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Longue vie au Maroc, mais l’administration veille sur ses retraités expatriés français qui ne meurent plus…

La durée de vie est de plus en plus longue pour les Français, mais certains arriveraient encore à prolonger celle des morts par le jeu de la distance dans une partie désormais perdue avec les administrations.

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Après les assurances chômage payées pendant des années à quelques filous Français et Marocains qui se partageaient entre les deux pays, la triche demeure un jeu international et n’aurait pas d’arrêt par la retraite officielle.

Mais les caisses de retraite françaises contrôlent depuis un moment plus sérieusement. L’accroissement du nombre de retraités qui s’expatrient dès leur libération de l’usine ou du bureau commence à interpeller les autorités qui recherchent toutes solutions pour ne pas perdre, plutôt que pour gagner plus ou retenir au pays.

Vraisemblablement, c’est le nombre des émigrants français, quittant le pays des droits de l’homme pour des motifs économiques, qui interpellera de plus en plus nos administrations françaises et donc l’état. A voir le nombre grandissant de Français recherchant le soleil avec un bonus nommé “pouvoir d’achat”, mot magique promis sous le gouvernement de Mr Sarkosy et qui aurait pris le chemin inverse attendu par tous quand la crise fut venue, les comptables de Bercy se rendent bien compte que cela aura un impact sérieux dans l’enveloppe budgétaire annuelle des prochaines années.

 Nos “très chers” retraités qui peuvent encore se réjouir d’avoir une retraite digne, qui quittent le pays pour dépenser leur argent ou pour investir ailleurs, représentent une enveloppe désormais importante pour le bilan comptable de la France, au bénéfice direct du Maroc, qui propose quasiment des conditions fiscales dignes de certains paradis fiscaux pour cette catégorie de Français. Car en fin de compte, vivre dans deux pays ou s’expatrier est désormais une solution de gestion individuelle nouvelle.

Le retraité Français sera-t-il un jour coté à la bourse de Casa et de Paris ?

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Vers un renforcement des contrôles pour les retraités Français vivant à l’étranger

Un article publié le 13 janvier 2010 dans le quotidien Le Parisien-Aujourd’hui, indique que le gouvernement de François Fillon travaille au «renforcement des mesures «antifraudes» en matière de retraite des Français résidant à l’étranger».


Selon cet article, afin de traquer les « fraudeurs », ceux qui « oublient » de déclarer la mort d’un parent afin de continuer à percevoir sa pension après sa disparition, le gouvernement envisage de renforcer les contrôles…Un million de retraités vivent actuellement à l’étranger. Soit en Europe, soit dans le reste du monde. Ce qui représente tout de même trois milliards d’euros de retraite à payer par an. Afin de s’assurer que cet argent est bien versé à des retraités effectivement toujours en vie, le gouvernement travaille à renforcer les mesures de vérification.Actuellement, les retraités doivent déjà fournir à leur caisse de retraite –au moins une fois par an- un « certificat de vie » tamponné par les autorités locales. En l’absence de ce justificatif, le versement de la pension est tout simplement suspendu. Mais à terme, le quotidien explique que « les consulats pourraient (…) demander aux caisses de retraite locales du pays de résidence d’enquêter sur la situation des expatriés français ».   http://www.senioractu.com/Vers-un-renforcement-des-controles-pour-les-retraites-Francais-vivant-a-l-etranger_a11923.html?preaction=nl&id=700854&idnl=61698&14 Janvier 2010

Maroc ou banlieue industrielle de l’Europe ? Quel score équitable pour demain ?

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Les affaires s’inscrivent dans une vision économique et financière, mais pour les états elles s’inscrivent aussi dans une stratégie interne de développement. Le Maroc en est un exemple depuis plus de dix ans, par les transformations engendrées qui n’échappent à personne. La position géographique du Maroc, comme porte de l’Europe dans un sens et porte vers l’Afrique dans l’autre est un atout de changement, mais si l’un recherche de nouveaux marchés pour son bouquet de fleurs bleues et jaunes, l’unique rose rouge et verte pourra-t-elle faire face seule et s’imposer demain dans des décisions diplomatiques à finalité économique ? L’Europe permet au Maroc de répondre à des impératifs présents pour assurer l’emploi de masse par exemple en jouant le rôle de sous-traitant, mais quel est ou quel sera le prix pour le pays dans quelques années ? Les pays pourvoyeurs de main-d’œuvre bon marché par rapport aux salaires européens maîtrisent-ils quoi à long terme, quand, en quelques années, une usine peut se délocaliser ou quand maintenant les clients n’ont qu’à se retourner vers d’autres fournisseurs sans bouger de leur bureau ?

Les pays qui se développent seront-ils demain les banlieues industrielles de l’occident ?

A quand une vision industrielle personnelle de développement qui fera de l’économie du pays une valeur marocaine ? La DACIA, petite voiture de base du peuple ne signifie pas encore “Volkswagen” ou voiture nationale du peuple. A quand la “MACIAS” qui envahirait le marché du pays et de l’Europe ensuite, comme la TATA de l’Inde qui arrive ?

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L’investissement des particuliers jusqu’aux plus gros actionnaires marocains ne viserait que l’immobilier et l’acte d’achat et de revente de biens, ne ciblant qu’une plus-value personnelle à très court terme. Alors n’y aurait-il pas des ingénieurs au Maroc qui attendraient des aides et une volonté en ce sens pour servir en finalité leur pays ? La mondialisation se limiterait-elle à dépendre des autres, ou de savoir prendre l’exemple et le savoir des autres, pour montrer à un moment que l’on sait faire aussi bien que les autres chez soi ?

Certes il y a beaucoup de choses à faire dans un pays en plein développement, mais ne faut-il pas parfois prendre un peu de recul, avant, pour rester maître dans son système, sa culture, ses valeurs, après ?

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http://www.usinenouvelle.com/article/l-europe-peut-gagner-en-competitivite-grace-au-maroc.N125380

“L’Europe peut gagner en compétitivité grâce au Maroc”

A l’occasion de la seconde édition du salon AeroExpo de Marrakech, Ahmed Reda Chami, le ministre marocain de l’Industrie, du Commerce et des Nouvelles Technologies explique les ambitions de son pays dans le secteur aéronautique et dévoile son dispositif pour accélérer l’implantation d’entreprises européennes au Maroc.

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Usinouvelle.com : Le Maroc et l’Europe ont selon vous tout intérêt à renforcer leurs liens industriels. Pourquoi ?


Ahmed Reda Chami : 
Il suffit de s’inspirer de ce qui se passe entre les Etats-Unis et le Mexique. Le Mexique sert de plate-forme industrielle aux Etats-Unis et cette collaboration donne plus de compétitivité à l’ensemble. De même, l’Europe peut gagner en compétitivité grâce au Maroc. De par sa position géographique stratégique, le Maroc est un pont entre l’Europe et l’Afrique. Nous offrons aussi un environnement favorable pour accompagner les entreprises : notre processus démocratique est maintenant largement engagé et notre environnement juridique protège les investissements industriels. Notre bonne santé économique est également un atout. L’an dernier, le Maroc a enregistré un excédent budgétaire et le pays devrait connaître une croissance globale supérieure à 4% cette année.Alors que le salon AeroExpo tient sa seconde édition, comment se porte l’industrie marocaine aéronautique?
Ces dernières années, le secteur aéronautique avait cru de 25% par an. Avec la crise, la croissance n’a été que de 10% l’an dernier et devrait être nulle en 2010. Nous tablons sur une reprise à partir de 2011. Le tissu industriel n’a cessé de s’étoffer. 80% des entreprises qui sont installées sont arrivées depuis 2000. L’aéronautique fait partie des sept secteurs industriels identifiés par le Maroc comme stratégique. Ce secteur emploie 7000 personnes pour un chiffre d’affaires réalisé à l’export de 700 millions d’euros. Notre objectif est de créer 15 000 postes supplémentaires entre 2009 et 2015.
Quels sont les segments d’activité ciblés par le Maroc?
Toutes les productions n’ont pas vocation à être sous-traitées. Les entreprises sous-traiteront en fonction du faible caractère stratégique de leur production et du potentiel de réduction des coûts lié à une production en pays low-cost. A partir de là, nous développons donc notre offre de sous-traitance en fonction de nos points forts : proximité géographique et culturelle, coût de la main d’œuvre… Ainsi, nous nous positionnons fortement sur la fabrication de pièces composites. Leur process de fabrication rappelle ceux du tissage, et la main d’œuvre compte jusqu’à 45 % dans la structure de coût. Le câblage est aussi un axe fort de développement : 70 % du câblage de l’A350 (le futur avion d’Airbus) sera réalisé au Maroc. Comme filières et métiers stratégiques, nous avons également identifié la maintenance, l’usinage et l’assemblage de pièces de moteurs…

Les coûts de mains d’œuvre font-ils la différence ?
Globalement, uns sous-traitance au Maroc peut apporter un gain en compétitivité de l’ordre de 30 %. Cela tient pour beaucoup au coût de la main d’œuvre (le Smic au Maroc est de 170 euros pour 44 heures hebdomadaires, ndlr). Une de nos simulations montre qu’une entreprise de 480 personnes du Sud de l’Europe qui s’installerait au Maroc verrait sa masse salariale charges comprises, passer de 30,6 millions d’euros à 12,6 millions d’euros par an. En prenant en compte les exonérations fiscales et les coûts logistiques, l’économie annuelle atteint 19,5 millions d’euros.

Toutefois, la recherche d’un personnel compétent reste problématique…
Nous accélérons fortement notre plan de formation pour résoudre cette demande des entreprises. D’une part, en finançant une partie de la formation des employés, que ce soit de la formation initiale ou continue. Cela peut représenter 1 400 euros pour un opérateur et 3 600 euros pour un cadre. D’autre part, nous inaugurons l’institut des métiers de l’aéronautique qui aura une capacité de former 800 personnes par an. L’Etat le financera, les industriels piloteront son fonctionnement.

Quelles sont vos dernières initiatives pour séduire les industriels ?
Le port de Tanger Méditerranée est un atout. Ses capacités de transport vont passer de 3 millions de containers à 8 millions d’ici 2012. Un industriel peut charger les pièces dans les camions vendredi soir, et dès lundi matin, elles seront dans la chaîne de production. Enfin, nous proposons une fiscalité avantageuse. Les entreprises qui s’installent au Maroc ne paieront pas d’impôts les cinq premières années.

Propos recueillis par Hassan Meddah

Le Maroc TELQUEL ou l’Absurdistan ? Ou “Miroir, mon beau miroir, dis-moi que je suis le plus beau pays du monde…”

 Le plus beau pays du monde vu par ses intellectuels.

“…Une analyse crue, sans concession, salutaire – à lire d’urgence…”

C’est ce  que dit cet article sociologique mais brut de terrain disons, laissant ensuite la place à Karim SMAIL, autre personnage qui aime avec objectivité lui aussi son pays. Donc plutôt qu’une nouvelle analyse sociologique sur cela, je ferai court ce jour si ce n’est de dire “NO COMMENT…”

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http://www.telquel-online.com/407/index_407.shtml

Maroc. Bienvenue en Absurdistan

 

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Une fois n’est pas coutume : le dossier que TelQuel vous propose cette semaine n’est ni une enquête journalistique, ni un reportage de terrain. Il s’agit plutôt d’un cri – celui d’un intellectuel marocain brillant mais méconnu, qui assume pleinement sa subjectivité.Avec sa raison mais surtout avec ses tripes, Lahcen Berkou dénonce “les turpitudes et les contradictions d’une société marocaine à la dérive”, devenue “une jungle livrée à la loi du plus fort, où l’individualisme s’est incrusté avec cette violence qui caractérise la prédation”. Aux nantis obsédés par “la frime”, les couches populaires “opposent sans complexe une anarchie désarmante, écho de la Siba de naguère”. Quant aux “contraintes liées à l’exercice du droit et des libertés”, chacun, riche ou pauvre, s’évertue à s’en exonérer, ajoutant à “la raison du plus fort” celle… du plus malin.
 

Une analyse crue, sans concession, salutaire – à lire d’urgence.

La société marocaine a la certitude de s’être définitivement installée dans la modernité. Une “modernité” visible, évidente, nous répète-t-on. La pensée commune s’entête et l’affirme comme allant de soi. Certes, on voit bien que la classe moyenne accède de plus en plus à la consommation des biens d’équipement moderne. Mais il est faux d’établir, de fait, une adéquation entre l’appropriation de ces “signes” et la revendication de la modernité. Le pas serait abusif.

La modernité, cette illusion
En réalité, la modernité ne se dévoile pas sur les murs et les enseignes. Elle ne se rencontre pas dans les parcs, les supermarchés et les réseaux autoroutiers. Pas plus qu’elle ne se laisse réduire aux artefacts de la consommation, aussi moderne soit-elle. Non. La modernité se donne à lire dans l’aptitude à une bonne et authentique gouvernance, au niveau politique. Elle s’appréhende dans les capacités d’une société à se construire un espace de citoyenneté qui met en scène l’individu souverain dans ses actes et dans ses engagements, quand ils sont gouvernés par la raison et affranchis de toute transcendance. La raison confère à l’individu sa pleine liberté de citoyen qu’il exerce en convoquant, dans l’exercice de la liberté, l’expérience des limites qu’elle lui impose.
On ne conçoit pas une liberté qui nie celle des autres ou qui la contrarie. C’est un lieu commun. La liberté est un continuum où les contiguïtés de ses représentations et de sa pratique édifient un espace civique où s’assument les droits et les devoirs inhérents au principe de responsabilité citoyenne. Penser son individualité et faire valoir sa liberté, c’est assurément une façon de se tourner vers la modernité.
Les sociétés traditionnelles revendiquent, certes, les mêmes caractères “d’individualité” et de “liberté”. Mais en les “diluant” dans et pour la pérennité du groupe. Par ailleurs, ces sociétés règlent leur présent sur l’invocation de leur passé. Leur présent n’est alors qu’une contextualisation figée de leur passé, à travers les rites, les coutumes et les traditions intériorisées.
C’est que la modernité n’est pas donnée une fois pour toute. Elle ne connaît pas l’immuable. Elle admet ; elle appelle les ruptures. On n’est pas installé dans la modernité quand le poids, les lourdeurs du passé gèrent le présent et l’avenir. La modernité est un projet d’émancipation sociale, sans cesse renouvelé. Un projet inachevé, qui a le mérite d’inciter à une constante remise en question de soi, des normes et des valeurs sociales. Entrer dans la modernité, c’est tout simplement vivre avec son temps.

L’espace public, ce bien commun
De tout temps, les sociétés humaines ont œuvré, chacune dans sa singularité, à l’édification d’un espace public, enjeu de leur cohésion sociale. Des grottes du néolithique aux steppes de l’Asie centrale, des savanes africaines à la place de mai en Argentine, en passant par l’Agora des Grecs, les sociétés humaines, selon leur génie, ont construit leur espace public, en y privilégiant une aire de pratiques et de représentations visant à une régulation des mœurs et des conduites des groupes sociaux.
Les Grecs, bien évidemment, ont marqué l’histoire universelle. On a davantage retenu l’Agora que le baobab ou l’arbre à palabres des sociétés africaines traditionnelles. Le modèle grec a inspiré l’espace social de l’Europe, comme il lui a fourni les fondements de ses démocraties, politiquement parlant.
La structuration de l’espace public en tant que champ de l’agir individuel et collectif est consubstantielle des enjeux de société qu’il porte et incarne. Un espace régi par des velléités coercitives inhibe les réseaux d’interactions des hommes, leur volonté, leur liberté. Il force à une crispation des mentalités. Un tel espace de “forclusion” génère de la violence, intériorisée ou flagrante, parce que les hommes ne s’y reconnaissent pas, ne le reconnaissent pas comme “un bien commun”, selon l’expression d’Aristote.
L’espace marocain, quant à lui, ne souffre plus de ces coercitions d’antan. Mais il continue de porter les stigmates d’un régime défunt. Il peine à se libérer de lui-même. Enchaîné aux réflexes de survie, il manifeste encore les turpitudes et les contradictions d’une société à la dérive. Il est loin d’avoir atteint un semblant de citoyenneté. C’est bien un espace public, comme une jungle est une jungle. L’individualisme s’y est incrusté avec cette violence qui caractérise la prédation. Le fort y est fort, le faible y est faible. Les deux y sont liés par ce fatal attrait du prédateur pour sa proie.
Livré à la raison du plus fort, notre espace public prédispose à une mentalité agressive du “bec et de la griffe”, selon la formule de Jean-Marie Pelt (La raison du plus faible, Ed. Fayard, 2009). Le principe qui régit les relations individuelles se résumerait dans ce mot d’ordre, résonance d’un écho primitif, forgé par le même Pelt : “Mangez-vous les uns les autres”. On serait en peine de déceler, à l’intérieur de cet espace, la figure du citoyen responsable, respectueux de lui-même, des autres et du bien commun.
Le paradoxe de l’espace public marocain, c’est qu’il se réclame d’un changement longtemps espéré, enfin advenu, en même temps qu’il mobilise et convoque, pour son fonctionnement, des attributs de stéréotypies de comportements et de conduites archaïques ou anachroniques. Le changement n’est que représentation de façade, les mentalités demeurent les mêmes, au point qu’il n’est pas abusif de penser que l’espace public est gangrené par cette contradiction : changer pour rester le même ou rester le même dans le changement. Une quadrature du cercle. L’espace public marocain a sa propre grammaire. Il s’y pratique une conjugaison rigide de l’un sans les autres, sans le tout.

Classe moyenne, parlons-en
La classe moyenne, aux contours encore indéfinis au Maroc, aime bien afficher son statut et ses privilèges, légitimes et prétendus comme tels, toujours de manière ostentatoire et souvent vulgaire. Elle ne semble pas avoir fait sien l’adage de prudence : “Pour vivre heureux, vivons cachés”. Attitude de classe et de parvenus en mal de reconnaissance, qui aspire à un double effet de distanciation et de proximité. Au premier est dévolu le rôle de maintenir et d’accentuer les écarts symboliques de classe en déployant des attributs matériels réputés hors d’atteinte des couches sociales à revenus faibles. Au second est affectée l’ambition d’affirmer la maîtrise des codes sociaux des classes dirigeantes détentrices des modèles dominants du marché symbolique du pouvoir.
Obnubilée par son désir d’assimilation, la classe moyenne pèche par excès de zèle, adopte puis adapte, dans leur forme caricaturale, les traits distinctifs convoités. La voiture en est un exemple emblématique parce qu’elle permet, grâce à son rayon d’action, à sa visibilité, une meilleure diffusion des manières et des manies qui font sa marque de fabrique, son “appellation d’origine contrôlée”. La classe moyenne n’a pas l’âme écologique. Les pays industrialisés portent leurs efforts sur la réduction de l’effet de serre qui hypothèque l’avenir de la planète. En matière automobile, les constructeurs ont opté pour des véhicules à faible consommation d’énergie, sous la pression de l’opinion publique avertie et des courants du développement durable. La classe moyenne marocaine, elle, affectionne et collectionne les marques cotées, en particulier les “quat’quat”, gourmands et polluants. Qu’à cela ne tienne, la parade n’a pas de prix. Il s’agit de montrer les accessoires fétiches d’une proximité au pouvoir central. Et, comme deux précautions valent mieux qu’une, un soin particulier est apporté au choix de la couleur des véhicules. Qui a dit que le noir n’est pas une couleur ? Si, si ! Celle des cortèges royaux, des officiels, des habitués des méchouars, ou des cabinets occultes. En un mot, du Pouvoir. C’est bien de cela qu’il s’agit. La classe moyenne entend bien faire savoir qu’elle a du pouvoir. Le pouvoir d’achat n’est qu’anecdotique pour elle, même si elle tire le diable par la queue, comme tout le monde, dans le secret des découverts bancaires ou des crédits à répétition.
Donner le change est le mode opératoire de cette élite. Tout est dans une représentation théâtrale, tragi-comique. Cet habitus est poussé dans son expression la plus caricaturale, grossière, chez certains qui jettent leur dévolu sur une marque précise. Ils commandent, quand ils n’exigent pas de leur vendeur ou de leur concessionnaire, que leur BMW ou leur Mercedes satisfasse à ces impératifs : teinte noire métallisée, vitres teintées et plaque minéralogique de RABAT. Ces détails ne sont pas anodins, tant ils signifient socialement une démarche puérile et agressive. Puérile parce qu’elle procède d’une mystification propre à faire croire, en en exhibant quelques oripeaux, quelques artifices, à une appartenance au sérail du Palais royal. Agressive car elle marque une stratégie d’intimidation et de violence symbolique, déployée comme mode de neutralisation des identités des classes déshéritées ou de leurs prétentions à la modernité.

Caste, frime et Siba
La classe moyenne négocie tout le temps sa contiguïté avec le pouvoir central. Elle tire de ses tentatives et de ses réussites en la matière (si tant est que l’on puisse parler de réussite) des avantages certains qu’elle expose avec la vanité et l’orgueil morbides qui siéent aux arrivistes, affairistes, carriéristes, opportunistes et suppôts de tout poil. Le credo de cette nouvelle “caste” est des plus simples : montrer ce qu’elle a et se montrer telle qu’elle n’est pas. Digne héritière du machiavélisme, elle se nourrit du cynisme de cette doctrine, en irrigue la pensée commune et affecte les comportements sociaux dans leur globalité. Toute fin justifie tous les moyens : tel est le levier de la machinerie, voire de la machination, mis en œuvre.
En se prévalant, à la fois de ce qu’elle ne peut être (réellement au cœur du pouvoir) et de ce qu’elle représente objectivement, la classe moyenne s’enferme sur elle-même, joue des coudes, inlassablement, pour s’assurer une respectabilité de façade, se tailler une portion gourmande de privilèges usurpés, par le biais du clientélisme, des passe-droits. Le tout pour parachever, en un mot, l’impunité, l’intouchabilité derrière lesquelles elle court et s’affaire. Ce modus operandi n’a d’autre raison que de se soustraire aux lois et règlements bafoués avec la plus grande négligence, la plus condamnable des légèretés. L’idée, aussi saugrenue soit-elle mais très largement partagée, c’est que les lois et les règlements ne sont faits que pour les va-nu-pieds, les enturbannés, les voilées ou les crânes rasés. La classe moyenne ne s’applique qu’une seule règle : se jouer de toutes les règles avec, en prime, une tendance à en jouer, à frimer de tous les feux.
A ce jeu-là, elle aura réussi à enflammer le pays. Le feu couve partout. Et personne n’est disposé à jouer les pompiers. Pas même les supposés “va-nu-pieds”, ébouriffés de misère intellectuelle et morale. Dans leur frénésie à imiter tout et n’importe quoi, ils en font trop et exagèrent, dans leurs pratiques sociales, dans leurs représentations, dans leurs désirs, le cycle de reproduction des modèles des nantis. C’est ce que les sociolinguistes appellent un phénomène d’hypercorrection. Eux aussi friment, de rien, pour rien. Ils “se la jouent”, comme on dit vulgairement. Ils jouent si bien qu’ils rendent leur pièce aux nantis de tout bord, et leur dament même parfois le pion. Et pas qu’aux nantis, Eux aussi ont mis le pays sous coupe réglée. Ils ne négocient pas leur impunité dans les salons privés ou sous les lambris des grands ministères. Le moqaddem, le chaouch, le khalifa ou même le Si An-Naïb (le député du coin) sont leurs alliés, leurs acolytes. C’est qu’ils ont le bras long, eux aussi. Il ne faut pas croire. Selon eux aussi, les lois sont faites pour les autres, mais surtout pas pour eux. Ils sont au-dessus et ils payent pour ça. Demandez au gendarme ou au policier qui se pointent, comme des métronomes, le 5 du mois, ou le 15, au rond-point ou au virage le plus vicieux, pour arrondir leurs fins de mois. Il faut bien qu’ils vivent, eux aussi. Ce ne sont pas des chiens, même s’ils mènent une vie de chien et que tout les enrage. Eux aussi !
Il faut comprendre tout ce monde, même si tout le monde ne comprend rien à tout cela.

Le temps de la télé-modernité
La “modernité”, tous y tiennent, vent debout. Nos concitoyens se sont affranchis des couscoussiers qui pullulaient sur leurs terrasses il y a une vingtaine d’années, aujourd’hui remplacés par les paraboles. Et les images de la télévision ont radicalement transformé leur univers social, violemment perturbé leurs représentations du monde. Leur monde n’est plus au coin de chaque rue. Il est médiatisé au travers des spots publicitaires venus d’ailleurs, qui vantent l’ailleurs, ses temples de consommation et leur démesure. La modernité sur laquelle fantasment les déshérités est une coquille évidée qui n’a aucun sens dans un espace social alourdi par des archaïsmes tenaces, rebelles aux changements structurels. Leur modernité est factice, corrompue et dévoyée. Elle est “attrapée” comme des benêts attraperaient des mouches avec du vinaigre, de loin. Leur modernité, saisie par la lucarne des téléviseurs, n’est qu’une “télé-modernité”.
Les déshérités livrent bataille aux cols blancs, aux mains sales, aux nantis, sur les marges de l’espace social. Mais les uns comme les autres participent à la décomposition de ce qui ronge le pays : les mentalités, en tout point rétrogrades et violentes. Personne ne s’enhardit à trancher net avec ses réflexes, ses habitudes qui oblitèrent et condamnent les voies vers une authentique modernité. A la frime, les couches populaires opposent, sans concession, sans complexe, une anarchie désarmante (naguère dénommée, en dialectal, Siba). Le mot d’ordre est simple : se sortir de toute situation, en y mettant le prix le plus insignifiant et par des détours qui ne s’embarrassent pas de scrupules. Tout est interprété puis transformé, c’est-à-dire dénaturé, pourvu que soient satisfaits les petites affaires du sordide quotidien, les petits intérêts mesquins. Le feu rouge n’est rouge que si l’on veut qu’il soit rouge ; quant au vert, il est totalement inutile, redondant, en l’occurrence, dans cette logique. Les “deux roues” ont bien un casque, mais il trône sur le guidon, quand il ne sert tout bonnement pas de panier à légumes. Les jeunes s’amusent à narguer les voitures et la mort, en décrivant, au beau milieu de la chaussée, des ronds de vélo ou des huit hasardeux, sans aucun souci. Inutile de les rabrouer, ils recommenceront quelques mètres plus loin, en vous gratifiant de quelques insanités du cru.
Notre espace public échappe donc à la raison. En tout cas, à une raison reconnaissable. Chacun s’évertue à s’exonérer des contraintes liées à l’exercice du droit et des libertés. L’Etat et ses instances garantissent, en théorie, ce que le sociologue Jean-Daniel Raynaud appelle le contrôle formel, à travers lequel il applique des “sanctions institutionnalisées”. En pratique, force est de constater que l’Etat est bien en peine d’exercer son contrôle social, handicapé par son corps gangrené (la dépravation constatée chez les auxiliaires de police et de justice, les agents de la fonction publique). Le phénomène est d’ampleur. Au point que l’Etat, comme la société, débordé, tétanisé dans son impuissance à l’enrayer, s’accommode de toutes les formes de déviance. L’absence de l’Etat ou sa démission n’est pas sans conséquence. Elle favorise l’intrusion, dans le champ du contrôle social informel (les interactions de la vie quotidienne), de voix nouvelles qui s’autorisent de nouveaux discours, revendiquent et imposent un autre paradigme de légitimité : le paradigme religieux comme alternative au désordre social. Ses injonctions d’un autre temps ruinent la crédibilité largement entamée de l’Etat et de ses efforts pour inscrire la société marocaine dans son projet d’émancipation et d’éligibilité à la modernité.
Faire du neuf avec du vieux Aidé par les slogans vides qui lui tiennent lieu de vecteur, le discours religieux, ou faussement religieux, compromet toute velléité de consensus dans le processus de légitimation de la modernité. La mobilisation autour du “dissensus” auquel ce discours appelle trouve écho dans les couches les plus perméables à un certain islamisme rampant, parfois radical.
L’islamisation de l’espace public avance à marche forcée et l’on ne compte plus les véhicules qui arborent, sur leur pare-brise arrière, des versets du Coran invitant à “ne pas oublier d’invoquer Allah”. Le salut résiderait dans cette ultime et suprême invocation qui prémunirait de tout et de tous. Mais si, d’aventure, elle venait à ne pas suffire, des calligraphes anonymes ne manqueraient pas, pour vous conseiller, pour votre salut, en toutes circonstances et en dernier ressort, de vous en remettre à “Dieu, clément et miséricordieux”. Le credo ne date pas d’aujourd’hui.
La faillite du politique et les nouveaux dérèglements sociaux ont laissé le champ libre aux spéculations les plus douteuses sur la puissance du religieux, seul à même de rétablir la paix sociale, en moralisant les mœurs et en retournant aux fondamentaux de l’islam. Une entreprise anachronique et passéiste qui trouve entrepreneurs nouveaux et relais efficaces.
Faire du neuf avec du vieux, pourquoi pas, si nous ne savons pas y faire avec le neuf ou s’il n’est pas taillé pour nous. Seulement voilà, les “entrepreneurs de morale”, selon l’expression du sociologue Howard Becker, tentent d’imposer de nouvelles normes de conduite dans lesquelles s’inscrivent, comme en négatif, tous les travers, toutes les déviances. Les versets du Coran couvrent les pare-brise des véhicules et appellent à la moralisation forcée des comportements et des mœurs. Mais ceux qui participent à ce mode de diffusion ne sont pas les moins portés sur les incivilités et les dérogations aux règles de sécurité et de courtoisie de la route. Les voitures s’improvisent en minbars et en tribunes pour la prédication et le prosélytisme. Elles servent de relais à une violente croisade qui fait fi des libertés publiques ou des règlementations de la voie publique.
S’en remettre à Dieu à chaque transgression, c’est se retirer du monde en se mettant en marge des institutions des hommes, en négligeant de contribuer à consolider les prémices d’une modernité fragile qui peine à affirmer sa rationalité. Il n’est pas sûr que les nouveaux entrepreneurs aient pris toute la mesure de ces enjeux. Et il est permis de douter de leur volonté d’y souscrire. Le sort des hommes ne les intéresse pas. Ce qui les motive est de l’ordre du divin, transcendant tout. L’au-delà est leur seul enjeu. La société, ses hommes, ses règles et ses lois sont relégués au second plan de leurs préoccupations.

Sisyphe, version marocaine
Ces postures de repli ne portent pas à la grandeur tant elles cultivent les paradoxes et réduisent les atouts de la modernité. Les mosquées, lieu de leur prédilection, ne désemplissent jamais. Elles débordent jusque sur la voie publique et dérèglent la circulation. Bousculer l’ordre profane pour que s’épanouisse le sacré, là réside le sens de cet activisme moralisateur. Là se lisent tous les désordres. Il n’y aurait rien à redire si tout cela donnait à observer dans le tissu social quelque effet de rectitude morale ou de redressement des comportements déviants. Il n’en est rien. Toutes proportions gardées, l’afflux vers les mosquées n’est que l’occasion d’une cérémonie pénitentielle au cours de laquelle chacun vient trouver absolution à ses péchés. Les mosquées semblent coupées des réalités sociales dont, naguère, elles ont fait leur pain quotidien. Leur emprise, en tout cas, sur l’hypocrisie générale est amoindrie. Tous les enturbannés, les barbus ou les imberbes qui se déversent sur les trottoirs, après les prières, oublient allègrement sermons, versets et hadiths pour se remettre à cracher à vos pieds, multiplier les jurons, etc. Ils sont prêts à refaire le plein des incivilités, des entorses à la loi, des manquements aux devoirs, en attendant le prochain office du vendredi saint qui les lavera, de nouveau, bien blancs. Le mythe de Sisyphe version moderne, et marocaine, en quelque sorte. Absurde.
Les Marocains cultivent le paradoxe. Les désordres qu’ils produisent dans leur espace ne sont jamais perçus comme la conséquence des dérives et des manquements de chacun. La responsabilité est rejetée sur les “autres”, entité diffuse et anonyme. “L’enfer, c’est les autres”, comme l’écrivait Jean-Paul Sartre.

Les incertitudes de la transition
Que les Marocains s’accablent de violentes invectives, est le signe que la société ne s’est pas libérée des brutalités et des exactions d’hier. L’enfer, assurément, est partout. Il provient de loin. De l’histoire récente du pays, de ses années dites de “plomb” qui ont creusé le lit de tous ces dérèglements dont les mentalités portent toujours les stigmates.
Peut-être faudra-t-il accepter l’idée que ces bouleversements soient naturellement inhérents à toute transition. Et peut-être nous est-il permis de nourrir quelque espoir de ne pas voir le pays sombrer dans le déclin…

Tendance. “Vive le roi, Vive le Je !”
Nul doute que l’avènement de Mohammed VI aura débridé les esprits longtemps aliénés, réhabilité la parole injustement confisquée, fait éclater nombre de tabous. L’évènement est d’importance. Mais, comme la boîte de Pandore, il n’aura pas répandu que des bienfaits. Il aura provoqué, dans son sillage, ce que les stratèges, d’un euphémisme douteux, ont nommé “des dégâts collatéraux”. Recouvrant leur liberté, les Marocains, encore maladroits dans le délicat exercice des libertés auquel ils ne se sont pas préparés, ont versé dans tous les excès. Désormais, la liberté est perçue comme un sauf-conduit pour toute forme de débordement. Le Marocain, hier séquestré dans le noir obscur, revendique, tapageur et forcené, un individualisme tenace et démesuré, violemment aveuglé par le nouvel éclat. Rien ne doit plus pouvoir contrarier ce que le Marocain découvre avec délectation : sa liberté, cette faculté non monnayable qui l’autorise à braver tout et tout le monde. Le bon sens a abdiqué devant une telle conquête. Et, tandis que certains caciques de l’ancien régime rasent les murs, le Marocain, exultant, crie sur les abords du cortège royal « Vive le Roi », pensant secrètement, bravache : « Vive le JE ». L’espoir d’une conscience collective de ce que devrait être “le bien commun” s’en est trouvé davantage fragilisé, le cédant à un ego surdimensionné, source des convulsions qui secouent l’espace marocain. “C’est mon droit”, “J’ai le droit”, “Je fais ce que je veux, où je veux, comme je veux, quand je veux” est le nouveau paradigme, la nouvelle ossature qui charpente cette forme de pensée unique, anarchique, et structure les comportements déviants qui lui sont sous-jacents. La morale s’emballe dans les remous de cette frénésie de l’affirmation du Moi qui évacue de ses impératifs les contraintes (devoirs et obligations) inhérentes au principe supérieur de responsabilité.

Système D. La loi du plus débrouillard
On peut dire qu’une frange non négligeable de Marocains a acquis le réflexe de “se débrouiller” avec ce qui la gêne. Elle ne s’en débarrasse pas. Elle s’en accommode moyennant quelques arrangements complices et corrompus. La débrouillardise est érigée en valeur cardinale qui gouverne ses intentions comme ses projets, ses actes comme la mentalité qui les anime. Tout nous gêne. Les lois, les règlements, les devoirs, les engagements, le respect des autres et de l’espace social, le présent et l’avenir. La modernité, sans lendemains, est jetée en pâture aux appétits les plus immédiats. La corruption est logée dans l’œil du policier qui vous toise, raide et faussement débonnaire. Elle est lovée, comme une verrue, dans la main moite et avide de l’infirmier, du moqaddem, du caïd, etc. La moralité est saignée de partout. Le mal enfièvre le pays tout entier.
Alors on redouble d’adresse pour se mettre à l’abri de ce que dit le droit. Les uns comme les autres se constituent carnets d’adresses et réseaux d’intermédiaires occultes. Les uns et les autres valent ce que valent leurs protecteurs. La loi ne vaut rien, elle. Les passe-droits, le clientélisme, ont raison d’elle.

Réflexe. La peur du flic, mode d’emploi
Ailleurs, dans les démocraties, la peur du flic ou du gendarme traduit la peur des citoyens de contrevenir au droit et donc de se voir infliger de justes sanctions. Elle exprime aussi l’intransigeance des représentants de la loi qui ont mission de l’appliquer équitablement et avec rigueur. Leur honnêteté, leur civisme engagent ceux des autres citoyens.
Le Marocain, lui aussi, a peur du policier. Mais son civisme et sa citoyenneté sont enfouis au fond de sa poche où il tente de dégoter quelques pièces pour le policier qui l’attend, au même endroit. Il ne se soucie guère de vérifier s’il emporte avec lui les papiers de son véhicule. Dieu l’accompagnera de toute façon dès l’instant où il mettra les pieds dehors. Et la modernité, dans tout cela ? Casse-tête, trop compliqué, un truc venu d’ailleurs, de l’Occident, quelque chose de dangereux, attentatoire à l’authenticité.
Pour leur part, le policier et le gendarme font une lecture sémiologique tronquée de leurs instruments de travail. Le radar portatif est leur filet, une machine à sous dont chaque prise équivaut à une jubilation. Dommage parce que le radar, c’est tellement plus, autre chose. Porté par un agent assermenté, il garantit l’autorité de l’Etat en rappelant toute sa rigueur objective à tout contrevenant. Et assure, surtout, la sécurité des usagers de la route. Les contrôles auxquels ceux-ci sont soumis doivent logiquement les inciter au respect de toutes les dispositions légales. C’est ainsi que s’appréhende, dans sa simplicité, le sens “dénotatif” lié au terme radar. Son contenu “connotatif” est plus étoffé : respect des lois, de la liberté d’autrui, sens des responsabilités, civisme, courtoisie, autant de traits auxquels renvoient les fonctions attachées au radar et qui balisent, par leur observance stricte, le chemin de la citoyenneté. Chez nous, en “Absurdistan”, nous sommes bien entendu loin de tout cela.

Automobilistes, piétons… Société à irresponsabilité illimitée
L’espace public a ses règles. Celles du vivre ensemble, celles d’une bienséance, d’un savoir-vivre. C’est ce socle qui fonde la garantie d’un espace civique, stable, gage d’une société apaisée digne avec ses hommes, à leur tour dignes de cet espace. Au Maroc, cette réciprocité s’avère un leurre, à l’examen des occurrences suivantes :

1 Inutile de rouler en voiture en respectant la limitation de vitesse. Vous essuieriez les foudres de tous les usagers de la route.

2 Ne vous croyez pas en sécurité si vous gardez votre droite. On viendra vous doubler à votre extrême droite, pour se rabattre devant vous. Un bras d’honneur sera votre lot, si vous protestez derrière votre vitre.

3 Ne vous avisez pas d’essayer de traverser la chaussée, si vous êtes piéton. On ne vous laissera pas passer et vous vous entendrez traiter de tous les noms d’oiseaux.

4 Ne croyez pas que la ligne continue vous garantit la vie. Vous êtes doublé par des véhicules qui chevauchent allègrement la ligne continue. Et dans les deux sens : derrière vous et en face de vous.

5 Ne vous placez pas derrière un véhicule arrêté à un Stop. Vous perdriez votre temps. Le gars, confortablement installé dans son 4X4, a arrêté le moteur de son véhicule. Lunettes noires, costume trois pièces, manifestement bronzé aux UV, il téléphone. Il vous foudroie du regard le plus méprisant et continue son manège, sans état d’âme.

6 Ne levez jamais les yeux au ciel quand vous déambulez en ville. L’asphalte, aussi bien que les trottoirs, sont souillés de crachats et de glaires peu ragoûtants.

7 Ne cherchez pas le sens de la queue dans une banque, une administration ou chez un commerçant. Il n’y en a pas. La file n’existe pas. Elle n’est pas en profondeur. Elle s’étale sur toute la largeur du comptoir. On pousse des coudes ; on passe au-dessus de vous des documents, des chèques, pour vous voler votre tour.

8 Ne vous étonnez pas de voir un flic chaleureusement entouré du contrevenant, de son copain et de ses cousins. Les flics adorent le contact humain. Les contrevenants aiment se frotter, de très près, aux flics. Les flics, c’est connu, ce sont des gentils, même flanqués de leurs radars, postés au bout d’interminables avenues où ils semblent attendre d’autres cousins, d’autres meilleures grivoiseries.

9 Si vous ne démarrez pas au quart de tour, au feu vert, les autres vous aboient dessus, en lâchant sur vous leurs klaxons rugissants. C’est que le Marocain est pressé. Il n’a pas de temps à perdre. Il participe au développement du pays.

10 Ne croyez pas qu’un sens unique (panneau d’interdiction) vous garantit la libre circulation. Le gars que vous rencontrerez, remontant le sens interdit, ne vous laissera pas le passage. Il est pressé et n’a pas le temps de faire le pâté de maison. Alors, il économise son temps, en coupant au plus court. Il est prêt à tout. Gare au gourdin que beaucoup de Marocains planquent dans leurs voitures.La liste de ces dysfonctionnements et de ces manquements est longue, malheureusement. Ce corpus suffit pour illustrer l’étendue du désastre. La vague d’incivilités ne semble épargner personne. S’il se trouve quelques-uns à s’émouvoir de ce fléau, rares sont ceux qui joignent les actes à la parole. L’indignation n’est pas un sentiment partagé. Comment pourrait-il en être autrement du moment que l’outrecuidance, la déviance, le système D, l’obséquiosité, la corruption, sont des traits largement diffusés dans les esprits, profondément intériorisés ? Un tel espace public est de toute évidence malade de lui-même. L’impuissance à juguler cette hémorragie des normes et des valeurs morales atteste bien que le mal est profond.
Comment expliquer ce désordre, ce chaos ?
 

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http://www.emarrakech.info/Maroc-la-verite-qui-derange_a15361.html

Maroc : la vérité qui dérange

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Sommes-nous sublimés par nous-mêmes ? Ou nous voyons-nous sur un miroir qui nous ment ?

Vous ne m’en voulez pas si mes propos sont directs et frontaux. Je veux que vous sachiez bien que si je parle ainsi de mon pays, c’est parce que je l’aime et cet amour est indescriptible et indéfinissable car je n’ai pas l’âme d’un poète qui sait mieux que moi extérioriser ses émotions.J’ai choisi ce titre, ce n’est pas pour ennuyer ou déranger quiconque bien au contraire, je voudrais juste rapporter une vérité sur qui sommes-nous en réalité ? Certains qui ont vu le film d’Al Gore La Vérité qui dérange ont pu remarquer sûrement à la fin du film que la vérité du réchauffement de la planète est un fait avéré. La question qui se pose est est-ce que le poids de ce titre traduit effectivement la préoccupation de la population de la planète ? Ma réponse est non parce qu’en ce moment la majeure partie de la population de la planète, environ 80 %, est plutôt préoccupée par le réchauffement du prix du pétrole et son impact sur le réchauffement des prix des produits de première nécessité dont ils ont besoin au quotidien. Ceci n’enlève pas le caractère sérieux de la problématique du réchauffement de la planète, mais l’enrichissement des spéculateurs au détriment de la population de la Terre me paraît beaucoup plus sérieux que le réchauffement climatique.Certaines ou certains Marocains sont sublimés par eux-mêmes
J’ai envie d’utiliser une autre métaphore qui illustre bien qui nous sommes en réalité, mais je n’ai trouvé que celle-là : nous ressemblons terriblement à quelqu’un qui croit dur comme le fer qu’il est beau, mais en réalité il ne l’est pas. Sûrement que ce quelqu’un, il faut lui recommander de changer son miroir ou l’enlever carrément de chez lui parce que lui raconte n’importe quoi. Probablement cette vérité, ça va choquer quelques-uns, mais hélas il n’y en a pas d’autres. La seule et l’unique que j’estime à même de coller à notre vérité, c’est celle-là. Cette vérité qui dérange, mais c’est la seule à mes yeux palpable et quantifiable. La question de croire ou de ne pas croire à cette métaphore, ça n’a pas beaucoup d’importance. Par contre la question jusqu’à quand on va continuer à faire confiance au fameux miroir qui voile la vraie réalité de notre face et en consolide en conséquence l’idée que nous sommes sublimés par nous-mêmes :).
 
•    Tu rigoles.
•    Oui, mais tu veux que je fasse quoi m’a-t-il répondu le sublimé par lui-même.
•    T’as raison, continue à rigoler et on verra qui va rigoler le dernier.
Maintenant, je vais décliner les chiffres qui font tourner la tête. Ce sont des chiffres que j’ai pioché dans ce rapport et on va voir qui rira le dernier :

1. Les perspectives de développement humain : Nous sommes au 126e rang juste devant le Soudan. Tous les pays arabes sont devant nous à des années-lumière. Quant au niveau de l’enseignement, on est pratiquement le dernier de la classe. A tire indicatif, la Namibie nous devance largement au niveau du développement humain, ça ressemble à une grosse blague, mais ce que je suis en train de rapporter, hélas, c’est la vérité. Le rapport révèle que ce classement nous permet de nous rapprocher des pays « à faible développement humain ». Quelle honte !!

2. Les perspectives de développement social A ce niveau, aucun organe marocain ou aucun plan de développement social n’a convaincu les experts de PNUD des « progrès effectifs ». Par contre, nous n’avons pas honte de ne faire valoir que les plans. Les experts internationaux n’ont rien à faire des signaux. Ils ne croient qu’aux faits et les résultats calamiteux. Visiblement, on est atteint du syndrome de la Coupe du monde. On veut tout organiser et tout édifier sur la base des maquettes. Apparemment, on est plus champion du monde dans le jeu des maquettes qu’autre chose.

3. Les perspectives de l’éducation et de l’enseignement Puisque les indices de développement humain ont atteint le sommet de la médiocrité, je vous laisse deviner le niveau de l’éducation et de l’enseignement. Faute de paraître cynique aux yeux de certains, je vous laisse méditer ces chiffres. En fait, jusque-là, je ne fais que rapporter des faits quantifiables et les qualifier à leur juste valeur. Ce qui fait le plus défaut dans notre tissu social, ce sont les indicateurs de l’éducation et l’enseignement. A la fin de l’année 2005, le Maroc affiche un taux d’alphabétisation des adultes :
•    52 % d’alphabétisation des adultes ;
•    58 % un niveau de scolarisation combiné (primaire, secondaire, universitaire).
Notre pays fait moins bien que l’Ouganda, le Kenya ou même Madagascar. Encore quelle honte… !

4. Autres perspectives La liste est longue si je décline tous les chiffres et indicateurs qui attestent que la gestion des pouvoirs publics est en plein délire. Si nous n’avions pas atteint une espérance de vie de 70,4 ans et un PIB par habitant de 4,555 $, notre classement aurait été bien pire. Toujours est-il que ces deux résultats restent bien loin de ceux de l’Algérie, la Tunisie ou même le Gabon. Des pays comme l’Egypte ou la Syrie se rapprochent des niveaux de PIB/hab du Maroc, mais le devancent de loin dans le classement global, grâce à de bons indicateurs d’enseignement.
Où l’engrenage fait défaut ?
A la lumière des indicateurs précités, il y a matière de se poser des questions sur la fiabilité des stratégies de développement social au Maroc si elles existent bel et bien.
Tous les projets initiés depuis 2005 dans le cadre de l’INDH « l’Initiative nationale pour le développement humain » partout au Maroc n’ont permis de relever qu’il y a une amélioration tangible de la population nécessiteuse. Il faut attendre le rapport DH de l’année prochaine pour évaluer les mesures de cette initiative. Les premières enquêtes font état de dysfonctionnement qui paralyse gravement l’atteinte des objectifs.
Quant à l’enseignement, les indicateurs ne risquent pas de s’améliorer. Les opérateurs font état d’une aggravation sérieuse du secteur surtout au niveau de son infrastructure et de ses ressources humaines ainsi qu’une dégradation des conditions d’enseignement, notamment dans le monde rural. L’insuffisance dans ce secteur qui a été annoncé par des instances suprêmes et compte tenu de ces éléments, le score du Maroc ne risque pas de s’améliorer dans les prochaines années.
Constat fait, le Maroc est mauvais élève en termes de développement humain et social. Les experts du PNUD sont unanimes sur ce point et ont sûrement dû remarquer les inégalités incontestables entre les riches et les pauvres. Les signes de pauvreté et de précarité sont toujours aussi saillants et visibles que ce soit dans le milieu rural ou dans les espaces urbains comme les grandes agglomérations. Pourtant les organismes internationaux ne cessent de ressasser cette remarque qui n’a pas besoin d’expertise pour être signalée.
Des centaines de solutions ont été avancées pour garantir le minimum vital en termes de qualité de vie pour les plus démunis. Mais il semble que les responsables régionaux n’ont pas encore la volonté de passer à l’action. Résultat des courses : un résultat humiliant qui ne peut être que nuisible sur l’attractivité du Maroc pour les investissements étrangers.Pendant que le Maroc recule, ses concurrents directs progressent à grands pas. Le Gabon, qui était classé juste devant nous il y a deux ans, grimpe désormais à la 119e place. Au niveau du monde arabe, il n’y a que la Mauritanie, le Yémen et le Soudan que nous arrivons à devancer. Toujours pas de quoi pavoiser.
A tire de rappel, je donne quelques chiffres concernant le classement des pays européens par le PNUD.
On voit d’après ce classement que les pays scandinaves confirment leurs réputations en matière de qualité de vie. Les pays fortement industrialisés sont loin de donner le bon exemple en développement humain, mais on trouve des raisons valables du pourquoi de cette négligence dans ce domaine.
Climat des affaires
Le rapport de WWF, « World Economic Forum », souligne que l’accès au financement, la bureaucratie gouvernementale mal organisée et la corruption sont les facteurs les plus problématiques pour faire des affaires dans les pays africains en général et les pays de l’Afrique du Nord en particulier. Sur ce registre, l’Algérie détient le score de la négligence. Le document cite aussi la fiscalité, les taxes de régulation, une main-d’œuvre non qualifiée, une réglementation de travail restrictive, l’instabilité politique entrave la bonne marche du train de développement. Le rapport fait état de ce classement.

Conclusion

En fin un classement au milieu de peloton, ce n’est pas réjouissant, mais c’est déjà ça de gagné. Pour consolider cette bonne note, je tire la conclusion suivante : ce ne sont pas les ressources qui font défaut au Maroc, c’est plutôt le mode de gouvernance qui piétine. Il est à noter qu’il y a eu des grandes réformes au Maroc, chose qu’il faut bien saluer, mais, au niveau des mécanismes des répartitions des richesses et la bonne délégation des responsabilités, les organes compétents doivent revoir leurs copies.

A suivre…  

Karim Smail

Agadir: Duel au quartier Founty entre administration et promoteurs touristiques.

Mais que se passe-t-il à Founty City ? Le SMIT de Wesson dégaine devant les frères RIPT…

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Founty, pour les non initiés, est une zone d’Agadir où culminent non pas les plateaux rocheux mais les principaux grands hôtels d’Agadir-City. Zone encore semi-désertique par endroits, où entre deux enseignes lumineuses seuls les cactus résident, et où parfois quelques chercheurs de terrains tenteraient encore d’y trouver en vain les quelques m² pour poser leurs vieux jours, voire leur Saloon… Inutile, la zone est minée par un prix du m² qui rebute les Indiens de passage. Les promoteurs touristiques de la famille RIPT le savent bien puisqu’ils ont acheté il y a quelques années au prix “subventionné” de 400 dh le m². Sans se soucier des vents de crise venus de l’occident avec le temps qui leur donnent d’autres idées que des lits à la journée ou la semaine. L’époque du tourisme serait devenue une vision secondaire désormais pour ces promoteurs du tourisme et ils lorgneraient eux aussi sur la promotion pure, la vraie, celle qui répondrait plus aux résidents qu’aux voyageurs de passage. Confondraient-ils lits dans un hôtel et lits dans un appartement ?

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De l’immobilier en étage sur un terrain à 400 dh le m² en pleine zone centrée et touristique ferait rire d’office tous les coyotes du désert plus habitués à d’autres tarifs quand il s’agit de construire au plus proche de la Banque et du Saloon d’Agadir-City. L’affaire fera-t-elle appel au Sheriff et ensuite au Juge pour faire respecter le contrat passé… ou le secteur du tourisme n’intéresserait-il plus les professionnels du secteur et le jeu serait-il moins payant désormais ?  La suite au prochain album …

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http://www.agadirinou.com/modules/news/article.php?storyid=5196

· Les promoteurs de la zone veulent du RIPT
· Le département du Tourisme pas favorable au concept

LE modèle de développement Ript (Résidence Immobilière de Promotion Touristique) donne de l’élan aux promoteurs du Founty. Depuis la promulgation de la loi n°01-07 édictant les mesures particulières relatives aux Ript, plusieurs propriétaires de parcelles touristiques dans le quartier Founty ont exprimé le souhait de réaliser leur projet dans ce cadre. Mais jusqu’à présent le ministère du Tourisme ne semble pas favorable à leur désidérata.Pour un représentant de la Société marocaine d’ingénierie touristique (Smit), la vocation des lots en question, destinés à l’aménagement de résidences hôtelières a été précisée, lors de l’achat, aux promoteurs du foncier. «Les terrains vendus à 400 DH environ le m² ont été subventionnés dans ce sens», indique un institutionnel. Mais les investisseurs insistent pour un changement de destination du foncier. Certains membres de l’entité ont déposé pour instruction des dossiers de demande d’autorisation de construire. La réponse du département du Tourisme à ces demandeurs rappelle que conformément au plan d’aménagement en vigueur les lots en question se situent dans la zone hôtelière de la station balnéaire d’Agadir.Pour le ministère, la loi n° 01-07 vise à donner une vocation touristique aux lits immobiliers à réaliser dans les zones touristiques de manière à contribuer au développement des flux touristiques. Le département de tutelle souligne, par ailleurs, que le texte de loi a pour objectif de convertir les structures immobilières existantes en capacités d’hébergement commercial.En clair, la zone hôtelière du Founty n’est pas concernée par les dispositions de la loi. Les propriétaires des résidences hôtelières en activité soutiennent que ‘’oui’’. ‘’Le deuxième alinéa de l’article 25 de la loi 01-07 est clair à ce sujet’’, avance un intéressé. Le texte de loi dispose en effet que «Les résidences hôtelières classées en application de la loi précitée n° 61-00 peuvent, sur autorisation de l’administration, être converties en résidences immobilières de promotion touristique….». Aussi les propriétaires des résidences hôtelières en activité dans le Founty considèrent qu’ils sont dans leur droit de décrocher l’autorisation du ministère du Tourisme à partir du moment où ils remplissent les conditions énoncées dans la loi. Pour les promoteurs qui n’ont pas encore valorisé, ils veulent un accord de principe du département de tutelle avant de se lancer dans des investissements. Et ils n’en démordent pas. Il semble donc que le dernier mot concernant ce dossier n’est pas encore donné, surtout que la valorisation de la zone est à la traîne.

Malika ALAMI
L’économiste

Maroc et retraités Français, 6 mois et 1 jour en France ou au Maroc ? Une question de fiscalité à mettre au point.

Vous entendrez tout et donc rien sur la question fiscale si vous êtes retraité, notamment qu’au Maroc vous paierez 80% d’impôts de moins. Oui mais, attention…!

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Ne pas confondre impôt sur les revenus ou votre retraite mensuelle avec le reste d’un éventuel patrimoine. Ce qui fait qu’une catégorie de retraités Français et Européens préfèrent passer plus de six mois et 1 jour de l’année au Maroc, voire l’année complète, et d’autres choisir l’inverse en France, afin de calculer au mieux, plutôt au “moins” leur imposition globale. La catégorie des plus nantis qui débarquaient au Maroc ces dernières années n’est plus la même maintenant, elle cherche davantage le pouvoir d’achat que la résidence secondaire éloignée. Les promoteurs dans l’immobilier s’orientent désormais vers l’étranger retraité social que l’étranger tout court. La catégorie des retraités qui assument leur quotidien ordinaire sur la seule base du versement de leur retraite était souvent hier, et de plus en plus désormais, des résidents à long terme ou annuels au Maroc, certains ayant revendu leur logement en France ou rendu leur location afin de rester locataire ou de nouveau propriétaire fixe au Maroc. Avoir un portefeuille immobilier en Europe ou des valeurs mobilières, tout en vivant à l’étranger, réclame donc plus de calculs et des choix autres, voire du conseil patrimonial. Une activité de plus en plus présente d’ailleurs, nécessaire avant tout choix. Ne vous lancez pas sur ce que vous entendrez ou lirez sur de nombreux forums d’échanges sur la toile Internet, chaque cas est particulier, surtout par le fait que les conseilleurs ne sont jamais les payeurs et que chacun se garde bien de dévoiler en ce domaine ouvertement le contenu exact de sa caissette…

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http://www.moneyweek.fr/patrimoine/02654/retraite-maroc-fiscalite.html

Retraite au Maroc : miracle ou mirage ?

Par Anne Michel, 22 janvier 2010

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Vous rêvez d’une retraite digne de ce nom ? Légitime. Et si, en plus du soleil, vous pouviez réduire votre facture fiscale les pieds dans l’eau, vous ne diriez pas non. Alors, pourquoi ne pas émigrer au Maroc ? A trois heures de vol de Paris, ce pays est accessible autant en terme de langue que de culture.

La vie y est moins chère que sur la Côte d’Azur (on trouve de belles villas marocaines, les ryads, dès 200 000 euros). Surtout, le gouvernement marocain – avide de devises étrangères – drague les retraités étrangers, via une fiscalité très privilégiée. Si l’offre est tentante, puisqu’elle permet de réduire près de la moitié sa facture fiscale, quelques pièges subsistent…

Moins 50% sur sa facture fiscale
Premier point positif, l’impôt sur le revenu bénéficie de deux avantages cumulatifs : un abattement de 40% sur la pension retraite et une réduction de 80% sur l’impôt restant dû. “Ainsi, un célibataire gagnant 36 000 euros annuel payera 1 399 euros d’impôts sur le revenu, contre 5 098 euros s’il était resté en France. Son taux moyen d’imposition s’abaisse alors de 14,2 à 3,89% de ses revenus”, calcule Fabrice Coletto-Labatte, consultant juridique en fiscalité patrimoniale1.

Attention, ce dispositif ne s’applique qu’aux pensions de retraite perçues depuis la France. Si vous gardez un appartement à Lyon et que vous le louez à l’année, ces revenus fonciers sont soumis à l’imposition française. Cela, même si vous les rapatriez sur un compte marocain. Qui plus est, la France dispose du droit de globaliser le montant de vos revenus français, mais aussi de ceux rapatriés au Maroc, afin d’en déduire le taux d’imposition.

Pas d’ISF, mais des droits de succession
Vous serez également gagnant sur l’ISF (impôt sur la fortune) puisque la convention fiscale internationale franco-marocaine n’intègre pas cet impôt dans son champ d’application et que le Maroc ne le connaît pas. Les biens situés sur ce sol ou les sommes placées sur un compte local n’entrent pas dans le calcul de l’assiette ISF.

Qui plus est, en raison de l’article 885 L du Code des impôts français, l’ISF ne frappe pas les placements financiers sur les comptes des non-résidents ouverts en France. Une aubaine. En revanche, vous restez redevable de cet impôt sur tous les biens immobiliers situés dans l’Hexagone.

Enfin, le résident marocain qui hérite d’une personne étrangère au Royaume n’est pas soumis aux droits de succession. Intéressant, même si dans le cas des retraités, cette disposition ne sera pas d’une grande utilité. Plus fréquent, en effet, est le cas du retraité qui transmet à ses enfants.

Or, dans ce sens, l’exonération est loin d’être automatique : “Si l’héritier est résident fiscal français au jour de la transmission et qu’il en a été de même pendant au moins six ans (de façon continue ou discontinue) durant les dix années précédant celle où il reçoit les biens, les droits de mutation à titre gratuit sont dus en France sur l’ensemble des biens transmis, que ces biens soient situés en France ou au Maroc”, précise Wilfried Le Bihan, avocat spécialisé au bureau CMS Francis Lefebvre Maroc.

Donc, à moins que vos enfants soient délocalisés au Maroc durant au moins six ans sur les dix dernières, ils restent redevables des droits de succession français.

Des infrastructures médicales sommaires
Quant aux prélèvements sociaux appliqués sur option aux “délocalisés”, ils sont moindres que ceux dus par le contribuable domicilié en France. “Dans l’exemple précédent (revenus annuels de 36 000 euros), en ajoutant IR et prélèvements sociaux, le taux de prélèvement obligatoire sera de 7,97% des pensions, contre 21,92% pour le contribuable resté en France”, calcule Fabrice Coletto-Labatte.

Evidemment, abandonner totalement la couverture assurance maladie n’est pas très prudent ; notre interlocuteur conseille de cotiser à l’assurance maladie française sur option. Le surcoût serait alors de 3,2 à 4,2% du montant de la retraite, amenant le niveau global des prélèvements sociaux à un taux trois fois moindre qu’en France.

Attention, même bien remboursé, vous ne bénéficierez pas, au Maroc, du niveau d’infra structures médicales français : selon les statistiques de l’Organisation mondiale de la santé, le Maroc compte sept fois moins de médecins par habitant que la France. Ce qui peut s’avérer problématique.

Un rapatriement des capitaux laborieux
Les avantages d’une délocalisation au Maroc ont donc leurs limites. Surtout, de vraies difficultés apparaissent lorsqu’il faut rebrousser chemin, direction la France. Vous ne pourrez pas récupérer immédiatement l’intégralité de l’épargne issue de vos retraites. Ne peut être rapatrié le jour du départ que l’équivalent de 30 000 DMA (2 649 euros) par année entière de résidence au Maroc.

Le solde est obligatoirement immobilisé sur un compte à terme marocain et vous ne le récupérerez que par tranche d’un quart sur les quatre années suivantes. “Une donnée très insécurisante alors qu’en cas de faillite bancaire, la loi marocaine ne prévoit qu’une indemnisation de 50 000 DMA maximum par déposant”, souligne Fabrice Coletto-Labatte. C’est-àdire pas plus de 4 421 euros contre 70 000 euros en France ! Un peu maigre, en effet.

1. Auteur de Retraite et délocalisation fiscale au Maroc, vendu sur Internet (www.taxetube.fr)

Première parution le 7 janvier dans MoneyWeek numéro 64

Lumière sur le dessous de table immobilier au Maroc. “Noir c’est noir, il n’y a plus d’espoir…” Le “Blanc” est fiscalement un plus depuis 2009…

Acheter du foncier et de l’immobilier en restant foncièrement honnête. Un avantage désormais mathématique.

Un peu de lumière sous la table.

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 Vous avez pratiqué le dessous de table avant 2009 ? Désormais sachez-le, l’administration depuis 2009 ne tient pas compte du prix de vente sur le contrat mais de son propre barème selon les secteurs, les quartiers et les rues…

Vous avez acquis un bien à 12000 dh le m², (ou même bien plus cher, déjà pas de chance, vous auriez dû faire construire, bref autre sujet…), et vous auriez payé 3000 dh sous la table. Soit officiellement à 9000 dh le m². Vous désirez revendre plus tard avec plus-value, à 13000 dh le m² dont 3000 dh toujours sous la table afin de récupérer le non officiel ou 10000 dh pour le nouvel acheteur. Le Fisc vous imposera d’office à 26% sur 12000 dh moins 9000 dh soit 3000 dh, alors qu’en étant transparent au départ vous auriez payé la plus-value seulement sur 1000 dh. Sans parler des autres problèmes possibles… Mais supposons que le bien baisse avec les années, ce qui arrive pour certains et qui arrivera encore en 2010 vu la situation actuelle… (Certains promoteurs ont vendu avec 30% de remise ce que d’autres clients ont acheté à 100% dans le même programme… bref encore un autre sujet, quoique). Votre bien officiel de 12000 dh le m² est revendu à 11000 dh le m², vous débourserez au Fisc néanmoins l’impôt sur la différence entre 11000 moins 9000, soit sur 2000 dh au m².

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La pratique ayant été quasi habituelle et généralisée il y a encore quelques temps, il ne vous reste plus qu’à faire le calcul de vos prochaines pertes et préparer un chèque à l’ordre du Fisc… Aujourd’hui quelques agences sérieuses indiquent sur leur vitrine “TRANSACTIONS SANS NOIR” ou “AGENCE TRANSPARENTE“, un futur label “éthique” pas encore répandu néanmoins.

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http://legroupement-agadir.com/terrain-achat-vente/

A SAVOIR “foncièrement”… 

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IL N’EXISTE PAS D’INDICE DE L’IMMOBILIER A CE JOUR Les recherches ne peuvent donc se faire qu’en connaissance du terrain, des us et pratiques du moment, ce qui dépend donc de chacun… souvent à la tête du client et surtout des étrangers.Le premier indice de l’immobilier devrait être réalisé et exister au niveau “National” en février 2010, des indices par régions et villes ne seront présents qu’ensuite dans les 3 prochaines années selon les autorités. 

SUR QUOI SE BASE LE FISC MAROCAIN ?

Les services fiscaux sont plus organisés que le marché et se basent eux sur les moyennes connues des prix pratiqués du moment, selon les secteurs et quartiers dans les villes du pays. 

LA PRATIQUE DU ”NOIR” OU “DESSOUS DE TABLE”

Il était d’usage depuis des années de faire construire ou d’acheter du foncier avec une partie “non officielle”, l’usage est encore largement répandu, mais ne favorise plus désormais l’acheteur. Les services administratifs fiscaux lors de vos déclarations connaissent très bien les prix pratiqués par les offreurs malgré un indice officiel encore inexistant, donc lors de vos déclarations fiscales ou lors de la revente de votre bien, vous n’échapperez pas au rappel appliqué d’office. 

ACHETER EN TOUTE TRANSPARENCE LEGALE. POURQUOI ?

Nombre d’étrangers se sont posés au Maroc à une époque où l’administration n’était pas aussi organisée comme cette dernière décennie. Il suffisait d’acheter une parcelle en direct quasiment et d’y construire en toute liberté. La personne qui désire vendre et récupérer ses finances se retrouve bloquée désormais par le Fisc, qui lui réclamera “les impossibles justificatifs” de son achat. Impossible ensuite de rapatrier ses finances en son pays d’origine. Ne jouez pas la pseudo facilité au Maroc désormais, même si cela vous est présenté par les vendeurs de foncier comme par certains promoteurs. Ayez les justificatifs et la traçabilité écrite de toutes vos transactions de paiement. Idem si vous rénovez une ruine, pour la plus-value. Et ne confiez pas vos originaux, seulement les copies certifiées, mêmes les administrations publiques comme privées peuvent perdre vos documents… 

Le Groupement Conseil

http://legroupement-agadir.com/le-groupement-conseil/  http://legroupement-agadir.com/le-groupement-conseil/nos-apports/   http://legroupement-agadir.com/le-groupement-conseil/nos-professionnels/   http://legroupement-agadir.com/le-groupement-conseil/références/

   http://legroupement-agadir.com/terrain-achat-vente/

Maroc. Le bâtiment irait-il bien mieux que la promotion immobilière ? De quelle crise s’agit-il ?

Fin 2008 : La crise ne touchera pas le Maroc !

Courant 2009 : La crise n’a pas touché le Maroc !

2010 : La crise touchera-t-elle le Maroc ou de quelle crise serait atteint l’immobilier ?

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Vous remarquerez qu’au Maroc l’on ne parle pas de problème du bâtiment, mais seulement du secteur immobilier. Si la crise ne touche pas le secteur selon les uns, ou très faiblement selon la position des moins écoutés dans ce secteur, ce n’est peut-être pas tant la crise effectivement qui serait seulement le problème de fond, mais éventuellement un manque de volonté de plus de transparence, comme le soulevait très diplomatiquement ou entre les lignes au nom de l’état mardi dernier, Mr Taoufiq Hjira Le ministre de l’Habitat.  

Voir notre article : http://legroupement.com/2010/01/22/immobiler-au-maroc-ou-immobilisme-dun-marche-libre-que-la-volonte-soit-en-stand-by%e2%80%a6/ 

La crise n’aurait-elle pas été une meilleure réponse depuis septembre 2008 pour justifier une situation présente au Maroc ? Si beaucoup de pays dans le monde subissent effectivement la crise, commencée pour rappel par l’éclatement de la bulle immobilière mondiale, qu’en serait-il pour le Maroc ? Et si au Maroc effectivement, ce ne serait pas la crise qui toucherait la relance de ce secteur ou sa baisse, mais un facteur tout simplement économique interne par ce secteur lui-même ? Que nous réserve 2010 ? Des débats politiquement corrects entre Etat et principaux acteurs promoteurs afin de garder des positions communes sécuritaires, ou des divergences entre Ministre et sa représentante, ne changeront pas la situation du terrain pour les mois prochains.

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Dans l’attente de la fin de 2010 ne faudrait-il pas rechercher ailleurs des solutions afin de construire son chez-soi sans y laisser les yeux de la tête et ceux de toute sa famille parfois ? C’est ce que font déjà 60% des gens qui construisent par eux-mêmes au Maroc pour précision. Le bâtiment va donc bien mieux que l’immobilier si l’on sait regarder dans la direction du juste prix comme les Marocains, c’est-à-dire la direction du Bâtiment. L’immobilier ne regarderait encore que du côté des étrangers et de ses marges bénéficiaires. 

Une réunion et deux articles complémentaires ci-dessous. En attendant que la presse s’intéresse plus à ce que disent les gens sur le sujet et les vrais professionnels de terrain…

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http://www.yabiladi.com/article-economie-2268.html

Est-il possible de débattre plus de 2 heures durant sur un sujet d’actualité – en l’occurrence la conjoncture du secteur immobilier - sans apporter de visibilité (et de lisibilité), de contenu et de profondeur d’analyse ? A priori, c’est…possible. Mme Lahlou, directrice du pôle immobilier au ministère de l’habitat et à l’Aménagement du territoire, Noureddine Charkani, Dg de Wafa Immobilier et Jawad Ziyat, directeur général d’Addoha, le 1er groupe immobilier du pays, ont réussi cet exploit.

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 Etats des lieux, constats, théories, discours creux, vision restreinte,… ont été exprimés et étalés par les uns et par les autres. Toutes les questions que ce soit sur le plan de la pro activité ou dans le domaine du transfert de responsabilité ont été bottées en touche avec une aisance et une technicité déconcertantes.

A la question, quelle est la conjoncture du secteur ? Ils ont déclaré en chœur que le secteur connaît un «certain ralentissement mais que le terme de crise est inapproprié à la situation ». «Les indicateurs macroéconomiques ne sont pas au rouge. Il n’y a qu’à voir les encours de crédits, l’activité des cimenteries ou encore la production de logements», a affirmé Mme Lahlou.Une perception de la réalité que ne semble pas partager des acteurs du secteur. «Une ville comme Marrakech est en panne sèche. Au-delà des conséquences urbanistiques pour la ville, totalement défigurée, sans âme, dû à l’absence des services de l’Etat. Il y a des projets immobiliers à l’arrêt et d’autres à l’abandon. En outre, il faut savoir que l’Etat vient de prendre la décision de suspendre toute autorisation de projets immobiliers à Marrakech pour une durée de…20 ans. C’est dire l’ampleur de la situation», indique un promoteur immobilier.«Comment parler de crise alors que le déficit en logements s’élève à 1 millions d’unités?», lâche un des 3 intervenants. De qui parle-t-on ? Est-ce que le million de ménages (sur les 6 millions existants) a la capacité d’endettement suffisante pour accéder à la propriété ? Quel est le profil de cette population ? Est-elle éligible au crédit ?

Pis ? Cette catégorie de populations, particulièrement (très) vulnérable, a-t-elle les moyens de faire l’acquisition d’un bien immobilier à environ 300 000 dirhams TTC ? Y compris avec l’aide de l’Etat. Pas si sûr. A qui est réellement destinée cette mesure ?

Et dire que le logement social, pivot du secteur et moteur de croissance - il représente 60 % de l’activité global du secteur – bât de l’aile (voir article sur Yabiladi sur le logement social) depuis le printemps 2009. Et ce créneau n’est pas prêt de se relancer car peu de projets de construction de logements sociaux sont prévus en 2010.

Cela a poussé au réveil tardif de l’Etat qui a décidé d’introduire de nouvelles dispositions dans la cadre de le loi de Finances 2010. Et ceci après que Salaheddine Mezzouar, ministre de l’Economie et des Finances, ait déclaré, en octobre 2009, que «le secteur immobilier ne bénéficiera pas de dispositions particulières car le secteur se porte bien».

Certains observateurs avertis expliquent ce revirement de situation sur «instructions royales». Pour d’autres, c’est une démarche déguisée pour venir en aide au 1er groupe immobilier du pays, Addoha, en proie à des difficultés (trésorerie dans le rouge) et afin de réamorcer la pompe et donner un coup de fouet au marché. Où les deux à la fois ?

Autre «nouveauté» avec une décision prise au plus haut sommet de l’Etat et piloté par le ministère de l’Intérieur. Ainsi, l’Etat a décidé d’inverser la vapeur en se portant acquéreur de foncier…privé alors que la tendance était à son contraire avec des promoteurs privés en quête de foncier public.

L’objectif ? Mobiliser et libérer un maximum de foncier pour relancer le secteur et mettre un terme à la spéculation et à la folie des grandeurs. Une «opération» qui ne devrait pas manquer de faire grincer des dents…

Quant au fléau de la corruption, de plus en plus développé, du «noir», toujours aussi répandu, de villes sous équipées, de réseaux de transport inexistant, de communes totalement désemparées et impuissantes,…pas de réponses apportées par les orateurs du jour.

Si ce n’est la réponse de la représentante du ministère en charge de l’Habitat. «Le transport est une prérogative des communes, pas du ministère». Comme si elle ignorait l’état des finances des communes. Bel élan de responsabilité et de…solidarité.

Rachid Hallaouy

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http://www.aufaitmaroc.com/fr/actualite/economie/article/quelle-perspective-pour-le-secteur-immobilier-en-2010-limmobilier-mal-loti/ 

Quelle perspective pour le secteur immobilier en 2010 ? : L’immobilier mal loti

L’immobilier au Maroc a-t-il été victime de la crise économique en 2009 ? Si crise il y a, continue-t-elle d’affecter le secteur ? Les promoteurs ont préféré parler de stabilisation ou encore de ralentissement mardi, lors d’un débat organisé par le Club Entreprendre, sur le thème “Quelle perspective pour le secteur immobilier en 2010 ?”.

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L’année 2009 a été une année difficile pour le secteur de l’immobilier au Maroc ont fait savoir, mardi dernier, les promoteurs invités au débat organisé par le Club Entreprendre sur “Quelle perspective pour le secteur immobilier en 2010 ?”.La crise est-elle passée par là? Les promoteurs préfèrent plutôt parler de stabilisation du marché ou de ralentissement: “L’année 2009 a été marquée par une stabilisation du marché de l’immobilier et d’un attentisme de la part des promoteurs”, soutient Noureddine Charkani, directeur de Wafa immobilier. Toutefois, ajoute M. Charkani cet attentisme a révélé une réalité  pour un segment de clients et de régions donnés.

“A Marrakech, il y a une crise dans le Haut de gamme, Tanger et Saïdia connaissent une crise dans le Haut standing et dans la zone El Jadida-Essaouira, le Balnéaire est aussi en crise”.

Noureddine Charkane, directeur de Wafa immobilier

Un avis que partage Jawad Ziyat, directeur du groupe Addoha, qui préfère évoquer non une crise générale, ni une stabilisation mais une “surchauffe” caractérisée par une augmentation de la demande solvable de biens de consommation plus rapide que l’accroissement de l’offre de ce produit pouvant entraîner l’inflation.

Le social sombre…L’économique sort du lotA l’en croire, “certains secteurs de l’immobilier sont en crise mais la demande est restée très forte dans le logement économique”.Un logement économique, pour lequel, “il faut faire la queue à Casablanca, Tanger, Rabat et Fès pour ce qui sera livré dans les deux ans à venir ”, conforte M. Charkane.Qu’en est-il alors du social? Mme Lahlou, responsable au ministère de l’Habitat, de l’urbanisme et de l’aménagement de l’espace affirme que “le logement social a connu une baisse de -30%, l’été dernier”. Et de préciser: “On n’est pas encore au rouge mais il faut reconnaître que l’immobilier est en ralentissement”.

Manque de liquiditésEst-ce alors parce que les banques ne prêtent plus parce qu’affectées par la crise économique? Les promoteurs réfutent de nouveau, chiffres à l’appui.

“Je ne connais pas un secteur sur lequel les banques ont plus misé que celui de l’immobilier acquéreur ”, soutient Noureddine Charkane de Wafa immobilier.

Entre 2008 et 2009 “l’encourt bancaire immobilier” pour les acquéreurs a connu une évolution de 11% passant d’environ 98 milliards de Dirhams à 100 milliards. Quant à “l’encours promoteur immobilier”, il est passé de 45 milliards en 2008 à 62,2 milliards en 2009, soit une évolution de 28%, affirme M. Charkani.Cependant, le directeur de Wafa immobilier relativise. Les banques commencent à accompagner et à orienter, lance-t-il. La cause: “Elles ont un problème de liquidités et de ce fait, elles sont de plus en plus regardantes”, confirme Jawad Ziyat du Groupe Addoha.Dans le même ordre d’idée, Mme Lahlou, responsable au ministère de l’Habitat, déplore le manque d’accompagnement bancaire dans l’auto construction -la construction qui se fait avec les propres moyens du propriétaire sans passer par un promoteur immobilier-, qui représenterait 60% de l’immobilier au Maroc.Crise dans le Haut standing, le Haut de gamme, le Balnéaire et le Social, l’immobilier au Maroc commence 2010 difficilement même si les promoteurs restent optimistes.A ces maux s’ajoute la frilosité des banquiers, outre l’attente du foncier dont l’octroi est bloqué par des démarches administratives lourdes.

Auteur : Kisito Ndour

BNP.PARIBAS, première banque européenne privée au Maroc et au Maghreb.

La nouvelle est arrivée sur tous les téléprompteurs depuis le 22 janvier 2010…

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BMCI Paribas, un logo que connaissent bien les expatriés en arrivant au Maroc, pensant se retrouver en terre bancaire commune et sécuritaire avec l’Europe et surtout la France.

En poussant la porte, le vert domine, jusque-là pas de problèmes. Mais tout ce que l’on vous donnera comme explication c’est qu’effectivement la BMCI a des actionnaires européens, ce qui justifie la reprise des étoiles. Si cela rassure, à l’usage après quelques temps, le service est comme celui des autres banques du pays, je vous en parle objectivement, comme toujours, en connaissance de cause…

Une ouverture depuis le 1er janvier 2010 suite aux divers accords économiques avec l’Europe, ne semble pas avoir fait perdre de temps aux experts comptables européens. Avec un pied au Maroc dans le partenariat depuis quelques années, ils mettent le second désormais en ouvrant leur banque privée au sein même de leur filiale et agences BMCI. Une nouvelle enseigne “sœur” qui rassurerait encore plus les investisseurs étrangers petits ou gros, enseigne qui devrait éventuellement avaler la première ensuite, et ainsi booster l’ensemble des services bancaires présents. Du sang neuf concurrentiel pour les avantages de l’ensemble des clients…

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http://www.lavieeco.com/actualites/3426-bnp-paribas-lance-sa-banque-privee-au-maroc.html

BNP Paribas lance sa banque privée au Maroc

D’ici 2013, elle espère atteindre le milliard d’euros d’actifs sous gestion

La BNP Paribas, première banque de la zone euro en termes de dépôts, inaugure ce vendredi sa banque privée au Maroc, une première au Maghreb, dédiée notamment à la gestion privée, rapporte vendredi le quotidien économique spécialisé <La Tribune> “La banque privée de BNP Paribas met un pied au Maghreb. Elle s’appuiera sur sa filiale marocaine, la Banque marocaine pour le commerce et l’industrie (BMCI), qui compte plus de 250 agences, dont 100 à Casablanca”, indique le journal français.Cette nouvelle activité “sera dirigée par Meryem Kabbaj, qui a intégré l’établissement en 1995″, ajoute la même source.La banque exploitera son réseau de détail “pour identifier des clients potentiels et les orienter vers trois centres de gestion de fortune”, explique le journal.“Le potentiel de croissance au Maroc est très important. La BMCI est la première à proposer une véritable offre de banque privée dans le pays. Elle a atteint une maturité suffisante pour faire évoluer son modèle économique et développer cette activité”, estime Mme Marie-Claire Capobianco, directrice de BNP Paribas Wealth Management Networks, citée par le quotidien.La BMCI, une banque proche des entreprises, est “un atout fort pour le lancement d’une banque privée”, fait remarquer Mme Capobianco.D’ici 2013, cette nouvelle banque privée de la BNP Paribas au Maroc espère atteindre le milliard d’euros d’actifs sous gestion. Source : MAP

Maroc ou “histoire d’eau” par un savant de Marseille…

35% de l’eau potable se perd en route, faut-il planter des tomates sur nos trottoirs ?

Que d’eau, que d’eau ces dernières semaines au Maroc. Non, je ne vous aborderai pas ce jour avec un bulletin météo, bien que nous ayons reçu notre quota annuel sur le dos à Agadir dernièrement. Bienfait pour les tomates certes, mais manque parfois au robinet quand les tuyaux ou les réseaux se mettent en grève et que les barrages disent stop.

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L’eau manquerait demain, manque déjà en certains endroits au Maroc. Si beaucoup de gens commencent à se rendre compte depuis quelques années que le divin liquide de vie naturel s’exprime en dirhams via les factures régulières, si l’on fait appel aux slogans préventifs pour nos enfants, il est bien de comprendre notre réseau et surtout de découvrir nos propres fuites ou nos petits déluges invisibles par les chiffres. Une histoire écrite par des “savants” de Marseille, une bonne manière de reprendre le tuyau.

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http://www.econostrum.info/Les-fuites-d-eau-sont-le-principal-probleme-des-reseaux-d-eaux-potables-au-Maroc_a2154.html

“Les fuites sont le principal problème des réseaux d’eau potable au Maroc”

Alors que se tiennent du 20 au 21 janvier 2010 à Rabat (Maroc) les 3 èmes rencontres des services publics de l’eau des pays arabes de l’association ACWUA (Arab Countries Water Utilities Association), François Coulange, directeur de la filiale Eaux de Marseille Maroc (EMM) et intervenant , fait le point sur la problématique du rendement des réseaux d’eaux potables dans ce pays.

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François Coulange, directeur des Eaux de Marseille Maroc,

intervient lors du colloque de l’ACWUA (photo EMM) econostrum : Depuis combien de temps les Eaux de Marseille travaillent au Maroc ?

François Coulange : Filiale du groupe Eaux de Marseille, Les Eaux de Marseille Maroc sont présentes depuis vingt ans dans ce pays avec une activité d’ingénierie liée à l’eau potable et à l’assainissement. Nous proposons des services tels que des audits, la rédaction de schémas directeurs, des études d’amélioration de rendement, de l’assistance technique, des campagnes de mesures, et des modélisations.
Nous proposons également des formations liées aux métiers de l’eau et de l’assainissement au Maroc, chez nos clients ou à Marseille, dans le cadre de l’École des métiers du Groupe des Eaux de Marseille.Nous réalisons également des prestations pour divers clients distributeurs d’eau comme la recherche de fuites d’eau ou les diagnostics de réseaux. Nous travaillons dans les principales villes du Maroc.

Les Eaux de Marseille Maroc emploient cinquante salariés et réalisent un chiffre d’affaires de 2 M€ par an.  Un rendement des réseaux d’eau potable de seulement 65% en moyenne 

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Une des quinze équipes de recherche de fuites des Eaux de Marseille Maroc (photo EMM)

econostrum :  Quels sont les principaux problèmes rencontrés dans la gestion des réseaux d’eau potable au Maroc ?François Coulange : C’est tout d’abord le rendement. Le rendement d’un réseau se calcule par le résultat d’un rapport entre le volume d’eau facturé et l’eau produite. La différence s’explique par des fraudes, une mauvaise comptabilité mais aussi par des fuites d’eau. C’est d’ailleurs l’un des principaux problèmes dans beaucoup de pays.
A Marseille, ce rendement est de 85% ce qui un excellent chiffre dans la profession. Au Maroc, il est en moyenne de 65%.
Certaines villes comme Rabat ou Agadir font mieux et atteignent les 80% car, depuis très longtemps elles mènent une politique de renouvellement des réseaux et des compteurs. La plupart des autres villes ont des rendements médiocres.Une prise de conscience générale est en cours. L’eau est rare, chère et précieuse. Il faut donc diminuer les pertes.

econostrum : Quelle solution proposez-vous ?François Coulange : Pour diminuer les pertes, les Eaux de Marseille Maroc proposent  aux gestionnaires de la distribution d’eau potable un service de recherche de fuite depuis 2000. Nous avons débuté avec une puis deux équipes de cinq personnes et aujourd’hui nous en comptons quinze dans tout le Royaume.

Nous intervenons également sur les réseaux internes des palais royaux. Même des villes comme Rabat continuent à faire appel à nous pour maintenir leur bon niveau de rendement en évitant les fuites d’eau potable.

C’est cette expérience que nous allons présenter lors du congrès ACWUA.  Mercredi 20 Janvier 2010 Frédéric Dubessy

Immobiler au Maroc ou immobilisme d’un marché libre. “Que la volonté soit, en stand by…”

Immobilier, logement social, tout est dit et son contraire en général dans la presse par les divers acteurs sur ce marché libre qui invite à toutes les expressions selon l’intérêt de chacun le plus souvent. A lire certains blogs de promoteurs ou d’agences immobilières, il semblerait que les auteurs doivent parfois résider sur une autre planète où le nuage de la crise se serait arrêté à leur frontière.

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La réalité arrive toujours aux consciences après quelques mois dans l’information générale, après une période de constatation. Les acteurs ne désirent pas voir objectivement qu’ils sont touchés, les chiffres parlent mieux à leur raison ensuite.

Mais que dit l’état marocain via son ministre de l’habitat en ce début 2010, alors que beaucoup annoncent une année plate pour ne pas dire un arrêt dans certains secteurs comme le social, pièce quasi abandonnée par les comédiens du secteur, alors qu’il y a quelques semaines l’on faisait appel direct à des troupes de comédiens qualifiés étrangers…

Y aura-t-il un sursaut des stars marocaines de l’immobilier pour répondre à la volonté de la scène publique avant de voir arriver des conséquences douloureuses, soulevées et déjà pointées du doigt par Mr le Ministre ? Sommes-nous dans une pièce écrite à deux mains ou les acteurs seraient-ils plus puissants que l’auteur qui penserait plus au public par les choses publiques ?

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http://www.saharamarocain.info/taoufiq-hjira-souligne-la-forte-volonte-de-lensemble-des-etablissements-publics-de-relancer-le-logement-social/

Taoufiq Hjira souligne la forte volonté de l’ensemble des établissements publics de relancer le logement social

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Le ministre de l’Habitat, de l’Urbanisme et de l’Aménagement de l’Espace, Taoufiq Hjira a souligné, mardi à Marrakech, la forte volonté de l’ensemble des établissements publics de donner une nouvelle impulsion au logement social qui se veut un secteur vital.Dans son exposé, présenté lors d’une rencontre de communication autour du nouveau dispositif d’encouragement du logement social tel que défini dans la loi des Finances 2010, tenu en présence notamment du Secrétaire d’Etat à l’Intérieur, M. Sâad Hassar ainsi que des walis, gouverneurs et représentants des régions de Marrakech-Tensift-Al Haouz, Abda-Doukala et Tadla- Azilal, M. Hjira a ajouté que ce chantier vise à réponde à une demande de plus en plus croissante et renouvelée en logement social et à combler le déficit jusque-là enregistré en la matière.Et de préciser que la demande annuelle engendrée par la croissance démographique au niveau national, est estimée à 123 mille unités, dont 70 mille concernent le logement social.Le Ministre a fait savoir également que ce secteur souffre d’un certain nombre de problèmes structurels liés, entre autres, à l’absence, au déficit et au prix excessif du foncier, à l’absence de documents d’urbanisme où leur inadéquation, ou encore aux difficultés de la mise en Œuvre des plans d’aménagement pour l’ouverture de nouvelles zones à l’urbanisation et de la création des services publics, soulignant la nécessité de trouver un produit conforme aux capacités des couches sociales à faible revenu.Le ministre a, en outre, déploré le déficit en matière de l’offre, en raison du recul de la production du logement social et qui a été estimé à 30 pc entre 2008 et 2009, et de l’absence complète de l’offre dans les grandes villes, où il existe une forte demande conjuguée, à une renonciation du secteur privé à produire dans ce secteur (logement social).Une telle situation, a poursuivi le ministre, a eu pour conséquence un repli du secteur, notamment en matière d’emploi et de l’investissement, outre l’émergence de certains phénomènes telle que la spéculation et le non ciblage des familles concernées.Et d’ajouter que si cette situation se maintient toujours, cela engendrera, sans nul doute, le retour avec force du phénomène de l’habitat insalubre, notamment avec la prolifération des bidonvilles et de l’habitat anarchique, notant que la volonté du gouvernement est de traduire les Hautes Orientations de SM le Roi Mohammed VI dans ce domaine, tout en prévoyant, à moyen terme, la réalisation d’une étude prospective (2010-2020), la mise en place d’ observatoires nationaux et régionaux et de poursuivre la mobilisation du foncier public.L’objectif, selon M. Hjira, est de consolider l’offre, de maîtriser le marché de l’immobilier, de contrôler la santé du secteur par le comité de vigilance stratégique, de mener les réformes institutionnelles et juridiques du code de l’urbanisme et de celui de la construction et d’actualiser la loi sur la propriété collective.Il est nécessaire d’avoir une vision claire à moyen terme concernant les investissements dans les 10 à venir, le soutien aux familles ciblées, la transparence des transactions, et la lutte contre les spéculations, a-t-il dit.Organisée conjointement par les ministère de l’Intérieur et de l’habitat, de l’urbanisme et de l’aménagement de l’Espace, cette réunion de communication vise à informer les acteurs locaux des régions de Marrakech-Tenisift-Al Haouz, de Tadla-Azilal et de Doukkala- Abda sur les nouvelles dispositions prises par le gouvernement pour, à la fois, promouvoir l’investissement dans le logement social et soutenir les ménages à accéder à la propriété, d’une part et d’inciter ces acteurs à déployer les efforts nécessaires en vue d’une mise en Œuvre réussie de ces dispositions, d’autre part.Cette rencontre est la 2ème du genre d’une série de réunions que les deux départements ministériels vont tenir en janvier courant et février prochain au niveau de toutes les régions du Royaume pour assurer les conditions de mise en Œuvre de ce nouveau dispositif.L’octroi à l’acquéreur d’une aide financière accordée par l’Etat dont le montant correspond à la valeur de la TVA du bien objet de la transaction, la nouvelle définition du logement social par un prix variable avec un maximum de 250.000 DH hors TVA et une superficie variant entre 50 et 100 m2 et l’exonération des promoteurs immobiliers de l’IS/IR, droits d’enregistrement, taxe sur le ciment et taxes locales dans le cadre de conventions passées entre l’Etat pour la construction de 500 logements minimum sur une période de 5 ans, sont quelques mesures clés parmi d’autres destinées à relancer le logement social.MAPF