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Archive pour 14.12.2009

Etat du Maroc et promoteurs locaux. Le bateau brûle…

Rien ne va plus entre le Casino de l’immobilier et l’Etat du Maroc.

Ou quand “Les comédiens del arte” tiennent la barre d’un secteur stratégique…

bateau-brule.jpg

Oui, encore un sujet sur l’immobilier, mais il faut reconnaître que l’actualité est très portée au Maroc sur ce secteur économique très important, de l’Etat aux consommateurs ou inversement, mais surtout via les promoteurs qui sont présents chaque semaine dans les titres de la presse. Je dirais donc un épisode suivant, pour une histoire à la “Dallas” avec de nombreux rebondissements dans un secteur qui deviendrait bientôt “un univers impitoyable”. La crise serait un très bon scénariste par la réalité de ce feuilleton de terrain. Mais il semblerait que les acteurs ne soient plus en accord sur les cachets et leurs avantages.  Certes l’immobilier dit de “standing” aux grosses marges financières, nourrissait mieux les “comédiens del arte” de l’architecture ces dernières années, et les encourageait implicitement à jouer parallèlement des seconds rôles sur la scène moins grandiose du logement social, en contrepartie subtilement obligée. 

Mais la crise touche les artistes, les stars du système doivent rejoindre les rangs et donc arrêter leurs caprices. Terminé le caviar et le champagne, il faut revenir à une certaine réalité commerciale pour ne pas dire aux sardines et à l’eau bulleuse Oulmès, plus politiquement “sociale”. Terminé Hollywood et les marches de Cannes vers le haut des courbes financières pour beaucoup, il faut désormais répondre à la culture des quartiers plus proche des réalités. La maison de production se fâche désormais et se fait entendre par son propre représentant officiel du secteur depuis quelques jours. La bonne ambiance générale d’une équipe gagnante d’hier subirait un schisme en la maison des artistes devant un public qui reste attentif aux prochains scénarios. C’est quasiment l’appel au sauvetage que l’on entendrait dans les premières lignes de ce prochain acte. Que dis-je, c’est “un coup de semonce”, “un affront”, d’un simple nez à un cap, verrons-nous arriver une péninsule dans la prochaine réplique ? 

Le Capitaine “fracasse” son équipage en retrouvant sa voix par manque de voie de sortie, cet équipage quitte le navire jetant par-dessus bord son contrat social jadis signé sous le précédent Armateur du pays, Hassan II, au point que ce Capitaine en plein service doit se retourner vers l’étranger pour sauver le navire afin de “recaser”, comme il est dit, ses voyageurs toujours en attente d’un port.

phare.jpg

Il manque donc à tous l’unique phare lumineux de la conscience qui les guiderait directement à la solution commune, communautaire, collective, et non vers des petits ports intermédiaires, propriétés privées des stars devenues égoïstes. Mais quand le second de bord, Al Omrane ou la conscience à bord, garant de la bonne direction, ne maîtrise pas plus le bon horizon social national, restent les rats dans les cales, et à la grâce de Dieu…Inch’Allah. Les hommes ne voulant vraiment pas. 

Seule sortie attendue, cap au Nord à l’Est ou à l’Ouest, un quasi SOS pour sauver le navire, voire l’armada complète, sachant l’importance stratégique d’un tel secteur pour un pays. Une perfusion de plus pour un rétablissement qui aura demain un autre coût pour le pays. Après avoir fait payer très cher le m² aux étrangers divers comme à toute une frange de la population marocaine pendant des années et encore même en ce moment de déroute, au point qu’ils n’accostent plus en masse avec leurs barques sur nos plages, sont-ce les mêmes qui viendront sauver les petits équipages aussi innocents qu’eux faute aux mauvais marins qui naviguent à vue comme à l’époque des pirates, qui ne visaient que l’économique personnel au détriment du social et du peuple et de la nation ? Les marins de l’autre côté de la Méditerranée, qui venaient eux aussi hier sur les côtes de l’Atlas, pensant plus à remplir les cales, que par volonté humaniste envers les petits peuples d’ailleurs, se transformeraient-ils en marins-pompiers subitement ? Ou iront-ils tous demain jusqu’à proposer aux petits étrangers “moyens” de venir investir dans le logement social au Maroc ne pouvant plus leur revendre leur stock de “standing” ? Le bateau brûle mais de l’intérieur… 

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http://www.yabiladi.com/article-economie-2236.html

grue_chantier_maroc.jpgLe ministère de l’Habitat et de l’aménagement du Territoire piloté par Taoufik Hejira lance un appel aux promoteurs immobiliers internationaux susceptible de construire des logements sociaux à 140 000 dirhams pour faire face au désintérêt manifesté par les opérateurs nationaux et le «danger» qui pèse sur ce segment de marché. On annonce, ici et là, un véritable coup de semonce envers les promoteurs locaux, voire un affront, envers les acteurs du secteur qui n’ont pas montré d’enthousiasme et de dynamisme pour la construction de logements destinés au recasement des populations vulnérables qui découle du programme national initié par feu Hassan II, en 1994.Pour rappel, aucun projet d’investissement dans ce type de produit ne figure dans l’agenda 2010. D’où la montée au créneau de Taoufik Hejira - particulièrement discret depuis le début de la crise dans le secteur immobilier – qui se montre déterminé à relancer le marché du logement social, et ce coûte que coûte, semble-t-ilIl est vrai que ce dernier agit (et s’agite) car la situation est devenue inquiétante voire alarmante. En effet, le centre d’intérêt majeur du programme national de l’habitat reposait sur l’engagement de l’Etat à impulser (et à encadrer) une politique publique dédiée aux catégories de populations les plus démunies afin que chaque ménage puisse avoir accès à un logement digne. D’où la naissance du label «Villes sans bidonvilles».Malheureusement, très vite, l’environnement de l’immobilier s’est enflammé. Bulle immobilière, spéculations tout azimut, flambée des prix, course au foncier, pratiques corruptives, endettement des populations,…. Le tout sous le regard de l’Etat. Encourager l’accès à la propriété est un acte noble et responsable, mais ne pas jouer son rôle de «garde fous» et de régulateur est irresponsable. Il ne suffit pas de lancer des programmes !Comment expliquer que le holding public, Al Omrane, ne soit pas le moteur de croissance des logements sociaux au même titre que les Offices publics dans les pays voisins ? Pourquoi Casablanca, la capitale économique, ne jouit-elle pas d’un schéma d’aménagement du territoire clair et (surtout) disponible ?

S’il est vrai que durant la décennie qui vient de s’écouler de nombreux foyers ont pu devenir propriétaires de leurs biens, que des groupes immobiliers se sont créés, que des milliers d’emplois ont été créé, que des investisseurs étrangers ont mis le cap sur le Maroc, il n’en reste pas moins qu’aujourd’hui le bilan est mitigé, que la situation est critique et que le contexte sur fond de crise est inquiétant.

Faire appel à des promoteurs étrangers pour construire des logements sociaux illustre bien l’incapacité de l’Etat à «auto-gérer» ses politiques publiques. Pis. Quel sera le prix à payer de cette opération ? Que ce soit en matière d’exonération fiscale, des conditions d’accès au foncier, au circuit dédié aux démarches administratives, aux conditions requises pour le rapatriement des dividendes, … Bénéficieront-ils de «largesses» consentit par l’Etat ? Cela parait inéluctable…

Pour l’heure rien ne filtre sur ces sujets. On se contente d’agiter le chiffon rouge en guise de menace à l’égard de promoteurs nationaux qui semblent plus préoccupés par l’état de leur trésorerie, par les piqûres de rappel des banquiers et la perspective de décroissance du secteur.

Rachid Hallaouy Yabiladi.com

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 http://www.entreprendre.ma/Logement-social-Bientot-des-promoteurs-etrangers_a2562.html

log-social.jpg

Logement social : Bientôt des promoteurs étrangers?

Al Omrane lance un appel d’offres international.

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