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Archive pour 25.1.2010
Maroc. Le bâtiment irait-il bien mieux que la promotion immobilière ? De quelle crise s’agit-il ?
25.1.2010 par admin.
Fin 2008 : La crise ne touchera pas le Maroc !
Courant 2009 : La crise n’a pas touché le Maroc !
2010 : La crise touchera-t-elle le Maroc ou de quelle crise serait atteint l’immobilier ?

Vous remarquerez qu’au Maroc l’on ne parle pas de problème du bâtiment, mais seulement du secteur immobilier. Si la crise ne touche pas le secteur selon les uns, ou très faiblement selon la position des moins écoutés dans ce secteur, ce n’est peut-être pas tant la crise effectivement qui serait seulement le problème de fond, mais éventuellement un manque de volonté de plus de transparence, comme le soulevait très diplomatiquement ou entre les lignes au nom de l’état mardi dernier, Mr Taoufiq Hjira Le ministre de l’Habitat.
Voir notre article : http://legroupement.com/2010/01/22/immobiler-au-maroc-ou-immobilisme-dun-marche-libre-que-la-volonte-soit-en-stand-by%e2%80%a6/
La crise n’aurait-elle pas été une meilleure réponse depuis septembre 2008 pour justifier une situation présente au Maroc ? Si beaucoup de pays dans le monde subissent effectivement la crise, commencée pour rappel par l’éclatement de la bulle immobilière mondiale, qu’en serait-il pour le Maroc ? Et si au Maroc effectivement, ce ne serait pas la crise qui toucherait la relance de ce secteur ou sa baisse, mais un facteur tout simplement économique interne par ce secteur lui-même ? Que nous réserve 2010 ? Des débats politiquement corrects entre Etat et principaux acteurs promoteurs afin de garder des positions communes sécuritaires, ou des divergences entre Ministre et sa représentante, ne changeront pas la situation du terrain pour les mois prochains.

Dans l’attente de la fin de 2010 ne faudrait-il pas rechercher ailleurs des solutions afin de construire son chez-soi sans y laisser les yeux de la tête et ceux de toute sa famille parfois ? C’est ce que font déjà 60% des gens qui construisent par eux-mêmes au Maroc pour précision. Le bâtiment va donc bien mieux que l’immobilier si l’on sait regarder dans la direction du juste prix comme les Marocains, c’est-à-dire la direction du Bâtiment. L’immobilier ne regarderait encore que du côté des étrangers et de ses marges bénéficiaires.
Une réunion et deux articles complémentaires ci-dessous. En attendant que la presse s’intéresse plus à ce que disent les gens sur le sujet et les vrais professionnels de terrain…
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http://www.yabiladi.com/article-economie-2268.html
Est-il possible de débattre plus de 2 heures durant sur un sujet d’actualité – en l’occurrence la conjoncture du secteur immobilier - sans apporter de visibilité (et de lisibilité), de contenu et de profondeur d’analyse ? A priori, c’est…possible. Mme Lahlou, directrice du pôle immobilier au ministère de l’habitat et à l’Aménagement du territoire, Noureddine Charkani, Dg de Wafa Immobilier et Jawad Ziyat, directeur général d’Addoha, le 1er groupe immobilier du pays, ont réussi cet exploit.

Etats des lieux, constats, théories, discours creux, vision restreinte,… ont été exprimés et étalés par les uns et par les autres. Toutes les questions que ce soit sur le plan de la pro activité ou dans le domaine du transfert de responsabilité ont été bottées en touche avec une aisance et une technicité déconcertantes.

A la question, quelle est la conjoncture du secteur ? Ils ont déclaré en chœur que le secteur connaît un «certain ralentissement mais que le terme de crise est inapproprié à la situation ». «Les indicateurs macroéconomiques ne sont pas au rouge. Il n’y a qu’à voir les encours de crédits, l’activité des cimenteries ou encore la production de logements», a affirmé Mme Lahlou.Une perception de la réalité que ne semble pas partager des acteurs du secteur. «Une ville comme Marrakech est en panne sèche. Au-delà des conséquences urbanistiques pour la ville, totalement défigurée, sans âme, dû à l’absence des services de l’Etat. Il y a des projets immobiliers à l’arrêt et d’autres à l’abandon. En outre, il faut savoir que l’Etat vient de prendre la décision de suspendre toute autorisation de projets immobiliers à Marrakech pour une durée de…20 ans. C’est dire l’ampleur de la situation», indique un promoteur immobilier.«Comment parler de crise alors que le déficit en logements s’élève à 1 millions d’unités?», lâche un des 3 intervenants. De qui parle-t-on ? Est-ce que le million de ménages (sur les 6 millions existants) a la capacité d’endettement suffisante pour accéder à la propriété ? Quel est le profil de cette population ? Est-elle éligible au crédit ?
Pis ? Cette catégorie de populations, particulièrement (très) vulnérable, a-t-elle les moyens de faire l’acquisition d’un bien immobilier à environ 300 000 dirhams TTC ? Y compris avec l’aide de l’Etat. Pas si sûr. A qui est réellement destinée cette mesure ?
Et dire que le logement social, pivot du secteur et moteur de croissance - il représente 60 % de l’activité global du secteur – bât de l’aile (voir article sur Yabiladi sur le logement social) depuis le printemps 2009. Et ce créneau n’est pas prêt de se relancer car peu de projets de construction de logements sociaux sont prévus en 2010.
Cela a poussé au réveil tardif de l’Etat qui a décidé d’introduire de nouvelles dispositions dans la cadre de le loi de Finances 2010. Et ceci après que Salaheddine Mezzouar, ministre de l’Economie et des Finances, ait déclaré, en octobre 2009, que «le secteur immobilier ne bénéficiera pas de dispositions particulières car le secteur se porte bien».
Certains observateurs avertis expliquent ce revirement de situation sur «instructions royales». Pour d’autres, c’est une démarche déguisée pour venir en aide au 1er groupe immobilier du pays, Addoha, en proie à des difficultés (trésorerie dans le rouge) et afin de réamorcer la pompe et donner un coup de fouet au marché. Où les deux à la fois ?
Autre «nouveauté» avec une décision prise au plus haut sommet de l’Etat et piloté par le ministère de l’Intérieur. Ainsi, l’Etat a décidé d’inverser la vapeur en se portant acquéreur de foncier…privé alors que la tendance était à son contraire avec des promoteurs privés en quête de foncier public.
L’objectif ? Mobiliser et libérer un maximum de foncier pour relancer le secteur et mettre un terme à la spéculation et à la folie des grandeurs. Une «opération» qui ne devrait pas manquer de faire grincer des dents…
Quant au fléau de la corruption, de plus en plus développé, du «noir», toujours aussi répandu, de villes sous équipées, de réseaux de transport inexistant, de communes totalement désemparées et impuissantes,…pas de réponses apportées par les orateurs du jour.
Si ce n’est la réponse de la représentante du ministère en charge de l’Habitat. «Le transport est une prérogative des communes, pas du ministère». Comme si elle ignorait l’état des finances des communes. Bel élan de responsabilité et de…solidarité.
Rachid Hallaouy
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Quelle perspective pour le secteur immobilier en 2010 ? : L’immobilier mal loti
L’immobilier au Maroc a-t-il été victime de la crise économique en 2009 ? Si crise il y a, continue-t-elle d’affecter le secteur ? Les promoteurs ont préféré parler de stabilisation ou encore de ralentissement mardi, lors d’un débat organisé par le Club Entreprendre, sur le thème “Quelle perspective pour le secteur immobilier en 2010 ?”.

L’année 2009 a été une année difficile pour le secteur de l’immobilier au Maroc ont fait savoir, mardi dernier, les promoteurs invités au débat organisé par le Club Entreprendre sur “Quelle perspective pour le secteur immobilier en 2010 ?”.La crise est-elle passée par là? Les promoteurs préfèrent plutôt parler de stabilisation du marché ou de ralentissement: “L’année 2009 a été marquée par une stabilisation du marché de l’immobilier et d’un attentisme de la part des promoteurs”, soutient Noureddine Charkani, directeur de Wafa immobilier. Toutefois, ajoute M. Charkani cet attentisme a révélé une réalité pour un segment de clients et de régions donnés.
“A Marrakech, il y a une crise dans le Haut de gamme, Tanger et Saïdia connaissent une crise dans le Haut standing et dans la zone El Jadida-Essaouira, le Balnéaire est aussi en crise”.
Noureddine Charkane, directeur de Wafa immobilier
Un avis que partage Jawad Ziyat, directeur du groupe Addoha, qui préfère évoquer non une crise générale, ni une stabilisation mais une “surchauffe” caractérisée par une augmentation de la demande solvable de biens de consommation plus rapide que l’accroissement de l’offre de ce produit pouvant entraîner l’inflation.
Le social sombre…L’économique sort du lotA l’en croire, “certains secteurs de l’immobilier sont en crise mais la demande est restée très forte dans le logement économique”.Un logement économique, pour lequel, “il faut faire la queue à Casablanca, Tanger, Rabat et Fès pour ce qui sera livré dans les deux ans à venir ”, conforte M. Charkane.Qu’en est-il alors du social? Mme Lahlou, responsable au ministère de l’Habitat, de l’urbanisme et de l’aménagement de l’espace affirme que “le logement social a connu une baisse de -30%, l’été dernier”. Et de préciser: “On n’est pas encore au rouge mais il faut reconnaître que l’immobilier est en ralentissement”.
Manque de liquiditésEst-ce alors parce que les banques ne prêtent plus parce qu’affectées par la crise économique? Les promoteurs réfutent de nouveau, chiffres à l’appui.
“Je ne connais pas un secteur sur lequel les banques ont plus misé que celui de l’immobilier acquéreur ”, soutient Noureddine Charkane de Wafa immobilier.
Entre 2008 et 2009 “l’encourt bancaire immobilier” pour les acquéreurs a connu une évolution de 11% passant d’environ 98 milliards de Dirhams à 100 milliards. Quant à “l’encours promoteur immobilier”, il est passé de 45 milliards en 2008 à 62,2 milliards en 2009, soit une évolution de 28%, affirme M. Charkani.Cependant, le directeur de Wafa immobilier relativise. Les banques commencent à accompagner et à orienter, lance-t-il. La cause: “Elles ont un problème de liquidités et de ce fait, elles sont de plus en plus regardantes”, confirme Jawad Ziyat du Groupe Addoha.Dans le même ordre d’idée, Mme Lahlou, responsable au ministère de l’Habitat, déplore le manque d’accompagnement bancaire dans l’auto construction -la construction qui se fait avec les propres moyens du propriétaire sans passer par un promoteur immobilier-, qui représenterait 60% de l’immobilier au Maroc.Crise dans le Haut standing, le Haut de gamme, le Balnéaire et le Social, l’immobilier au Maroc commence 2010 difficilement même si les promoteurs restent optimistes.A ces maux s’ajoute la frilosité des banquiers, outre l’attente du foncier dont l’octroi est bloqué par des démarches administratives lourdes.
Auteur : Kisito Ndour
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