eaux et Forêts par exemple) ou de ministères, mais ne disposant pas de titre foncier et le milieu rural où des terres ont pour seul titre de reconnaissance un acte adoulaire, on sait à peu près ce qui appartient à qui, mais il reste que les trois quarts de la superficie du Maroc ne sont pas enregistrés à la conservation foncière, ce qui n’assure pas à leurs occupants ou propriétaires une protection juridique infaillible.

Avec cela, il faut dire que l’on revient de loin. Ce taux d’immatriculation augmente régulièrement et de manière accélérée depuis 2008. Il est passé de 15% début 2009 à 25% actuellement.

Cette moyenne générale est tirée par les villes où 95% des terrains sont immatriculés, contre seulement 10% en milieu rural. Selon l’Agence nationale de la conservation foncière du cadastre et de la cartographie (ANCFCC), la faiblesse de ce taux s’explique par l’importance des superficies des zones montagneuses et désertiques. Du côté des responsables de la conservation foncière, l’on invoque par contre une procédure de plus en plus longue et complexe, ainsi que le niveau «élevé» des frais. Selon un promoteur immobilier à Rabat, ce dernier facteur constitue, d’ailleurs, un des freins les plus importants aux immatriculations.
Une position que ne partagent évidemment pas les responsables de l’ANCFCC qui assurent que «les frais d’enrôlement de la réquisition d’immatriculation restent en deçà des dépenses réelles engagées par l’agence pour l’accomplissement des formalités et les différentes opérations topographiques». En plus, ajoute-t-on à l’agence, «les tarifs des droits de la conservation foncière sont fixés par le décret du 30 juin 1997 et, depuis, ils n’ont subi aucun changement». Mieux encore, l’agence n’hésite pas à supporter des frais occasionnés par certaines opérations afin d’améliorer le taux d’immatriculation, expliquent, en substance, les mêmes sources. Il s’agit par exemple des frais occasionnés par l’ouverture des zones d’immatriculation d’ensemble ou des domaines privés de l’Etat. Les terrains réservés aux projets de logements sociaux sont, dans le même esprit, exonérés des droits de la conservation foncière.

La durée de la procédure sera ramenée à neuf mois au lieu de deux ans actuellement
  

Il faut dire qu’en deux ans, l’ANCFCC a initié plusieurs opérations d’immatriculation collectives pour certaines zones jugées prioritaires. «La généralisation de l’immatriculation foncière constitue l’un des objectifs stratégiques de l’agence. Pour y arriver, nous comptons sur l’ouverture des zones d’immatriculation d’ensemble d’envergure. Ces opérations sont gratuites et concernent les régions à fort potentiel économique», explique un haut cadre de l’agence. Ainsi, durant l’année 2010, 28 communes rurales ont bénéficié de l’ouverture de projets d’immatriculation d’ensemble contre une vingtaine en 2009 et à peine une dizaine une année auparavant. Cette politique des immatriculations collectives semble bien fonctionner à tel point que les responsables de l’ANCFCC ont haussé, depuis 2008, le niveau de l’unité d’un secteur d’immatriculation d’ensemble qui est devenue la totalité (et non plus une partie) d’une commune rurale.

Outre la politique des immatriculations collectives, l’ANCFCC compte également sur le projet de loi 14-07 relatif à la simplification des procédures d’immatriculation. Le nouveau texte, toujours à l’étude au Parlement depuis l’année dernière, vise la suppression des certificats d’affichage et leur remplacement par des accusés de réception ou encore la fixation des délais qui s’imposent à tous les intervenants dans les procédures d’immatriculation. Pouvant aller jusqu’à 2 ans actuellement, ces délais seront sensiblement réduits pour ne plus dépasser neuf mois.

Vœux pieux ? Non, assure la direction générale de la conservation foncière. «Des huissiers seront placés dans chacune des 74 agences de conservation foncière que compte le Royaume», souligne-t-elle. Chargés de tous les rapports de l’agence avec les collectivités locales et le ministère de la justice, ces huissiers permettront de réduire considérablement le délai de réquisition puisqu’une grande partie de cette procédure repose sur l’affichage de la demande de réquisition et l’attente d’un délai de deux mois en vue de recevoir une éventuelle opposition. En fait, l’agence est obligée d’attendre une correspondance de la part de l’autorité locale de la région concernée qui atteste que la réquisition a bien été affichée durant deux mois, avant de commencer la procédure d’immatriculation. «Et c’est justement cette attente qui peut durer 3 ou 4 mois que nous allons éviter en plaçant un huissier de justice dans chacun de nos bureaux», explique l’agence.

Le projet 14-07 qui amendera le dahir du 12 août 1913 relatif à la conservation foncière prévoit également d’autres changements comme l’aggravation des sanctions pour les oppositions et pré notations abusives ou encore la possibilité d’ouverture, gratuitement, des zones d’immatriculation obligatoire.

 FOCUS : Immatriculations gratuites mais génératrices de recettes

Contrairement à ce que l’on pourrait croire, la politique des immatriculations collectives ne bénéficie pas aux communes pauvres, mais aux plus riches. En fait, les immatriculations collectives rapportent de l’argent à l’ANCFCC lorsqu’elles sont menées sur des terrains à fort potentiel économique ou touristique. Une fois réalisées, les immatriculations, bien qu’elles soient gratuites, entraînent plusieurs autres opérations sur les titres fonciers (inscriptions d’hypothèques, saisies, pré notations, certificats de propriété). Or, les revenus générés par ces opérations représentent 98% des recettes de l’ANCFCC. Ceux qui sont générés par les immatriculations ne dépassent guère les 1,5%.
Naoufal Belghazi

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