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Retraite en France ou au Maroc ? “Agir vite pour éviter le pire” au nord ou comment couler des jours heureux plus au sud ?

France-Soir ratisse large le dossier sensible de l’avenir de nos “seniors” français, puisque c’est ainsi qu’un peu plus au sud de la Méditerranée ils sont désormais appelés. Vocable issu du marketing, disons. Entre ceux qui se demandent comment ils tiendront dans les prochaines années au nord et ceux qui pourront multiplier par trois leur assiette quotidienne ou fiscale plus au sud dans le même numéro, les extrêmes se présentent bien dans la presse désormais ou selon le pays de ses plus vieux jours à choisir désormais. Une invitation directe pour les retraités français de viser une autre sortie, vers le Maroc, une publicité que les promoteurs et représentants officiels du Maroc n’auraient pas pu envisager…

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Il faut dire qu’entre ce que l’on prend de plus en plus en France aux retraités et les cadeaux qu’on leur donne de plus en plus au sud, la vague d’émigration économique ne ferait que commencer. Qui aurait pensé, dans les années où l’immigration voyait venir en masse les gens du Maghreb en France, qu’un peu plus de 40 ans après ce serait l’inverse, mais non plus pour gagner plus mais pour perdre moins ? 

La question du choix devient plus d’actualité maintenant que celle du simple plaisir de profiter du soleil. Les premiers cheveux blancs arrivaient hier pour des raisons secondaires comme le nom que portait leur résidence, depuis un moment l’alternance de résidence entre Europe et Maroc devenait plus égalitaire en venant passer seulement l’hiver ou les 180 jours réglementaires fiscalement selon le choix comptable préalable, de plus en plus désormais arrivent pour se fixer à l’année, et nous voyons de plus en plus de projets maintenant de résidences pour seniors et prochainement des maisons médicalisées avec services complets, mi-maison de retraite mi-hôtel touristique, avec des prix qui désormais seront attractifs pour ceux qui ne s’inscrivent pas dans les mêmes budgets ou pensions que les premiers arrivants d’hier.

Le Maroc s’adapte à toutes les catégories sociales étrangères désormais, au même titre que le restaurant ou l’hébergement touristique qui répond à toutes les bourses, le pays proposera sa carte “retraite” à tous les prix. 

Un exemple par cet article, d’une retraite plus que moyenne, sachant qu’il existe au Maroc des Français qui y vivent avec seulement quelques centaines d’euros par mois, correctement et dignement par le change positif, chose qu’ils ne pourraient pas ou plus faire désormais dans leur pays d’origine, celui des droits de l’homme… 

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http://www.francesoir.fr/societe/2010/02/15/retraites-s-expatrier-au-maroc-marrakech.html#comments

Retraites - Comment couler des jours paisibles au Maroc…

De notre envoyée spéciale à Marrakech, Stéphanie Villeroy, le lundi 15 février 2010

Gilbert et sa femme ont tout plaqué en France et goûtent au haut standing à l’étranger. Reportage

 

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Près de la luxueuse palmeraie de Laahjar, sur la route de Fès, à 13 kilomètres de Marrakech, au pied de l’Atlas, un garde marocain ouvre à France-Soir le portail de la résidence privée Azrak.Ce domaine de 17 hectares planté de palmiers, figuiers, mimosas, a prévu des patios individuels de 24 m2 dans chaque villa : un lieu clairement destiné aux investisseurs français, en particulier les seniors du genre aisé qui ne nagent pas pour autant dans l’hyper luxe. Pile le profil de Gilbert, 73 ans, ancien maire de Gignac-la-Nerthe, dans les Bouches-du-Rhône, et de son épouse Mireille, 66 ans. Avec leurs 3.000 euros par mois de pension pour deux, ils ont tout plaqué pour « cette affaire en or » au n° 2 Riad des Figuiers, où ils habitent depuis mai 2008. Ayant déjà avancé 80 % du montant final de leur 163 m2, soit 261.000 euros, ils goûtent ici à un haut standing inaccessible en France où la location de leur villa, près d’Istres, leur rapporte un supplément de 1.000 euros par mois.

Dépenses divisées par trois

Tandis que la résidence Azrak termine l’aménagement de trois piscines et l’engazonnement du mini-golf, les dépenses du couple sont, dans ce petit paradis, divisées par trois : par exemple 100 dirhams (un peu moins de 10 E) les services d’une femme de ménage à la journée, 1 dirham (soit 0,0874 E) pour une minute de télécommunication depuis un portable et l’eau quasiment gratuite dans un oued à sec, près de Marrakech où un touriste en consommerait déjà cinq fois plus qu’un local. Ce domaine n’a donc rien à envier aux hôtels **** de la ville de Marrakech et leurs majestueuses piscines, alors que la région de la “ville rouge” connait depuis plus de quinze ans de fortes baisses pluviométriques et une exode rurale qui sature ses bidonvilles.  Mais pour nos compatriotes retraités, les avantages fiscaux sont considérables. Exonéré de 80 % d’impôts en France, le couple ne paye que 5 % de l’impôt marocain. « Le Français est bien vu », conclut Gilbert.Autre avantage, selon un voisin dans la même situation : « L’administration marocaine nous facilite la vie sur le plan juridique et de la santé. Je dois juste renouveler mon titre de séjour chaque année. En contrepartie, je n’ai pas le droit de travailler au Maroc », explique-t-il. Au sujet du système des retraites à la française, Gilbert concède : « Je crains que les jeunes, plus tard, ne vivent pas ce que je vis… »

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