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Archive pour 13.1.2010
Location de voiture au Maroc. De la jungle des prix d’appel à la clairière des futurs professionnels très attendus.
13.1.2010 par admin.
“Ma petite entreprise… Connaît pas la crise…”

Le copié-collé est une pratique régulière, surtout dans l’entreprise. Il suffit qu’une possibilité arrive par un précurseur pour voir ensuite éclore au même endroit de jeunes pousses, au point de saturer certains secteurs où seuls les plus professionnels et sérieux pourront garder la tête hors de l’eau. Beaucoup arrivent ou reviennent au pays avec la même demande : ”Que puis-je créer au Maroc, je désire investir au pays…”. Mais peu arrivent en tant que génie ou professeur Tournesol avec de la réelle nouveauté inimitable afin de relancer l’industrie du pays pour le bien de tous.
Un exemple par les agences de location de voitures. Certes très utiles, notamment dans les villes où le touriste est attendu en masse. Si du côté des clients ceux-ci ont souvent l’impression réelle de tomber dans un panier de crabes, dans une jungle où il faut préalablement un peu de recherche et d’élagage à la machette afin de trouver le juste tarif, ou même dans la jungle virtuelle de la toile Internet, la démarche reste interpellante comme sur le terrain en entrant dans les agences. Pour le même véhicule dans la même catégorie, vous pouvez trouver un prix qui peut aller de 210 Dh à 650 Dh la journée. Les conditions d’exploitation d’une agence ne sont certes pas les mêmes qu’à l’étranger, où les pros ont des conditions possibles d’échange de leur parc chaque année afin de limiter les problèmes, au Maroc l’agence se doit d’acheter ses véhicules comptant, mais ceci explique-t-il tout pour justifier certains prix ?
Beaucoup d’étrangers en vacances expriment le fait que c’est aussi bien plus cher que chez eux… “Alicante 12 euros, Athènes 16 euros, Boston 22 euros, Dublin 12 euros, Lisbonne 14 euros, Los Angeles 14 euros, Malaga 11 euros, Miami 19 euros, Montréal 28 euros, Nice 25 euros, Rome 21 euros… (Prix de base)”
Beaucoup d’agences ne possèdent que quelques voitures et travaillent les unes avec les autres selon la demande, ce qui fait grimper le prix en multipliant les commissions. Attention aussi d’être garanti officiellement des bonnes conditions d’assurance déjà, tout n’étant pas très explicite dans ces agences, ni d’un service d’assistance réel en cas de panne mécanique. Celles qui tirent leur épingle du jeu ont déjà un parc moyen qui leur permet de faire des propositions plus raisonnables de prix, assorties d’un minimum de services attendus par le client. Ce secteur se structure, heureusement, le client s’y retrouvera désormais, les amateurs laisseront place de plus en plus aux vrais professionnels qui semblent s’organiser en voulant se protéger des autres, et qui demain obtiendront certainement des conditions favorables auprès des concessionnaires du pays.
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Se lancer dans la location de voitures, un business toujours rentable
Démarrer avec 10 voitures citadines peut rapporter jusqu’à 300 000 DH de bénéfice annuel avant impôts.
L’investissement reste accessible et le taux d’occupation des véhicules peut être élevé si l’on prospecte bien son marché.
Capital exigé, autorisations à obtenir, charges d’exploitation…, ce qu’il faut savoir.

Il y a des business que l’on croit saturés au vu du nombre d’opérateurs présents sur le marché, comme par exemple les cafés et les restaurants qu’on trouve presque à chaque coin de rue. Seulement, il existe quelques activités qui, malgré l’affluence des investisseurs ces dernières années, gardent toujours leur attrait. C’est le cas des agences de location de voiture de courte durée.
Ce secteur d’activité compte plus de 1 400 opérateurs, et les demandes d’autorisations pour ouvrir se font encore très nombreuses. On peut trouver des quartiers regroupant des dizaines d’agences de location, l’une à côté de l’autre. Et pourtant ça marche pour elles toutes. Même si la crise internationale, qui a limité les voyages touristiques et les déplacements professionnels, a eu un impact négatif sur la profession (10 à 15% de baisse d’activité au cours du premier semestre 2009), plusieurs loueurs de voitures assurent que les affaires marchent toujours. Un exemple concret : une agence de petite taille, qui dispose de 10 voitures -des compactes citadines- peut générer actuellement un chiffre d’affaires annuel de l’ordre de 720 000 DH et un bénéfice avant impôts d’au moins
300 000 DH et ce, pour un investissement initial de près de 750 000 DH.
La demande existe, il suffit d’avoir le sens du commercial
Cela dit, pour atteindre ce niveau d’activité et de rentabilité, l’affaire doit être montée en respectant les conditions réglementaires en vigueur. Son propriétaire doit aussi connaître toutes les ficelles du métier pour assurer un bon fonctionnement, et ne doit ménager aucun effort pour démarcher les clients.
Il faut d’abord savoir que le parc des voitures destinées à la location de courte durée au Maroc totalise aujourd’hui plus de 15 000 véhicules. Près de 500 000 locations ont été opérées en 2008, ce qui a généré un chiffre d’affaires de 2 milliards de DH, soit le double du volume d’activité réalisé en 2005.
Pour avoir sa part du gâteau quand on est une petite agence de location en démarrage, il faut de gros efforts de prospection et de démarchage. «J’ai ouvert ma société de location il y a un an et demi. Pour trouver des clients, j’ai d’abord utilisé mon propre carnet d’adresses et j’ai compté sur l’aide de ma famille et mes amis. Mais ce n’était pas suffisant et il m’a fallu emprunter tous les chemins qui ont un lien direct ou indirect avec ma profession», raconte le propriétaire d’une agence de location à Casablanca.
Pour dénicher des clients, qui sont principalement les touristes et les MRE, les loueurs de voitures s’allient en effet avec les hôtels, les agences de voyages, le personnel des aéroports ainsi que toute personne ou société qui opère dans les secteurs du tourisme et des transports, et vont jusqu’à leur proposer des commissions, par exemple de 50 DH sur chaque jour de location obtenu. Les propriétaires d’agences ciblent aussi les entreprises et les administrations, qui expriment souvent le besoin de louer des voitures, pour des courtes mais aussi pour de longues durées. Ils impriment et distribuent en plus des flyers pour toucher un plus large public, et n’hésitent pas à donner leurs cartes de visite à toute personne rencontrée. Et s’ils ont les moyens d’avoir un site Internet ils le font. Sinon, ils se rabattent quand même sur les réseaux sociaux, tels que Facebook, pour se faire connaître.
Une petite agence peut atteindre 20 jours de location par mois
En usant de tous ces moyens, une petite agence de 10 voitures peut avoir des locations pour 20 jours chaque mois, ce qui revient à un taux d’occupation assez bon de 66%», estime un professionnel. Avec un loyer moyen par jour et par véhicule de 300 DH, cela donne le chiffre d’affaires annuel de 720 000 DH.
Cette moyenne de 300 DH correspond au loyer d’une voiture compacte citadine, telle que la Kia Piccanto ou la Hyundai Atos. Les loueurs de voitures recommandent en effet, pour une nouvelle agence, de démarrer avec les petits véhicules qui sont très demandés par les clients, et de ne pas s’aventurer dès le départ en achetant des berlines chères ou des 4X4, surtout si le capital de démarrage n’est pas très important. Ces petites voitures sont louées à 250 DH en basse saison qui dure entre deux et trois mois, incluant Ramadan. Cela dit, ce loyer augmente à 350 DH voire à 400 DH en haute saison, notamment pendant les périodes de vacances et de fêtes. Et si vous disposez de berlines économiques telles que la Dacia Logan, sachez qu’elle peut être louée à 500 DH par jour en haute saison, le coffre étant un argument majeur pour justifier ce prix.
Un capital minimum de 500 000 DH est exigé lors de la constitution
Avant de parler de l’investissement et des charges liées à l’activité des agences de location, précisons d’abord les conditions de leur création.
Il faut savoir qu’il y a un cahier des charges élaboré en 1997 par le ministère de l’équipement et du transport qui réglemente la création des établissements de location de voitures sans chauffeur (www.mtpnet.gov.ma). Qu’il s’agisse de personne physique ou morale, la première condition est de disposer d’un capital minimum de 500 000 DH. «Cette somme correspond au montant hors taxe de cinq petites voitures d’une valeur unitaire de 100 000 DH», explique un loueur de voitures. Sachez que pendant les deux premières années, la loi permet aux loueurs de voitures de les acheter en HT.
Important : sans une attestation bancaire prouvant le blocage des 500 000 DH, il est en effet impossible de créer une société dont l’objet est la location de voitures ou, pour une personne physique, de demander directement l’autorisation d’exercer.
En plus de cette exigence financière, il faut constituer un dossier auprès de la direction des transports contenant plusieurs documents dont une demande sur papier libre, un extrait d’acte de naissance, une copie de la CIN, un extrait du casier judiciaire et une copie de l’attestation du niveau scolaire. En effet, pour pouvoir ouvrir une agence de location, il faut être titulaire d’un bac+2 ou, à défaut, présenter une attestation prouvant une expérience d’au moins quatre ans dans le domaine de la location.
En constituant ce dossier, un accord de principe est délivré par le ministère instantanément. Il faut ensuite monter un autre dossier, dit «d’exécution», dans un délai maximum d’un an, pour obtenir la décision d’exploitation. Il doit contenir une copie du registre de commerce, les attestations d’inscription aux impôts et à la CNSS, un plan des locaux destinés à l’exploitation (locaux soumis à conditions, voir cahier des charges) et des documents justifiant la disponibilité d’au moins cinq véhicules neufs.
L’autorisation définitive ne se fait pas attendre plus d’une quinzaine de jours. Une fois obtenue, il reste un dernier document : l’autorisation de circulation des véhicules, délivrée par la même direction des transports.
Le montant des investissements nécessaires pour une agence de location avec 10 voitures citadines s’élève à près de 750 000 DH. Les cinq premiers véhicules, nécessaires à l’obtention de l’autorisation définitive, doivent être acquis en fonds propres, car aucune société de crédit n’accepte de financer des véhicules destinés à la location sans que le propriétaire de l’agence ne dispose au préalable de la dite autorisation. Les cinq autres peuvent, elles, être achetées à crédit. «Les sociétés de financement peuvent accorder des prêts allant jusqu’à 70% du prix hors taxe du véhicule. Cela dit, elles limitent la durée des crédits à 36 mois», affirme une agence à Rabat. A cet investissement
(5 voitures à 100 000 DH chacune et 5 autres avec un apport personnel unitaire de 30 000 DH) s’ajoutent les frais de démarrage et les dépenses d’équipement des locaux que nous avons fixés dans notre exemple à 100 000 DH.
Pour un prêt auto de 70 000 DH sur 36 mois, la mensualité du crédit pour chaque véhicule s’élève à 2 000 DH, soit une charge annuelle de 120 000 DH pour les 5 voitures acquises à crédit. A cela s’ajoutent plusieurs dépenses comme le loyer des locaux, l’entretien des véhicules (estimé par les professionnels à une moyenne de 500 DH par mois et par véhicule), les salaires d’une assistante et d’un responsable du parc (qui s’occupe des mises à disposition des véhicules, de leur récupération, de leur contrôle avant et après, de leur entretien…), les frais des vignettes auto, les frais divers (eau, électricité, téléphone…), et bien entendu les primes d’assurance (voir tableau ci-haut pour plus de détails). Notons à ce titre que les assureurs n’acceptent plus de couvrir en tous risques les voitures destinées à la location. Les seules couvertures qu’ils accordent sont la responsabilité civile, le vol et l’incendie. Dans ces conditions, les loueurs de voitures exigent automatiquement des clients le dépôt, en chèque ou en espèce, d’une caution d’un montant allant de 7 000 à 20 000 DH, selon le véhicule.
Après déduction de toutes ces charges, les gains avant impôts et amortissement sur 10 véhicules peuvent s’élever à plus de 300 000 DH. Un bénéfice important pour un investissement peu élevé. Cela dit, il faut prévoir les sommes nécessaires aux renouvellements de véhicules après une durée d’utilisation de cinq ans (maximum réglementaire). Mais sachez à ce titre que les loueurs de voiture financent ces renouvellements par la revente des anciens à l’échéance des crédits (après 3 ou 4 ans), et peuvent même dégager des surplus importants (20 000 à 30 000 DH) qui viennent doper le bénéfice global.
Restriction : Le capital minimum risque d’augmenter à 1 MDH
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