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Archive pour 21.2.2010
Mirleft/Maroc. Quand le sud d’un pays n’est que son centre, ou découvrir le sud et le grand sud.
21.2.2010 par admin.
Dès que vous parlez d’Agadir, beaucoup d’étrangers positionnent cela comme le sud géographique du pays. Certes le débat du Sahara ensable les notions et les cartographies, mais quand même… Certains n’osent plus s’aventurer en dessous de la baie de la région du Souss Massa Draa, comme si cela était une zone terminus. Mais le terminus se bouchant d’année en année, il serait bon de regarder plus bas, au sud ou vers le grand sud géographique, et pourquoi pas jusque Dakhla et même 327 km en plus jusqu’à la frontière avec la Mauritanie.

C’est que le sud attire de plus en plus les gens qui désirent sortir des villes, comme des étrangers qui ne veulent pas se retrouver en elles sous une autre latitude. Le besoin économique devant les prix du foncier autour d’Agadir incite aussi les gens à regarder vers le bas désormais, celui des prix plus raisonnables. La côte proche au sud direct d’Agadir n’est pas vraiment accessible au plus proche de l’Atlantique, en prix comme en possibilité, des zones y sont protégées, un bien aussi pour tous. Reste donc la zone entre Tiznit et Sidi Ifni, avant de se retrouver à l’entrée du désert au départ de Guelmim. Autre approche agréable d’un autre Maroc à découvrir avec toutes ses autres possibilités et offres.
Aglou, Mirleft, Sidi-Ifni… si ces petites villes au premier abord ressemblent une partie du temps de l’année aux petites villes côtières de France ou de Bretagne qui attendent l’été et ses touristes toujours plus nombreux, cela est aussi recherché par beaucoup mais cela changera vite comme ce qui est à remarquer depuis plusieurs années.

Tout commence pour ces régions…
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http://www.lopinion.ma/def.asp?codelangue=23&id_info=16619&date_ar=2010-2-20%2015:3:00
Mirleft, la magie d’un paisible village berbère
Les trésors cachés du Sud marocain.
Coup de foudre à Mirleft…
Lorsque vous arriez à Mirleft après 130 km de route à partir d’Agadir et en passant par Tiznit, vous avez l’impression que le temps s’est arrêté. Avec la douceur du vent du Sud et la paisible mélodie des vagues, sans oublier le mélange de mille et un parfums de plantes que l’on respire à pleins poumons, le coup de foudre est immédiat et on se laisse volontiers envoûter par la magie et la poésie de ce pittoresque et paisible village berbère niché entre ciel et mer. Visite guidée.On pourrait volontiers croire que Mirleft est un patelin perdu, mais le raccourci est trop simpliste.
« Mirleft a longtemps été effectivement une commune rurale marginalisée et avec nos moyens plus que limités, nos priorités étaient l’eau, l’électricité, l’école et la santé.
Depuis quelques temps fort heureusement, un vent nouveau souffle sur la commune et de plus en plus d’investisseurs étrangers s’intéressent à notre village », précise Moulay Ahmed Bouagou, président de la commune de Mirleft, promu au rang de municipalité le 1er janvier dernier.
Les étrangers, il en est énormément question à Mirleft et 70 y résident en permanence. Il s’agit principalement d’Allemands, de Belges, de Suisses, et de Français de Gironde.
Tous ont investi dans la restauration, les auberges et les maisons d’hôtes et contribuent ainsi au regain de dynamisme que connaît ce paisible village berbère.
Pour laisser tomber le confort et la modernité des villes européennes et venir s’installer définitivement à Mirleft, il faut admettre que cette région coincée entre les montagnes de l’Anti-Atlas, la côte atlantique et les provinces sahariennes possède des atouts exceptionnels et un attrait très particulier auquel succombent sans résister ses visiteurs.
Les attraits, ce village n’en manque absolument pas.
Le premier d’entre eux est sans doute le fait que quelque soit l’endroit où vous vous posez, soyez sûrs d’avoir droit à un paysage exceptionnel.
Mais si vous insistez, il faut monter jusqu’au fort militaire de Tidli construit en 1935 par les espagnols, qui surplombe majestueusement le village et du haut duquel on jouit d’une vue superbe sur Mirleft et sur la mer.
Moulay Ahmed Bouagou, avec un ton d’humour, précise : « Le micro-climat de Mirleft a des vertus thérapeutiques incontestables puisqu’il contribuerait à faire baisser la tension artérielle. Enormément de touristes suisses viennent ici à cet effet ».
Le plus étonnant, c’est que la majorité des étrangers résidant à Mirleft ont découvert ce village par pur hasard.« Moi, j’étais venu voir Marrakech et puis on m’a conseillé un séjour balnéaire à Essaouira et Agadir. Des amis m’ont invité ici et depuis je peux me trouver au bout du monde, mais je n’ai qu’une seule envie : me retrouver à Mirleft et nulle part ailleurs », explique ce Français. Sortir des sentiers battus… Sa compagne enchaîne : « Mirleft est l’endroit idéal pour sortir des sentiers battus et se réconcilier avec la nature, et pourquoi pas avec soi-même. En effet, comme beaucoup, nous avons été trop longtemps stressés par l’enfer quotidien de la pollution urbaine, le casse-tête de la circulation automobile, les hôtels de luxe et les paradis artificiels de la société de surconsommation. Ici, tout n’est que calme et volupté. Personnellement, je n’ai qu’un seul regret : celui de n’avoir pas découvert Mirleft plus tôt ».
Avec 35 km de littoral et sept plages, (dont 5 sauvages), (Gzira, Sidi El Ouafi, Tamahroucht, Sidi Mohamed Ben Abdallah, Imin Tourga et la plage du Marabout qui faisait jadis office de frontière avec Sidi Ifni), Mirleft accueille énormément de visiteurs qui pratiquent des sports marins, nautiques ou de pêche.
Baddou Zaki, par exemple, séjourne ici pour faire de la plongée sous-marine, sa passion favorite. Salah-Eddine Bassir vient faire de la pêche. Et des personnalités marocaines et étrangères de renom se sont faits construire des résidences secondaires à deux pas des falaises.
Autre surprise, Mirleft est beaucoup plus connu en Europe qu’au Maroc.
Ce girondin originaire de Cognac nous le confirme : «Nous sommes un groupe de vingt et sommes venus spécialement faire du parapente. Il fait magnifique et demain j’espère qu’il y aura du vent pour qu’on puisse vibrer et partager des sensations magnifiques ».
Moulay Ahmed intervient : « C’est vrai, nous avons eu le prix des plages propres de la fondation Mohammed VI pour la Protection de l’Environnement en 2006 avec Akwa Group, le prix de l’innovation en 2009 et nous espérons décrocher le pavillon bleu en 2010. Mais, il n’y a pas que les plages sauvages de Mirleft que nous tentons de valoriser ou de mettre en avant. La biodiversité qu’abrite Mirleft est un gisement magnifique pour l’éco-tourisme et le géo-tourisme.
Nous sommes en train d’organiser les colonies de vacances dans ce sens. Il n’y a aucune raison pour que le tourisme soit seulement synonyme de divertissement, mais il peut comporter un côté culturel et scientifique. Nous espérons favoriser les voyages d’études et les excursions à côté des activités sportives et balnéaires.
En 2009, un partenariat a été mis en place avec l’Université Ibn Zohr d’Agadir et l’Université Mohammed V de Rabat afin d’élaborer une carte des plantes médicinales de la région, ainsi qu’une étude de l’inventaire des espèces de poissons dont regorge le littoral de Mirleft. Sinon, notre souci est de ramener des intellectuels aux journées culturelles que nous organisons en été afin de donner un rayonnement supplémentaire à notre village ».
Le plus important aujourd’hui est de préserver la richesse de cette biodiversité qui fait la beauté et la fierté de Mirleft en faisant respecter des normes et des règles, et une éthique du tourisme durable. C’est à cette condition que cette région pourra être un exemple pour l’éco-tourisme et un laboratoire pour les sciences naturelles.
Quant la nuit tombe sur Mirleft, on savoure avec excès et sans gêne aucune la sérénité et la paix de la maison berbère.
A l’aube, lorsque les voix des muezzins s’élèvent dans l’horizon on se surprend à déguster un moment d’éternité dans un instant de volupté et de paix.Par Hafid FASSI FIHRI
Posté dans Découverte, Tourisme | Aucun commentaire »