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Archive pour 18.12.2009
UE/Maroc. Un marché commun pas communautaire pour tous ou le prix du Tagine de demain…
18.12.2009 par admin.
Du marché de Pézenas à celui d’Inezgane,
ou pourquoi le marché commun
ne rend pas joyeux les professionnels et
les consommateurs avec le temps ?

(Marché aux légumes. Souk al Had. Agadir)
La guerre de la tomate et de la fraise a commencé entre les Européens et les Marocains. Comme nous le relations dernièrement : http://legroupement.com/2009/12/09/de-la-tomate-rouge-a-la-tomate-bleue-ou-le-marche-commun-entre-maroc-union-europeenne/
Le marché commun agricole se révèlera-t-il un point positif pour les Européens et les Marocains ou seulement pour l’Europe et le Maroc, donc pour le système commercial uniquement qui tôt ou tard se révèlera problématique pour le peuple ?
Il y a, on ne peut le nier, un paradoxe évident sur divers plans quand on observe les échanges entre des pays. Qui y gagne, qui y perd ? Conséquence de l’exportation, le prix des légumes sur le marché marocain va-t-il se maintenir, ou le Maroc s’ajustera-t-il sur le marché étranger plus intéressant, et par cela changer la donne de l’offre et de la demande locales ? Il ne faut pas se leurrer, si le Maroc profite économiquement de l’attrait des étrangers qui viennent au pays ou par des engagements et des accords signés officiellement, il en est de même en sens inverse pour l’Europe. Mais qui dit Europe, ne dit pas le consommateur européen et son assiette, et qui dit Maroc, ne dit pas le consommateur marocain face à son tagine quotidien.
Une évolution ou un développement basés sur des échanges économiques ou mondialisés ne font que transférer les intérêts d’une partie d’un peuple vers celui de groupes d’intérêts internes, et de la nation, censée gérer ensuite les gains au mieux de la communauté toute entière, du moins dans un système impeccablement organisé administrativement et transparent en ce sens. Mais il semble bien que cette mécanique ne soit que dans le temps et avec de sérieux changements de comportement de la classe humaine et que les laissés pour compte à la base en paieront les frais les premiers. Sans oublier qu’à l’heure où le moindre kilo de CO² est calculé en devenant un nouvel enjeu “vital” celui-là, où Copenhague n’arrive à trouver le bon régime anti-pollution, faute de trop d’intérêts économiques à sauvegarder égoïstement par les uns et les autres, il y aurait donc de nombreuses questions à se “reposer” au niveau européen par ces deux positions non compatibles.
La tomate marocaine arrivera moins chère en Europe, quoique avec le temps les filières intermédiaires de la distribution ne visent que leurs comptes…, donc contribuera à mettre sur le marché de l’emploi des chômeurs nouveaux par la fermeture des petites et moyennes productions, le monde agricole français pour indication venant de perdre 30% de son revenu annuel en 2009…! Pendant ce temps le prix de la tomate augmentera sur les marchés marocains par cette demande d’exportation. Exportation qui réclamera bientôt un passage à l’industrie agricole, déjà en vue et avec toutes ses conséquences destructrices de la nature, qui fait, pour simple rappel, que même la tomate marocaine est maintenant de plus en plus traitée chimiquement, ce qui fait qu’elle a perdu elle aussi son bon goût depuis quelques temps, si vous l’avez remarqué. Goût oublié déjà depuis des décennies en Europe…
Si Copenhague n’arrive à s’en sortir, gageons qu’à moindre niveau le tout économique primera encore sur les rayons de nos marchés lui aussi. Il est vrai que l’objectif n’est pas d’arrêter mais de ralentir la problématique tout en continuant les affaires.
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Les arrivages de fruits et légumes au port de Sète montrés du doigt
Importations. Le Maroc dans la ligne de mire.
Avec la crise des fruits et légumes en France, les importations du Maroc sont montrées du doigt. CAP 21 LR s’inquiète des discours de Georges Frêche concernant l’intensification des importations agricoles en provenance d’entreprises agro-industrielles du Maroc via le port de Sète car celles-ci vont aggraver la situation d’une agriculture régionale et nationale déjà bien à mal du fait de la concurrence de pays qui ont des coûts de main d’œuvre et de protection de l’environnement bien inférieurs aux nôtres.L’importation de viande ou de fruits et légumes du Maroc (comme ceux d’origine israélienne) par la voie maritime va diminuer le coût de transport et ne fera qu’accentuer le marasme de ces secteurs dans la région. Certains producteurs proposent : «L’affirmation des principes à la base de la construction de l’Europe; c’est à dire la préférence communautaire sous forme par exemple d’un tarif douanier qui rétablisse un équilibre entre prix des denrées importées et ceux des productions locales afin de protéger nos paysans, comme cela se pratique déjà pour les céréales (PAC),» explique Georges Fandos délégué régional. Pour lui les agriculteurs sont tout à fait capables de produire des fruits et légumes et de la viande « Allal » si les conditions de marché s’y prêtent . C’est ainsi que l’abattoir de Pézenas pourrait être sauvé car utile aux éleveurs et habitants de la région. On structurerait ainsi des circuits courts conformément aux principes du développement durable. Seul, l’importation d’agrumes ou de produits exotiques peut être justifiée pour diversifier l’offre de fruits hivernaux. Le Maroc a intérêt , au contraire, à favoriser non pas l’exportation de ses denrées vivrières, mais à augmenter sa consommation interne.
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