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Archive pour 26.12.2009

2008 la crise ne touchera pas le Maroc ! 2009 dévaluation ou pas devant un ralentissement mondial ? 2010 ou la guerre de l’usure…

taux-usure.jpg

Si la crise boursière au départ a sauvé les meubles berbères du souffle puissant de la bulle mondiale par le fait que peu de Marocains avaient les moyens de s’amuser sur les places boursières, la facture d’un principe usurier dit mondialisé se partage bien ensuite sur tous en ce monde. Maroc y compris. La facture est redescendue en occident sur les entreprises, puis sur les peuples qui eux assument les erreurs des chefs. Il ne fallait pas rêver plus longtemps pour comprendre que tout ce qui dépendait du nord de notre sphère naturelle allait donc bien écoper de sa part de dividendes négatifs. Simple question de réactivité et de temps. 

Se développer sur le principe des autres avec ces derniers comme décideurs, ou capitaines d’un immense bateau devenu fou, les invitant pendant dix années pour qu’ils débarquent puis s’étendent dans nos ports marocains, c’était aussi accepter les tempêtes faisant partie des possibilités, ou du package général. Cela n’échappait apparemment qu’aux décideurs et à une certaine presse se voulant rassurante fin 2008, plus éclairée économiquement fin 2009 par les indices boursiers. Les usuriers n’assumant pas les responsabilités, puisque tout le système repose sur eux désormais en ce monde, reste la facture de rappel pour toute la base de diverses manières. 

Une Amérique qui s’aperçoit qu’elle ne peut plus maîtriser ses chiffres ni sa puissance, une Europe qui voit son Euro monter, non pas par ses résultats meilleurs mais par la fuite du premier, et les autres qui suivent par dépendance depuis leur indépendance sans vraiment avoir d’incidence dans cette grande règle du jeu, conduite un jour par des G8, des G12, des G20 et qui, même en se mettant à G1200 à Copenhague, ne nous sortent même plus une souris d’un éléphant. 

Des pays qui s’alimentent à plus de 60% d’importations du Nord, qui font appel à des investisseurs étrangers pour développer et désormais pour “sauver” quasiment les logements sociaux par un appel de l’état lancé dernièrement comme un SOS, ou qui commencent seulement à se poser la question de l’industrialisation mais sans plus de génies à la base pour innover face à une très haute technologie déjà présente, ou un développement agricole enfin abordé mais déjà organisé par quelques Européens préparés qui produisent en masse face à des petits agriculteurs locaux qui ne pourront seuls gérer ces changements trop importants, ou une population qui envie le matérialisme et le consumérisme de plus en plus et qui par cela doit faire allégeance aux banquiers pour se payer la Dacia ou leur habitation en béton de 60 m², sous le principe toujours bien présent de l’usure qui ronge de plus en plus vite les pays pauvres et arabes, pour revenir au sujet, la boucle du mal est bouclée… 

PS: Aux dernières nouvelles le CAC40 remonte à plus de 3900 points, les traders auront bien leur prime de Noël en 2009 afin qu’ils ne quittent pas la “World bulle Cie” qui se remet de son dernier éternuement sur tous…  

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http://www.yabiladi.com/article-economie-2248.html 

billets_dirhams.jpg

Le Maroc ne dévaluera pas sa monnaie pour soutenir ses activités d’exportation touchée par le ralentissement économique mondial, a déclaré le mardi à Reuters, le gouverneur de la Bank Al-Maghrib (BAM), Abdellatif Jouahri. Il répondait à une question à l’issue de la réunion trimestrielle de la banque centrale marocaine.  

« Nous n’allons pas jouer avec la monnaie nationale en vue de remédier à la situation difficile de certains secteurs », a précisé Abdellatif Jouahri. Il rétorquait ainsi à un journaliste qui désirait savoir si la BAM avait prévu de dévaluer la monnaie nationale pour venir en aide à certains secteurs de l’export comme les textiles, ayant souffert de la crise sur les principaux marchés en Europe.

Le Maroc dispose actuellement d’un système contrôlé de change, et le Dirham n’est ni librement ni pleinement convertible. Son cours est établi quotidiennement par rapport à un panier de monnaies comprenant les devises de ses principaux partenaires commerciaux.

La méthode de cotation actuelle, en vigueur depuis le 25 avril 2001, a été rendue publique pour la première fois dans le rapport de Bank Al-Maghrib au titre de 2006, selon L’Economiste. La formule rapportée par ce journal est la suivante : 1DH = (1/cours de référence USD)*20% + [(1/cours de référence EUR)*80%]* cours EUR/USD = x USD. « Un dirham courant est égal à l’inverse du cours de référence de l’euro multiplié par 80 %, plus l’inverse du cours de référence du dollar multiplié par 20 %. Cette addition est multipliée par le résultat du rapport entre le cours de l’euro sur celui du dollar. Cette opération donne lieu à la valeur d’un dirham courant et son équivalent en dollar ».

La dévaluation du Dirham n’est pas envisagée, mais les autorités sont à la recherche de solution pour faciliter les changes. « Nous pensons à un plan visant à accroître la flexibilité de notre régime de change en vigueur. Le Maroc est de plus en plus ouvert sur le monde extérieur, et nous devons nous adapter à cette ouverture élargi », a rappelé Jouahri.

Cependant, aucun détail du futur plan n’a été donné. « Nous allons partager les détails de ce plan avec le gouvernement quand il sera prêt, puis décider du calendrier et l’étendue de cette flexibilité », a ajouté Jouahri.

Ibrahima Koné

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