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Archive pour 14.1.2010
Maroc-UE. Un partenariat en chiffres ou une aide pour une assistance à plus long terme ?
14.1.2010 par admin.
Maroc & France faisaient hier par l’histoire deux demi-frères, pas toujours en accord selon les situations, avant ou après l’indépendance. La grande sœur Europe est aujourd’hui bien présente. Si elle impose depuis à la France et à d’autres pays regroupés en son sein certaines obligations, avec quelques conséquences sur le peuple qui les subit sans plus de consultations préalables, peut-on dire que le Maroc n’en serait qu’à sa phase angélique pour l’instant ?





Certes, beaucoup ne voient dans le terme de développement que ce qui est de prime abord visible et plus intéressant au moment présent uniquement. Des routes nouvelles, des améliorations diverses, de la structuration administrative, qui perturbe de plus en plus une société plus habituée à l’informel qui répondait à chacun, sous réserve d’être plus rusé que l’autre, et demain un TGV, plus symbolique que des écoles ou des dispensaires encore attendus par beaucoup, ainsi que nombre de petites réponses qui apporteraient une nette amélioration des plus nombreux. Mais le social est pris en compte aussi désormais, du moins dans les textes et un début d’organisation. La presse nous sème régulièrement des chiffres qui, mis bout à bout, représentent des sommes colossales, pas seulement au Maroc mais aussi pour de nombreux Européens qui réclament de plus en plus d’aides, encore plus depuis la crise, où les plus petits attendent toujours, eux aussi. Ce n’est pas tant le positif qui serait à méditer, mais ce qui semble se dessiner de plus en plus qui fait que d’une dépendance “politique et militaire” hier, nombre de pays qui se développent entreraient dans une dépendance “économique et financière” bien plus maligne et sournoise. La vision à long terme étant moins celle des pays du continent que celle de l’occident, les exemples de pays ayant reçu des aides et des financements à rembourser ensuite, n’ont-ils pas été des exemples de soumission indirecte au dieu argent, dont les faux prophètes comptables venaient tous du nord ensuite ?
Peut-on dire que le genre humain entre indépendance et économie aurait en quelques décennies retrouvé ses notions plus humaines réelles d’aide ou de désintéressement ?

Maroc-UE au présent, pour quel coût pour le Maroc demain, très prochainement ? Qui sera ou qui, dès à présent, est le petit frère de la très grande sœur ? Le symbole de l’Europe reste “€” et non les étoiles. Les divers secteurs professionnels productifs commencent doucement à en ressentir des changements comme les pêcheurs marocains depuis le 1er janvier. Au jeu de l’argent, le plus riche est propriétaire de la banque…
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Le Maroc premier bénéficiaire des aides de l’Union Européenne

Le Maroc se classe à la première place des bénéficiaires des aides de l’Union européenne en 2009 avec plus de 290 millions d’euros. Ces financements ont été accordés dans le cadre du Programme indicatif national, PIN-Maroc, pour la période 2007-2010.
Hauts responsables de l’Union européenne et technocrates en poste à Bruxelles ne sont pas avares en compliments à l’égard du Maroc quand il s’agit d’apprécier ses réalisations par rapport à celles de leurs autres partenaires du pourtour méditerranéen. « Pays de référence », « situation d’avant-garde dans la sous région », « importantes avancées en matière de gouvernance et dans les domaines économique et social »…
Déjà, depuis 1970, les aides de l’UE au Maroc sont passées de 20 M€ par an à 230 M€ en 2008. Ces fonds avaient financé plusieurs projets de développement dans les domaines de l’énergie, l’eau, la santé, l’alphabétisation, l’administration et les infrastructures routières.
La Banque européenne d’investissement (BEI) s’est pour sa part engagée dans différents projets au Maroc pour un montant record de 540 millions d’euros. Ces aides ont bénéficié principalement à l’élargissement de l’autoroute Casablanca Rabat et au contournement de Rabat, au projet Renault à Tanger et au tramway de Rabat.
Rien que pour la période 2007-2010, il lui est alloué 654 millions d’euros (7,3 milliards de DH) au titre du programme indicatif national qui comprend cinq axes : secteur social (réduction de la pauvreté, alphabétisation, réforme de l’assurance maladie, santé…), droits de l’homme et gouvernance (appui au ministère de la Justice, droits de l’homme), renforcement institutionnel (réforme de l’administration publique, programme d’appui au plan d’action), modernisation économique (investissement et exportation des produits industriels, formation professionnelle, agriculture, amélioration des routes, énergie) et environnement (dépollution, traitement des déchets).
Le Maroc est le premier bénéficiaire des subventions européennes parmi les pays concernés par la politique du voisinage.
Et l’Europe dit même être prête à augmenter ses contributions. « Si un pays fait plus, nous en faisons plus, » a d’ailleurs déclaré Benita Ferrero-Waldner, commissaire pour les relations extérieures et la politique du voisinage.
Un espace économique commun
Ce sera sans doute le cas dans les prochaines années parce que les relations entre les deux parties ont franchi un nouveau palier avec le rang de ” statut avancé ” Depuis octobre 2008, le Maroc bénéficie en effet de ce statut avec l’Union européenne, se situant entre celui d’associé et de membre, se traduit par un raffermissement de la coopération à tous les niveaux.
Il est ainsi prévu la mise en place d’un espace économique commun, lequel exige une harmonisation des législations, la conclusion d’un accord de libre échange global, l’intensification de la coopération économique et sociale notamment dans un forum Maroc-UE ou encore la connexion du Royaume aux réseaux de transports et de communications européens.
L’accord sur le statut avancé constitue « une feuille de route » avec un ensemble de propositions dans les champs politique, humain et économique.
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