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Logement social au Maroc. Acquéreur ou constructeur. Ce que dit la loi de finance de 2010 jusqu’en 2020…

Suite notre article d’hier sur l’approche de l’Etat vis-à-vis des acteurs de la construction face au dossier du logement social au Maroc, voici une autre approche très officielle qui concerne les avantages que l’Etat offre pour les 10 prochaines années sur le plan financier et fiscal afin de relancer le secteur, bien que la problématique ne réside pas dans la demande par le manque de logements évident au Maroc, mais par d’autres enjeux.

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Acheteur de logement social ou constructeur de logement sociaux, qui est gagnant ? 

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http://www.lanouvelletribune.com/la_Loi_de_Finances_2010_analys_e_

par_M_Noureddine_Bensouda_Directeur_G_n_ral_des_Imp_ts_Le_Maroc_a_

fait_le_choix_de_continuer_ses_r_formes_structurantes_malgr_la_crise.html   

La Loi de Finances 2010 analysée par M. Noureddine Bensouda, Directeur Général des Impôts : Le Maroc a fait le choix de continue 

La Nouvelle Tribune :  Monsieur Bensouda, en quoi la Loi de Finances 2010 prend-elle en compte l’impact de la crise économique mondiale sur le Maroc ? M. Noureddine Bensouda : Plusieurs mesures  témoignent de la volonté des pouvoirs publics de poursuivre la politique de réformes et les efforts destinés à améliorer le niveau de vie de la population, notamment les catégories défavorisées et des classes moyennes. De même, vis-à-vis des opérateurs, la Loi de Finances 2010 comporte plusieurs volets destinés à encourager l’initiative privée, l’investissement et partant, la croissance économique. Elle marque également la poursuite de la politique d’investissements publics. 

Même dans un environnement de crise mondiale ou, plutôt, de sortie de crise, le Maroc a fait le choix de continuer ses réformes structurantes, notamment sur le plan social.  Le logement social a constitué la mesure phare de cette loi de finances. Et c’est par ce secteur que les pouvoirs publics ont projeté la sortie de crise. Comme vous pouvez le constater, c’est une politique dynamique et innovante. 

Il faut dire que ce dispositif constitue un véritable programme décidé par Sa Majesté le Roi que Dieu L’assiste, en faveur de l’accession à la propriété, puisque sa validité s’étend  jusqu’au 31 décembre 2020.  En effet, l’objectif de cette mesure est  double puisqu’elle vise aussi bien la solvabilité  de la demande  que le soutien de l’offre. 

En quoi consiste le nouveau dispositif et qu’apporte-t-il au citoyen ?  En fait, ce dispositif existait déjà, il a été amélioré pour répondre à la demande et aux normes de qualité. 

Ainsi, le prix qui était fixé 200 000 DH  H.T a été relevé à  250 000 DH H.T. Quant à la superficie du logement social, elle devra dorénavant, être comprise entre 50 m2 et 100 m2 au lieu d’être uniquement plafonnée à 100 m2. Ce minimum de 50 m2 évitera  la construction de logements exigus ne répondant pas aux critères du logement social  et aux besoins de la famille marocaine.  Le principal avantage pour le citoyen, c’est qu’il va bénéficier d’une aide directe de l’Etat. 

En effet, l’Etat va rembourser aux acquéreurs, par l’intermédiaire du notaire, le montant de la TVA au  vu d’un ordre de paiement. Pour éviter la spéculation et afin que la population ciblée accède aux avantages de ce dispositif, les acquéreurs devront s’engager à occuper leur logement à titre d’habitation principale pendant au moins 4 ans et consentir au profit de l’Etat une hypothèque en garantie du paiement de la TVA prise en charge par l’Etat.  

Quelles sont les mesures qui s’appliquent, dans ce cadre, aux promoteurs immobiliers en charge justement de la construction des logements économiques ? Pour leur part, les promoteurs immobiliers qui s’engagent à réaliser un programme de construction d’au moins 500 logements sociaux au lieu de 1500 unités précédemment, sur une période n’excédant pas 5 ans, vont bénéficier de l’exonération  de plusieurs impôts et taxes : de l’impôt sur les sociétés ou de l’impôt sur le revenu, des droits d’enregistrement et de timbre, ainsi que de la taxe professionnelle et de la taxe sur les terrains urbains non bâtis qui sont perçues au profit des collectivités locales, des droits de conservation foncière et de la taxe spéciale sur le ciment. 

A ce titre, il faut signaler que, grâce à la  réduction du nombre de logements devant être construits, la disposition s’adresse aussi bien aux grandes entreprises qu’aux PME.  L’immobilier n’est pas la seule mesure phare à caractère social… 

(Voir l’article complet pour la suite des mesures). 

Votre mot de la fin ? 

Le Maroc a fait le choix d’avancer  en poursuivant  les efforts de soutien à l’économie, en dépit des effets de la conjoncture et de la baisse des recettes fiscales, en 2009, découlant de la réduction des taux d’imposition.  De plus, le Trésor a dû  assurer, en 2009, les restitutions d’impôts  résultant  des excédents d’I.S versés au titre des acomptes et effectuer des remboursements  substantiels  en matière de TVA, soulageant ainsi la trésorerie des entreprises. 

A ce propos, j’aimerais signaler que la baisse des recettes au titre des différents impôts a été moins importante  que prévu, comme le montrent les chiffres dont vous disposez. En effet, globalement, les prévisions de la loi de finances pour 2009 ont été réalisées à hauteur de 94,7%. 

Entretien réalisé par Afifa Dassouli

Rabat & les constructeurs. Bras de fer financier sur le logement social ou simple question de chiffres à exprimer ?

Après les plaintes des uns et des autres, voilà les chiffres des uns … qu’attendraient les autres ? La partie engagée par besoin de la part de l’Etat sur le dossier du logement social se joue désormais avec des chiffres financiers. Que donnerait Rabat de plus demain pour faire revenir les acteurs de la construction actuelle ?

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L’Etat, ayant déjà soulevé l’épée de Damoclès en regardant vers des constructeurs étrangers, ira-t-il à la baisser réellement ? Au regard des avantages et “cadeaux fiscaux”, n’y serait-il pas éventuellement gagnant par moindres exigences et par les calculs, pour le bien collectif de tous les Marocains prochainement ? Les paroles divergentes laissent enfin la place aux chiffres, ce qui met face à face l’Etat marocain et le secteur des professionnels de la construction. On ne peut pas dire que Rabat n’abat pas ses cartes et même ses “as” sur le tapis du casino, face aux autres joueurs qui malgré cela n’entrent pas encore vraiment dans la partie pour le bien collectif. Rabat ira-t-il jusqu’à faire entrer dans le jeu les professionnels étrangers comme carte joker, au risque que ces derniers n’emportent la partie finale ? 

2010 “doit” apporter la réponse au logement social et économique au Maroc, ou ne l’apportera pas … Ensuite la situation serait encore pire pour la collectivité. Car même en trouvant réponse en mettant au diapason les diverses parties et en améliorant les possibilités proposées par l’Etat, l’histoire et le mouvement attendront 2011 au minimum. 

Quelles cartes apporte l’Etat ? D’abord un relèvement du prix du logement social de 140.000 à 250.000 dh …! Une exonération de la TVA récupérable pour le client et une garantie sur les prêts, un engagement sur 3853 hectares de foncier, des réductions de temps pour les autorisations administratives, des engagements pour les 6 prochains mois en urgence … et une invitation à la transparence entre les acteurs en prime.

Fichtre ! Que cela soulève des possibilités soudaines de dynamisme dans les administrations pour les semaines qui arrivent … sans parler des autres nombreux avantages financiers pour les entreprises qui joueraient le jeu, choses non reprises dans cet article …

(Voir demain notre article sur la loi de Finance 2010 et les avantages pour les entreprises qui assureraient le logement social au Maroc pour les 10 prochaines années…) 

Le Maroc de Rabat abat ses meilleures cartes devant les professionnels, qui sembleraient encore regarder vers une autre table, par doute ou par calcul. Certes, le gâteau très crémeux du logement dit de “standing & de haut standing”, dégusté depuis des années sur le dos des étrangers parfois naïfs, a fait oublier le buffet bien plus sec du social, et ce changement d’orientation invite à des horizons autres au niveau des intérêts et des marges. Une histoire de chiffres plus que de social.  

Relever déjà de 140.000 à 250.000 dh le prix du logement social, par un calcul de remboursement mensuel dans le temps, que toute banque vous calculera ou que vous pouvez faire vous-même, restera à savoir aussi de quels “Pauvres” parle-t-on encore au Maroc et dans la presse, au regard du logement social ?

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http://www.journaux.ma/maroc/actualite-marocaine/habitat-social-le-gouvernement-met-la-fnpi-au-pied-du-mur 

Habitat social: Le gouvernement met la FNPI au pied du mur 

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Le gouvernement veut faire de 2010 l’année de l’habitat social et visiblement il entend mettre tout en œuvre pour atteindre cet objectif. Mercredi dernier dans la matinée, il a signé un important accord avec le GPBM. Dans l’après-midi du même jour, il a rencontré les représentants de la FNPI.

C’est dire à quel point l’Etat s’impatiente pour traduire dans les fait les directives de S.M. le Roi relatives à la relance de ce secteur. Lors de la réunion avec les promoteurs immobiliers, le gouvernement était représenté par les trois principaux ministres concernés : Salaheddine Mezouar, Taoufik Hejira et Saad Hassar. Du côté de la FNPI, étaient présents notamment, le président de la Fédération, Youssef Benmansour et le patron du groupe Addoha, Anas Sefrioui.

Pour le gouvernement, la réunion était destinée avant tout à faire passer un message sans la moindre équivoque : L’Etat a consenti des efforts exceptionnels en concédant plusieurs avantages aux promoteurs immobiliers, notamment des mesures fiscales incitatives. Il attend en échange que ces derniers se montrent reconnaissants. Question de renvoyer l’ascenseur. «Le gouvernement veut un engagement ferme de la part de la FNPI sur la base d’objectifs clairs et avec des résultats dans moins de six mois. Il a répondu favorablement à toutes les requêtes de la profession. Il veut donc que celle-ci joue son rôle de catalyseur.

Plus concrètement, que compte faire la FNPI pour accompagner la dynamique que l’Exécutif entend imprimer à l’habitat social ?», a martelé à l’unisson le trio représentant le gouvernement. Devant la fermeté du ton de l’Exécutif, la FNPI n’avait pas (encore) grand-chose à annoncer en guise de programme ou de plan d’action. «On en est encore à l’étude des conventions et des cahiers des charges», a indiqué Y. Benmansour.

En revanche, le gouvernement a eu droit aux sempiternelles plaintes sur «les problèmes qui entravent l’essor du secteur» et que Touafik Hejira a vite fait de faire voler en éclat. En effet, l’Etat qui semble déterminé plus que jamais à remettre sur les rails l’habitat social, avait déjà identifié les facteurs de blocages qui ont toujours constitué l’argumentaire de la FNPI

Plus concrètement, que compte faire la FNPI pour accompagner la dynamique que l’Exécutif entend imprimer à l’habitat social ?», a martelé à l’unisson le trio représentant le gouvernement. Devant la fermeté du ton de l’Exécutif, la FNPI n’avait pas (encore) grand-chose à annoncer en guise de programme ou de plan d’action. «On en est encore à l’étude des conventions et des cahiers des charges», a indiqué Y. Benmansour.


En revanche, le gouvernement a eu droit aux sempiternelles plaintes sur «les problèmes qui entravent l’essor du secteur» et que Touafik Hejira a vite fait de faire voler en éclat. En effet, l’Etat qui semble déterminé plus que jamais à remettre sur les rails l’habitat social, avait déjà identifié les facteurs de blocages qui ont toujours constitué l’argumentaire de la FNPI.

Ainsi au problème du foncier que les promoteurs ont souvent, invoqué pour expliquer le peu d’intérêt qu’ils portent au logement social, T. Hejira a rappelé la décision de l’Etat de mobiliser 3853 hectares.

S’agissant du financement, le responsable gouvernemental a souligné que le problème ne se posait plus. Pour lui, le GPBM s’était engagé clairement à accompagner ce chantier d’importance cardinale. Les avenants signés mercredi dernier dans la matinée permettront aux pauvres et aux personnes sans revenus réguliers de contracter un prêt de 250.000 DH garanti par l’Etat.

Et pour mieux servir les promoteurs, «la conservation foncière a créé des comités régionaux pour réagir vite aux demandes de ces derniers. Un site web sera créé. On y trouvera les conventions types ainsi que le cahier des charges», a-t-il ajouté.

Le foncier sera donc disponible. Idem pour le financement. Reste la question des autorisations qui a toujours constitué -il faut le reconnaître- une pierre d’achoppement à l’essor du secteur. Avec raison, Youssef Benmansour a insisté sur ce point, rappelant qu’il était anormal que l’obtention d’une autorisation prenne jusqu’à 12 mois.

Là, Saad Hassar, au nom du ministère de l’Intérieur, s’est engagé de la manière la plus solennelle à délivrer les autorisations au pire dans un délai de 4 semaines. Il a affirmé également que des instructions claires avaient été données aux walis et gouverneurs pour assurer un suivi rigoureux des dossiers.

«Une demande d’autorisation sera examinée deux fois seulement. Soit elle est acceptée, soit elle est rejetée. Les collectivités locales sont prêtes à vous accompagner mais nous voulons en contrepartie un partenariat transparent et respectueux des lois en matière d’habitat» a-t-il précisé.

Avantages fiscaux, disponibilité du foncier, facilités de financement, engagement à régler les complications administratives relatives aux autorisations, la FNPI ne pouvait pas mieux espérer.

Youssef Benmansour a reconnu l’importance des «gestes» faits par l’Etat. «Ce qu’on a obtenu est extraordinaire : plus de visibilité, plus d’ouverture sur les PME et le souci de la qualité», a-t-il dit, soulignant que le secteur était «sensibilisé et mobilisé».Il a promis ainsi de discuter dans les prochains jours des conventions et des cahiers des charges et de livrer la copie de la FNBTP dans quelques jours.

Déterminé à obtenir des résultats tangibles dans les plus brefs délais, l’Etat s’est employé à répondre à toutes les doléances de la profession. Ce faisant, il a mis les promoteurs au pied du mur. Ils ne peuvent plus invoquer aucun prétexte pour justifier la mollesse qui a toujours caractérisé leur engagement pour l’habitat social.

Seront-ils capables de faire de 2010 l’année de l’habitat social comme chacun l’appelle de son vœu. Les prochains mois nous diront s’ils vont relever le challenge ou s’ils vont continuer à défendre leur pré carré et à tirer profit d’une situation où le flou le dispute au «noir».
De la réunion du gouvernement avec la FNPI, il ressort que l’Exécutif a rempli sa part du contrat. La balle est dans le camp des promoteurs. Ceux-ci ont toujours eu des problèmes réels, il faut bien le reconnaître. Devant les avantages offerts par l’Etat, ils se disent satisfaits quoiqu’ils semblent être encore sceptiques. Par exemple, selon la FNPI, le foncier existe mais encore faut-il qu’il soit équipé. La question des plans d’aménagement et des schémas directeurs reste encore posée selon elle. Car, beaucoup de zones sont non encore couvertes.


Saad Hassar, le secrétaire d’Etat à l’Intérieur, a promis de régler le problème des schémas directeurs le plus vite possible, précisant que cela prendrait au moins 24 mois.

Les promoteurs ont insisté sur la nécessité de résoudre le problème des autorisations qui constituent selon eux le premier facteur de blocage. Là encore, la fermeté de S. Hassar n’avait d’égal que la précision du délai fixé pour la délivrance des autorisations. «A supposer bien entendu que le dossier de la demande d’autorisation soit complet.»

 Source: Lematin

Seniors ou retraités, un marché pour le développement prochain au Maroc. Mais des challenges à relever…

15 à 20 % des Français envisageraient de passer la retraite hors de l’hexagone.

Nous sommes loin des quelques privilégiés qui, hier, venaient s’offrir l’orientalisme lors de leurs longs week-ends ou pendant leurs vacances sous le nom enchanteur de la ville rose qui faisait envier tous les amis restés à Paris.

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Outre-mer et l’image des palmiers sur les plages de sable blanc ou noir à l’ombre des volcans passent encore devant le Maroc, mais certainement parce que ces régions restent des destinations françaises, ce qui peut “faussement” rassurer les métropolitains. Les îles montrent vite leurs limites diverses et encore plus au niveau financier où le coût de la vie est encore plus cher qu’à Paris… Le Maroc a ses charmes et surtout ses avantages comptables qui n’échappent plus à personne en cette ère nouvelle où le soleil s’associe plus facilement avec pourvoir d’achat. 

Les programmes divers pour les accueillir au Maroc et la presse parlent plus aussi désormais des “Seniors”, et tout commence pour les recevoir de plus en plus dans les visions du développement marocain.

Le service sera un challenge envers ces nouveaux visiteurs qui attendront d’autres exigences…

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 http://voyages.liberation.fr/actualite/retraite-les-francais-revent-d-039-outre-mer 

Retraite: les Français rêvent d’outre-mer

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Les destinations ensoleillées et maritimes sont plébiscitées par les seniors. En tête arrivent les DOM (24%), suivis du Maroc ex-aequo avec l’île Maurice (21%). Si les Français pouvaient partir vivre leur retraite au soleil, 24% choisiraient la France d’outre-mer, selon un sondage Ipsos pour Pleine Vie, Domitys et Dyar Shemsi, publié le 12 février. Pour une même proportion, se prélasser au soleil durant sa retraite est synonyme d’évasion par rapport à la France. Près d’une personne sur deux hésiterait toutefois à franchir le pas à cause de la famille.Selon ce sondage mené auprès des 50 ans et plus, les destinations ensoleillées et maritimes sont plébiscitées pour passer sa retraite. En tête arrivent les DOM (24%), suivis du Maroc ex-aequo avec l’île Maurice (21%). Un choix tout réfléchi à en croire le magazine Pleine Vie. Selon lui, “ces régions et pays sont francophones et financièrement accessibles. Ils disposent d’infrastructures de qualité (santé et télécommunications) et sont culturellement proches”.Pour les Français interrogés, partir au soleil à l’étranger s’explique dans un premier temps par une volonté “d’évasion par rapport à la France” (24%). “Faire face à la baisse du pouvoir d’achat” (17%) et “recommencer sa vie” (14%) sont ensuite le plus fréquemment cités.Aller s’installer à l’étranger ne se ferait toutefois pas sans sacrifices. Ces derniers pourraient faire changer d’avis le retraité. Près d’une personne sur deux (49%) aurait peur de perdre son réseau familial. Très loin derrière, “le manque de qualité de l’environnement sanitaire” (14%) serait la deuxième crainte susceptible de retenir le retraité, devant la peur de perdre son réseau social d’amis (12%).Du côté des motivations, avoir du beau temps tout le temps (40%), une meilleure qualité de vie qu’en France (16%) et gagner en pouvoir d’achat (12%) pourraient le plus inciter les retraités à s’expatrier.

Si l’envie d’évasion des futurs retraités semble forte, au vu de ce sondage, 76% ne souhaiteraient s’expatrier que temporairement dans l’année. Seuls 7% pourraient partir tout au long de l’année.

Ce sondage Ipsos pour Pleine Vie, Domitys et Dyar Shemsi a été réalisé du 18 au 21 décembre 2009, auprès de 813 personnes de 50 ans et plus, issues d’un échantillon de 2.000 personnes, représentatif de la population française, par téléphone et selon la méthode des quotas.

Institut Français d’Agadir, trois rendez-vous pour février 2010

Trois rendez-vous que nous propose l’Institut Français d’Agadir en ce mois de février 2010. Un débat d’idées avec comme thème principal Le Coran, une bonne approche d’ouverture que nous propose la culture. Place à vous Mesdames par deux autres rencontres.

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Arriver au 16ème SIEL par les livres, via Casablanca

Du 12 au 21 de ce mois.

Amateur de lettres, un article sans chiffres aujourd’hui. Le SIEL ouvre de nouveau ses portes comme chaque année au Maroc et le paquebot “Livre” accoste à Casablanca à la foire de cette même ville, vous ne pouvez le manquer, il trône devant la Grande mosquée Hassan II.

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Rendez-vous annuel des amoureux du livre, rendez-vous littéraire pour d’autres, simple endroit de vente pour certains libraires du pays afin de déstocker les surplus invendus le reste de l’année, rendez-vous du livre religieux quasiment acheté en gros et demi-gros par les imams du pays, espace commercial pour quelques entreprises éditrices et imprimeurs, il y en a pour chacun. Le Pavillon France sera fidèle au rendez-vous des arts et des lettres et toujours en bonne place dans une des allées centrales. Un rendez-vous donc habituel, mais Casablancais.

Suivez cela cette semaine avec notre partenaire lepetitjournal.com

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Pour ceux qui ne pourront s’y rendre, qu’à cela ne tienne, le salon quotidien existe sur la toile au Maroc et vous y trouverez toutes les références recherchées, sans vous déplacer.

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http://legroupement.com/2009/11/07/la-librairie-en-ligne-enfin-presente-au-maroc/

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Autre nouvelle : la FNAC arrive prochainement au Maroc, d’abord sur Casablanca, puis sur d’autres villes.

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http://www.lepetitjournal.com/content/view/53398/312/

Le Salon International de l’Edition et du Livre, rendez-vous annuel incontournable au Maroc, se déroulera du 12 au 21 février 2010 à la Foire Internationale de Casablanca. Les Marocains du monde entier y seront  à l’honneur


Pour sa 16ème édition, à l’initiative du Conseil de la Communauté Marocaine à l’Étranger, du Ministère délégué chargé de la Communauté Marocaine Résidant à l’Etranger, et avec le concours du Ministère de la Culture, le Salon International de l’Edition et du Livre (SIEL) accueillera cette année 38 pays, 720 exposants et verra défiler la crème des écrivains et poètes internationaux et marocains. Lepetitjournal.com, en direct du salon, vous fera vivre en exclusivité les évènements majeurs à ne rater sous aucun prétexte.

Chapitre 1 : du 11 au 16 février
Après l’inauguration officielle jeudi 11 février, la conférence d’ouverture sera prononcée par Dominique de Villepin, natif de Rabat, le vendredi 12 février à 15h00 sur le thème “La culture pour vivre dans le monde aujourd’hui”.
Le Pavillon France présentera l’exposition : “En toutes lettres : cent ans de littérature à la Nouvelle revue française”, fêtant ainsi le centenaire de la prestigieuse revue de laquelle naquirent les éditions Gallimard. Des conférences sont également organisées autour de ce thème et avec la présence de nombreux écrivains d’expression française. Difficile de citer l’intégralité du programme mais on peut cependant retenir quelques rendez-vous à ne pas manquer…
s1.jpg Frédéric Beigbeder, samedi 13 février à 17h00
Frédéric Beigbeder est l’un des auteurs les plus talentueux de sa génération. Neuf ans après “99 francs”, roman français contemporain le plus vendu à l’étranger, il obtient le prix Renaudot 2009 pour Un roman français, chez Grasset, récompensant un récit largement autobiographique. Frédéric Beigbeder répondra aux questions de Rita El Ghayat ainsi qu’à celles de ses fans le samedi 13 février à 17h00 sur le Pavillon France.

s2.jpg Tahar Ben Jelloun, samedi 13 février à 18h00
Emblématique s’il en est, l’écrivain et poète marocain, Tahar Ben Jelloun (TBJ) est né en 1944 à Fès. Abdellatif Laâbi le découvre en 1970 et publie son premier recueil de poésies, il collabore ensuite à la revue Souffles. TBJ est l’écrivain francophone le plus traduit au monde ; L’enfant de sable et La nuit sacrée – Goncourt 1987, tous deux publiés chez Gallimard, sont traduits en 43 langues. TBJ vit et travaille à Paris, il est membre de l’Académie Goncourt et lauréat du prestigieux prix international IMPAC.
Il participera avec, notamment, André Azoulay, conseiller de S. M. le roi Mohammed VI, à une table ronde autour du thème : “Le projet de l’Union pour la Méditerranée en discussion”, le samedi 13 février à 18h00.

Mahmoud Hussein, dimanche 14 février à 11h00
Les auteurs réunis sous le pseudo Mahmoud Hussein s’entretiendront avec Mohamed Sghir Janjar autour de la traduction de leur livre Penser le Coran en arabe et de cet art difficile qu’exerce le traducteur, “traduttore traditore”.


s3.jpg Abdellatif Laâbi, mardi 16 février à 18h00

Ecrivain et poète marocain, Abdellatif Laâbi s’est essayé avec succès à tous les genres : romans, essais, théâtre, livres pour enfants. Il traduit aussi des auteurs arabophones dont le regretté Mahmoud Darwich. Pour l’ensemble de son œuvre, il s’est vu octroyer le prix Goncourt de poésie 2009. Récemment mis à l’honneur lors du 16ème Maghreb des livres à Paris, il sera présent au SIEL, du 15 au 18 février.
Il y présentera ses dernières publications en français et en arabe avec notamment une table ronde sur les “Écritures pionnières”, mardi 16 février à 18h00 avec Anouar Benmalek, né à Casablanca, auteur contemporain majeur avec Ô Maria et Le rapt chez Fayard.

Isabelle GIRAUDET (www.lepetitjournal.com / Casablanca)mercredi 10 février 2010.Suivez l’actualité du SIEL sur lepetitjournal.com. Prochain article à paraître lundi 15 février 2010.Informations pratiques
SIEL 16ème édition, du 12 au 21 février 2010
Office des Foires et Expositions de Casablanca
Rue Tiznit, Face à la Mosquée Hassan II
Tél.: 05 22 20 11 57 - 05 22 20 06 54  

“Halal or not Halal”, là est la question…

Le Halal est une chose qui demande réflexion et profondeur, mais quand le terme se présente de plus en plus comme un label que l’on désirerait tamponner sur tout pour des raisons de marketing désormais, ou quand cela entre dans ce qui n’est pas au premier abord “Halal” l’on finirait par s’y perdre au même point que les financiers dans leurs explications.

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Le prêt bancaire Halal existe-t-il fondamentalement ? Ne serait-ce pas une tentative de faire entrer de l’eau dans le feu sans vouloir éteindre le feu ?  L’état a déjà taxé de son côté cette pratique au point que ce qui n’était pas pris d’un côté l’était de l’autre, ce qui encourageait le crédit classique en fin de compte. Cela change désormais en 2010, mais au regard des explications données, nous souhaitons au Marocain de comprendre mieux que nous son intérêt et le respect du Halal, à la lecture de cet article. Il aurait été plus simple de nous présenter deux tableaux comparatifs, d’un crédit classique et d’un crédit Halal, en nous disant, chiffres à l’appui, qui prend quoi, entre service, qui se doit d’être rémunéré comme juste travail, et intérêts qui sous un terme ou un autre reviennent bien en finalité soit à une banque ou à l’état. 

La grande question du Halal ou du non Halal changera-t-elle la conscience et l’éthique des vendeurs de biens divers, à l’heure où ils ne désirent plus construire du logement social à 140.000 ni à 250.000 dh ?  Faut-il faire du Halal vrai ou encourager la Zakat demain ? 

Du Halal sur le prix du foncier actuel ou sur le prix des appartements présentés aux Marocains permet-il d’aborder réellement les valeurs respectueuses, alors que ceux qui s’y engageraient ne feraient en fin de compte qu’encourager l’inverse pour d’autres ?

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http://ribh.wordpress.com/2010/02/09/maroc-credit-immobilier-halal/ « La Finance islamique : une alternative solide ou de simples techniques qui remplacent d’autres ?



Maroc : Comment bénéficier d’un crédit immobilier « halal »

Avec l’entrée en vigueur de la loi de Finances 2010, le crédit immobilier Mourabaha n’est plus sanctionné par la TVA. La Direction générale des impôts détaille les démarches à suivre et les bénéfices à tirer de ce contrat de crédit dit alternatif ou islamique.

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Cela fait presque deux années qu’ils ont reçu le feu vert de la Banque centrale, mais les produits bancaires islamiques avaient du mal à trouver preneur, surtout en immobilier. La loi de Finances 2010 a voulu rectifier le tir en donnant un nouveau souffle à Mourabaha. Surtaxé, ce crédit immobilier alternatif restait trop cher par rapport à un produit bancaire classique. Mais, grâce à la loi de Finances 2010, cette formule ne sera plus sanctionnée par la TVA puisqu’elle ne supportera plus la TVA sur l’échéance totale, mais uniquement sur le profit de la banque et au taux de 10% seulement contre 20% auparavant.Relooké par la nouvelle loi de Finances 2010, le crédit bancaire islamique espère faire des conquêtes. Dans un document publié récemment par la Direction générale des impôts, le contrat Mourabaha détaille les démarches à suivre pour en profiter. Intégré dans la circulaire du ministère de l’économie et des Finances, le document en question explique les moyens et les bénéfices à tirer de ce contrat.Aussi, à compter du 1er janvier 2010, le contribuable ayant conclu un contrat par voie de Mourabaha, en vue d’acquérir un logement destiné à son habitation principale peut bénéficier de la déduction de la rémunération convenue d’avance avec sa banque, dans la limite de 10%, de son revenu global imposable. En plus de bénéficier de la déduction de son revenu salarial, du coût d’acquisition et de la rémunération convenue d’avance pour l’acquisition d’un logement social destiné à son habitation principale.Des avantages apportés par la nouvelle loi de Finances 2010 qui décline le contrat Mourabaha comme un contrat par lequel un établissement de crédit acquiert, à la demande d’un client, un bien meuble ou immeuble en vue de le lui revendre à son coût d’acquisition plus une rémunération convenue d’avance.Cependant, il est à préciser que la déduction, qu’il s’agisse d’un contrat de prêt ou de contrat «Mourabaha», ne peut se cumuler avec la déduction des remboursements en principal et intérêts des prêts contractés pour l’acquisition d’un logement social destiné à l’habitation principale. De ce fait, la déduction des intérêts payés par le cédant en rémunération des prêts accordés par des organismes de crédit agréés lors de la détermination du profit foncier imposable en cas de cession dudit logement.Cependant, il convient de préciser que pour les logements acquis en indivision, la déductibilité du montant de la rémunération convenue d’avance dans la limite de 10% précitée est admise, pour chaque co-indivisaire, à concurrence de sa quote-part dans l’habitation principale.Par ailleurs, l’acquéreur ne peut bénéficier de la déduction précitée que s’il justifie des pièces à fournir indiquées par la circulaire du ministère.Dounia Mounadi,

Aujourd’hui le Maroc 8/2/2010

Pièces à fournir pour bénéficier d’un financement immobilier Mourabaha

  • Certificat de résidence annuel à l’adresse figurant sur la carte nationale d’identité (C.N.I.) *
  • Photocopie de la carte nationale *
  • Un engagement légalisé dans lequel le contribuable s’engage à occuper lui-même son logement à titre d’habitation principale et à informer l’administration fiscale de tout changement intervenu dans l’affectation dudit logement, en totalité ou en partie, dans le mois qui suit celui de changement.
  • Copie certifiée conforme du contrat Mourabaha
  • Copie des quittances de versement ou des avis de débit établis par les établissements bancaires.
  • Tableau faisant ressortir annuellement le coût d’acquisition dudit bien et la rémunération convenue d’avance avec la banque.

(*) Dans le cas où l’adresse indiquée sur la C.N.I. ne correspond pas à celle du lieu de situation de l’immeuble, les quittances d’eau et d’électricité peuvent être prises en considération. Lire aussi :
Dispositions de la circulaire des Impôts pour l’année 2010 relatives à la Mourabaha

Maroc ou ailleurs. “Qui paie ses dettes s’enrichit” ou “Qui a des dettes s’enrichit” ? Oui, mais … qui est qui ?

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Dans une vision économique mondiale l’on ne sait plus très bien qui gagne ou qui perd, entre ce que l’on a ou ce que l’on n’a pas, mais que l’on utilise néanmoins au quotidien. Vivre sur ses propres acquis ou sur celui des autres, par le truchement des comptes et du temps, toute valeur réelle ou virtuelle joue un rôle, au point que la richesse d’un pays n’est plus vraiment la propriété de ce pays, et ceci est valable pour tous en ce monde désormais.

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Même les états les plus puissants de ce monde sont entre les mains d’autres volontés mondiales. Est-ce cela qui assurerait une certaine stabilité dans ce monde entre de nombreux états où chacun a des intérêts chez les autres ou par les autres ? Est-ce cela qui éviterait de mettre les uns face aux autres pour prendre plus directement ou dans le sang, comme l’histoire pas si lointaine nous le rappelle ?

Une direction toute économique et financière n’aurait-elle pas ses limites quand quelques acteurs mieux placés dans un groupe en profitent, alors que tous collectivement paient indirectement la différence selon le moment ? En période de crise ne soulève-t-on pas de nouveaux dangers, non pas entre les pays qui ont tous intérêt maintenant à se soutenir ensemble pour des raisons politiques ou de développement, mais éventuellement en interne, par un grand mouvement international qui ne correspond pas souvent à la réalité du vécu des masses majoritaires dans un pays, qu’il soit plus au nord ou plus au sud ? La dette reste publique.

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http://www.cadtm.org/Le-Maroc-est-il-surendette

Le Maroc est-il surendetté ?

Chaque année, une part importante de la richesse nationale repart vers le Nord pour le remboursement de la dette. Néanmoins, assure Zouhair Chorfi, directeur du Trésor et des finances extérieures au ministère de l’Economie et des finances, le royaume a vu la part de sa dette dans le PIB baisser substantiellement durant ces dernières années. Un avis que ne partage pas tout à fait Mimoun Rahmani. Ce membre du Comité d’annulation de la dette du Tiers-monde (CADTM) reconnaît que le gouvernement a réussi à faire passer sa dette extérieure de 21,3 milliards de dollars à fin 1992 à 14,3 milliards de dollars fin 2003. Mais, ajoute-t-il, cette baisse n’est pas le résultat d’une « quelconque gestion rationnelle et efficace ». D’après lui, elle a surtout profité aux créanciers du Nord et aux « classes capitalistes locales ». M. Rahmani va plus loin encore. Il estime que la diminution de la dette extérieure n’est que temporaire car les mécanismes mis en œuvre ne sont pas viables à long terme. « Un petit calcul montre que l’Etat marocain n’a baissé le solde de sa dette extérieure que de 7 milliards de dollars, alors qu’il a transféré, dans le même temps, des sommes cinq fois plus importantes », argumente-t-il. « Pire, on a assisté dans le pays ces dernières années à un transfert d’une dette externe vers une dette interne », note-t-il. Alors que la dette extérieure a diminué de 7 milliards de dollars entre 1992 et 2003, la dette intérieure a quant à elle été multipliée par deux, passant de 12,3 à 24,8 milliards de dollars.De son côté, Z. Chorfi confirme que 80% de la dette globale sont constitués de dette intérieure. N’empêche, le Maroc recourt désormais et de plus en plus au marché international. La raison ? D’après Mimoun Rahmani, la politique de réduction de la dette extérieure par la dette intérieure a rapidement montré ses limites. Ainsi, le maintien par l’Etat d’un budget d’investissement colossal sur les cinq prochaines années dans un contexte d’assèchement des liquidités domestiques peut l’orienter vers un nouvel alourdissement de sa dette extérieure. D’ailleurs, cette dernière a de nouveau augmenté ces trois dernières années, passant de 13,6 milliards de dollars en 2006 à 15,9 milliards de dollars en 2007. De ce fait, le processus d’endettement extérieur a déjà recommencé. La Banque mondiale, dans son dernier rapport sur le Maroc, estime que la dette extérieure du Maroc atteindra 20 milliards de dollars en 2009. Cependant, le directeur du Trésor et des finances extérieures demeure optimiste. Contrairement à Rahmani, il estime que le Maroc est loin d’être surendetté .Source : L’Observateur (Maroc

Gros investisseurs au Maroc. La grande porte de Rabat ou les petites entrées de service locales ?

La guerre des chefs et des intérêts privés bloquera-t-elle l’avancement du Maroc malgré l’énorme potentiel ?

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Un pays qui se développe et se clame depuis dix ans dans cette démarche, mais alors qu’est-ce qui empêche des projets de naître au grand jour parfois ? Agadir, ville balnéaire, certainement une des villes touristiques les plus connues et même la première bien avant le boum du tourisme du Maroc. La station terminus de nombreux étrangers ne serait-elle vouée qu’à devenir une grande maison de retraite ou de tourisme de masse l’été ?

Les projets qui meurent dans l’œuf sont souvent ceux qui sont mal couvés par diverses mères couveuses. Attirer les investisseurs avec des tonnes d’arguments pour ensuite les faire fuir par des habitudes locales non adaptées aux attentes internationales n’est qu’une source d’énergie brûlée qui peut coûter très cher à terme, pas seulement financièrement mais au regard de l’image d’une ville, d’une région, du Maroc.

A l’heure où les promoteurs courent d’un salon de l’immobilier à l’autre en Europe afin de vider leurs stocks  et pour ne pas baisser les prix, où les agences de développement du tourisme mettent des moyens en jeu pour aller chercher jusqu’à leurs portes les touristes des prochains objectifs, il conviendrait au préalable de supprimer les herses invisibles qui empêchent d’entrer dans certaines villes.

Des investisseurs qui souvent entendent les chants qui fredonnent “clients”, “touristes”, et qui les confineraient dans ce seul registre de payeurs, et qui lorsqu’ils expriment “investissement”, soit “part de marché local à partager” inquièteraient plus les décideurs et certains intérêts plus particuliers selon les régions.

Ne nous cachons pas la vue par l’Atlas, la démarche d’ouverture, à Rabat, des deux battants de porte d’un Palais vers le monde extérieur ne serait en certains endroits du pays qu’une petite porte de service qui sur certains secteurs économiques reste même fermée et très protégée malgré le discours National et la volonté Royale.

Agadir, comme bien d’autres villes, ne manque pas de potentiel puisque les chiffres annoncent tous un plus en nombre. Plus de touristes en 2009. Plus de création de projets en 2009 selon le CRI. Oui, mais …! Moins de chiffres sur le bilan financier. Ô crise, que te voilà utile pour justifier chacun, alors qu’elle n’aurait pas touché vraiment le pays, dixit les mêmes, si ce n’est maintenant au travers de la compréhension des divers investisseurs étrangers qui savent mieux faire désormais la différence entre l’objet ou le service réel et le juste prix, même à quelques milliers de km de distance. C’est justement en cette période que le Maroc devrait lever le maximum d’intérêt pour la suite, alors que chacun au nord de la Méditerranée recherche par tous les moyens le rapport qualité-prix par un pouvoir d’achat promis chez eux et qui mettra désormais des années selon les experts, et les moins experts, à arriver.

La crise, oui, encore elle. De grands projets s’arrêtent au Maroc à cause d’elle, ou plus exactement à cause de l’éclatement de la bulle mondiale qui fait que les plus grands de ce monde retirent leurs billes, celles qu’ils n’ont plus ou qu’ils n’ont jamais eues, si ce n’est que sur des cadrans lumineux dans les bourses du monde. Dubaï suffit comme nom de ville pour ne plus viser en cette direction pour les prochaines années. Promoteurs espagnols … un autre nom qui résonne mal devant les clients européens et français qui se regroupent en associations de défense, s’étant fait flouer sur plans, au nord du Maroc …

Facteurs endogènes certes, mais pas seulement, d’après les analyses. Le temps ou la lenteur décourage des investisseurs, mais désormais ils se rendent bien compte que la bulle mondiale fait qu’en certains endroits du monde en développement, le principe de l’air en baudruche serait encore bien conservé, ce qui freine évidemment toute bonne volonté d’investissement très important par un statu quo actuel. Le débat présent de l’immobilier et du logement social entre promoteurs et l’Etat se suffit comme argument analytique ou comme mauvais exemple pour tous les étrangers qui désirent venir investir, principalement dans la construction (pourquoi ce seul secteur d’ailleurs …), avec ces mêmes acteurs du secteur.

Question de temps, 2010 jusque 2011 va nous répondre … et la régionalisation présentée en juin prochain serait éventuellement une première réponse … de Rabat.

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http://www.leconomiste.com/article.html?a=98421#loop

Agadir/Investissements
Beaucoup d’engagements pour peu de réalisations

· Baisse de plus de 67 % du montant global des investissements en 2009

· Annulation de projets touristiques


· Conjoncture, foncier, lenteurs administratives… à l’origine de la situation

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Agadir, chef-lieu du Souss, n’a pas été épargnée par la crise économique. Les retombées de la conjoncture difficile sont palpables sur, notamment, l’investissement dans la ville. Certes, le dernier bilan annuel du Centre régional d’investissement du Souss-Massa-Draâ (CRI) met en exergue une progression de 9% en 2009 des projets validés comparativement à 2008. Cependant, le montant global des investissements programmés en 2009, d’une valeur de 4,01 milliards de DH, reste en baisse de plus de 67% par rapport à 2008. L’an dernier le montant des investissements annoncés étaient de 12,47 milliards de DH (cf. www.leconomiste.com). Du côté des emplois, on retient, de même, une baisse avec 28.063 opportunités d’emplois en 2008 et seulement 5.885 emplois en 2009. Mais encore faut-il que ces prévisions se concrétisent.

Sur le terrain, la baisse de l’investissement dans la région est visible et la réalité c’est que les engagements sont nombreux mais le nombre de réalisations reste bien faible. Trop souvent, les projets validés par le CRI tardent à passer à la phase de réalisation quand ils ne tombent pas tout simplement à l’eau. Dans ce contexte, le dossier qui est resté en travers de la gorge de tous dans la région c’est bien l’arrêt du chantier de la future station de Taghazout (cf. www.leconomiste.com) car ce dossier porteur de milliers d’emplois directs et indirects, qui n’en est pas à son premier bide, représentait beaucoup plus qu’un projet de développement local. Aujourd’hui, le projet reste en stand-by et sûrement une des premières missions du nouveau ministre du Tourisme sera de le réactiver.

Un autre projet touristique, certes de moindre envergure, mais tout aussi important pour la destination a été aussi annulé en 2009. Il s’agit du projet touristique «Agadir Sky Center» (cf. www.leconomiste.com). Pour rappel, le projet consistait en l’aménagement d’un centre intégré de services et de loisirs programmé sur 64.000 m² dans la zone d’extension du barreau est-ouest sur un terrain domanial du chef-lieu du Souss. Il devait générer à terme 400 emplois environ. Mais il n’en sera rien. Les investisseurs, des Koweïtiens, ont été touchés par la crise financière qui sévit dans les pays du Golfe et le projet est tombé à l’eau.

Dans la ville d’Agadir un autre chantier ne verra pas le jour. Il s’agit du complexe d’exposition et d’animation dont le promoteur est la société Expo Media Agadir. Ce projet avait été présenté au Souverain en 2006. Les investisseurs avaient décroché en novembre 2008 l’autorisation de construire mais le projet a buté sur un conflit entre l’investisseur et un de ses partenaires dans la réalisation du chantier. Et les institutionnels de la ville, las d’attendre, ont fini par signifier la déchéance aux investisseurs quant à l’attribution du terrain. Mais le foncier est aujourd’hui grevé d’une pré-notation, donc le dossier reste en suspens.
Cette situation peu reluisante des investissements est-elle seulement le résultat aujourd’hui de la conjoncture économique? Pour grand nombre d’observateurs, il y a également des causes endogènes à la situation, tels les lenteurs administratives, le foncier… Malgré le grand nombre de terrains vides, le foncier disponible reste rare. Sur ce plan, il y a peu de visibilité. Les porteurs de projets ont du mal à trouver du foncier libre alors que la zone rassemble à la fois des terrains privés, domaniaux et des Eaux et Forêts. Mais le recensement des terrains disponibles est difficile à faire et la spéculation foncière a eu pour résultat que beaucoup de terrains ne sont pas valorisés alors qu’ils sont déjà attribués. Sur le Founty, par exemple, le taux de terrains vendus non valorisés est de 21%. Ailleurs, dans d’autres zones, ce n’est guère mieux, alors que de grandes entreprises sont à la recherche aujourd’hui d’importantes superficies pour l’implantation de grandes surfaces commerciales porteuses de nombreuses opportunités d’emplois. Dommage pour Agadir et sa région.


Divergences

DE l’avis d’opérateurs économiques, les divergences de position entre le wali de la région, Rachid Filali et le maire de la ville, Tariq Kabbage, quant au traitement des dossiers d’investissement, ont un impact très négatif sur le développement de l’investissement dans la commune d’Agadir. En janvier dernier, plusieurs dossiers sont restés en suspens lors de la commission de dérogation car le wali et le maire ne sont pas arrivés encore une fois, à s’entendre. «Ce sont plus d’une dizaine de projets d’investissement qui sont ainsi renvoyés aux calendes grecques car la commission ne se réunit pas souvent», déplore un observateur dans la ville.De notre correspondante,
Malika ALAMI

Triste bilan de la route au Maroc en 2009. Permis de conscience ou permis de tuer ?

Les années se suivent et se ressemblent au Maroc quand il est question de la sécurité routière. Les chiffres de 2009 ne font que souligner la nécessaire réforme du code de la route qui vient de naître en haut lieu et qui devrait commencer dès octobre 2010 à apporter des solutions.

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Les routes s’améliorent depuis des années, les points noirs accidentels répertoriés sont suivis. Comment expliquer 6,45% de décès en plus et plus de 18% d’accidents, en cette année passée, chiffre provisoire précise-t-on ?

Les infrastructures ne peuvent être mises en cause seulement. C’est bien un problème général concernant le code de la route, mais surtout le manque d’apprentissage sérieux pour d’une part déjà aborder cette théorie, tout en relevant le plus gros des défis, celui du comportement de chacun au Maroc, la civilité.

Passer réellement le permis de conduire et prendre conscience que sans cela l’on est de fait un danger public derrière un volant ou sur un deux-roues ne semble pas être une évidence pour la très grande majorité des chauffards. La facture finale de l’inconscience collective où chacun est concerné ne ferait qu’augmenter dans les années qui arrivent, la répression seule et les radars qui visent les gens à chaque virage désormais ne semblent pas être la réponse aux consciences mais bien aux caisses de l’état pour des infrastructures mais pas pour les solutions de fond.

Pourquoi parler de “nouveau” code de la route, pourquoi investir sur des routes des millions de Dhs chaque année qui ne changeraient rien ? Ne faudrait-il pas faire repasser le permis de conduire à tous, ou simplement le faire passer une fois enfin pour la plupart, et arrêter de distribuer, même plus officiellement qu’il y a quelques années, des permis de tuer ?

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http://www.yabiladi.com/article-societe-3643.html

Une année s’en va, une autre arrive, mais certaines mauvaises habitudes restent. C’est en tout cas la tendance confirmée par les statistiques des accidents des victimes de la circulation en 2009, présenté ce mercredi à Rabat. 

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Karim Ghellab, ministre de l’Equipement et des Transports, a déclaré : “le bilan statistique provisoire des accidents et victimes de l’année 2009, en comparaison avec la moyenne des cinq dernières années (2004-2008), fait ressortir une augmentation inquiétante”. Inquiétante en effet, car avec près de 4000 personnes décédées cette année, le nombre a augmenté de 6,45% par rapport aux années précédentes, rapporte la MAP. De même, les accidents de la circulation ont, d’un point de vue global, augmenté de 18,67%.Il s’avère également que l’impact de ces accidents ne se limite plus aux vies humaines. Ces accidents coûteraient plus de 11 milliards de dirhams par an (2,5 % du PIB) selon les médecins et urgentistes réunis en mai dernier à Taza.

Un bilan de plus en plus lourd qui ne peut qu’étonner, lorsqu’on sait par exemple, que chaque année, le ministère de l’Equipement réalise des travaux dans 40 points en moyenne connus pour le nombre élevé d’accidents. L’hebdomadaire “La Vie Eco” révélait en juillet dernier qu’en 2007 et 2008, ces travaux avaient nécessité un investissement de 236 millions dirhams. La même source rappelait que “le traitement de ces points noirs à lui seul n’est pas suffisant en l’absence d’un Code de la route adapté”.

Espérons donc que le nouveau Code de la route censé entrer en vigueur en octobre prochain, portera rapidement ses fruits. De nouvelles mesures comme le permis à points, et le recours aux alcotests ou aux radars automatiques, devraient contribuer à une rapide résorption des accidents de la route, ceci en plus des campagnes de prévention qui se multiplient.

Yann Ngomo

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La situation il y a juste 6 ans…

http://www.telquel-online.com/111/societe_111.shtml

Nous rapportions, il y a quelques mois, la gravité de la situation des routes au Maroc. Une des principales mesures de lutte contre ce fléau aboutira ce 9 février 2004 avec l’entrée en vigueur de la nouvelle législation sur l’obtention du permis de conduire. Une loi introduit une procédure, dite informatisée, pour tester les connaissances théoriques des candidats. Malgré le délai de rigueur, l’entrée en vigueur de la loi n’est pas chose acquise. Deux problèmes de taille continuent de se poser. Ainsi, si plus de 60 centres d’examens dépendants de l’État ont été équipés avec du matériel informatique “hard” et “soft”, les auto-écoles, elles, n’ont pas suivi. Plus mystérieuse est la stratégie définie pour permettre aux analphabètes - qui le sont encore plus sur le plan technologique - de passer l’examen. À ce jour, les candidats apprenaient le code de la route et le restituaient par coeur. La nouvelle procédure veut donc en finir.

Le Maroc et les autres religions … Etat des lieux ou lieux des autres cultes ?

De quoi se plaindraient les autres approches spirituelles présentes dans le monde arabo-musulman et plus exactement au Maroc ? Serait-ce plus les approches religieuses en général qui feraient blocage que les esprits plus ouverts qui, eux, n’ont jamais eu de frontière intérieure, donc certainement point de limites extérieures vers l’autre ?

Est-ce au travers d’une construction architecturale et donc matérialiste que l’homme s’exprime envers ses semblables ?

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L’on s’ouvre ou l’on se ferme physiquement ou mécaniquement sur des symboles, sur des cultes, sur des représentations diverses, sur des fêtes annuelles, mais certainement pas sur le fait Universel qui, lui, jamais ne se plaindrait, même des hommes, sauf à leur répondre plus subtilement par ses rappels depuis toujours.

Exister ou co-exister, là est la question …

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http://www.afrik.com/article18579.html 

Les non musulmans au Maroc

Pas de quoi se plaindre

On se demande souvent quels sont les rapports entre la charia et le monde moderne. Au Maroc, elle a eu une influence sur la législation nationale, à commencer par le code civil et le droit de la famille, dans un sens essentiellement positif. Associée à la tradition de tolérance et d’ouverture de ce pays, elle a fourni au gouvernement marocain les fondements de la protection des droits des minorités religieuses qui vivent sur son territoire. Le roi Mohammed VI, qui est monté sur le trône en 1999, a pris la décision stratégique d’introduire des réformes démocratiques et de restructurer le système juridique afin que le Maroc puisse progresser vers une société inclusive et pluriconfessionnelle, plus proche des principes de la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme (DUDH), dont une partie est consacrée au progrès vers la liberté de conscience.

Par Mohsine El Ahmadi

Cette décision a débouché sur l’adoption par le roi en 2004 d’un programme officiel appelé “Reforme du champ religieux”, réforme dont il a ensuite délégué la mise en œuvre à Ahmed Taoufik, ministre des Habous (patrimoine) et des Affaires islamiques. Le but de cette nouvelle approche a été défini par le roi dans son adresse à la nation du 31 juillet 2009, dans laquelle il établit une distinction entre islam et politique.

Une exception est faite, cependant, s’agissant de son double rôle en tant que chef de l’Etat et Commandeur des Croyants, titre religieux hérité d’époques antérieures de l’islam et qui fait du roi du Maroc le représentant suprême tant des musulmans que des minorités religieuses de son pays. En conséquence, les articles 6 et 19 de la Constitution disposent que le roi est le protecteur de l’identité musulmane du peuple marocain, tout en respectant le libre exercice des cultes.

Le Maroc a une longue tradition de liberté religieuse, comme en témoigne la présence de son ancienne communauté juive. Cette communauté existe aux côtés d’une communauté chrétienne naissante. Poursuivant ses efforts pour affirmer la valeur d’une société pluraliste, le roi Mohammed VI a invité les citoyens de toutes confessions à s’inspirer de cette tradition, dans un message de septembre 2008 intitulé : “A la recherche de l’islam des lumières : l’âge d’or du monothéisme”.

Il est difficile de trouver des renseignements exacts sur la composition confessionnelle du Maroc. Selon le Pew Forum on Religion and Public Life, les musulmans constituent presque 99 % de la population. Selon les estimations, les chrétiens représenteraient moins de 1% et les juifs quelque 0,2%. La plupart des chrétiens sont des Européens ou des étudiants provenant de l’Afrique sub-saharienne qui travaillent et vivent dans de grandes villes comme Casablanca, Rabat et Marrakech. Selon les spécialistes, quelque 5000 Marocains se seraient convertis au christianisme dans les cinq dernières années, à la faveur du prosélytisme déployé par les chrétiens évangéliques et de leur influence auprès des jeunes et des pauvres.Toutefois, il n’existe aucune information officielle à ce sujet, l’administration ne recueillant aucune donnée religieuse dans ses recensements.

Respectant l’article 18 de la DUDH, selon lequel “Toute personne a droit à la liberté de pensée, de conscience et de religion”, le Maroc compte 10 synagogues et 16 églises ouvertes, où juifs et chrétiens peuvent pratiquer leur culte publiquement et sans entraves. Les hindous et les bouddhistes ont aussi leurs temples à Rabat et à Casablanca.

La loi protège ces espaces religieux de toute violence.

Plus important encore, les lois autorisant la liberté de parole et de réunion et garantissant le droit de pratiquer tant en public qu’en privé sont clairement énoncées dans la Constitution et le Code Pénal, textes tous deux rédigés peu après l’indépendance du Maroc en 1956.

Les quelque 3000 chiites que compte le Maroc se réunissent généralement en toute liberté. Ils ont créé des organisations telles que l’Organisation des chiites marocains, l’association Attawassoul à al-Housseima, l’association al-Inbiaat à Tanger, et al-Ghadir à Meknès. Ils n’ont jamais rencontré de difficultés pour pratiquer leurs cérémonies publiquement.

Depuis longtemps déjà, les juifs pratiquent leur religion en toute sécurité dans leurs synagogues et lors de leurs pèlerinages périodiques aux autels de leurs saints dans tout le pays. La communauté chrétienne a pu ouvrir des églises, des écoles, des hôpitaux et des orphelinats sans ingérence du gouvernement.

Monseigneur Vincent Landel, archevêque de Rabat, déclare : “Les musulmans et les chrétiens coexistent dans la paix et la fraternité”. Bien que le prosélytisme actif auprès des musulmans soit illégal en vertu des principes islamiques, l’archevêque constate que ses ouailles jouissent de la liberté de culte. De plus, les mariages interreligieux sont autorisés, quoique seulement pour les hommes musulmans : les futurs époux des musulmanes sont censés se convertir à l’islam avant le mariage.

Le gouvernement s’efforce d’entretenir et de promouvoir des attitudes positives en matière de liberté confessionnelle. C’est cette coexistence pacifique entre les communautés religieuses que le Maroc souhaite perpétuer afin de donner un exemple positif aux yeux du reste du monde musulman.

* Mohsine El Ahmadi, professeur de sociologie à l’Université Cadi Ayyad de Marrakech, est actuellement Expert invité au Centre Prince AlWaleed Bin Talal pour la compréhension islamo-chrétienne de l’Université de Georgetown. Article écrit pour le Service de Presse de Common Ground (CGNews), dans une série sur le droit islamique et les minorités non musulmanes.

Source : Service de Presse de Common Ground (CGNews), 22 janvier 2010, www. commongroundnews. org Reproduction autorisée