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Archive pour 13.12.2009
Le formel et l’informel au Maroc. La dualité du sud ou la normalisation qui empêche la dignité au nord ?
13.12.2009 par admin.

Passer d’une situation à une autre réclame du temps quand le principal facteur reste l’homme. Chacun sait très bien que Paris ne s’est pas fait en un jour, le Maroc ne se fera à l’image des autres pays occidentaux en 10 ans non plus. Beaucoup de changement, bon ou non, c’est le temps et les conséquences des changements qui le diront et qui l’expriment déjà dans certains secteurs, quand effectivement le peuple est moins pressé et surtout moins formé ou éduqué que les décideurs.
Il en est de même partout, encore plus quand certains usages ou traditions restent bien accrochés à la majorité des gens. Si l’informel est critiquable désormais, bien qu’il fût un temps où cela était l’unique règle et où chacun était son propre maître économique, la structuration de la mondialisation appuyée désormais par des accords comme ceux du Maroc et de l’UE, réclame maintenant des règles établies, dites “normales”, ou plutôt normatives et comptables. Cela est donc ressenti comme un double jeu entre les entreprises, qui parfois naviguent encore bien souvent entre formel et informel, entre le légal et l’illégal au regard des déclarations et du peu de bénéfices déclarés par ces dernières, par deux principes possibles qui se font directement concurrence au sein d’une même société. Chacun jongle avec ses calculs. Passer d’une organisation indépendante peu taxée à une organisation fiscale ferme n’est certes pas une chose aisée ni acceptée immédiatement, c’est non seulement une question financière mais aussi une perte de ses propres petits pouvoirs vers d’autres, donc un conflit direct.
Les sociétés occidentales trop structurés en ce sens, dixit les premiers concernés, se plaignent de difficultés et de manque de liberté créatrice, et créer sa propre activité devient un parcours hyper dirigé et à haut risque, et réservé à certains ayant un investissement important au départ. Le Maroc permet encore aux gens qui se sentent une volonté de travailler, même sans grand diplôme le plus souvent, de pouvoir faire vivre dignement leur famille, et nous ne dirons pas de bêtise en affirmant souvent mieux que le fonctionnaire moyen, obligé lui aussi en parallèle de trouver d’autres sorties ou d’autres entrées financières pour joindre la fin du mois, pas toujours plus honorable. La raison du retour au pays des MRE et l’arrivée de nombreux étrangers ne se résume pas seulement au soleil du pays, mais certainement aussi à cette plus grande facilité qu’offre le Maroc, où celui qui veut trouvera plus facilement une sortie digne, face à la déchéance de certains en Europe, qui même avec emploi se retrouvent à dormir dans leur voiture ou aux restaurants du cœur.
Les extrêmes détruisent les choses et les bonnes volontés, que ce soit au nord ou au sud. Un juste milieu entre liberté d’entreprendre individuelle et le bien de la communauté serait plus judicieux à trouver pour le bien de tous. L’informel sert mieux le peuple, les lois servent mieux les fonctionnaires au détriment des premiers, bref, encore une question d’hommes, mais au niveau mondial.
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Maroc : L’économie « plombée » par l’informel

http://www.bled.ma/maroc–l’économie-«-plombée-»-par-l’informel-actu-a1841.html
L’informel représente au Maroc 14,3% du Produit Intérieur brut. Presque autant que l’agriculture. Les résultats d’une enquête du haut Commissariat au Plan (HCP) révèlent, sans grande surprise, que les proportions du secteur informel sont très importantes. Les entreprises «structurées» dénoncent le poids de cette économie. L’Etat reste impuissant, incapable de proposer une alternative. L’informel emploie, selon l’enquête, 2,2 millions de personnes.
On le savait important car fortement créateur d’emplois. Le secteur informel au Maroc représente 14,3 % du Produit Intérieur Brut (PIB). Presque autant que le secteur agricole. Une enquête du haut Commissariat au Plan (HCP) vient de révéler en effet que l’économie informelle a un poids important au Maroc. Rien de bien étonnant. Tout le monde savait depuis longtemps déjà. L’enquête réalisée par le HCP a le mérite toutefois de quantifier le phénomène. Ce qui avait déjà été fait en 1999.
Presque 10 ans, après, on constate que l’informel prend des proportions encore plus grandes. D’abord par rapport au nombre d’unités : elles étaient 1,233 millions en 19999. Elles sont 1,55 millions aujourd’hui (plus exactement en 2007, date du lancement de l’enquête). Soit 40.000 nouvelles unités chaque année.
C’est le commerce qui reste prédominant. Sur 10 unités dans l’informel, cinq exercent dans le commerce. Trois quarts de ces entreprises emploient une seule personne.
Le chiffre moyen annuel de chacune d’entre elles est de 180.559 DH.Mais le point le plus important est qu’au total, le nombre de personnes employées par l’informel est de 2,2 millions dont 1,17 dans le commerce. La donnée est de taille.
Dans un pays où l’Etat n’arrive pas à créer les emplois suffisants, où la pauvreté gagne du terrain, où le pouvoir d’achat diminue, où les écarts se creusent socialement, un secteur qui emploie 2,2 millions de personnes est forcément crucial.
Eradiquer le phénomène ? Plus facile à dire qu’à faire.
Les entreprises « structurées » ont longtemps pointé du doigt le phénomène, accusant l’Etat de laisser faire. Elles s’estiment lésées car être les seules à payer leurs impôts, la CNNS…
Face à elle, l’Etat a un double discours : l’informel reste à éradiquer mais quelle alternative proposer ?
L’enquête du HCP remettra certainement le sujet sur le tapis. Les politiques devraient réagir. Le feront-ils pour autant ?
L.A
Un autre article sur le sujet:
http://www.aufaitmaroc.com/fr/actualite/economie/article/enquete-nationale-2007-sur-le-secteur-informel-le-declin-suppose-des-ferracha/
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