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Vivre à l’hôtel serait-il la solution pour les Européens ? Mais au Maghreb, pour précision…

Non, non… nous ne disons pas sur les Champs Elysées, ni au Georges V à Paris, mais bien au Maghreb. En Tunisie, mais aussi au Maroc…

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Certains auraient trouvé la solution qui répondrait à la crise, aux prix excessifs en passant par le tour-opérateur en Europe, en alliant service complet, restaurants, piscine, hammam et massages en s’adressant directement aux hôtels pour éviter ainsi tous les intermédiaires.

Après tout n’est ce pas ces intermédiaires qui perturbent parfois un peu trop nos systèmes de fonctionnement ? Loin de là de fustiger tous ces derniers s’ils apportent un plus évident économique au final dans les prestations. Mais maintenant qu’Internet permet de jouer ce rôle en mettant fournisseurs et clients face à face, le résultat est gagnant pour les deux.  Passer l’hiver au soleil pour un coût global nourri, logé, blanchi, chauffé, avec en plus service de loisirs, piscine, soins personnels, pour 20 euros la journée ou 600 euros par mois, à peine de quoi se trouver un studio convenable en France, la photo ne s’impose pas pour départager le sujet… Une solution déjà choisie par certains hôteliers dans les villes balnéaires du Maroc comme à Agadir, afin d’assurer le remplissage minimum et leur fonctionnement financier, en y gagnant plus au final qu’avec les tours-opérateurs classiques. Si hier des gens très riches préféraient vivre à l’année à l’hôtel de luxe au lieu d’entretenir un château et tous ses services, à autre époque et environnement économique, par la distance qui n’est plus un problème, la solution mérite réflexion. 

Touriste ou résident et même locaux éventuellement, faites vos comptes…

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Tourisme et loisirs seniors

Tunisie : vivre à l’hôtel pour 20 euros par jour en pension complète

Depuis le début des années 2000, il est courant de rencontrer des retraités qui partagent leur vie entre la France et l’étranger, et notamment le Maghreb. L’hiver au soleil de l’Afrique du nord et l’été dans l’Hexagone. Un style de vie de plus en plus habituel qui permet à ces seniors de profiter des hivers doux et du niveau de vie de ces pays, sans pour autant totalement quitter la France. Exemple en Tunisie dans les hôtels « Hôtel Plus » de Nabeul et d’Hammamet.

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Jusqu’à maintenant ce phénomène était plutôt répandu au Maroc. Mais depuis quatre ou cinq ans, il se développe également en Tunisie.En effet, de nombreux hôteliers locaux ont bien compris l’intérêt qu’il y avait à faire tourner leurs établissements durant la saison creuse (automne/hiver) en pratiquant des tarifs particulièrement intéressants pour les séjours de « longue durée » (supérieur à un mois).Prenons le cas de Hafedh Jerbi. Depuis 2005, cet hôtelier tunisien, directeur de deux établissements (l’un à Nabeul et l’autre à Hammamet), tous les deux situés à une heure au sud de Tunis, propose aux retraités français de venir s‘installer pendant quelques semaines dans l‘une de ses deux structures.  

Hotel Plus de Nabeul en Tunisie En ce début d’année 2010, relativement calme à cause de la grippe H1N1 qui a fait peur aux seniors, on peut tout de même croiser dans l’Hôtel Prince de Nabeul (un trois étoiles) de nombreux aînés venus vivre un, deux, trois ou six mois en Tunisie.« Naturellement, ceux qui le souhaitent, précise Hafedh Jerbi, peuvent partager leur séjour en deux. La moitié du temps à Nabeul et l’autre moitié à Hammamet. Ils peuvent également rester la majeure partie du temps à Nabeul et passer un week-end à Hammamet. Tout cela, sans aucun supplément. Nous nous occupons de tous les transferts. Sans surcout ».  

Hotel Plus de Nabeul en Tunisie Pour environ 600 euros par mois, les retraités qui choisissent de s’installer de l’un de ces établissements sont nourris, logés, n’ont pas à s’inquiéter du ménage, de la cuisine, peuvent se laisser dorloter par un personnel et des animateurs aimables et chaleureux qui ont le temps de s’occuper d’eux.En plus de sa grande piscine extérieure, l’hôtel de Nabeul dispose d’un spa, d’une piscine intérieure (eau à 30 degrés toute l’année avec des cours d’aquagym), de deux restaurants, de courts de tennis, de terrains de pétanque, d’une salle de danse, etc. Il offre une capacité de 290 chambres de 20 à 30 mètres carrés. Certaines sont bien évidemment accessibles (comme l’ensemble de cette structure) aux personnes à mobilité réduite.Pour les personnes âgées qui craignent l’éloignement de chez elles, notamment en matière de soins, il faut savoir que l’Hôtel Plus « Le Prince » se situe à 10 mn d’une clinique ultramoderne et qu’un gériatre peut intervenir dans les plus brefs délais en cas de souci de santé. Idem pour les médicaments, l’hôtel est en contact permanent avec un pharmacien (diplôme français) qui peut fournir l’ensemble des traitements les plus courants dans les meilleurs délais.  

Jean Fiori, 70 ans, « vit » avec sa femme et leur caniche à l’Hôtel Prince depuis trois ans. De fait, il partage sa vie entre la Corse et la Tunisie. Lorsqu’il réside à Nabeul, il dispose d’une suite de 30 mètres carrés qui donne sur la mer. Il part à la pêche régulièrement grâce à un petit bateau mis à sa disposition et profite de la douceur de vivre de la Tunisie en hiver. Sa femme et lui, n’ont à se préoccuper de rien : le ménage est fait tous les jours ; leur linge est pris en charge.En pension complète, ils n‘ont pas à se soucier non plus de faire la cuisine. S’ils ont besoin de produits usuels, un Monoprix se trouve à un quart d’heure à pied de l’hôtel. Ils ont leur voiture, un téléphone portable local et internet dans le lobby de l’hôtel.« En tant que bon client, si un jour j’ai envie d’une omelette ou d’une grillade, je demande au chef et il la prépare sans problème. Quand je vais à la pêche, je donne le poisson que je prends. A vingt euros par jour, on ne peut rien dire. On s’y retrouve ! En plus, on a droit d‘utiliser gratuitement le spa et d’avoir des soins ou des massages trois fois par semaine » confie ce sympathique septuagénaire.

Naturellement, ces deux hôtels ne sont pas des palaces de la Côte d’Azur ! Ici pas de lustres en cristal, de sols en marbre, de concierge en livrée, de canapés de velours ou de chambres « grand luxe ». L’équipement et la décoration sont standards et similaires à ceux que l’on retrouve dans la plupart des établissements de cette catégorie en Tunisie. A noter toutefois que des travaux d’embellissements -parfois nécessaires- sont prévus dans les semaines à venir (dans les chambres et pour certaines infrastructures comme la piscine par exemple ; à cette occasion, l’hôtel devrait également passer à quatre étoiles).  

Ces deux complexes hôteliers proposent cependant des prestations tout à fait honorables pour vingt euros par jour. En plus de la pension complète, des activités de loisirs ou sportives, des sorties culturelles (payantes en supplément) sont régulièrement organisées par la direction. D’autre part, les résidents ont le droit d’utiliser le spa et de bénéficier de gommages ou de massages trois fois par semaine. Le linge est lavé et repassé, etc. Pendant ces quelques semaines, ces seniors n’ont donc qu’une seule chose à faire : profiter de la vie.Ces séjours « longue-durée » sont un concept intéressant pour les retraités (surtout pour ceux qui sont propriétaires de leur logement) qui souhaitent « changer d’air » quelques semaines par an. La Tunisie n’est qu’à deux heures de vol de Paris, les Tunisiens parlent français, le climat est doux en hiver, le niveau de vie moins élevé qu’en France, etc. Bref, cette formule a de quoi séduire. Cependant, avant de vous lancer pour trois mois d’expatriation, testez votre « envie d’ailleurs » en partant déjà une dizaine de jours. C’est encore le meilleur moyen de vous faire une idée ; de vérifier que vous n’avez pas le mal du pays, que vos proches ne vous manquent pas trop et qui sait… de repartir plus tard pour un trimestre voire six mois. Inch’Allah.

Crise des investisseurs étrangers ou crise des fournisseurs marocains ?

Nous abordions hier le sujet de la crise, vu du côté des investisseurs étrangers : qu’en est-il du côté des entreprises marocaines ? Les PME plus importantes qui oeuvrent directement sur des marchés à l’exportation pour de gros clients étrangers sont certes plus sensibles à cette crise mondiale, mais il semble aussi que des indicateurs locaux jouent une part non négligeable dans la problématique de crise afin de répondre aux attentes, qui seront plus exigeantes désormais, des demandeurs étrangers.  

….”Concurrence déloyale, accessibilité au crédit, RH, aggravation des secteurs d’activités”….

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Photo: http://entreprises.pwc.fr/PME–Diriger-en-temps-de-crise_439.html 

Voilà déjà des points propres localement qui sont un poids prioritaire à voir et à régler pour les temps à venir. La crise, comme nous le disions hier, aura été un révélateur pour de nombreux secteurs ou sur des prises de conscience plus ou moins forcées, à voir maintenant la photo finale et ses couleurs, et si le ciel y sera plus radieux… —————————

 http://www.lanouvelletribune.com/CGEM_Sondage_IFOP_Plus_de_400_patrons_sond_s_et_peu_optimistes.html CGEM /

Sondage IFOP : Plus de 400 patrons sondés et peu optimistes … 

Auteur : Rachid Hallaouy 

C’est à la demande de la Confédération générale des entreprises du Maroc (CGEM) que l’institut de sondage IFOP mène une série d’enquêtes qualitatives sur l’environnement économique national sur fond de crise économique internationale. Il faut savoir qu’au niveau de la méthodologie, l’IFOP a opéré par le biais du téléphone auprès d’un échantillonnage de 402 dirigeants de PME (10 à 500 salariés) sur la période de juin 2009 à octobre 2009. Si les travaux des «sondeurs» sont (toujours) en cours, il n’en reste pas moins que des premiers résultats sont tombés. Tout d’abord, qu’en est-il du moral des patrons par rapport à la crise actuelle ? En juin 2009, 10 % de dirigeants de PME oeuvrant dans le secteur du textile se montraient très pessimistes quant à l’avenir du secteur contre 8 % en octobre 2009. 50 % d’entre eux se déclaraient «assez pessimistes» en juin 2009 contre 51% en octobre 2009. 18 % des sondés se sont montrés «assez optimiste» en juin 2009 et 22 % en octobre de la même année. Sur la période de septembre 2009 – sur la base d’une enquête similaire pilotée par l’IFOP -  les opérateurs économiques français ont été amenés à se prononcer. 9 % ont déclaré être «très pessimiste», 63 % «assez pessimiste», 20 % «assez optimiste» et 7 % «très optimiste». On peut donc lire que le ressenti et la perception des entrepreneurs marocains et français sont quasi identiques. Deuxième question adressé au patronat, «en prenant en considération le contexte économique actuel, que diriez-vous sur le climat des affaires ?». En octobre 2009, ils étaient 83 % à se déclarer optimistes et 16 % à exprimer leur pessimisme. Une tendance similaire en juin 2009 (84 % d’optimistes et 16 % de pessimistes). Pour informations, en mars 2009, 76 % des sondés ont exprimé leur optimisme contre 23 % d’entrepreneurs qui ont manifesté leur pessimisme.  

Troisième interrogation des sondeurs, «parmi les menaces suivantes, laquelle craignez-vous le plus pour votre entreprise ?». 35 % des sondés, principalement des secteurs BTP et du Transport, dénonçaient la concurrence déloyale en octobre 2009 (27 %  en juin 2009 et 31 % en mars 2009).  Concurrence déloyale, accessibilité au crédit, RH, aggravation des secteurs d’activités,… 

Pour ce qui est de la menace d’une aggravation de la crise, 18 % ont exprimé leur crainte en octobre 2009 (27 % en juin 2009 et 27 % en mars 2009), 16 % des sondés ont craint une baisse des commandes (30 % dans le textile) alors qu’ils étaient 19 % en juin 2009 et 15 % en mars 2009. Sur un volet purement financier et les difficultés de financement et le resserrement des crédits, 10 % des sondés ont manifesté leur inquiétude contre 12 % en juin 2009 et 9 % en mars 2009. Du côté des ressources humaines et la difficulté à recruter du personnel formé et qualifié, 10 % des entrepreneurs ont déclaré avoir des difficultés pour embaucher (9 % en juin 2009 et 11 % en mars 2009). Quand à la crainte de voir une aggravation des difficultés dans les secteurs d’activités, 9 % se montrent inquiets en octobre 2009 contre 4 % de sondés en juin 2009 et 5 % en mars 2009.  A la lecture de ces premiers résultats, Mohamed Hourani, président de l’institution patronale, se montre optimiste. «En ce début d’année 2010, le Maroc doit poursuivre avec vigueur et confiance sa stratégie de développement économique et social. Nous sommes ravis de constater, à travers le baromètre CGEM,  l’optimisme et l’inquiétude exprimés par nos entrepreneurs. Cette perception de la conjoncture en pleine période de crise est l’expression d’une attitude à la fois de confiance et de vigilance. Un profil idéal pour affronter la crise et saisir ses opportunités. Il faut continuer à oser et à innover pour hisser notre pays au rang des champions mondiaux de la croissance économique et sociale», indique Mohamed Hourani.

CRISE ! Une chute ou une baisse qui amènerait de l’air neuf ensuite au Maroc ou un grand coup de balai attendu pour optimiser ?

Crise, crise…. que ne dit-on pas en ton nom, que ne pense-t-on pas selon les intérêts que l’on aurait en ayant misé trop avant ou en voulant miser moins après. Mais le monde par son mouvement n’est-il pas en crise quotidienne depuis toujours quand chaque matin la matière grise doit se remettre en marche pour se maintenir en vie en fonction de tous les événements environnementaux ?

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Ce mouvement plus fort depuis 2008 n’est-il pas la meilleure réponse à trop d’abus de ce monde, une manière de recevoir une bonne leçon pour faire comprendre à tous que la vie continue “coûte que coûte” et qu’il faudrait s’intéresser plus pertinemment à comment la poursuivre de manière plus intelligente et utile à tous ? 

Les investisseurs n’arrivent plus en masse, cela ne veut pas dire qu’ils n’existent plus, il en reste, mais calculent certainement mieux que d’autres, ils réfléchissent plus et mieux désormais devant les marchés et surtout devant ce que l’on a à leur proposer de plus sérieux sur le terrain habituel, de plus correct, de plus honnête, de plus transparent. La qualité-prix sera un argument désormais.

La crise aura été au Maroc non pas catastrophique, le pays n’étant pas entré dans la logique boursière totale, les perdants éventuels auront eu une belle leçon, pour ne pas dire les intérêts de leurs actes. La crise pour le Maroc sera un réveil pour la suite et dès à présent, afin de jouer désormais sur des marchés professionnels avec la plus-value qualité, correction, prix, partenariat, ce sera la sortie ou du moins l’attente des nouveaux investisseurs étrangers pour qui le mot “crise” en regardant vers le sud, se nommerait “révélateur”. 

Si un secteur révèle bien des choses au Maroc depuis cette crise, n’est-ce pas le secteur de l’immobilier ? A ne pas confondre avec le secteur de la construction pour rappel. L’énergie existe toujours chez les créateurs et les constructeurs, ainsi que tous les ingrédients pour que chacun soit gagnant plus justement, mais le secteur reprendra-t-il la voie du danger et des pertes diverses qui pèsent lourdement ensuite sur l’ensemble de la société ou la voie de la raison utile pour tous, Marocains et étrangers ? 

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Cette crise sera un nettoyage dans tous les cas pour beaucoup qui désormais voient d’un œil plus pertinent le pays Maroc, un coup de jeune pour ceux qui comprendront ce coup de pouce pour de nouveaux horizons.

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http://www.lematin.ma/Actualite/Journal/Article.asp?idr=112&id=128081 Habitat 

Chute des investissements directs étrangers Ils ont subi de plein fouet l’impact de la crise mondiale. 

Finie l’euphorie pour les investissements étrangers dans l’immobilier. L’année écoulée a été marquée par une chute fulgurante des IDE. Selon les chiffres officiels rendus publics par le ministère de l’Habitat, ces derniers sont passés de 7,78 milliards de DH à 4,97 milliards de DH durant les neufs premiers mois de 2009, soit une diminution de 36% par rapport à la même période de 2008.
C’est dire l’impact de la crise mondiale sur les investisseurs étrangers que ce soit ceux issus de l’Europe ou des Etats-Unis. C’est le cas de Thomas et Piron qui s’est retiré de la station Lixus et qui ont cédé leurs parts minoritaires dans les sociétés de développement de la station Mogador (Essaouira) et du projet Mansour Lake City à Ouarzazate. Citons aussi le cas du groupe américain Colony Capital dont le contrat pour le développement de la station balnéaire Taghazout a été suspendu par l’Etat en 2009 pour non-respect du cahier des charges, vu qu’il n’avait pas entamé les travaux par manque de fonds.
Autre investisseur étranger qui a suscité beaucoup de rumeurs, il s’agit de Sama Dubaï dont le retrait a été évoqué par plusieurs organes de presse. Pour le moment aucune information n’a été donnée sur le retrait ou le maintien de la participation du groupe émirati à la poursuite de la séquence Amwaj du projet Bouregreg. Selon l’Agence d’aménagement de la vallée du Bouregreg, des négociations sont en cours pour relancer le chantier.
Malgré ces déboires, le Maroc reste une destination prisée par les investisseurs étrangers. Il faudra s’attendre à de nouveaux arrivants durant les deux prochaines années vu que la reprise est annoncée pour 2010 et 2011. D’ailleurs, les Britanniques ont annoncé la couleur.
Selon la compagnie britannique spécialisée dans le domaine de l’investissement immobilier à l’étranger, «Property Venture», a cité récemment le Maroc parmi les meilleures destinations pour les investisseurs britanniques en 2010.
Elle a mis en avant la proximité du pays du Royaume-Uni, soulignant que la croissance soutenue de l’économie marocaine et la santé de son marché immobilier répondent aux attentes des investisseurs. Autant d’opportunités qui restent attrayantes pour les étrangers. Déjà, des investisseurs des pays du Golfe ont maintenu leurs projets au Maroc. C’est le cas de Emaar qui compte livrer ses premières villas et maisons de son projet Tinja en 2010. D’ailleurs, la filiale du groupe au Maroc a évoqué de grands progrès dans ce chantier.
Pour sa part, la société émirati “Al Maâbar International Investments” a également choisi de rester au Maroc. Il mène le projet Bab Al Bahr selon le planning préétabli, grâce à l’appui continu du partenaire local, l’Agence pour l’aménagement de la vallée du Bouregreg (AAVB).

In fine, cette chute des investissements directs étrangers a été le résultat d’une crise financière mondiale et non de la baisse de l’attractivité du Royaume. En effet, le Maroc offre d’énormes avantages aux investisseurs internationaux qui veulent mener des projets dans notre pays. Certes, pour le moment de grands groupes ont revu leur copie et préfèrent attendre un peu avant de se lancer dans de telles aventures, mais d’autres se sont jetés à l’eau.
D’ailleurs, la construction d’un complexe touristique et résidentiel d’envergure, baptisé “Jawhar Hôtel SPA et Résidences”, d’un montant global de près de 94 millions d’euros en est la preuve. La pose de la première pierre a été présidée en novembre dernier par le Prince Souverain de Monaco, Albert II. Ce mégaprojet touristique, prévu sur 15 ha, sera réalisé par le promoteur immobilier, Arium Atlas Management, et géré par le groupe Monte Carlo de la société des Bains de mer de Monaco.

Même engouement de la part de Ramos Groupe qui a annoncé durant le quatrième trimestre 2009 un ambitieux projet de résidences secondaires pour seniors actifs à El Jadida. Baptisée «CasaDora Ocean Village», cette station balnéaire nécessitera un investissement de 33 millions d’euros.
Le début des travaux est prévu entre avril et mai 2010 dès que 50% des 192 appartements programmés seront commercialisés pour une livraison fixée à février 2012. Le groupe ne compte pas s’arrêter pour sitôt, il ambitionne de réaliser d’autres projets au Maroc, éventuellement à Tanger.
Le ministère de tutelle et les professionnels disent que 2010 sera l’année de la relance du secteur immobilier.
Espérons que ce sera également l’année du come-back des capitaux étrangers pour en finir avec les chiffres alarmants de 2009.

Dans le port d’Agadir, y’a des marins qui pleurent, sur des services infidèles…

Des vents forts, des épaves en “forte attente”, des administrations fortes par le temps, bref le temps reste bien responsable devant la catastrophe qui s’est déroulée dans le port d’Agadir. Pas de victimes heureusement comme lors de la catastrophe humaine qui a eu lieu à Meknès, mais des dégâts qui toucheront directement la vie de nombreux pêcheurs ou de propriétaires de petits bateaux de plaisance qui résidaient en ce lieu.

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 Depuis quelques jours avec les rayons du soleil attendus par tous, nous pouvons voir les dégâts plus ou moins importants dans les villes ou les régions rurales du pays, qui nous font tous comprendre que pour les prochaines années et vu les changements climatiques annoncés, la facture risque de s’alourdir dramatiquement si rien n’est préalablement organisé plus sérieusement, afin de donner chacun une petite part positive au destin général futur de ce monde.

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http://www.leconomiste.com/article.html?a=98750 

Port d’Agadir Des pertes estimées à 10 millions de DH · Près de 200 barques détruites
· Les pêcheurs s’organisent pour réclamer des indemnisations
  Les marins de la pêche artisanale au port d’Agadir sont encore sous le choc de la catastrophe qu’ils viennent de vivre. Comme nous l’annoncions dans notre édition du week-end dernier, onze bateaux de l’entreprise Sonarp (Société de navigation, d’armement et de pêche) au port d’Agadir ont rompu leurs amarres, jeudi 18 février dans l’après-midi, et ont dérivé vers le carré d’amarrage de la pêche artisanale, causant d’énormes dégâts. Sur les quais, c’était la panique, pêcheurs, armateurs et autorités portuaires, sous la pluie, n’en croyaient pas leurs yeux et regardaient impuissants le spectacle digne d’une production hollywoodienne. Affolés, les marins, voyant leur moyen de subsistance voler en éclat, hurlaient à l’aide et voulaient se jeter à l’eau pour sauver leur bien. Pour l’heure, c’est l’évaluation des dégâts. Un travail qu’effectue actuellement les membres de la Chambre maritime d’Agadir et le ministère de la Pêche, qui a dépêché sur place ses représentants. Selon la profession, «près de 200 barques ont été détruites et les pertes pourraient être estimées à 10 millions de DH». Et aujourd’hui, le segment touché s’organise pour réclamer des indemnisations.
De l’avis d’opérateurs dans le secteur, le pire aurait pu être évité si des mesures de prévention avaient été prises. «Nous avons attiré l’attention de tous lors de l’assemblée générale 2009 de la Chambre maritime sur le danger que représentent ces bateaux laissés à l’abandon depuis cinq ans dans l’enceinte portuaire, mais rien n’a été fait», déplore un armateur. Pour la profession, il y a plusieurs niveaux de responsabilité dans cette catastrophe. Bien sûr, les armateurs pointent du doigt en premier lieu la Sonarp. Contactés par L’Economiste, les représentants du syndic de la société (en redressement judiciaire) ont refusé de s’exprimer sur le sujet. Pour l’autorité portuaire, également considérée par les opérateurs du secteur responsable, «il était impossible de prendre des mesures en raison de la situation juridique de la société en question». «Pourtant, la règlementation en matière d’exploitation et de sécurité des ports a bien arrêté des précautions à prendre dans pareille situation», rappelle un opérateur du secteur. Selon lui, également, «la Sonarp aurait pu au moins renforcer les amarres de ses bateaux, surtout que les intempéries étaient annoncées et qu’elles duraient depuis dimanche». «Cela aurait coûté moins cher que les dommages occasionnés aujourd’hui», juge un autre professionnel.De notre correspondante,
Malika ALAMI

Le nouveau commerce au Maroc en toute “FRANCHISE”…

L’épicerie du coin très utile qui fait vivre la famille ne manque pas au Maroc, et est une réponse indispensable que pourraient même envier des pays plus au nord. Si l’épicier est un allié du client par ses prix face aux grandes surfaces récemment implantées au Maroc, le fondement du petit commerce prend néanmoins des tournures d’un autre monde, pour parler en toute franchise.

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La Franchise parlons-en, puisque c’est l’objet de cet article, qui présente cette nouvelle manière de monter son projet, de créer son emploi, bien que cela nécessite une mise de fond qui franchement limiterait les demandeurs. Nous sommes ici loin des petits commerces classiques gérés sur deux colonnes d’un cahier d’école, avec tables de multiplications en dernière page de couverture… C’est tout un monde de gestion nouvelle qui allie qualité/prix et surtout services qui pénètre le marché commercial et qui risque aussi de perturber certaines habitudes qui, en toute franchise, balancent encore entre formel et informel. 

Nous voyons de plus en plus ces nouvelles enseignes qui sortent du lot et qui transforment les rues commerciales des grandes villes du Maroc de manière qualitative, un appel d’air pour lancer une nouvelle concurrence désormais que tous ne pourront suivre. La franchise est une sorte de grande surface présentée au détail disons, sur le plan géographique.

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http://www.leconomiste.com/article.html?a=98653 

Franchise: Le Maroc, eldorado malgré la crise? 

· Près de 400 enseignes à fin 2009

· L’habillement se taille 28% des parts de marché


· Cherté des locaux commerciaux, manque de diversité… les principaux freins

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Le secteur de la franchise au Maroc a-t-il été mis à mal par la crise? Force est de constater que non. En effet, sur le plan national, la franchise reste un domaine en pleine expansion. «Nous n’avons répertorié aucune baisse dans l’arrivée de nouvelles enseignes sur le territoire. Le secteur continue même à recruter avec la même intensité. Il demeure parmi les plus prometteurs en termes de valeur ajoutée et de création de petites et moyennes entreprises», est-il précisé auprès du ministère du Commerce et de l’Industrie. Et pour cause, la franchise au Maroc a totalisé pas moins de 400 enseignes à fin 2009, avec près de 3.700 points de vente. Elle poursuit sa progression moyenne chaque année à hauteur de 12%. Derrière ces niveaux intéressants, une très forte demande exercée par le consommateur «tendance». Laquelle reste largement soutenue par une population très jeune, puisque 45% des Marocains ont moins de 30 ans. Ce qui intéresse particulièrement les franchiseurs en quête de débouchés. La France continue à représenter le principal pays d’origine des réseaux implantés au Maroc avec 50% des enseignes. Celles-ci sont concentrées principalement dans les secteurs de l’habillement, les cosmétiques, la restauration, la bijouterie et la coiffure. Les franchises américaines viennent en seconde place avec 10% de parts de marché. Elles sont très présentes dans la restauration, l’enseignement et la location de voitures. L’Espagne et l’Italie, principalement actives dans l’habillement, occupent le troisième rang avec 6% de parts de marché chacune. Sur le total des enseignes franchisées, l’habillement se taille la part du lion avec pas moins de 28% de parts de marché, suivi de la restauration (7%), de l’ameublement (5%) et de la coiffure et cosmétiques (4%) .
D’autres secteurs ont récemment émergé, tels que les jouets, la lunetterie ou le café. Les franchises internationales d’habillement rassemblent près de 60 enseignes et s’adressent principalement à la femme et à l’enfant. Avec 7% des réseaux de franchise opérationnels au Maroc, la restauration grand public hors domicile constitue l’une des branches qui se développe le mieux en franchise. Cependant, et bien que l’étendue de la franchise reste assez variée, le marché marocain est encore loin d’être saturé. En effet, nombre de niches porteuses méritent encore d’être davantage explorées. A titre d’exemple, le commerce de proximité (l’épicerie fine, les produits de l’artisanat), la garde d’enfants, la livraison des repas… Toutefois, malgré les efforts accomplis, certaines zones d’ombre subsistent. En effet, selon le ministère du Commerce et de l’Industrie, de nombreux investisseurs dans certains secteurs, comme l’immobilier, continuent toujours à réagir en tant que spéculateurs plutôt qu’en entrepreneurs. Une tendance qui ne manque pas de faire peur aux banques, et bien évidemment aux franchiseurs.
Autre point faible, les futurs franchisés marocains sont souvent complètement obnubilés par les avantages de la franchise (marque, concept, savoir-faire, succès, assistance et image socialement valorisante grâce à l’identification à la marque). De fait, les franchisés «ne lisent pas assez les contrats, ne cherchent pas assez à prendre conscience des contraintes, et ne sélectionnent souvent pas le bon franchiseur», indiquent des experts du ministère. Ils ont donc tendance à acheter une marque tout en accordant trop de confiance au système de la franchise. Par ailleurs, l’un des principaux freins au développement des franchises au Maroc est lié au manque de locaux commerciaux. Ce problème majeur du manque de foncier semble s’atténuer au vu des nombreux centres commerciaux et de loisir en construction ou en projet dans le Royaume, à l’instar du Morocco Mall, du Marrakech Plazza, du Casa Anfa Place ou de la Casablanca Marina.



Et l’enseigne 100% Maroc?
Le succès remporté par les enseignes étrangères a encouragé des investisseurs marocains à prendre les devants. Si bien que les enseignes 100% marocaines grignotent aujourd’hui pas moins de 13% des réseaux de franchise. Ces enseignes affichent un total de 310 avec quelque 1.914 points de vente. Le réseau compte près d’une cinquantaine de franchiseurs et 141 masters franchisés. Cette année, la Maroc est l’invité d’honneur du Salon Franchise Expo Paris du 14 au 17 mars.



«Il ne s’agit pas de «faire une affaire», mais de créer une entreprise viable»
Chantal Zimmer est déléguée générale de la Fédération française de la franchise (FFF). Elle représente la franchise au conseil de surveillance de nombre d’universités. Elle est également membre de la Commission des comptes de la nation et de l’Académie des sciences commerciales
- L’Economiste: En matière de franchise internationale, tous les secteurs n’ont pas été logés à la même enseigne face à la crise…- Chantal Zimmer: La franchise n’échappe pas à l’évolution générale des secteurs économiques même si ses composantes font qu’elle permet aux entreprises franchisées de beaucoup mieux résister aux turbulences. Certains secteurs se sont même développés en 2009 à l’international et en pleine crise: alimentation bio, chocolats, fleurs, services à la personne, beauté. En effet, grâce au dynamisme des chefs d’entreprises que sont les franchisés, à la créativité des franchiseurs et des franchisés et à la mise en commun de toutes ces énergies, au savoir-faire du franchiseur et à son professionnalisme pour animer le réseau, les franchisés affirment mieux résister que s’ils étaient isolés.

- La période actuelle de flottement avant la reprise est-elle idéale pour faire de bonnes affaires dans la franchise?

- Pour un futur franchisé, il ne s’agit pas de «faire une affaire», il s’agit de créer une entreprise viable et donc de se lancer dans un projet à moyen et long terme, souvent synonyme de changement de vie. Cela requiert donc du professionnalisme, du sérieux dans l’établissement du business plan et c’est de ce sérieux dont dépendra le financement.

- Que conseillez-vous aux futurs franchisés?

- La période actuelle requiert plus que jamais une meilleure préparation en amont, avec un accès plus pointu aux informations sur les caractéristiques de ce modèle d’entrepreneuriat et des formations solides dès le lancement de l’activité du franchisé. Mais ce n’est pas tout. Le franchisé devra également faire preuve de prudence dans l’établissement des comptes d’exploitation prévisionnels avec des retours sur investissements qui peuvent s’avérer plus ou moins longs.



«Le Maroc a su développer avec succès le concept»

Sylvie Gaudy est directrice du plus grand salon français dédié à la franchise. Il s’agit de Franchise Expo Paris. Ce salon, créé en 1982, réunit chaque année plusieurs centaines d’exposants et environ 25.000 visiteurs. Pour son édition 2010, qui se tiendra du 14 au 17 mars, le Maroc sera l’invité d’honneur

- L’Economiste: Avec la crise, quelle visibilité avez-vous sur le nombre d’enseignes exposantes et le nombre potentiel de visiteurs pour Franchise Expo Paris 2010?

- Sylvie Gaudy: Près de 450 exposants sont attendus pour cette édition 2010 qui devrait attirer près de 30.000 visiteurs. Parmi les exposants, nous compterons plus de 70 enseignes en provenance de 20 pays différents. Cela représente une belle progression par rapport à 2009, et c’est une réelle performance compte tenu du contexte actuel qui a impacté un grand nombre de franchiseurs sur leurs marchés (Espagne, Etats-Unis, etc.).

- Pourquoi le Maroc est choisi cette année comme invité d’honneur?

- Premier pays en nombre de visiteurs lors de l’édition 2009 de Franchise Expo Paris, le Maroc a su développer avec succès la franchise sur son territoire tant avec des marques françaises que marocaines. Particulièrement dynamique en matière d’échanges commerciaux, le Maroc représente aujourd’hui un fort potentiel de développement pour les marques françaises et étrangères. Il nous a donc semblé naturel de le mettre à l’honneur en 2010 en lui consacrant un espace privilégié afin de faciliter les échanges et les rencontres entre les directeurs de réseau, les investisseurs et les promoteurs. Le pavillon marocain offrira également une visibilité optimale aux enseignes de franchise performantes au Maroc souhaitant s’implanter en Europe.

- Pour la première fois, le salon ouvrira ses portes un dimanche. Est-ce pour pallier une baisse éventuelle d’affluence?

- En modifiant son calendrier, Reed Expositions et la Fédération française de la franchise veulent booster la fréquentation du salon en facilitant encore davantage la mise en relation entre les réseaux de franchise et le nombre croissant de salariés intéressés par la création d’entreprises, qui se déplacent principalement en semaine. Nous avons toutefois maintenu le dimanche afin d’accueillir une population plus familiale et aussi notre population historique de commerçants qui, eux, préfèrent le dimanche et le lundi.
Mohamed MOUNADI

Mirleft/Maroc. Quand le sud d’un pays n’est que son centre, ou découvrir le sud et le grand sud.

Dès que vous parlez d’Agadir, beaucoup d’étrangers positionnent cela comme le sud géographique du pays. Certes le débat du Sahara ensable les notions et les cartographies, mais quand même… Certains n’osent plus s’aventurer en dessous de la baie de la région du Souss Massa Draa, comme si cela était une zone terminus. Mais le terminus se bouchant d’année en année, il serait bon de regarder plus bas, au sud ou vers le grand sud géographique, et pourquoi pas jusque Dakhla et même 327 km en plus jusqu’à la frontière avec la Mauritanie.

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C’est que le sud attire de plus en plus les gens qui désirent sortir des villes, comme des étrangers qui ne veulent pas se retrouver en elles sous une autre latitude. Le besoin économique devant les prix du foncier autour d’Agadir incite aussi les gens à regarder vers le bas désormais, celui des prix plus raisonnables. La côte proche au sud direct d’Agadir n’est pas vraiment accessible au plus proche de l’Atlantique, en prix comme en possibilité, des zones y sont protégées, un bien aussi pour tous. Reste donc la zone entre Tiznit et Sidi Ifni, avant de se retrouver à l’entrée du désert au départ de Guelmim. Autre approche agréable d’un autre Maroc à découvrir avec toutes ses autres possibilités et offres. 

Aglou, Mirleft, Sidi-Ifni… si ces petites villes au premier abord ressemblent une partie du temps de l’année aux petites villes côtières de France ou de Bretagne qui attendent l’été et ses touristes toujours plus nombreux, cela est aussi recherché par beaucoup mais cela changera vite comme ce qui est à remarquer depuis plusieurs années. 

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Tout commence pour ces régions…  

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http://www.lopinion.ma/def.asp?codelangue=23&id_info=16619&date_ar=2010-2-20%2015:3:00 

Mirleft, la magie d’un paisible village berbère 

Les trésors cachés du Sud marocain.

Coup de foudre à Mirleft…

Lorsque vous arriez à Mirleft après 130 km de route à partir d’Agadir et en passant par Tiznit, vous avez l’impression que le temps s’est arrêté. Avec la douceur du vent du Sud et la paisible mélodie des vagues, sans oublier le mélange de mille et un parfums de plantes que l’on respire à pleins poumons, le coup de foudre est immédiat et on se laisse volontiers envoûter par la magie et la poésie de ce pittoresque et paisible village berbère niché entre ciel et mer. Visite guidée.On pourrait volontiers croire que Mirleft est un patelin perdu, mais le raccourci est trop simpliste.
« Mirleft a longtemps été effectivement une commune rurale marginalisée et avec nos moyens plus que limités, nos priorités étaient l’eau, l’électricité, l’école et la santé.
Depuis quelques temps fort heureusement, un vent nouveau souffle sur la commune et de plus en plus d’investisseurs étrangers s’intéressent à notre village », précise Moulay Ahmed Bouagou, président de la commune de Mirleft, promu au rang de municipalité le 1er janvier dernier.
Les étrangers, il en est énormément question à Mirleft et 70 y résident en permanence. Il s’agit principalement d’Allemands, de Belges, de Suisses, et de Français de Gironde.
Tous ont investi dans la restauration, les auberges et les maisons d’hôtes et contribuent ainsi au regain de dynamisme que connaît ce paisible village berbère.
Pour laisser tomber le confort et la modernité des villes européennes et venir s’installer définitivement à Mirleft, il faut admettre que cette région coincée entre les montagnes de l’Anti-Atlas, la côte atlantique et les provinces sahariennes possède des atouts exceptionnels et un attrait très particulier auquel succombent sans résister ses visiteurs.
Les attraits, ce village n’en manque absolument pas.
Le premier d’entre eux est sans doute le fait que quelque soit l’endroit où vous vous posez, soyez sûrs d’avoir droit à un paysage exceptionnel.
Mais si vous insistez, il faut monter jusqu’au fort militaire de Tidli construit en 1935 par les espagnols, qui surplombe majestueusement le village et du haut duquel on jouit d’une vue superbe sur Mirleft et sur la mer.
Moulay Ahmed Bouagou, avec un ton d’humour, précise : « Le micro-climat de Mirleft a des vertus thérapeutiques incontestables puisqu’il contribuerait à faire baisser la tension artérielle. Enormément de touristes suisses viennent ici à cet effet ».
Le plus étonnant, c’est que la majorité des étrangers résidant à Mirleft ont découvert ce village par pur hasard.« Moi, j’étais venu voir Marrakech et puis on m’a conseillé un séjour balnéaire à Essaouira et Agadir. Des amis m’ont invité ici et depuis je peux me trouver au bout du monde, mais je n’ai qu’une seule envie : me retrouver à Mirleft et nulle part ailleurs », explique ce Français.
Sortir des sentiers battus… Sa compagne enchaîne : « Mirleft est l’endroit idéal pour sortir des sentiers battus et se réconcilier avec la nature, et pourquoi pas avec soi-même. En effet, comme beaucoup, nous avons été trop longtemps stressés par l’enfer quotidien de la pollution urbaine, le casse-tête de la circulation automobile, les hôtels de luxe et les paradis artificiels de la société de surconsommation. Ici, tout n’est que calme et volupté. Personnellement, je n’ai qu’un seul regret : celui de n’avoir pas découvert Mirleft plus tôt ».
Avec 35 km de littoral et sept plages, (dont 5 sauvages), (Gzira, Sidi El Ouafi, Tamahroucht, Sidi Mohamed Ben Abdallah, Imin Tourga et la plage du Marabout qui faisait jadis office de frontière avec Sidi Ifni), Mirleft accueille énormément de visiteurs qui pratiquent des sports marins, nautiques ou de pêche.
Baddou Zaki, par exemple, séjourne ici pour faire de la plongée sous-marine, sa passion favorite. Salah-Eddine Bassir vient faire de la pêche. Et des personnalités marocaines et étrangères de renom se sont faits construire des résidences secondaires à deux pas des falaises.
Autre surprise, Mirleft est beaucoup plus connu en Europe qu’au Maroc.
Ce girondin originaire de Cognac nous le confirme : «Nous sommes un groupe de vingt et sommes venus spécialement faire du parapente. Il fait magnifique et demain j’espère qu’il y aura du vent pour qu’on puisse vibrer et partager des sensations magnifiques ».
Moulay Ahmed intervient : « C’est vrai, nous avons eu le prix des plages propres de la fondation Mohammed VI pour la Protection de l’Environnement en 2006 avec Akwa Group, le prix de l’innovation en 2009 et nous espérons décrocher le pavillon bleu en 2010. Mais, il n’y a pas que les plages sauvages de Mirleft que nous tentons de valoriser ou de mettre en avant. La biodiversité qu’abrite Mirleft est un gisement magnifique pour l’éco-tourisme et le géo-tourisme.
Nous sommes en train d’organiser les colonies de vacances dans ce sens. Il n’y a aucune raison pour que le tourisme soit seulement synonyme de divertissement, mais il peut comporter un côté culturel et scientifique. Nous espérons favoriser les voyages d’études et les excursions à côté des activités sportives et balnéaires.
En 2009, un partenariat a été mis en place avec l’Université Ibn Zohr d’Agadir et l’Université Mohammed V de Rabat afin d’élaborer une carte des plantes médicinales de la région, ainsi qu’une étude de l’inventaire des espèces de poissons dont regorge le littoral de Mirleft. Sinon, notre souci est de ramener des intellectuels aux journées culturelles que nous organisons en été afin de donner un rayonnement supplémentaire à notre village ».
Le plus important aujourd’hui est de préserver la richesse de cette biodiversité qui fait la beauté et la fierté de Mirleft en faisant respecter des normes et des règles, et une éthique du tourisme durable. C’est à cette condition que cette région pourra être un exemple pour l’éco-tourisme et un laboratoire pour les sciences naturelles.
Quant la nuit tombe sur Mirleft, on savoure avec excès et sans gêne aucune la sérénité et la paix de la maison berbère.
A l’aube, lorsque les voix des muezzins s’élèvent dans l’horizon on se surprend à déguster un moment d’éternité dans un instant de volupté et de paix.
Par Hafid FASSI FIHRI

Quand le bâtiment va, tout va. Quand le social redémarre, tout devrait aller. Les promoteurs reprennent le jeu, mais avec des petites cartes…

Il aura fallu augmenter le prix du logement social de 79%…! Il faudra demander aux gens les plus pauvres de payer d’avance une TVA récupérable et un engagement de vivre réellement dans leur logement, pour relancer les constructeurs sur ce secteur. Les professionnels ont fait leurs comptes après les propositions de l’Etat et du Ministre de l’Habitat dernièrement.

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Mais ne manquait-il pas à la table de négociations les clients potentiels ou leurs représentants ? Quelles questions ces derniers auraient-ils pu mettre sur la table ? Nous entendons parler de logement social à 140.000 dh ou à 250.000 dhs, social ou économique, l’on s’y perdrait entre prix et appellations. 

Commercialiser 75m² environ pour 140.000 dhs, ne pas s’attendre à de la construction digne de ce nom, il s’agit bien ici d’un mur de parpaing cimenté et peint, nommé ailleurs garage ou dépendance. Commercialiser à 250.000 dh, ne vous leurrez pas plus sur la consistance des murs la plupart du temps. La qualité n’étant pas abordée dans les négociations mais uniquement les prix à ce niveau. Même en montant aux prix du standing ou du haut standing, vous ne verriez parfois rien de plus derrière le tadelakt ou les quelques m² de zelliges de la salle de bain.

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Les principaux promoteurs reprennent la partie en main apparemment, ou la tendent, la main, mais à regarder les chiffres il semble bien que les attentes de social seraient amorties vers l’économique et le reste de la construction. Simple nouvelle organisation ou le vrai social à 140.000 ne pèse plus lourd par quelques milliers en prévision. 

La question est de savoir si avec tout cela ces logements seront effectivement en direction du besoin des plus pauvres au regard des salaires et du crédit à rembourser, ou si de nouvelles familles se lanceront, elles aussi, dans l’achat à finalité spéculative, pour augmenter les nombreux logements encore vides ou non loués dans les périphéries des grandes villes. Qui achetait hier ces logements pour être ce jour dans un manque d’un million de logements sociaux ?

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http://www.emarrakech.info/Addoha-s-engage-a-construire-120-000-unites-a-250-000-dhs-sur-cinq-ans_a32722.html 

ECONOMIE

Addoha s’engage à construire 120.000 unités à 250 000 dhs sur cinq ans

Casablanca - Le groupe Addoha s’engage à construire 120 000 unités de logement à 250 000 dhs l’unité, sur cinq ans, annonce ce groupe dans un communiqué.

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Des conventions portant sur la réalisation de ces unités sont en cours de finalisation et intéresseront dans un premier temps cinq grandes villes (Casablanca, Agadir, Meknès, Marrakech et Tanger), précise-t-on de même source.Cette redynamisation du logement social intervient grâce au nouveau dispositif fiscal mis en place par l’Etat dans le cadre de la loi de finances 2010, visant à encourager l’accès à la propriété immobilière, à réduire le déficit en logements et à combattre l’habitat insalubre.Entré en vigueur le 1 er janvier dernier, ce dispositif offre aux promoteurs immobiliers, qui s’engagent à construire un minimum de 500 logements sociaux sur cinq ans, une batterie d’exonérations fiscales et de droits d’enregistrement. L’acquéreur bénéficiera, quant à lui, d’une aide de 40 000 dhs par logement, proposée par l’Etat pour combler le différentiel de la TVA.

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http://www.maroc-finance.com/immobilier/1003-al-omrane-83-milliards-dinvestissement-en-2009.html 

Al Omrane, 8,3 milliards d’investissement en 2009

Pléthore de chiffres, hier mercredi 17 février, lors de la présentation du bilan 2009 de la Holding Al Omrane et son plan d’action 2010. Le président Najib Laraichi annonce d’emblée la couleur: 2009 a été une année difficile pour le secteur de l’immobilier. En témoignent les indicateurs relatifs à la consommation de ciment, dont la progression pour les 10 premiers mois de 2009 n’a pas dépassé 3,6%, contre 11,6% pour la même période en 2008.
Autre indicateur confirmant une conjoncture difficile dans l’immobilier en 2009: la production des logements sociaux. En 2009, la production de ce type d’habitat s’est limitée à 92.000 unités, contre 129.000 en 2008 (soit un recul de 30%).
Pour sa part, la progression de l’encours des crédits immobiliers a marqué le pas. Ces derniers ont tout de même atteint 168,4 milliards de DH l’année dernière (soit une progression d’à peine 15%). Nous sommes donc loin du bond réalisé par le prêt immobilier entre 2007 et 2008, passant de 93,37 milliards de DH à 146,8 milliards de DH en 2008. Ce qui représente une augmentation de 57%. Le programme Fogarim non plus n’a pas fait mieux.
Au contraire, les prêts garantis dans le cadre de ce programme se sont élevés à peine à 9,8 milliards de DH contre presque 15 milliards de DH en 2008 (soit une baisse de 34%). Ce programme avait plafonné en 2007, avec un volume de prêts garantis de plus de 16 milliards de DH.
Toutefois, «en dépit d’une conjoncture morose, Al Omrane a quand même réalisé un volume d’investissement de 8,3 milliards de DH, en augmentation de 14% par rapport à 2008. Ce qui en fait la première entreprise publique en termes d’investissements», déclare Laraichi.
Selon le patron d’Al Omrane, l’année 2009 a été marquée par deux faits majeurs. Il s’agit d’abord de la signature de l’acte de naissance d’une ville nouvelle près du port de TangerMed. Et ensuite de Chrafate, qui s’étendra sur 1.200 hectares, dont 769 ha d’habitat et 350 ha destinés aux activités. Une ville qui accueillera 36.000 logements, destinés à 180.000 personnes.
Réalisée à l’horizon 2016, l’aménagement de cette villa a nécessité 2,3 milliards de DH. Les engagements consentis en 2009 se sont élevés à 47,7 milliards de DH. En 2010, l’investissement sera de 300 milliards de DH.
Autre fait marquant, la mobilisation de 3.853 ha de foncier public. Une réserve située dans 32 villes, répartie à travers 10 régions et destinée à la construction de pas moins de 200.000 logements. Cette assiette foncière sera répartie, à raison d’un tiers, entre le logement à 140.000 DH, le logement économique à 250.000 DH et l’habitat réservé aux classes moyennes.
Des chantiers ont été déjà ouverts au niveau du tiers de cette réserve. En 2010, Al Omrane compte construire 50.000 logements à 140.000 DH. La holding programme aussi d’achever un programme de 20.000 unités, dont 5.000 appartements à 140.000 DH. Toujours au chapitre des réalisations de l’année 2009, le président de la holding Al Omrane parle de la signature de 330 conventions signées avec 287 promoteurs immobiliers dans le cadre du partenariat public-privé. Ces accords portent sur 918 ha dédiés à la construction de 165.000 unités, dont 34.500 logements low-cost.
Des chantiers ont été lancés, d’autres sont en cours de finalisation. Mais ce qu’il faut surtout retenir, c’est que 31.100 logements ont été construits, dont 4.000 unités à 140.000 DH.  En 2010, Al Omrane prévoit la livraison de 20.000 logements supplémentaires, dont  5.000 au prix de 140.000 DH. De plus, 33.000 unités de ce type seront lancées en 2010. Par ailleurs, le programme Villes sans bidonvilles (VSB) avance bon an mal an, selon les centres urbains. Ainsi, en 2008, environ  48.000 baraques ont été détruites après le recasement de leurs occupants. Mais en 2009, Al Omrane n’a pas pu rééditer ces mêmes proportions, se limitant à détruire 18.000 baraques seulement.
«En 2009, les autorités locales et collectivités étaient trop occupées avec les élections», explique le président de la holding. Toutefois, ce dernier affirme que 17.000 unités sont déjà prêtes et sont destinées au relogement de ces populations. Toujours dans le cadre de ce même programme, 204.000 logements sont en chantier ou déjà réalisés, dont les deux tiers par la holding. Au total, 20 villes seront déclarées sans bidonville en 2010 et s’ajouteront à 40 autres centres urbains ayant ce même label.
Villes nouvelles

Al Omrane s’active également dans le programme des villes nouvelles. Ainsi, le nouveau pôle urbain de Tamesna, qui a connu quelques problèmes suite à la défection de General Contractor Maroc (GCM), accueille  6.500 habitants. Pour sa part, Tamansourt accueille déjà 26.000 personnes. Quant à Chrafate, Al Omrane est actuellement en train de réaliser le montage financier pour la construction de l’infrastructure de base de la première tranche.

Gestion des communes au Maroc : un excédent ! Attention, nous parlons en Milliards de Dhs…!

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La gestion budgétaire au service de la collectivité ne serait-elle pas assimilée par les administrations ou manquerait-il de projets utiles à tous ? Faire des économies, ou une bonne gestion économique d’une région ou d’une commune n’est pas dans la même vision d’une entreprise privée qui, elle, recherche le bénéfice. Les gestionnaires de budgets dans certains pays le savent bien et ne se risqueraient pas à exprimer au-dessus d’eux un trop versé, afin d’en réclamer chaque année un peu plus, autre problématique aussi à reconnaître qui n’encourage pas toujours l’optimisation de la bonne gestion, mais la recherche de dépenses nouvelles. Nous n’en sommes pas encore là au Maroc, il semble. Gérer, c’est prévoir. Il est vrai que le présent prime dans la vision à très court terme en général plus que dans celle de demain. L’investissement à long terme qualitatif pour le bien de tous n’est pas à voir par une rentabilité matérielle mais humaine disons, qualitative, autres notions. 

Mais nous parlons bien ici en milliards ? Ce serait donc bien le domaine des compétences qui serait en cause, alors que la masse attend des réponses sur de nombreux plans. A lire toutes les aides, prêts, assistances et dons qui arrivent de divers organismes étrangers comme de l’Europe, il serait bon d’envisager d’assister d’abord certains “gestionnaires” par une formation moins politique et digne des attentes et de la confiance que réclame le collectif Maroc avant de venir distribuer par ailleurs un stylo ou un cahier associativement en passant dans un bled…

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http://www.lavieeco.com/economie/15690-communes-19-milliards-de-dh-d-excedent-qui-dorment%C2%A0.html

Économie

Maroc - Communes : 19 milliards de DH d’excédent qui dorment !

En 2009, les communes disposaient d’un budget de 27 milliards de DH. Elles n’en ont consommé que 24 milliards.
Les excédents s’accumulent depuis plusieurs années. Ils ont atteint 19,3 milliards de DH à fin 2009. Trois milliards de DH pour la seule région de Casablanca.
Alors que les manques sont criants la non utilisation des ressources est liée à la carence de compétences en gestion et en planification.

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Paradoxal ! C’est le moins qu’on puisse dire en ce qui concerne les communes du Maroc. Le citoyen a l’habitude d’entendre dire qu’elles n’ont pas d’argent. Pas d’argent pour les routes, pas d’argent pour le revêtement de trottoirs, pour les salles de sport ou autres…. Dans des quartiers urbains comme dans de petites localités éloignées, il n’est pas rare de voir des voies détériorées, du mobilier urbain dégradé, des espaces publics sales ou mal entretenus, des jardins en friche et des transports en commun défaillants, de l’autre côté, les communes disposent de ressources financières qu’elles ne dépensent pas malgré l’ampleur des besoins.
Jugez-en. A fin décembre 2009, alors que l’Etat voyait ses ressources reculer de 14 milliards de DH par rapport à l’année précédente, l’enveloppe non consommée par les collectivités locales et qui dort dans les caisses du Trésor totalisait 19,3 milliards de DH ! Pour le seul exercice 2009, et à défaut de dépenser la totalité des crédits qui étaient à leur disposition, les communes ont laissé dans les caisses un excédent de près de 3 milliards de DH par rapport à leurs budgets.
Ainsi, au titre de l’année 2009, les collectivités locales étaient dotées d’un budget global de 27 milliards de DH. Mieux que ça. Elles pouvaient, en plus, puiser dans un réservoir supplémentaire de 16,3 milliards de DH provenant des excédents cumulés au terme des exercices antérieurs. Avec tout cela, les communes ont à peine dépensé 24 milliards de DH dont 8,5 milliards de DH pour payer les salaires de leurs 140 000 agents et les indemnités des élus (voir encadré).
Le plus étonnant est que la procédure pour engager une dépense dans les communes est de loin moins contraignante que celles appliquées aux autres administrations et organismes publics. En effet, si les ministères, par exemple, ne peuvent disposer des fonds qu’au fur et à mesure que le Trésor encaisse les recettes (la Loi de finances consistant en de simples autorisations de crédits), les collectivités locales, en revanche, disposent d’argent frais avant même l’entame de l’exercice budgétaire. Il leur suffit juste de programmer -bien entendu selon leurs ressources prévisionnelles-, lors de la session d’octobre de chaque année, les projets à financer pour l’année d’après pour que le Trésor débloque les montants demandés, en suivant un minimum de formalisme en termes de procédures. Toujours pour prendre l’exemple de l’exercice 2009, les collectivités locales disposaient donc en janvier déjà d’une enveloppe disponible de plus de 40 milliards de DH.

En 2009, 420 MDH sont restés inutilisés par la région du Grand CasablancaAlors que le débat sur la question de la décentralisation bat son plein, ce constat ne manque pas d’interpeller sur les compétences en gestion des collectivités locales surtout qu’elles sont appelées à être en première ligne du grand projet de régionalisation du pays. Après la révision en profondeur du cadre juridique des collectivités locales, l’élargissement de leurs attributions et la nette amélioration des efforts de recouvrement effectués récemment par la Trésorerie générale du Royaume (TGR), rien ne laisse présager qu’elles sont prêtes à relever le défi.    
Plus inquiétant, le phénomène est quasi général. Il touche la plupart des collectivités locales urbaines et rurales. Prenons l’exemple de la région de Casablanca, qui compte une ville aux besoins colossaux en termes de voiries, d’infrastructures et d’équipements publics mais dont les gestionnaires s’offrent le luxe de snober chaque année une moyenne de 300 MDH qui restent inutilisés. La région dispose actuellement de près de 3 milliards de DH d’excédent budgétaire cumulé. C’est-à-dire autant d’argent non utilisé, dont 1,6 milliard de DH pour les communes urbaines. Rien qu’en 2009, les Casablancais ont été privés de près de 420 MDH que les élus locaux (aussi bien des communes urbaines que rurales de la région du Grand Casablanca) n’ont pas programmés. Le Grand Casablanca détient, d’ailleurs, l’excédent budgétaire le plus élevé au Maroc. «Scandaleux pour une grande ville qui manque terriblement d’infrastructures économiques, sociales et culturelles», déplore un conseiller local de l’opposition.
Meknès-Tafilalet n’a pas été mieux lotie en 2009 puisque ses élus ont laissé, au terme de l’exercice, quelque 345 MDH dans les caisses de leurs communes. Cela a augmenté l’excédent budgétaire cumulé de cette région qui culmine à 1,68 milliard de DH.
La région de Rabat-Salé-Zemmour-Zaër, elle, cumule jusqu’à aujourd’hui un total de près de 2 milliards de DH d’excédent budgétaire, le deuxième, après celui du Grand Casablanca. 336 MDH n’ont pas été programmés pendant l’année dernière dont les deux tiers par les communes urbaines de la région (la mairie de Rabat à leur tête). La région de Souss-Massa-Draa, elle, dispose d’un total de 1,9 milliard de DH de fonds non utilisés, dont 223 millions au titre de l’exercice de 2009. Pour cette région, ce sont les conseils provinciaux qui ont contribué essentiellement à l’accentuation de l’excédent de l’année 2009 avec près de 108 MDH non utilisés contre près de 66 MDH pour les communes urbaines (la mairie d’Agadir en particulier) et près de 35,5 MDH pour les communes rurales de la région. Parmi les mauvais élèves, on retrouve aussi les régions de Tanger-Tétouan et de Marrakech-Tensift-Al Haouz avec respectivement 1,68 et 1,5 milliard de DH de cumul de fonds non utilisés. La région de Chaouia-Ourdigha dispose, elle, d’un excédent budgétaire cumulé de 1,32 milliard de DH dont 372 millions enregistrés au cours de l’année dernière.
Ces chiffres étonnants, mais rigoureusement exacts, fournis par la Trésorerie générale du Royaume, viennent mettre fin à la fausse idée installée depuis longtemps de communes pauvres et privées de moyens financiers.
«Le problème des collectivités locales n’est pas nécessairement lié aux ressources et aux moyens, mais surtout aux capacités de gestion et de maîtrise d’ouvrages», signale un expert en finances publiques.

Des projets surdimensionnés pour Mohammédia, dans le but d’utiliser l’argent disponibleLe cas de Mohammédia est révélateur. Cette petite ville traîne chaque année derrière elle un budget excédentaire d’une moyenne de 50 MDH. Une somme importante vu le nombre réduit de sa population qui ne dépasse pas les 150 000 habitants. «On comprend pourquoi les dirigeants des affaires communales de cette cité se lançaient dans des projets (culturels surtout) relativement surdimentionnés par rapport à la population, tellement ils disposaient d’assez d’argent sans savoir comment bien le programmer», estime un conseiller de la ville.
Le constat est d’autant préoccupant que le phénomène n’épargne même pas les collectivités locales dont les ressources de financement sont modestes. «Il y a des communes rurales dont le budget annuel ne dépasse pas les 2 MDH et pourtant elles n’arrivent pas à consommer la totalité de leurs crédits dégageant des excédents allant de 20 000 à 30 000 DH ; ce qui n’est pas une somme banale proportionnellement à leur budget», fait remarquer notre expert en finances publiques.
Mais des exceptions, rares certes, existent quand même. Aussi, la région de Guelmim-Smara a-t-elle pu ramener son excédent à près de 416,5 MDH contre 446,6 MDH au début de l’année dernière. Autrement dit, ses élus locaux, notamment ceux des communes urbaines, ont exploité 30 MDH en sus de leur budget prévu pour 2009.
Mais ce sont les communes urbaines de la région de Fès-Boulemane qui se démarquent le plus sur ce registre. Outre la totalité de leur budget annuel, elles ont puisé 106 MDH de plus dans leurs excédents antérieurs et qui s’élevaient à près de 780 MDH. Le résultat est perceptible : la ville de Fès s’est transformée grâce aux multiples projets initiés récemment par ses responsables locaux. L’exploitation de la totalité des crédits dont ils disposent ainsi que d’une partie de l’excédent a certainement contribué à ces changements qui font le bonheur et la fierté des Fassis.    
Rien à voir, par contre, avec l’état de certaines villes. Comme Salé qui figure parmi les dix villes les plus riches du pays avec un budget qui frôle le milliard de DH. Un paradoxe vu les conditions déplorables que vit cette cité. Idem pour des bourgades qui disposent de ressources financières beaucoup plus importantes que certaines villes. Citons l’exemple de la commune de Moulay Abdallah, au sud d’El Jadida, et de Oulmès. Les caisses de ces communes rurales sont renflouées chaque année de, respectivement, 192 MDH et 176 MDH grâce notamment à l’existence au sein de leurs territoires de deux grandes unités industrielles à savoir le port de Jorf Lasfar, pour la première, et les sources d’eau naturelle pour la seconde. Mais la richesse n’est pas forcément synonyme de bien-être. Ces communes en donnent l’illustration.
S’il est vrai que l’incapacité des élus à engager suffisamment de programmes est à la source de ce gâchis, il n’en reste pas moins qu’un autre facteur y a, lui aussi, contribué : les budgets des communes ont fortement augmenté et les procédures ont considérablement évolué si bien que les élus n’étaient pas préparés à gérer de telles sommes. 
Il faut savoir que les collectivités locales gèrent directement, et de bout en bout, une partie des taxes locales (4,7 milliards de DH) comprenant notamment les droits d’occupation temporaire des espaces publics et privés, d’exploitations des cafés, débits de boissons et d’accès aux infrastructures publiques comme les piscines et les salles de spectacles.
Les finances des collectivités locales sont également alimentées par trois autres impôts: la taxe d’habitation, la taxe professionnelle et la taxe des services communaux. Contrairement aux premières, elles sont gérées par le ministère des finances, par le biais précisément de la direction des impôts qui se charge de l’émission et de la Trésorerie générale du Royaume (TGR) qui assume la mission de la distribution de leurs produits aux communes bénéficiaires. Celles-ci ont collecté quelque 4,24 milliards de DH grâce à ces trois taxes.

Plus de 900 communes vivent principalement de la TVA Mais ce sont les revenus de la TVA qui constituent la principale source de financement de nos collectivités locales. En 2009, la part des communes dans les revenus de la TVA a totalisé près de 14,8 milliards de DH. Etant un produit national, les revenus de la TVA sont répartis entre l’Etat à hauteur de 70% et les communes à 30%. Sur ces 14,8 milliards de DH, 80%, soit 11 milliards de DH, sont redistribués par le ministère de l’intérieur sur la base de critères définis dans une circulaire rendue publique depuis 1996. Les 20% qui restent, soit 3,8 milliards de DH, sont versés aux collectivités locales sous forme de dotations spéciales dans le cadre de leurs recettes d’équipement. C’est le ministère de l’intérieur, en concertation avec les walis et les gouverneurs, qui en fait la répartition et sans aucun critère déterminé à l’avance. Cette enveloppe sert généralement à financer les programmes d’urgence, notamment ceux initiés par le Souverain.
Les collectivités locales doivent s’estimer heureuses quand même. Car, il y a peu, elles n’en percevaient aucun centime. De 1985 à 1988, et en dépit des textes de loi, le ministère de tutelle ne leur a jamais versé la part des recettes qui leur revenait de plein droit. Ce n’est qu’en 1988 que les transferts ont commencé, sans critères au début avant que l’on aboutisse, à partir de 1996, au système actuel.
Le transfert de ces 20% des revenus de cette taxe au profit des collectivités locales suscite toujours un débat. Idem pour la redistribution de 1% des revenus de l’IS et de l’IGR réservés aux conseils régionaux qui ont perçu en 2009 près de 660 MDH. Jusqu’à présent, la distribution de ces fonds aux différents conseils régionaux du pays n’est fondée sur aucun critère clairement défini de la part du ministère de tutelle qui garde encore la mission de répartition. En principe, 50 % de ces revenus sont reversés aux communes à parts égales. L’autre moitié doit faire l’objet de critères soigneusement déterminés dans un décret qui devait être publié en 2008. Mais ce texte réglementaire tarde à voir le jour. En attendant, 50% des recettes de l’impôt sur les sociétés (IS) et de l’impôt sur le revenu (IR) destinées aux communes, représentant près de 330 MDH, sont toujours distribués selon des critères non encore définis par voie réglementaire.
La TVA demeure finalement la principale bouée de sauvetage pour de nombreuses communes surtout celles rurales et ne disposant pas d’activités économiques pouvant leur procurer des recettes.

Deux milliards de DH donnés aux associations
Ainsi, selon les estimations de la direction générale des impôts, le produit de la TVA représente 90% du budget de près de 900 communes, majoritairement rurales. A l’inverse, pour des communes plus riches, la part de la TVA est beaucoup moins importante. C’est le cas de Mohammédia et de Casablanca pour lesquelles elle représente respectivement 5% et 23%.
Enfin, que ce soit un volet méconnu de l’activité des communes, ces dernières contribuent de manière substantielle à l’appui des associations. En 2009, par exemple, les collectivités locales ont dépensé près de 2 milliards de DH sous forme de subventions aux associations sportives, culturelles, de quartiers…Et avec tout cela, elles n’arrivent pas à épuiser leurs budgets. Sur une enveloppe budgétaire de 27 milliards de DH en 2009 (sans compter les cumuls d’excédents antérieurs), les communes n’en ont finalement consommé que 24 MDH. 12 milliards ont servi à financer les investissements en équipements et infrastructures, 8 milliards à payer les salaires, et 1,55 milliard à rembourser les dettes au Fonds d’équipement communal (FEC).

 Palmarès : Les communes riches et les communes pauvres
Les communes qui abritent, sur leurs territoires, des activités économiques importantes en tirent des recettes conséquentes. Pas de mystère donc que la région du Grand Casablanca détienne la meilleure performance avec des recettes de près de 3,83 milliards de DH. Sans compter les excédents budgétaires (2,87 milliards de DH). Les recettes des taxes d’habitation, des taxes professionnelles et sur les services communaux arrivent en tête avec près de 1,5 milliard de DH. La richesse de Casablanca provient également de la part qui lui est transférée des produits de la TVA pour un montant de 880 MDH. Suivis des revenus des produits fiscaux gérés directement par ses communes qui ont totalisé près de 840 MDH.
C’est la région de Souss-Massa-Draa qui réalise la seconde performance avec 2,82 milliards de DH de recettes collectés en 2009 auxquels s’ajoutent 1,86 milliard d’excédent. Avec près de 2 milliards de DH, les revenus des taxes locales et de la TVA sont à l’origine de la richesse de cette région qui a, par ailleurs, le plus profité des concours du Fonds d’équipement communal (FEC) en 2009. Les revenus des régions de Marrakech-Tensift-El Haouz, de Rabat-Salé-Zemmour-Zaër et de Tanger-Tétouan s’élèvent en 2009 à respectivement 2,5, 2,4 et 2,15 milliards de DH. Les régions de l’Oriental et de Doukkala-Abda collectent elles près de 2 milliards de DH chacune en termes de recettes. La région la plus pauvre en matière de recettes est celle de Oued Dahab-Lagouira avec près de 315 MDH en 2009. Elle est suivie par Laayoune-Boujdour dont le budget n’a pas dépassé les 416 MDH.

Ressources Humaines : 140 000 agents et un sureffectif chronique
En 30 ans, les effectifs des collectivités locales ont plus que quadruplé. Aujourd’hui, elles comptent plus de 140 000 employés qui absorbent plus de 8 milliards de DH par an. Les recrutements n’ayant pas toujours répondu à de réels besoins, la plupart des communes se retrouvent aujourd’hui en situation de sureffectif avec, en plus, des taux d’encadrement très faibles. A la commune Moulay Abdallah, par exemple, la Cour des comptes a détecté en 2007, quelque 43 salariés communaux affectés à des départements étrangers à la commune voire à des organismes en dehors de la région d’El Jadida. Idem pour la commune urbaine de Fès dont 33 fonctionnaires et agents ont été mis à la disposition d’autres administrations comme la wilaya de la ville, la préfecture de Moulay Yacoub, les hôpitaux, les perceptions…

Déchéance : Riches hier, très pauvres aujourd’hui
Les communes qui n’exploitent pas aujourd’hui toutes leurs recettes peuvent le regretter car la manne peut se tarir. Le cas de Aïn Leuh en est l’illustration parfaite. Autrefois, la région disposait d’un patrimoine forestier qui lui procurait chaque année des recettes conséquentes. Elle faisait partie des communes les plus riches du pays et laissait en moyenne 30 MDH non utilisés par an. Mais après des années de surexploitation, la ressource s’est amenuisée. Aujourd’hui, la commune de Aïn Leuh fait partie des plus pauvres en ressources à tel point qu’elle n’arrive même plus à boucler ses fins de mois. A la mi-janvier, les employés de la commune n’avaient toujours pas reçu leurs salaires du mois de décembre 2009.Hakim Challot
01-02-2010

Retraite en France ou au Maroc ? “Agir vite pour éviter le pire” au nord ou comment couler des jours heureux plus au sud ?

France-Soir ratisse large le dossier sensible de l’avenir de nos “seniors” français, puisque c’est ainsi qu’un peu plus au sud de la Méditerranée ils sont désormais appelés. Vocable issu du marketing, disons. Entre ceux qui se demandent comment ils tiendront dans les prochaines années au nord et ceux qui pourront multiplier par trois leur assiette quotidienne ou fiscale plus au sud dans le même numéro, les extrêmes se présentent bien dans la presse désormais ou selon le pays de ses plus vieux jours à choisir désormais. Une invitation directe pour les retraités français de viser une autre sortie, vers le Maroc, une publicité que les promoteurs et représentants officiels du Maroc n’auraient pas pu envisager…

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Il faut dire qu’entre ce que l’on prend de plus en plus en France aux retraités et les cadeaux qu’on leur donne de plus en plus au sud, la vague d’émigration économique ne ferait que commencer. Qui aurait pensé, dans les années où l’immigration voyait venir en masse les gens du Maghreb en France, qu’un peu plus de 40 ans après ce serait l’inverse, mais non plus pour gagner plus mais pour perdre moins ? 

La question du choix devient plus d’actualité maintenant que celle du simple plaisir de profiter du soleil. Les premiers cheveux blancs arrivaient hier pour des raisons secondaires comme le nom que portait leur résidence, depuis un moment l’alternance de résidence entre Europe et Maroc devenait plus égalitaire en venant passer seulement l’hiver ou les 180 jours réglementaires fiscalement selon le choix comptable préalable, de plus en plus désormais arrivent pour se fixer à l’année, et nous voyons de plus en plus de projets maintenant de résidences pour seniors et prochainement des maisons médicalisées avec services complets, mi-maison de retraite mi-hôtel touristique, avec des prix qui désormais seront attractifs pour ceux qui ne s’inscrivent pas dans les mêmes budgets ou pensions que les premiers arrivants d’hier.

Le Maroc s’adapte à toutes les catégories sociales étrangères désormais, au même titre que le restaurant ou l’hébergement touristique qui répond à toutes les bourses, le pays proposera sa carte “retraite” à tous les prix. 

Un exemple par cet article, d’une retraite plus que moyenne, sachant qu’il existe au Maroc des Français qui y vivent avec seulement quelques centaines d’euros par mois, correctement et dignement par le change positif, chose qu’ils ne pourraient pas ou plus faire désormais dans leur pays d’origine, celui des droits de l’homme… 

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http://www.francesoir.fr/societe/2010/02/15/retraites-s-expatrier-au-maroc-marrakech.html#comments

Retraites - Comment couler des jours paisibles au Maroc…

De notre envoyée spéciale à Marrakech, Stéphanie Villeroy, le lundi 15 février 2010

Gilbert et sa femme ont tout plaqué en France et goûtent au haut standing à l’étranger. Reportage

 

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Près de la luxueuse palmeraie de Laahjar, sur la route de Fès, à 13 kilomètres de Marrakech, au pied de l’Atlas, un garde marocain ouvre à France-Soir le portail de la résidence privée Azrak.Ce domaine de 17 hectares planté de palmiers, figuiers, mimosas, a prévu des patios individuels de 24 m2 dans chaque villa : un lieu clairement destiné aux investisseurs français, en particulier les seniors du genre aisé qui ne nagent pas pour autant dans l’hyper luxe. Pile le profil de Gilbert, 73 ans, ancien maire de Gignac-la-Nerthe, dans les Bouches-du-Rhône, et de son épouse Mireille, 66 ans. Avec leurs 3.000 euros par mois de pension pour deux, ils ont tout plaqué pour « cette affaire en or » au n° 2 Riad des Figuiers, où ils habitent depuis mai 2008. Ayant déjà avancé 80 % du montant final de leur 163 m2, soit 261.000 euros, ils goûtent ici à un haut standing inaccessible en France où la location de leur villa, près d’Istres, leur rapporte un supplément de 1.000 euros par mois.

Dépenses divisées par trois

Tandis que la résidence Azrak termine l’aménagement de trois piscines et l’engazonnement du mini-golf, les dépenses du couple sont, dans ce petit paradis, divisées par trois : par exemple 100 dirhams (un peu moins de 10 E) les services d’une femme de ménage à la journée, 1 dirham (soit 0,0874 E) pour une minute de télécommunication depuis un portable et l’eau quasiment gratuite dans un oued à sec, près de Marrakech où un touriste en consommerait déjà cinq fois plus qu’un local. Ce domaine n’a donc rien à envier aux hôtels **** de la ville de Marrakech et leurs majestueuses piscines, alors que la région de la “ville rouge” connait depuis plus de quinze ans de fortes baisses pluviométriques et une exode rurale qui sature ses bidonvilles.  Mais pour nos compatriotes retraités, les avantages fiscaux sont considérables. Exonéré de 80 % d’impôts en France, le couple ne paye que 5 % de l’impôt marocain. « Le Français est bien vu », conclut Gilbert.Autre avantage, selon un voisin dans la même situation : « L’administration marocaine nous facilite la vie sur le plan juridique et de la santé. Je dois juste renouveler mon titre de séjour chaque année. En contrepartie, je n’ai pas le droit de travailler au Maroc », explique-t-il. Au sujet du système des retraites à la française, Gilbert concède : « Je crains que les jeunes, plus tard, ne vivent pas ce que je vis… »

L’Autoroute Marrakech-Agadir tient ses promesses pour juin 2010.

a-autoroute.jpg Une promesse technique qui arrive à l’heure, cela se signale et se félicite au Maroc. La modernisation soulève certes des opposants parfois, mais soulage néanmoins nombre de gens lors de leurs déplacements, notamment dans des régions où le relief montagneux, magnifique pour les yeux au passage, devient un problème au quotidien. Le passage de la montagne, qui commence doucement des plaines de Chichaoua pour se terminer aux pieds d’Agadir mérite la visite, mais pour les professionnels et habitués de cette route avec des impératifs de temps, il en est autrement et peut se transformer en calvaire. La sécurité de cette route n’est pas à rappeler pour ceux qui l’empruntent régulièrement, même en respectant le code de la route, vous n’êtes pas à l’abri des autres et surtout des inconscients qui désirent gagner quelques minutes inutiles sur l’éternité. L’autoroute permettra aux camions et nombreux autocars de répondre aux impératifs de temps et d’économie, laissant enfin le paysage de la RN aux amateurs riches en temps. Rendez-vous dans quelques semaines…

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http://www.soussannonces.net/?sa=Actualites&action=voir&id=2807 

Autoroutes : Marrakech - Agadir opérationnelle en juin 2010, Fès - Oujda une année plus tard
 

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A l’achèvement de ces deux autoroutes, le réseau totalisera 1 416 km
Ces deux axes auront nécessité un investissement total de 18,86 milliards de DH n Viaducs, ponts, passages : plus de 200 ouvrages d’art seront construits.
[Autoroutes : Marrakech - Agadir opérationnelle en juin 2010, Fès - Oujda une année plus tard]
Si tout se déroule comme prévu, le premier schéma d’armature autoroutier national de 1 416 kilomètres sera achevé en juin 2011, deux  parmi les derniers axes, et les plus importants, étant en cours de construction.
 

Le premier, l’autoroute Marrakech-Agadir, sera mis en service en juin 2010, soit quatre ans et demi après le début des travaux. D’une longueur de 230 km -y compris le tronçon de 50 km reliant la ville ocre à la RN8, ouvert en janvier 2009-, la durée de son achèvement peut sembler longue. Mais quand on connaît la nature du tracé marqué par un relief très accidenté sur 100 km à partir d’Imintanoute, on imagine que les travaux de terrassement et de remblayage ont pris beaucoup de temps. Un responsable à Autoroutes du Maroc (ADM) ajoute qu’il a fallu, de plus, faire appel à des techniques particulières pour stabiliser les talus présentant des risques de chutes de blocs rocheux, comme les pièges à cailloux, les systèmes de filets ou de murs cloutés.
Selon la même source, l’autoroute a nécessité la réalisation de 158 ouvrages d’art dont 13 viaducs pour le franchissement des oueds et des vallées et un tunnel, le premier réalisé sur une autoroute au Maroc, d’une longueur de 512 m entre Imintanout et Argana. Il faut signaler que ce tunnel n’était pas prévu dans le plan initial, mais pour des raisons de coûts et de respect de l’environnement, il a été retenu en remplacement d’un passage construit avec des terrassements. Ce seul tunnel, aux environs de Zaouiat Mellal, équipé de systèmes de sécurité et d’exploitation permettant un fonctionnement optimal, a coûté 243 MDH dont 190 millions pour le creusement effectué par l’entreprise Tecnovia. L’ensemble des ouvrages d’art réalisés a nécessité plus de 45 millions de kilos d’acier et environ 500 000 m3 de béton.
Autoroutes du Maroc plantera 180 000 arganiers pour compenser le déboisement.

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Comme pour les autres axes déjà construits, ADM a opté pour une subdivision en tronçons(voir schéma) et a confié des chantiers spécifiques à des entreprises disposant d’une expertisedans les domaines concernés. Par exemple, des contrats séparés ont été signés avec l’entreprise Houar pour la réalisation des viaducs sur les oueds Tensift, Nfis et Boukhras. Le montant de ces marchéss’élève à 140 MDH.
Pour un souci environnemental, le Haut commissariat aux eaux et forêts a été associé aux études et à l’élaboration du tracé de l’autoroute, notamment pour la préservation de l’arganier, très présent dans cette région. A ce titre, ADM a pris en charge le financement de nouvelles plantations d’arganiers sur une surface de 920 hectares (le double de la surface déboisée), soit au total la plantation de 180 000 arbres durant la période 2008-2011.
Le coût total de cette autoroute s’élève à 8,06 milliards de DH, dont 78% représentant les concours des bailleurs de fonds privés ou publics, entre autres le Fonds arabe de développement économique et social (Fades), la Banque islamique de développement (BID), le Fonds koweitien pour le développement économique arabe (FKDEA), la Banque africaine de développement (BAD) et la Japan Bank for international cooperation (JBIC). Le reste est couvert par les fonds propres et une contribution du Fonds Hassan II au capital d’ADM à hauteur de 1,5 milliard de DH. Selon cette société, des retombées importantes sont attendues sur les régions traversées, notamment pour le secteur touristique. D’une manière générale, elles présenteront une attractivité supplémentaire pour les investisseurs, sans parler de la réduction de presque la moitié du temps de liaison entre Agadir et Tanger et ses retombées sur les flux commerciaux avec l’Europe.
Fès-Oujda est l’axe le plus long du réseau national

Si l’autoroute Agadir-Marrakech va parachever la liaison autoroutière entre le centre-sud et le nord du pays, l’autoroute Fès-Oujda, d’une longueur de 320 km, va servir de véritable vecteur de désenclavement de l’Oriental. Ce nouvel axe est jugé aussi structurant eu égard aux projets de développement en cours de la région de l’Oriental.
Le projet comprend 10 échangeurs dont 6 entre Fès et Taza. La tâche est d’autant plus difficile que la région est dotée de nombreuses routes, deux voies ferrées (Fès-Oujda et Taourirt-Nador) en plus du gazoduc et d’autres contraintes liés aux réseaux de l’Office national de l’électricité (ONE) et de l’Office national de l’eau potable (ONEP). Le tracé de cette autoroute traverse aussi de nombreux cours d’eau, dont les plus importants sont l’oued Sebou et Moulouya. Une trentaine de viaducs d’une longueur totale de 7 kilomètres devront être construits ainsi que 7 passages inférieurs, 75 passages supérieurs en plus des ouvrages hydrauliques et des passerelles pour piétons.
Il s’agit de l’axe autoroutier le plus long jamais mis en chantier par ADM et qui devra être réalisé en un temps record, soit entre janvier 2007 et juin 2011. Pour ce faire, la construction est subdivisée en 18 lots dont 12 sont des sections autoroutières et 6 relatifs aux viaducs principaux. Chaque lot fait l’objet d’un contrat spécifique (voir schéma).
Là encore, le montant de l’investissement est très important, soit 10,8 milliards de DH dont 67,5% assurés par des emprunts concessionnels auprès du Fades, du Fkdea, du Fonds d’Abu Dhabi, de la BID, de la Banque européenne d’investissement (BEI) et du Fonds OPEP pour le développement international (OFID). Le Fonds Hassan II participe, toujours par le biais des augmentations de capital d’ADM, à hauteur de 2 milliards de DH.

Mohamed Moujahid
lavieeco.com